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Algérie: 19e édition des Jeux méditerranéens

. PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE . .

Un article de L’Expression

«La 19e édition des Jeux méditerranéens mettra en relief le rôle du sport dans la promotion des droits de l’homme et de la culture de la paix»

Le Conseil national des droits de l’homme et le Centre de recherches anthropologiques, sociales et culturelles viennent de ratifier un mémorandum d’entente, dont le contenu porte sur le partenariat, l’échange des activités et la coopération dans le domaine de la recherche scientifique. Ce mémorandum constitue l’aboutissement de la rencontre ayant réuni dans la journée de mardi les participants à une journée d’étude axée sur «le renforcement des droits de l’homme à travers le sport et les idéaux olympiques, au service du développement et de la paix».


Simultanément, le Conseil national des droits de l’homme et le commissariat des Jeux méditerranéens ont tenu une rencontre dont les travaux ont été focalisés autour de «l’importance du sport dans la vulgarisation de la paix et des droits de l’homme».

Les intervenants ont été unanimes à souligner que «la 19e édition des Jeux méditerranéens mettra en relief le rôle du sport dans la promotion des droits de l’homme et de la culture de la paix».

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Latest Discussion

How can sports promote peace?

Dans son intervention à l’occasion de cette rencontre organisée par le Conseil national des droits de l’homme et le commissariat des Jeux méditerranéens, la secrétaire générale du Comité d’organisation de cet événement, Nawel Benghaffour, a indiqué que «les 19es JM d’Oran mettront particulièrement en relief l’utilisation du sport comme outil de promotion des droits de l’homme et la consécration de la culture de la paix, du dialogue, de la réconciliation et du développement durable», soulignant qu’«en plus du programme sportif, l’édition d’Oran, qui débutera le 25 juin en cours, comprend d’autres activités à dimensions économiques, environnementales, récréatives et culturelles». «Elles mettent en valeur le patrimoine culturel d’Oran en particulier et l’Algérie en général», a expliqué l’intervenante.

Le président du Conseil national des droits de l’homme, Abdelmadjid Zaâlani, a, de son côté souligné que «le sport rassemble les gens, crée des amitiés et des connaissances et permet de réduire les conflits à travers le monde», tout en mettant en exergue l’importance de l’édition d’Oran et son rôle dans la réalisation de ces objectifs».

S’exprimant, lui aussi, à l’ouverture de la rencontre, le commissaire des Jeux méditerranéens d’Oran, Mohamed Aziz Derouaz, s’était penché «sur la relation entre le sport et les droits de l’homme», citant «le rôle du sport dans la lutte contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud, où les athlètes du monde ont boycotté la participation aux activités sportives initiées par ce régime». Il a également souligné que «le sport est un droit humain», relevant qu’«en Algérie le sport se pratique à tous les âges, par les hommes et les femmes sans distinction aucune et dans toutes les disciplines».

Cette rencontre a servi de tribune pour honorer d’anciens sportifs, comme la championne en escrime Zahra Kamir et Mustapha Doubala, l’ancien joueur de l’Équipe nationale de handball, ainsi que le club de sport amateur «El-Hikma» d’Oran de volley-ball assis pour les personnes aux besoins spécifiques.

Les travaux de cette journée d’études, domiciliée au Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle d’Oran (Crasc), a été rehaussée par la présence d’étudiants universitaires et de sportifs.

Des conférences ont été animées sur le rôle des valeurs olympiques dans la promotion des droits de l’homme, de la paix et la réalisation des objectifs de développement durable.

Gabon : Formation pour préparer le projet “Les Jeunes Tisserands de la Paix”

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Spécial pour CPNN par Jerry Bibang

(Note de l’éditeur : il y a deux mois, CPNN a publié un article sur le lancement du projet “Les Jeunes Tisserands de la Paix” au Gabon, dans le cadre d’un projet dans les régions transfrontalières avec le Cameroun et le Tchad. Le projet est mis en œuvre par l’Unesco, en partenariat avec l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC). Cet article fait le point sur l’initiative.)

Le réseau panafricain des jeunes pour la culture de la paix, section Gabon (PAYNCoP Gabon) a récemment pris part à l’atelier de formation des formateurs dans le cadre du projet “Les Jeunes Tisserands de la Paix.” C’est la ville d’Oyem, dans la province du Woleu-Ntem, au nord du pays, qui a abrité cet atelier de formation des formateurs du 30 mai au 04 juin 2022.  

La rencontre qui a réuni une dizaine de participants, issus de l’administration publique, des organisations de la société civile et des experts des Nations-Unies a permis de renforcer les capacités des acteurs cibles sur des thèmes multiples et variés, notamment la culture de la paix, l’inclusion sociale, les Droits humains, les violences basées sur le genre (VBG), la lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent, la traite des personnes et le trafic des migrants …

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Question related to this article:

 

Solidarity across national borders, What are some good examples?>

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Au-delà des connaissances théoriques, la formation a été l’occasion pour les participants de mieux s’outiller sur des aptitudes et compétences nécessaires à la formation des adultes.

« Au sortir de ces six jours d’intense travaux, nous sommes résolument aptes à nous déployer pour la formation des futurs tisserands de la paix » a déclaré Jerry Bibang, au nom des participants à la formation.

« Le Réseau panafricain des jeunes pour la culture de la paix (PAYNCoP) en tant que partenaire de mise en œuvre de cette initiative se satisfait du début effectif de ces formations au Gabon et reste tout à fait optimiste pour la suite des activités » a-t-il ajouté.

