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Biennale de Luanda 2023 – À travers les yeux de ses jeunes participants

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

La transcription du video Youtube de l’UNESCO

(Note de l’éditeur : La Biennale de Luanda 2023 a réuni 790 participants venus de toute l’Afrique, dont quelques jeunes puisque la Biennale ” prônait l’établissement de partenariats entre dirigeants politiques et jeunes, dans des projets sociaux et économiques durables, qui pourraient bénéficier à la société dans son ensemble.” En plus de ceux énumérés ci-dessous, trois jeunes du Togo ont été invités. La Biennale précédente en 2021 comprenait 118 jeunes de 49 pays africains et 14 pays de la diaspora.)

Bonjour, je m’appelle Mpule. Je viens de Botswana et j’ai été sélectionnée, ensemble avec 11 autres jeunes de l’Afrique, pour participer à la 3e édition du Biennial de Luanda. Depuis 2019, chaque 2 ans, le Biennial réunit les chefs d’État, les organisations internationales, le secteur privé, les artistes, les étudiants et les jeunes pour améliorer le dialogue et soutenir les actions collectives pour la paix en Afrique. L’événement a duré trois jours avec de nombreuses discussions entre les jeunes et les dirigeants politiques, des forums thématiques, ainsi que des festivités culturelles.


Palmira Cassova de l’Angola: La 3ème édition de la Biennale de Luanda a une grande importance pour nous, surtout comme jeunes, parce que c’est un moment d’apprentissage, et c’est un moment où, comme jeunes, nous pouvons changer d’expérience avec les jeunes d’autres pays, comme l’Egypte, le Botswana, le Ghana, le Mozambique, et nous croyons que nous allons amener cela à la vie et que nous pourrons contribuer à ce que nous apprenons ici, pour la maintenance de la paix en Angola et en Afrique.

(Cliquez ici pour une version anglaise ou ici pour une version portuguese.

Question related to this article:
 
The Luanda Biennale: What is its contribution to a culture of peace in Africa?

60% des Africains sont moins de 25 ans, et le Biennale a mis les jeunes Africains au centre de la discussion. Nous avons engagé un dialogue avec les chefs des États et nous avons focusé sur le rôle important que les jeunes Africains jouent dans l’éducation, la culture, le changement climatique et beaucoup plus.

Genila Hiel de Tanzanie: La Biennale Luanda 2023 est une plateforme très importante pour moi parce qu’elle m’a donné la chance d’avoir un dialogue intergénérationnel avec de très bons dirigeants africains, d’être sur la même table, d’exprimer mes idées au nom de mes jeunes collègues d’Afrique en général. Mais la Biennale est au-delà de tout une grande opportunité pour nous de construire des réseaux et de renforcer notre connaissance pour notre travail à la maison.

Bonjour, je m’appelle Hakim, j’ai 30 ans, je suis Algérien. Je suis également partie des jeunes sélectionnés pour la Biennale. J’ai été honoré de pouvoir élaborer des solutions avec nos chefs d’État pour la jeunesse africaine. Pour moi, l’entreprenariat est clé pour réduire les inégalités et favoriser une culture de la paix sur le continent. Nous avons justement abordé pendant la Biennale la croissance inclusive comme levier pour la paix. J’y crois fortement car justement la pérennisation des entreprises familiales et le soutien à l’entreprenariat peuvent mettre en valeur le potentiel de notre jeunesse afin que chacun trouve sa place dans nos sociétés. Nous avons aussi échangé sur le rôle clé de l’éducation et de l’enseignement supérieur. Je suis le premier d’une famille de huit enfants à être à l’université. J’ai pris conscience de l’importance de s’engager sur des sujets comme l’égalité des chances, l’éducation et la justice sociale. L’éducation est centrale pour former des citoyens africains libres et éclairés.

Yasmein Abdelghany de Égypte: L’éducation pour la paix est une éducation qui offre aux apprentissages de connaissances, compétences et compétences pour être des agents actifs du changement dans leur communauté. Elle s’adresse à l’apprentissage, à l’apprentissage de la tolérance, de l’acceptance, de la diversité. L’éducation pour la paix est très importante parce qu’au cœur de nos aspirations africaines, c’est de construire un Afrique intégrée, paixfule et prospère. Et cela ne sera pas réalisé sans l’éducation, sans enseigner à nos futures générations les valeurs de la paix et de la non-violence.

Mpule de Botswana: J’ai toujours été activement engagée à promouvoir l’empowerment des femmes. Aujourd’hui, ma mission est d’améliorer la participation des femmes dans les processus de leadership et de décision-making. La Biennale a évoqué le rôle des femmes dans les processus de sécurité, de paix et de développement. À cette occasion, nous avons eu l’opportunité de stresser le lien crucial entre la participation politique des femmes et la paix et la sécurité. Les jeunes sont crucials comme catalyste pour la construction d’une culture de paix. Notre présence a été ressentie et nos voix ont été entendues. L’esprit de la Biennale de Luanda inspire une nouvelle génération de jeunes Africains qui ont pavé le chemin vers une Afrique paisible et prospère.

Rejoignez le mouvement panafricain pour une culture de la paix.

Luanda. Capitale de la paix en Afrique. Rejoignez le mouvement!

Bulletin français 1 août 2023


NOUVELLES DU CONFLIT PALESTINE ISRAËL . .

“L’occupation militaire israélienne a transformé l’ensemble du territoire palestinien occupé en une prison à ciel ouvert, où les Palestiniens sont constamment confinés, surveillés et disciplinés.” Telle est la conclusion du dernier rapport aux Nations unies de son rapporteur spécial sur la situation des droits de l’Homme dans le territoire palestinien.

Le rapport “constate que depuis 1967, plus de 800 000 Palestiniens, y compris des enfants agés de 12 ans, ont été arrêtés et détenus en vertu de règles autoritaires promulguées, appliquées et jugées par l’armée israélienne. Les Palestiniens sont soumis à de longues détentions pour avoir exprimé des opinions, recueilli, prononcé des discours politiques non autorisés, ou même simplement tenté de le faire, et finalement privés de leur statut de civils protégés. Ils sont souvent présumés coupables sans preuve, arrêtés sans mandat, détenus sans inculpation ni procès et brutalisés pendant leur confinement”

Sans surprise, la rapporteure, Francesca Albanese, fait l’objet d’attaques virulentes de la part d’Israël et de ses partisans. Ceci est décrit en détail dans un article du Jordan News.

