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L’Orchestre mondial des jeunes fait ses débuts au Vietnam avec le projet « Sound of Brotherhood »

EDUCATION POUR LA PAIX ..

Un article de Nhân Dân

L’Orchestre mondial des jeunes (WYO) se produira aux côtés de l’Orchestre symphonique des jeunes de l’Académie nationale de musique du Vietnam (VNAMYO) dans le cadre du projet musical intitulé « Sounds of brotherhood », qui aura lieu à Hanoï.

Le chef d’orchestre Damiano Guiranna et 45 membres du WYO, ainsi que 25 membres du VNAMYO, répéteront et se produiront ensemble du 30 mars au 10 avril, dans le cadre du projet musical intitulé « Sounds of brotherhood ».


Fondé en 2001 par le chef d’orchestre italien Damiano Giuranna, le WYO a accueilli environ 3 500 talents venus de tous les continents et participé à de nombreuses tournées musicales à travers le monde. Photo : WYO.

Parmi les moments forts de l’événement, se dérouleront des concerts sur le thème « The night of ascending dragon », le soir du 6 avril à la grande salle de concert de l’Académie nationale de musique, et « Gala Opera Puccini » le 10 avril à l’Opéra de Hanoï.
Lors des deux concerts, le public aura l’occasion de découvrir des instruments de musique classique et des œuvres écrites par des compositeurs célèbres tels que Tchaïkovski, Rossini et Puccini, ainsi que des œuvres de compositeurs vietnamiens comme Dang Huu Phuc et Trân Manh Hùng.

La combinaison de jeunes artistes de 20 pays et territoires du monde entier diffusera une énergie positive aux mélomanes de Hanoï.

Promouvoir la diplomatie culturelle et les efforts de paix

« Sound of Brotherhood » est un projet musical lancé par WYO en Asie du Sud-Est, y compris le Vietnam, pour une durée de trois ans.

Ce projet prend son origine de l’initiative du directeur artistique et fondateur du WYO, Damiano Giuranna, qui veut démontrer que la musique ne doit pas se limiter à être une nécessité culturelle de la classe supérieure, mais qu’elle peut représenter un outil puissant de communication des idées et des valeurs, ou encore un instrument de diplomatie culturelle. Il bénéficie de l’assistance des fondations CDP et LCA Studio Legale, de l’ambassade d’Italie à Hanoï, du consulat général d’Italie à Hô Chi Minh-Ville et d’un certain nombre de partenaires vietnamiens et internationaux.

Ledit projet traduit l’engagement du WYO à promouvoir le dialogue et une culture de la paix entre les peuples du monde entier à travers l’art et la musique. Il permet également de renforcer la coopération culturelle et artistique entre l’Italie et le Vietnam, de développer l’expression artistique, musicale et théâtrale chez les jeunes générations, ainsi que de soutenir la formation de jeunes artistes vietnamiens.

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Question related to this article:

What place does music have in the peace movement?

Dans le cadre du projet, sont prévus des concerts musicaux, un atelier de théâtre intitulé « Dialogues en musique », animé par des acteurs professionnels italiens, en collaboration avec l’Université de théâtre et de cinéma de Hanoï, et un appel à projets multidisciplinaires à destination des artistes vietnamiens, avec l’aide de l’Institut national de la culture et des arts du Vietnam (VICAS).

Le programme musical et artistique appelé WYO4Children est un volet important du projet. Lancé officiellement le 27 janvier dernier, à Hô Chi Minh-Ville, par la fondation WYO, en collaboration avec les sœurs missionnaires de la Charité de la province de Binh Duong, le programme permet de rassembler 80 orphelins et enfants vietnamiens abandonnés, âgés de 5 à 17 ans, pour soutenir leur croissance individuelle, émotionnelle, sociale, humaine et spirituelle à travers la musique et l’art.
Le programme comprend des cours hebdomadaires, durant lesquels les enfants ont l’opportunité de recevoir une formation musicale de base et de jouer des instruments classiques et traditionnels vietnamiens.

L’ambassadeur d’Italie au Vietnam, Marco Della Seta, a salué le lancement du projet « Sound of Brotherhood » au Vietnam, qui contribuera de manière importante au renforcement des échanges populaire entre le Vietnam et l’Italie.

Enrico Padula, consul général d’Italie à Hô Chi Minh-Ville, de son côté, a décrit la musique comme « un langage universel qui rassemble les cultures et qui transmet des émotions et des sensations qui transcendent les réalités individuelles ». Il a souligné que ce projet représente entre le Vietnam et l’Italie « un pont fondamental pour le dialogue et la compréhension mutuelle, afin de dépasser les distances géographiques ».

Le WYO, basé en Italie, a été fondé le 15 septembre 2001 par le chef d’orchestre italien Damiano Giuranna, afin de soutenir la diplomatie culturelle et de contribuer aux efforts de paix.
Actuellement, le WYO a accueilli environ 3 500 talents venus de tous les continents et participé à de nombreuses tournées musicales à travers le monde.

En janvier 2014, l’organisation a créé la fondation WYO, qui a pour mission de gérer les activités du WYO et de tous les groupes de musique qui en sont issus. Placée sous la gestion de l’organisation non gouvernementale Musica Europa, la fondation WYO vise à développer les jeunes talents musicaux et à lancer des projets artistiques et musicaux destinés à renforcer la sensibilisation de la population sur les grands sujets de société tels que la paix, la fraternité, le dialogue multiculturel, ou encore la diplomatie culturelle.

