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Portrait Camerounais : d’une vie de violence à une culture de la paix

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Un article des Nations Unies

Un jeune militant de la paix camerounais, qui a tourné le dos à la violence qui sévissait dans sa ville natale pour devenir un jeune militant de la société civile, a expliqué aux Nations Unies comment il aide d’autres jeunes à rejeter les conflits et à jouer un rôle plus important dans la construction de la paix dans le pays.


© UNICEF/Salomon Marie Joseph Beguel
Les jeunes camerounais jouent un rôle essentiel dans la promotion d’une culture de la paix dans ce pays d’Afrique occidentale.

Christian Achaleke s’est adressé aux Nations Unies avant la Journée internationale de la jeunesse, qui est célébrée chaque année le 12 août.

« Ma décision de devenir un militant de la paix a été influencée par mon expérience personnelle. J’ai grandi dans une communauté en proie à la violence : c’était un mode de vie. À un moment donné, je me suis rendu compte que la violence ne nous mène nulle part. J’ai perdu des amis et des connaissances, et d’autres ont été jetés en prison.

J’ai commencé à faire du bénévolat en 2007, ce qui m’a donné une nouvelle perspective axée sur la paix et la contribution à l’amélioration des communautés. Ce fut une expérience inspirante qui a changé ma vie.

En tant que jeune engagé dans la consolidation de la paix et la lutte contre l’extrémisme violent, je me retrouve à parler à mes pairs. Lorsque je vais dans les prisons pour parler à d’autres jeunes, je peux leur montrer qu’il existe de meilleures façons de relever les défis auxquels ils sont confrontés que la violence et de trouver des solutions aux causes des conflits.

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Question for this article:

“Put down the gun and take up the pen”, What are some other examples?

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Une jeunesse sous-estimée

Cependant, je dirais que notre rôle a été sous-estimé. J’ai parfois l’impression que les communautés, les dirigeants et les institutions ferment les yeux sur ce que nous faisons, alors que nous sommes ceux qui souffrent le plus en période de conflit.

Au Cameroun, nous avons essayé de donner aux jeunes l’occasion de s’engager dans des initiatives communautaires locales de consolidation de la paix et de processus de paix, en leur donnant des conseils, un encadrement et un soutien.

Nous disons au gouvernement, aux Nations Unies et aux autres organisations que c’est une bonne stratégie d’impliquer les jeunes, de leur donner les compétences nécessaires pour prendre part à la médiation et de leur fournir un espace sûr dans lequel ils peuvent faire partie du processus.

La culture, la diversité et le patrimoine sont très importants pour moi en tant que Camerounais. Ils devraient servir de facteur d’unification mais, parce que nous ne les avons pas correctement exploités, nous sommes confrontés à un conflit violent.

C’est pourquoi la gestion de la culture, du patrimoine, de la diversité et de notre diaspora est très importante pour la paix, et c’est quelque chose que nous essayons de pratiquer depuis longtemps.

Des valeurs pour prévenir les conflits

Pour moi, une culture de la paix est un ensemble de valeurs, de modes de vie, de morales et d’éthiques qui sont développés pour prévenir les conflits ou la violence et pour inciter les gens à vivre de manière pacifique et éthique.

Pour créer une culture de la paix en Afrique, les jeunes et les femmes doivent s’engager et être à l’avant-garde du processus. Il est également important de donner aux personnes et aux communautés la possibilité de partager leurs expériences et leurs idées.

On parle peu des jeunes qui changent le visage du continent africain, mais cela ne signifie pas que nous ne faisons pas du bon travail. J’appelle les chefs d’État, les décideurs politiques, les communautés et toutes les personnes de bonne volonté à soutenir les jeunes garçons et les jeunes filles et à faire en sorte qu’ils puissent mener les transformations de leurs pays et construire le continent africain ».

Barcelone accueillera le deuxième Congrès international de la Paix du 15 au 17 octobre 2021

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Un article de Pressenza

Sous le titre « (Re)imaginez notre monde : Action pour la paix et la justice », des participants de près de 70 pays assisteront à la rencontre du mouvement pacifiste international et d’autres mouvements sociaux, avec la participation de militants et d’experts de renom.

Le congrès aura un format hybride, avec des activités sur place en face à face, des conférences, des ateliers et des événements culturels, mais avec la possibilité de suivre nombre d’entre eux en ligne.

Le Bureau International de la Paix (BIP/IPB) et l’Institut Catalan International pour la Paix (ICIP) sont les principaux organisateurs du deuxième Congrès international de la Paix qui se tiendra à Barcelone du 15 au 17 octobre 2020.

Sous le titre « (Re)imaginez notre monde. Action pour la paix et la justice », des participants d’environ 70 pays participeront à cet événement qui proposera des activités, des conférences et des ateliers en face à face dont la plupart auront lieu au CCCB (Culture Contemporaine de Barcelone).

L’objectif principal du congrès est de dynamiser le pacifisme international et le travail pour la paix, d’offrir un point de rencontre aux différents acteurs, de redéfinir l’action pour la paix et, comme le dit la devise du congrès, de réimaginer le monde à travers le prisme d’une culture de la paix.

