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Bulletin français 1 novembre 2022


. EDUCATION POUR LA PAIX .

Une conférence virtuelle plaidant pour que les Nations Unies reconnaissent une Journée mondiale de l’éducation à la paix a réuni 50 éducateurs pour la paix du monde entier. Parmi eux figuraient Anwarul Chowdhury, Federico Mayor, la lauréate du prix Nobel de la paix Ouidad Bouchamaoui, Gabriela Ramos de l’UNESCO, Reiner Braun du Bureau international de la paix, Francisco Rojas de l’Université de la paix, Tony Jenkins de la Campagne mondiale pour l’éducation à la paix, Lisa Huber du National Peace Academy, David Weinberg du Global Peace Education Network, Philippe Rio de Mayors for Peace et Tezekiah Gabriel de Pathways to Peace. Des vidéos de leur présentation sont disponibles pour les cinq premiers mentionés.

Selon les notes de la conférence, “L’holocauste nucléaire est plus proche que jamais. Des conflits armés font rage dans 27 pays, avec des populations civiles maltraitées par les militaires. Comment l’éducation à la paix peut-elle aider à mettre fin à la menace de guerre ? . . . Parce que l’éducation à la paix est essentielle à la mission centrale des Nations Unies, il mérite certainement une journée spéciale de sensibilisation du public – une journée pour promouvoir les efforts pratiques d’éducation à la paix dans le monde entier, une journée pour responsabiliser les éducateurs pour la paix ; une journée pour se connecter et célébrer avec d’autres dans le champ de l’éducation à la paix.”

L’Amérique latine continue de jouer un rôle moteur dans la culture de la paix et l’éducation à la paix.

En Colombie, le ministère national de l’Éducation a parrainé des dialogues sur l’éducation pour la paix à Carthagène. Plus de 150 participants de différentes régions du pays comprenaient des enseignants, des directeurs d’enseignement, des fonctionnaires des secrétariats de l’éducation, des étudiants, des représentants d’établissements d’enseignement supérieur et des organisations sociales de différentes régions du pays.

A Panama, c’est la ministre du gouvernement, Janaina Tewaney Mencomo, qui a lancé le plan pilote du projet «Cultivating Builders of Peace». Cela s’est passé à l’Institut Justo Arosemena pour le plus grand plaisir des élèves de CM2. Le projet sera développé à travers trois axes thématiques : Valeurs pour construire la paix, Apprendre à vivre ensemble et Techniques de résolution pacifique des conflits scolaires.

En Argentine, la première édition de l’iFLAC World Peace Festival, s’est déroulée à Buenos Aires, du 21 au 25 septembre. Elle a réuni une trentaine de poètes, artistes et leaders culturels, de pays comme le Sri Lanka, l’Argentine, la Colombie, les États-Unis d’Amérique, le Brésil, l’Équateur, le Mexique, la Bolivie, l’Uruguay, le Chili, Haïti, le Paraguay, Porto Rico, entre autres. La poésie, l’art et les différentes manifestations culturelles des pays de la région étaient présents dans une rencontre fraternelle pleine d’espérance, dans le but de créer de nouveaux liens et espaces de solidarité, de reconnaissance et de diffusion culturelle.

Comme CPNN l’a documenté au fil des anées, l’Afrique continue également d’assurer le leadership.

La Première Dame du Nigéria, Aisha Muhammadu Buhari a plaidé pour l’inclusion obligatoire de l’éducation à la paix dans le programme de l’éducation de base dans les écoles africaines afin de promouvoir une culture de la paix sur le continent. Elle a lancé cet appel lors d’un événement à New York sur « Le rôle des jeunes femmes et des filles dans la promotion de la paix et de la sécurité : promouvoir une culture de la paix dans les contextes fragiles ». Elle a déclaré qu’il était nécessaire d’inclure l’éducation à la paix dans les programmes scolaires en raison de la particularité des conflits en Afrique.

Le Ministère de l’Education Nationale, à travers le Projet d’amélioration de la qualité et des résultats de l’éducation pour tous au Mali, a décidé de mettre en œuvre des activités de formation des enseignants à la Culture de la Paix dans toutes les académies d’enseignement. La formation vise à renforcer les capacités des enseignants en éducation pour la culture de la paix ; à comprendre les concepts clés de la paix ; déterminer les causes et les conséquences des conflits ; et identifier les phases de développement d’un conflit.

Ailleurs, l’éducation à la paix est dans les dernières nouvelles des Philippines. Au moins 100 champions de l’éducation à la paix à travers le pays ont convergé lors du premier sommet national sur l’éducation à la paix, pour formuler des recommandations sur la manière de promouvoir la paix et la compréhension dans les secteurs de l’enseignement de base et supérieur. L’année dernière, la signature d’un décret exécutif a placé l’éducation à la paix au cœur des stratégies de consolidation de la paix du Bureau du conseiller présidentiel pour la paix, la réconciliation et l’unité.

Comme l’écrivait le Mahatma Gandhi à Maria Montessori dans leur célèbre correspondance : “si nous voulons parvenir à une vraie paix dans ce monde et si nous devons mener une vraie guerre contre la guerre, il faudra commencer par les enfants et s’ils grandissent dans leur innocence naturelle, nous n’aurons pas la lutte, nous n’aurons pas à adopter de vaines résolutions stériles, mais nous irons d’amour en amour et de paix en paix, jusqu’à ce qu’enfin tous les coins du monde soient couverts de cette paix et l’amour dont, consciemment ou inconsciemment, le monde entier a faim.”

ÉDUCATION POUR LA PAIX

education

Global Peace Education Day: Virtual Conference

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

tolerance

Conakry : clôture du forum sur l’unité nationale et la paix

DÉVELOPPEMENT DURABLE

climate

‘Big Win’ for Climate: EU Parliament Backs Fossil Fuel Non-Proliferation Treaty

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

dem

Ecuador: In Bolívar, the month of the culture of peace was commemorated with the event “justice, peace and art”

  

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

women

The Search for the Exceptional Women of Peace Award: A Reflection

DISARMAMENT ET SECURITÉ

disarm

“End War in Ukraine” Say 66 Nations at UN General Assembly

DROITS DE L’HOMME


humanrights

2022: Nobel Committee Gets Peace Prize Wrong Yet Again

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

info

Qué ha pasado este año (2022) por el Día Internacional de la Paz

Bulletin français 1 octobre 2022

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX .

Selon notre enquête sur Internet, il y a eu une forte augmentation de la participation à la Journée internationale de la paix cette année. Cela était vrai dans toutes les régions du monde, à l’exception de l’Ukraine et de la Fédération de Russie.

Bien sûr, l’Ukraine et la Fédération de Russie sont un cas particulier puisqu’elles sont en guerre. Malgré cela, il y a eu 61 événements dans l’Ukraine et 45 dans la Fédération de Russie, ce qui est d’autant plus remarquable que, selon l’UNICEF, la moitié des enfants ukrainiens ne sont pas à l’école à cause de la guerre. La plupart des événements impliquaient des écoliers. Des deux côtés de la guerre, ils dessinaient ou découpaient des colombes en papier et y inscrivaient leurs souhaits de paix. Souvent, ils les envoyaient dans le ciel sur des ballons. Leurs actions ont été particulièrement déchirantes cette année. Y a-t-il jamais eu une telle époque où les enfants des deux côtés d’une guerre pouvaient exprimer et publier pour que le monde entier peut lire et voir leurs souhaits de paix ?

Ailleurs en Europe, nous avons trouvé des actions dans 293 communautés, 100 plus que l’année dernière. Comme les années précédentes, le plus grand nombre a été enregistré en Belgique où 136 villes et communes ont participé à une campagne de déploiement du drapeau de la paix sur les bâtiments officiels. Le Collectif du 21 septembre a coordonné et décrit des actions dans plus de la moitié des cent départements français, dont des marches et des manifestations, souvent liées à la lutte pour préserver la planète du réchauffement climatique.

