Category Archives: Amerique Latine

Départ réussi et profusion d’activités dans la Marche latino-américaine pour la non-violence

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de Pressenza

La Marche latino-américaine pour la non-violence, multiethnique et pluriculturelle, a débuté le 15 septembre 2021 par un foisonnement d’activités réussies.


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Des militants d’une multitude de pays d’Amérique latine ont apporté leur grain de sable pour réaliser cette inauguration de la Marche latino-américaine pour la non-violence. Il combine symboliquement le virtuel, grâce à des vidéos préenregistrées, et la connexion directe à différentes parties de l’Amérique latine et même à Madrid.

L’événement central d’inauguration a eu lieu à l’Université nationale d’enseignement à distance UNED à Puntarenas, au Costa Rica, organisé par l’UNED et Monde sans Guerres et sans Violence.

Tout d’abord, l’exposition de photographies des Marches pour la paix et la non-violence en Amérique latine a été inaugurée.

La cérémonie d’ouverture de la Marche a consisté en la projection de vidéos provenant de diverses régions d’Amérique latine, la commémoration du bicentenaire de l’Amérique centrale et le lancement d’un appel à la paix et à la non-violence dans la région.

La vidéo de la diffusion du zoom de l’inauguration de la Marche latino-américaine peut être vue sur Facebook.

(Cliquez ici pour une version anglaise ou ici pour l’article en espagnol .)

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How effective are mass protest marches?

C’était le début officiel avec un acte symbolique de la Marche virtuelle et physique qui parcourra l’Amérique latine jusqu’au 2 octobre.

Tout au long de cette même journée, différentes activités ont eu lieu dans d’autres pays d’Amérique latine, point de départ de la Marche latino-américaine pour la non-violence.

Certaines des activités qui ont eu lieu sont :Le Forum « Culture de la paix, chemin vers la réconciliation » s’est tenu à Lima, au Pérou, au Colegio María de la Providencia-Breña à 18h30, heure de Lima. Vous pouvez accéder à la vidéo du forum sur facebook ici : Foro « Cultura de Paz, Camino hacia la reconciliación ».

La cérémonie d’ouverture et de lancement de la Marche et le dévoilement de la sculpture Fleur de Paix à l’Université Distrital de Bogotá Francisco José de Caldas à 10h30 heure de Bogotá.

À Bogota, la peinture au pochoir a également été réalisée dans différents endroits pour encourager la participation.
Et, dans le quartier Teusaquillo de Bogota, l’inauguration de la Marche latino-américaine a été visualisée comme une projection de groupe de l’inauguration de la Marche latino-américaine.

Du Salon du livre au stand d’exposition ORIGAMI à La Paz, en Bolivie, ils ont montré leur soutien à la Marche latino-américaine.

À Luján de Cuyo, Mendoza, Argentine, en guise de salutation au début de la Marche latino-américaine, ils ont réalisé une peinture murale sur la Marche.

Nous remercions les marcheurs, les promoteurs et les supporters pour l’attention et l’effort qu’ils mettent dans leur travail et nous leur souhaitons des jours de grande joie dans les rencontres significatives avec ceux qui se sont déjà éveillés et continueront à s’éveiller à ce chaleureux esprit de Non-violence qui balaie l’Amérique latine.

(Nota de l’éditeur : Nous n’avons pas trouvé de résumé des activités de la marche depuis sa conclusion le 2 octobre, Journée internationale de la non-violence. Cependant, le site Internet de la marche fournit de brefs articles de Argentina, Colombia, Brasil, Surinam, Costa Rica, México, Ecuador, y Chile.)

Argentine : les enseignant·e·s portent la stratégie nationale pour l’éducation environnementale globale

. . DEVELOPPEMENT DURABLE . .

Un article par Graciela Mandolini pour L’internationale de l’Éducation

Nous vivons une époque historique où s’expriment en permanence des urgences de toutes sortes : environnementales, climatiques, énergétiques, sanitaires, économiques… Toutes convergent vers ce qu’un grand nombre d’auteur·e·s définissent comme une crise de civilisation. La question environnementale donnent le ton et les problèmes environnementaux ont fait irruption dans la sphère scolaire, avec une rapidité et une persistance sans précédent.

Si nous considérons l’éducation comme un processus en évolution permanente, nous pourrions dire que la communauté enseignante en Argentine mène plusieurs actions importantes dans le domaine de l’éducation environnementale globale. Il s’agit notamment de la participation à la conception des programmes scolaires et aux projets et programmes visant à intégrer la dimension environnementale pour le développement durable à l’enseignement et l’apprentissage.

École de formation pédagogique et syndicale

Depuis 25 ans, la Confederación de Trabajadores de la Educación de la República Argentina (CTERA) a mis en place des processus de formation pour le personnel enseignant, centrés sur l’éducation environnementale : formation de troisième cycle et spécialisation en éducation environnementale pour le développement durable en partenariat avec des universités publiques, rencontres présentielles avec le personnel enseignant en activité, projets, programmes et actions dans le domaine de l’éducation environnementale pour les futur·e·s enseignant·e·s du secondaire, ainsi que des activités pratiques, récréatives et didactiques telles que la plantation d’arbres, le compostage, etc.

Le syndicat a travaillé avec conviction sur un projet visant à créer des espaces de consolidation des connaissances pour promouvoir l’échange des savoirs et le développement des compétences, en renforçant la formation du personnel enseignant à tous les niveaux du système éducatif formel, en vue de promouvoir une éducation environnementale pour le développement durable.

Ce thème est l’un des piliers fondamentaux des initiatives promues par l’École de formation pédagogique et syndicale de notre organisation « Marina Vilte ».

Dans un premier temps (fin des années 1990), la CTERA a formulé une proposition de formation, débouchant sur une spécialisation supérieure en éducation environnementale pour le développement durable, en partenariat avec une université publique. Elle offre aujourd’hui au niveau national, via ses sections locales, une formation à plus de 4.000 enseignant·e·s spécialisé·e·s en éducation environnementale.

Pandémie et éducation environnementale

En 2020, pour répondre à la pandémie, après les phases de confinement et, plus tard, de distanciation sociale, des filières de formation pédagogique ont été créées pour permettre d’effectuer des parcours théoriques et conceptuels sur le thème qui nous occupe.