Selon le co-président du BIP, Philip Jennings, le congrès vise à être le plus grand rassemblement de militants pour la paix en 2021, année que les Nations unies ont déclarée Année internationale de la paix et de la confiance. « C’est aussi une grande année pour le BIP, puisque nous célébrons notre 130e anniversaire et que nous approchons du 40e anniversaire du rapport Olof Palme sur la sécurité commune ; le temps est venu de développer un nouveau plan pour la survie commune », ajoute-t-il.

« Le Congrès mondial de la paix du BIP à Barcelone permettra à un grand nombre d’entre nous de se rencontrer en personne pour la première fois depuis presque deux ans. La mise en réseau des activités de paix et de désarmement dans différents pays et régions du monde est notre ressource la plus essentielle », déclare Lisa Clark, coprésidente du BIP.

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Question for this article:

How can the peace movement become stronger and more effective?

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Le congrès cherche à favoriser les synergies entre les organisations et les individus et entre les mouvements sociaux interconnectés qui luttent pour la justice dans le monde : défenseurs de la paix et du désarmement, militants féministes et LGBTQIA+, écologistes et militants pour le climat, antiracistes et peuples autochtones, défenseurs des droits humains et syndicalistes.

Pendant les trois jours du congrès, plus de trente orateurs donneront des exposés et des conférences. Parmi ceux-ci figurent Noam Chomsky, Martin Chungong, Jeremy Corbyn, Beatrice Fihn, Wada Masako, Vandana Shiva et Jody Williams.

Un congrès qui a une longue histoire

Le premier congrès de la paix de l’histoire s’est tenu en 1843 à Londres, puis à Paris en 1889 et à Rome en 1891 lors de la création du BIP.

En 2016, le congrès mondial est revenu à l’idée d’inscrire le désarmement à l’ordre du jour mondial. Le premier congrès de cette nouvelle ère a eu lieu à Berlin, et maintenant la suite aura lieu à Barcelone cinq ans plus tard.
Le BIP a son siège à Berlin et des bureaux dans la capitale catalane et à Genève.

« Barcelone est une ville de paix – l’une des rares au monde à s’être engagée de manière organisée et avec des ressources pour promouvoir et faire campagne en faveur de la paix. Elle a ouvert ses bras au BIP, la ville et la région jouant un rôle actif dans la préparation du congrès », déclare Ph. Jennings.

La ville abrite l’un des hôtes du congrès, le Centre Delàs, membre du BIP et véritable ruche pour la paix, la recherche et des campagnes au niveau régional et mondial. Le BIP est lui-même présent au sein du Centre Delàs, où siège et est animée la Campagne mondiale sur les dépenses militaires (GCOMS).

Le co-organisateur du Congrès de Barcelone est l’ICIP, une organisation de recherche, de diffusion et d’action créé par le Parlement de Catalogne en 2007 pour promouvoir la paix dans la société catalane et au niveau international et faire jouer à la Catalogne un rôle actif comme agent de paix dans le monde.

Pour plus d’informations, vous pouvez contacter Sean Conner (sean.conner@ipb-office.berlin ou +49 176 5688 5567).

Si vous avez besoin de photos, de vidéos ou d’autres matériels, vous pouvez accéder à ce lien : 
https://trello.com/b/MPBI8oQZ/wpc2021

Vous pouvez télécharger le projet de programme ici.

Etats-Unis : Joe Biden souhaite durcir la législation sur la vente des armes à feu

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Un article de RT

Le chef de l’Etat a appelé le Congrès américain à agir «maintenant» pour limiter la circulation des armes à feu dans le pays, trois ans après la tuerie du lycée de Parkland, en Floride, qui avait fait 17 morts, le 14 février 2018.

Le président américain a demandé le 14 février au Congrès d’agir «maintenant» pour restreindre la circulation des armes à feu aux Etats-Unis. «Cette administration n’attendra pas la prochaine fusillade de masse», a lancé Joe Biden dans une déclaration à la date anniversaire de la tuerie du lycée de Parkland, en Floride, qui avait fait 17 morts le 14 février 2018.

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Question for this article:

Do you think handguns should be banned?, Why or why not?

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«J’appelle aujourd’hui le Congrès à promulguer des réformes de bon sens concernant les armes», a déclaré le chef d’Etat démocrate, qui souhaite imposer la vérification des antécédents des acheteurs «pour toutes les ventes d’armes», et également interdire les fusils d’assaut et les chargeurs à haute capacité. Biden veut «mettre fin à l’immunité des fabricants d’armes qui mettent des armes de guerre dans nos rues en toute connaissance de cause».

Un débat récurrent aux Etats-Unis

Il y a trois ans, en 2018, Nikolas Cruz, 19 ans, avait ouvert le feu dans un établissement du sud-est de la Floride, le lycée Marjory Stoneman Douglas. Il avait tué 14 élèves et 3 encadrants, avant d’être arrêté. Le jeune homme avait été exclu de l’école en 2017 pour «raisons disciplinaires». En dépit d’antécédents psychiatriques, il s’était procuré légalement un fusil d’assaut semi-automatique.

Le drame avait provoqué une mobilisation inédite des lycéens de Parkland demandant un contrôle accru des ventes d’armes. Mais le président Donald Trump avait refusé de légiférer sur l’interdiction des fusils d’assaut. Il avait au contraire évoqué la possibilité pour certains enseignants de porter une arme pour défendre leurs élèves. Jusqu’à présent, les différentes administrations américaines n’ont pas réussi à endiguer la multiplication des tueries de masse aux Etats-Unis, phénomène récurrent qui frappe aussi bien les écoles que les centres commerciaux, les entreprises ou les lieux de culte.