Adolfo Vannucci, président de la fondation WYO, a affirmé que son organisation « recherche et encourage la tradition locale, en développant des expériences artistiques qui relient la tradition et la modernité, qui apportent un enrichissement pédagogique et qui nourrissent la vie sociale et la croissance personnelle avec du sang neuf ». Après des initiatives réussies dans des pays comme l’Iran, Israël, la Palestine, le Maroc, le Liban, les États-Unis, la Bosnie-Herzégovine et la Bulgarie, le WYO souhaite arriver en Asie du Sud-Est, une « terre d’anciennes civilisations ».

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La ville d’Hiroshima Declaration de Paix 2023

DESARMAMENT & SECURITE .

Une traduction de l’AFCDRP-Maires pour la Paix France

“Je veux que les dirigeants de tous les pays dotés d’armes nucléaires se rendent à Hiroshima et à Nagasaki et, de leurs yeux et oreilles, apprennent les réalités des bombardements atomiques – les vies perdues en un instant, les corps carbonisés par les rayons de chaleur ; les vies perdues dans l’agonie à cause des brûlures et des radiations, dont personne ne s’est occupé. Je veux qu’ils soient ici pour ressentir tout le poids des innombrables vies perdues”. L’hibakusha qui a lancé cet appel avait huit ans lorsque la bombe a explosé, il y a 78 ans. Il s’est toujours souvenu de cette journée comme d’un véritable enfer.


Video de la Declaration de Mayor Matsui

Les chefs d’État qui ont participé au sommet du G7 à Hiroshima en mai dernier ont visité le musée du mémorial de la paix, se sont entretenus avec des hibakusha et ont écrit des messages dans le livre d’or. Leurs messages sont la preuve que les appels des hibakusha leur sont parvenus. Alors qu’ils se tenaient devant le cénotaphe des victimes de la bombe A, j’ai transmis l’Esprit d’Hiroshima qui sous-tend son inscription. En supportant le chagrin du passé, en surmontant la haine, nous aspirons à une véritable paix mondiale où toute l’humanité vivrait dans l’harmonie et la prospérité. Je crois que notre esprit est maintenant gravé dans leurs cœurs. C’est dans cet esprit que la première Vision d’Hiroshima des dirigeants du G7 sur le désarmement nucléaire réaffirme leur “engagement en faveur de l’objectif ultime d’un monde sans armes nucléaires et d’une sécurité non diminuée pour tous” et déclare que leurs “politiques de sécurité sont fondées sur l’idée que les armes nucléaires, tant qu’elles existent, doivent servir à des fins défensives….”.
Toutefois, les dirigeants du monde entier doivent se rendre à l’évidence : les menaces nucléaires proférées actuellement par certains responsables politiques révèlent la folie de la théorie de la dissuasion nucléaire. Ils doivent immédiatement prendre des mesures concrètes pour nous éloigner du présent dangereux et nous rapprocher de notre monde idéal. Au sein de la société civile, chacun d’entre nous doit embrasser la générosité et l’amour de l’humanité incarnés dans le message des hibakusha : “Personne d’autre ne devrait jamais souffrir comme nous l’avons fait”. Il sera de plus en plus important pour nous d’exhorter les décideurs politiques à abandonner la dissuasion nucléaire en faveur d’un monde pacifique qui refuse de compromettre la dignité et la sécurité individuelles.

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Can we abolish all nuclear weapons?

(. . . suite)

Mahatma Gandhi, qui a cherché à obtenir l’indépendance de son pays natal, l’Inde, par la non-violence absolue, a affirmé : “La non-violence est la plus grande force à la disposition de l’humanité. Elle est plus puissante que la plus grande arme de destruction conçue par l’ingéniosité de l’homme”. L’Assemblée générale des Nations unies a adopté, en tant que document officiel, un programme d’action pour une culture de la paix. Pour mettre fin à la guerre actuelle le plus rapidement possible, les dirigeants des nations devraient agir conformément à l’affirmation de Gandhi et au programme d’action, et la société civile devrait s’élever en réponse.

À cette fin, il sera essentiel de construire un environnement social dans lequel nos rêves et nos espoirs prennent vie dans notre quotidien par le contact ou la participation à la musique, à l’art, au sport et à d’autres activités qui transcendent la langue, la nationalité, la croyance et le sexe. Et pour créer cet environnement social, encourageons les initiatives visant à inculquer partout la culture de la paix. Si nous le faisons, les élus, qui ont besoin du soutien de la population, travailleront certainement avec nous pour un monde pacifique.

La ville d’Hiroshima, ainsi que plus de 8 200 collectivités membres de Maires pour la Paix dans 166 pays et régions, ont l’intention de promouvoir la culture de la paix dans le monde entier par le biais d’échanges entre citoyens. Notre objectif est de créer un environnement dans lequel notre désir commun de paix peut atteindre le cœur des décideurs politiques, contribuant ainsi à la construction d’une communauté internationale qui maintient la paix sans avoir recours à la force militaire. Nous continuerons à développer nos programmes pour transmettre les réalités des bombardements atomiques aux jeunes du monde entier afin qu’ils puissent acquérir la passion des hibakusha pour la paix, la répandre au-delà des frontières nationales et la transmettre aux générations futures.