En Espagne, plusieurs villes, dont Navarre et Tolosa, ont célébré la journée avec la création d’une œuvre intitulée « Zotoz » pour chœurs féminins. Les représentations de chorales ont été filmées dans les magnifiques sites historiques et diffusées sur Internet. En Italie, la poste nationale a émis une carte postale colorée spéciale pour la journée qui était disponible dans tout le pays. Toujours au niveau national en Italie, le réseau national des écoles pour la paix, ainsi que de nombreuses organisations partenaires, ont lancé un programme national d’éducation civique pour les étudiants appelé “Pour la paix avec soin”.

En Amérique du Nord, les célébrations de la Journée de la paix pouvaient être trouvées sur Internet à partir de 44 des 50 États-Unis et de 7 des 10 provinces canadiennes. Des événements à l’échelle de la ville ont eu lieu à Boston, Chicago, Philadelphie, entre autres. Aux Nations Unies à New York, plus de 500 étudiants ont interagi avec le Secrétaire général de l’ONU et des artistes et militants de renom. Parmi les nombreux événements coordonnés et rapportés par le réseau Pace e Bene, le plus unique est peut-être le rapport d’Alan Sutton : “Les affiches que j’ai reçues de Pace e Bene sont collés aux deux côtés du camping-car à l’arrière de mon camion. C’est une action continue dans la poursuite d’une culture de non-violence.”

Les évenements trouvés en Asie et Pacifique ont augmenté de 50 % par rapport à l’année dernière pour atteindre 64 cette année, dont 17 de l’Inde et 10 d’Australie. C’était nouveau cette année que nous avons recherché en utilisant les caractères japonais pour la Journée internationale de la paix et en conséquence nous en avons trouvé 10 au lieu d’un événement dans ce pays. L’un entre eux était le festival de calligraphie de la ville de Nigata, où calligraphes et lycéens mettaient leurs souhaits de paix mondiale dans leurs pinceaux. Le calligraphe Ayasu Shimoda a déclaré: “Je pense que nous pouvons le faire en balançant le pinceau au lieu de l’épée. Je l’ai écrit avec mes pensées.”

Les célébrations de la Journée internationale de la paix trouvés en Afrique ont plus que doublé par rapport à l’année dernière pour atteindre 74 cette année, dont 18 seulement provenant de toutes les régions du Nigéria. Elles se sont déroulées dans un contexte de conflits armés, non seulement au Nigéria, mais aussi en République démocratique du Congo (RDC), au Cameroun, au Tchad, en République centrafricaine, au Mali, en Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau et Soudan du Sud, entre autres. Les forces de maintien de la paix des Nations Unies ont pris part à un certain nombre de ces célébrations. A l’occasion de la journée internationale de la paix, Lucha, un mouvement non violent et non partisan, de la société civile de la jeunesse en RDC a organisé des manifestations pacifiques à Tshilenge, Beni, Kindu, Goma, Kisangani, Kananga, Tshikapa et Kinshasa “pour montrer sa solidarité avec les compatriotes de Bunagana et autres entités de l’Est de notre pays vivant sous occupation du M23 et autres groupes armés.”

Les rapports d’Amérique latine ont augmenté de 80 % par rapport à l’année dernière pour atteindre 52 cette année, dont 13 du Brésil et 13 du Mexique. En Colombie, la célébration était liée à la lutte pour la reconstruction suite aux accords de paix qui ont mis fin à leurs décennies de guerre. À Bogota, la Maison de justice était recouverte de tissus faits à la main par des dizaines de personnes en hommage aux victimes du conflit armé. En outre, il y avait des expositions culturelles, des conférences académiques et une foire des entreprises des victimes du conflit armé et des signataires de l’Accord.

Au Mexique, pour la Journée internationale de la paix, le Système national de développement familial intégral a organisé une cérémonie maya sur l’esplanade de l’Expomaya dans la ville de Felipe Carrillo Puerto. Et au Costa Rica, la journée a été célébrée par un concours national pour la meilleure chanson pour la paix.

Les rapports des États arabes et du Moyen-Orient ont augmenté de 80 % par rapport à l’année dernière pour atteindre 28 cette année. Celles-ci comprenaient des événements officiels pour marquer la journée par la Ligue des États arabes, la Ligue mondiale musulmane, l’Assemblée des peuples d’Eurasie et l’ISESCO, l’Organisation mondiale islamique pour l’éducation, la science et la culture. Les événements au Yémen, au Darfour, au Soudan et en Syrie ont été menés dans le contexte des conflits armés dans ces pays. Au Yémen, « Southern Women Group for Peace », a renouvelé ses exigences pour que les femmes du Sud occupent la place qui leur revient dans toutes les négociations appelant à la paix, sur la base de la résolution (1325) émise par le Conseil de sécurité de l’ONU.

En plus de ce qui précède, il y avait un certain nombre d’événements virtuels internationaux. En voici quelques-uns :
Chansons pour la paix mondiale
Raising Peace Festival
Peace Day Live
Ensemble pour la paix dans le monde, organisé par le Parlement européen

GLOBAL

Global

What has happened this year: International Day of Peace

ÉTATS-UNIS ET CANADA
United-States-and-Canada

United States and Canada: International Day of Peace

EUROPE


Europe

Europe: International Day of Peace

ASIE ET PACIFIQUE

Asia-and-Pacific

Asia and Pacific: International Day of Peace

  

PAYS EX-SOVIÉTIQUES

Ex-Soviet

Ex-Soviet Countries: International Day of Peace

ETATS ARABES ET MOYEN-ORIENT

Arab-and-Middle-Eastern-States

Arab States And Middle East: International Day of Peace

AMÉRIQUE LATINE ET CARAÏBES

Latin-America-and-Caribbean

Latin America and Caribbean: International Day of Peace

AFRIQUE

Africa

Africa: International Day of Peace

Bulletin français 1 septembre 2022

LA LUTTE POUR LE DESARMEMENT NUCLEAIRE

S’exprimant aux Nations Unies lors de l’ouverture de la dixième Conférence d’examen des Parties au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), le Secrétaire général Antonio Guterres a averti que l’humanité n’est « qu’à un malentendu, à une erreur de calcul de l’anéantissement nucléaire ».  Tout cela à un moment où les risques de prolifération augmentent et où les garde-fous pour empêcher l’escalade s’affaiblissent. Et quand les crises – avec des sous-entendus nucléaires – s’enveniment, du Moyen-Orient à la péninsule coréenne, à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, et à de nombreux autres facteurs dans le monde ».

Quelques jours plus tard, Guterres s’est rendu à Hiroshima où il a pris la parole lors de la cérémonie du Mémorial d’Hiroshima pour la Paix, marquant l’anniversaire du bombardement atomique, l’acte terroriste le plus horrible de l’histoire de l’humanité. Lors de sa conférence de presse, il a déclaré que le monde risquait d’oublier les leçons forgées dans cette ville il y a 77 ans. Il a ajouté qu’il est inacceptable que des États détenteurs d’armes nucléaires admettent la possibilité d’une guerre nucléaire. Il a souligné que nous devons utiliser toutes les voies de dialogue, de diplomatie et de négociation pour apaiser les tensions et éliminer la menace nucléaire.

Le maire d’Hiroshima, Kazumi Matsui, s’exprimant lors de la cérémonie, a déclaré : “J’appelle les dirigeants des États dotés d’armes nucléaires à visiter les villes bombardées par des bombes atomiques où ils pourront personnellement faire face aux conséquences de l’utilisation des armes nucléaires et à renforcer leur volonté de prendre ces mesures. Je veux qu’ils comprennent que le seul moyen sûr de protéger la vie et les biens de leur peuple est d’éliminer les armes nucléaires.”

S’exprimant 3 jours plus tard à l’occasion de l’anniversaire du bombardement atomique de Nagasaki, Tomihisa Taue, le maire de cette ville a déclaré : “En janvier de cette année, les dirigeants des États-Unis, de la Russie, du Royaume-Uni, de la France et de la Chine ont publié une déclaration commune affirmant qu'”une guerre nucléaire ne peut être gagnée et ne doit jamais être menée”. Cependant, dès le mois suivant, la Russie a envahi l’Ukraine. Des menaces d’utiliser des armes nucléaires ont été proférées, faisant frissonner le monde entier. . . Au lieu de faire la guerre, l’humanité devrait favoriser « une ‘culture de la paix’ qui répand la confiance, respecte les autres et cherche des solutions par le dialogue ».