Présidence de l’Union Africaine: ambitieux programme pour Félix Tshisékédi

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Un article des Nations Unies

La 34ème session du sommet de l’Union africaine s’est achevée le 7 février 2021 avec la nouvelle présidence, le président de la République démocratique du Congo (RDC), Felix Tshisékédi, définissant un programme ambitieux pour l’année.


Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo.

S’adressant à une assemblée virtuelle de chefs d’État et de gouvernement lors de ce sommet de deux jours, le président Tshisékédi a déclaré que ses priorités seraient de s’attaquer à la pandémie de la COVID-19, d’accélérer la mise en place de la zone de libre-échange du continent africain (ZLECAf) et de favoriser la paix et la sécurité sur le continent.

La lutte contre le changement climatique, l’accélération de l’intégration régionale, l’investissement dans le capital humain, la promotion de la culture africaine et l’autonomisation des femmes et des jeunes retiendront également son attention.

Le thème du sommet de cette année et du reste de l’année 2021 est “Arts, culture et patrimoine” : Leviers pour construire l’Afrique que nous voulons.”

Le président Tshisékédi a souligné que “les arts, la culture et le patrimoine constituent la base de la renaissance africaine” et offrent une occasion de “revenir sur nos racines”.

Il a ajouté : “La culture est le début et la fin de tout ; elle couvre tous les aspects de la vie humaine”.

Le président Tshisékédi a succédé au président sud-africain Cyril Ramaphosa à la présidence de l’UA.

Avant de passer les rênes de la présidence tournante de l’UA, le président Ramaphosa a fait remarquer que l’Afrique, comme le reste du monde, était confrontée à une pandémie qui exacerbe les inégalités et menace la réalisation de l’Agenda 2030 pour le développement durable.  

Le redressement de l’Afrique nécessite un allègement de la dette, de nouveaux financements et un report de la dette, a déclaré M. Ramaphosa, qui a appelé à “une injection de nouvelles ressources par le FMI par la réaffectation et l’émission de nouveaux droits de tirage spéciaux, en privilégiant le monde en développement”.

Le dirigeant sud-africain a déclaré que cela était nécessaire pour “corriger les inégalités flagrantes dans les mesures de relance budgétaire entre les économies avancées et le reste du monde”.

Il a mis en avant plusieurs mécanismes qui peuvent aider l’Afrique à réaliser ses aspirations en matière de développement, parmi lesquels la zone de libre-échange d’Afrique, qui contribuera à stimuler le commerce, l’investissement et la création d’emplois, et permettra une reprise plus forte et plus rapide.

Un autre mécanisme est la campagne “Faire taire les armes”, qui a été prolongée jusqu’en 2030, et qui consiste maintenant en une feuille de route et des mesures pratiques pour atteindre ses objectifs. La mise en œuvre de cette campagne fera l’objet d’un examen périodique tous les deux ans.

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Can the African Union help bring a culture of peace to Africa?

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La Décennie de l’inclusion financière et économique des femmes (2020-2030) proclamée par l’Union africaine devrait favoriser l’accès des femmes aux services financiers, a-t-il déclaré.

De même, la Plateforme africaine de fournitures médicales aidera les pays à accéder à des fournitures médicales abordables.

“Nous sommes engagés à développer des solutions africaines aux problèmes africains”, a ajouté M. Ramaphosa.

Insécurité 

Pour sa part, M. Tshisékédi a déploré l’insécurité dans certaines régions d’Afrique. Il a cité la région du Sahel, la République centrafricaine (RCA), l’est de la RDC et le nord du Mozambique comme quelques-uns des endroits actuellement touchés par des niveaux d’insécurité variables.

Le sommet a également été l’occasion de réélire pour un second mandat le président de la Commission de l’Union africaine (CUA), Moussa Faki Mahamat. “Je suis profondément touché par ce vote de confiance historique et massif”, a tweeté M. Mahamat après sa victoire.

L’un des moments forts du sommet a été l’élection de Monique Nsanzabaganwa en tant que toute première femme à la tête de la CUA.  Avant son élection, elle était vice-gouverneur de la Banque nationale du Rwanda.

Le nouveau président des États-Unis Joe Biden a délivré un message vidéo spécial aux dirigeants africains, le premier qu’il ait présenté à un rassemblement international depuis son entrée en fonction.

Le président Biden a déclaré “Les États-Unis sont maintenant prêts à être votre partenaire, dans la solidarité, le soutien et le respect mutuel.”

Dans sa réponse, le président de la CUA, M. Faki, a déclaré qu’il était impatient de “relancer le partenariat stratégique UA-USA”, signalant un multilatéralisme renouvelé pour relever les défis mondiaux après une relation apparemment glaciale avec l’administration américaine précédente.

Dès son premier jour de présidence, M. Biden a levé l’interdiction imposée par l’administration Trump aux voyageurs de nombreux pays africains, dont l’Érythrée, la Libye, le Nigeria, la Somalie, le Soudan et la Tanzanie.