Je demande à tous les décideurs politiques de suivre les traces des dirigeants qui ont participé au sommet du G7 de cette année en visitant Hiroshima et en partageant largement leur désir de paix. Je les exhorte à cesser immédiatement toute menace nucléaire et à s’orienter vers un régime de sécurité fondé sur la confiance par le dialogue et la poursuite des idéaux de la société civile.

J’invite également le gouvernement national à tenir compte des souhaits des hibakusha et du peuple japonais épris de paix en réconciliant les différences entre les États dotés d’armes nucléaires et ceux qui n’en sont pas dotés. Le Japon doit immédiatement adhérer au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) et établir un terrain d’entente pour les discussions sur l’abolition des armes nucléaires en participant, au moins en tant qu’observateur, à la deuxième réunion des États parties au TIAN qui se tiendra en novembre de cette année. L’âge moyen des hibakusha dépasse aujourd’hui 85 ans. La vie de beaucoup d’entre eux est encore affectée par les effets nocifs des radiations sur le corps et l’esprit. C’est pourquoi je demande au gouvernement japonais d’alléger leurs souffrances en prenant des mesures de soutien plus importantes.

Aujourd’hui, à l’occasion de cette cérémonie du mémorial de la paix qui commémore les 78 ans du bombardement, nous présentons nos sincères condoléances aux âmes des victimes de la bombe atomique. Avec Nagasaki et les personnes du monde entier qui partagent les mêmes idées, nous nous engageons à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour abolir les armes nucléaires et ouvrir la voie à une paix mondiale durable.

Le Maire

Kazumi Matsui
Ville d’Hiroshima
Le 6 Août 2023

Les artisanes de la paix appellent à une paix holistique et durable

. EGALITE HOMMES/FEMMES .

Un article du Conseil œcuménique des Églises

Une participation importante des femmes dans la résolution des conflits et l’édification de la paix est bénéfique pour atteindre une paix plus durable. Telle est la conclusion d’une table ronde d’artisanes de la paix, qui s’est tenue après la projection d’un documentaire portant sur l’initiative de 2015 «Women Cross the DMZ».

La première européenne du documentaire «Crossings» a eu lieu le 21 mars au Centre œcuménique à Genève, dans le cadre du soutien du Conseil œcuménique des Églises à la campagne pour la paix en Corée et en appui aux efforts des Églises de Corée pour défendre une paix durable dans la région.


Les participantes à la table ronde et les personnes les soutenant après la projection du documentaire «Crossings» au Centre œcuménique, à Genève, le 21 mars 2023. Photo: Ivars Kupcis/COE

Dirigé par Deann Borshay Lien, réalisatrice primée aux Emmy Awards, le film explore les questions tenaces de l’héritage de la guerre dans la péninsule coréenne et le rôle important et inspirant que les femmes peuvent jouer dans la résolution des conflits les plus insolubles du monde.

Le documentaire «Crossings» reconnaît et célèbre en particulier l’implication des femmes dans les efforts de paix dans la péninsule coréenne. Il suit 30 artisanes de la paix de différentes parties du monde dans leur traversée historique de la zone démilitarisée (DMZ) de la Corée du Nord vers la Corée du Sud, appelant à la fin de la guerre de Corée et à la paix dans la péninsule coréenne.

Mimi Han, l’une des participantes à la table ronde et artisane de la paix présentée dans le documentaire, vice-présidente de la World YWCA (Alliance mondiale des Unions chrétiennes féminines), a fait la remarque suivante: «Il reste une autre traversée à accomplir, un voyage à travers nous-mêmes en Corée du Sud. Et ce, malheureusement, même au sein de la communauté de foi. Il est triste de confesser qu’il existe une immense DMZ, ou un 38e parallèle, en nous-mêmes.» Pour Mimi Han, ce film démontre combien il est important de dépasser nos propres limites et de franchir nos propres barrières en soulignant l’exemple inspirant de femmes provenant de différents contextes, se rassemblant et œuvrant pour un objectif commun.

«Lorsque j’étais enfant, mes parents me disaient souvent: sois artisane de la paix et pratique la paix dans ta vie quotidienne», a expliqué Young Mi Cho, une autre des participantes à la table ronde, directrice exécutive du mouvement des femmes coréennes pour la paix (Korean Women’s Movement for Peace). «Les femmes peuvent traverser les frontières qui sont en elles-mêmes, faire la différence et atteindre l’objectif par d’autres moyens. Nous voulons arrêter la guerre et rendre le monde meilleur, en travaillant tous et toutes ensemble.»

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Do women have a special role to play in the peace movement?

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Pour Peter Prove, directeur de la Commission des Églises pour les affaires internationales du COE, le film nous aide à comprendre que la division durable de la péninsule coréenne n’est pas un reliquat de la guerre froide, «qui était principalement un conflit opposant des hommes blancs».