En premier lieu, au travers de dispositifs mis en place à cette fin, le secrétariat à l’éducation de la CTERA et diverses sections locales ont créé des instances de formation appliquant la méthodologie de co-auto-assistance, afin que le personnel enseignant puisse percevoir cela comme une invitation à l’étude et à la formation permanente, sans se sentir contraint par des exigences pouvant entraîner une surcharge de travail en termes d’enseignement. Ces formats pédagogiques ont permis de développer une approche des processus de réflexion sur la pratique éducative, basée sur les intérêts et les motivations personnels, de manière autorégulée.

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Despite the vested interests of companies and governments, Can we make progress toward sustainable development?

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Dans un second temps, et en coordination avec l’INFoD (Institut national de formation du personnel enseignant), la CTERA a élargi la proposition en avançant l’idée d’un cours avec accompagnement.

Dans les deux situations, il a été jugé nécessaire de revoir les conditions particulières inhérentes à la problématisation du programme de formation du personnel enseignant, en fonction des situations analysées, à la complexité des phénomènes que cela entraîne, et aux pratiques en termes de sens, d’intervention, de recherche, d’extension et de transcendance, qui permettent l’interaction dans et avec les communautés d’origine.

Loi Pino Solanas

Le Congrès argentin a récemment adopté la loi nationale sur l’éducation environnementale globale. Cette loi, qui tire son nom du cinéaste argentin Pino Solanas, vise à implanter une politique publique nationale « permanente, transversale et globale » dans tous les établissements scolaires du pays. Celle-ci prévoit l’interdépendance de tous les éléments qui composent l’environnement et interagissent avec ce dernier, le respect et la valeur de la biodiversité, l’équité, la reconnaissance de la diversité culturelle, la protection du patrimoine naturel et culturel et l’exercice du droit à un environnement sain.

La loi propose de créer la stratégie nationale pour l’éducation environnementale globale. Elle favorise la préparation et le développement de stratégies juridictionnelles et permet, en outre, de renforcer l’engagement environnemental intergénérationnel. Elle envisage également la mise en œuvre de mesures d’amélioration institutionnelle dans le programme d’études. Elle affirme que toutes les propositions éducatives doivent être soutenues au travers de l’éducation des jeunes et des enfants. Ce projet met en avant une politique publique qui renforce le paradigme de la participation citoyenne pour la durabilité.

Éducation environnementale, éducation pour la vie

Nous pensons que toute proposition, projet ou programme d’éducation environnementale pour le développement durable que nous mettons en œuvre doit nécessairement interagir avec l’histoire, les trajectoires, les projets institutionnels, ses acteurs et ses perspectives locales et régionales qui lui donneront à la fois son sens et sa singularité.

Une éducation environnementale qui se base sur le paradigme de la pensée environnementale latino-américaine permet de créer un dialogue centré sur les connaissances de la communauté, en récupérant ses voix, trajectoires, attentes, expériences, demandes, préoccupations et propositions pour rendre visibles les problèmes environnementaux sur le territoire, au travers du démantèlement des pratiques devenues habituelles au quotidien, de la création d’un dialogue et de l’articulation des savoirs disciplinaires capables de nous dé-familiariser de nos pratiques et de les re-conceptualiser.

Pour la CTERA, l’éducation environnementale pour le développement durable consiste à définir des critères environnementaux, sensibiliser aux problèmes environnementaux, comprendre la complexité environnementale, créer, émerveiller, faire preuve d’empathie, développer une réflexion interdépendante et tirer des enseignements de la vie.

Il s’agit d’une proposition conceptuelle qui intègre la méthodologie et qui s’entremêle avec cette dernière. Raison pour laquelle il est très important de savoir comment nous rendons le contenu disponible, la manière dont nous présentons la dynamique et les propositions de travail et encourageons la participation, à partir des initiatives suivantes :

* Activités ludiques permettant l’expression de nos sensations, émotions et sentiments-pensées.

* Actions permettant de formuler des propositions où l’identité s’exprime de manière artistique et créative.

* Cérémonies ancestrales qui se concrétisent en montrant le besoin de renouer avec la nature et nous reconnaissant comme des enfants de la Terre Mère.

Participation à des activités de plantation d’arbres, de compostage, de recyclage, de récupération de matériaux, de campements, etc.

Les stratégies didactiques que nous pouvons utiliser en tant que responsables de l’éducation environnementale pour aborder les questions, problèmes et conflits qui nous concernent et nous interpellent constituent un travail continu où convergent une multitude de recherches, dans le cadre d’un processus de rétroaction entre la culture et la nature, le personnel enseignant, les élèves, l’école et la communauté, générant des processus créatifs engagés dans la réalité et favorisant la construction de processus d’enseignement et d’apprentissage visant à réaliser une société basée sur la justice environnementale, sociale et, bien sûr, éducative.

Haïti : La CNDDR réalise un atelier de trois jours pour finaliser sa stratégie nationale de désarmement

. PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE . .

Un article de Le Nouvelliste

La Commission nationale de désarmement, démantèlement et réinsertion (CNDDR) organise cette semaine, à l’hôtel Karibe, un atelier de trois jours sur la finalisation et la validation du document de stratégie nationale de désarmement, démantèlement, réinsertion pour la réduction de la violence communautaire. Les discussions ont lieu les 12, 13 et 14 mai. L’atelier bénéficie du support et de la logistique du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH). 

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Are the people of Haiti making progress toward a culture of peace?

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Selon la secrétaire générale et porte-parole de la CNDDR, Greatz Sironel Charles, cet atelier réunit les instances gouvernementales qui sont concernées dans le travail de désarmement. « Pour effectuer le désarmement, il faut une synergie entre la ministre déléguée chargée  des Droits humains et de la réduction de la Pauvreté extrême, le ministère de la Planification et de la Coopération externe, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, le ministère de la Justice et de la Sécurité publique, le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle à travers l’INFP, la police nationale, le ministère des Affaires sociales, le bureau du secrétaire d’État à l’Intégration des personnes handicapées, et le ministère à la Condition féminine. Ce sont tous ces partenaires qui se sont réunis avec nous durant les 3 jours. Ils seront chargés d’implémenter les programmes. La CNDDR étant un organe technique de décision », a confié la porte-parole.

Greatz Sironel Charles a poursuivi en soulignant que la CNDDR va coordonner alors que les autres instances vont faire la mise en œuvre afin de réussir le désarmement. « Dans une approche institutionnelle, chacun doit jouer sa partition. Ce qui nous permettra de parvenir à l’instauration de la culture de la paix dans le pays. Cela permettra la relance économique à tous les niveaux », a-t-elle fait savoir. 