Le Secrétaire Général des Nations Unies, António Guterres, a félicité M. Faki pour sa réélection, en déclarant : “Vous pouvez compter sur mon soutien pour continuer à développer le partenariat fructueux entre l’UA et les Nations unies, fondé sur des valeurs communes et un respect mutuel”.

Avant le sommet, M. Faki a fait le bilan des réalisations importantes de son premier mandat, notamment la création de la ZLECAf en mars 2018 et le lancement cette année-là du Marché unique africain du transport aérien (SAATM) ou “Ciel ouvert de l’Afrique”, qui libéralise l’espace aérien africain.

Il a déclaré que des progrès avaient également été réalisés dans les efforts visant à résoudre les conflits en Somalie, au Sud Soudan, en RCA et au Soudan.

Au cours de son prochain mandat, M. Faki entend se concentrer sur “Faire taire les armes” dans les pays en conflit, sur la promotion de la ZLECAf, sur l’autonomisation des femmes et des jeunes, sur le renforcement des liens avec les partenaires stratégiques, entre autres.

“Afrique et Asie, Afrique et Europe, Afrique et Amérique – comment ne pas être fier que notre continent soit aujourd’hui au centre de ces immenses entités géostratégiques”, s’est-il demandé.

[Note de l’editeur: Tshisekedi a mentioné aussi leur participation à la 2eme réunion biennale de Luanda sur la culture de la paix qui se tiendra en Angola en 2021.]

Le chef de l’ONU salue l’entrée en vigueur du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires

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Un déclaration du Secrétaire général des Nations Unies

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a salué, vendredi, l’entrée en vigueur du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires.


Video d’intervention de Guterres

L’entrée en vigueur de ce premier traité multilatéral de désarmement nucléaire en plus de deux décennies a été rendue possible le 25 octobre dernier lorsqu’il fut ratifié par un cinquantième Etat, le Honduras.

« Le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires est une étape importante vers l’objectif d’un monde exempt d’armes nucléaires et une forte démonstration du soutien aux approches multilatérales du désarmement nucléaire », a souligné le porte-parole du Secrétaire général, Stéphane Dujarric, dans un communiqué publié le jour de l’entrée en vigueur du texte.
M. Guterres a félicité les États qui ont ratifié le Traité et salué le rôle déterminant de la société civile qui a fait progresser les négociations et l’entrée en vigueur du texte.

« Les survivants des explosions nucléaires et des essais nucléaires ont offert des témoignages tragiques et ont été une force morale derrière le Traité », a rappelé le porte-parole du Secrétaire général, ajoutant que l’entrée en vigueur du document « est un hommage à leur plaidoyer durable ».

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Can we abolish all nuclear weapons?

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L’élimination des armes nucléaires, une priorité de l’ONU

Le chef de l’ONU attend avec intérêt de s’acquitter des fonctions qui lui sont assignées par le Traité, notamment en préparation de la première Réunion des États parties.

« Les armes nucléaires posent des dangers croissants et le monde a besoin d’une action urgente pour assurer leur élimination et prévenir les conséquences humaines et environnementales catastrophiques que toute utilisation entraînerait », a souligné le porte-parole de M. Guterres.

« L’entrée en vigueur du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires aujourd’hui met en lumière le désarmement nucléaire », a déclaré vendredi le Secrétaire exécutif de l’Organisation du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (OTICE). « La vérification des engagements renforce la confiance. En garantissant qu’aucun essai nucléaire ne passe inaperçu, le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires  reste une étape essentielle vers un monde exempt d’armes nucléaires », a-t-il ajouté.

Le traité avait été adopté par la Conférence sur le désarmement (CD) le 7 juillet 2017 à Genève. « Il représente un engagement plein d’espoir en faveur du désarmement et de la non-prolifération nucléaires », a déclaré vendredi la Secrétaire exécutive de la CD, Tatiana Valovaya, sur Twitter. 

L’élimination des armes nucléaires reste la plus haute priorité des Nations Unies en matière de désarmement. « Le Secrétaire général appelle tous les États à travailler ensemble pour réaliser cette ambition de faire progresser la sécurité commune et la sûreté collective », a dit son porte-parole.

« Depuis 75 ans, l’ONU encourage le désarmement. L’entrée en vigueur du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires est l’aboutissement d’un mouvement mondial visant à attirer l’attention sur les conséquences humanitaires catastrophiques de tout emploi d’armes nucléaires », a rappelé, pour sa part, l’Institut des Nations Unies pour la recherche sur le désarmement (UNIDIR) sur Twitter.

Editorial de la Croix-Rouge : Les armes nucléaires sont enfin hors la loi

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Un editorial de Robert Mardini, directeur general de la Croix-Rouge

Les souffrances abominables que les gaz toxiques ont infligées aux soldats de la Première Guerre mondiale ont tellement effrayé le monde que les armes chimiques ont été interdites sept ans seulement après la fin de la Grande Guerre.

Mais lors du conflit mondial qui a suivi, c’est une arme plus aveugle et plus inhumaine encore qui a été déployée. Les explosions nucléaires ont décimé deux villes japonaises ; tout avait été « comme balayé par une force surnaturelle », écrit le Dr. Marcel Junod, après s’être rendu à Hiroshima pour le Comité international de la Croix-Rouge.