«Face à cette réalité historique, nous devons opter pour une approche plus inclusive afin de résoudre cette problématique. En plus de donner du pouvoir à des artisanes de la paix du monde entier, cela signifie aussi rendre le pouvoir au peuple coréen, du Nord et du Sud», a déclaré P. Prove. «L’édification de la paix dans la péninsule coréenne doit en définitive être le projet commun des Coréennes et des Coréens, et ne doit pas être entravée par des hommes blancs ailleurs dans le monde.»

L’implication des femmes dans la transformation des situations de conflit est une chose que l’on voit beaucoup dans le récit biblique, explique la pasteure Nicole Ashwood, responsable de programme du COE «Une communauté juste de femmes et d’hommes». «Ce qui m’a marquée dans le film, c’est que même si parfois les femmes fléchissent et s’interrogent sur la meilleure manière de faire face à l’obstruction et à l’opposition, elles comprennent que présenter un front uni est nécessaire et que leur force et leur pouvoir viennent aussi de leur unité. L’Église est appelée à s’impliquer dans le plaidoyer et à s’associer à la quête de paix des femmes en Corée», a expliqué N. Ashwood.

Bien que très différentes au premier abord, les femmes du groupe présenté dans le film partagent des expériences de la guerre et des processus de paix très similaires, a remarqué Ewa Eriksson Fortier, l’une des représentantes de Women Cross the DMZ, également leader de longue date du travail humanitaire en Corée du Nord.

«Le Conseil de sécurité des Nations Unies a voté une résolution visant à inclure les femmes dans les processus de paix et de résolution des conflits. Le cadre légal existe donc. De nombreux pays ont élaboré des plans nationaux pour mettre en œuvre cette résolution, mais l’implémentation en elle-même fait face à de fortes résistances ou est reléguée à un niveau de priorité inférieur dans beaucoup de pays», a expliqué E. Eriksson Fortier. Et d’ajouter que la situation actuelle à l’international s’est dégradée avec la guerre en Ukraine et que les mouvements de paix dans le monde vont devoir surmonter beaucoup de résistances. «Mais nous ne devons jamais abandonner.»

«Lorsque nous, les femmes, appelons à la paix, nous ne sommes pas simplement en train de parler de paix au sens de sécurité nationale, mais au sens d’absence de guerre, de conflit et d’armes», a ajouté Mimi Han pendant les échanges. «Nous parlons de sécurité commune, de sécurité humaine. Nous voyons plutôt la paix dans sa globalité, comprenant la sécurité socio-économique, sanitaire, environnementale et climatique. C’est pourquoi nous croyons qu’une participation significative des femmes, que le partage du pouvoir, apporte une paix plus durable.»

La situation politique actuelle est un bon moment pour développer plus largement le mouvement pacifiste en Corée, ainsi que le mouvement des femmes coréennes pour la paix, a fait remarquer Young Mi Cho. «Avec notre mouvement pour la paix, nous voulons toucher les populations non seulement en Corée, mais aussi dans d’autres pays frappés par des situations de conflit. Comme le conclut le film, lançons-nous! Nous devons le faire, et nous devons le faire ensemble», a déclaré l’artisane de la paix coréenne, encourageant les femmes du monde entier à rassembler leurs forces en faveur de la paix.

Le pasteur Peter Cruchley, directeur de la Commission de Mission et d’évangélisation du COE, assurait la modération de la table ronde. Co-sponsors de la projection du documentaire: Women Cross the DMZ (WCDMZ), Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (LIFPL), Initiative des femmes Nobel (Nobel Women’s Initiative, NWI) et mouvement des femmes coréennes pour la paix (Korean Women’s Movement for Peace, KWMP).

Alors que 2023 marque le 70e anniversaire de l’accord d’armistice suspendant la guerre de Corée sans y mettre fin, le Conseil œcuménique des Églises appelle les Églises du monde entier à s’associer à la campagne pour la paix en Corée. Cette campagne demande le remplacement de l’accord d’armistice par un traité de paix permanent pour la péninsule coréenne.

La ville d’Hiroshima: Déclaration de Paix le 6 août 2022

DESARMAMENT & SECURITE .

Reçu par email des AFCDRP (Association Frençaise des Communes, Départements et Régions pour la Paix)

Ce qui suit est le texte intégral de la déclaration de paix lue le 6 août par le maire d’Hiroshima, Kazumi Matsui, lors d’une cérémonie marquant le 77e anniversaire du bombardement atomique de la ville.


Kazumi Matsui, le maire d’Hiroshima

“J’adorais ma mère ; elle m’a élevée avec tant de gentillesse et d’attention”. La femme qui énonce ces paroles avait 16 ans lorsqu’elle a quitté sa maison en portant le déjeuner que sa mère avait préparé avec amour. Elle n’avait jamais imaginé que ce serait leur dernière séparation. L’été, il y a 77 ans. Ce matin-là, sans avertissement, la première arme nucléaire est larguée et explose au-dessus de l’humanité. Debout près de la gare d’Hiroshima, la jeune fille a vu un flash terrifiant. Puis vint un grondement de tonnerre. Frappant par derrière, le souffle de l’explosion l’a projetée dans les airs et lui a fait perdre connaissance. Quand elle est revenue à elle, elle a erré dans la ville en flammes, à la recherche de sa mère. Elle a vu un nombre effrayant de corps noircis. Un cadavre carbonisé était encore debout, accroché au cou d’une vache. Les corps flottant dans la rivière allaient et venaient au gré des marées. Elle se souvient encore de ce matin où la vie quotidienne s’est violemment transformée en scènes de l’enfer.