Le projet “Les Jeunes, Tisserands de la Paix” dans les régions transfrontalières du Gabon, Cameroun et Tchad vise essentiellement de former et déployer 1800 jeunes pour la promotion de la culture de la paix dans les trois pays concernés, notamment dans les villes frontalières de ces trois pays.

Au Gabon, c’est 250 jeunes qui sont concernés dans la province du Woleu-Ntem, notamment à Oyem, Bitam, Meyo-Kye et Minvoul.

En marge du déploiement des jeunes pour la promotion de la culture de la paix, le projet prévoit également la création et l’appui d’une dizaine d’entreprise sociale à base communautaire afin d’aider les jeunes à s’autonomiser financièrement et de lutter contre le chômage qui constitue une véritable menace à la paix.

Tchad, Cameroun et Gabon : Les Jeunes, Tisserands de la Paix dans les Regions Trans-frontalieres

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de Jerry Bibang

Après le Cameroun et le Tchad, le Gabon a lancé hier, jeudi 31 mars, le projet “Les Jeunes, Tisserands de la Paix dans les Régions Trans-frontalieres du Tchad Cameroun et Gabon” à travers une réunion d’information et d’orientation des partis prenantes au projet.  


L’équipe du projet avec les membres du PAYNCoP

C’est l’hôtel de ville de la commune d’Oyem, dans la province du Woleu-Ntem, au Nord du pays, qui a abrité la cérémonie de lancement du projet.
 
Cette rencontre, présidée par le Gouverneur de province, a permis à l’Unité de Gestion du Projet de présenter les différentes articulations de l’initiative qui concerne prioritairement les jeunes hommes et femmes (18-35 ans).

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Question related to this article:

 

Solidarity across national borders, What are some good examples?>

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Ainsi, au Gabon, notamment dans les localités d’Oyem, Minvoul, Bitam et Meyo – Kye, le projet vise essentiellement à identifier, former et rendre opérationnel 250 jeunes qui deviendront des tisserands de la paix dans leurs communautés respectives.

Par ailleurs, près de 60 jeunes porteurs de projets d’entreprises sociales à base communautaires seront formés et soutenus afin de lancer leurs initiatives.

Ce travail sera mis en œuvre par plusieurs acteurs dont le Réseau panafricain des jeunes pour la culture de la paix (PAYNCOP) et coordonner par le Système des Nations unies au Gabon, avec notamment L’UNESCO et l’ONUDC comme agence lead.

« Le projet vient à point nommé car il donne la possibilité aux jeunes de contribuer significativement à la prévention de la violence et la consolidation de la paix dans notre pays, conformément à la résolution 2250 du Conseil de sécurité de l’Onu qui recommande aux Etats d’associer les jeunes en tant qu’acteur dans les questions de paix et sécurité » a expliqué Jerry Bibang, le Secrétaire permanent du PAYNCoP.

« Il s’agira, par ailleurs, d’une réelle opportunité qui permettra aux jeunes femmes et hommes de se lancer dans des initiatives génératrices de revenus afin de contribuer, un tant soi peu, à leur autonomisation économique et lutter contre le chômage des jeunes, sans cesse grandissant dans notre pays » a-t-il ajouté.

La cérémonie de lancement du projet a vu la participation de la Coordinatrice résidente du système des Nations unies au Gabon, du Représentant de l’UNESCO, du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), de l’Office des Nations Unies pour la Drogue et le Crime (ONUDC), du représentant du Gouvernement et plusieurs organisations de la société civile.

Gabon: Candidate pour Ambassadrice Internationale de la Paix

. EGALITE HOMMES/FEMMES .

Un article pour CPNN par Jerry Bibang

Le Gabon a présenté officiellement sa candidate au concours ambassadrice internationale de la paix, organisé par l’Organisation Internationale des Jeunes Promoteurs de la Paix (OIJPP).

C’est le siège du Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (Unoca) qui a servi de cadre à cette cérémonie, rehaussée par la présence des représentants de plusieurs organisations des Nations unies, notamment l’UNESCO, l’UNFPA, l’UNOCA et la Coordination du Système des Nations unies au Gabon.

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Questions for this article:

Can the women of Africa lead the continent to peace?

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Le concours ambassadrice internationale de la paix est une initiative qui promeut l’excellence du leadership féminin pour faire pérenniser la paix entre les peuples et dans le monde. Elle a pour objectif de promouvoir l’implication de la femme dans les processus de paix et de la cohésion nationale et internationale pour la mise en œuvre effective des résolutions 1325 (femmes, paix et sécurité) et 2250 (jeunes, paix et sécurité) du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

L’évènement réunira, le mois prochain au Niger, 24 candidates qui représenteront leurs pays respectifs afin de remporter la couronne finale. Chacune des candidates devrait présenter et défendre, devant un jury international, un projet qui impactera positivement les femmes sur les questions de paix et sécurité dans sa communauté.

Après les phases préliminaires, ponctuées de formations et pré-évaluations des candidates, c’est Mme Tamara Moutotekema Boussamba, jeune entrepreneure, qui représentera le Gabon au cours de cette rencontre panafricaine, dédiée à la culture de la paix.  

« Nous sollicitons l’appui des différents acteurs (gouvernement, partenaires au développement, secteur privé) afin de nous aider à mieux accompagner la délégation gabonaise qui devra prendre part à cette rencontre. En marge du concours, il y’a également un sommet international au cours duquel la jeunesse gabonaise devrait apporter sa contribution » a expliqué Jerry Bibang, le Secrétaire Permanent du réseau panafricain des jeunes pour la culture de la paix (PAYNCoP).

Écoles dans le Sahel : beaucoup de courage, pas d’enseignants !