Le maire Tomihisa Taue s’est ensuite rendu aux Nations Unies où il s’est adressé aux réunions du 10e examen du TNP, rappelant “l’appel de longue date des hibakusha à l’abolition des armes nucléaires – qui a résonné dans le monde entier, faisant prendre conscience de leur inhumanité. Néanmoins, des décennies de tels efforts peuvent être anéanties si un seul État doté d’armes nucléaires décide d’utiliser tout son pouvoir pour tyranniser d’autres États.” Il a exhorté les participants à remplir les obligations de désarmement nucléaire telles que stipulées à l’article VI du TNP, ainsi qu’à proposer des stratégies concrètes pour assurer des progrès dans les mesures de désarmement nucléaire et de non-prolifération. Il a également exprimé la détermination de Maires pour la Paix, à continuer à lutter pour un monde sans armes nucléaires. Il a conclu sa déclaration en transmettant un message : Puisse Nagasaki être le dernier site de bombardement atomique en temps de guerre.

Les messages d’Hiroshima et de Nagasaki ont trouvé un écho dans le monde entier. À Winchester, au Royaume-Uni, le maire a présidé un événement pour commémorer les attentats à la bombe, déclarant : “Je partage l’esprit de mon collègue maire de Nagasaki, qui a déclaré : ‘Je déclare par la présente faire tout mon possible pour réaliser l’abolition des armes nucléaires et paix mondiale éternelle.'” Et à Nagpur, en Inde, plus de 5 000 personnes ont visité l’événement No More Hiroshima : No More Nagasaki.

Le dixième examen du TNP s’est terminé aux Nations Unies à New York sans même parvenir à une déclaration commune, sans parler de prendre des mesures concrètes vers le désarmement nucléaire. Cependant, dans le rapport des résultats, l’organisation de paix Unfold Zero, a mentionné que certaines des questions mentionnées lors de la conférence, telles que la réduction des risques nucléaires, la non-utilisation des armes nucléaires dans les conflits armés, l’adoption de politiques de non-utilisation en premier et les garanties de sécurité, seront soulevées dans d’autres forums. “Nous vous encourageons à rester à l’écoute et à vous engager dans ce domaine.”

Plus que jamais, nous avons besoin d’un mouvement mondial pour le désarmement nucléaire !

DISARMAMENT ET SECURITÉ

disarm

L’humanité n’est qu’à un malentendu de l’annihilation nucléaire, prévient le chef de l’ONU

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

tolerance

Solidarité avec les Palestiniens et les forces de Paix agissant en Israël

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

fem-fr

Gabon: Engagement des femmes pour la santé et la salubrité dans la province du Woleu-Ntem”

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

info

United Nations Secretary-General in Japan, 5–8 August

DÉVELOPPEMENT DURABLE

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Nigeria: Reps Push For ‘Silence The Guns’ Implementation

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

dem

Colombia: Peacebuilding in Viotá, a model that seeks to be replicated throughout the country

DROITS DE L’HOMME

hr

Honduras: A massive march cries out for peace in Olancho

ÉDUCATION POUR LA PAIX

ed

Mexico: International Diploma in Development and Culture of Peace at the UAZ

Bulletin français 1 août 2022

CULTURE DE PAIX EN AMÉRIQUE LATINE

CULTURE DE PAIX EN AMÉRIQUE LATINE.

Les élections d’Andres Manuel Lopez Obrador au Mexique, de Gabriel Boric au Chili, de José Pedro Castillo au Pérou et de Gustavo Petro en Colombie, ainsi que l’éventuelle élection de Lula da Silva au Brésil sont considérées comme une « deuxième vague progressiste .”

Il est comparé à une “première vague progressiste” de 2008 à 2016 lorsque les dirigeants latins comprenaient Hugo Chavez au Venezuela, Luz Ignacio Lula da Silva au Brésil, Nestor Kirchner en Argentine, Rafael Correa en Équateur et Evo Morales en Bolivie.

Au cours de la vague précédente, la CELAC, la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes, a publié une déclaration proclamant leur région comme une « zone de paix ». L’un des points de leur déclaration était “La promotion dans la région d’une culture de la paix fondée, entre autres, sur les principes de la Déclaration des Nations Unies sur une culture de la paix”.

La culture de la paix continue de figurer en bonne place dans la nouvelle vague.

En Colombie, “le gouvernement a envisagé de mettre en place un “Pacte pour la paix totale” qui comprend non seulement la mise en œuvre de l’accord existant et la création d’autres avec d’autres agents armés illégaux, mais qui va au-delà de la fin du conflit dans les territoires. ”

La victoire de la gauche en Colombie et la possible normalisation des relations entre la Colombie et le Venezuela promettent de ramener la paix dans cette région latino-américaine.

Toujours en Colombie, la ville de Medellin a impliqué plus de 1 300 jeunes dans la Semaine du désarmement, pour « consolider une culture de paix et de non-violence dans la ville de Medellín ».

Au Honduras, le président nouvellement élu Xiomara Castro institue des « Mesas de seguridad ciudadana » dans le cadre de la police communautaire dans 298 municipalités. Elle explique que “je veux promouvoir une culture de paix et de participation citoyenne dans notre pays avec des actions préventives, établissant des liens de confiance et de proximité entre la police et la communauté”.

Au Mexique, “le gouvernement de Jalisco a commencé à travailler sur son premier “Programme d’État pour la culture de la paix“, l’un des principaux instruments dérivés de la loi sur la culture de la paix de l’État, conçu pour réduire les diverses formes de violence qui s’y produisent.

Toujours au Mexique, 10 villes du Yucatan ont signé des accords pour “coordonner les efforts visant à renforcer la culture de la paix”.

Au Chili, la nouvelle Constitution promet de transformer le pays “d’une ‘république démocratique’ à une ‘démocratie paritaire’… (afin)… que les femmes occupent au moins 50% de tous les organes de l’Etat”, et “propose de prendre des mesures pour parvenir à l’égalité et à la parité réelles ».

En Bolivie, cette année a été déclarée “Année de la révolution culturelle pour la ‘dépatriarcatisation’, cherchant à établir des solutions structurelles pour freiner les cas persistants de violence contre les femmes dans le pays”.

En République dominicaine, “le Collège dominicain des journalistes (CDP) et le Système national de résolution des conflits (Sinarec) ont signé un accord pour promouvoir une culture de la paix au niveau national à travers des ateliers, des cours, des séminaires et d’autres formes d’éducation”.

La première vague progressiste a été réprimée par l’impérialisme nord-américain en collaboration avec les forces de droite au Brésil et en Bolivie et attaquée par des sanctions économiques et, dans certains cas, des menaces militaires contre Cuba, le Venezuela et le Nicaragua.

La nouvelle vague pourra-t-elle résister à ces pressions ?

Au Brésil, où l’un de ses candidats a été récemment assassiné, le Parti des travailleurs de Lula résiste explicitement par le biais de la culture de la paix, en proposant un atelier sur la « culture de la paix et l’autoprotection militante ».

Parmi ses promesses de campagne, Lula affirme qu’il “défendra l’intégration de l’Amérique du Sud, de l’Amérique latine et des Caraïbes, en vue de maintenir la sécurité régionale et de promouvoir le développement, sur la base d’une complémentarité productive”. Auparavant, il avait promis de créer “une monnaie pan-latino-américaine, afin de se libérer du dollar”.

Le Brésil est déjà membre de l’alignement BRICS qui promet de ne pas être dominé par le dollar, et plus récemment l’Argentine a demandé à y adhérer.

Au Mexique, le gouvernement d’Andrés Manuel López Obrador a proposé de remplacer l’Organisation des États américains dominée par les États-Unis par une organisation indépendante comme la CELAC.

Parlant des deux vagues progressives, Evo Morales déclare : “Ces temps reviennent, nous devons à nouveau consolider ces révolutions démocratiques pour le bien de l’humanité. J’ai beaucoup d’espoir. En politique, nous devons nous demander : sommes-nous avec le peuple ou sommes-nous avec l’empire ?”

