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Conakry : des anciennes députées lancent une nouvelle coalition, dénommée COFEPAD-Guinée

. EGALITE HOMMES/FEMMES .

Un article de Guinee Matin

Plusieurs anciennes députées à l’Assemblée nationale de Guinée viennent de mettre en place une plateforme, dénommée « Coalition des femmes parlementaires et actrices pour la paix, les droits et le développement de la Guinée » (COFEPAD-Guinée). Cette organisation a été lancée officiellement à travers une déclaration rendue publique ce vendredi, 7 janvier 2022, à Conakry.


video de conference de presse

La COFEPAD-Guinée est présidée par Dr Zalikatou Diallo, ancienne députée et ancienne ministre de la Citoyenneté et de l’Unité nationale, qui a pour vice-présidentes, Dr Hadja Aïssata Daffé et Mme Nanfadima Magassouba. Son principal objectif est de contribuer efficacement à la préservation et à la consolidation des acquis en matière de défense des droits des femmes, des enfants et des personnes vulnérables en République de Guinée.
DECLARATION

Nous femmes ayant pris part aux différentes législatures de l’Assemblée Nationale de la République de Guinée, de même que nous, actrices œuvrant pour la paix, la défense des droits des femmes, des enfants et des personnes vulnérables, avons pris l’initiative de la mise en place de la COALITION DES FEMMES PARLEMENTAIRES ET ACTRICES POUR LA PAIX, LES DROITS ET LE DEVELOPPEMENT DE LA GUINEE (COFEPAD-GUINEE).

Le lancement des activités de cette Coalition dont le siège social est situé à Conakry, dans la Commune de Ratoma, au quartier Lambanyi, a pour objectif primordial de contribuer efficacement à la préservation et à la consolidation des acquis en matière de défense des droits des femmes, des enfants et des personnes vulnérables en République de Guinée.
La COFEPAD-GUINEE a pour mission essentielle :

– De permettre à ses membres d’interagir afin de continuer la noble et exaltante lutte pour l’égalité des sexes et la prise en compte de la dimension genre à tous les niveaux de la Nation guinéenne, tout en favorisant la paix durable, la cohésion sociale, la culture du civisme et bien d’autres valeurs nécessaires au développement socio-économique de la Guinée.

– De contribuer au maintien et à la consolidation des acquis en faveur de la gent féminine guinéenne dans les textes de lois, favorables à l’égalité des sexes, dans le but de permettre à la Guinée l’atteinte de l’Objectif du Développement Durable (ODD): N°5 des Nations Unies. Et aussi, la mise en œuvre des dispositions du Protocole de Maputo de l’Union Africaine, adopté le 11 juillet 2003 à Maputo et entré vigueur depuis le 25 novembre 2005.

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Questions for this article:

Can the women of Africa lead the continent to peace?

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– De mener des actions de plaidoyer et de lobbying au niveau des autorités et organe de la Transition, en vue de l’amendement de toutes les dispositions discriminatoires au détriment des femmes et des personnes vulnérables. Actions qui contribueraient éminemment à la mise en œuvre de la Résolution 1325 des Nations Unies et de ses Résolutions connexes.

– De recommander l’application stricte des sanctions pénales contre les auteurs de viols et de mener des campagnes de sensibilisation afin d’inverser considérablement la tendance au niveau de la Société guinéenne.

– D’œuvrer au renforcement de la Paix durable et de l’Unité nationale en République de Guinée. Ceci, grâce à de vastes campagnes de sensibilisation à tous les niveaux, étayées d’une parfaite synergie d’action entre notre Coalition et les autorités administratives et locales, ainsi que d’autres acteurs impliqués dans la même dynamique. Actions qui permettraient à la Guinée d’être au rendez-vous de l’atteinte des ODD à l’horizon 2030, de même que l’Agenda 2063 de l’Union Africaine. Surtout en ce qui concerne l’aspiration N°6 à savoir : « Une Afrique dont le développement est axé sur les populations, qui s’appuie sur le potentiel de ses populations, notamment celles des femmes et des jeunes, qui se soucient du bien-être des enfants ».

Dans le but de l’atteinte des résultats escomptés, les membres de la COFEPAD-GUINEE comptent mettre en œuvre leur plan stratégique assorti d’un plan d’action conformément aux statuts de la Coalition.

A travers de multiples activités, la COFEPAD-GUINEE se propose :
– De contribuer au renforcement de la culture de la paix durable, condition sine qua non d’un développement harmonieux et équilibré de la Guinée ;

– De renforcer le partenariat entre les hommes et les femmes non seulement, mais aussi renforcer les capacités des membres de la Coalition pour mieux remplir leurs missions de défense des droits des femmes en préservant les acquis ;

– D’harmoniser et de renforcer le partenariat avec les autres institutions, organisations, réseaux nationaux et internationaux en matière de genre etc…

Pour lui permettre d’atteindre cette panoplie d’objectifs, la COFEPAD-GUINEE sait compter sur le soutien inaltérable des autorités administratives, des institutions nationales et internationales, de même que la collaboration avec les ONG de défense des droits des femmes, des enfants et des personnes vulnérables de la société guinéenne.