Un autre rapport récent provient de Mary Robinson, présidente de The Elders, ancienne présidente de l’Irlande et ancienne haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme, et de Ban Ki-moon, vice-président de The Elders et ancien secrétaire général de l’ONU, sur la base d’une visite de trois jours vers Israël et la Palestine.

Ils ont entendu des organisations israéliennes, palestiniennes et internationales de défense des droits de l’Homme parler de “preuves toujours plus nombreuses que la situation correspond à la définition juridique internationale de l’apartheid :
– l’expansion et l’enracinement des colonies juives illégales en Cisjordanie et à Jérusalem-Est;
– l’établissement d’un double système juridique des régimes;
– et les infrastructures de séparation dans les territoires occupés;
– ainsi que la discrimination institutionnalisée et les abus perpétrés contre les Palestiniens .”

Leur rapport conclut que “l’intention du gouvernement israélien d’exercer sa souveraineté sur tout le territoire situé entre le Jourdain et la mer Méditerranée sape les idéaux démocratiques de l’État israélien, nie au peuple palestinien son droit à l’autodétermination et risque une explosion incontrôlable de la violence des deux côtés.”

Un éditorial argentin résume les événements récents qui menacent les idéaux démocratiques de l’État israélien, en particulier une nouvelle loi qui réduit le pouvoir de la Cour suprême de justice de contester les décisions du gouvernement. L’éditorial conclut que “la concentration du pouvoir rend quasiment impossible la destitution du président malgré la tenue d’élections. Israël chercherait ainsi à abandonner progressivement son caractère démocratique, essentiel pour maintenir des liens solides avec l’Occident et, en particulier, avec son plus grand allié dans le monde, les États-Unis.”

Cependant, les Israéliens n’acceptent pas les réformes sans protester. Comme le dit l’éditorial, les protestations sont les plus importantes de l’histoire d’Israël : “Depuis plus de 30 semaines, des centaines de milliers de manifestants défient la pluie, le froid ou la chaleur, s’opposant à une réforme qu’ils considèrent simplement comme un coup d’État.”

Cela nous rappelle le régime d’apartheid en Afrique du Sud qui a été vaincu par la combinaison de la lutte en Afrique du Sud et de la pression diplomatique et économique du reste du monde.

Le mouvement de boycott, de désinvestissement et de sanction du régime israélien d’occupation militaire, de colonisation et d’apartheid (BDS) continue de croître. Un résumé des événements BDS au cours des 18 dernières années montre comment cela s’est développé.

La déclaration BDS la plus récente vient de l’American Anthropological Association, qui a voté le boycott des institutions académiques israéliennes au motif que “L’Etat israélien applique un régime d’apartheid du Jourdain à la mer Méditerranée” et que “les institutions académiques israéliennes sont complices de la régime d’oppression de l’État israélien contre les Palestiniens… notamment en assurant la recherche et le développement de technologies militaires et de surveillance utilisées contre les Palestiniens.”

Concernant la lutte des Palestiniens eux-mêmes, nous publions ce mois-ci deux articles dans CPNN.

L’initiative Swim with Gaza propose une baignade solidaire avec les enfants de Gaza le 26 août : “Depuis 2007, les habitants de Gaza sont emprisonnés. Ils n’ont pas de parcs, pas de montagnes, pas de vallées. Mais ils ont la mer. Leur seul espace libre pour le plaisir. Rejoignons-les dans la mer pour une baignade solidaire. Chaque année, ils organisent un festival de natation sur la plage de Gaza. Cette année, le Festival de la natation aura lieu le 26 août. Alors rejoignez-nous où que vous soyez – Egypte, Liban, Afrique du Sud , le Maroc, l’Espagne, l’Irlande, le Brésil ou le Chili.”

Mazin Qumsiyeh, un militant palestinien que nous citons souvent dans CPNN, répond à la récente invasion israélienne de la ville de Jénine, y compris du camp de réfugiés de Jénine. Il se pose la question de savoir si la résistance palestinienne peut être non-violente ou finira-t-elle par la violence, et répond par une longue citation de son ami, l’historien Howard Zinn, dont l’extrait suivant :

“Nous oublions combien de fois, au cours de ce siècle, nous avons été étonnés par l’écroulement soudain des institutions, par des changements extraordinaires dans la pensée des gens, par des éruptions inattendues de rébellion contre les tyrannies, par l’effondrement rapide de systèmes de pouvoir qui semblaient invincibles. Avoir de l’espoir dans les mauvais moments n’est pas seulement follement romantique. Elle est basée sur le fait que l’histoire humaine est une histoire non seulement de cruauté, mais aussi de compassion, de sacrifice, de courage, de gentillesse. Ce que nous choisissons de mettre en valeur dans cette histoire complexe déterminera nos vies. Si nous ne voyons que le pire, cela détruit notre capacité à faire quelque chose. Si nous nous souvenons de ces moments et de ces lieux – et il y en a tant – où les gens se sont comportés magnifiquement, cela nous donne l’énergie d’agir, et au moins la possibilité d’envoyer cette toupie d’un monde dans une autre direction.”


DROITS DE L’HOMME



Dismantle Israel’s carceral regime and “open-air” imprisonment of Palestinians: UN expert

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ



18 Years of BDS. 18 Years of Impact in Turning Darkness into Light

DÉVELOPPEMENT DURABLE



G77 Statement to High-level Political Forum on Sustainable Development

LIBERTÉ DE L’INFORMATION



Comments on the Project for a National Program on Culture of Peace in Colombia

  

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES



Global Women for Peace United Against NATO members

ÉDUCATION POUR LA PAIX



Promotion de la culture de la paix en Afrique – Une École panafricaine de la paix à Yamoussoukro

DISARMAMENT ET SECURITÉ



11th World Peace Forum held in Beijing

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



France: Stage FSU : Construire la paix, lutter sans violence : une idée révolutionnaire !

Bulletin français 17 fevrier 2023


. SOMNAMBULES VERS ARMAGEDDON . .

Alors que les gouvernements et les médias obéissants d’Amérique du Nord et d’Europe applaudissent leur escalade de la guerre en Ukraine, nous choisissons ce mois-ci d’écouter les voix importantes qui s’y opposent, y compris celles qui avertissent que la guerre risque de déclencher une troisième guerre mondiale, et même la fin de la civilisation humaine.

Compte tenu de l’urgence de ces voix, nous publions le bulletin plus tôt que d’habitude.