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article pour CPNN par Emmanuelle Dufossez

Il y a quelques mois, à l’occasion du Sommet Afrique France qui se tenait à Montpellier, la nécessité d’entrer dans une phase de coopération réelle avec les habitants a été enfin évoquée dans un cadre officiel et médiatisé, y compris par le Président Macron, qui a assuré que c’était le cap engagé par la France.

Il est urgent de saisir cette occasion pour faire progresser le projet pacifique : la coopération a besoin d’un objectif commun, et quel enjeu plus évident alors que celui de la Paix ?

En tant qu’enseignante française travaillant avec un collègue de la commune de Tessalit, j’aimerai partager notre expérience afin de démontrer que la coopération n’est pas seulement urgente mais qu’elle est surtout possible y compris dans des zones qui parce qu’elles sont déclarées rouges, se voient désertées par les ONG Internationales institutionnalisées et la plupart des journalistes.


Video fait par les élèves en Mali

Tessalit se trouve dans la région de Kidal, au nord du Mali. La France est très présente sur place, que se soit avec la force Barkhane, ou au sein de la Minusma, dont les campements sont répartis dans le Nord, le plus souvent assez près des communes, ce qui n’est pas toujours un facteur de protection des civils.

Il ne s’agit pas de mettre en doute l’intégrité des casques bleus mais de nous interroger sur leur capacité d’action sur le terrain sans une coopération internationale claire avec les populations sur place, dont on sait qu’elles sont tout simplement les premières victimes du conflit, conflit dont il serait d’ailleurs temps qu’il soit décrit clairement.

Quelque soit la complexité de la situation, il est important de dire que les populations aussi abandonnées soient-elles par les gouvernements successifs du pays, prennent leur destin en main. Elles le font dans la mesure des conditions matérielles très réduites qui sont les leurs, avec courage et intelligence mais sans notre soutien. La France ne l’ignore pas, qui trouve des collaborateurs efficaces sur place, quand il s’agit de combattre un ennemi pour le moment commun.

En décembre 2018, sur une sorte de coup de tête collectif optimiste, nous avons eu l’idée, avec mes camarades de Tessalit, d’organiser une rencontre entre un groupe de jeunes de mon collège en France et un groupe du même âge, accompagné d’un des rares enseignants d’état présents à Tessalit. (Voir l’article de CPNN de 19 octobre, 2021.) Par chance, mon Chef d’établissement, très sensible à la situation du Sahel, a partagé notre enthousiasme, et a fait installer une web cam et un micro dans ma salle de classe. Avec l’aide de la CPE, nous avons réuni un groupe d’élèves très motivés. De son côté, mon camarade Bakrene Ag Sidimohamed, a convaincu le chef du camp de la Minusma, situé à quelques kilomètres de la ville, d’accueillir le groupe de jeunes, afin qu’ils puissent accéder à une connexion internet et à du matériel permettant l’échange. Et l’aventure a commencé ! D’abord sous la forme de ces échanges réguliers, puis à travers des projets pédagogiques communs, plus ciblés.

L’objet n’est pas de décrire longuement ici notre travail. Ce qui me semble important, c’est d’apporter par notre témoignage, un exemple de ce que cette belle idée de coopération peut produire de miraculeux : c’est après coup, que nous avons pris conscience de ce que nous avions réussi à faire avec des moyens simples, évidents, en conjuguant les efforts, les compétences, les possibilités matérielles des uns et des autres, en France comme au Mali. Les projets qui ont suivis prouvent que la volonté mutuelle est l’ingrédient essentiel d’une coopération, puisque nous les avons réalisés contre vents et marées, et on peut le dire, sans aucun soutien matériel, si ce n’est la mise à disposition de la connexion internet par nos établissements respectifs (mon lycée en France, la Minusma à Tessalit) (pour une description plus précise du projet, cf article 2R3S)

En accueillant les élèves, la Minusma a rempli l’une de ses missions en faveur de la Paix. Les conséquences positives de ce projet en cours sont innombrables mais notre satisfaction se porte surtout sur l’élan de curiosité bienveillante qu’il a provoqué chez les jeunes.

Nous aimerions que cela continue.

Mais la situation en matière éducative de Tessalit est à l’image de ce qui se passe dans la région de Kidal, au Nord du Mali, et bien au-delà, sur une bonne partie de la bande saharo Sahélienne : les écoles publiques n’existent quasiment pas, si ce n’est parfois sur le papier : pas d’enseignants, pas de matériel ou si peu que cela revient à zéro, comme peut en témoigner Issouf Maïga, mon collègue de Tessalit, qui est à peu près seul avec ses plus de 350 élèves, lesquels bien sûr finissent par ne plus venir, si ce n’est pour des projets spécifiques, comme ceux que nous tentons de monter ensemble.

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Question related to this article:

 

Youth initiatives for a culture of peace, How can we ensure they get the attention and funding they deserve?

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Depuis que j’ai commencé à travailler avec des enseignants et des volontaires de la région de Kidal, je suis touchée par l’engagement incroyable de toute une partie de la population pour faire avancer la cause de l’école. Un peu partout les habitants construisent tant bien que mal des salles de classes, qui ne sont parfois qu’un toit d’herbes sèches pour réunir les enfants à l’ombre. Ils se cotisent pour payer un enseignant qui acceptera cette tâche difficile et dangereuse, qu’il devra affronter la plupart du temps avec un matériel et dans des conditions désastreuses.

