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Dr David Adams is the coordinator of the Culture of Peace News Network. He retired in 2001 from UNESCO where he was the Director of the Unit for the International Year for the Culture of Peace, proclaimed for the Year 2000 by the United Nations General Assembly.

La Via Campesina appelle les États à sortir de l’OMC et à créer un nouveau cadre basé sur la souveraineté alimentaire

. . DEVELOPPEMENT DURABLE . .

Un communiqué de presse le 15 juin 2022 de Via Campesina

La Via Campesina, le mouvement paysan mondial représentant les voix de plus de 200 millions de petit·es paysan·nes d’Asie, d’Afrique, d’Europe et des Amériques, a été mobilisé toute cette semaine contre l’OMC. La crise alimentaire qui frappe le monde aujourd’hui est une preuve supplémentaire que le libre-échange – loin d’apporter la sécurité alimentaire – affame les peuples.

L’Organisation mondiale du commerce a une fois de plus échoué à proposer une solution permanente quant aux stocks publics à des fins de sécurité alimentaire. Depuis plus de huit ans, les pays riches bloquent les propositions concrètes des membres africains et asiatiques du G33 à cet égard.

Jeongyeol Kim, de l’Association Coréenne des Femmes Paysannes et membre du Comité de coordination international (CCI) de La Via Campesina, remarque que :

« Le libre-échange affame. Après 27 ans sous le règne de l’OMC, cette conclusion est sans appel. Il est temps de sortir l’agriculture de tous les accords de libre-échange. La pandémie, ainsi que l’impact et les perturbations induites par la guerre ont montré clairement que nous avons besoin d’un système de gouvernance alimentaire local et national basé sur les personnes, et non sur les agro-industries. Un système qui soit construit sur des principes de solidarité et de coopération plutôt que sur la concurrence, la coercition et les agendas géopolitiques. »

Burry Tunkara, de l’Organisation gambienne des petit·es paysan·nes, des pêcheur·euses et des forestier·ères et une des principales jeunes leaders de La Via Campesina, fait écho à ce même sentiment dans ce témoignage :

« L’OMC ne défend que les riches et leurs intérêts commerciaux. Il s’agit d’un outil du néo-colonialisme. Elle sert seulement les intérêts des multinationales pour trouver de nouveaux marchés et une main-d’œuvre moins chère. Il est temps de mettre un terme cela ! »

L’agenda socio-économique des pays les plus pauvres et à faible revenu n’est pas la priorité de l’OMC. La preuve : son incapacité à fournir un mécanisme de sauvegarde contre le « dumping » des pays riches et son approche des subventions à la pêche au détriment des petit·es pécheur·euses. Il ne sert à rien d’essayer de réformer une institution construite pour favoriser les intérêts commerciaux d’une poignée d’entreprises multinationales.

Perla Álvarez du Paraguay, et membre de la Coordination Latino-Américaine de La Via Campesina (CLOC) a déclaré qu’un changement systémique est urgent et nécessaire :

« La crise alimentaire mondiale est un moment de vérité pour nous. Il n’y a pas de place pour l’approche “business as usual”. Nous présentons des propositions à court et à long terme qui peuvent changer radicalement la façon dont le commerce affecte les communautés paysannes à travers le monde. »

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour une version anglaise de cet article. ou ici pour une version espagnole.)

Questions for this article:
 
What is the relation between movements for food sovereignty and the global movement for a culture of peace?

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Aujourd’hui, le 15 juin, depuis Genève, alors que la Conférence ministérielle de l’OMC a une nouvelle fois trahi les attentes des populations les plus touchées par la crise alimentaire, nous, La Via Campesina, partageons nos propositions.

La Via Campesina appelle tous les gouvernements nationaux à reconstituer des stocks publics et à soutenir la création de réserves alimentaires au niveau communautaire avec des produits locaux issus de pratiques agroécologiques. Il a également appelé tous les gouvernements à mettre en place une législation anti-dumping, nécessaire pour empêcher les exportateurs de détruire les marchés locaux.

Yudhvir Singh de l’Union Bhartiya Kisan, qui fait partie des syndicats qui ont formé le fer de lance de la mobilisation historique des paysan·nes indien·nes en 2021, présente l’expérience de son pays avec les stocks publics alimentaires :

« Les paysan·nes ont besoin de politiques publiques fortes comme le prix minimum et le stock public pour continuer à vivre décemment en produisant des aliments. Les attaques de l’OMC contre notre modèle de régulation des marchés sont extrêmement dangereuses. Le G33 doit continuer à résister et à construire sur la base des aspirations et des espoirs des petit·es producteur·trices. »

La Via Campesina a demandé une suspension immédiate de toutes les règles existantes de l’OMC qui empêchent les pays de développer des stocks publics alimentaires et de réguler le marché et les prix. Les gouvernements doivent avoir le droit d’utiliser des critères choisis par eux-mêmes pour protéger et promouvoir leur souveraineté alimentaire. Chaque pays doit pouvoir développer sa propre politique agricole et alimentaire et protéger les intérêts de ses paysan·nes, sans nuire aux autres pays. L’utilisation de produits agricoles pour les agro-carburants doit être interdite. La Via Campesina a également appelé à stopper la spéculation.

« La réforme agraire est nécessaire pour construire la souveraineté alimentaire », a ajouté Zainal Arifin Fuat de Serikat Petani Indonesia et membre du Comité de Coordination International de LVC.

« Les gouvernements doivent mettre fin à l’accaparement de l’eau, des semences et des terres par les sociétés transnationales et garantir aux petit.es producteur·trices des droits équitables sur les biens communs. »

Nous, La Via Campesina, insistons pour que, dans le cadre de la pandémie et de la crise mondiale de l’approvisionnement, les gouvernements donnent la priorité aux marchés locaux.

Morgan Ody, paysanne en Bretagne, France, et coordinatrice générale de La Via Campesina, a déclaré au nom du mouvement paysan mondial :

« L’Organisation mondiale du commerce est un projet qui a échoué. Notre mouvement paysan mondial appelle tous les États, en particulier ceux du Sud, à quitter l’OMC immédiatement. Il faut créer un nouveau cadre international pour l’agriculture et le commerce fondé sur la souveraineté alimentaire. C’est seulement ainsi que nous pourrons défendre les intérêts des petits producteurs alimentaires. »

Pour toute question, écrivez à press@viacampesina.org

Note de l’éditeur : La Via Campesina compte parmi ses membres 181 organisations paysannes dans plus de 80 pays. Le réseau paysan mondial et ses alliés ont mené les négociations à l’ONU pendant 17 ans, ce qui a conduit les Nations Unies à adopter la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Paysans et Autres Personnes Travaillant dans les Zones Rurales (UNDROP) en 2018.

