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Fespaco 2023: les 15 films en lice pour l’Étalon d’or du plus grand festival panafricain du cinéma

EDUCATION POUR LA PAIX .

Un article de Radio France International

C’est à Ouagadougou, au Burkina Faso, qu’ont été annoncés, ce vendredi 13 janvier, les quinze films en compétition au plus grand festival panafricain du cinéma. Malgré deux coups d’État en 2022, le Fespaco aura donc lieu au pays des hommes intègres du 25 au 4 mars 2023. La 28e édition est dédiée aux « cinémas d’Afrique et la culture de la paix ».


L’étalon d’or de Yennega, la plus haute distinction du festival de cinéma FESPACO, porte le nom d’une créature de la mythologie burkinabé © ISSOUF SANOGO / AFP

La productrice tunisienne Dora Bouchoucha présidera le jury qui décernera l’Étalon d’or, la récompense suprême du cinéma africain. En total, le Fespaco a visionné 1 200 films. 170 films de cinéma et de télévision et des séries ont été sélectionnés sous la direction du délégué général du Fespaco, Alex Moussa Sawadogo, pour les onze catégories de cette année.

« La production existe. Elle est forte, elle est dynamique. C’est comme la République dominicaine qui a réussi cette année d’entrer en compétition avec un film qui est très fort, ou un pays comme Angola qui n’a pas été depuis longtemps en compétition. Donc, il y a des premières mondiales, ce qui était rare à un certain moment, mais le comité de sélection du Fespaco a fait un travail de fourmis pour vous pouvoir présenter des pépites à cette 28e édition. »

Selon Sawadogo, il s’agira de réfléchir sur comment le cinéma peut contribuer à la culture de la paix, à la réconciliation entre les peuples du monde. Comme il y a deux ans, le Burkina Faso est toujours confronté à un grand défi sécuritaire. Plusieurs régions du pays sont sous le contrôle des groupes armés terroristes, mais le délégué général du Fespaco rassure que tout est mis en œuvre pour le bon déroulement du festival :

(Voir suite sur colonne de droite.)

(cliquez ici pour une traduction anglaise.

Question pour cet article:

Film festivals that promote a culture of peace, Do you know of others?

(. . suite)

« Il est important pour le Burkina Faso d’organiser cet évènement. Depuis la création du Fespaco en 1969, il n’y avait jamais de rupture. Nous sommes fiers de savoir que nos autorités nous accompagnent pour la sécurisation du Fespaco. »

Parmi les films choisis pour la section phare des longs métrages se trouvent des œuvres d’originaires du Cameroun, de la Tunisie, du Burkina Faso, du Sénégal, de l’Égypte, du Nigeria, du Mozambique, d’Angola, du Kenya, de l’Ile Maurice, du Maroc, de l’Algérie et de la République dominicaine.

La liste des films retenus pour briguer l’Étalon d’or du Yennenga :

– La plantation des planteurs, de Dingha Eystein Young (Cameroun)

– Mon père, le diable, d’Ellie Foumb (Cameroun)

– Ashkal, de Youssef Chebbi (Tunisie)

– Under the fig trees, d’Erige Sehiri (Tunisie)

– Sira, d’Appoline Traoré (Burkina)

– Abu Saddam, de Nadine Khan (Égypte)

– Bantú Mama, de Ivan Herrera (République dominicaine)

– Mami Wata, de C. J. “Fiery” Obasi (Nigeria)

– Maputo Nakuzandza, d’Ariadine Zampaulo (Mozambique)

– Our lady of the Chinese Shop, d’Ery Claver (Angola)

– Shimoni, d’Angela Wamaï (Kenya)

– Simin Zetwal/Regarde les étoiles, de David Constantin (ile Maurice)

– The Blue Caftan/Le bleu du Caftan, de Maryam Touzani (Maroc)

– The Last Queen/ La dernière reine, de Damien Ounouri (Algérie)

– Xalé, Les blessures de l’enfance, de Moussa Séné Absa (Sénégal)

Bulletin français 1 janvier 2023


. AMÉRIQUE LATINE ET AFRIQUE .

Un point positif en 2023ba été la progression continue de la culture de la paix en Amérique latine et en Afrique.

En Amérique latine, cela a été particulièrement fort pour la Colombie, qui émerge de décennies de guerre civile, où nous avons présenté le mois dernier des articles provenant des villes d’Armenia, Cúcuta et Florencia. Plus tôt dans l’année, nous avons publié des articles de Cartagena, Viotá, Medellin et Tuluá, ainsi que de nombreux articles sur les initiatives nationales pour la culture de la paix.