Commençons par Helen Caldicott. Elle a été nominée pour le prix Nobel par le physicien Linus Pauling et nommée par la Smithsonian Institution comme l’une des femmes les plus influentes du XXe siècle. Ses discours publics décrivant les horreurs de la guerre nucléaire d’un point de vue médical ont soulevé la conscience d’une génération.

Caldicott pense que la réalité de la destruction de toute vie sur la planète s’est éloignée de la conscience publique, et que ça la renforce même. Comme l’indique le titre de son récent livre, nous sommes “somnambules vers Armageddon”, faisant référence à la bataille mythique mentionnée dans la Bible qui marque la fin du monde.

L’interview de Caldicott a eu lieu le 25 janvier 2023, un jour après que le Bulletin of the Atomic Scientists  ait avancé les aiguilles de l’horloge de “doomsday” à 90 secondes avant minuit, en grande partie à cause des développements en Ukraine. Leur terme “doomsday” est l’équivalent moderne d’Armageddon.

The Elders, fondé par Nelson Mandela et comprenant désormais de nombreux anciens chefs d’État, s’est joint au Bulletin of Atomic Scientists lors de la cérémonie de l’horloge de “doomsday”. Tout en blâmant la Russie pour la guerre en Ukraine, ils ont déclaré que “tous les États portent la responsabilité des échecs plus larges de la gouvernance et du leadership qui ont sapé le système multilatéral”.

La plupart des organisations du mouvement pacifiste aux États-Unis, et beaucoup à l’étranger, ont signé une lettre au président Biden exigeant qu’il signe le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires. Citant le mouvement de l’horloge de “doomsday”, ils remarquent que “la tension accrue qui existe actuellement entre les États-Unis et la Russie rend un lancement involontaire d’armes nucléaires tellement plus probable, et les risques sont tout simplement trop grands pour être ignorés ou minimisés”.

Au Royaume-Uni, une manifestation nationale a été préparée pour le 25 février sous la bannière “Peace Talks Now – Stop the War in Ukraine“. Condamnant la décision de l’Occident d’envoyer des chars de combat et d’envisager d’envoyer des avions de combat en Ukraine, l’appel à la manifestation indique : « Si les avions de l’OTAN affrontent les combattants russes au-dessus de l’Ukraine, nous serions au bord d’une confrontation entre grandes puissances. Si la demande de jets est convenu, nous pouvons être sûrs qu’il sera suivi d’appels de troupes au sol.”

Se référant à l’horloge de “doomsday”, le fondateurs de Code Pink, Medea Benjamin et Nicholas Davies, ont déclaré que cela devrait réveiller les dirigeants du monde sur le besoin de paix en Ukraine. Rappelant les nombreuses actions agressives des États-Unis qui ont provoqué la guerre, ils présentent une série claire et détaillée d’étapes nécessaires pour que les États-Unis encouragent les pourparlers de paix.

En Europe également, d’éminentes autorités analysent les origines et les conséquences de la guerre d’Ukraine.

L’autorité espagnole Vincenç Fisas qualifie la guerre “d’année d’erreurs et d’horreurs”. “Nous sommes revenus à la mentalité de la guerre froide, de l’ami-ennemi et du bien et du mal, augmentant la culture du bellicisme et de l’armement”, avec “l’augmentation des dépenses militaires, la fin du statut de pays neutre et l’élargissement de l’OTAN. . . .Cette guerre en Ukraine ne peut être gagnée par personne, quelle que soit sa fin, car le mal qui a été fait transcende toute possibilité de résolution. La haine accumulée est d’une telle ampleur, proportionnelle au niveau de destruction et de perte de vies humaines, que tout projet de réconciliation ne sera pas envisageable à moyen terme. . . il est illusoire de penser que la destruction nous conduira un jour à la gloire, alors qu’elle ne nous mène qu’à la misère.”

L’autorité portugaise Boaventura de Sousa Santos utilise également le mot “somnambulisme”: “Cent ans après la Première Guerre mondiale, les dirigeants européens sont somnambules vers une nouvelle guerre totale” … une guerre avec “toutes les caractéristiques d’une guerre par procuration, une guerre dans laquelle les deux parties utilisent un pays tiers – ‘le pays du sacrifice'” “. Il considère que c’est le “début de la fin de l’eurocentrisme”, alors que l’Europe répète le scénario qui a conduit aux Première et Seconde Guerres mondiales. “La guerre en Ukraine – surtout si elle dure trop longtemps – risque non seulement d’amputer l’une des puissances historiques de l’Europe (la Russie), mais aussi de l’isoler du reste du monde, notamment de la Chine. . . . L’Europe et les États-Unis se tiennent fièrement presque seuls, probablement capables de gagner une bataille, mais en route vers une défaite certaine dans la guerre de l’histoire. Plus de la moitié de la population mondiale vit dans des pays qui ont décidé de ne pas adhérer aux sanctions contre la Russie.”

Comme pour illustrer l’isolement de l’Europe et des États-Unis, le président Brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a déclaré que le pays sud-américain n’enverrait pas de munitions qui pourraient être utilisées dans le conflit entre la Russie et l’Ukraine. Il rejoint les présidents de l’Argentine et de la Colombie qui ont dit la même chose. Et il dit que le Brésil est prêt à contribuer, avec des pays comme la Chine, l’Inde et l’Indonésie, à créer un “club de pays qui veulent construire la paix sur la planète”.

Mais comment le reste du monde peut-il empêcher les États-Unis, l’Europe et la Russie de nous entraîner tous en somnambulisme jusqu’à Armageddon ?

DISARMAMENT ET SECURITÉ



UK National Demonstration: Peace Talks Now – Stop the War in Ukraine

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ



USA: Ilhan Omar Vows to Continue Speaking Out Against Israel’s Abuse of Palestinians

DÉVELOPPEMENT DURABLE



Havana Declaration Outlines Vision for Building Just World Economy

LIBERTÉ DE L’INFORMATION



Pope Francis: “Hands off the Democratic Republic of the Congo, hands off Africa”

  

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES



World Radio Day: Celebrating radio as a tool for feminist peace

ÉDUCATION POUR LA PAIX



Europe needs peace education – peace education needs Europe

DROITS DE L’HOMME



Tribunal in Washington Calls on President Biden to End Prosecution of Julian Assange and to Defend Rights of Journalists and Whistleblowers

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Lula’s address to CELAC “Nothing should separate us, since everything brings us together”

Fespaco 2023: les 15 films en lice pour l’Étalon d’or du plus grand festival panafricain du cinéma

EDUCATION POUR LA PAIX .