Vienne: Une Alliance Forte pour le Succès de la Première Réunion du Traité sur L’interdiction des Armes Nucléaires

DESARMAMENT & SECURITE .

Un article de ICAN France (licensed under a Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike 4.0 International License)

Les États signataires du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) se sont réunis du 21 au 23 juin à l’ONU, Vienne, pour la première réunion de mise en œuvre de cette nouvelle norme juridique internationale. Un plan d’action et une déclaration « Notre engagement en faveur d’un monde exempt d’armes nucléaires » très fermes ont été adoptés ; créant une alliance mondiale, basée sur le TIAN, pour faire reculer les menaces nucléaires inacceptables et illégales et les risques de guerre nucléaire. La France, elle, a refusé le dialogue multilatéral en brillant par son absence, dans un contexte d’insécurité internationale renforcée

Comparée à de nombreux autres documents finaux de l’ONU, la Déclaration est claire dans la présentation de son objectif final : « Nous n’aurons de cesse tant que le dernier État n’ait adhéré au Traité, que la dernière ogive n’ait été démantelée et détruite et que les armes nucléaires n’aient totalement disparu de la Terre.» La Déclaration exprime également son inquiétude et sa consternation « face aux menaces d’utilisation d’armes nucléaires et à la rhétorique nucléaire de plus en plus stridente ». Les États parties « condamnent sans équivoque toutes les menaces nucléaires, qu’elles soient explicites ou implicites et quelles que soient les circonstances ».

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(Cliquez ici pour une article en anglais.)

Question for this article:

Can we abolish all nuclear weapons?

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Le plan d’action fournit lui une voie claire pour une action collective contre les armes nucléaires. Loin d’être un simple document qui donne un souffle positif, il s’agit d’une feuille de route conçue par les États parties en partenariat avec les survivants, les communautés touchées, la société civile et les organisations internationales, qui consiste en des mesures pratiques pour mettre en œuvre le TIAN. Ces actions comprennent le lancement d’un fonds d’affectation spéciale destiné à soutenir les personnes ayant souffert de l’impact des explosions nucléaires, la création d’un conseil consultatif scientifique, la fixation d’un délai de dix ans pour la destruction des armes nucléaires, l’adhésion d’autres pays au TIAN.

Cette première Réunion du TIAN a démontré que ce traité est bien plus qu’un simple document. Les États parties, en partenariat avec les survivants, les communautés touchées, la société civile et les organisations internationales, ont travaillé ensemble ces trois derniers jours pour convenir d’un large éventail d’actions spécifiques et pratiques pour faire progresser chaque aspect de la mise en œuvre de ce traité crucial. « Nous avons l’interdiction et nous avons un plan » a indiqué Beatrice Fihn, Directrice Exécutive de ICAN Internationale

Pour Jean-Marie COLLIN, expert et co. porte-parole de ICAN France, « Il est remarquable de voir des États se réunir à l’ONU pour travailler ensemble et de bonne foi face à une menace globale. Le TIAN est un traité global de désarmement, un traité humanitaire et un traité qui porte assistance aux victimes. Il est désormais ancré fortement dans le droit international pour renforcer notre sécurité à tous. Les déclarations et le plan d’action reflètent cette volonté de travailler – et ce sans nier les difficultés – jusqu’à ce que la dernière ogive ait été démantelée et disparue de notre planète. L’absence de la diplomatie française à cette première réunion du Traité est une faute grave de la Ministre des Affaires étrangères Catherine Colonna. Notre Campagne appelle désormais les parlementaires à porter le TIAN au cœur de leur Assemblée » 

ICAN France appelle les parlementaires à soutenir le TIAN en signant l’Appel parlementaire, les maires à signer l’Appel des Maires  et chaque citoyen à agir dans notre Campagne, pour faire changer la posture de la France et être au siège des Nations unies à New York du 27 novembre au 1er décembre 2023 pour la Seconde Réunion du Traité sur l’Interdiction des armes nucléaires.

 Déclaration des parlementaires à la première réunion des États parties au TIAN

France: Le collectif Bourgogne Franche-Comté pour l’abolition des armes nucléaires

DESARMAMENT & SECURITE .

Communiqué de presse n° 29 – 16 juin 2022 recu à CPNN de L’Institut de recherche sur la Résolution Non-violente des Conflits

La France doit être observatrice à la réunion de l’ONU à Vienne du 21 au 23 juin 2022

Manifestation à Dijon et entretien à la Préfecture de région

Le 16 juin 2022 à 12 h 30, 13 lanceurs d’alerte du ‘Collectif Bourgogne Franche-Comté pour l’abolition des armes nucléaires’ ont déployé sur la place Darcy à Dijon des banderoles demandant que la France ne boude pas le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN). Une délégation a rencontré un représentant du Préfet à ce sujet à 14 h.

Les armes nucléaires ne laissent personne en sécurité. Elles n’empêchent pas la guerre conven- tionnelle, comme le montre l’actualité, mais elles protègent l’agresseur. Elles ne sont qu’un instrument de terreur au détriment des populations et détournent des sommes astronomiques qui devraient être consa- crées, notamment, à la lutte contre le changement climatique. Elles sont inefficaces, dangereuses, illé- gales, antidémocratiques, démobilisatrices, immorales et ruineuses.

Le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) a été adopté par une majorité des États (122) à l’ONU le 7 juillet 2017. C’est le seul traité qui interdit juridiquement les armes nucléaires. Il est entré en vigueur le 22 janvier 2021, venant notamment compléter d’autres instruments, comme le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

L’ONU va accueillir du 21 au 23 juin 2022 à Vienne la première réunion des États Parties au TIAN avec notamment des partenaires européens comme l’Allemagne, l’Autriche, la Finlande, l’Irlande, Malte, la Norvège, la Suisse, la Suède. Certains prennent part à ce processus en qualité d’observateur.

La Campagne ICAN France, conduite par de très nombreuses organisations, demande au Prési- dent de la République de ne pas isoler notre pays d’un processus multilatéral porté par l’ONU, en partici- pant en qualité d’observateur, à la première réunion des États Parties au TIAN.

La France qui ne cesse, quel que soit son gouvernement, de dire qu’elle est un État responsable, n’a pas le droit de s’isoler de la scène internationale et européenne. Elle n’a pas le droit de refuser le dia- logue en vue d’agir pour notre sécurité humaine et environnementale face aux arsenaux nucléaires qui nous menacent en permanence ; elle doit être présente comme État observateur à la première réunion du TIAN. Peut-on imaginer un seul instant que la France laisse son siège vide lors de cette réunion de l’ONU, se rangeant ainsi aux côtés d’absents tels que les puissances autoritaires ou dictatoriales (Russie, Chine, Corée du Nord) ?