L’argument qui consiste à invoquer la dangerosité de la région pour y laisser toute cette jeunesse à l’abandon n’est pas recevable. Il est absolument possible d’aider cette population à sortir de la crise par sa propre force, les associations et ong locales présentes sur place font largement le travail des grands organismes qui ont désertés la région : se sont les intermédiaires naturels des projets de coopération, ceux sur lesquels il est possible de s’appuyer. En s’engageant pour l’éducation de ses enfants, la population de la région montre largement son besoin de Paix. Ils ne veulent plus voir leurs enfants partir faire la guerre.

On peut se demander sincèrement pourquoi depuis tant d’année, la Communauté Internationale n’a pas réussi à faire pression sur les gouvernements pour que l’éducation au Nord soit une priorité.

On peut aussi se demander comment il est possible que malgré la multitude d’appel à l’aide, de demande de subvention, de transport de matériel, rien ne se passe, alors même que nous apportons les gages d’un travail sérieux. La plupart du temps, c’est l’incertitude de la viabilité du projet qui est invoquée pour justifier du refus. Mais l’incertitude ne tient qu’à une série de préjugés sur la capacité et la volonté des habitants. Nous jugeons peut-être à l’avance, à l’aune des multiples scandales qui entachent notre propre industrie humanitaire. Pourtant il s’agit ici, d’hommes et de femmes qui veulent assurer un avenir à leurs enfants et par dessus tout, il faut le dire, c’est une chose qui revient souvent, dans les échanges auxquels j’assiste : un avenir de Paix.

L’absence d’éducation est un argument d’asservissement. Concrètement, le travail des enfants, notamment dans l’extraction de l’or, est une des conséquences immédiates de l’absence d’écoles. On peut alors se demander si réellement, l’éducation est une priorité logique, puisqu’il n’est plus nécessaire de démontrer ce que le travail des enfants apporte au système en terme de coût très bas des salaires et donc des marchandises.

Cette situation scandaleuse n’est pas récente ni unique.

Les écoles dans le Nord sont fermées depuis 2012, mais la réalité de la région est celle d’un abandon général, et ce qui tient malgré tout, est essentiellement le fruit d’une volonté collective. La communauté internationale n’a pas besoin de chercher midi à quatorze heure éternellement : au Mali, comme au Niger, il y a des jeunes hommes et femmes, qui souvent ont été entravés au beau milieu de leurs propres études par le conflit, et luttent aujourd’hui pour l’éducation de leurs cadets. Il faut simplement s’appuyer sur eux, soutenir les projets qui existent, avec confiance.

Des exemples très concrets à mettre sur la table, nous n’en manquons pas, et au delà des écoles fermées des communes importantes, se pose la question des enfants des populations nomades, une grande partie des habitants de la région, contraints de se sédentariser pour trouver un peu de sécurité. Pouvons nous réellement accepter que ces enfants soient privés d’école, alors même que nous avons signé la Déclaration Universelle des Droits de l’Enfant et que nous parlons de Paix ?

Puisqu’il y a des projets sur place, pourquoi ne pas travailler avec ceux qui les portent ? La question n’est pas d’envoyer des manuels ou des pupitres de temps en temps, mais surtout d’apporter un soutien ciblé à chaque projet, en s’appuyant sur les associations locales et les chefs de communautés. Nous devons accepter un fonctionnement différent du notre dans la gestion du collectif et aider ces peuples nomades dont la liberté semble inacceptable aux yeux des puissants, à former leurs enfants au monde actuel. Sans l’enseignement des langues vernaculaires et des langues véhiculaires, des mathématiques et de la culture, comment imaginer pour ces hommes et femmes de demain, qu’ils pourront aller se former dans les écoles et université, pour revenir, médecin, ingénieur, enseignant, construire la Paix qu’ils appellent de leurs vœux ? Et qui formera sur place les artisans de demain, alors que les familles peinent à se nourrir ? Il faut aider les professionnels sur place à transmettre leurs compétences.

La communauté internationale, les bailleurs, doivent accorder leur confiance sans chercher à reproduire un modèle scolaire occidental qui n’est pas toujours adapté et partir du postulat que les mères et les pères du Sahel souhaitent autant que nous le meilleur pour leurs enfants. Simplement.

Nous avons récemment été touchés par la tribune cosignée par plus de 30 élu(e)s de collectivités française et publiée par Cité Unie France. Tout comme nous ils appellent à une consolidation des liens avec les représentants de la population dans la région. Ces appels démultipliés seront-ils entendus, à l’heure où beaucoup trop de dirigeants sont tentés par les armes ? Pour ma part, je garde l’espoir, portée par le courage de mes amis, et j’espère que mon appel en faveur des écoles sera entendu.

Avec l’Association franco-malienne Tazunt, pour laquelle je m’exprime, nous pouvons faire des propositions très concrètes et sérieuses pour apporter un soutien réel en matière éducative, et nous serons heureux de répondre à vos remarques. Le cri d’appel de la population d’Intescheq doit être entendu, nous le mettons en pièce jointe. Nous ne pouvons plus laisser ces enfants sans aide, la situation devient chaque jour plus critique.

Contact : tazuntazunt (arobat) gmail.com

Mali : manuscrits anciens en faveur de la réconciliation et de la paix

EDUCATION POUR LA PAIX

Un article par Mamadou Sangaré dans Les Echos Mali

Afin de promouvoir et de valoriser les manuscrits anciens, l’ONG Savama DCI était en conclave, le lundi 21 février, avec ses partenaires pour parler sur le renforcement du processus de réconciliation et de paix.  


Le projet « Inspiration des manuscrits anciens pour la réconciliation et la paix » est une initiative de la SAVAMA-DCI en partenariat avec le Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, et soutenue par l’ambassade de Grande Bretagne et de l’Irlande du Nord au Mali.
 