Un article de Radio France International

C’est à Ouagadougou, au Burkina Faso, qu’ont été annoncés, ce vendredi 13 janvier, les quinze films en compétition au plus grand festival panafricain du cinéma. Malgré deux coups d’État en 2022, le Fespaco aura donc lieu au pays des hommes intègres du 25 au 4 mars 2023. La 28e édition est dédiée aux « cinémas d’Afrique et la culture de la paix ».


L’étalon d’or de Yennega, la plus haute distinction du festival de cinéma FESPACO, porte le nom d’une créature de la mythologie burkinabé © ISSOUF SANOGO / AFP

La productrice tunisienne Dora Bouchoucha présidera le jury qui décernera l’Étalon d’or, la récompense suprême du cinéma africain. En total, le Fespaco a visionné 1 200 films. 170 films de cinéma et de télévision et des séries ont été sélectionnés sous la direction du délégué général du Fespaco, Alex Moussa Sawadogo, pour les onze catégories de cette année.

« La production existe. Elle est forte, elle est dynamique. C’est comme la République dominicaine qui a réussi cette année d’entrer en compétition avec un film qui est très fort, ou un pays comme Angola qui n’a pas été depuis longtemps en compétition. Donc, il y a des premières mondiales, ce qui était rare à un certain moment, mais le comité de sélection du Fespaco a fait un travail de fourmis pour vous pouvoir présenter des pépites à cette 28e édition. »

Selon Sawadogo, il s’agira de réfléchir sur comment le cinéma peut contribuer à la culture de la paix, à la réconciliation entre les peuples du monde. Comme il y a deux ans, le Burkina Faso est toujours confronté à un grand défi sécuritaire. Plusieurs régions du pays sont sous le contrôle des groupes armés terroristes, mais le délégué général du Fespaco rassure que tout est mis en œuvre pour le bon déroulement du festival :

(Voir suite sur colonne de droite.)

(cliquez ici pour une traduction anglaise.

Question pour cet article:

Film festivals that promote a culture of peace, Do you know of others?

(. . suite)

« Il est important pour le Burkina Faso d’organiser cet évènement. Depuis la création du Fespaco en 1969, il n’y avait jamais de rupture. Nous sommes fiers de savoir que nos autorités nous accompagnent pour la sécurisation du Fespaco. »

Parmi les films choisis pour la section phare des longs métrages se trouvent des œuvres d’originaires du Cameroun, de la Tunisie, du Burkina Faso, du Sénégal, de l’Égypte, du Nigeria, du Mozambique, d’Angola, du Kenya, de l’Ile Maurice, du Maroc, de l’Algérie et de la République dominicaine.

La liste des films retenus pour briguer l’Étalon d’or du Yennenga :

– La plantation des planteurs, de Dingha Eystein Young (Cameroun)

– Mon père, le diable, d’Ellie Foumb (Cameroun)

– Ashkal, de Youssef Chebbi (Tunisie)

– Under the fig trees, d’Erige Sehiri (Tunisie)

– Sira, d’Appoline Traoré (Burkina)

– Abu Saddam, de Nadine Khan (Égypte)

– Bantú Mama, de Ivan Herrera (République dominicaine)

– Mami Wata, de C. J. “Fiery” Obasi (Nigeria)

– Maputo Nakuzandza, d’Ariadine Zampaulo (Mozambique)

– Our lady of the Chinese Shop, d’Ery Claver (Angola)

– Shimoni, d’Angela Wamaï (Kenya)

– Simin Zetwal/Regarde les étoiles, de David Constantin (ile Maurice)

– The Blue Caftan/Le bleu du Caftan, de Maryam Touzani (Maroc)

– The Last Queen/ La dernière reine, de Damien Ounouri (Algérie)

– Xalé, Les blessures de l’enfance, de Moussa Séné Absa (Sénégal)

Bulletin français 1 janvier 2023


. AMÉRIQUE LATINE ET AFRIQUE .

Un point positif en 2023ba été la progression continue de la culture de la paix en Amérique latine et en Afrique.

En Amérique latine, cela a été particulièrement fort pour la Colombie, qui émerge de décennies de guerre civile, où nous avons présenté le mois dernier des articles provenant des villes d’Armenia, Cúcuta et Florencia. Plus tôt dans l’année, nous avons publié des articles de Cartagena, Viotá, Medellin et Tuluá, ainsi que de nombreux articles sur les initiatives nationales pour la culture de la paix.

À Arménia, l'”Observatoire pour la ville, la paix, la coexistence et la culture citoyenne” a été créé afin que les organisations, associations et fondations, entités publiques et privées, ainsi que les membres de la société civile et les victimes des conflits armés puissent contribuer à la construction de la paix de la commune. Arménie est la deuxième ville de Colombie à établir un tel observatoire.

À Cúcuta, pendant les Nuits de Paix. les quartiers de Cúcuta et la zone rurale adjacente seront visités pendant 17 jours, avec différents divertissements dont une représentation théâtrale, des spectacles de marionnettes, des actes musicaux et, bien sûr, la prière traditionnelle des Neuvaines de Bonus. Tout cela s’inscrit dans le message de la culture de la paix et de la promotion des valeurs de respect, de pardon et de réconciliation.

À Florencia, 45 diplômés, étudiants universitaires, leaders sociaux et victimes du conflit armé ont suivi un cours et ont reçu le diplôme « Justice transitionnelle : une contribution à la construction de la paix territoriale ». Le cours a débuté en juillet dernier pour lequel dix organisations nationales et internationales accréditées ont apporté leurs connaissances et leur expérience.

Le Mexique, lui aussi, est fortement impliqué. En 2022, nous avons publié des articles sur les villes d’Oaxaca, Zacatecas, Alamo et les états de Querétero, Jalisco et Chihuahua, ainsi que sur les initiatives du gouvernement national pour une culture de la paix. De plus, en décembre, nous avons publié ce qui suit :

À San Juan del Rio, divers engagements ont été établis par le Rotary International dans le cadre du projet « Construire une culture de paix positive »,

À Atlixco, la première journée de la culture de la paix comprenait une discussion avec les acteurs locaux “pour générer un espace d’échange de connaissances, de dialogue et d’apprentissage pour la reconstruction du tissu social et la construction d’une culture de la paix”.

À Jalisco, le “5ème Forum mondial sur la culture de la paix” s’est tenu pour analyser les conflits et les problèmes qui déclenchent la violence, ainsi que de proposer des solutions pour promouvoir la réconciliation sociale.