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(Cliquez ici pour la version anglaise de cet article.)

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Can we abolish all nuclear weapons?

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Une action près de Valduc

Le même jour à 17 h à Moloy, près du site du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) de Valduc qui assure la maintenance et la modernisation des 290 armes nucléaires françaises, les lanceurs d’alerte ont déployé des banderoles. Ils appellent


- au respect par la France de l’art. 6 du Traité de non-prolifération (TNP) auquel elle a adhéré en 1992 et dont elle viole l’esprit et la lettre, alors qu’elle demande aux autres États de respecter le droit inter- national,


- à l’adhésion de la France au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN),


- et à la reconversion à des activités pacifiques des sites CEA-DAM, dont celui de Valduc.

Des actions à Paris, Londres, Berlin, Barcelone, Turin et Faslane

Entre le 16 juin et le 18 juin, des actions ont été ou seront menées à Paris à l’occasion de la prochaine réunion de Vienne, mais aussi à Londres, Berlin, Barcelone, Turin et devant la base de Faslane (Écosse) qui abrite les sous-marins nucléaires britanniques, afin que les pays d’Europe soutiennent la dynamique du TIAN.

Comment les citoyens peuvent-ils soutenir le TIAN ?

– Lisez et diffusez la tribune de 56 parlementaires français dans Le Monde du 18 juin, demandant que la France soit observatrice à la réunion des États parties au TIAN à Vienne

– Écrivez à votre Maire, afin que votre commune signe l’Appel des villes d’ICAN pour le désarmement nucléaire, à votre Député et Sénateur pour que la France adhère au TIAN.

– Questionnez votre banque sur son financement de la bombe atomique en participant à la campagne d’action sur ce thème.

– Intéressez-vous aux armes nucléaires, aux questions de sécurité internationale et aux alternatives de défense de la démocratie.

– Participez aux vigies citoyennes, notamment à Bordeaux du 6 au 9 août 2022.

Les vigies et actions non-violentes menées par le ‘Collectif Bourgogne Franche Comté pour l’abolition des armes nucléaires’ s’inscrivent dans le cadre d’ ICAN, ‘Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires’ (International Campaign to Abolish Nuclear Weapons), prix Nobel de la paix 2017, et dans la suite des précédentes victoires de l’ONU : interdiction des armes biologiques (1972), des armes chimiques (1993), des mines antipersonnel (1997), et des bombes à sous-munitions (2008).

Regardez la vidéo « Le début de la fin des armes nucléaires ».
Découvrez l’historique avec photos des actions à Dijon et Valduc depuis 2014.
Informez autour de vous sur les sept vices de la dissuasion nucléaire.
Lisez l’étude sur les déchets nucléaires militaires français.

Le collectif Bourgogne Franche-Comté pour l’abolition des armes nucléaires http://abolitiondesarmesnucleaires.org – abolitiondesarmesnucleaires@orange.fr – 06 14 24 86 96 ■

Algérie: 19e édition des Jeux méditerranéens

. PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE . .

Un article de L’Expression

«La 19e édition des Jeux méditerranéens mettra en relief le rôle du sport dans la promotion des droits de l’homme et de la culture de la paix»

Le Conseil national des droits de l’homme et le Centre de recherches anthropologiques, sociales et culturelles viennent de ratifier un mémorandum d’entente, dont le contenu porte sur le partenariat, l’échange des activités et la coopération dans le domaine de la recherche scientifique. Ce mémorandum constitue l’aboutissement de la rencontre ayant réuni dans la journée de mardi les participants à une journée d’étude axée sur «le renforcement des droits de l’homme à travers le sport et les idéaux olympiques, au service du développement et de la paix».


Simultanément, le Conseil national des droits de l’homme et le commissariat des Jeux méditerranéens ont tenu une rencontre dont les travaux ont été focalisés autour de «l’importance du sport dans la vulgarisation de la paix et des droits de l’homme».

Les intervenants ont été unanimes à souligner que «la 19e édition des Jeux méditerranéens mettra en relief le rôle du sport dans la promotion des droits de l’homme et de la culture de la paix».

(Cliquez ici pour une traduction en anglais )

Latest Discussion

How can sports promote peace?

Dans son intervention à l’occasion de cette rencontre organisée par le Conseil national des droits de l’homme et le commissariat des Jeux méditerranéens, la secrétaire générale du Comité d’organisation de cet événement, Nawel Benghaffour, a indiqué que «les 19es JM d’Oran mettront particulièrement en relief l’utilisation du sport comme outil de promotion des droits de l’homme et la consécration de la culture de la paix, du dialogue, de la réconciliation et du développement durable», soulignant qu’«en plus du programme sportif, l’édition d’Oran, qui débutera le 25 juin en cours, comprend d’autres activités à dimensions économiques, environnementales, récréatives et culturelles». «Elles mettent en valeur le patrimoine culturel d’Oran en particulier et l’Algérie en général», a expliqué l’intervenante.

Le président du Conseil national des droits de l’homme, Abdelmadjid Zaâlani, a, de son côté souligné que «le sport rassemble les gens, crée des amitiés et des connaissances et permet de réduire les conflits à travers le monde», tout en mettant en exergue l’importance de l’édition d’Oran et son rôle dans la réalisation de ces objectifs».

S’exprimant, lui aussi, à l’ouverture de la rencontre, le commissaire des Jeux méditerranéens d’Oran, Mohamed Aziz Derouaz, s’était penché «sur la relation entre le sport et les droits de l’homme», citant «le rôle du sport dans la lutte contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud, où les athlètes du monde ont boycotté la participation aux activités sportives initiées par ce régime». Il a également souligné que «le sport est un droit humain», relevant qu’«en Algérie le sport se pratique à tous les âges, par les hommes et les femmes sans distinction aucune et dans toutes les disciplines».

Cette rencontre a servi de tribune pour honorer d’anciens sportifs, comme la championne en escrime Zahra Kamir et Mustapha Doubala, l’ancien joueur de l’Équipe nationale de handball, ainsi que le club de sport amateur «El-Hikma» d’Oran de volley-ball assis pour les personnes aux besoins spécifiques.

Les travaux de cette journée d’études, domiciliée au Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle d’Oran (Crasc), a été rehaussée par la présence d’étudiants universitaires et de sportifs.

Des conférences ont été animées sur le rôle des valeurs olympiques dans la promotion des droits de l’homme, de la paix et la réalisation des objectifs de développement durable.

Europe: Les maires et les dirigeants locaux jouent un rôle clé dans la promotion de l’interdiction des armes nucléaires

DESARMAMENT & SECURITE .