En effet, il s’adresse, au premier rang, aux universitaires et acteurs de l’Education nationale pour encourager la connaissance et l’exploration des sources endogènes afin d’y puiser des pistes de solutions aux défis d’aujourd’hui.

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Question pour cet article:

Can a culture of peace be achieved in Africa through local indigenous training and participation?

(. . suite)

En outre, il s’agit de s’adresser aux décideurs, aux niveaux des différentes institutions de la république, afin d’attirer leur attention sur l’apport que l’étude et l’exploration des manuscrits anciens peuvent apporter en termes de pensées politiques, économiques, sociales et culturelles pour soutenir le développement du pays.
 
Sans oublier les autorités coutumières et religieuses ainsi que la classe politique et la société civile. Ce projet permet à celles-ci de s’approprier les enseignements des manuscrits anciens dans leurs actions quotidiennes en faveur du développement du pays.
 
Prenant la parole, l’ambassadeur de la Grande Bretagne, Barry Owen, a invité les diplomatiques et partenaires du Mali  à soutenir les efforts du Mali dans sa quête de solutions endogènes pour faire face à ces défis de développement. Aux dires du diplomate anglais, il s’agit de   sensibiliser le grand public de façon générale sur l’importance des manuscrits anciens et les enseignements qu’ils véhiculent pour l’épanouissement des populations dans la vie politique, économique, sociale et culturelle.
 
Étant présent, le représentant du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Hamane Demba Cissé, a indiqué que l’initiative va permettre   de faire parler des manuscrits anciens, de divulguer leurs enseignements en faveur de la réconciliation et de la paix. En plus, « ces enseignements, a-t-il dit, serviront de références et de guide vers une paix durable dans un Mali prospère, pétri de valeurs démocratiques et de bonne gouvernance. »
 
Le projet s’articule autour de six ouvrages manuscrits qui ont fait l’objet d’édition critique et de traduction par la SAVAMA-DCI. Il s’agit, entre autres, de la Culture de la paix et de l’esprit de tolérance en islam, du Conseil éclairant sur la vilenie du conflit entre les croyants, des principes de la justice pour les gouvernants et les hautes personnalités, de l’approche de la religion sur les devoirs des rois et des souverains, des intérêts humains liés à la religion et au corps et de l’Obtention du souhait à propos des mœurs des nobles.

Niger : La presse publique et privée de Dosso organise un méga concert pour la paix et la cohésion sociale

. PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE .

Un article de ANP Agence Nigérienne de Presse

Le collectif des médias publics et privés  de Dosso a organisé, le samedi 05 février, un méga concert dans le cadre de la culture de la paix et de la cohésion sociale au Niger et particulièrement à Dosso.

Il a été animé par plusieurs artistes locaux. Pour donner un cachet particulier à cette manifestation, le collectif de la presse publique et privée de Dosso a fait appel à l’artiste humoriste, ambassadeur de la paix en Afrique, porte flambeau de la parenté à plaisanterie, Adoulaye Segda, plus connu sous son nom d’artiste Djingri Lompo et le roi des arènes, détenteur du sabre national Kadri Abdou dit Issaka Issaka.

A l’appel de ces deux géants de la culture et du sport au Niger, l’arène de lutte Salma Dan Rani qui a abrité les manifestations a fait guichet complet. A midi déjà, l’arène était archicomble, Dosso s’est vidée de sa population au profit de l’arène : personne ne veut se faire raconter le combat palpitant entre l’ambassadeur de la paix et le roi des arènes car Djingri Lompo s’est proclamé vainqueur avant même le début de la compétition.

Après une fatiyah suivie de l’exécution de l’hymne national du Niger, les artistes locaux de Dosso ont présenté leurs prestations. Le moment tant attendu a été l’entrée dans l’arène de l’ambassadeur de la paix Djingri Lompo à dos d’âne sous les applaudissements nourris de la jeunesse qui retrouve son idole : la sécurité a eu du mal à contenir le public

La cérémonie a été rehaussée par la présence des autorités administratives, des cadres régionaux et de nombreux invités.

Prononçant son discours à cette circonstance, le président du collectif de la presse publique et privée, M. Moussa Hamani a remercié la population de Dosso pour “cette grande mobilisation qui démontre son profond attachement à la paix et à la cohésion sociale, des vertus chères à notre pays et à la région de Dosso en particulier”.

(Cliquez ici pour l’article en anglais. )

Latest Discussion

Can festivals help create peace at the community level?

M. Moussa Hamani a, au passage, rappelé la principale vocation de la presse qui est de faire “la visibilité des actions et faits de notre société”.

Mais, aujourd’hui a-t-il affirmé, “la presse a décidé de montrer à la face du monde qu’elle est multidimensionnelle, capable de faire sa propre visibilité”. M. Moussa Hamani a précisé que “c’est le collectif de la presse publique et privée de la région de Dosso qui donne l’exemple à travers ce concert grandeur nature sur un sujet sensible, un sujet universel à savoir la paix et la cohésion sociale dans notre pays”.

“Cette action modeste, mais noble, vise entre autre à accompagner les nombreux  efforts des autorités nigériennes dans la promotion et la consolidation de la paix” a souligné le président du collectif de la presse publique et privée est “une grande première au Niger”.

Elle sera, a-t-il affirmé, “inscrite en lettre d’or dans les annales de l’histoire du peuple nigérien et en particulier celle de la presse nigérienne”.

M. Moussa Hamani a rendu un vibrant hommage aux “forces de défense et de sécurité qui se sacrifient nuit et jour pour assurer notre quiétude et que dieu accueille dans son paradis éternel toutes celles et ceux qui sont tombés sur les champs d’honneur”.