A Hidalgo, des réseaux de femmes bâtisseuses de paix (MUCPAZ) ont été créés à Apan, Tula de Allende et Pachuca, communes stratégiques pour la reconstruction du tissu social.

Au Brésil, le projet « Tisser des réseaux pour une culture de la paix et la prévention de la violence » faisait partie de la Foire de la culture de la paix à Juiz de Fora, consacrée à la mise en place d’un réseau efficace pour prévenir et faire face aux différentes formes de violence dans le ville.

Toujours au Brésil, le 12ème Forum d’Orientation Éducative à Brasilia a abordé le thème « Orientation Éducative pour une Culture de la Paix », pour prévenir la violence et pour une culture de la paix dans la vie quotidienne des écoles.

Au Honduras, le Festival de l’inclusion à Cerro Juana Laínez, a été dédié au renforcement de l’inclusion et de la participation des femmes, des jeunes, des peuples autochtones, des personnes d’ascendance africaine, des personnes handicapées, de la communauté LGBTIQ+ et des Honduriens. citoyens dans les processus de contrôle social et de politique de participation.

Quant à l’Afrique, pendant l’année 2022, nous avons publié des articles sur la culture de la paix du Togo, du Mali, de la Guinée, du Gabon, de Madagascar, du Nigéria, de l’Afrique du Sud, de l’Angola, du Tchad, du Niger et du Zimbabwe.

Rien qu’en décembre, voici d’autres articles d’Afrique.

Au Tchad, les provinces du Lac et de Hadjer-Lamis se sont réunies pour un festival culturel sportif axé sur la culture de la paix et du vivre ensemble.

Au Maroc, la ville d’Agadir a accueilli la 6ème édition du Forum Africain des Managers Territoriaux et des Instituts de Formation ciblant les Collectivités Locales. L’un des thèmes était « Renforcement des capacités pour la promotion de la culture de la paix et l’art de la négociation ».

Au Burkina Faso, il a été annoncé que la 28ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision aura lieu en février sur le thème « Cinémas d’Afrique et culture de la paix ».

Et en Gambie, le Réseau ouest-africain pour la consolidation de la paix (WANEP) a organisé une journée de “bantaba” (discussion de groupe) sur la participation des jeunes à la prise de décision et à la consolidation de la paix afin de renforcer les capacités des praticiens de la consolidation de la paix, gouvernementaux et non gouvernementaux, et à développer des réseaux et des mécanismes de prévention des conflits pour promouvoir la culture de la paix.

Enfin, les résultats de la Coupe du monde de football ont été célébrés sous l’angle de la culture de la paix en Amérique latine et en Afrique. D’Argentine, Alicia Cabezudo considère ce championnat du monde comme une opportunité d’éducation aux cultures de paix. Et d’Afrique, l’étreinte des footballeurs Achraf Hakimi du Maroc et Kylian Mbappe de la France et d’ascendance africaine a été célébrée comme “l’esprit du sport qui est la culture de la paix ».

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



Tchad : les provinces du Lac et Hadjer-Lamis réunies pour un festival culturel sportif

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

tolerance

Africa Well-represented in Catholic Non-Violence Initiative on “just peace” in Rome

DÉVELOPPEMENT DURABLE

development

Greenpeace on COP15: A bandage for biodiversity protection

DISARMAMENT ET SECURITÉ

disarm

What Do Ukrainians Want? Not an Uncompromising Battle That Puts Them in Grave Danger

  

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

women

Hidalgo, Mexico: Networks of Women Peace-Builders created in Apan, Tula and Pachuca

ÉDUCATION POUR LA PAIX

ed-french

Burkina Faso: Le FESPACO aura bel et bien lieu

DROITS DE L’HOMME

HR

Revealing He Too Had Manning Leaks, Ellsberg Dares DOJ to Prosecute Him Like Assange

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

info

Colombia: This is how the new Peace and Human Rights Observatory of Armenia will work

Bulletin français 1 octobre 2022

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX .

Selon notre enquête sur Internet, il y a eu une forte augmentation de la participation à la Journée internationale de la paix cette année. Cela était vrai dans toutes les régions du monde, à l’exception de l’Ukraine et de la Fédération de Russie.

Bien sûr, l’Ukraine et la Fédération de Russie sont un cas particulier puisqu’elles sont en guerre. Malgré cela, il y a eu 61 événements dans l’Ukraine et 45 dans la Fédération de Russie, ce qui est d’autant plus remarquable que, selon l’UNICEF, la moitié des enfants ukrainiens ne sont pas à l’école à cause de la guerre. La plupart des événements impliquaient des écoliers. Des deux côtés de la guerre, ils dessinaient ou découpaient des colombes en papier et y inscrivaient leurs souhaits de paix. Souvent, ils les envoyaient dans le ciel sur des ballons. Leurs actions ont été particulièrement déchirantes cette année. Y a-t-il jamais eu une telle époque où les enfants des deux côtés d’une guerre pouvaient exprimer et publier pour que le monde entier peut lire et voir leurs souhaits de paix ?

Ailleurs en Europe, nous avons trouvé des actions dans 293 communautés, 100 plus que l’année dernière. Comme les années précédentes, le plus grand nombre a été enregistré en Belgique où 136 villes et communes ont participé à une campagne de déploiement du drapeau de la paix sur les bâtiments officiels. Le Collectif du 21 septembre a coordonné et décrit des actions dans plus de la moitié des cent départements français, dont des marches et des manifestations, souvent liées à la lutte pour préserver la planète du réchauffement climatique.

En Espagne, plusieurs villes, dont Navarre et Tolosa, ont célébré la journée avec la création d’une œuvre intitulée « Zotoz » pour chœurs féminins. Les représentations de chorales ont été filmées dans les magnifiques sites historiques et diffusées sur Internet. En Italie, la poste nationale a émis une carte postale colorée spéciale pour la journée qui était disponible dans tout le pays. Toujours au niveau national en Italie, le réseau national des écoles pour la paix, ainsi que de nombreuses organisations partenaires, ont lancé un programme national d’éducation civique pour les étudiants appelé “Pour la paix avec soin”.

En Amérique du Nord, les célébrations de la Journée de la paix pouvaient être trouvées sur Internet à partir de 44 des 50 États-Unis et de 7 des 10 provinces canadiennes. Des événements à l’échelle de la ville ont eu lieu à Boston, Chicago, Philadelphie, entre autres. Aux Nations Unies à New York, plus de 500 étudiants ont interagi avec le Secrétaire général de l’ONU et des artistes et militants de renom. Parmi les nombreux événements coordonnés et rapportés par le réseau Pace e Bene, le plus unique est peut-être le rapport d’Alan Sutton : “Les affiches que j’ai reçues de Pace e Bene sont collés aux deux côtés du camping-car à l’arrière de mon camion. C’est une action continue dans la poursuite d’une culture de non-violence.”