Un article de L’Association Française des Communes, Départements et Régions pour la Paix

Le webinaire organisé le 25 mai par la section européenne de Maires pour la Paix a exposé les contributions essentielles des collectivités locales pour la promotion du Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires (TIAN).

Des dirigeants locaux de toute l’Europe ont présenté leurs initiatives de plaidoyer et de coopération en la matière. Le municipalisme de paix et les réseaux de la société civile peuvent contribuer à mobiliser davantage de pays en faveur du TIAN et de l’approche humanitaire, fer de lance de l’interdiction des armes nucléaires.

Face à l’escalade continue des menaces nucléaires, ainsi qu’aux impacts de l’invasion russe en Ukraine, les collectivités locales ont exprimé leur solidarité avec les villes ukrainiennes  (article en anglais) et ont appelé à une vision à long terme de la sécurité internationale qui dépasse la dissuasion nucléaire.

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(Cliquez ici pour la version anglaise de cet article.)

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Can we abolish all nuclear weapons?

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Les participants au webinaire ont convenu d’assurer une contribution significative à la prochaine réunion des États parties au TIAN  (article en anglais), qui se tiendra à Vienne du 21 au 23 juin prochain. Cette conférence internationale apportera un suivi crucial à l’agenda du désarmement nucléaire.

Retrouvez le résumé des discussions de l’événement en français ici

Le webinaire a été organisé par la section européenne de Maires pour la Paix en partenariat avec les organisations suivantes :
* Maires pour la Paix
* Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires – ICAN
* Autorités locales dénucléarisées – NFLA
* Cités et Gouvernements Locaux Unis – CGLU

Des représentants de six collectivités locales à travers l’Europe ont pris la parole au cours de l’événement, notamment : David Blackburn, conseiller municipal de Leeds (Royaume-Uni) ; Thomas Hermann, maire adjoint de Hanovre (Allemagne) ; Philippe Rio, maire de Grigny (France) ; Marianne Borgen, maire d’Oslo (Norvège) ; Roberto Cammarata, président du conseil municipal de Brescia (Italie) et Álvaro Ferrer, maire adjoint de Granollers (Catalogne, Espagne).

D’autres intervenants de haut niveau ont rejoint le webinaire pour représenter les principaux partenaires de la section européenne, notamment : Takashi Koizumi, secrétaire général de Maires pour la Paix ; David Kmentt, président désigné de la réunion 1MSP et diplomate autrichien ; Beatrice Fihn, directrice exécutive de ICAN ; Emilia Sáiz, secrétaire générale de CGLU.

Gabon : Formation pour préparer le projet “Les Jeunes Tisserands de la Paix”

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Spécial pour CPNN par Jerry Bibang

(Note de l’éditeur : il y a deux mois, CPNN a publié un article sur le lancement du projet “Les Jeunes Tisserands de la Paix” au Gabon, dans le cadre d’un projet dans les régions transfrontalières avec le Cameroun et le Tchad. Le projet est mis en œuvre par l’Unesco, en partenariat avec l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC). Cet article fait le point sur l’initiative.)

Le réseau panafricain des jeunes pour la culture de la paix, section Gabon (PAYNCoP Gabon) a récemment pris part à l’atelier de formation des formateurs dans le cadre du projet “Les Jeunes Tisserands de la Paix.” C’est la ville d’Oyem, dans la province du Woleu-Ntem, au nord du pays, qui a abrité cet atelier de formation des formateurs du 30 mai au 04 juin 2022.  

La rencontre qui a réuni une dizaine de participants, issus de l’administration publique, des organisations de la société civile et des experts des Nations-Unies a permis de renforcer les capacités des acteurs cibles sur des thèmes multiples et variés, notamment la culture de la paix, l’inclusion sociale, les Droits humains, les violences basées sur le genre (VBG), la lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent, la traite des personnes et le trafic des migrants …

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(cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

Question related to this article:

 

Solidarity across national borders, What are some good examples?>

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Au-delà des connaissances théoriques, la formation a été l’occasion pour les participants de mieux s’outiller sur des aptitudes et compétences nécessaires à la formation des adultes.

« Au sortir de ces six jours d’intense travaux, nous sommes résolument aptes à nous déployer pour la formation des futurs tisserands de la paix » a déclaré Jerry Bibang, au nom des participants à la formation.

« Le Réseau panafricain des jeunes pour la culture de la paix (PAYNCoP) en tant que partenaire de mise en œuvre de cette initiative se satisfait du début effectif de ces formations au Gabon et reste tout à fait optimiste pour la suite des activités » a-t-il ajouté.

Le projet “Les Jeunes, Tisserands de la Paix” dans les régions transfrontalières du Gabon, Cameroun et Tchad vise essentiellement de former et déployer 1800 jeunes pour la promotion de la culture de la paix dans les trois pays concernés, notamment dans les villes frontalières de ces trois pays.

Au Gabon, c’est 250 jeunes qui sont concernés dans la province du Woleu-Ntem, notamment à Oyem, Bitam, Meyo-Kye et Minvoul.

En marge du déploiement des jeunes pour la promotion de la culture de la paix, le projet prévoit également la création et l’appui d’une dizaine d’entreprise sociale à base communautaire afin d’aider les jeunes à s’autonomiser financièrement et de lutter contre le chômage qui constitue une véritable menace à la paix.

Bulletin français 1 juin 2022

UN MOUVEMENT MONDIAL DE JEUNESSE ?

Voyons-nous l’aube d’un mouvement mondial de jeunesse pour la paix et le développement durable ?

Si l’Australie est un exemple, la réponse peut être positive.

En Australie, le paysage politique a radicalement changé lors des récentes élections qui ont vu les jeunes voter en nombre record pour s’attaquer aux problèmes qui les préoccupent le plus : le changement climatique, les difficultés à se loger et la hausse du coût de la vie. Le « greenslide » électoral a été fait principalement de victoires pour les sièges qui ont la plus forte population de jeunes.

Dans d’autres pays du monde, c’est la nouvelle génération qui a pris la tête du changement social.

Au Chili, le jeune président Gabriel Boric a remporté les urnes en décembre avec un soutien populaire historique qui dépasse même ce que les propres partisans du candidat auraient pu imaginer. En ce sens, une variable importante pour la victoire a sans aucun doute été la participation des jeunes. La jeunesse de Gabriel et de l’équipe qui l’a accompagné dans sa campagne a été un grand atout face à une société fatiguée des mêmes vieux visages, où les jeunes avaient été délaissés. Son mouvement représente non seulement un changement politique, mais aussi un changement générationnel ; il ne fait aucun doute qu’il accompagne un processus qui a été éssentiellement soulevé ces derniers temps par les jeunes.