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

info

The Two Waves of Latin American Progressive Governments

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

tol

Regional Peace Boosted by Colombia-Venezuela Relations Reset

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

Bolivia

Bolivia Enacts Law on Femicide, Infanticide & Rape

DISARMAMENT ET SECURITÉ

disarm

United States: Statement by the National Council Of Elders

DÉVELOPPEMENT DURABLE

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The Era Of Northern Hegemony Over Mexico Is Coming To An End

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

dem

Honduras: “Mesas de seguridad ciudadana” to be developed in 298 municipalities

DROITS DE L’HOMME

HR

Chile: the main changes in the proposal for the new Constitution

ÉDUCATION POUR LA PAIX

ed

Mexico: Invitation to register for an online diploma in the Culture of Peace through the Arts

Bulletin français 1 juillet 2022

LA COLOMBIE ET ​​LE DÉSARMEMENT NUCLÉAIRE

Deux séries d’événements ce mois-ci promettent des progrès vers une culture de la paix.

En Colombie, le président nouvellement élu Gustavo Petro promet de redynamiser le processus de paix, alors que dans le même temps la Commission vérité colombienne a publié son rapport tant attendu.

C’est la première fois dans l’histoire de Colombie qu’un candidat de gauche est élu President. Petro a basé sa candidature sur la promesse d’achever le processus de paix avec la guérilla de l’ELN et d’assurer la sécurité des dirigeants communautaires et des anciens guérilleros des FARC. Ce ne sera pas facile puisque sous l’administration du président sortant Duque 4, 930 dirigeants ont été assassinés.

La Commission vérité colombienne travaille depuis 2018 pour clarifier les violations survenues pendant le conflit armé et contribuer ainsi à unir la société afin qu’elle puisse avancer vers la construction d’un avenir de paix pour tous. Comme l’a exprimé le président nouvellement élu Petro, “la vérité ne peut pas être un espace de vengeance”.

Toujours en juin, deux réunions internationales importantes ont eu lieu dans la lutte pour l’abolition des armes nucléaires.

Les 9 et 10 juin, des universitaires et des experts se sont réunis à Oulan-Bator, en Mongolie, pour discuter de l’importance, des défis et des perspectives des zones exemptes d’armes nucléaires (ZEAN). Les participants ont félicité la Mongolie pour la 30e année de son initiative sans précédent visant à établir une ZEAN à État unique.

Plus de la moitié du monde est désormais couverte par des zones exemptes d’armes nucléaires, comme le montre la carte du monde publiée avec l’article de la Mongolie.

Puis, du 21 au 23 juin, la première réunion historique des États parties au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires a eu lieu à Vienne et a adopté une déclaration politique et un plan d’action pratique qui fixent la voie à suivre pour la mise en œuvre du Traité et les progrès vers son objectif, l’élimination totale des armes nucléaires.

Les lecteurs de CPNN se souviendront peut-être que le Traité a été adopté par une majorité d’États (122) à l’ONU le 7 juillet 2017 (voir le bulletin CPNN de août 2017) et qu’il est entré en vigueur le 22 janvier 2021 (voir le bulletin CPNN de février 2021).

L’urgence de ces initiatives a été soulignée dans le dernier rapport du SIPRI, l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm. Sur l’inventaire total d’environ 12 705 ogives nucléaires au début de 2022, environ 9 440 se trouvaient dans des stocks militaires pour une utilisation potentielle. Parmi celles-ci, on estime que 3732 ogives ont été déployées avec des missiles et des avions, et environ 2000 – dont presque toutes appartenaient à la Russie ou aux États-Unis – ont été maintenues en état d’alerte opérationnelle élevée. Le SIPRI ajoute que les arsenaux nucléaires devraient augmenter au cours de la prochaine décennie.

La guerre en Ukraine risque de dégénérer en guerre nucléaire. S’exprimant lors de la réunion à Vienne, le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a déclaré : “La perspective autrefois impensable d’un conflit nucléaire est maintenant de retour dans le domaine du possible.”

Les villes n’ont aucune utilité pour les armes nucléaires. C’est pourquoi la Conférence des maires des États-Unis a appelé les États-Unis et les autres États dotés d’armes nucléaires à s’engager dans un processus menant à l’adoption, au plus tard en 2030, d’un plan assorti d’un calendrier pour l’élimination mondiale des armes nucléaires d’ici 2045. Le chapitre européen de Maires pour la Paix a exprimé sa solidarité avec les villes ukrainiennes et a appelé à une vision à long terme de la sécurité internationale qui dépasse la dissuasion nucléaire. Ils ont assisté et soutenu la réunion des États parties au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires à Vienne, mentionnée ci-dessus. Des militants dans un certain nombre de villes européennes ont organisé des actions pour soutenir cette réunion.

Nous concluons avec un hommage au grand militant pour la paix, Bruce Kent, décédé à l’âge de 93 ans le mois dernier en Angleterre. L’un de ses derniers actes a été de se joindre à une délégation du CND pour remettre une lettre à l’ambassade de Russie à Londres, qui disait : « Pour le bien des enfants ukrainiens à l’abri des missiles russes ; pour le bien de tous ceux qui mourront si la situation s’intensifie et pour le bien des millions d’entre nous qui périrons si le risque accru de guerre nucléaire se transforme en conflit nucléaire, nous exhortons votre gouvernement à mettre fin aux attaques, à retirer les troupes et à retirer les menaces nucléaires. »

DISARMAMENT ET SECURITÉ

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Ulaanbaatar Statement on Nuclear-Weapon-Free Zones

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

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Gabon : Formation pour préparer le projet “Les Jeunes Tisserands de la Paix”

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

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One year driving action for gender equality. One year of Generation Equality

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

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Colombia: What is Gustavo Petro’s campaign proposal for ‘total peace’?

DÉVELOPPEMENT DURABLE

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La Via Campesina appelle les États à sortir de l’OMC et à créer un nouveau cadre basé sur la souveraineté alimentaire

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

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Algérie: 19e édition des Jeux méditerranéens

DROITS DE L’HOMME

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Colombia: Final report of the Truth Commission: an oral and written legacy for the country

ÉDUCATION POUR LA PAIX

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Mexico: First issue of the electronic magazine “Culture of Peace” published by the State Human Rights Commission

Bulletin français 1 juin 2022

UN MOUVEMENT MONDIAL DE JEUNESSE ?

Voyons-nous l’aube d’un mouvement mondial de jeunesse pour la paix et le développement durable ?

Si l’Australie est un exemple, la réponse peut être positive.

En Australie, le paysage politique a radicalement changé lors des récentes élections qui ont vu les jeunes voter en nombre record pour s’attaquer aux problèmes qui les préoccupent le plus : le changement climatique, les difficultés à se loger et la hausse du coût de la vie. Le « greenslide » électoral a été fait principalement de victoires pour les sièges qui ont la plus forte population de jeunes.

Dans d’autres pays du monde, c’est la nouvelle génération qui a pris la tête du changement social.

Au Chili, le jeune président Gabriel Boric a remporté les urnes en décembre avec un soutien populaire historique qui dépasse même ce que les propres partisans du candidat auraient pu imaginer. En ce sens, une variable importante pour la victoire a sans aucun doute été la participation des jeunes. La jeunesse de Gabriel et de l’équipe qui l’a accompagné dans sa campagne a été un grand atout face à une société fatiguée des mêmes vieux visages, où les jeunes avaient été délaissés. Son mouvement représente non seulement un changement politique, mais aussi un changement générationnel ; il ne fait aucun doute qu’il accompagne un processus qui a été éssentiellement soulevé ces derniers temps par les jeunes.