En envahissant l’Ukraine, le dirigeant russe, élu pour protéger la vie et les biens de son peuple, utilise les armes nucléaires comme des instruments de guerre, volant la vie et les moyens de subsistance de civils innocents dans un autre pays. Dans le monde entier, l’idée que la paix dépend de la dissuasion nucléaire gagne du terrain. Ces erreurs trahissent la détermination de l’humanité, née de nos expériences de guerre, à parvenir à un monde pacifique exempt d’armes nucléaires. Accepter le statu quo et abandonner l’idéal d’une paix maintenue sans force militaire, c’est menacer la survie même de l’humanité. Nous devons cesser de répéter ces erreurs. Par-dessus tout, confier un bouton nucléaire à un dirigeant mondial, quel qu’il soit, c’est continuer de sanctionner l’humanité par des menaces nucléaires et recréer potentiellement le paysage infernal du 6 août 1945. Nous devons immédiatement vider de leur sens tous les boutons nucléaires.

Devons-nous continuer à tolérer un égocentrisme qui menace les autres, jusqu’à nier leur existence ? Nous devrions prendre à cœur les paroles de Léon Tolstoï, le célèbre auteur russe de Guerre et Paix, qui conseillait : “Ne construisez jamais votre bonheur sur le malheur des autres, car c’est seulement dans leur bonheur que vous pouvez trouver le vôtre.”

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Can we abolish all nuclear weapons?

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Plus tôt cette année, les cinq États dotés d’armes nucléaires ont publié une déclaration commune : “La guerre nucléaire ne peut être gagnée et ne doit jamais être menée.” Ils ont en outre déclaré leur intention de “… rester attachés à nos obligations découlant du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).” Après avoir publié une telle déclaration, pourquoi ne tentent-ils pas de tenir leurs promesses ? Pourquoi certains font-ils même allusion à l’utilisation d’armes nucléaires ? Les puissances nucléaires doivent agir maintenant pour jeter des ponts de confiance entre les nations. Plutôt que de considérer un monde sans armes nucléaires comme un rêve lointain, elles devraient prendre des mesures concrètes pour le réaliser. J’appelle les dirigeants des États dotés d’armes nucléaires à se rendre dans les villes bombardées, où ils pourront se rendre compte personnellement des conséquences de l’utilisation des armes nucléaires et renforcer leur volonté de prendre ces mesures. Je veux qu’ils comprennent que le seul moyen sûr de protéger les vies et les biens de leurs populations est d’éliminer les armes nucléaires. Je souhaite ardemment que les dirigeants qui participeront au sommet du G7 à Hiroshima l’année prochaine parviennent à cette conclusion.

Avec la volonté de paix des hibakusha au cœur de notre action, et en héritant de l’esprit “ne jamais abandonner” du leader hibakusha Tsuboi Sunao, qui a consacré sa vie à cette cause, Hiroshima continuera à avancer vers l’abolition des armes nucléaires, même si le chemin est ardu.

Maires pour la Paix, qui est désormais un réseau de 8 200 collectivités territoriales de la paix dans le monde, tiendra sa 10e conférence générale à Hiroshima cette année. Cette conférence œuvrera à l’avènement d’une société civile dans laquelle chaque citoyen partage la conviction qu’une vie heureuse passe par la fin de la guerre, la fin des conflits armés et la fin de la discrimination sociale qui menace la vie. Dans cette optique, nous intensifierons la coopération entre nos collectivités membres pacifiques afin de promouvoir une “culture de la paix” qui rejette toute forme de violence. Maires pour la Paix encourage les décideurs politiques à poursuivre leurs politiques étrangères par le dialogue sans s’appuyer sur la dissuasion nucléaire.

En juin dernier, la première réunion des États parties au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) a adopté une déclaration qui, sur fond d’invasion russe, rejette catégoriquement la menace des armes nucléaires. Avec les États dépendant des armes nucléaires qui ont participé en tant qu’observateurs, la réunion a spécifiquement souligné que le TIAN contribue au TNP et le complète. Par conséquent, j’exige d’abord que le gouvernement japonais serve de médiateur lors de la conférence d’examen du TNP. Par ailleurs, le Japon doit participer à la prochaine réunion des États parties au TIAN, devenir rapidement lui-même un État partie et soutenir de tout cœur le mouvement en faveur de l’abolition des armes nucléaires.

L’âge moyen des hibakusha dépasse maintenant 84 ans, et leur vie est toujours affectée par les effets néfastes des radiations sur leurs esprits et sur leurs corps. J’appelle donc le gouvernement japonais à prendre en compte leurs souffrances et leur offrir des mesures de soutien renforcées.

Aujourd’hui, à l’occasion de cette cérémonie de commémoration du 77e anniversaire du bombardement, nous présentons nos sincères condoléances aux âmes des victimes de la bombe atomique. Avec Nagasaki et les personnes de même sensibilité dans le monde entier, nous nous engageons à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour abolir les armes nucléaires et ouvrir la voie à une paix mondiale durable.