Au Brésil, une armée de volontaires, en quelques semaines seulement, a enregistré des centaines de milliers de primo-votants. Leur campagne nationale vise l’apathie des jeunes électeurs – et pourrait contribuer à renforcer un avantage glissant pour l’ancien président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva alors qu’il cherche à renverser le président d’extrême droite Jair Bolsonaro lors des élections d’octobre. “Personne n’aime Bolsonaro”, a déclaré Evelyn Santana, 17 ans, peu de temps après avoir enregistré ses coordonnées à voter. “Parmi mes amis, la plupart des gens vont voter pour (Lula). Ils veulent que Bolsonaro disparaisse.” Les sondages montrent que la tendance se maintient à l’échelle nationale. Plus de la moitié des jeunes âgés de 15 à 24 ans préfèrent Lula, selon une enquête du sondeur Datafolha, tandis que moins de 25 % de ce groupe d’âge soutiennent Bolsonaro.

En Colombie, la candidature de Gustavo Petro passe au second tour avec le soutien, avant tout, de la jeunesse colombienne, qui réclame des changements et une amélioration des conditions de vie. En fait, cette demande a été criée pendant des mois l’année dernière dans les rues de Colombie, lors d’une grève nationale sans précédent. Les jeunes sont un groupe démographique clé pour Gustavo Petro, qui bénéficie d’un soutien de près de 50 % parmi les électeurs de ce groupe d’âge. Le second tour des élections aura lieu le 19 juin.

En France, les jeunes électeurs sont la clé des possibilités des partis politiques de gauche, réunis au sein d’une coalition baptisée NUPES (Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale) pour accéder au pouvoir à l’Assemblée nationale lors des élections prévues les 12 et 19 juin. Dans ce contexte, une publicité considérable a été donnée à un discours prononcé lors de la prestigieuse cérémonie de remise des diplômes d’AgroParisTech le 10 mai, dans lequel huit étudiants ont déclaré refuser d’effectuer des « travaux destructeurs » et ont appelé leurs camarades à rejoindre les luttes écologiques et à travailler de leurs mains.

Aux États-Unis, ce sont les étudiants qui ont pris l’initiative de répondre aux massacres continus dans les écoles en exigeant que les armes militaires soient interdites à la vente. Bien que le président Biden ait déclaré qu’il fallait faire quelque chose, le Congrès américain continue d’être dominé par le lobby des armes à feu. “Les législateurs doivent garder à l’esprit que si nous ne pouvons pas voter maintenant, ils doivent écouter car nous pourrons éventuellement voter”, a déclaré Maddie Ahmadi, membre du conseil consultatif de Students Demand Action, âgée de 17 ans. “Et s’ils ne nous écoutent pas et qu’ils n’adoptent pas une législation de bon sens sur les armes à feu, nous allons les rejeter.”

Et en Russie, où le président Poutine et la législature de la Douma poussent à la guerre en Ukraine et répriment toute expression d’opposition, les jeunes sont la seule partie de la population qui est contre la guerre. Dans le sondage réalisé début mars , seuls 29 % des jeunes de 18 à 24 ans soutenaient la guerre, alors qu’elle était soutenue par 60 % de la population générale. Le temps nous dira si leur opposition peut aider à mettre fin à la guerre.

Malgré toutes les mauvaises nouvelles (guerre en Ukraine, changement climatique, famine mondiale, guerres de l’information, migrations massives) et les sombres pronostics (crash du dollar, chute de Poutine, guerre civile aux États-Unis, danger de troisième guerre mondiale), pouvons-nous encore rêver de la terre promise de la paix ? Nous ne pouvons qu’espérer que la nouvelle génération fournira le leadership nécessaire pour survivre à cette période périlleuse de l’histoire et nous guidera vers une culture de la paix.

DISARMAMENT ET SECURITÉ

disarm-us

‘We Refuse to Go On Like This’: US Students Walk Out to Demand Gun Control

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

tol

Palestine: Tears and hope from the last few days

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

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Women of the World Call for Peace

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

info

World Social Forum 2022 Declaration: Building together a common agenda for another urgent and necessary world

DÉVELOPPEMENT DURABLE

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France : « Désertons » : des jeunes ingénieurs appellent à refuser les « jobs destructeurs »

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

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The Boric effect on Chilean youth

DROITS DE L’HOMME

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‘It’s a Fight They’ll Get’: Defenders of Abortion Rights March throughout the United States

ÉDUCATION POUR LA PAIX

ed

Ecuador: Hip-hop and urban art are reaffirmed as a ‘culture of peace’ at a festival in Garza Roja

France : « Désertons » : des jeunes ingénieurs appellent à refuser les « jobs destructeurs »

. . DEVELOPPEMENT DURABLE . .

Un article de Reporterre

Lors d’un discours prononcé à la cérémonie de remise des diplômes d’AgroParisTech, le 10 mai, huit étudiants disent refuser d’exercer des « jobs destructeurs » et appellent leurs camarades à rejoindre les luttes écolos et à travailler de leurs mains.

Le grand écran lumineux annonçait le discours de fin d’année d’une jeune diplômée. Mais à la tribune, elles et ils sont arrivés à huit. À tour de rôle, ils ont décrit le rôle que joue leur formation et leur métier dans la catastrophe écologique et sociale et appelé leurs collègues à « bifurquer maintenant ».


Une image de la vidéo de leurs discours
(Cliquez sur l’image pour voir le video)

Les diplômés de 2022 sont aujourd’hui réunis une dernière fois après trois ou quatre années à AgroParisTech. Nous sommes plusieurs à ne pas vouloir faire mine d’être fières et méritantes d’obtenir ce diplôme à l’issue d’une formation qui pousse globalement à participer aux ravages sociaux et écologiques en cours.

Nous ne nous considérons pas comme « les talents d’une planète soutenable ».

Nous ne voyons pas les ravages écologiques et sociaux comme des « enjeux » ou des « défis » auxquels nous devrions trouver des solutions en tant qu’ingénieurs.

Nous ne croyons pas que nous avons besoin de « toutes les agricultures ». Nous voyons plutôt que l’agro-industrie mène une guerre au vivant et à la paysannerie partout sur Terre.

Nous ne voyons pas les sciences et techniques comme neutres et apolitiques.

Nous pensons que l’innovation technologique ou les start-up ne sauveront rien d’autre que le capitalisme.

Nous ne croyons ni au « développement durable », ni à la « croissance verte », ni à la « transition écologique », une expression qui sous-entend que la société pourra devenir soutenable sans qu’on se débarrasse de l’ordre social dominant.