Au Brésil, une armée de volontaires, en quelques semaines seulement, a enregistré des centaines de milliers de primo-votants. Leur campagne nationale vise l’apathie des jeunes électeurs – et pourrait contribuer à renforcer un avantage glissant pour l’ancien président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva alors qu’il cherche à renverser le président d’extrême droite Jair Bolsonaro lors des élections d’octobre. “Personne n’aime Bolsonaro”, a déclaré Evelyn Santana, 17 ans, peu de temps après avoir enregistré ses coordonnées à voter. “Parmi mes amis, la plupart des gens vont voter pour (Lula). Ils veulent que Bolsonaro disparaisse.” Les sondages montrent que la tendance se maintient à l’échelle nationale. Plus de la moitié des jeunes âgés de 15 à 24 ans préfèrent Lula, selon une enquête du sondeur Datafolha, tandis que moins de 25 % de ce groupe d’âge soutiennent Bolsonaro.

En Colombie, la candidature de Gustavo Petro passe au second tour avec le soutien, avant tout, de la jeunesse colombienne, qui réclame des changements et une amélioration des conditions de vie. En fait, cette demande a été criée pendant des mois l’année dernière dans les rues de Colombie, lors d’une grève nationale sans précédent. Les jeunes sont un groupe démographique clé pour Gustavo Petro, qui bénéficie d’un soutien de près de 50 % parmi les électeurs de ce groupe d’âge. Le second tour des élections aura lieu le 19 juin.

En France, les jeunes électeurs sont la clé des possibilités des partis politiques de gauche, réunis au sein d’une coalition baptisée NUPES (Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale) pour accéder au pouvoir à l’Assemblée nationale lors des élections prévues les 12 et 19 juin. Dans ce contexte, une publicité considérable a été donnée à un discours prononcé lors de la prestigieuse cérémonie de remise des diplômes d’AgroParisTech le 10 mai, dans lequel huit étudiants ont déclaré refuser d’effectuer des « travaux destructeurs » et ont appelé leurs camarades à rejoindre les luttes écologiques et à travailler de leurs mains.

Aux États-Unis, ce sont les étudiants qui ont pris l’initiative de répondre aux massacres continus dans les écoles en exigeant que les armes militaires soient interdites à la vente. Bien que le président Biden ait déclaré qu’il fallait faire quelque chose, le Congrès américain continue d’être dominé par le lobby des armes à feu. “Les législateurs doivent garder à l’esprit que si nous ne pouvons pas voter maintenant, ils doivent écouter car nous pourrons éventuellement voter”, a déclaré Maddie Ahmadi, membre du conseil consultatif de Students Demand Action, âgée de 17 ans. “Et s’ils ne nous écoutent pas et qu’ils n’adoptent pas une législation de bon sens sur les armes à feu, nous allons les rejeter.”

Et en Russie, où le président Poutine et la législature de la Douma poussent à la guerre en Ukraine et répriment toute expression d’opposition, les jeunes sont la seule partie de la population qui est contre la guerre. Dans le sondage réalisé début mars , seuls 29 % des jeunes de 18 à 24 ans soutenaient la guerre, alors qu’elle était soutenue par 60 % de la population générale. Le temps nous dira si leur opposition peut aider à mettre fin à la guerre.

Malgré toutes les mauvaises nouvelles (guerre en Ukraine, changement climatique, famine mondiale, guerres de l’information, migrations massives) et les sombres pronostics (crash du dollar, chute de Poutine, guerre civile aux États-Unis, danger de troisième guerre mondiale), pouvons-nous encore rêver de la terre promise de la paix ? Nous ne pouvons qu’espérer que la nouvelle génération fournira le leadership nécessaire pour survivre à cette période périlleuse de l’histoire et nous guidera vers une culture de la paix.

DISARMAMENT ET SECURITÉ

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‘We Refuse to Go On Like This’: US Students Walk Out to Demand Gun Control

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

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Palestine: Tears and hope from the last few days

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

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Women of the World Call for Peace

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

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World Social Forum 2022 Declaration: Building together a common agenda for another urgent and necessary world

DÉVELOPPEMENT DURABLE

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France : « Désertons » : des jeunes ingénieurs appellent à refuser les « jobs destructeurs »

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

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The Boric effect on Chilean youth

DROITS DE L’HOMME

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‘It’s a Fight They’ll Get’: Defenders of Abortion Rights March throughout the United States

ÉDUCATION POUR LA PAIX

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Ecuador: Hip-hop and urban art are reaffirmed as a ‘culture of peace’ at a festival in Garza Roja

Bulletin français 1 mai 2022

LA LUTTE POUR LA VÉRITÉ .

Alors que la culture de la guerre, désormais dirigée par Vladimir Poutine et Joe Biden, continue d’utiliser le contrôle de l’information et les mensonges purs et simples comme une arme majeure de leur arsenal, la lutte pour la vérité devient de plus en plus importante pour la culture de la paix. Comme le disait Gandhi, “La non-violence et la vérité sont inséparables et présupposent l’un l’autre.” Il l’a appelé “Satyagraha”. . . formé par deux mots sanskrit “satya” (vérité) et “agraha” (tenant fermement ou fermeté).”

Ce n’est pas facile, et peut être dangereux comme nous le voyons dans ces exemples récents de ceux qui s’engagent dans cette lutte.

Julian Assange est emprisonné depuis de nombreuses années maintenant et menacé d’extradition vers les États-Unis où il pourrait être emprisonné pour le reste de sa vie. Dans une lettre adressée ce mois-ci au président Biden et à la présidente de la Chambre Nancy Pelosi, plus de 30 défenseurs progressistes, intellectuels et anciens chefs d’État ont fait valoir que les charges retenues contre Assange devraient être abandonnées. Les accusations portées contre Assange découlent de sa publication de documents classifiés révélant les crimes de guerre américains, y compris des séquences vidéo des forces américaines abattant des civils en Irak.

Selon un rapport de Yahoo News, la CIA, et de hauts responsables de l’administration Trump ont discuté comment ils pourraient l’assassiner.

Dmitry Muratov, qui a reçu le prix Nobel de la paix l’année dernière pour son journalisme indépendant critiquant la politique russe, a récemment été agressé par quelqu’un criant “Voici pour nos garçons” (c’est-à-dire les soldats russes). Profitant peut-être de la celebrité grâce au prix, il n’a pas été assassiné comme plusieurs autres de ses confrères journalistes. Bien que son journal, Novaya Gazeta, ait été fermé par les autorités russes, il est prévu de le rouvrir à l’étranger.

Glenn Greenwald est un journaliste américain qui défend la liberté d’information depuis près de 20 ans maintenant, notamment la défense d’Edward Snowden et de Julian Assange, et publie des rapports d’enquête sur la corruption au Brésil et ailleurs. Dans un article republié ce mois-ci par CPNN, il passe en revue la censure extrême actuellement orchestrée depuis Washington et comment elle a considérablement limité la possibilité de savoir ce qui se passe réellement en Fédération de Russie et en Ukraine. Il demande : “Pourquoi y a-t-il tant d’urgence à faire taire les petites poches de voix dissidentes à propos de la guerre en Ukraine?” Et il répond : “La réponse semble claire,” et il documente les énormes contrats accordés au complexe militaro-industriel pour étendre la guerre.

Comme exemple de la façon dont la censure limite la possibilité de savoir ce qui se passe en Russie, le lecteur devrait se rappeler la note de l’éditeur sur l’article de CPNN du 19 janvier de cette année, avant l’invasion de l’Ukraine : “Ces dernières semaines, le président russe Poutine a proposé de nouveaux traités de paix entre la Russie et les États-Unis et entre la Russie et l’OTAN. Google répertorie peut-être une centaine d’articles de presse qui mentionnent les propositions de Poutine, mais nulle part dans aucun des articles je n’ai pu trouver une référence au texte réel des propositions ou à l’histoire, contexte qui comprend les assurances américaines à la fin de la guerre froide que l’OTAN ne serait pas élargie vers la Russie. Au lieu de cela, les articles répertoriés par google soutiennent les États-Unis et l’OTAN affirment que les propositions de Poutine masquent une justification à l’invasion russe de l’Ukraine. Enfin, après une recherche assez longue et détaillée, j’ai trouvé l’article suivant (non répertorié par google) qui renvoie aux propositions de traité et au contexte historique. Le voici.)

Sergey Aleksashenko, ancien vice-gouverneur de la banque centrale russe, tient désormais un blog dissident depuis l’intérieur de la Fédération de Russie. Tel que republié dans CPNN, il documente la censure actuellement menée par les autorités russes, qui est si extrême qu’elle en devient parfois ridicule. D’une manière ou d’une autre, malgré la censure russe, il continue de publier des blogs quotidiens sur la situation là-bas.