Les évenements trouvés en Asie et Pacifique ont augmenté de 50 % par rapport à l’année dernière pour atteindre 64 cette année, dont 17 de l’Inde et 10 d’Australie. C’était nouveau cette année que nous avons recherché en utilisant les caractères japonais pour la Journée internationale de la paix et en conséquence nous en avons trouvé 10 au lieu d’un événement dans ce pays. L’un entre eux était le festival de calligraphie de la ville de Nigata, où calligraphes et lycéens mettaient leurs souhaits de paix mondiale dans leurs pinceaux. Le calligraphe Ayasu Shimoda a déclaré: “Je pense que nous pouvons le faire en balançant le pinceau au lieu de l’épée. Je l’ai écrit avec mes pensées.”

Les célébrations de la Journée internationale de la paix trouvés en Afrique ont plus que doublé par rapport à l’année dernière pour atteindre 74 cette année, dont 18 seulement provenant de toutes les régions du Nigéria. Elles se sont déroulées dans un contexte de conflits armés, non seulement au Nigéria, mais aussi en République démocratique du Congo (RDC), au Cameroun, au Tchad, en République centrafricaine, au Mali, en Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau et Soudan du Sud, entre autres. Les forces de maintien de la paix des Nations Unies ont pris part à un certain nombre de ces célébrations. A l’occasion de la journée internationale de la paix, Lucha, un mouvement non violent et non partisan, de la société civile de la jeunesse en RDC a organisé des manifestations pacifiques à Tshilenge, Beni, Kindu, Goma, Kisangani, Kananga, Tshikapa et Kinshasa “pour montrer sa solidarité avec les compatriotes de Bunagana et autres entités de l’Est de notre pays vivant sous occupation du M23 et autres groupes armés.”

Les rapports d’Amérique latine ont augmenté de 80 % par rapport à l’année dernière pour atteindre 52 cette année, dont 13 du Brésil et 13 du Mexique. En Colombie, la célébration était liée à la lutte pour la reconstruction suite aux accords de paix qui ont mis fin à leurs décennies de guerre. À Bogota, la Maison de justice était recouverte de tissus faits à la main par des dizaines de personnes en hommage aux victimes du conflit armé. En outre, il y avait des expositions culturelles, des conférences académiques et une foire des entreprises des victimes du conflit armé et des signataires de l’Accord.

Au Mexique, pour la Journée internationale de la paix, le Système national de développement familial intégral a organisé une cérémonie maya sur l’esplanade de l’Expomaya dans la ville de Felipe Carrillo Puerto. Et au Costa Rica, la journée a été célébrée par un concours national pour la meilleure chanson pour la paix.

Les rapports des États arabes et du Moyen-Orient ont augmenté de 80 % par rapport à l’année dernière pour atteindre 28 cette année. Celles-ci comprenaient des événements officiels pour marquer la journée par la Ligue des États arabes, la Ligue mondiale musulmane, l’Assemblée des peuples d’Eurasie et l’ISESCO, l’Organisation mondiale islamique pour l’éducation, la science et la culture. Les événements au Yémen, au Darfour, au Soudan et en Syrie ont été menés dans le contexte des conflits armés dans ces pays. Au Yémen, « Southern Women Group for Peace », a renouvelé ses exigences pour que les femmes du Sud occupent la place qui leur revient dans toutes les négociations appelant à la paix, sur la base de la résolution (1325) émise par le Conseil de sécurité de l’ONU.

En plus de ce qui précède, il y avait un certain nombre d’événements virtuels internationaux. En voici quelques-uns :
Chansons pour la paix mondiale
Raising Peace Festival
Peace Day Live
Ensemble pour la paix dans le monde, organisé par le Parlement européen

GLOBAL

Global

What has happened this year: International Day of Peace

ÉTATS-UNIS ET CANADA
United-States-and-Canada

United States and Canada: International Day of Peace

EUROPE


Europe

Europe: International Day of Peace

ASIE ET PACIFIQUE

Asia-and-Pacific

Asia and Pacific: International Day of Peace

  

PAYS EX-SOVIÉTIQUES

Ex-Soviet

Ex-Soviet Countries: International Day of Peace

ETATS ARABES ET MOYEN-ORIENT

Arab-and-Middle-Eastern-States

Arab States And Middle East: International Day of Peace

AMÉRIQUE LATINE ET CARAÏBES

Latin-America-and-Caribbean

Latin America and Caribbean: International Day of Peace

AFRIQUE

Africa

Africa: International Day of Peace

Bulletin français 1 septembre 2021


. AFGHANISTAN ET HIROSHIMA/NAGASAKI . .

Les médias commerciaux ont été dominés ce mois-ci par le retrait américain (dans la défaite) d’Afghanistan. Cependant, il n’été pas facile de trouver quelque chose qui soit digne de ce bulletin, car nous insistons sur le fait que les articles doivent « promouvoir au moins un des 8 domaines de la culture de la paix ».

Finalement, nous avons trouvé quelque chose de positif : le courage de Search for Common Ground de s’en tenir à leurs principes de culture de la paix et de résister à l’exode massif d’Afghanistan. L’organisation continuera à y travailler au motif qu’un “dialogue intensif et cohérent entre toutes les parties est la clé pour construire une société sûre, saine et juste”. Des décisions similaires ont été prises par quelques autres organisations humanitaires, dont Médecins Sans Frontières.

La défaite de l’Empire américain en Afghanistan a inspiré de nouveaux efforts pour défendre Julian Assange, qui est attaqué en raison de ses recherches courageuses et de ses publications qui ont prédit la défaite dès le début. Comme exprimé dans un article provenant de son pays d’origine, l’Australie, « La vraie nature de la guerre en Afghanistan a depuis longtemps été révélée par Assange, Wikileaks et d’autres, à l’encontre de la propagande justifiant et promouvant la guerre. . . . Comme les événements en Afghanistan montrent, jamais l’appel à la paix et à la justice pour tous les peuples n’a été plus urgent. Et compte tenu de la situation de Julian Assange, jamais l’appel à sa libération n’a été plus urgent. »

Pendant ce temps, comme d’habitude, les événements les plus importants de l’histoire de l’humanité sont ignorés par les médias commerciaux. Les armes nucléaires sont la plus grande menace pour l’humanité, mais les médias ont pour la plupart ignoré les appels d’Hiroshima et de Nagasaki et des militants pour la paix du monde entier pour s’assurer qu’elles ne seront plus jamais utilisées.