Vive les Femmes de Guinée

Vive l’égalité des sexes

Vive la paix, l’Unité et le développement de la Guinée

Que Dieu bénisse la Guinée et tous les guinéens

Amen !

Mauritanie : mise en place d’un nouveau réseau de maires destiné à consolider la citoyenneté

. PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE . .

Un article de Sahara Medias

On a annoncé ce lundi à Nouakchott la création d’un réseau des maires destiné à promouvoir la citoyenneté et la consécration de la cohésion sociale et la culture de la paix.


Ce nouveau réseau qui intègre l’ensemble des maires de Mauritanie, selon le ministre de l’intérieur et de la décentralisation Mohamed Salem O. Merzoug, « constitue une étape importante dans le cadre de la préservation des valeurs de l’état-nation ».

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Latest Discussion

How can culture of peace be developed at the municipal level?

Le ministre a ajouté que le nouveau réseau intervient pour consacrer la culture de la citoyenneté, la consolidation de la cohésion sociale au lendemain de la naissance de la commémoration d’une nouvelle indépendance.

La création de ce réseau, ajoute ould Merzoug, est le meilleur indicateur pour une contribution au développement prometteur sur la voie de la construction de l’état et la protection de la nation.

Le ministre a encore dit que la nouvelle création est le chemin menant vers la naissance d’un citoyen mauritanien dans un espace unifié, convaincu de l’unité, la démocratie participative qui ne laisse aucune place aux divisions négatives.

La création de ce réseau, ajoute le ministre, va renforcer le système de la pratique démocratique dans une nouvelle ère que vous avez contribué à créer il y a plus de deux ans quand vous avez élu Mohamed O. Cheikh Ghazouani à la présidence de la république.

Ould Merzoug a réaffirmé la disponibilité du gouvernement à appuyer cette nouvelle création et ses objectifs, consacrant ainsi l’appui du président de la république au processus de décentralisation, le renforcement des mécanismes de la culture démocratique locale, comme base fondamentale pour le développement local et régional global.

Échange entre groupes d’élèves de France et de Mali : Un interview

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de Sahel 2r3s

Emmanuelle Dufossez est professeure d’Arts Plastiques au Collège et Lycée Ferdinand Fabre de Bédarieux, dans l’académie de Montpellier. En décembre 2018, en collaboration avec Bakrene Ag Sidimohamed (qui vit et travaille à Tessalit, dans la région de Kidal au Nord-Mali), elle initie un échange entre deux groupes d’élèves de leurs communes respectives. L’objectif du projet était de favoriser les échanges interculturels dans un esprit commun de citoyenneté, sans négliger la réalité propre à chacun des milieux.


Video fait par les élèves en Mali


Dans un premier temps, pouvez-vous nous expliquer les raisons pour lesquelles vous avez entamé ce projet ? Quels ont été les moyens utilisés ? Sur quels relais vous êtes-vous appuyés sur le terrain ?

Pour des raisons personnelles j’ai rejoint un groupe Facebook lié à Tessalit et commencé à discuter avec Bakrene. Au troisième message, il m’a demandé de l’aider à contacter des ONG pour l’éducation des enfants. C’était si direct, si inattendu… et ça m’a touché. Il ne savait pas encore que j’étais enseignante. Quand à moi, j’étais loin d’imaginer à l’époque l’ampleur de la catastrophe dans la région…

J’ai donc proposé à mon proviseur, M. Pierre Fournier, que l’on mette en place un échange entre élèves et il a immédiatement accepté (il était beaucoup plus au courant que moi de la situation), et a tout mis en œuvre pour que cela soit possible. Avec Françoise, la CPE, nous avons organisé une réunion des élèves du conseil de la vie citoyenne du collège, et ils ont aussi suivi. 15 jours après, j’avais une webcam et Skype dans ma salle et nous attendions Issouf, le directeur et ses élèves de Tessalit !

De son côté Bakrene avait réussi à convaincre le directeur de la Minusma et il est allé chercher tout le monde en ville. C’est ainsi que le projet a débuté. C’était très rock’n’roll, mais on a réussi à se parler comme ça en visio-conférence, presque chaque semaine jusqu’à la fin de l’année.

Parfois la connexion était impossible et nous attendions pour rien, mais ça faisait partie du pari de départ, tout le monde avait saisi les difficultés. Je salue la Minusma qui a su cette fois jouer son rôle en favorisant un projet clairement en faveur de la paix et du partage, mais aussi les familles à Tessalit qui ont accepté de prendre des risques en autorisant leurs enfants à participer à l’échange.

Dès cette première année, nous avons initié un petit projet pédagogique avec un collègue de géographie qui devait faire une étude de cas autour de la gestion des ressources naturelles. Les enfants ont envoyé les questions au groupe de Tessalit via Bakrene, et en retour, ils nous ont envoyé des petites vidéos sur l’eau à Tessalit.

Nos élèves à Bédarieux sont très impliqués. Ils ont mis en place une collecte de livres pour refaire la bibliothèque de Tessalit qui a été incendiée lors des conflits. Nous attendons maintenant de l’aide pour le transport.

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Question related to this article:

 

Youth initiatives for a culture of peace, How can we ensure they get the attention and funding they deserve?