La secrétaire générale et porte-parole de la CNDDR a souligné que le document portant sur la stratégie nationale de désarmement a été déjà soumis au gouvernement depuis plus d’un an. « On a créé, le 6 avril, un task force au niveau des ministères pour en faire le suivi. On est en train de finaliser le document avant de le rendre public. La stratégie se base sur les axes socioculturels, l’économie, la politique … Les représentants des différentes instances ont pris des engagements afin de mieux faciliter les implémentations », a-t-elle déclaré, soulignant qu’elle espère que la stratégie sera mise à exécution au plus vite.

Le Rotary club de Pétion-Ville au cœur de la promotion de la culture de la paix en Haïti

. PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE . .

Un article de Le Nouvelliste

À l’occasion du mois de février consacré à la célébration de la promotion de la paix, la prévention et la résolution de conflits par le Rotary International, le Rotary club de Pétion-Ville a tenu, à l’hôtel Montana, le jeudi 25 février, la première édition de son symposium d’éducation à la promotion de la culture de la paix. Plusieurs représentants d’organisations travaillant avec des enfants ont répondu présent. Une journée réussie, selon Carine Cléophat, présidente du Rotary club de Pétion-Ville.

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Are the people of Haiti making progress toward a culture of peace?

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« Le Rotary Club de Pétion-Ville lance un projet de promotion à la culture de la paix dans les écoles affiliées au club et au grand public pour commémorer le mois de février, mois de la paix pour le Rotary International », a déclaré Carine Cléophat dans son discours de circonstance pour lancer la première édition du symposium de la paix du RCPV. C’est un coup d’essai mais un coup de maître pour les organisateurs, tant du point de vue de l’organisation que pour le choix des différents thèmes débattus, tenant compte des témoignages des participants qui, au terme de l’activité, ont apprécié l’idée d’autres éditions annoncées pour les ans qui viennent.

C’est autour de trois dimensions ou thèmes que cette première édition s’est déroulée. Le père Marc Henry Siméon était chargé d’intervenir sur la dimension spirituelle, Mélodie Benjamin, psychologue, abordait la dimension familiale et Etzer Emile, économiste, intervenait sur la dimension économique de la paix. 

Après les interventions des panélistes, les responsables ont procédé à des travaux pratiques. Des groupes ont été créés pour réaliser des ateliers. Des propositions pour l’instauration d’une véritable paix en ont émané. Elles seront considérées, étudiées et transcrites dans l’élaboration des travaux que réalisera le Rotary Club de Pétion-Ville, selon la présidente Carine Cléophat.

Le prochain rendez-vous est fixé au mois de février 2022 avec la promesse d’un élargissement du cadre des participants et d’une plus grande campagne de sensibilisation, selon la directrice.

Grève nationale des femme u Mexique: Comment et pourquoi est elle organisée?

. EGALITE HOMMES/FEMMES .

Un article de Cecilia González dans RT.com (télévision russe) (traduction par CPNN)

Au cri de “Une journée sans nous”, des millions de Mexicaines ont participés lundi [9 mars] à la grève nationale des femme dont l’appel a été au moment de la vague croissante d’indignation à l’égard des féminicides et s’est ajouté à la longue liste des demandes de l’agenda féministe.


Vidéo sur la manifestation à l’occasion de la Journée internationale de la femme, Mexico, 8 mars 2020. Photo: Gustavo Graf / Reuters

Après la marche massive de dimanche, en commémoration de la Journée internationale de la femme, les travailleurs publics et privés ont été appelés à quitter les bureaux, les banques, les supermarchés, les restaurants, les cafés, les journaux, les magasins et toutes sortes de lieux de travail. Les femmes qui s’y sont jointes n’ont pas effectués de tâches domestiques afin de rendre leur poids visible dans l’économie et dans la société et pour dénoncer les multiples aspects de la violence de genre.

Une enquête publiée la semaine dernière par le journal El Financiero a révélé que la grève avait le soutien de 67% à l’échelle nationale et que 57% des femmes pensaient y adhérer, démontrant ainsi les progrès de la révolution féministe qui parcourt le monde et avec un chapitre spécial cette année.

Au Mexique, 51% de la population et 52% des électeurs sont des femmes. Et elles votent plus que les hommes. Selon les données officielles, lors des élections présidentielles de 2018, remportées par Andrés Manuel López Obrador, 66,2% des électeurs étaient des femmes.

10 femmes tuées chaque jour

Mais l’inégalité persiste. Une étude de l’Observatoire international des salaires dignes et de la Commission nationale des salaires minima estiment que les Mexicains travaillent quotidiennement pour environ 3 000 millions de dollars, mais que seulement un tiers est payé.

Selon l’Observatoire du travail décent de l’organisation Action citoyenne contre la pauvreté, dans le pays, les hommes gagnent 16% de plus que les femmes. L’écart salarial s’élargit à 30% dans le secteur public.

L’inégalité se répète dans d’autres domaines. Les données du Conseil national pour l’évaluation des politiques de développement social indiquent qu’il y a plus de femmes que d’hommes dans la pauvreté: 27,3 millions contre 25 millions ches les hommes.

Les rapports de l’organisation Reinserta, quant à eux, concluent que les tribunaux imposent en moyenne cinq ans de prison de plus aux femmes mexicaines qu’aux hommes.

La violence s’impose. L’année dernière, il y a eu 51,146 plaintes de violences sexuelles contre les femmes dans le pays. C’est une augmentation de 19,1% par rapport à 2018. La tendance continue de s’accroître. Toujours en 2019, au Mexique, 10 femmes sont tuées chaque jour. Il y a trois ans, la moyenne était de sept femmes tuées quotidiennement.

C’est pourquoi les féminicides sont devenus le thème central de la conversation publique cette année au Mexique et ont eu un impact complet sur l’agenda politique de López Obrador.

La grève nationale des femmes a commencé à germer dans les réseaux sociaux au milieu du choc des meurtres d’Ingrid Escamilla et de Fatima. La première est une jeune fille de 25 ans poignardée et écorchée, et la seconde, une fillette de sept ans qui a été retrouvée allongée dans un sac, avec des signes apparants de torture.

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(Cliquez ici pour l’originale en espagnol et ici pour une traduction anglaise. )

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Protecting women and girls against violence, Is progress being made?