Le médecin n’a pas tardé à conclure que, comme les gaz toxiques après la Première Guerre mondiale, les armes nucléaires devaient être purement et simplement interdites. « Seule une politique unifiée du monde peut le sauver de la destruction », écrit-il. On estimait en 1950 que ces deux bombes avaient fait 340 000 morts.

Voilà plus de 75 ans, près de la moitié des 158 ans d’existence du CICR, que nous plaidons pour l’élimination des armes nucléaires. Nous le faisons pour une raison très simple : nous ne croyons pas qu’elles puissent être utilisées sans causer des souffrances massives et semer la mort parmi les civils.

C’est pourquoi le 22 janvier 2021 revêt une telle importance pour nous. C’est le jour où le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) entre en vigueur.

Cette journée marque une victoire pour l’humanité. Soixante-quinze ans après que, sous l’effet des bombes nucléaires, la population de Hiroshima et de Nagasaki a subi les pires horreurs de la guerre, le dernier-né des traités multilatéraux met hors la loi les armes nucléaires. Il interdit d’employer, de menacer d’employer, de mettre au point, de produire, de mettre à l’essai et de stocker des armes nucléaires, consacrant un tabou fermement ancré relatif à leur utilisation, et met un frein supplémentaire à leur prolifération.

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Can we abolish all nuclear weapons?

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Le TIAN est aussi le premier instrument de droit international à remédier aux conséquences humanitaires catastrophiques des armes nucléaires en faisant obligation aux États ayant subi une explosion nucléaire de prodiguer des soins médicaux aux victimes sur leur territoire.

De toute évidence pourtant, le Traité ne fait pas disparaître comme par magie l’arsenal nucléaire stocké dans le monde. Il serait en effet naïf de s’attendre à ce que le TIAN instaure demain un monde exempt d’armes nucléaires. Il faudrait plutôt voir dans le nouveau Traité le point de départ moral et juridique d’un long effort à fournir pour parvenir au désarmement nucléaire. Nous devons maintenant nous employer à obtenir l’adhésion la plus large possible aux interdictions du Traité.

Les neuf États du monde dotés de l’arme nucléaire ont plus de 13 000 bombes nucléaires, et des systèmes de commande et de contrôle vulnérables à l’erreur humaine et aux cyberattaques. La puissance destructrice de nombre de ces ogives est bien supérieure à celle des bombes larguées en 1945, qui ont tué plus de 100 000 personnes, dont 1 924 des 2 080 médecins et infirmières d’Hiroshima. Voilà la réalité à laquelle nous sommes confrontés.

Même si l’horreur de l’explosion nucléaire peut sembler à certains de l’histoire ancienne, le risque est trop grand aujourd’hui. On assiste à l’abandon de traités de réduction des arsenaux, à la production de nouveaux types d’armes nucléaires et de sérieuses menaces planent. La course aux armements est d’une effrayante réalité.

En indiquant les chemins à emprunter pour les éliminer, le Traité constitue une avancée concrète vers la mise en œuvre des obligations contractées de longue date en matière de désarmement nucléaire, notamment celles fixées par le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) qui, pour rester crédible, a désespérément besoin que cette mise en œuvre progresse réellement.

Nous engageons instamment les États détenteurs d’armes nucléaires à abaisser d’urgence le seuil d’alerte opérationnelle de ces armes et à en réduire le rôle dans leur doctrine militaire, en attendant de les éliminer totalement. Et nous espérons que tous les pays seront tôt ou tard en mesure de signer et de ratifier le Traité.

Le passage du temps a pu nous rendre insensibles à la dévastation que cause une explosion nucléaire. Mais tout être humain sur terre devrait être terrifié à l’idée qu’une telle arme puisse être à nouveau utilisée.

Aujourd’hui, nous célébrons l’entrée en vigueur du TIAN. Mais ce n’est que le début d’une longue marche vers l’élimination des armes nucléaires. Elle aura atteint son but lorsque ces 13 000 armes nucléaires n’existeront plus.

France: On l’a Fait ! Rassemblements devant l’assemblée Nationale et les Ambassades des Pays Nucléarisés

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Un artícle de Mouvement de la Paix

Célébration du Traité d’Interdiction des armes nucléaires, c’est parti !

Avec l’initiative du Collectif national « En Marche pour la Paix », le 21 janvier 2021, à proximité de l’Assemblée nationale française et devant les ambassades des 4 autres États dotés de l’arme nucléaire et membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies (Russie, USA, Grande-Bretagne, Chine – groupe d’Etats souvent dénommés « P5 »).

Un courrier officiel a été remis à chacune des ambassades avec demande de rendez-vous.


Photo par Roland Nivet

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Can we abolish all nuclear weapons?

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Des messages de solidarité nous sont venus d’organisations du monde entier : soutiens d’Inde, du Mexique, des US, de Grande-Bretagne, d’Italie, du Japon, d’Algérie, de Tunisie, de Croatie, du Portugal, de Belgique, de Russie, du Pérou, du Canada, d’Allemagne… Merci à nos ami.e.s, militant.e.s de tous les continents !

Message d’ICAN international, prix Nobel de la Paix 2017, message de Paul Quilès, Président d’Initiatives pour le Désarmement Nucléaire (IDN).