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En quoi votre démarche et celle du projet du concours citoyen vous semblent pertinentes ? Quels sont les objectifs communs ?

Cette année, nous avons souhaité d’emblée entamer un projet pédagogique long avec mon collègue d’histoire-géographie et une classe de quatrième que nous avons en commun, ainsi que nos collègues de Tessalit, Issouf Maïga, directeur et (rare) enseignant d’État, Bakrene Ag Sidimohamed et Ahmed Ag Zouemar. Il s’agit de correspondre et d’apprendre à se connaître à travers la découverte simultanée du texte de la Déclaration Universelle des Droits de l’Enfant signée par les membres de l’ONU en 1989.

L’échange, la découverte de l’autre, de son mode de vie, de ses habitudes, de ses goûts, de tout ce qui permet une prise en compte de l’altérité et des différences est au cœur de nos préoccupations.

Il est temps de rouvrir les esprits, en France comme ailleurs, si nous souhaitons vraiment vivre dans un monde en paix. Cette réflexion commune que nous menons avec de très jeunes adolescents, en abordant les droits des enfants, intervient au même moment que la situation au Nord du Mali se dévoile à eux ; Le 2r3s la mène à sa façon avec des jeunes adultes à travers le concours citoyen.

Pour nous en tout cas, ce projet est également un cri d’alarme auprès de la communauté internationale afin qu’elle puisse nous aider à améliorer le système éducatif dans cette région en conflit.

Comment se sont déroulés les échanges entre les élèves de Bédarieux et Tessalit ?

Les échanges se sont avérés matériellement difficiles compte tenu de la situation désastreuse de l’école à Tessalit. Sans les intervenants bénévoles de l’association Tazunt, Issouf, l’enseignant ne pourrait pas mener le travail, puisqu’il est seul. La barrière de la langue a également constitué une difficulté notoire. De plus, il est important de rappeler que les écoles ont fermées en 2012 dans le Nord et qu’elles peinent à rouvrir depuis 2018. La francophonie est en train de se perdre dans la région, par manque de pratique…mais la joie de vivre incroyable des enfants les rassemble.

Il nous est même arrivé à plusieurs reprises de nous envoyer des petites vidéos où les enfants, français comme maliens, chantaient pour leurs camarades ! Mais le niveau des élèves de Tessalit est inquiétant pour l ‘avenir.

Quelles sont les différences que vous avez pu observer ?

Comme je l’ai dit plus haut, les différences sont criantes. On a même du mal à croire que les enfants vivent sur la même planète dans un monde qui a conçu un texte commun pour leur égalité. Néanmoins, ce sont des enfants, qui aiment chanter, rire, et bien entendu, jouer au foot !

Avez-vous rencontré des difficultés au cours de ce projet ? Si oui, lesquelles ?

Compte tenu du contexte sécuritaire au Mali, nous avons dû faire face à de nombreuses difficultés. Les différences de conditions de vie, ne permettent pas toujours d’aborder l’aspect théorique de la même manière selon que l’on se positionne à Bédarieux ou Tessalit. Les difficultés matérielles ont également un fort impact.

Avez-vous observé chez les élèves une réelle prise de conscience des droits et des devoirs dont ils disposent ? Est-ce que leur rapport à l’éducation a changé́ ?

Oui. Par exemple, nous avons réussi à récupérer des élèves en France qui étaient en décrochage scolaire. Quand à la question de la prise de conscience, elle est réelle, en France comme à Tessalit où une partie de la population est en train d’essayer de trouver des solutions, bien qu’en ne comptant que sur elle-même pour l’instant. Mais mes collègues de Tessalit seraient plus à même de répondre à cette question.

Burkina Faso: Grandes nuits des communautés de Dédougou : Les jeunes sensibilisés sur la culture de la paix

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article par Lawali Dembele dans Le Faso

Activité de réflexions, de communication et de partage d’expériences, le forum national des communautés s’est tenu ce samedi 26 septembre 2021 au deuxième jour des Grandes nuits des communautés de Dédougou, initié par l’association ImpactAdo. Le thème des GNC, « Promotion de la paix et de la cohésion sociale, quelles contributions de la jeunesse », a été décortiqué et débattu par les facilitateurs d’un après-midi.


Séverine Sawadogo, Adama Démé, deux étudiants et Dieudonné Zagré et Aminata Boly, deux élèves ont chacun exposé un contenu pour le vivre ensemble et la cohésion sociale. Très appliqués et sans complexes, les jeunes conférenciers ont présenté leur communication sous des ovations des participants.

Ouvrant le bal des interventions, le promoteur des Grandes nuits des communautés, Ibrahim Donyéré, a planté le décor en expliquant la stratégie adoptée par l’association Impact Ado avec l’implication des jeunes. « Ce sont des jeunes qui vont partager leurs expériences. Nous voulons, par ce choix, que le message de la recherche de la paix, de la cohésion sociale et du vivre ensemble soit porté par les jeunes et les adolescents eux-mêmes », a introduit monsieur Donyéré.