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Lorsque les crimes ont été commis, le procureur général Alejandro Gertz Manero était impliqué dans une controverse concernant sa proposition d’éliminer la classification des «fémicides» pour la qualifier d ‘«homicide aggravé». L’intention, selon lui, était d’améliorer l’enquête et pour de justice, mais les organisations féministes ont averti que cela éliminait la composante de genre dans le meurtre. Le président a rejeté l’initiative, mais lors d’une conférence de presse, il ne voulait pas parler uniquement de féminicides car il envisageait aussi de promouvoir la tombola de l’avion présidentiel.

Critiques du gouvernement López Obrador et opportunisme de droite

Les mobilisations contre les fémicides ont augmenté. Le président a répondu par un serment contre la violence faite aux femmes avec des phrases tels que «protéger la vie de tous les êtres humains», «c’est de la lâcheté d’attaquer les femmes», «les femmes doivent être respectées» et «punir les coupables. ” Il n’a présenté aucune stratégie, politique ou d’objectif spécifique. Il a ensuite évoqué “une profonde crise de valeurs”, de “décadence” et que “ce n’est qu’en étant bons que nous pourrons être heureux”. Il a appelé “à continuer de moraliser, à purifier la vie publique” et a imputé les fémicides au néolibéralisme.

Chaque déclaration a irrité davantage plusieurs groupes féministes, mais le président a été encore plus surpris lorsqu’il leur a demandé de pacifier leurs manifestations et de ne plus peindre les portes et les murs des bâtiments publics.

C’est à ce point que le collectif Brujas del Mar a déclenché les troubles sociaux et a appelé lundi à la Grève sur Twitter. L’adhésion a été immédiate et massive.

En réponse, López Obrador a dénoncé l’opportunisme de ses “adversaires”, des “néolibéraux”, “des conservateurs” et “de la droite”, qui n’ont soutenu et promu la journée que pour critiquer le gouvernement, comme le cas du Parti Action National historiquement de droite qui a promu la Grève. Mais en même temps il a ratifié son rejet de l’avortement même s’il s’agit d’une des principales revendications féministes.

La polarisation politique qui prévaut au Mexique a construit la fausse idée d’opposition que la grève était contre López Obrador, bien que les luttes féministes dépassent les gouvernements. Même si le président a montré des signes de compréhension du mouvement des femmes, il a continué à accumuler des réponses malheureuses. Il a annoncé, par exemple, que la tombola présidentielle aura lieu le 9 mars, c’est-à-dire le même jour que la Grève. Il y avait tellement de critiques qu’il a dû changer la date.

Les réactions du président pourraient expliquer, selon un sondage publié la semaine dernière par le journal El Universal, que le soutien des femmes à son gouvernement a diminué de 24,6% au cours des 12 derniers mois.

López Obrador peut se targuer à être le seul président sur l’agenda du genre à avoir nommé un cabinet respectueux de l’égalité des sexes. En fait, au milieu de la crise politique déclenchée par les féminicides, la semaine dernière, leurs ministres étaient unis pour la première fois et ont déclaré que le président comprenait le féminisme et que les droits des femmes étaient une priorité.

Vendredi, cependant, López Obrador a refusé de se définir comme féministe. “Je suis un humaniste”, a-t-il déclaré.

Au-delà des conflits politiques, la Grève. a réussi à parler de féminicides, d’avortement, de salaires inéquitables, de manque de garde d’enfants, de pressions culturelles, de misogynie généralisée dans les médias, dans les réseaux sociaux, à domicile et du harcèlement dans le lieu de travail.

Les agressions contre les femmes ont été rendues visibles et débattues plus que jamais, mais elles ont également montré qu’il restait encore beaucoup à faire pour éliminer les inégalités entre les sexes et la violence dans le pays.

Uruguay: Pépé Mujica, l’ex-Président de la République volontairement le plus pauvre au monde.

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Un article du site de Pierre Martial, ecrivain, journaliste (A partager le plus largement possible, mes amies et amis! Partager, c’est déjà agir.)

“La maison du Président? C’est là-bas, tout au fond du chemin de terre! Vous voyez? C’est la petite baraque au toit en zinc vert avec les poules devant!”.

Au fin fond de cette banlieue pauvre de Montevideo, au Paso de la Arena, tout le monde connait José Mujica, affectueusement surnommé, à plus de 84 ans, “Pépé Mujica“.


Copyright D.R.

D’abord parce qu”il vit depuis plus de 20 ans dans cette modeste fermette de 45 m2 avec sa femme Lucia et sa chienne handicapée, à trois pattes, Manuela.

Ensuite, parce qu’il a été Président de la République d’Uruguay de 2010 à 2015! Et qu’il n’a jamais cessé de vivre dans cette baraque, même quand il était le chef de la nation!

Pépé Mujica, né d’une famille de paysans pauvres, a toujours voulu rester au milieu des plus défavorisés et, s’il s’est engagé et a milité depuis son plus jeune âge, c’est justement pour défendre les plus pauvres et les opprimés!

Alors pas question de les abandonner, même quand il était Président, pour les ors de la République et le Palais présidentiel, trop luxueux à son goût!

C’est à l’âge de 15 ans, en 1950, que le jeune José, orphelin de père à 6 ans, commence à s’engager contre la misère et l’injustice.

Dans les années 60, face à la montée des groupes paramilitaires qui veulent faire la loi et prendre le pouvoir dans son pays avec force agressions, enlèvements et assassinats, José Mujica est un des fondateurs, avec Raoul Sendic, du groupe emblématique des Tupamaros. Sortes de “Robin des Bois” uruguayens, les Tupamaros s’étaient donné pour mission de protéger le peuple et de contenir la montée des paramilitaires.

En 1973, alors que la dictature militaire fait rage, il est fait “prisonnier-otage” par la junte et est emprisonné dans des conditions insoutenables.

Torturé chaque jour, mis à l’isolement total, il sera ainsi détenu pendant plus de 10 ans, dont 2 ans au fond d’un puits. Il en sortira en 1985, à demi-fou.

Une folie et une expérience terrifiante dont il fera, paradoxalement, sa plus grande force.

“C’est étrange, se confie-t-il aujourd’hui, mais l’homme apprend parfois plus des moments difficiles que des moments de bonheur. Ces années noires ont été horribles et pourtant, elles m’ont apporté beaucoup“

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Where in the world can we find good leadership today?

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Un silence, puis: “Par exemple, je ne sais plus haïr. Vous connaissez le luxe de ne pas haïr?”