Le maire d’Hiroshima, Kazumi Matsui, écrit : « Lors de cette cérémonie commémorative de la paix marquant le 76e anniversaire du bombardement, nous offrons des prières sincères pour le repos pacifique des âmes des victimes de la bombe atomique. Avec Nagasaki et des personnes partageant les mêmes idées à travers le monde, nous nous engageons à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour abolir les armes nucléaires et ouvrir la voie à une paix mondiale durable.”

Le maire de Nagasaki, Tomihisa Taue, écrit : « Tout en adressant nos plus sincères condoléances à ceux qui ont perdu la vie à cause des bombes atomiques, je déclare par la présente que Nagasaki travaillera sans relâche aux côtés d’Hiroshima et de tous ceux qui souhaitent la paix pour diffuser une culture de la paix à travers le monde et provoquer l’abolition des armes nucléaires et la réalisation de la paix éternelle. »

Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Gutteres, dit qu’il continue d’être impressioné par les « actes altruistes des hibakusha, le nom donné à ceux qui ont survécu et continuent de témoigner. Votre courage face à l’immense tragédie humaine, est une lueur d’espoir pour l’humanité. Je réaffirme le plein soutien des Nations Unies pour faire en sorte que vos voix soient entendues par les peuples du monde, et en particulier par les jeunes générations. »

Et l’United National Antiwar Coalition (USA) écrit : « Beaucoup de gens croient maintenant que le bombardement d’Hiroshima et de Nagasaki n’était pas pour mettre fin à la Seconde Guerre mondiale, qui en était à ses derniers jours, mais pour déclencher la guerre froide et montrer à l’Union soviétique et au monde ce les États-Unis pourraient faire si n’importe quel pays osait s’y opposer. . . La United National Antiwar Coalition voit le principal danger de guerre nucléaire venant des États-Unis et pense que nous, aux États-Unis, avons une obligation particulière envers le monde de nous opposer à ce danger. »

Les lecteurs de CPNN ont été invités ce mois-ci à participer à trois conversations virtuelles sur Hiroshima et Nagasaki.

Un webinaire sur l’abolition des armes nucléaires a été organisé par l’UNITAR, en collaboration avec le Bureau des Nations Unies pour les affaires de désarmement, la préfecture d’Hiroshima et l’Organisation d’Hiroshima pour la paix mondiale.

Des militants de la paix associés aux Nations Unies à New York, notamment l’ONG Voices for a World Free of Nuclear Weapons et Charter for Compassion ont organisé un webinaire demandant « Jour d’Hiroshima : en avons-nous fait assez ? »

Et des groupes antinucléaires à Brisbane, en Australie, ont commémoré l’anniversaire des attentats à la bombe avec un webinaire célébrant le travail que la communauté a accompli au fil du temps contre les armes nucléaires. L’un des conférenciers était la célèbre Dr Helen Caldicott.

À CPNN, nous nous joignons au chœur mondial exigeant l’abolition des armes nucléaires avant que les armes nucléaires ne détruisent notre planète.

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

Assange

Afghanistan and Julian Assange

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

Benin
Benin :  Les rois et chefs religieux prient pour la paix à Parakou

DÉVELOPPEMENT DURABLE

IPCC
Climate change widespread, rapid, and intensifying – IPCC

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Declaration
Declaration for the Transition to a Culture of Peace in the XXI Century

En plus des articles, nous listons des événements virtuels pour la culture de la paix: Cliquez ici pour les événements prevus. Le mois dernier, nous avons enregistré 17 événements.

  

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES
UNWomen

United Nations: Strengthening women’s meaningful participation in peace processes

DISARMAMENT ET SECURITÉ

Hiroshima
The City of Hiroshima: PEACE DECLARATION

DROITS DE L’HOMME


voting

58 Years After Historic Rally, Thousands March on Washington for Voting Rights, DC Statehood

ÉDUCATION POUR LA PAIX

Guernica

Childrens Message for Peace

Déclaration internationale de solidarité avec les universitaires et militants décoloniaux en France

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Une déclaration réimprimée par Juan Cole del Novel Observateur

Nous voulons ici exprimer notre solidarité avec les universitaires, activistes et d’autres producteurs de savoir, qui, en France sont visés par les déclarations faites en février 2021 par Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Elle y dénonce « l’islamo-gauchisme » et son effet de « gangrène » sur la France, et appelle à une enquête au sein du CNRS et de l’université. Les travaux en question analysent et critiquent le colonialisme et le racisme, et soutiennent des projets décoloniaux, antiracistes et anti-islamophobes au sein de l’académie comme dans l’espace commun. Les déclarations de Vidal montrent l’embarras de l’État devant ces défis, et, partant, la volonté de les réprimer plutôt que de s’y intéresser.


Vidéo du débat.

Les intentions de l’État apparaissent dans le langage utilisé. Le terme relativement nouveau d’« islamo-gauchisme » reflète une convergence beaucoup plus ancienne d’idéologies de droite, coloniales et racistes opposées aux luttes anticoloniales, anti-islamophobes et antiracistes.

Vidal affirme que la critique anticoloniale, décoloniale et postcoloniale, antiraciste, anti-islamophobie, l’intersectionnalité, ainsi que les analyses féministes et queer décoloniales, sont des importations étrangères depuis les universités américaines.

Elle ignore que la théorie décoloniale s’est développée à Abya Yala (Amérique latine), la théorie postcoloniale en Inde, et que les femmes et les queers dans les luttes anticoloniales et antiracistes ont toujours pensé aux liens entre toutes ces relations de pouvoir. Vidal oublie également que la théorie postcoloniale et décoloniale est redevable aux travaux antérieurs d’auteurs francophones racisés et du sud, tels que Frantz Fanon, Aimé Césaire et d’autres.

Ce faux récit et ces actes de répression retirent effectivement la France d’un débat mondial animé et urgent. Ils soumettent les universitaires racisé.e.s – déjà peu nombreux.ses et marginalisé.e.s – qui produisent des études critiques sur le colonialisme, l’islamophobie, le racisme anti-noir, etc., ainsi que leurs allié.e.s, à des risques encore plus importants.