Amnesty International: Une génération de jeunes militant·e·s reprend le flambeau contre le durcissement de la répression en Asie

DROITS DE L’HOMME .

Un article de Amnesty International

Une vague de manifestations initiées par la jeunesse en Asie brave la répression croissante qui s’abat sur tout le continent, notamment sur la liberté d’expression et de réunion pacifique, a déclaré Amnesty International le 29 janvier 2020 à l’occasion de la publication de son rapport annuel sur la situation des droits humains dans la région.

Intitulé Human Rights in Asia-Pacific: Review of 2019, il présente une analyse précise de l’évolution des droits humains dans 25 États et territoires, et illustre la lutte de toute une nouvelle génération de militants et militantes contre la violente répression visant la dissidence, les campagnes toxiques orchestrées sur les réseaux sociaux et la censure politique généralisée.

« 2019 fut en Asie une année de répression, mais aussi de résistance. Alors que les gouvernements à travers le continent s’efforcent de déraciner les libertés fondamentales, les citoyens se mobilisent – et les jeunes sont en première ligne de la lutte, a déclaré Nicholas Bequelin, directeur régional d’Amnesty International pour l’Asie de l’Est, l’Asie du Sud-Est et le Pacifique.

« Des étudiant·e·s de Hong Kong qui protestent en masse contre la mainmise croissante de la Chine sur la région administrative aux étudiant·e·s d’Inde qui manifestent contre les politiques hostiles aux musulmans, des jeunes électeurs et électrices thaïlandais venus gonfler les rangs d’un nouveau parti d’opposition aux manifestant·e·s pour l’égalité des personnes LGBTI à Taïwan : en ligne et sur le terrain, les mouvements populaires menés par la jeunesse remettent en cause l’ordre établi. »

La résistance de Hong Kong résonne à travers le monde

La Chine et l’Inde, les deux grandes puissances d’Asie, ont donné le ton de la répression
dans la région en rejetant ouvertement les droits humains. Le soutien de Pékin au projet de loi sur l’extradition à Hong Kong, texte conférant au gouvernement local le pouvoir de transférer des suspects vers la Chine continentale, a suscité un mouvement de protestation d’une ampleur sans précédent sur le territoire.

Depuis le mois de juin, une partie de la population de Hong Kong descend régulièrement dans les rues pour réclamer le respect de l’obligation de rendre des comptes face aux méthodes brutales de maintien de l’ordre, notamment l’utilisation injustifiée de gaz lacrymogènes, les arrestations arbitraires, les agressions physiques et les atteintes aux droits humains en détention. Cette lutte contre l’ordre établi a fait ricochet sur tout le continent.

En Inde, des millions de personnes ont contesté une nouvelle loi discriminatoire à l’égard des musulmans et manifesté pacifiquement. En Indonésie, des citoyens et citoyennes se sont rassemblés pour protester contre la promulgation par le Parlement de plusieurs lois menaçant les libertés publiques. En Afghanistan, les manifestant·e·s se sont mis en danger pour exiger la fin du conflit qui sévit de longue date dans le pays. Au Pakistan, le Mouvement pour la protection des Pachtounes (PTM), mouvement non violent, a défié la répression étatique pour se mobiliser contre les disparitions forcées et les exécutions extrajudiciaires.

La dissidence se heurte à la répression

Les contestations et la dissidence pacifiques ont fréquemment fait l’objet de représailles de la part des autorités.

Les manifestant·e·s ont été confrontés aux arrestations et à l’incarcération au Viêt-Nam, au Laos, au Cambodge et en Thaïlande, les gouvernements répressifs en Asie du Sud-Est ayant pris diverses mesures pour réduire au silence leurs opposants et museler les médias.

En Indonésie, plusieurs personnes ont trouvé la mort lorsque la police a réprimé des manifestations en faisant usage d’une force excessive. Pourtant, les autorités n’ont pas fait grand-chose pour amener les responsables présumés à rendre des comptes. Aucun policier n’a été arrêté ni aucun suspect identifié.

Au Pakistan et au Bangladesh, des militant·e·s et des journalistes ont été pris pour cibles par des lois draconiennes qui restreignent la liberté d’expression et sanctionnent la dissidence en ligne.

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What is the state of human rights in the world today?

Et à Hong Kong, pour écraser les manifestations pacifiques, la police a employé des méthodes dangereuses sans discrimination, notamment la torture en détention. Les demandes d’ouverture d’une enquête digne de ce nom sur la conduite des forces de l’ordre n’ont toujours pas été entendues.

« Les manœuvres des autorités visant à écraser toute forme de critique et à bâillonner la liberté d’expression s’avèrent tout aussi impitoyables qu’imprévisibles, et les personnes osant s’exprimer contre ces gouvernements répressifs en paient souvent le prix fort, a déclaré Biraj Patnaik, directeur pour l’Asie du Sud à Amnesty International.

« Les autorités répondent aux habitant·e·s de la région Asie-Pacifique que leurs aspirations à des sociétés plus équitables sont fantaisistes, qu’il est impossible de remédier aux inégalités économiques, que le réchauffement climatique est inexorable et les catastrophes naturelles inévitables. Surtout, la population s’entend dire que remettre en cause ce discours ne sera pas toléré », a déclaré Biraj Patnaik.