Dès sa sortie de prison, l’ex-Tuparamo reprend le combat, un combat plus pacifique cette fois mais toujours aussi inlassable et sans concession.

En 1994, il devient député. En 1999, il est élu sénateur et est réélu aux mêmes fonctions en 2004. Tout en continuant de travailler comme agriculteur.

En 2010, consécration d’une vie au service de son peuple, il est élu Président de la République.

Fini donc la fermette et le dur travail d’agriculture? Et bienvenue au confort présidentiel, aux voitures de fonction, au luxueux Palais présidentiel et aux très confortables émoluments de la République?

Pas du tout! En aucun cas! Ce serait bien mal connaitre Pépé Mujica!

Dès le lendemain de son élection, il fait connaitre – au grand dam du Protocole-, qu’il est hors de question pour lui d’habiter au Palais présidentiel. Trop riche pour lui! Il restera dans sa baraque, point barre! Mais il rassure son monde: la demeure présidentielle continuera à servir, il s’y engage. En 2012 par exemple, lors de la terrible vague de froid qui s’abattit sur le pays, il la fait inscrire comme refuge pour les sans-abris!

Secundo, il refuse toutes voitures de fonction qu’on veut lui imposer. Sa Coccinelle, bleue achetée en 1987, lui suffit amplement, affirme-t-il.

Et tertio, il décide de faire redistribuer les 90% de son salaire mensuel de Président à des associations caritatives, se déclarant bien loti de conserver les 10% restant, soit l’équivalent de 900 euros, montant du salaire moyen en Uruguay.

C’est le 1 mars 2015 que Pepe Mujica a mis fin à ses fonctions présidentielles. Non pas qu’il en avait assez! A 80 ans, il est encore en pleine forme! Rien ne vaut l’amour de sa famille, de ses amis et de ses chiens pour vous conserver un homme! Mais la Constitution de l’Uruguay n’autorise qu’un seul mandat présidentiel de 5 ans.

Pépé Mujica est donc retourné, serein et bonhomme, à sa fermette, à ses fleurs et à son jardin, au fin fond de sa banlieue et aux côtés de ses amis.

Quand on lui demande ce que cela lui fait d’être l’ex-Président le plus pauvre au monde, il hausse les épaules. “Beaucoup de personnes sont pauvres, très pauvres, de par le monde. Moi, je ne suis pas pauvre, j’ai juste décidé de vivre de manière austère pour être plus proches de ceux qui le sont. Je ne fais pas l’apologie de la pauvreté, mais celui du partage et de la sobriété“.

Est-il satisfait de ce qu’il a fait, de l’exemple qu’il a pu donner? Il lève les yeux au ciel.

“J’ai fait ce que j’ai pu… J’ai dédié une grande partie de ma vie à essayer d’améliorer la condition sociale du monde dans lequel je suis né. J’ai eu quelques déconvenues, de nombreuses blessures, quelques années de prison…. Enfin, la routine pour quelqu’un qui veut changer le monde…“

Ses projets?

“Continuer à vivre le plus longtemps possible! C’est un miracle que je sois encore en vie après tout ce que j’ai vécu! Et puis lire aussi, lire beaucoup! J’ai passé plus de 10 ans dans un cachot dont 7 sans pouvoir lire. J’ai du retard à rattraper!“

Je te souhaite encore de longues années de vie et de lecture, Pépé Mujica, et je te serre avec émotion contre moi.

Tu es pour moi, – pour nous toutes et tous -, beaucoup plus qu’un exemple…

Tu es un espoir!

(Merci a Kiki Chauvin Adams qui a envoye cet article a CPNN.)

Les Amériques se préparent pour la deuxième Marche mondiale pour la Paix et la Nonviolence

. DESARMAMENT & SECURITE .

Un article de Pressenza

Amérique du Nord

États-Unis

Un hommage à ML King a eu lieu à Hélène Park. L’équipe de base passera par New York et San Francisco. Une visite aux Nations Unies est prévue pour une éventuelle réception par le Secrétaire Général. La présentation du documentaire «Le début de la fin des armes nucléaires« .Par l’intermédiaire de la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes, une ligne de travail pour la collaboration et la convergence a été ouverte dans le cadre du programme 2030 des Nations Unies. Contacts avec le Secrétaire général des Nations Unies sur le thème de la refondation des Nations Unies et d’éventuelles macro-consultations sur le sujet lors du MM.

Canada

Il a participé à la marche pour le Jour de la Terre avec le message « La non-violence est écologique: sans guerre, il n’y a pas d’armes polluantes ». Un communiqué de presse est en cours d’élaboration pour demander des espaces pour faire l’invitation à organiser des activités pour le passage de la marche. Samedi, 27 / 4 a assisté à l’événement Spring of the Alternatives pour trouver des contacts.

Mexique

Ils ont invité la Marche mondiale à participer au Sommet des prix Nobel de la paix qui se tiendra à Mérida le 17 et le 23 le mois de septembre 2019. Lors de la visite de l’équipe de base, il y aura un événement à la frontière avec les États-Unis et un hommage au traité de Tlatelolco.

Amérique centrale

Guatemala

Des alliances ont été conclues entre des personnes et des organisations pour renforcer le groupe de promoteurs. Parmi celles-ci, différents secteurs sont représentés: Organisations de la société civile, DiverArte, Organismes liés à la communication communautaire, Organisations étudiantes, Université nationale: étudiant de l’université de San Carlos de Guatemala, municipalités: municipalité de Mixco

Honduras

Formation de l’école 60 qui mènera à la construction du symbole de la paix. Il sera réalisé par les enfants des écoles situées dans les zones frontalières du Honduras et du Guatemala, à la réception du 2ª MM. L’association des étudiants en médecine de l’université nationale UNAH et deux universités privées organise l’accompagnement de la 2ª MM lors de sa tournée en Amérique centrale. Les municipalités d’Omoa et de San Pedro Sula, décident de participer à la 2ª MM, avec une mobilisation massive de la population. Menant trois conférences simultanées dans les universités de San Pedro Sula sur des sujets liés à la paix dans le monde.

Cuba

Des contacts sont en cours avec certaines organisations cubaines.

El Salvador

Ils lanceront des activités à partir de l’Université Andrés Bello. Probablement dans plusieurs villes du pays: San Salvador, San Miguel, Chalatenango, etc.