Présence de Jean-Paul Lecoq, député et auteur du rapport d’information de l’assemblée nationale sur le Thème “L’Arme nucléaire dans le monde” (Groupe Gauche démocrate et républicaine), soutien d’Europe Ecologie Les Verts (EELV) avec la présence de Gérard Levy, animateur de la commission « Paix et développement » d’EELV.

Présence de représentant.e.s et militant.e.s de nombreuses organisations : Le Mouvement de la Paix, Initiatives pour le Désarmement Nucléaire (IDN), AFCDRP, Appel international des scientifiques pour le désarmement nucléaire, MRAP, Femmes solidaires, Appel des cent de Bagnolet , PCF dont 3 représentants du département Relations internationales, Enseignants pour la Paix, Artistes pour la paix, Cgt, Génération verte, Bureau international de la Paix (BIP), Juristes démocrates, réseau international « Jeunes Visages de Paix ».

Appel de 21 organisations, paru le 20 janvier 2021 dans le journal La Croix.

Tous ensemble, pour débarrasser le monde des armes nucléaires et de destruction massive !

Tous ensemble, unis pour la PAIX !

Le Collectif national « En marche pour la Paix”

Industrie mondiale de l’armement : Les ventes des 25 plus grandes entreprises ont augmenté de 8,5% ; Les principales entreprises sont actives dans les Pays du Sud

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Un rapport de Stockholm International Peace Research Institute

Les ventes d’armes et de services à caractère militaire par les 25 plus grandes entreprises du secteur totalisent 361 milliards de dollars américains en 2019, soit 8,5 % de plus qu’en 2018. La présence à l’international des plus grandes entreprises est géographiquement diversifiée. C’est ce que révèlent les nouvelles données publiées aujourd’hui [7 décembre ] par le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI).


Lockheed Martin F-35 Lightning II. Photo: Flickr/Robert Sullivan

Les nouvelles données du SIPRI sur l’industrie de l’armement montrent que les ventes d’armes des 25 plus grandes entreprises productrices d’armes et de services à caractère militaire (entreprises d’armement) du monde s’élevaient à un total de 361 milliards de dollars en 2019. Cela représente une augmentation de 8,5 % en termes réels par rapport aux ventes d’armes des 25 plus grandes entreprises d’armement en 2018.

Les entreprises américaines dominent toujours, le Moyen-Orient représenté dans le Top 25 pour la première fois

En 2019, les cinq plus grandes entreprises d’armement étaient toutes basées aux États-Unis : Lockheed Martin, Boeing, Northrop Grumman, Raytheon et General Dynamics. Ces cinq entreprises ont réalisé à elles seules 166 milliards de dollars de ventes d’armes par an. Au total, 12 entreprises américaines figurent dans le Top 25 en 2019, représentant 61 % des ventes d’armes combinées du Top 25.

Pour la première fois, une entreprise du Moyen-Orient est entrée dans le Top 25. EDGE, basée aux Émirats arabes unis (EAU), est née en 2019 de la fusion de plus de 25 entreprises. Elle se classe au 22ème rang et représente 1,3 % du total des ventes d’armes du Top 25.

« EDGE est une bonne illustration de la manière dont une forte demande nationale de produits et de services à caractère militaire combinée à une volonté de devenir moins dépendant des fournisseurs étrangers, stimule la croissance des entreprises d’armement au Moyen-Orient », souligne Pieter Wezeman, chercheur au programme Armement et Dépenses militaires du SIPRI.

Autre nouveau venu dans le Top 25 en 2019, L3Harris Technologies (classée 10ème). Cette entreprise est née de la fusion de deux sociétés américaines qui, toutes deux, figuraient dans le Top 25 en 2018 : Harris Corporation et L3 Technologies.

Les ventes des entreprises d’armement chinoises augmentent, celles des entreprises russes diminuent

Le Top 25 comprend également quatre entreprises chinoises. Trois sont dans le Top 10 : Aviation Industry Corporation of China (AVIC ; classée 6ème), China Electronics Technology Group Corporation (CETC ; 8ème) et China North Industries Group Corporation (NORINCO ; 9ème). Les revenus combinés des quatre entreprises chinoises du Top 25 – qui comprend également China South Industries Group Corporation (CSGC; classée 24ème) – ont augmenté de 4,8 % entre 2018 et 2019.

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Does military spending lead to economic decline and collapse?

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Analysant l’augmentation des ventes d’armes des entreprises chinoises, Nan Tian, chercheur au SIPRI, souligne : « Les entreprises d’armement chinoises bénéficient des programmes de modernisation militaire de l’Armée populaire de libération. »

Les revenus des deux entreprises russes du Top 25 – Almaz-Antey et United Shipbuilding – ont tous deux diminué entre 2018 et 2019, pour un total combiné de 634 millions de dollars. Une troisième entreprise russe, United Aircraft, a perdu 1,3 milliard de dollars de ventes et a quitté le Top 25 en 2019.

Alexandra Kuimova, chercheuse au SIPRI, précise : « La concurrence nationale et la réduction des dépenses gouvernementales en 2019 pour la modernisation de la flotte, ont été deux des principaux défis pour United Shipbuilding en 2019. »

Autres développements et tendances notables dans le Top 25

Après les États-Unis, la Chine a réalisé la deuxième plus grande part des ventes d’armes du Top 25 des entreprises d’armement en 2019, soit 16 %. Les six entreprises d’Europe occidentale représentaient à elles seules 18 %. Les deux entreprises russes du classement, 3,9 %.