Les minorités sentent le poids d’un nationalisme intolérant

En Inde et en Chine, le simple risque d’insubordination dans des régions théoriquement autonomes a suffi à déclencher la répression d’État, les minorités étant commodément taxées de menaces pour la « sécurité nationale ».

Dans la province chinoise du Xinjiang, jusqu’à un million de Ouïghours et d’autres membres de minorités ethniques à majorité musulmane ont été enfermés de force dans des camps de « déradicalisation ».

Le Cachemire, seul État indien à majorité musulmane, a vu son statut particulier d’autonomie révoqué, lorsque les autorités ont imposé le couvre-feu, coupé l’accès à toutes les communications et arrêté les leaders politiques.

Au Sri Lanka, où des violences contre la population musulmane ont éclaté au lendemain des attentats du dimanche de Pâques, l’élection du président Gotabaya Rajapaksa a affaibli les espoirs d’avancées en termes de droits humains. Un autre homme fort autoproclamé, le président philippin Rodrigo Duterte, a poursuivi sa « guerre contre la drogue » meurtrière.

Les gouvernements ont tenté de justifier la répression en diabolisant leurs détracteurs et en les faisant passer pour des pions des « puissances étrangères », et ils ont renforcé cette répression au moyen de campagnes sophistiquées sur les réseaux sociaux. Ni l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) ni l’Association sud-asiatique pour la coopération régionale (ASACR), les deux principaux organismes de la région, n’ont tenté d’amener leurs membres à rendre des comptes, même en cas de violations flagrantes des droits humains.

Il échoit à la Cour pénale internationale d’enquêter sur les crimes contre l’humanité commis contre les Rohingyas par l’armée du Myanmar dans l’État d’Arakan en 2017. La Cour examine également les milliers d’homicides commis par des policiers aux Philippines, ainsi qu’un appel de sa décision de refuser l’ouverture d’une enquête sur des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en Afghanistan.

Par ailleurs, dans le Pacifique, du fait de la politique de détention à l’étranger menée par l’Australie, des personnes réfugiées ou demandeuses d’asile croupissent dans des conditions physiques et psychologiques se dégradant, sur l’île de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, et à Nauru.

Des avancées contre toute attente

Les personnes qui dénoncent ces atrocités sont régulièrement sanctionnées, mais leur mobilisation fait la différence. Dans de nombreux cas, les initiatives visant à faire progresser les droits humains en Asie se sont avérées payantes.

À Taïwan, le mariage entre personnes de même sexe est devenu légal, grâce au travail de campagne soutenu mené par les militant·e·s. Au Sri Lanka, des avocat·e·s et des militant·e·s ont mené avec succès une campagne contre la reprise des exécutions.

Le Brunéi Darussalam a été contraint de faire marche arrière quant à l’application de lois rendant l’adultère et les relations homosexuelles passibles de lapidation, tandis que l’ancien Premier ministre de Malaisie, Najib Razak, a été traduit en justice pour corruption – une première.

Le gouvernement pakistanais a promis de lutter contre le dérèglement climatique et la pollution de l’air et, pour la première fois, deux femmes ont été nommées juges pour siéger à la Cour suprême des Maldives.

À Hong Kong, la force de la contestation a contraint le gouvernement à retirer le projet de loi sur l’extradition. Pourtant, l’obligation de rendre des comptes étant bafouée pour les violences infligées aux manifestant·e·s depuis des mois, la lutte continue.

« En 2019, en Asie, les personnes qui manifestaient ont été blessées, mais pas brisées. Elles ont été muselées, mais pas réduites au silence. Et ensemble, elles ont adressé un message de résistance aux gouvernements qui continuent de bafouer les droits humains dans le but de consolider leur mainmise sur le pouvoir », a déclaré Nicholas Bequelin.

L’ASEAN insiste sur le rôle des femmes dans le maintien de la paix

. EGALITE HOMMES/FEMMES .

Un article du Courrier de Vietnam

Le secrétaire général de l’ASEAN, Dato Lim Jock Hoi, a souligné le rôle important des femmes dans les dialogues interreligieux et dans le maintien de la paix et de la sécurité régionales lors du Dialogue interreligieux des femmes de l’ASEAN à Jakarta, en Indonésie.


États membres de ASEAN: Image: ASEAN

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour l’article en anglais)

Questions for this article:

Do women have a special role to play in the peace movement?

(. . . suite)

Cet événement de deux jours, qui s’est ouvert le 12 novembre, est organisé par l’Institut de l’ASEAN pour la paix et la réconciliation, en coordination avec le ministère indonésien des Affaires étrangères, l’Agence australienne pour le développement international (AusAID) et la Fondation asiatique.

Selon le secrétaire général de l’ASEAN, les femmes jouent un rôle indispensable dans le maintien de la paix et le relèvement après un conflit. Les organisations de femmes, en particulier celles qui disposent de réseaux de base solides, aident à détecter les signes d’alerte précoce de conflits potentiels et à empêcher l’escalade des conflits. Il a rappelé que l’ASEAN avait adopté une déclaration commune sur la promotion de la femme, de la paix et de la sécurité dans l’ASEAN en 2017 et lancé le Forum des femmes pour la paix de l’ASEAN (AWPR) en 2018.