Costa Rica

Nous présentons la campagne du plan d’action global pour la non-violence aux centres éducatifs 11 de 22 en juillet. Le plan de formation des enseignants commence la troisième semaine de juillet. Réunions avec les autorités gouvernementales, la municipalité de San José et des organisations pour proposer de mener des activités sur le thème de la non-violence. Réunions tous les quinze jours les mercredis au CAP à partir de 5p.m. Célébration avec des activités artistiques, symboles humains de la Journée internationale de la paix 21 / 9. Célébration de la journée de non-violence 2 / 10 et départ de 2MM. Participation à la marche de la fête du travail, distribution de prospectus et transport de la couverture 2MM. Déclaration d’intérêt culturel du 2MM par le gouvernement du Costa Rica. Au cours de la marche, 27 et 28 en novembre devraient participer au Forum international sur «Le rôle des armées au 21e siècle». Activités avec des enfants 1000 sur l’esplanade du musée des enfants. Concert pour la paix dans le parc de la démocratie. Réalisation de symboles humains au passage du 2MM et de certains événements culturels de réception.

Panama

L’année dernière, un forum s’est tenu à l’Université interaméricaine. Entre la fin septembre et le début octobre de 2019, nous organiserons un forum dans une université locale (lieu, date et heure à confirmer). Dans le cadre de la deuxième Marche mondiale pour la paix et la non-violence, nous invitons les intervenants à participer au forum «Culture de la paix, de la non-violence, du respect des enfants et de la nature pour un meilleur Panama». Ils peuvent, dans cet environnement, partager les informations qu’ils jugent pertinentes sur les actions, les contributions et les projets à cet égard.

Amérique du Sud

Colombie

À Bogota: Travailler avec les écoles 40 qui nous ont soutenus lors de la marche sud-américaine. Nous organiserons des ateliers sur la non-violence active, peintures murales, dessins, treuils à drapeaux, récits et écrits, symboles de la paix dans le secteur et défilés. Le symbole de la paix sera organisé sur la Plaza de Bolívar, invitant le peuple 5000. Réalisation d’un grand concert pour la paix et la non-violence. À Barrancabermeja: Il y aura une conférence à Unipaz et au SENA. Une marche à travers la ville pour rassembler les gens 2000. Des contacts seront établis avec les entités de défense des droits de l’homme sur lesquelles nous avons travaillé au cours du premier mars. Nous clôturerons avec un grand symbole de la paix au parc Kolibri. À Medellin: Carnaval de la culture, conférences dans une université sur la paix et la non-violence. Prenez contact avec les entités gouvernementales responsables des droits de l’homme et des organisations apparentées. Dans d’autres villes de la Colombie: (Cali-Popayan-Pasto-Carthagène-Tunia-Cucuta-Bucaramanga-Ipiales-Arménie-Neiva). Des marches de la paix et des symboles auront lieu. Contact avec les écoles. Discussions sur la non-violence dans les universités et les instituts.

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(Cliquez ici pour l’article en anglais ou ici pour l’article en espagnol .)

Questions for this article:

How can we be sure to get news about peace demonstrations?

(. . . suite)

Équateur

À Guayaquil, des lettres ont été envoyées aux universités 2 pour des forums. Les collèges nationaux qui ont communiqué verbalement leur adhésion ont été contactés. Des contacts ont également été établis dans d’autres villes telles que Manta, Ámbato et Quitó. À guayaquil : Des activités sont prévues à l’Université de Guayaquil et à l’Université Casa Grande. Championnat des clubs de sport inter jeunesse. Quelques collèges et la municipalité de Guayaquil. Sur la couverture: Des activités sont prévues pour le passage de la marche 2ª en coordination avec la table ronde panaméricaine et à l’Université de Manta.

Venezuela

Rendez-vous tous les dimanches avec des travaux de développement personnel et d’organisation du 2da March. Diptyque a été développé, les institutions contactées. Nous avons été interviewés à la radio. Et, dans le Forum de Sao Paulo à travers le secteur des femmes, la marche mondiale a été exposée. Nous continuons à contacter des personnes et des institutions qui soutiennent le 2da. Mars Il y aura des forums avec des vidéos pour exposer la marche.

Brasil

À Sao Paulo – SP: Réunions pour la diffusion du 2da MM et la formation d’un groupe de volontaires pour participer à l’organisation et à la diffusion du MM à Sao Paulo. Production de matériel explicatif sur la manière d’organiser les symboles de la paix et d’autres activités du monde dans les écoles et les universités. À Cubatão – SP: Rencontre avec le directeur de l’enseignement pour réaliser des symboles humains dans les écoles de la région. En juillet, 22 a rencontré les directeurs de 75 afin de réaliser des symboles humains dans diverses écoles des villes de la côte de Santos. Présentation de la marche du mois de juillet 23, cette fois aux directeurs et aux coordinateurs des premières années (1º à 5º degree). Il y avait une très bonne énergie positive, nous encourageons les écoles à réaliser le symbole de la paix lors du lancement de la Marche mondiale, durant la semaine de la non-violence de 2 à October 4. Participation à la Marche 2ª pour la culture de la paix qui se tiendra en août En Caucaia – SP: Présentation du 2º MM à des représentants de différents groupes religieux de la ville.
Participation à la marche 2ª pour la culture de la paix, qui se tiendra en août par le ministère des Sports et de la Culture de Cotia en collaboration avec une commission interconfessionnelle. À Paraisópolis – MG: En août 29, nous aurons une réunion avec toutes les écoles de Paraisópolis pour informer de la marche mondiale et proposer des activités. Lors du passage de l’équipe de la base, une activité est prévue avec les enfants dans la salle des messages du silo au sud de Minas Gerais. Em Salvador – BA: Voyage à Bahia pour diffuser la Marche, contact avec les Frères Bom Fim à Salvador, Bahia, avec la proposition de créer une communauté de résistance non violente dans la ville. À Recife – PE: La réunion avec le ministère de l’Éducation de Jaboatão dos Guararapes a eu lieu en juillet 17. La 12 du mois d’août se déroulera dans le cadre de la formation du projet sur la non-violence dans les écoles avec les écoles 30 de la région métropolitaine de Recife. À Curitiba – PR: Nous prévoyons une visite au camp de Lula Libre. Nous essayons d’organiser une visite de l’équipe de la base à Lula pour livrer le livre de la marche sud-américaine pour la paix et la non-violence.