Dix-neuf des 25 plus grandes entreprises d’armement ont augmenté leurs ventes d’armes en 2019 par rapport à 2018. La plus forte augmentation, en termes absolus, a été enregistrée par Lockheed Martin : 5,1 milliards de dollars, soit 11 % en termes réels.

En pourcentage, la plus forte augmentation des ventes annuelles d’armes – 105 % – revient à l’industriel français, Dassault Aviation. « Une forte augmentation des livraisons destinées à l’exportation d’avions de combat Rafale a propulsé Dassault Aviation dans le Top 25 pour la première fois », déclare Lucie Béraud- Sudreau, directrice du programme Armement et Dépenses militaires.

Les pays du Sud sont intégrés à l’industrie mondiale de l’armement

Le rapport cartographie également la présence à l’international des 15 plus grandes entreprises d’armement en 2019. Ces entreprises sont présentes dans 49 pays, à travers des filiales détenues majoritairement, des joint- ventures et des centres de recherche.
Avec une présence mondiale dans 24 pays chacun, Thales et Airbus sont les deux entreprises les plus internationalisées, suivies de près par Boeing (21 pays), Leonardo (21 pays) et Lockheed Martin (19 pays).

Le Royaume-Uni, l’Australie, les États-Unis, le Canada et l’Allemagne accueillent le plus grand nombre de ces entités étrangères. En dehors des régions Amérique du Nord et Europe occidentale, le plus grand nombre d’entités d’entreprises étrangères est hébergé par l’Australie (38), l’Arabie saoudite (24), l’Inde (13), Singapour (11), les Émirats arabes unis (11) et le Brésil (10).

Alexandra Marksteiner du programme Armement et Dépenses militaires du SIPRI précise : « Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles les entreprises d’armement voudraient s’établir à l’étranger, y compris un meilleur accès à des marchés en croissance, des programmes d’armement en coopération ou des politiques d’acquisition d’armement des Etats clients requérant des transferts de technologies ».

Sur les 49 pays accueillant des entités étrangères des 15 plus grandes entreprises d’armement, 17 se trouvent dans des pays à revenus faibles ou intermédiaires. « Les pays du Sud, qui cherchent à développer leurs programmes de production d’armement, ont accueilli les entreprises d’armement étrangères comme un moyen de bénéficier des transferts de technologies », précise Diego Lopes da Silva, chercheur au SIPRI.

Siemon Wezeman, chercheur au SIPRI, souligne : « Les entreprises d’armement chinoises et russes du Top 15 ne disposent que d’une présence internationale limitée. Les sanctions contre les entreprises russes et les limites imposées aux acquisitions par les entreprises chinoises à l’étranger semblent avoir joué un rôle dans la limitation de leur présence à l’international. »

L’Organisation de la solidarité des peuples afro-asiatiques salue le rôle du Maroc dans la diffusion de la culture de la paix et du dialogue entre les parties libyennes

DESARMAMENT & SECURITE .

Un article dans Le Matrin

L’Organisation de la solidarité des peuples afro-asiatiques a salué le rôle joué par le Royaume du Maroc dans la promotion et la diffusion de la culture de paix et de dialogue entre les parties libyennes. L’organisation a exprimé, dans un communiqué, «ses félicitations aux parties libyennes pour leur approche du dialogue politique, leur recherche du consensus et leur volonté de poursuivre avec détermination et constance la voie politique pour surmonter le conflit armé afin de consolider la légitimité de l’État civil national libyen, qui exprime l’unité du peuple et garantit la stabilité du pays».

Question for this article:

“What is being done for peace in Libya?

Elle a évoqué, à cet égard, les résultats du deuxième round de dialogue interlibyen organisé du 2 au 6 octobre à Bouznika [Maroc]. Dans la déclaration finale ayant couronné ce deuxième round, les délégations du Haut Conseil d’État et de la Chambre des représentants ont annoncé que ce round a été sanctionné par des accords globaux sur les critères et les mécanismes pour occuper les postes de souveraineté, prévus par l’article 15 de l’Accord politique libyen de Skhirate [ [Voir l’Accord de 2015].

(Cliquez ici pour l’article en anglais..)

ECOSOCC/Maroc : Lancement de la e-caravane de la paix, événement phare du Mois de l’Amnistie en Afrique

DESARMAMENT & SECURITE .

Un article par Hicham Alaoui en MSN

La e-Caravane de la paix, un événement phare du « Mois de l’Amnistie en Afrique 2020 », a été lancée ce mardi à partir de Rabat, capitale du Maroc, pour sillonner tous les pays africains, avec comme objectifs de véhiculer les valeurs de paix, de tolérance, de solidarité et d’intégration panafricaine.

(Cliaquez sur l’image pour l’élargir)

Initiée par l’Association marocaine Clé de la paix pour le Développement et la solidarité, le Conseil économique, social et culturel de l’Union africaine (ECOSOCC-UA) et du chapitre national marocain de l’ECOSOCC-UA, cette caravane virtuelle s’inscrit également dans le cadre du thème de l’UA pour cette année à savoir « Faire taire les armes : Créer les conditions propices au développement de l’Afrique ».