Deux jeunes garçons et deux jeunes filles, c’est l’équipe jeune qui, durant deux heures d’horloge, a fait l’état des lieux de la situation du manque de paix et de cohésion sociale au Burkina Faso, tout en proposant des solutions et des comportements aux jeunes pour la consolidation d’un climat apaisé au Burkina et particulièrement dans la région de la Boucle du Mouhoun.

Pour Séverine Sawadogo, étudiante en économie à l’université Norbert Zongo et première facilitatrice, plusieurs actions sont à privilégier dans la recherche de la paix. Abordant le thème central des Grandes nuits des communautés, elle a insisté : « Pour assurer le bien-être de la communauté, il faut faire preuve de patriotisme, de civisme en organisant des cadres de rencontre et de partage d’expériences comme les GNC. »

Pour mieux connaître les difficultés que vivent les jeunes et surtout comment les résoudre, elle a convoqué la figure emblématique de la révolution Burkinabé, Thomas Sankara. « Nous ne devons pas laisser le monopole de la pensée de l’imagination et de la créativité à nos seuls ennemis d’hier et d’aujourd’hui », a insisté l’étudiante.

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Question related to this article:

 

Youth initiatives for a culture of peace, How can we ensure they get the attention and funding they deserve?

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Elève en classe de première D, Dieudonné Zagré a, à son tour, fait un exposé sur les bienfaits du développement personnel dans un contexte où la recherche de la paix demeure une équation à résoudre.

Selon l’élève Zagré, le vocable ‘’développement personnel’’ est une amélioration de soi, un travail personnel qui consiste à se surpasser à se dépasser. « J’aimerais voir une jeunesse du Burkina Faso renouvelée. Faisons fi de nos différences, acceptons nous, mettons nous ensemble pour le développement de notre patrie, le Burkina Faso », a souhaité Dieudonné Zagré.

L’utilisation des réseaux sociaux au cœur des échanges

Etudiant en faculté de sciences de la vie et de la terre, Adama Démé de l’université Norbert Zongo de Koudougou a partagé l’expérience des jeunes sur l’utilisation des réseaux sociaux.

« La mauvaise utilisation des réseaux sociaux par les jeunes est une réalité. Nous constatons des cas de désinformations récurrentes sur les réseaux sociaux, le partage des fake news avec des conséquences comme la cybercriminalité. »
Ces faits constituent des maux selon l’étudiant. Il a alors appelé à une prise de conscience des jeunes pour que la lutte contre la transmission trans-générationnelle de cette mauvaise utilisation des réseaux sociaux s’arrête. Dans le cas contraire, la culture de la paix et de la cohésion sociale sera mise à mal.

Pour la dernière facilitatrice, Aminata Boly, élève en classe de terminale D au collège privé Saint Gabriel de Dédougou, la valorisation de la culture, des us et coutumes est une solution explorable pour sauvegarder la paix au Burkina.
« Je pense que la connaissance des valeurs coutumières et traditionnelles est importante pour la culture de la paix et de la cohésion sociale. »

Partant du proverbe africain qui affirme qu’ “un pays sans culture est comme un arbre sans fruits”, l’élève a appelé la jeunesse burkinabè et surtout celle de Dédougou à promouvoir les valeurs culturelles et traditionnelles pour un Burkina meilleur.

Présent comme invité d’honneur, le maire de Barani, Hamidou Sidibé a salué la tenue du forum national des communautés.

« Nous sommes très comblés de ce que nous avons vu. Cette jeunesse est consciente et engagée. Consciente dans sa société et engagée pour la transformation positive de la société. Nous sommes rassurés que la relève est assurée », a déclaré Monsieur Sidibé.

Avant de conclure, il n’a pas manqué de citer le professeur Joseph Ki-Zerbo : « On ne développe pas, on se développe. »

Pour Aminata Diallo, secrétaire générale de l’association Impact Ado et modératrice du forum, cette activité a pour ambition de susciter un changement pour que la jeunesse soit plus engagée, plus unie. « Nous retenons que le secteur de l’éducation est le socle pour la paix durable. Egalement, il a été recommandé plus d’équité, d’égalité et de justice dans la société d’aujourd’hui pour bâtir une paix et une cohésion sociale durables », a conclu mademoiselle Diallo.

Le forum national des communautés a pris fin par la visite guidée du village des communautés.

Dalaba, Guinée : lancement du projet APAC de Didhèrè Foulah à Kaala

. . DEVELOPPEMENT DURABLE . .

Un article de Guinée Matin

L’Association pour la promotion des initiatives locales « APIL »  a lancé le samedi dernier, 25 septembre 2021, le Projet APAC de Didhèrè Foulah à Kolia, dans la Sous- préfecture de Kaala (une localité située à 20 km de la commune urbaine de Dalaba). La cérémonie a eu lieu en présence du nouveau préfet, Colonel Mohamed Bangoura, des cadres préfectoraux, sous préfectoraux et communaux, rapporte Guineematin.com à travers un de ses correspondants dans la région de Mamou.`

Selon les informations, le projet APAC de Didhèrè Foulah vise à protéger un site au confluent de plusieurs cours d’eau et à l’intersection de plaines et de hauts plateaux pour lui permettre de garder un écosystème viable dans la zone de Dalaba. Son objectif  global est surtout d’appuyer les initiatives locales à la résilience face au COVID-19 par les communautés de l’APAC et contribuer à la conservation et au maintien de l’écosystème de Didhèrè Foulah.