Pérou

Ateliers de prévention et de lutte contre la violence avec les futurs enseignants et les mères dans les écoles du district de Comas, Lima. Prévention et lutte contre la violence chez les enseignants des écoles du district de Cañete. Nous avons des promoteurs dans chaque ville.
Nous sommes en coordination pour promouvoir les activités à chaque point. Nous avons un emplacement central à Lima, fourni par l’Université Ricardo Palma.

Bolivie

À La Paz: Les activités se sont concentrées sur l’impression et la remise de lettres d’invitation aux écoles secondaires et primaires de la région de Sopocachi à La Paz. Depuis juillet, des ateliers pour enseignants et étudiants de la même région ont débuté. À Cochabamba: Activités menées à l’Université Mayor de San Simón lors de la marche de la paix en Amérique du Sud à 2018. À Santa Cruz: Le Centre d’études sur le silo a commencé par la diffusion des activités de la Marche mondiale. Début des activités de diffusion en juillet.

Chili

Nous commençons les réunions d’organisation pour nous développer avec de nouvelles personnes qui s’intègrent aux activités. Nous prévoyons une tournée de toutes les régions du Chili pour promouvoir la formation de groupes de base. Ils compteront sur la production de matériaux de toutes sortes pour couvrir les actions. L’idée est d’intégrer les gens pour pouvoir continuer le MM dans les prochaines éditions. Au Chili également, nous allons renforcer le soutien au TPAN (Traité d’interdiction des armes nucléaires). Des progrès ont déjà été réalisés avec les parlementaires, nous allons maintenant élargir notre action aux municipalités. Contact au Chili avec l’environnement mexicain Alicia Bárcenas (CEPALC) qui a accès à l’ONU et aux gouvernements de la région. L’organisateur de WOMAD a offert de collaborer avec le 2ªMM au Chili pour la réalisation d’un méga symbole de la paix. Au Forum humaniste latino-américain de 11, 12 et 13 en mai, le MM pour l’Amérique a été lancé et une conversation au Teatro del Puente. Nous aurons une discussion du réseau d’équipes au niveau des Amériques du MM en juillet 27.

Argentine

Il existe des promoteurs dans les provinces 8: Salta, Jujuy, Tucumán, Cordoue, Mendoza, Rio Negro (El Bolsón), Bueno Aires (Tigre et Mar del Plata) et récemment dans la CABA (ville autonome de Bs. As.) Il y aura deux événements principaux dans le pays: Reconnaissance des mères et des grands-mères de la Plaza de Mayo en tant que référentes de la lutte non violente
Hommage au Silo [Mario Luis Rodríguez Cobos]. En cours d’organisation À Buenos Aires: Activités de diffusion à Parque Lezama, province de Buenos Aires et à la CABA. Le reste est l’activité de contact et la recherche d’accession. À Cordoue: L’équipe de promoteurs de la ville a été formée et des réunions d’organisation ont été organisées. Le 2MM a déjà été déclaré d’intérêt pédagogique par la province de Córdoba. La demande d’adhésion d’autres institutions à la municipalité et à la chambre des législateurs a été présentée. Il a été programmé: Travailler dans les écoles, La réalisation d’une campagne murale, La projection du documentaire »La fin des armes nucléaires», Un festival artistique musical parmi d’autres actions. À Jujuy: Un petit acte est prévu pour la livraison du livre de la Marche sud-américaine, à Chambre Miracle. Projet de déclarer la semaine 1 d’octobre la semaine de la non-violence de 2019. À Salta: La Communauté pour le développement humain et des membres de la Direction générale de l’organisation communautaire de la municipalité ont présenté à la Commission des droits de l’homme et des garanties constitutionnelles du Conseil de délibération le projet de déclarer la semaine 1 d’octobre la semaine de la non-violence de 2019 et de la Place de la Paix et de la Non Violence est inaugurée. Faire un calendrier avec des activités (1 par mois) de diffusion: Débat cinéma sur le début de la fin des armes nucléaires, Marathon ou balade à vélo, Symboles humains, Fermeture avec un festival culturel. À Mendoza: En juillet, 19 a eu lieu une réunion d’atelier avec des organisations sociales adhérant au 2MM. À la 02 d’octobre, il aura des marches de Las Heras au Centro de Mendoza. Symboles de paix des élèves de l’école de Mendoza. À Punta de Vacas: Célébration de l’anniversaire 10º de 1ªMM sur 02 / 01 / 2020.

L’Amérique prépare la marche mondiale

Malgré les difficultés économiques, sociales et politiques, chacun à sa manière tente de participer au projet. Si tel est le cas, si vous souhaitez collaborer et soutenir les initiatives en cours, vous pouvez le faire en facilitant les contacts d’individus, de personnalités ou d’ONG dans les pays susmentionnés ou dans d’autres pays grâce à cette adresse électronique.

L’agroécologie et l’agriculture paysanne pour préserver la biodiversité

. . DEVELOPPEMENT DURABLE . .

Un article de AVSF, Agronomes & Vétérinaires Sans Frontières

Le 6 mai 2019, dans son rapport sur la biodiversité, l’IPBES [La Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques] alertait sur la menace d’extinction de près de 1 million d’espèces animales et végétales à court terme. L’agriculture et l’élevage industriels sont en partie responsables de ce désastre. L’agroécologie et l’agriculture paysanne représentent une alternative urgente pour préserver la biodiversité.

En 2017, nous alertions lors de notre campagne de l’érosion inquiétante de la biodiversité agricole : 75% des variétés comestibles ont disparu en 100 ans (FAO). L’essentiel de l’alimentation humaine repose uniquement sur 12 espèces végétales et 14 espèces animales ! Au cours des 10 dernières années, au moins une race animale domestique a disparu chaque mois (et ses caractéristiques génétiques avec elle), et 20% des races bovines, caprines, porcines, équines et avicoles du monde risquent actuellement l’extinction. En cause: la promotion d’une agriculture productiviste à haut investissement de capital et d’intrants de synthèse, en recherche de très hauts rendements à court terme. Or l’agroécologie en conditions d’agricultures paysannes s’avère une solution : elle s’appuie sur la biodiversité agricole, la valorise tout en  la protégeant, et ce faisant contribue au maintien de de la biodiversité dans son ensemble.