“Parce que la paix n’a pas de prix et que l’union fait la force”, le président du collectif de la presse publique et privé  de Dosso a invité les populations à “s’unir, à former un seul bloc pour barrer la route aux esprits malveillants susceptibles de troubler la paix dans notre pays”.

“Nous devons en outre, a-t-il dit, cultiver et pérenniser la parenté à plaisanterie, cette richesse de notre patrimoine culturel qui véhicule l’union, l’entraide, la cohésion et la paix”.

Le président du collectif de la presse publique et privée de la région de Dosso a remercié Djingri Lompo et Issaka Issaka, ces deux ambassadeurs de la paix et de la cohésion sociale qui ont semé la joie dans les cœurs des dossolais et des nigériens dans leur ensemble ainsi que les artistes locaux qui ont témoigné leur engagement pour la paix au Niger.

M. Moussa Hamani a également adressé aux autorités administratives et coutumières, les hautes personnalités, les cadres régionaux, les partenaires et autres bonnes volontés, ainsi que les scolaires les reconnaissances du comité d’organisation pour leur soutien ayant permis la réussite du spectacle.

Afrique centrale : La sauvegarde du bassin du lac Tchad, un enjeu régional majeur

. . DEVELOPPEMENT DURABLE . .

Un article de The Conversation (republié sous licence Creative Commons.)

Situé au carrefour de cinq pays de l’Afrique (Centre et Ouest) – Cameroun, Tchad, République centrafricaine, Niger et Nigeria –, le bassin du Lac Tchad représente une source d’eau importante et vitale partagée plus de 40 millions d’habitants.

Ce bassin abrite une biodiversité ainsi qu’un patrimoine naturel et culturel extrêmement précieux. Des systèmes de productions riches et variés construits sur des usages diversifiés de l’espace, ainsi que des conventions locales anciennes, attestent d’une exploitation rationnelle des ressources naturelles.


Pêcheurs sur les rives du lac Tchad, en 2015 au nord de N’Djamena (Tchad). PHILIPPE DESMAZES / AFP

Depuis quelques décennies, cet espace est malheureusement en proie à un déséquilibre anthropo-écologique, auquel s’ajoutent les changements climatiques amorcés depuis le début des années 1970 ; ces derniers ont conduit à un assèchement progressif du bassin.

On assiste ainsi à une forte pression, voire un usage concurrentiel des ressources naturelles, doublés depuis plus d’une décennie de conflits armés orchestrés par la secte de Boko Haram. La présence de ce groupe dans le bassin a exacerbé le trafic illégal de bois, le braconnage des espèces protégées et les conflits agropastoraux.
Une situation qui conduit à des migrations importantes de populations.

Des « réserves de biosphère » pour préserver les ressources

Les défis qui se posent actuellement au bassin du Lac Tchad sont de trois ordres.
Un défi sécuritaire pour la restauration de la paix et de la sécurité dans les pays du bassin du Lac Tchad ; un défi écologique, avec la conservation de la biodiversité, la gestion des écosystèmes et leur réhabilitation ; un défi socio-économique, pour la relance des activités agricoles, pastorales et piscicoles, la réduction de la pauvreté, la planification participative et la gouvernance inclusive.

Pour sauvegarder et gérer durablement les ressources hydrologiques, biologiques et culturelles de cette zone, contribuer à la réduction de la pauvreté et promouvoir la paix, les cinq États du bassin ont décidé d’appliquer le modèle des « réserves de biosphère » transfrontières et des sites du Patrimoine mondial.

C’est dans cette optique que l’Unesco, dans le cadre du projet Biosphère et patrimoine du lac Tchad (BIOPALT), s’est donnée pour mission d’accompagner les cinq États à la préparation de dossiers de nomination de réserves de biosphère nationales et/ou transfrontières et d’un site de patrimoine mondial transfrontalier dans le bassin.

Une démarche participative

Les différentes concertations – nationale, menée par BIOPALT et régionale, conduite par la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT) – ont permis de circonscrire les difficultés majeures du bassin et les attentes des communautés face à ces contraintes.

Pour mener à bien ces initiatives, la démarche participative a été adoptée. Son mode opératoire s’est construit sur quatre composantes principales : connaître, former et renforcer les capacités, réhabiliter et utiliser durablement, gérer et valoriser. Ici, les différentes activités ont été menées en s’appuyant sur des partenaires locaux, mais aussi internationaux.

Le réseau de partenaires du projet est composé de scientifiques (principalement les universités des pays membres de la CBLT, mais aussi d’autres institutions internationales), d’ONG et d’associations. Les travaux conduits sont validés par un conseil scientifique et technique.

Une dizaine d’études sur le bassin du lac Tchad

De 2017 à 2021, treize études ont été réalisées sur la biodiversité, l’hydrologie, la culture et les aspects socio-économiques du bassin. Elles ont permis une meilleure connaissance des risques hydroclimatiques, de la qualité de l’eau, de la diversité biologique et culturelle et enfin de la variabilité et la résilience au climat de cet espace.

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Questions for this article:
 

What is the relation between the environment and peace

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Deux outils ont été élaborés : un portail sur la qualité de l’eau dans le bassin du lac Tchad ; une plate-forme de suivi des inondations et des sécheresses. Ces outils permettent le contrôle de la pollution du lac et de ses affluents ainsi que la surveillance des aléas météorologiques.

Quatre ateliers – organisés autour du suivi des inondations et sécheresses, de la surveillance de la qualité de l’eau du lac Tchad et de la mise en place d’un comité PHI Cameroun – auront permis de former 90 experts.