« Nos activités à réaliser se résument au renforcement des capacités des acteurs sur l’environnement, sensibiliser les communautés sur l’importance de l’APAC, doter les communautés en matériels et équipements pour la surveillance de l’APAC, les former en technique d’installation d’une pépinière, les approvisionner en semences et en matériels pour l’agriculture, faire la promotion du l’écotourisme par la construction d’un mausolée et d’un abri pour les touristes, initier d’autres activités pour le développement des nos localités pour que les populations soient indépendantes et éradiquer la pauvreté », a précisé Madame Mariama Diouldé Diallo, présidente de l’APIL.

A la cérémonie de lancement de ce projet dans le district de Hérico, Dr Hassimiou Bah, le secrétaire général de l’APIL, est brièvement revenu sur l’historique de Didhèrè Foulah, autrefois considéré comme un repère et une refuse de démons.

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Questions for this article:
 

What is the relation between the environment and peace

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« Didhèrè Foulah, véritable aire protégée du patrimoine historique est étroitement intégrée aux modes de vie, aux stratégies de gestion des terres et aux identités de la communauté locale,  en ce sens que tous les habitants accordent une attention soutenue à la conservation du site.

Dans les temps, ce site était considéré comme le repère et le refuse des démons et des esprits de la rivière de Tènè. Il s’y trouvait une forêt très épaisse au point que les rayons du soleil ne lui parvenaient presque jamais. C’est là que les Djallonkés venaient pour adorer les esprits. En ce lieu se produisit un évènement si inattendu qu’on baptisa le lieu Didhèrè Foulah. Les païens s’emparent d’Abdoulaye Foulah et décidèrent de l’immoler en l’honneur des esprits du site. Ils voulurent l’égorger, mais le couteau ne put le blesser. Dieu sauva Foulah. Car, son boubou, trop long, fit que sa tête émergea de l’eau et il y vécu un temps (pendant 3 mois ou 12 jours, selon la légende). Alors que Foulah était en vie, les poissons ont rongé son petit orteil droit. Ainsi, jusqu’à nos jours, ses descendants naissent sans un ongle à ce petit orteil. C’est une femme de la famille NDanyebhé qui le sauva des eaux et il survécut et reprit sa lutte pour implanter l’islam », a expliqué Dr Hassimiou Bah.

Au nom des populations locales, le maire de la commune rurale de Kaala, Mamadou Saliou Barry, a salué l’initiative de l’APIL et s’est engagé à accompagner la mise en œuvre du projet APAC pour le bonheur des populations locales.

« L’évènement qui nous réunit ici est le lancement du projet APAC qui doit contribuer à la conservation et le maintien de l’écosystème de Didhèrè Foulah. Notre vaillante population salue vivement la présence de ce projet dans notre commune rurale. Nous allons nous battre pour que ce projet soit une réalité pour le bonheur de nos citoyens et les générations futures », a dit Mamadou Saliou Barry.

Présent à cette cérémonie, le Colonel Mohamed Bangoura, nouveau préfet de Dalaba, s’est réjoui de ce projet et a invité les populations à la culture de la paix.

« Je suis très heureux, quelques jours après ma nomination en qualité de préfet, de lancer un grand projet lié à la résilience à la COVID-19, ayant beaucoup d’actions en vue, dont : la préservation de la biodiversité d’un site protégé, l’aviculture, l’apiculture, la création de pépinières, le maraîchage, l’écotourisme… Je félicite les initiateurs de ce projet et la coopération internationale pour son financement. Braves populations de Kaala, je vous demande de profiter de ce projet en y apportant votre contribution et de tout faire pour le pérenniser. C’est pourquoi je vous exhorte d’unir vos forces et vos initiatives pour que ce projet soit une réussite dans votre localité. Le développement doit être notre ambition. Pour le réussir, il faut instaurer un climat de paix, d’unité et de cohésion sociale entre les différents acteurs au développement », a indiqué Mohamed Bangoura.

A noter que l’association pour la promotion des initiatives locales est une association apolitique à but non lucratif, née de la volonté d’un groupe de personnes soucieuses d’apporter leur contribution dans le processus de lutte contre la pauvreté, surtout en milieu rural.

Tchad : l’AJPNV forme sur la promotion de la démocratie et des droits de l’Homme

EDUCATION POUR LA PAIX

Un article de Alwihda Info

Dans le cadre de son projet de promotion de la démocratie et des droits de l’Homme au Tchad, l’association jeunesse pour la paix et la non violence (AJPNV) organise un atelier  de formation du 1er au 2 octobre 2021 à l’égard des leaders des organisations de la société civile et les médias.


L’atelier a été ouvert ce vendredi 1er octobre 2021 au siège national de ladite association au quartier Amtoukougne. Pour rappel, l’AJPNV, créée en 2000, est une organisation de la société civile tchadienne à but non lucratif laïc, apolitique et humanitaire. Elle est membre accrédité d’IRC (International Réhabilitation for Council of Victimes of Torture) basée à Copenhague), membre d’IFHRO (International Fédération of Health and Human Rights Organisation) basée à Genève.