Medea Benjamin et Nicholas Davies, de l’organisation pacifiste américaine Codepink, condamnent non seulement les crimes de guerre commis par la Russie en Ukraine, mais plus encore la longue liste de crimes de guerre commis par l’armée américaine ces dernières années, comme ceux commis en Raqqa, Syrie et Mosul, Irak. ” Les États-Unis et leurs alliés ont mené des guerres pays après pays pendant des décennies, détruisant des villes et des villages à une échelle bien supérieure à celle qui a jusqu’à présent défiguré l’Ukraine.”

Marina Ovsyannikova est la journaliste russe qui a osé interrompre un bulletin d’informations en direct sur la chaîne de télévision d’État russe One en tenant une pancarte indiquant “PAS DE GUERRE”. Arrêter la guerre’. CPNN a publié un lien vers la vidéo de l’événement dans lequel elle décrit sa motivation. Elle a été immédiatement arrêtée et selon un article plus récent dans Haaretz, ” Un tribunal lui a infligé une amende équivalant à environ $270 (=250€), mais elle est toujours accusée d’avoir enfreint une loi contre les ” fausses nouvelles “, ce qui interdit de qualifier l’invasion russe de l’Ukraine de ” guerre “. Si elle est reconnue coupable, elle pourrait être condamnée à une peine pouvant aller jusqu’à 15 ans de prison.”

Oliver Stone, le cinéaste qui a osé défier les autorités américaines avec son film JFK sur l’assassinat du président Kennedy, vient de publier un film sur le coup d’État en Ukraine en 2014 orchestré par le gouvernement américain, dont Vice-Président à l’époque était Joe Biden. Cela fournit des preuves clés de la raison pour laquelle les Russes ont envahi, y compris des liens vers la conversation entre l’ambassadeur américain en Ukraine et une haute autorité du département d’État sur la façon de former le nouveau gouvernement en 2014, et une déclaration de Vladimir Poutine, demandant ce qui peut être fait pour arrêter les empiètements de l’OTAN contre son pays.

Dans CPNN, ces dernières semaines, nous avons publié des déclarations et des pétitions de centaines de milliers de Russes opposés à la guerre, comme détaillé dans le bulletin du mois dernier. Et plus récemment, nous avons également publié un appel de pacifistes ukrainiens qui osent critiquer leur propre pays ainsi que les Russes.

Le Mouvement pacifiste ukrainien écrit : “Nous condamnons les actions militaires des deux côtés, les hostilités qui nuisent aux civils. Nous insistons pour que toutes les fusillades cessent, que toutes les parties honorent la mémoire des personnes tuées et, après un chagrin dû, s’engagent calmement et honnêtement à des pourparlers de paix… La guerre est un crime contre l’humanité. Par conséquent, nous sommes déterminés à ne soutenir aucune sorte de guerre et à nous efforcer d’éliminer toutes les causes de guerre.”

Enfin, nous nous tournons vers la censure de la Chine.

Comme republié dans CPNN, “les professeurs chinois ont été empêchés d’exprimer leurs opinions et sont réticents à contredire la ligne officielle du Parti communiste sur les relations internationales et les événements politiques. Cependant, un groupe de cinq éminents professeurs d’histoire des meilleures universités chinoises étaient prêts à aller à l’encontre du récit officiel dans une rare lettre conjointe condamnant l’invasion de l’Ukraine.”

“La lettre, signée par Sun Jiang de l’Université de Nanjing, Wang Lixin de l’Université de Pékin, Xu Guoqi de l’Université de Hong Kong, Zhong Weimin de l’Université de Tsinghua et Chen Yan de l’Université de Fudan, décrit l’invasion russe comme une ‘guerre qui a commencé dans l’obscurité’, et pour une fin immédiate des combats… La lettre a été immédiatement retirée par les censeurs lorsqu’elle est apparue le 26 février sur la plateforme de médias sociaux chinois WeChat, mais pas avant d’avoir été visionnée et commentée – notamment en attaquant les professeurs sur les médias sociaux chinois avec certains les traitant d’espions ou de traîtres.”

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

info

Russian Nobel Laureate Muratov Doused With Red Paint By Unknown Attacker

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

tol

Tchad, Cameroun et Gabon : Les Jeunes, Tisserands de la Paix dans les Regions Trans-frontalieres

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

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Gabon: Candidate pour Ambassadrice Internationale de la Paix

DISARMAMENT ET SECURITÉ

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Statement of The Ukrainian Pacifist Movement Against Perpetuation of War

DÉVELOPPEMENT DURABLE

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UN climate report: It’s ‘now or never’ to limit global warming to 1.5 degrees

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

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France : « Nous, Maires, voulons être des architectes de Paix ! »

DROITS DE L’HOMME

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Glenn Greenwald: The Censorship Campaign Against Western Criticism of NATO’s Ukraine Policy Is Extreme

ÉDUCATION POUR LA PAIX

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Transformative Peace Initiatives through TOCfE Tools

Bulletin français 1 avril 2022

MOUVEMENT POUR LA PAIX EN RUSSIE

Comme nous l’avons indiqué dans le bulletin du mois dernier, les médias regorgent d’articles sur la guerre en Ukraine, qu’il s’agisse des atrocités russes ou de l’envoi d’armes occidentales pour étendre la guerre.

Nous voyons notre rôle à CPNN de fournir l’envers de l’actualité: la mobilisation du mouvement pacifiste.

Le mois dernier, nous avons publié des informations du mouvement pacifiste des 2 aspects du conflit. Ce mois-ci, il y a eu une énorme mobilisation du mouvement pacifiste en Russie contre l’agression de son gouvernement, malgré la censure et malgré les risques de perte d’emplois, de destruction des médias indépendants et d’emprisonnement pour ceux qui protestent. Cela s’est exprimé dans les médias sociaux, puisque les médias grand public sont contrôlés par le gouvernement.

Une liste relativement complète des pétitions, appels et lettres ouvertes russes contre la guerre dans les médias sociaux est publiée sur Google docs et nous l’avons réimprimée dans CPNN avec des mises à jour fréquentes pour surmonter la censure imposée par le gouvernement russe.

Les aspects de la culture russe de renommée mondiale sont fortement représentés, notamment les sciences et les mathématiques, les technologies de l’information, les échecs et les arts.

Des milliers de scientifiques russes ont signé une lettre ouverte condamnant la guerre et disant que cela “signifie que nous, scientifiques, ne pourrons plus faire notre travail normalement : après tout, mener des recherches scientifiques est impensable sans une pleine coopération avec des collègues d’autres pays .”

Des centaines de mathématiciens russes ont signé une lettre ouverte similaire, affirmant que “nos nombreuses années d’efforts pour renforcer la réputation de la Russie en tant que centre mathématique de premier plan ont été complètement dépréciées à la suite de l’agression militaire non provoquée, initiée par notre pays”.

Des dizaines de milliers d’informaticiens russes ont signé une lettre ouverte, affirmant que “le progrès et le développement des technologies au profit de l’Homme sont impossibles dans des conditions de guerre et de menaces pour la vie et la santé des personnes, ils ne sont possibles que dans des conditions de coopération, de diversité de points de vue, d’échange d’informations et d’un dialogue ouvert.”

Les principaux joueurs d’échecs russes ont signé un appel, déclarant: “L’équipe d’échecs ukrainienne est la championne d’Europe en titre, l’une des meilleures équipes du monde avec la nôtre. Nous avons joué des dizaines de matchs et des centaines de parties. Nous avons toujours mis le jeu au-dessus de la politique – et les Ukrainiens nous ont répondu en retour. Nous vous demandons de donner aux équipes, aux joueurs et aux gens ordinaires des deux pays une chance de respect mutuel. Nous sommes pour la paix. Arrêtez la guerre !”