AgroParisTech forme chaque année des centaines d’élèves à travailler pour l’industrie de diverses manières : trafiquer en labo des plantes pour des multinationales qui renforcent l’asservissement des agricultrices et des agriculteurs ; concevoir des plats préparés et ensuite des chimiothérapies pour soigner les maladies causées ; inventer des labels bonne-conscience pour permettre aux cadres de se croire héroïques en mangeant mieux que les autres ; développer des « énergies vertes » qui permettent d’accélérer la numérisation de la société tout en polluant et en exploitant à l’autre bout du monde ; pondre des rapports RSE [responsabilité sociétale des entreprises] d’autant plus longs et délirants que les crimes qu’ils masquent sont scandaleux ; ou encore compter des grenouilles et des papillons pour que les bétonneurs puissent les faire disparaître légalement.

« Nous nous adressons à celles et ceux qui doutent »
Ces jobs sont destructeurs, et les choisir, c’est nuire… en servant les intérêts de quelques-uns.

C’est pourtant ces débouchés qui nous ont été présentés tout au long de notre cursus à AgroParisTech. En revanche, on ne nous a jamais parlé des diplômés qui considèrent que ces métiers font davantage partie des problèmes que des solutions et qui ont choisi de déserter.

Nous nous adressons à celles et ceux qui doutent. Que ce doute soit quotidien — ou fugitif.

À vous, qui avez accepté un boulot parce qu’« il faut bien une première expérience ».

À vous, dont les proches travaillent à perpétuer le système, et qui sentez le poids de leur regard sur vos choix professionnels.

À vous, qui, assises derrière un bureau, regardez par la fenêtre en rêvant d’espace et de liberté.

À vous qui prenez le TGV tous les week-ends en quête d’un bien-être jamais trouvé.

À vous qui sentez un malaise monter sans pouvoir le nommer, qui trouvez souvent que ce monde est fou, qui avez envie de faire quelque chose mais ne savez pas trop quoi, ou qui espériez « changer les choses de l’intérieur » et n’y croyez déjà plus.

Nous voulions vous dire que vous n’êtes pas les seuls à trouver qu’il y a quelque chose qui cloche. Car il y a vraiment quelque chose qui cloche.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour une version anglaise de cet article..)

Questions for this article:
 
Despite the vested interests of companies and governments, Can we make progress toward sustainable development?

Are we seeing the dawn of a global youth movement?

(. . . suite)

Nous aussi, nous avons douté, et nous doutons parfois encore.

Et nous refusons de servir ce système, nous avons décidé de chercher d’autres voies, de construire nos propres chemins.

Comment est-ce que ça a commencé ?

Nous avons rencontré des personnes qui luttaient, et nous les avons suivies sur leurs terrains de lutte. Ils nous ont fait voir l’envers des projets que nous aurions pu mener en tant qu’ingénieurs. Je pense à Christina et Emmanuel qui voient le béton couler sur leurs terres du plateau de Saclay. Je pense à ce trou desséché, une compensation bien dérisoire à une mare pleine de tritons. Ou encore à Nico qui voit de sa tour d’immeuble les jardins populaires de son enfance rasés pour la construction d’un écoquartier.

Ici et là, nous avons rencontré des personnes qui expérimentent d’autres modes de vie, qui se réapproprient des savoirs et des savoir-faire pour ne plus dépendre des monopoles d’industries polluantes.

Des personnes qui comprennent leur territoire pour vivre de lui sans l’épuiser. Qui luttent activement contre des projets nuisibles. Qui pratiquent au quotidien une écologie populaire, décoloniale et féministe. Qui retrouvent le temps de vivre bien et de prendre soin les unes-les uns des autres. Toutes ces rencontres nous ont inspirées pour imaginer nos propres voies.

… J’habite depuis deux ans à la zad de Notre-Dame-des-Landes où je fais de l’agriculture collective et vivrière, entre autres choses.

… Moi je suis en cours d’installation en apiculture dans le Dauphiné.

… J’ai rejoint le mouvement Les Soulèvements de la terre pour lutter contre l’accaparement des terres agricoles et leur bétonisation partout en France.

… Je vis à la montagne, j’ai fait un boulot saisonnier et je me lance dans le dessin.

… On s’installe en collectif dans le Tarn sur une ferme Terre de Liens avec un paysan boulanger, des brasseurs et des arboriculteurs.

… Je m’engage contre le nucléaire près de Bure.

… Je me forme aujourd’hui pour m’installer demain et travailler de mes mains.

Nous considérons que ces façons de vivre sont plus que nécessaires et nous savons qu’elles nous rendront plus fortes et plus heureuses.

Vous craignez de faire un pas de côté parce qu’il ne « ferait pas bien » sur votre CV ?

De vous éloigner de votre famille et de votre réseau ?

De vous priver de la reconnaissance que vous vaudrait une carrière d’ingénieur agronome ?

Mais quelle vie voulons-nous ? Un patron cynique ? Un salaire qui permet de prendre l’avion ? Un emprunt sur trente ans pour un pavillon ? Même pas cinq semaines par an pour souffler dans un « gîte insolite » ? Un SUV électrique, un Fairphone et une carte de fidélité à la Biocoop ?

Et puis un burnout à 40 ans ?

« N’attendons pas le 12ᵉ rapport du Giec »
Ne perdons pas notre temps. Mais surtout, ne laissons pas filer cette énergie qui bout quelque part en nous.

Désertons avant d’être coincés par des obligations financières.

N’attendons pas que nos mômes nous demandent des sous pour faire du shopping dans le Metavers parce que nous aurons manqué de temps pour les faire rêver à autre chose.

N’attendons pas d’être incapables d’autre chose que d’une pseudo-reconversion dans le même taf, mais repeint en vert.

N’attendons pas le 12ᵉ rapport du Giec, qui démontrera que les États et les multinationales n’ont jamais rien fait d’autre qu’aggraver les problèmes, et qui placera ses derniers espoirs dans les soulèvements et les révoltes populaires.

Vous pouvez bifurquer maintenant.

Commencer une formation de paysan-boulanger. Partir pour quelques mois de woofing. Participer à un chantier sur une zad ou ailleurs. Vous engager auprès de celles et ceux qui en ont besoin. Vous investir dans un atelier vélo autogéré ou rejoindre un week-end de lutte avec les Soulèvements de la terre.

Ça peut commencer comme ça.

À vous de trouver vos manières de bifurquer.

Bulletin français 1 mai 2022

LA LUTTE POUR LA VÉRITÉ .

Alors que la culture de la guerre, désormais dirigée par Vladimir Poutine et Joe Biden, continue d’utiliser le contrôle de l’information et les mensonges purs et simples comme une arme majeure de leur arsenal, la lutte pour la vérité devient de plus en plus importante pour la culture de la paix. Comme le disait Gandhi, “La non-violence et la vérité sont inséparables et présupposent l’un l’autre.” Il l’a appelé “Satyagraha”. . . formé par deux mots sanskrit “satya” (vérité) et “agraha” (tenant fermement ou fermeté).”