AJPNV a pour objectif la promotion et la protection des droits de l’Homme ; l’assistance médicale-psychosociale et juridique gratuite aux victimes des violences des droits de l’homme, des réfugiés, et des personnes en déplacement à l’intérieur, prisonniers, des femmes victimes des violences sexuelles ; la réinsertion socio-économique par l’information, la communication et l’éducation des réfugiés ; la promotion de la culture de la paix, de la démocratie au Tchad ; la promotion de la santé de reproduction ; promotion de la santé liée aux droits de l’Homme ; renforcer les capacités des femmes à lutter contre la pauvreté, les pratiques traditionnelles malsaines à leur égard et le VIH. 

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Question pour cet article:

How do we promote a human rights, peace based education?

(. . suite)

Lançant officiellement l’atelier, le président de l’AJPNV, Nodjigoto Charbonnel, affirme que les organisations de la société civile et les médias constituent un pilier dans le système national de promotion et de protection des droits de l’Homme. Elles ont pour principales responsabilités d’une part, de promouvoir les droits de l’Homme à travers la diffusion d’une culture nationale des droits de l’Homme dans laquelle prospèrent les valeurs de tolérance, d’égalité et le respect mutuel, notamment par l’éducation aux droits de l’Homme et d’autre part de protéger les droits de l’Homme, en identifiant ou en instruisant des cas de violations des droits humains.

Pour mener à bien leur mission de promotion et de protection des droits de l’Homme dans leur pays, Nodjigoto Charbonnel soutient que les organisations de la société civile et les médias ont besoin d’être renforcées et accompagnées. Et d’ajouter que, ce projet de renforcement œuvrant dans le domaine des droits de l’Homme vient répondre à ce besoin de renforcement et accroître le champ d’action des associations.

Nodjigoto Charbonnel indique que les mouvements de défense des droits de l’Homme, les organisations de défense de la démocratie et les donateurs dans le domaine du développement ont un objectif commun mais ne se sont pas toujours considérés comme des alliés. Il est fort possible que les trois groupes aient trouvé un terrain d’entente autour de la notion d’une approche fondée sur les droits en termes de développement. Il révèle par la suite qu’une bonne gouvernance démocratique doit inévitablement se concentrer sur la promotion et la protection des droits de l’Homme et des libertés fondamentales. Car dit-il, sans cette protection, il ne peut pas exister de véritable démocratie.

 

Cameroun: Action de paix : hommage à Mirabelle Lingom et Confort Tamasang

. EGALITE HOMMES/FEMMES .

Un article de Cameroun Actuel

Les organisations de défense des droits des femmes, parmi lesquelles la pionnière Wilpf Cameroon, réunies au sein de la Plateforme de Consultation « Femmes camerounaises pour le dialogue national », ont organisé un atelier de suivi et évaluation de leurs actions le 28 Septembre 2021 à Douala.

Créée le 10 septembre 2019, après l’annonce du dialogue national par le président de la République, Paul Biya, la plateforme de Consultation des Femmes pour le Dialogue National a été mise sur pied et a organisé avec d’autres partenaires, des consultations des associations et groupes de femmes du pays et de la diaspora afin de discuter de la démarche à suivre collectivement pour faire entendre la voix des femmes lors du dialogue national. Cette concertation pré-dialogue s’inscrivait en droite ligne du Plan d’Action National de mis en œuvre par la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies (Csnu).

A la suite du Gdn, la plate-forme s’est engagée dans un nouveau plaidoyer pour la tenue d’un nouveau dialogue national plus inclusif des principales parties prenantes et qui prend davantage en compte la voix des femmes.

A cet effet, la convention qu’organise cette plate-forme est apparue comme une opportunité extraordinaire, un véritable catalyseur qui aurait pu favoriser la capitalisation par le gouvernement des initiatives telles que le «Cri des femmes camerounaises».

Dès lors, Wilpf Cameroun a mené une analyse de la dimension genre des conflits (Acg), ce qui les a aidé à la mise en place d’un processus vers la paix avec le soutien de ses membres. Pour l’heure, les résultats de l’Acg ont montré que les femmes se soutiennent mutuellement dans le contexte de conflit que connaît le Cameroun. Nonobstant quelques obstacles, la plate-forme s’est engagée dans les activités malgré le contexte difficile marqué par une augmentation des tue- ries au Cameroun et moins d’opportunités de solutions.

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Questions for this article:

Can the women of Africa lead the continent to peace?

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Sortie de crise par le dialogue

Au moment de la tenue de cet atelier le 28 septembre 2021 à Douala, les membres de cette plate-forme selon eux continuent à perdre leurs frères et sœurs à cause des violences basées sur le genre et la guerre. Pour Mme Sylvie Jacqueline Ndongmo, présidente de Wilpf Cameroun et coordinatrice de la plate-forme, « l’atelier d’évaluation des actions de cette plate-forme vise à procéder à une meilleure structuration, coordination et de questionner également notre engagement associatif. C’est pourquoi nous avons pensé à demander l’appui d’un consultant pour discuter de tenants et des aboutissants de notre agacement en tant que membres d’organisations et de plate-forme de la société civile ».