Des dizaines de milliers de personnalités culturelles de Russie ont signé une lettre ouverte contre la guerre, déclarant que “la nouvelle escalade de la guerre aura des conséquences irréparables pour les artistes et les travailleurs culturels. Cela nous privera de nos dernières opportunités de travailler pleinement, de nous exprimer, de créer des projets, vulgariser et développer la culture, emporter l’avenir Tout ce qui a été fait culturellement depuis 30 ans est aujourd’hui remis en cause : tous les liens internationaux seront rompus, les institutions culturelles privées ou publiques seront préservées, les partenariats avec d’autres pays seront suspendus.”

D’autres aspects de la culture russe profonde sont également représentés, notamment l’Église orthodoxe russe, les enseignants et les mères de soldats russes.

De nombreux prêtres et diacres de l’Église orthodoxe russe ont signé un appel pour mettre fin à la guerre, avertissant que « le Jugement dernier attend chaque personne. Aucune autorité terrestre, aucun médecin, aucun garde ne vous protégera de ce procès » et « Aucun appel non violent à la paix et la fin de la guerre doit être réprimé par la force et considéré comme une violation de la loi, car c’est le commandement divin : “Heureux les artisans de paix”.

Des milliers d’ enseignants de toutes les régions de Russie ont signé une pétition contre la guerre mais les noms ont été retirés après avoir été menacés. Cependant, certains des enseignants qui l’ont signé décrivent la difficulté qu’ils rencontrent à répondre aux questions des élèves sur ce qui se passe.

Le Comité des mères de soldats a commencé pendant la guerre soviétique en Afghanistan en tant que réseau d’initiatives locales dirigées par les familles – principalement les mères – de soldats pour faire pression sur le Kremlin, pour leur retour en toute sécurité. Ils sont devenus le principal contact des membres de la famille en larmes à travers la Russie qui ont désespérément tenté de comprendre le sort de leurs fils, frères et maris combattant en Ukraine. Et s’il y a une chose qui peut contrer efficacement le discours du Kremlin sur son recours à la force en Ukraine, c’est la connaissance personnelle de sources d’informations fiables, comme le témoignage de combattants livré à leurs parents. Et ces parents partageront ces connaissances avec leur famille élargie, avec des voisins, avec des collègues et avec des amis.

Un sondage d’opinion publique en Russie a révélé que 72% des Russes de plus de 50 ans soutenaient la guerre en Ukraine. Leur opinion est fortement influencée par la télévision contrôlée par l’État. Et cela coïncide avec le fait que les opinions sur les États-Unis et leurs alliés, qui étaient positives il y a 25 ans, sont devenues négatives ces dernières années avec la menace croissante de l’intégration de l’Europe de l’Est dans l’OTAN.

En revanche, seuls 29 % des Russes de 18 à 24 ans soutiennent la guerre. Ils sont plus influencés par les médias sociaux que par la télévision. Espérons qu’ils se joindront aux personnalités culturelles russes mentionnées ci-dessus dans un mouvement de paix qui peut aider à mettre fin à la guerre.

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

info

En Russie, dans la rue et derrière les écrans, un mouvement antiguerre

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

tolerance

Medellín and Barcelona advance in the project “Without Rumors We Build a Culture of Peace”

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

women

ONU Femmes: La Journée internationale des femmes est l’occasion de célébrer la contribution des femmes et des filles, forces multiplicatrices des solutions climatiques

DISARMAMENT ET SECURITÉ

disarm

Allemagne : Région de Paix Bodensee : Pas de réarmement ! Pratiquer la non-violence

DÉVELOPPEMENT DURABLE

development

Journée historique dans la campagne de lutte contre la pollution plastique : les nations s’engagent à élaborer un accord juridiquement…

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

demo

Brazil : Juiz de Fora City Hall launches culture of peace project in schools

DROITS DE L’HOMME

Human-rights

Colombie. La dépénalisation de l’avortement est une victoire pour les droits humains

ÉDUCATION POUR LA PAIX

manuscripts
Mali : manuscrits anciens en faveur de la réconciliation et de la paix

Bulletin français 1 mars 2022

MILITANTS CONTRE GUERRE EN UKRAINE .

(Note de l’éditeur : ce bulletin a été initialement publié le 21 février avant l’invasion.)

Les médias commerciaux, qui sont plus que jamais, un bras de la culture de guerre, ont claironné que l’Ukraine était sur le point d’être envahie par la Russie dans une guerre ouverte et que les États-Unis et l’OTAN déplaçaient des forces dans les pays tout autour.

Les médias commerciaux n’ont pas fait la moindre mention des déclarations anti-guerre des militants pacifistes dans tous les pays concernés !

Grâce à une recherche minutieuse, nous avons pu trouver ces déclarations. Les voici.

Ukraine : Le Mouvement pacifiste ukrainien a publié une déclaration sur sa page facebook, exigeant

– Le respect de l’accord de paix de Minsk de 2015 ;
– Le retrait de toutes les troupes,
– La suspension de tous les approvisionnements en armes et équipements militaires,
– La suspension de la mobilisation totale de la population pour la guerre, la propagande de guerre et l’hostilité des civilisations dans les médias et les réseaux sociaux.”

et allant au-delà de l’Ukraine ils exigent :
– La désescalade et le désarmement mondiaux
– La dissolution des alliances militaires,
– L’élimination des armées et des frontières qui divisent les peuples.”

Russie : Une lettre ouverte, signée par de nombreux artistes, politiciens et universitaires russes, et même un colonel à la retraite des forces armées, critique ce qu’ils appellent « le parti de la guerre dans la direction russe ». “Un seul point de vue est présenté à la télévision d’État, et c’est le point de vue des partisans de la guerre. Nous entendons parler de menaces et d’agressions militaires contre l’Ukraine par l’Amérique et les pays occidentaux. Mais le plus dangereux est que la guerre est présentée comme acceptable et inévitable. Ils essaient de tromper, de corrompre, de nous imposer l’idée d’une guerre sainte avec l’Occident au lieu de développer notre pays et d’élever notre niveau de vie. La question n’est pas discutée, mais ce sont les gens ordinaires qui devront payer ce prix – un prix énorme et sanglant.”

Ironiquement, le document Google avec la liste complète des signatures est bloqué par Google, avec la déclaration “Vous ne pouvez pas accéder à cet élément car il enfreint nos conditions d’utilisation”.

(Note de la rédaction : plus récemment, à partir du 5 mars, les protestations russes contre la guerre se sont intensifiées, y compris des milliers d’informaticiens, d’enseignants, les directeurs de LUKOIL, la plus grande entreprise privée de Russie, des mathématiciens, des champions d’échecs, des personnalités culturelles et des scientifiques qui ont signées lettres ouvertes ou déclarations contre la guerre.)

États-Unis : L’United National AntiWar Coalition (UNAC), qui regroupe la plupart des principales organisations anti-guerre des États-Unis, a publié un communiqué rappelant que les États-Unis avaient promis aux dirigeants soviétiques à la fin de la guerre froide que l’OTAN ne s’étendrait pas à l’est de l’Allemagne, et critiquant l’Occident pour avoir rompu cette promesse et menacé la Russie.

L’UNAC demande :
– Pas d’armes américaines ni de conseillers militaires pour l’armée ukrainienne ;
– Arrêtez le “cliquetis du sabre américain”;
– Pas de guerre avec la Russie ;
– Gardez l’Ukraine hors de l’OTAN. :

France : Une longue liste d’organisations pacifistes et de syndicats français ont signé une déclaration condamnant « les jeux géopolitiques de la part de la Fédération de Russie, de l’Union européenne, de l’OTAN et d’autres » et demandant :

– Les négociations immédiates pour la désescalade ;
– D’arrêter les menaces, les concentrations de troupes de l’OTAN et de la Russie et les livraisons d’armes à toutes les parties ;
– Un cessez-le-feu en Ukraine et la mise en œuvre des accords existants ;
– Que les Nations Unies soient le cadre privilégié pour élaborer des solutions politiques et diplomatiques pour régler la question ukrainienne.