Ce n’est pas facile, et peut être dangereux comme nous le voyons dans ces exemples récents de ceux qui s’engagent dans cette lutte.

Julian Assange est emprisonné depuis de nombreuses années maintenant et menacé d’extradition vers les États-Unis où il pourrait être emprisonné pour le reste de sa vie. Dans une lettre adressée ce mois-ci au président Biden et à la présidente de la Chambre Nancy Pelosi, plus de 30 défenseurs progressistes, intellectuels et anciens chefs d’État ont fait valoir que les charges retenues contre Assange devraient être abandonnées. Les accusations portées contre Assange découlent de sa publication de documents classifiés révélant les crimes de guerre américains, y compris des séquences vidéo des forces américaines abattant des civils en Irak.

Selon un rapport de Yahoo News, la CIA, et de hauts responsables de l’administration Trump ont discuté comment ils pourraient l’assassiner.

Dmitry Muratov, qui a reçu le prix Nobel de la paix l’année dernière pour son journalisme indépendant critiquant la politique russe, a récemment été agressé par quelqu’un criant “Voici pour nos garçons” (c’est-à-dire les soldats russes). Profitant peut-être de la celebrité grâce au prix, il n’a pas été assassiné comme plusieurs autres de ses confrères journalistes. Bien que son journal, Novaya Gazeta, ait été fermé par les autorités russes, il est prévu de le rouvrir à l’étranger.

Glenn Greenwald est un journaliste américain qui défend la liberté d’information depuis près de 20 ans maintenant, notamment la défense d’Edward Snowden et de Julian Assange, et publie des rapports d’enquête sur la corruption au Brésil et ailleurs. Dans un article republié ce mois-ci par CPNN, il passe en revue la censure extrême actuellement orchestrée depuis Washington et comment elle a considérablement limité la possibilité de savoir ce qui se passe réellement en Fédération de Russie et en Ukraine. Il demande : “Pourquoi y a-t-il tant d’urgence à faire taire les petites poches de voix dissidentes à propos de la guerre en Ukraine?” Et il répond : “La réponse semble claire,” et il documente les énormes contrats accordés au complexe militaro-industriel pour étendre la guerre.

Comme exemple de la façon dont la censure limite la possibilité de savoir ce qui se passe en Russie, le lecteur devrait se rappeler la note de l’éditeur sur l’article de CPNN du 19 janvier de cette année, avant l’invasion de l’Ukraine : “Ces dernières semaines, le président russe Poutine a proposé de nouveaux traités de paix entre la Russie et les États-Unis et entre la Russie et l’OTAN. Google répertorie peut-être une centaine d’articles de presse qui mentionnent les propositions de Poutine, mais nulle part dans aucun des articles je n’ai pu trouver une référence au texte réel des propositions ou à l’histoire, contexte qui comprend les assurances américaines à la fin de la guerre froide que l’OTAN ne serait pas élargie vers la Russie. Au lieu de cela, les articles répertoriés par google soutiennent les États-Unis et l’OTAN affirment que les propositions de Poutine masquent une justification à l’invasion russe de l’Ukraine. Enfin, après une recherche assez longue et détaillée, j’ai trouvé l’article suivant (non répertorié par google) qui renvoie aux propositions de traité et au contexte historique. Le voici.)

Sergey Aleksashenko, ancien vice-gouverneur de la banque centrale russe, tient désormais un blog dissident depuis l’intérieur de la Fédération de Russie. Tel que republié dans CPNN, il documente la censure actuellement menée par les autorités russes, qui est si extrême qu’elle en devient parfois ridicule. D’une manière ou d’une autre, malgré la censure russe, il continue de publier des blogs quotidiens sur la situation là-bas.

Medea Benjamin et Nicholas Davies, de l’organisation pacifiste américaine Codepink, condamnent non seulement les crimes de guerre commis par la Russie en Ukraine, mais plus encore la longue liste de crimes de guerre commis par l’armée américaine ces dernières années, comme ceux commis en Raqqa, Syrie et Mosul, Irak. ” Les États-Unis et leurs alliés ont mené des guerres pays après pays pendant des décennies, détruisant des villes et des villages à une échelle bien supérieure à celle qui a jusqu’à présent défiguré l’Ukraine.”

Marina Ovsyannikova est la journaliste russe qui a osé interrompre un bulletin d’informations en direct sur la chaîne de télévision d’État russe One en tenant une pancarte indiquant “PAS DE GUERRE”. Arrêter la guerre’. CPNN a publié un lien vers la vidéo de l’événement dans lequel elle décrit sa motivation. Elle a été immédiatement arrêtée et selon un article plus récent dans Haaretz, ” Un tribunal lui a infligé une amende équivalant à environ $270 (=250€), mais elle est toujours accusée d’avoir enfreint une loi contre les ” fausses nouvelles “, ce qui interdit de qualifier l’invasion russe de l’Ukraine de ” guerre “. Si elle est reconnue coupable, elle pourrait être condamnée à une peine pouvant aller jusqu’à 15 ans de prison.”

Oliver Stone, le cinéaste qui a osé défier les autorités américaines avec son film JFK sur l’assassinat du président Kennedy, vient de publier un film sur le coup d’État en Ukraine en 2014 orchestré par le gouvernement américain, dont Vice-Président à l’époque était Joe Biden. Cela fournit des preuves clés de la raison pour laquelle les Russes ont envahi, y compris des liens vers la conversation entre l’ambassadeur américain en Ukraine et une haute autorité du département d’État sur la façon de former le nouveau gouvernement en 2014, et une déclaration de Vladimir Poutine, demandant ce qui peut être fait pour arrêter les empiètements de l’OTAN contre son pays.

Dans CPNN, ces dernières semaines, nous avons publié des déclarations et des pétitions de centaines de milliers de Russes opposés à la guerre, comme détaillé dans le bulletin du mois dernier. Et plus récemment, nous avons également publié un appel de pacifistes ukrainiens qui osent critiquer leur propre pays ainsi que les Russes.

Le Mouvement pacifiste ukrainien écrit : “Nous condamnons les actions militaires des deux côtés, les hostilités qui nuisent aux civils. Nous insistons pour que toutes les fusillades cessent, que toutes les parties honorent la mémoire des personnes tuées et, après un chagrin dû, s’engagent calmement et honnêtement à des pourparlers de paix… La guerre est un crime contre l’humanité. Par conséquent, nous sommes déterminés à ne soutenir aucune sorte de guerre et à nous efforcer d’éliminer toutes les causes de guerre.”

Enfin, nous nous tournons vers la censure de la Chine.