En ce qui concerne les questions qui affectent les femmes, la plate-forme pense que le gouvernement doit entre autres : mettre en place des mesures pour adresser durablement la question de l’impunité des auteurs de violences sexistes ; concrétiser l’institutionnalisation de l’éducation à la paix afin de promouvoir une culture de la paix à l’école et en dehors de celle-ci ; institutionnaliser une procédure simplifiée d’accès aux actes de naissance légaux et aux cartes d’identité nationales détruites à la suite de la crise ; améliorer l’accès des femmes à la propriété ; prendre des dispositions pour la mise en place d’une structure spécialisée dans les traumatismes afin de traiter les problèmes de violence sexuelle et sexiste dans les contextes humanitaire, etc…

Mettre fin aux conflits

Grâce au soutien des partenaires au développement et du gouvernement, les mouvements de femmes se sont structurés pour créer de plus en plus d’espaces aux femmes. Mais avec la montée de la violence et des crises ces dernières années au Cameroun, les femmes se sont régulière- ment levées pour demander la paix.

En l’occurrence, le 28 septembre dernier, les membres de la plate-forme « Femmes camerounaises pour le dialogue national » ont rappelé que cet atelier a aussi été organisé envers les survivants et les victimes. En particulier, les pensées vont à Mirabelle Lingom et Confort Tamasang, qui ont respectivement payé le prix de la violence basée sur le genre (Vbg).

« Ces vies sont perdues pour rien, alors que des voix s’élèvent pour appeler à un dialogue inclusif pour mettre fin aux conflits et combattre les Vbg ». a conclu Mme Sylvie Jacqueline Ndongmo, coordinatrice de la plate-forme.

Fatima Al-Ansar Décline Sa Vision Tout en Lançant un « Appel Pressant » à Toutes les Organisations Maliennes Travaillant dans le Domaine de la Résolution des Conflits, de la Médiation et de la Prévention de l’extrémisme Violent «Unir Leurs Efforts»

. EGALITE HOMMES/FEMMES .

Un article de Bamada Net

En marge de la conférence-débat sur « religions, laïcité et citoyenneté : quels enjeux pour le Mali ? », la nouvelle directrice de Timbuktu Institute-Mali, nous a accordé la première interview depuis sa prise de fonction, la semaine dernière. A la tête de cette structure de recherche-action, prônant la prise en compte des ressources endogènes et l’expérimentation des approches agiles en contexte de crise, Fatima al-Ansar décline sa vision tout en lançant un « appel pressant » à toutes les organisations maliennes travaillant dans le domaine de la résolution des conflits, de la médiation et de la prévention de l’extrémisme violent à « unir leurs efforts dans le cadre d’une coalition inclusive d’acteurs ».


Photo de Fatima Al-Ansar par Peacetalks

L’Indépendant : Vous venez d’être nommée à la tête du Think Tank, Timbuktu Institute, qui est un Centre africain d’études sur la paix. Quelle est la portée de la mise en place de cette structure au Mali, d’autant qu’il y a bon nombre d’organisations qui interviennent sur cette question ?

Fatima Al-Ansar : Cette démarche est en droite ligne avec la conférence-débat que nous avons organisée, le samedi 25 septembre dernier. Avant la création de Timbuktu Institute, les différents acteurs, nationaux, régionaux ou internationaux rencontrés et consultés, ont tous déploré soit l’insuffisance de capacités endogènes ou leur non-valorisation dans la recherche de solution aux conflits ou la prévention des crises en Afrique. Saisissant ce retard accusé dans ces efforts de production d’une pensée critique et constructive à la fois pour traiter des grandes problématiques liées à la paix et à la stabilité mais aussi la rareté déplorable de cadres de réflexion prospective valorisant les solutions endogènes et inclusives, Timbuktu Institute s’est voulu un instrument régional pouvant pallier ce manque.

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Questions for this article:

Can the women of Africa lead the continent to peace?

(. . . suite)

L’Indép : Dans ce cas, quelle sera votre recette magique pour y parvenir lorsqu’on sait que d’autres l’ont tenté avant vous ?

F.A : Il faut savoir que l’autre vocation de Timbuktu Institute est la formation des nouvelles générations sur les méthodes et approches innovantes en matière de promotion de la culture de la paix mais aussi le renforcement des capacités des acteurs devant élaborer les politiques publiques. Bien que tenant beaucoup de la dimension endogène des solutions, cela ne nous empêche pas de travailler avec les partenaires internationaux sur les questions liées à la consolidation de la paix et à la prévention des conflits ainsi que des violences qu’elles soient d’ordre politique, identitaire, voire religieux, etc. Mais tout cela en assumant pleinement notre passé riche de ses métissages et brassages. Ces ressources sont parfaitement mobilisables, aujourd’hui, pour accélérer notre processus de réconciliation.

L’Indép : Depuis l’éclatement de la crise multidimensionnelle au Mali en 2012, on a tellement entendu de déclarations de bonnes intentions et des vœux pieux. Quels sont vos atouts pour atteindre les objectifs fixés à savoir le retour de la paix?