L’attaque contre les universitaires et activistes progressistes et radicaux cherche à tout prix à préserver « l’exceptionnalisme français » et une image blanchie de la République lavée des vérités qui dérangent. Il s’agit notamment du fait que la France reste une puissance coloniale (par exemple à la Réunion, en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, aux Iles des Saintes, la Désirade, Mayotte, en Nouvelle-Calédonie, etc.), et néocoloniale en termes de relations économiques, politiques et militaires avec les anciennes colonies.

(cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

Question related to this article:

 

Are we making progress against racism?

(. . . suite)

Cette mentalité coloniale se manifeste dans les structures de gouvernance de la France, en particulier vis-à-vis des citoyen.ne.s et des immigré.e.s racisé.e.s, comme en témoignent des mesures comme la dissolution du CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France), et un ensemble de lois telles que : la loi contre le port du voile ; les lois sur l’immigration ; la loi islamophobe contre le « séparatisme » qui menace toutes les formes d’autonomie ; le projet de loi en cours d’adoption sur la « sécurité globale », qui légaliserait et institutionnaliserait la surveillance de masse, y compris au moyen de drones ; la loi interdisant de filmer les brutalités policières ; la loi (maintenant abrogée) qui exigeait que le colonialisme ne soit enseigné que comme le décidait l’État ; lois antiterroristes abusives et discriminatoires ; et d’autres. Ces mesures visent à « intégrer » de force les populations suspectes dans des rôles de subordonnés au sein de la société française.

Lois répressives et enquêtes internes

C’est précisément la critique de cette histoire coloniale, de ce qui s’en perpétue, avec le racisme, et l’islamophobie, que l’État souhaite censurer et rendre invisible.

Une partie de la gauche blanche, ainsi que des féministes qui ne font aucune analyse anticoloniale, anti-islamophobe et antiraciste, sont également des complices de l’invisibilisation de l’oppression coloniale et du racisme, en fournissant des rationalisations idéologiques au racisme structurel porté également par l’État. Cela aussi montre l’incohérence du terme « islamo-gauchisme ».

La répression en France n’est pas isolée. Au Brésil, en Turquie, en Hongrie, en Pologne, aux États-Unis, en Inde et dans d’autres pays, nous assistons à la montée de la répression du savoir, des études, et de mouvements sociaux critiques par des gouvernements néolibéraux, de droite et autoritaires.

Lettre ouverte aux étudiants qui veulent lutter contre les discriminations

Mais partout où il y a de la répression, il y a également des formes de résistance en réseau avec des chaînes mondiales de solidarité.

La déclaration de Vidal et l’enquête envisagée sont apparues dans un contexte où, à la fois à l’université et dans les rues, s’est exprimée énergiquement la volonté de lutter contre l’injustice coloniale, raciale et économique. Par exemple, en France, les manifestations pour la défense d’Adama Traoré, et d’autres manifestations antiracistes dans le monde après le meurtre de George Floyd sont des formes courageuses d’engagement qui ne peuvent qu’inquiéter Vidal et tous ceux qui l’encouragent et la soutiennent. Les lois répressives et les enquêtes n’arrêteront ni cette production de savoir, ni ces recherches, ni ces mouvements.

En tant que chercheurs et activistes internationaux, nous nous engageons à être solidaires de nos homologues de France. Nous nous engageons à suivre attentivement la situation, à faire connaître les cas de répression à l’échelle mondiale, à inviter ceux qui sont confrontés à la répression et à la censure à s’exprimer dans nos pays, à co-rédiger des essais avec elles et eux et à les aider à traduire leur travail, à co-encadrer des étudiant.e.s et des jeunes collègues, et à s’engager dans d’autres formes de collaboration qu’elles et ils désirent.

Auteurs:

Paola Bacchetta (Professor, University of California, Berkeley)
Azeezah Kanji (Legal Academic and Journalist, Toronto)
David Palumbo-Liu (Professor, Stanford University)

Premiers signataires

1. Gayatri Chakravorty Spivak, University Professor, Columbia University, USA

2. Gina Dent, Associate Professor, Feminist Studies, History of Consciousness, and Legal Studies. University of California, Santa Cruz

3. Angela Y Davis, Distinguished Professor Emerita, University of California, Santa Cruz

4. Robin DG Kelley, Distinguished Professor and Gary B. Nash Endowed Chair in U.S. History, UCLA, USA

Au 14 avril, il y avait 556 signatures avec leurs affiliations institutionnelles. La liste complète des signatures est disponible ici.

Kalemie, RDC : 200 jeunes Twas et Bantous transformés en acteurs de paix

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de Radio Okapi

Deux cents jeunes Twas et Bantous ont été transformés en acteurs de paix dans le cadre du Projet conjoint Tusikilizane initié au Tanganyika par l’UNFPA, la FAO et l’UNESCO. Ce projet a consisté à former les jeunes et les femmes de deux communautés, qui ont l’habitude de s’affronter sur le terrain, à la culture de la paix. Les autorités provinciales disent soutenir le projet.  


Une vue d’un quartier commercial de Manono, 450 km au Sud Ouest de Kalemie (Katanga/RDC).

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(Voir suite sur colonne de droite. . . )

Question related to this article:

 

Youth initiatives for a culture of peace, How can we ensure they get the attention and funding they deserve?

(. . . suite)

C’est le conflit Twa-Bantou, ayant sévi dans cinq des six territoires de la province du Tanganyika, qui a motivé les trois agences du système des Nations unies (UNFPA, FAO et UNESCO), à planifier le Projet conjoint Tusikilizane. Tusikilizane a ciblé depuis 2018, 200 jeunes issus de deux communautés auparavant déchirées par les conflits sanglants. 

Ce projet vient ainsi de clôturer ses activités dans les territoires de Kabalo, Kalemie et Nyunzu, après avoir transformé pendant deux ans le noyau de deux cents jeunes en acteurs de paix.  

Le Représentant Pays de l’UNESCO en RDC, Jean-Pierre Ilboudo, explique : 

« Leur rôle, c’est un rôle donc de relais, qui fera que de 200, on ira à 2000, à 2 millions à 20 millions, à 200 millions plutard. » 

Cinquante autres femmes de deux communautés ont également bénéficié de nombreuses séances, d’outils et d’autres ateliers de renforcement des capacités pour obtenir leur implication dans la consolidation de la paix et la cohésion sociale dans la région.  

« Maintenant qu’ils ont compris, ils préfèrent travailler pour le bien-être du pays et ne pas se faire manipuler par des aventuriers. Le gouvernement est là pour les appuyer », a assuré le ministre provincial de la Jeunesse et représentant du gouverneur de province, Radjabu Ali Lugogo Raligo.