Royaume-Uni : la coalition Stop the War a publié une déclaration s’opposant à la guerre en Ukraine et critiquant le rôle joué par le gouvernement britannique en parlant continuellement de la menace de guerre, en n’avançant aucune proposition de solution diplomatique, en envoyant des armes en Ukraine et en déployant davantage troupes en Europe de l’Est. Entre autres demandes, la Coalition appelle à “l’arrêt de l’expansion vers l’Est de l’OTAN” et “un nouvel accord de sécurité pour l’Europe qui réponde aux besoins de tous les Etats et peuples”.

Allemagne : une pétition signée par plus de 200 hommes politiques et militants pacifistes allemands déclare qu'”un blâme unilatéral contre la Russie, tel que pratiqué par certains gouvernements occidentaux et dans les principaux médias, est injustifié et prend de plus en plus le caractère d’une propagande de guerre”. La pétition demande :

– Des mesures concrètes de désescalade, pas de fournitures militaires à Kiev,
– Fini la rhétorique de guerre, la politique de confrontation et les sanctions contre la Russie ;
– Un plaidoyer actif pour la mise en œuvre de l’accord de Minsk II, en vertu du droit international ;
– Des négociations avec la Russie sur la base d’un engagement clair en faveur de la détente et du principe de sécurité commune ;
– Plaidoyer actif pour la maîtrise des armements et les négociations sur le désarmement.

En plus de ces déclarations de militants pour la paix, l’European Leadership Network a publié une série actualisée de sept recommandations de grande envergure pour réduire les tensions militaires entre la Russie, les États-Unis et l’OTAN. La déclaration est signées par 26 académiciens russes de premier plan et 49 académiciens de premier plan du Ouest. En plus des académiciens parmi les signataires des États-Unis figurent d’anciens ambassadeurs en Russie, en Ukraine et à l’OTAN, un ancien secrétaire à la Défense et plusieurs amiraux et généraux à la retraite. Du côté russe, il y a aussi des signataires très haut placés en plus des académiciens, dont l’ancien chef des Forces russes de fusées stratégiques, un ancien ministre des Affaires étrangères, un ancien ambassadeur aux États-Unis, un ancien représentant militaire auprès de l’OTAN. et un général à la retraite des forces armées.

Les dirigeants politiques de la Russie, de l’Ukraine, des États-Unis et de l’OTAN écouteront-ils ces voix, même si elles ne se retrouvent pas dans les médias commerciaux ? Nous ne pouvons que l’espérer.

DISARMAMENT ET SECURITÉ

paix

France: La Guerre n’est jamais la solution. Oui à une solution politique négociée.

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

pope

Le Pape François: La fraternité est un bouclier contre la haine, la violence et l’injustice 

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

women

United Nations : Commission on the Status of Women 2022

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

experts

The Expert Dialogue on NATO-Russia Risk Reduction: Seven recommendations

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Tchad

Afrique centrale : La sauvegarde du bassin du lac Tchad, un enjeu régional majeur

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

olympics

Le Secrétaire général appelle à respecter la Trêve olympique pendant les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2022

DROITS DE L’HOMME

apartheid

Amnesty International : L’apartheid d’Israël contre la population palestinienne : un système cruel de domination et un crime contre l’humanité

ÉDUCATION POUR LA PAIX

chairs

Mexico : Renowned researchers share their experience of the UNESCO Chairs of the Latin American and Caribbean Region

Bulletin français 1 fevrier 2022

. MÉDIATION ET JUSTICE RÉPARATRICE .

Même s’il est difficile de trouver des avancées dans la culture de la paix dans les relations internationales, les méthodes de la culture de la paix telles que la médiation et la justice réparatrice continuent d’avancer pour les relations interpersonnelles.

Les plus grands progrès continuent d’être observés en Amérique latine.

Au Brésil, il y a deux ans, CPNN a signalé que presque tous les tribunaux d’État et les décideurs politiques judiciaires avaient pris part à un débat au Tribunal supérieur du travail de Brasilia sur l’état actuel de la justice réparatrice dans le pays. Et récemment, nous avons vu des développements dans la justice réparatrice visant à promouvoir une culture de paix dans les États brésiliens de Pernambuco et Ceará.

En Argentine, la Direction Nationale de la Médiation et des Méthodes Participatives de Résolution des Conflits a organisé la « Rencontre Nationale du Réseau Fédéral des Centres Communautaires de Médiation et de Formation à la Médiation Scolaire ». Dans l’article du CPNN ils énumèrent les avantages de la médiation communautaire, les responsabilités des médiateurs et des parties concernées.

Au Panama, le Bureau de coordination du programme de médiation communautaire a présenté les principaux résultats obtenus au cours de l’année 2021. La plupart des cas continuent d’être initiés volontairement, c’est-à-dire que le citoyen se présente directement au Centre pour demander le service de gestion des conflits sans l’intervention d’un juge ou d’une autre autorité.

Au Mexique, 13 centres de médiation sont disponibles dans l’État de la capitale. L’article du CPNN décrite en détail le processus de médiation.

En République dominicaine, le Système national de résolution des conflits (Sinarec) a indiqué qu’au cours de l’année 2021, il avait formé plus de 11 000 personnes dans ses programmes d’éducation citoyenne pour la résolution alternative des conflits et la culture de la paix. Parmi les personnes formées figuraient les membres des ministères publics, des psychologues, des enseignants, des membres de la police nationale, des responsables communautaires et des ecclésiastiques.

L’Europe progresse aussi. Les Ministères de la Justice des États membres du Conseil de l’Europe ont participé à la Conférence sur le thème de la justice réparatrice, à Venise en décembre dernier. La Conférence ministérielle de deux jours s’est conclue par la signature de la Déclaration de Venise, un document conjoint qui stimule les politiques visant à une plus large diffusion de la justice réparatrice, dont l’accès « devrait être un objectif pur les autorités nationales ».

En Espagne, le Groupe de Médiation Spécialisée de l’Ordre des Avocats de Grenade a discuté et décrit la pratique transformatrice de la médiation. Ce type de médiation oriente les participants vers la transformation du conflit, maximisant le choix et le contrôle des parties en termes de contenu et de processus, augmentant la transparence de l’intervenant, évitant l’usage de la pression, de la manipulation et de la réaction excessive, et favorisant la conversation entre les parties.

Au fil des ans, CPNN a publié de nombreux articles sur l’utilisation de la justice réparatrice aux États-Unis. Et plus récemment, la faculté de droit de l’Université Marquette a créé un Centre de justice réparatrice. Le centre formera des étudiants en droit sur la façon d’utiliser la justice réparatrice aux niveaux local, national et international dans un dialogue civil guidé pour résoudre les conflits.

Un projet de loi a été présenté en décembre à la Rajya Sabha, la chambre haute du Parlement bicaméral de l’Inde, pour promouvoir la médiation (y compris la médiation en ligne) et prévoir l’application des accords de règlement résultant de la médiation. Le projet de loi énonce les procédures qui doivent être suivies en médiation et, entre autres mesures, il exigerait que le gouvernement central établisse le Conseil de médiation de l’Inde.

Si seulement ces principes de médiation et de justice réparatrice pouvaient être utilisés au niveau des relations internationales ! Par exemple, la Russie a récemment proposé des traités de paix avec les États-Unis et avec l’OTAN, mais jusque maintenant ils sont complètement ignorés, non seulement par les États-Unis et l’Europe, mais aussi par les médias de ces pays.

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Europe

Council of Europe : Ministerial Conference on restorative justice concludes with the signature of the Declaration of Venice

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

Aragon

Spain: More than 140 people participate in the first Congress ‘Aragon, culture of peace’

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

Conakry

Conakry : des anciennes députées lancent une nouvelle coalition, dénommée COFEPAD-Guinée

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

Russia

US Must Take Russia’s Security Concerns Seriously

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Mayan-Train
Mexico: The government integrates the Mayan Train in the program Promotion of the Culture of Peace and Reconstruction of the Social Fabric

DISARMAMENT ET SECURITÉ

nuclear

Russia, China, Britain, U.S. and France say no one can win nuclear war

DROITS DE L’HOMME

Amnesty

Amnesty International : 33 human rights wins to celebrate this year

ÉDUCATION POUR LA PAIX

Dominican

Dominican Republic: 11 Thousand People Train in Conflict Resolution and Culture of Peace in 2021