Le silence des armes sur le continent, un vœu pieu des populations de l’hémisphère africain, est un long processus qui requiert un engagement très fort pour mettre en œuvre les politiques, les cadres d’action et les instruments de l’Union africaine.

En effet, la prolifération des armes légères et de petit calibre est clairement liée aux conflits violents qui continuent de compromettre la paix et le développement en Afrique. Cette situation laisse le continent très vulnérable, ces armes causant d’énormes destructions et faisant de nombreuses victimes.

En Afrique, la dynamique des conflits et les tendances actuelles du trafic d’armes changent en raison du caractère évolutif et de la diversité des acteurs, comme les pirates, les terroristes et les organisations criminelles. C’est dire que les défis existants persistent tout en devenant plus complexes.

Certes, la vision 2063 de l’UA plaide pour un partenariat solide pour asseoir des synergies et une coordination efficace entre les diverses initiatives en vue de réduire les conflits armés en Afrique. C’est pour sensibiliser à l’importance de ce thème de l’année de l’UA, que la e-Caravane de la paix, en tant qu’initiative de la société civile, s’est mobilisée en bâton de pèlerin pour consacrer la culture de la paix, de la solidarité et du vivre ensemble, pour bâtir un continent sans conflits et où les conditions d’une vie décente sont garanties.

Il n’en demeure pas moins vrai que face à la dynamique actuelle des conflits et aux nouvelles tendances du commerce des armes, un partenariat fort avec la société civile est hautement crucial. À ce stade critique, il est important de souligner le rôle qu’elle peut jouer pour mettre un terme aux conflits, promouvoir la paix et sensibiliser les communautés locales.

Lutter contre le commerce illicite des armes, la déstabilisation et l’usage abusif des armes légères et de petit calibre en Afrique, entreprendre des campagnes de sensibilisation à travers les médias traditionnels et sociaux dans les États membres de l’UA, créer un climat propice à la participation des organisations de la société civile aux processus de paix en Afrique et établir un partenariat solide entre les gouvernements et l’ECOSOCC sur les questions liées à la paix et sécurité en Afrique, autant de missions que la e-Caravane se propose de remplir en ce septembre, mois de l’Amnistie en Afrique.

(Cliquez ici pour l’article en anglais..)

Question for this article:

Can the African Union help bring a culture of peace to Africa?

Selon le vice-président de l’ECOSOCC pour la région de l’Afrique du Nord, Khalid Boudali, la e-Caravane de la paix est un événement solidaire visant à « rallier toutes les parties prenantes afin de participer à l’action humanitaire pour contribuer à instaurer la paix et la sécurité sur le continent et affranchir l’Afrique du joug des conflits armés ». Pour lui, la e-Caravane constitue un jalon dans les efforts consentis pour une Afrique sans conflits ni guerres.

Elle est également conçue pour accompagner les efforts en cours des différents acteurs et en même temps faire le point sur les progrès accomplis, jusqu’à présent, dans l’objectif de renforcer la paix et la sécurité en Afrique, a soutenu M. Boudali, qui préside aux destinées de l’Association internationale Clé de la Paix pour le Développement et la Solidarité. « Il faut s’attaquer aux facteurs sociaux, économiques et politiques qui motivent les groupes et les communautés à acquérir ces armes. Il est indéniable que les efforts menés pour désarmer les communautés doivent tenir compte des préoccupations liées à la sécurité et au développement et leur offrir d’autres alternatives que la criminalité et d’autres activités illicites », a-t-il dit.

En tant qu’outil de prévention des conflits, l’Architecture africaine de paix et de sécurité, et tous ses instruments de soutien, semble très efficace. Il est toutefois important que l’Union africaine poursuive ses efforts afin d’assurer que la mise en œuvre du Programme 2063, lancé pour construire un continent prospère doté d’une bonne gouvernance, respectant les droits de l’homme et encourageant la participation populaire et le développement, demeure au centre de ses efforts.

Il convient de signaler que la e-Caravane se déroulera sur une plateforme virtuelle dans tous les États membres de l’Union Africaine au cours du mois de septembre.

Les actions de sensibilisation et les débats seront engagés chaque semaine au niveau national, en coopération avec la plateforme nationale des organisations de la société civile avec une série de webinaires pour présenter les résultats et les recommandations formulées dans chacune des cinq régions du Continent.

Le point culminant de la e-Caravane sera la tenue, le 30 septembre 2020, d’un e-symposium sur les politiques publiques, un événement durant lequel seront présentés le rapport global des activités et les recommandations adoptées lors des différentes activités menées aux niveaux national et régional.

L’initiative de la tenue de la e-Caravane a été dictée par la conjoncture actuelle marquée par la propagation de la pandémie de la Covid-19 et les conséquences qui en découlent, notamment la fermeture des frontières aériennes, terrestres et maritimes.

En fait, une Caravane de la paix, de la solidarité et de l’intégration panafricaine, que comptait organiser l’Association marocaine Clé de la paix pour le Développement et la Solidarité, et allait sillonner 12 pays africains, était sur le point de se concrétiser. Mais, ce cas de force majeure qu’est le coronavirus a été à l’origine d’un transfert d’un monde réel à un monde virtuel. Ainsi, le voyage par voie terrestre de cette Caravane s’est converti en un e-voyage.