Comme republié dans CPNN, “les professeurs chinois ont été empêchés d’exprimer leurs opinions et sont réticents à contredire la ligne officielle du Parti communiste sur les relations internationales et les événements politiques. Cependant, un groupe de cinq éminents professeurs d’histoire des meilleures universités chinoises étaient prêts à aller à l’encontre du récit officiel dans une rare lettre conjointe condamnant l’invasion de l’Ukraine.”

“La lettre, signée par Sun Jiang de l’Université de Nanjing, Wang Lixin de l’Université de Pékin, Xu Guoqi de l’Université de Hong Kong, Zhong Weimin de l’Université de Tsinghua et Chen Yan de l’Université de Fudan, décrit l’invasion russe comme une ‘guerre qui a commencé dans l’obscurité’, et pour une fin immédiate des combats… La lettre a été immédiatement retirée par les censeurs lorsqu’elle est apparue le 26 février sur la plateforme de médias sociaux chinois WeChat, mais pas avant d’avoir été visionnée et commentée – notamment en attaquant les professeurs sur les médias sociaux chinois avec certains les traitant d’espions ou de traîtres.”

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

info

Russian Nobel Laureate Muratov Doused With Red Paint By Unknown Attacker

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

tol

Tchad, Cameroun et Gabon : Les Jeunes, Tisserands de la Paix dans les Regions Trans-frontalieres

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

women

Gabon: Candidate pour Ambassadrice Internationale de la Paix

DISARMAMENT ET SECURITÉ

disarm

Statement of The Ukrainian Pacifist Movement Against Perpetuation of War

DÉVELOPPEMENT DURABLE

dev

UN climate report: It’s ‘now or never’ to limit global warming to 1.5 degrees

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

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France : « Nous, Maires, voulons être des architectes de Paix ! »

DROITS DE L’HOMME

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Glenn Greenwald: The Censorship Campaign Against Western Criticism of NATO’s Ukraine Policy Is Extreme

ÉDUCATION POUR LA PAIX

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Transformative Peace Initiatives through TOCfE Tools

France : « Nous, Maires, voulons être des architectes de Paix ! »

. PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE . .

Une tribune de l’AFCDRP-Maires pour la Paix

Dans nos villes, cette attaque militaire fait remonter à la surface les histoires familiales du siècle passé. Elle a aussi une résonance particulière avec les conflits du monde d’aujourd’hui, pour les habitants issus de la première, deuxième et troisième générations d’immigrés qui ont fui les guerres et la misère pour offrir aux leurs une vie meilleure sur notre continent.


À Kiev, le départ de personnes fuyant les bombardements russes en Ukraine. | LE PICTORIUM/MAXPPP

Au quotidien, face à la guerre en l’Ukraine, les villes agissent !

Au quotidien, face à la guerre en l’Ukraine, les villes agissent ! Elles organisent et accompagnent l’accueil et le parcours des réfugiés, les collectes de dons, les hébergements et demain la scolarisation, les cours d’alphabétisation ou l’insertion professionnelle.

Les villes œuvrent aussi tous les jours pour ancrer, dans les politiques publiques locales, les valeurs de paix, de solidarité et de compréhension mutuelle et ce, dès le plus jeune âge.

En 2010, lors d’une conférence de Mayors for Peace, Ban Ki Moon, secrétaire général des Nations unies, soulignait que « la paix se construit dans les villes et les villages partout dans le monde et pas uniquement dans les salles de conférences à New York ou à Genève ».

Contre tous les va-t-en-guerre, les faiseurs de guerre et les vendeurs de canon, les villes portent en elle la puissante force pacifique des peuples et leur volonté première d’enrayer les escalades mortifères et les plans les plus funestes.

(Cliquez ici pour l’article en anglais. )

Latest Discussion

How can culture of peace be developed at the municipal level?

Dans notre ère moderne, aucune ville n’a jamais déclaré la guerre à une autre. Les villes et leurs représentants par leur proximité avec les peuples savent trop le coût humain du sang, des armes et des larmes !

Une diplomatie des villes bien vivante

Dès le lendemain de la Seconde Guerre mondiale, elles ont, au contraire, été des architectes de la paix avec des jumelages de chaque côté du Rhin.

Cette diplomatie des villes est bien vivante grâce au réseau Mayors for Peace qui alerte le monde depuis des décennies sur le risque nucléaire, grâce à l’association Cités unies France, qui permet aux communes de s’unir vers des objectifs communs d’union de la paix et de démocratie, ou encore avec Cités et gouvernements locaux unis.

À côté de l’impérieuse nécessité du silence des armes, les villes construisent, chaque jour, les valeurs du dialogue. La diplomatie, c’est, au fond, la patience du temps long contre la fulgurance des armes !

Faire rentrer les villes sur la scène internationale

Pour construire un monde meilleur, nous devons plus que jamais faire entrer les villes sur la scène internationale et donner voix au chapitre au municipalisme pacifique et à la diplomatie des villes.

Nous, maires, voulons tout pour faire vivre nos jumelages et coopérations pour le dialogue entre les peuples.

Nous, maires, avons un devoir de construire des stratégies locales de culture de paix auprès de nos concitoyens.

Nous réaffirmons ainsi avec force que tout doit être fait pour trouver une issue diplomatique à cette guerre et à toutes les guerres ! »

Les signataires : Philippe Rio, maire de Grigny (PCF, 91), président de Maires pour la paix France ; Gilles Leproust, maire d’Allonnes (PCF, 72) ; Stéphanie Daumin, maire de Chevilly-Larue (PCF, 94) ; Jérôme Pasco, maire de Conches-en-Ouch (Sans étiquette, 27) ; François Rebsamen, maire de Dijon (PS, 21) ; Christophe Sonrel, Maire de Damelevières (PCF, 54) ; Quentin Gesell, maire de Dugny (DVD, 93) ; Olivier Corzani, maire de Fleury-Mérogis (PCF, 91) ; Patrice Leclerc, maire de Gennevilliers (PCF, 92) ; Patricia Tordjman, maire de Gentilly (PCF, 92) ; Michel Soriano, maire de Lasséran (Sans étiquette, 32) ; Jean-François Fountaine, maire de La Rochelle (DVG, 17) ; Jacqueline Belhomme, maire de Malakoff (PCF, 92) ; Michaël Delafosse, maire de Montpellier (PS, 34) ; Philippe Lacroix, maire d’Oradour-sur-Glane (LREM-Horizons, 87) ; Patrick Jarry, maire de Nanterre (DVG, 92) ; Ali Rabeh, maire de Trappes (Génération. s, 93) ; Pierre Garzon, maire de Villejuif (PCF, 94) ; Pierre Bell-Lloch, maire de Vitry-sur-Seine (PCF, 94).