Le Dialogue interreligieux des femmes de l’ASEAN réunit des femmes experts et des universitaires venant des 10 pays membres de l’ASEAN et de l’Australie. Ils participeront à sept débats sur l’autonomisation des femmes, l’amélioration de la participation et de l’intégration des femmes, de leur rôle dans les initiatives

La Chine éclipse l’UE en atteignant en avance son objectif solaire pour 2020

. . DEVELOPPEMENT DURABLE . .

Un article de Euractiv

La Chine a déjà atteint son objectif 2020 d’énergie solaire, avec une capacité de production qui dépasse de loin les 105 GW. L’Europe est loin de dépasser ses propres objectifs.


Parc solaire flottant en Chine [Sungrow]
(Cliquez sur l’image pour l’élargir)

De nouveaux chiffres publiés par Asia Europe Clean Energy Advisory (AECEA) révèlent que la Chine a déjà dépassé son objectif 2020 de 105 GW de capacité de production d’énergie solaire, grâce à de nouvelles constructions en juin et juillet lui permettant d’atteindre 112 GW.

En 2018, l’énergie solaire a déjà progressé de 24,4 GW de capacités au premier semestre. La position de l’Empire du Milieu en tant que leader mondial dans le secteur se maintient donc, alors que l’Europe creuse de plus en plus son retard.

(Merci à Kiki Chauvin, le reporter ce CPNN pour cet article.)

( Cliquez ici pour la version anglaise .)

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La visite historique de Barack Obama à Hiroshima marque une nouvelle étape de la mobilisation internationale

DESARMAMENT & SECURITE .

Un article du Huffington Post par Eddie Aït, Secrétaire général adjoint du Parti Radical de Gauche (PRG), Philippe Rio, Maire de Grigny et Président de l’AFCDRP-Maires pour la Paix France, et Jacqueline Belhomme, Maire de Malakoff et vice-présidente du réseau international

Le président des États-Unis, Barack Obama, est aujourd’hui [27 mai] à Hiroshima pour une visite historique: la première d’un dirigeant américain près de 71 ans après l’ordre du Président Truman de lancer les deux premières attaques nucléaires de l’histoire, sur Hiroshima (6 août) puis sur Nagasaki (9 août).

Hiroshima

Pour le réseau international Maires pour la Paix, présidé par les maires de ces deux villes martyres, et sa branche française l’AFCDRP, une telle visite est un signe positif qui peut marquer une nouvelle étape de la mobilisation internationale pour parvenir à l’élimination complète des armes nucléaires, comme le prévoit le Traité sur la non-prolifération (TNP).

Depuis sa création en 1982, Maires pour la Paix n’a eu de cesse d’inviter les dirigeants du monde entier à se rendre à Hiroshima et à Nagasaki. Au fil des ans, de plus en plus de représentations diplomatiques ont assisté aux commémorations. En avril dernier, la venue à Hiroshima des Ministres des Affaires Étrangères du G7, dont trois représentants d’États nucléaires -États-Unis, France et Royaume-Uni- était déjà un pas en avant: enfin de hauts responsables d’États, tous signataires du TNP, acceptaient de voir de leurs propres yeux la ville victime de cette arme inhumaine, aux effets indiscriminés.

Les bombes atomiques américaines ont complètement détruit Hiroshima et Nagasaki. Elles les ont transformées en quelques minutes en d’immenses charniers à ciel ouvert. À Hiroshima, le bâtiment de la chambre du commerce, devenu le Dôme de la bombe atomique, tenait à peine debout. Il témoigne aujourd’hui de la puissance de la déflagration. En 1945, plus de 200.000 personnes sont mortes, victimes de l’explosion ou des radiations dans les jours et semaines qui suivirent. Après une telle horreur, les survivants -les Hibakusha-, n’ont pourtant jamais cessé de porter un message de paix: que plus personne ne souffre comme ils ont souffert. Un message que relayent inlassablement les élus locaux de plus de 7000 collectivités de 161 pays rassemblés au sein du réseau Maires pour la Paix.

Premiers responsables de la sécurité de nos concitoyens en cas de conflit, nous avons une conscience aigüe de l’ampleur de la menace nucléaire qui pèse sur le monde dans son ensemble. Nous ne pouvons pas prendre le risque de voir Hiroshima ou Nagasaki se répéter car aujourd’hui, cela signifierait une escalade suicidaire. Pour cela, nous devons agir à deux niveaux: localement, en nous attaquant aux racines des conflits, en nous appuyant sur les ressources de la culture de la paix telle que définie par l’UNESCO, et globalement en nous mobilisant auprès d’Hiroshima et de Nagasaki pour parvenir à l’élimination totale des armes nucléaires.

Il reste encore près de 16.000 armes nucléaires sur la surface du globe. Ces armes menacent l’existence même de l’être humain et de son environnement. Ce “péril total” mine l’humain, et donc le monde présent, ouvrant la voie à toutes sortes de dérives mortifères que seule la culture de la paix et de la réconciliation apaiseront.

Les élus territoriaux inspirés par le geste symbolique qu’est la venue du Président américain à Hiroshima seront les bienvenus au sein de notre réseau, l’AFCDRP, l’Association Française des Communes, Départements et Régions pour la Paix.

(Cliquez ici pour une traduction en anglais.)

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