Quelque 2 000 personnes ont également été formées dans le cadre de la gestion pacifique des ressources naturelles, la prévention des conflits et la conservation durable du lac Tchad. Un master et un MOOC ont d’autre part été créés pour aborder la gestion des réserves de biosphère et des sites du patrimoine mondial.

Enfin, une réserve de biosphère a été créée, deux autres ont été proposées ainsi qu’un site transfrontalier du patrimoine mondial, tandis que deux radios communautaires ont été lancées, participant ainsi à la prévention de l’extrémisme violent, la promotion de la paix, la protection de l’environnement et le développement durable.

Sept activités génératrices de revenus portant sur l’apiculture, la pisciculture, le maraîchage agroécologique, la riziculture et l’arboriculture ont été lancées permettant ainsi à 20 000 bénéficiaires de diversifier leurs sources de revenus et de renforcer leur résilience socio-économique face aux impacts du Covid-19.

Trois techniques de restauration écologiques ont également été développées, permettant la réhabilitation des terres dégradées et l’amélioration des compétences communautaires. Des actions de communication (site web, newsletter et événements) visent à faire connaître le projet.

Si 80 % des activités prévues dans le cadre du plan d’action de BIOPALT ont été réalisées, plusieurs points restent aujourd’hui à concrétiser : la finalisation de quatre publications, la réalisation d’une étude bioécologique et socioéconomique à Kalamaloué (Cameroun), la réalisation d’un atelier régional relatif au patrimoine mondial, la finalisation de MOOC sur les réserves de biosphère et le patrimoine mondial.

Restauration écologique et synergie

Plusieurs perspectives se dessinent dans une seconde phase du projet BIOPALT. La restauration écologique est, par exemple, déjà amorcée et vise à rapprocher les différents usagers du lac et promouvoir la paix et le développement. Des activités génératrices de revenus se sont développées et vont permettre d’une part de procurer des revenus substantiels aux acteurs de terrain et de l’autre de renforcer la gestion communautaire pour conserver la biodiversité et réduire la pauvreté.

La transhumance transfrontalière a elle aussi été promue, fondée sur des accords de gestion pacifique des ressources naturelles et de formations (culture de la paix, PVE). Des écoles pastorales mobiles pourront également être envisagées.

Enfin, une synergie d’action entre éducation et alphabétisation se met en place avec d’autres initiatives, à l’image du Projet de renforcement de l’éducation et de l’alphabétisation (PREAT).

Le projet BIOPALT aura ainsi permis d’obtenir des résultats tangibles dans le domaine de la restauration d’écosystèmes dégradés (mares, plaines dunaires) et la promotion d’activités génératrices de revenus à base d’économie verte.

La formation et le renforcement des capacités sur la gestion pacifique des ressources naturelles, s’appuyant sur « l’approche PCCP » de l’Unesco, a également été développée, tout comme le renforcement de la coopération transfrontalière, de l’intégration régionale et la réalisation de dossiers d’inscription du lac Tchad sur la liste du patrimoine mondial et de création de réserves de biosphère.

Depuis 50 ans, le Programme pour l’homme et la biosphère (MAB) de l’Unesco s’appuie sur l’alliance entre sciences exactes, sciences naturelles et sciences sociales pour trouver des solutions mises en œuvre au cœur de 714 sites naturels d’exception (dans 129 pays) bénéficiant du statut de réserves de biosphère.

Auteurs:

Amadou Boureima, Responsable du Laboratoire d’études et de recherches sur les territoires sahélo-sahariens (LERTESS), Université Abdou Moumouni de Niamey (UAM)

Aristide Comlan Tehou, Chercheur au Laboratoire d’écologie appliquée de la faculté des sciences agronomiques, University d’Abomey-Calavi de Bénin

Daouda Ngom, Professeur titulaire, responsable du Laboratoire d’écologie et d’écohydrologie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar

Mallé Gueye, Enseignant-chercheur, département hydrosciences et environnement, Université Iba Der Thiam de Thiès
The Conversation

Conakry : des anciennes députées lancent une nouvelle coalition, dénommée COFEPAD-Guinée

. EGALITE HOMMES/FEMMES .

Un article de Guinee Matin

Plusieurs anciennes députées à l’Assemblée nationale de Guinée viennent de mettre en place une plateforme, dénommée « Coalition des femmes parlementaires et actrices pour la paix, les droits et le développement de la Guinée » (COFEPAD-Guinée). Cette organisation a été lancée officiellement à travers une déclaration rendue publique ce vendredi, 7 janvier 2022, à Conakry.


video de conference de presse

La COFEPAD-Guinée est présidée par Dr Zalikatou Diallo, ancienne députée et ancienne ministre de la Citoyenneté et de l’Unité nationale, qui a pour vice-présidentes, Dr Hadja Aïssata Daffé et Mme Nanfadima Magassouba. Son principal objectif est de contribuer efficacement à la préservation et à la consolidation des acquis en matière de défense des droits des femmes, des enfants et des personnes vulnérables en République de Guinée.
DECLARATION

Nous femmes ayant pris part aux différentes législatures de l’Assemblée Nationale de la République de Guinée, de même que nous, actrices œuvrant pour la paix, la défense des droits des femmes, des enfants et des personnes vulnérables, avons pris l’initiative de la mise en place de la COALITION DES FEMMES PARLEMENTAIRES ET ACTRICES POUR LA PAIX, LES DROITS ET LE DEVELOPPEMENT DE LA GUINEE (COFEPAD-GUINEE).