F.A : La différence est que l’installation de l’Institut dans notre pays coïncide avec un moment critique, un tournant où nous n’avons plus le choix que d’avancer ou exposer le pays à une inextricable crise en plus des difficultés actuelles. Justement, dans ma vision à la tête de Timbuktu Institute-Mali, je milite avec des partenaires internationaux du Mali à la co-construction des solutions par une approche qui prenne en compte nos préoccupations.

Dans cet esprit d’une approche holistique et inclusive, notre premier programme qui sera bientôt lancé est intitulée « la Parole aux Maliens : pour la réconciliation » s’inscrivant pleinement dans le cadre des documents stratégiques comme la Stratégie nationale de réconciliation et celle sur la prévention de l’extrémisme violent récemment validée. L’échec des stratégies basées sur le « nation building » en Afghanistan nous rappelle qu’il faut écouter le terrain et non pas lui imposer des paradigmes conçus ailleurs.

L’Indép : Dans vos propos, vous avez émis l’idée de lancer une large coalition des acteurs de la recherche-action pour des solutions endogènes. En quoi consiste-t-elle ?

F.A : Vous savez, il y a tellement de dispersion de précieux efforts dans le cadre des actions menées par les structures de recherche-action comme par les organisations de la société civile malienne. Mais, de plus en plus, on peut noter une réelle volonté de synergie surtout que les urgences nationales sont bien là au point de rapprocher les visions. Timbuktu Institute cherche, dans l’urgence à donner corps à cet esprit unitaire qui se dessine malgré la gravité de la situation. Après la prise de contact avec nombre de ces acteurs dans toutes les régions du Mali, j’entame avec mon équipe, dès la semaine prochaine, une série de rencontres avec les organisations partageant cette vision. Je pense que c’est le moment ou jamais d’agir. Il faut bâtir ces synergies pour booster les initiatives endogènes inclusives, les promouvoir et les appuyer par une réflexion stratégique.

Pour moi, ce n’est pas antinomique avec la coopération internationale ; c’est une simple valorisation des solutions que les Maliens eux-mêmes peuvent proposer. Je crois beaucoup plus à cette autonomisation de la réflexion sur nos problèmes qu’à la volonté de jouer des rivalités internationales ou d’importer des conflits. Les Maliens et leur volonté de paix et de réconciliation font aussi partie de la solution. Si nous ne sommes pas autour de la table des solutions nous serons forcément dans le menu des convoitises. Il suffit de créer un déclic et d’avancer vers la réconciliation. Nous en avons les ressources si nous parvenons à faire face aux crises politiques. Reste maintenant la volonté.

Toumodi, Côte d’Ivoire: Des leaders communautaires formés à la culture de la paix

. PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE . .

Un article de Abidjan.net

Des chefs de village, de communauté et des associations de femmes et de jeunes du département de Toumodi ont participé, mercredi 1er septembre 2021, à un atelier de sensibilisation à la culture de la paix et du vivre ensemble initié par le Programme national de cohésion sociale (PNCS).


© AIP Par DR (Cliquez sur l’image pour l’élargir.)

 

Question related to this article.

How should elections be organized in a true democracy?

« Il s’agit pour nous de sensibiliser les communautés à la culture du vivre ensemble afin de contribuer à la consolidation de la paix par la mise en place des activités génératrices de revenus communautaires », a expliqué le directeur général du PNCS, Arsène Kouassi.

Toumodi fait partie des six localités du pays choisies pour abriter ces ateliers, en raison des violences qui y ont émaillé les dernières élections présidentielles. « Toumodi a connu des moments difficiles. Les tensions se sont apaisées. Cet atelier va nous aider à construire une véritable citadelle de confiance entre les populations», a rassuré le troisième adjoint au maire, Célestin Sialou.

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Tchad : les jeunes du Ouaddaï débattent sur la culture de la paix et l’engagement civique

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article  par Hambali Nassour/Abba Issa dans Al Wihda

Le projet de sensibilisation sur la culture de la paix et l’engagement civique et électoral, piloté par l’Association étoiles des jeunes pour la culture et le développement, a organisé le 4 septembre un forum d’échange sur la culture de la paix.


Question related to this article:

 

Youth initiatives for a culture of peace, How can we ensure they get the attention and funding they deserve?

L’évènement d’une journée a regroupé plusieurs représentants des jeunes de la ville d’Abéché. Placée sous le thème de “l’engagement de la culture de paix au sein de la jeunesse”, la rencontre a permis aux jeunes de partager leurs idées.

Le paneliste Saleh Souloum a invité les jeunes à avoir un esprit d’unité nationale entre eux, à faire preuve d’amour et de cohésion sociale afin de bâtir un Tchad meilleur.

Il a expliqué que l’engagement civique et électoral n’est pas l’affaire seulement des dirigeants mais qu’il revient à chaque jeune de s’impliquer pour apporter sa contribution.

Le président de l’Association étoiles des jeunes d’Abéché, Hassan Abdoulaye Hassan, a fait un bref aperçu des réalisations de son organisation, avant de se pencher sur le bienfondé de la culture de la paix.

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