La biodiversité agricole est une partie de la biodiversité qui, au travers de la production agricole, contribue à l’alimentation des populations de même qu’à la préservation des écosystèmes. Elle est particulièrement importante pour maintenir la productivité et la résilience des systèmes de culture et d’élevage dans des environnements précaires et vulnérables. C’est cette grande diversité d’espèces végétales et de races animales adaptées au milieu local qui garantit en effet la survie de nombre de paysans d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique Latine dans leurs fermes et sur leurs terroirs, même dans des conditions climatiques difficiles et sur des sols fragiles.

Dans les pays du Sud, les initiatives se multiplient depuis quelques années, pour revaloriser les espèces locales et préserver durablement la biodiversité agricole. Ces initiatives, souvent développées à l’échelle des exploitations familiales, ont mis en lumière la relation étroite qui existe entre sécurité alimentaire et biodiversité.
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Question for this article:

What is the relation between movements for food sovereignty and the global movement for a culture of peace? 



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Deux projets qui préservent la biodiversité agricole

Au Nord d’Haïti, des petits producteurs transforment du cacao de qualité, issu de variétés anciennes, criollo et trinitario, typiques des Caraïbes. Réputées pour leur finesse et leurs arômes puissants, ces fèves sont principalement destinées à la chocolaterie haut de gamme, à l’instar du criollo qui ne représente que 5% de la production mondiale, et s’avère donc une variété recherchée. Bien que les chocolatiers soient fortement demandeurs, ces fèves étaient jusqu’à présent mal valorisées sur le marché mondial. Pourquoi ? Parce que ces fèves haïtiennes n’étaient pas fermentées, une étape primordiale qui libère les “précurseurs” d’arômes. AVSF a donc formé les producteurs des coopératives paysannes FECCANO aux techniques de fermentation de ces variétés anciennes. Plusieurs centres de fermentation, de collecte et de conditionnement ont été installés pour les producteurs des 8 coopératives. Un cacao aujourd’hui très fortement rémunéré sur les marchés bio, équitable et de qualité en Europe, au bénéfice tant des producteurs que de la biodiversité : cultivé au coeur de jardins boisés en association avec de nombreux bois d’ombrage et fruitiers et autres cultures, le cacao joue un rôle important non seulement dans la sécurité alimentaire, mais aussi pour le maintien de la fertilité et de la biodiversité en général.

Partout en Afrique de l’Ouest, l’élevage paysan est quant à lui caractérisé par la diversité de races de bétails qu’il valorise. Ces races ont su développer des capacités d’adaptation exceptionnelles qui ont valu leur durabilité, de même que des résistances à certaines maladies parasitaires, comme la trypanosomiase, transmise par la mouche tsé-tsé et endémique dans toute la région. Or de nos jours, cette durabilité est menacée par l’érosion inquiétante de la diversité des races locales, de plus en plus évincées par des races introduites pour leur plus forte productivité en lait et viande.

Au Sénégal, AVSF soutient des organisations d’éleveurs pour mieux valoriser le bétail ruminant endémique (la race Ndama par exemple) et démontrer sa compétitivité tant sur les marchés que pour la résilience des populations face à des chocs climatiques ou économiques. Race de petit format, possédant une bonne fécondité, sa vitesse de croissance et sa conformation satisfaisantes lui confèrent des qualités bouchères indéniables. Cette valorisation se fait à travers l’organisation de concours, d’expositions et de foires spécifiques à ces espèces et races.

À travers ses nombreux projets AVSF agit auprès des paysans du Sud depuis 40 ans pour préserver et reconquérir la biodiversité cultivée et animale et assurer ainsi leur sécurité alimentaire ainsi que celle des populations urbaines qu’ils nourrissent.

DÉCOUVRIR D’AUTRES ACTIONS TERRAINS

Lire notre dossier de fond

(Merci a Kiki Chauvin, le reporter de CPNN pour cet article.)

Haïti-Rép. Dom. : « Pour une culture de la paix au niveau binational », thème de la 8e édition (2019) de la semaine de la diaspora

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de Alterpresse

 La 8e édition de la semaine de la diaspora se déroulera, du lundi 22 au dimanche 28 avril 2019, en République Dominicaine, autour du thème « Pour une culture de la paix au niveau binational », indique à AlterRadio Edwin Paraison, directeur exécutif de la Fondation Zile.

Les activités débuteront, dans l’après-midi de ce lundi 22 avril 2019, en présence de représentantes et représentants des autorités haïtiennes et dominicaines, entre autres.

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(cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

Question related to this article:

 

Solidarity across national borders, What are some good examples?>

(. . . suite)

Il est prévu, le mardi 23 avril 2019, une exposition artisanale en plein cœur touristique de Santo Domingo.

La remise des prix ‘’diaspora’’, l’organisation d’un match de baseball à San Pedro de Macoris (Est de la République Dominicaine), entre une équipe haïtienne et une autre dominicaine, et la tenue d’une cérémonie œcuménique sont parmi les activités annoncées.

L’université « Acción pro educación y cultura » (Apec) accueillera les activités académiques, avec deux conférences sur le tourisme binational et les relations haitiano-dominicaines, ainsi qu’un atelier de coaching, de motivation personnelle et de leadership communautaire, rapporte le site Espacinsular.

La 8e édition de la semaine de la diaspora ambitionne de renforcer les liens entre les deux peuples et de promouvoir les échanges culturels, touristiques et commerciaux sur l’île d’Haïti.

Le 20 avril est la date, retenue en Haïti pour marquer la journée nationale de la diaspora.

7ème Foire d’Initiatives Nonviolentes à Quito, Equateur

. PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE .

Un article et un album photo par Walker Vizcarra dans Pressenza (reproduit selon un Creative Commons Attribution 4.0 International license)

Latest Discussion


Can festivals help create peace at the community level?

Plus de 15 organisations qui développent des activités, des projets et des initiatives dans le cadre de la nonviolence active, de la construction d’une culture de la paix, de la non-discrimination et du respect de la diversité se sont réunies sur le boulevard des Nations Unies dans la ville de Quito, le samedi 27 octobre dernier pour la 7ème Foire des Initiatives Nonviolentes, qui est une des activités emblématiques réalisées dans ce que l’on appelle l’Octobre Nonviolent.

Octobre NonViolent  a réuni des collectifs et des organisations de 14 villes qui ont lancé plus de 100 initiatives entre la dernière semaine de septembre et tout le mois d’octobre qui s’est terminé il y a quelques jours.

Cliquez ici pour l’album photo.

(Cliquez ici pour la version anglais de cet article ou ici pour la version espagnole.