Le lancement des activités de cette Coalition dont le siège social est situé à Conakry, dans la Commune de Ratoma, au quartier Lambanyi, a pour objectif primordial de contribuer efficacement à la préservation et à la consolidation des acquis en matière de défense des droits des femmes, des enfants et des personnes vulnérables en République de Guinée.
La COFEPAD-GUINEE a pour mission essentielle :

– De permettre à ses membres d’interagir afin de continuer la noble et exaltante lutte pour l’égalité des sexes et la prise en compte de la dimension genre à tous les niveaux de la Nation guinéenne, tout en favorisant la paix durable, la cohésion sociale, la culture du civisme et bien d’autres valeurs nécessaires au développement socio-économique de la Guinée.

– De contribuer au maintien et à la consolidation des acquis en faveur de la gent féminine guinéenne dans les textes de lois, favorables à l’égalité des sexes, dans le but de permettre à la Guinée l’atteinte de l’Objectif du Développement Durable (ODD): N°5 des Nations Unies. Et aussi, la mise en œuvre des dispositions du Protocole de Maputo de l’Union Africaine, adopté le 11 juillet 2003 à Maputo et entré vigueur depuis le 25 novembre 2005.

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Questions for this article:

Can the women of Africa lead the continent to peace?

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– De mener des actions de plaidoyer et de lobbying au niveau des autorités et organe de la Transition, en vue de l’amendement de toutes les dispositions discriminatoires au détriment des femmes et des personnes vulnérables. Actions qui contribueraient éminemment à la mise en œuvre de la Résolution 1325 des Nations Unies et de ses Résolutions connexes.

– De recommander l’application stricte des sanctions pénales contre les auteurs de viols et de mener des campagnes de sensibilisation afin d’inverser considérablement la tendance au niveau de la Société guinéenne.

– D’œuvrer au renforcement de la Paix durable et de l’Unité nationale en République de Guinée. Ceci, grâce à de vastes campagnes de sensibilisation à tous les niveaux, étayées d’une parfaite synergie d’action entre notre Coalition et les autorités administratives et locales, ainsi que d’autres acteurs impliqués dans la même dynamique. Actions qui permettraient à la Guinée d’être au rendez-vous de l’atteinte des ODD à l’horizon 2030, de même que l’Agenda 2063 de l’Union Africaine. Surtout en ce qui concerne l’aspiration N°6 à savoir : « Une Afrique dont le développement est axé sur les populations, qui s’appuie sur le potentiel de ses populations, notamment celles des femmes et des jeunes, qui se soucient du bien-être des enfants ».

Dans le but de l’atteinte des résultats escomptés, les membres de la COFEPAD-GUINEE comptent mettre en œuvre leur plan stratégique assorti d’un plan d’action conformément aux statuts de la Coalition.

A travers de multiples activités, la COFEPAD-GUINEE se propose :
– De contribuer au renforcement de la culture de la paix durable, condition sine qua non d’un développement harmonieux et équilibré de la Guinée ;

– De renforcer le partenariat entre les hommes et les femmes non seulement, mais aussi renforcer les capacités des membres de la Coalition pour mieux remplir leurs missions de défense des droits des femmes en préservant les acquis ;

– D’harmoniser et de renforcer le partenariat avec les autres institutions, organisations, réseaux nationaux et internationaux en matière de genre etc…

Pour lui permettre d’atteindre cette panoplie d’objectifs, la COFEPAD-GUINEE sait compter sur le soutien inaltérable des autorités administratives, des institutions nationales et internationales, de même que la collaboration avec les ONG de défense des droits des femmes, des enfants et des personnes vulnérables de la société guinéenne.

Vive les Femmes de Guinée

Vive l’égalité des sexes

Vive la paix, l’Unité et le développement de la Guinée

Que Dieu bénisse la Guinée et tous les guinéens

Amen !

Mauritanie : mise en place d’un nouveau réseau de maires destiné à consolider la citoyenneté

. PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE . .

Un article de Sahara Medias

On a annoncé ce lundi à Nouakchott la création d’un réseau des maires destiné à promouvoir la citoyenneté et la consécration de la cohésion sociale et la culture de la paix.


Ce nouveau réseau qui intègre l’ensemble des maires de Mauritanie, selon le ministre de l’intérieur et de la décentralisation Mohamed Salem O. Merzoug, « constitue une étape importante dans le cadre de la préservation des valeurs de l’état-nation ».

(Cliquez ici pour l’article en anglais. )

Latest Discussion

How can culture of peace be developed at the municipal level?

Le ministre a ajouté que le nouveau réseau intervient pour consacrer la culture de la citoyenneté, la consolidation de la cohésion sociale au lendemain de la naissance de la commémoration d’une nouvelle indépendance.

La création de ce réseau, ajoute ould Merzoug, est le meilleur indicateur pour une contribution au développement prometteur sur la voie de la construction de l’état et la protection de la nation.

Le ministre a encore dit que la nouvelle création est le chemin menant vers la naissance d’un citoyen mauritanien dans un espace unifié, convaincu de l’unité, la démocratie participative qui ne laisse aucune place aux divisions négatives.

La création de ce réseau, ajoute le ministre, va renforcer le système de la pratique démocratique dans une nouvelle ère que vous avez contribué à créer il y a plus de deux ans quand vous avez élu Mohamed O. Cheikh Ghazouani à la présidence de la république.

Ould Merzoug a réaffirmé la disponibilité du gouvernement à appuyer cette nouvelle création et ses objectifs, consacrant ainsi l’appui du président de la république au processus de décentralisation, le renforcement des mécanismes de la culture démocratique locale, comme base fondamentale pour le développement local et régional global.