À Arménia, l'”Observatoire pour la ville, la paix, la coexistence et la culture citoyenne” a été créé afin que les organisations, associations et fondations, entités publiques et privées, ainsi que les membres de la société civile et les victimes des conflits armés puissent contribuer à la construction de la paix de la commune. Arménie est la deuxième ville de Colombie à établir un tel observatoire.

À Cúcuta, pendant les Nuits de Paix. les quartiers de Cúcuta et la zone rurale adjacente seront visités pendant 17 jours, avec différents divertissements dont une représentation théâtrale, des spectacles de marionnettes, des actes musicaux et, bien sûr, la prière traditionnelle des Neuvaines de Bonus. Tout cela s’inscrit dans le message de la culture de la paix et de la promotion des valeurs de respect, de pardon et de réconciliation.

À Florencia, 45 diplômés, étudiants universitaires, leaders sociaux et victimes du conflit armé ont suivi un cours et ont reçu le diplôme « Justice transitionnelle : une contribution à la construction de la paix territoriale ». Le cours a débuté en juillet dernier pour lequel dix organisations nationales et internationales accréditées ont apporté leurs connaissances et leur expérience.

Le Mexique, lui aussi, est fortement impliqué. En 2022, nous avons publié des articles sur les villes d’Oaxaca, Zacatecas, Alamo et les états de Querétero, Jalisco et Chihuahua, ainsi que sur les initiatives du gouvernement national pour une culture de la paix. De plus, en décembre, nous avons publié ce qui suit :

À San Juan del Rio, divers engagements ont été établis par le Rotary International dans le cadre du projet « Construire une culture de paix positive »,

À Atlixco, la première journée de la culture de la paix comprenait une discussion avec les acteurs locaux “pour générer un espace d’échange de connaissances, de dialogue et d’apprentissage pour la reconstruction du tissu social et la construction d’une culture de la paix”.

À Jalisco, le “5ème Forum mondial sur la culture de la paix” s’est tenu pour analyser les conflits et les problèmes qui déclenchent la violence, ainsi que de proposer des solutions pour promouvoir la réconciliation sociale.

A Hidalgo, des réseaux de femmes bâtisseuses de paix (MUCPAZ) ont été créés à Apan, Tula de Allende et Pachuca, communes stratégiques pour la reconstruction du tissu social.

Au Brésil, le projet « Tisser des réseaux pour une culture de la paix et la prévention de la violence » faisait partie de la Foire de la culture de la paix à Juiz de Fora, consacrée à la mise en place d’un réseau efficace pour prévenir et faire face aux différentes formes de violence dans le ville.

Toujours au Brésil, le 12ème Forum d’Orientation Éducative à Brasilia a abordé le thème « Orientation Éducative pour une Culture de la Paix », pour prévenir la violence et pour une culture de la paix dans la vie quotidienne des écoles.

Au Honduras, le Festival de l’inclusion à Cerro Juana Laínez, a été dédié au renforcement de l’inclusion et de la participation des femmes, des jeunes, des peuples autochtones, des personnes d’ascendance africaine, des personnes handicapées, de la communauté LGBTIQ+ et des Honduriens. citoyens dans les processus de contrôle social et de politique de participation.

Quant à l’Afrique, pendant l’année 2022, nous avons publié des articles sur la culture de la paix du Togo, du Mali, de la Guinée, du Gabon, de Madagascar, du Nigéria, de l’Afrique du Sud, de l’Angola, du Tchad, du Niger et du Zimbabwe.

Rien qu’en décembre, voici d’autres articles d’Afrique.

Au Tchad, les provinces du Lac et de Hadjer-Lamis se sont réunies pour un festival culturel sportif axé sur la culture de la paix et du vivre ensemble.

Au Maroc, la ville d’Agadir a accueilli la 6ème édition du Forum Africain des Managers Territoriaux et des Instituts de Formation ciblant les Collectivités Locales. L’un des thèmes était « Renforcement des capacités pour la promotion de la culture de la paix et l’art de la négociation ».

Au Burkina Faso, il a été annoncé que la 28ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision aura lieu en février sur le thème « Cinémas d’Afrique et culture de la paix ».

Et en Gambie, le Réseau ouest-africain pour la consolidation de la paix (WANEP) a organisé une journée de “bantaba” (discussion de groupe) sur la participation des jeunes à la prise de décision et à la consolidation de la paix afin de renforcer les capacités des praticiens de la consolidation de la paix, gouvernementaux et non gouvernementaux, et à développer des réseaux et des mécanismes de prévention des conflits pour promouvoir la culture de la paix.

Enfin, les résultats de la Coupe du monde de football ont été célébrés sous l’angle de la culture de la paix en Amérique latine et en Afrique. D’Argentine, Alicia Cabezudo considère ce championnat du monde comme une opportunité d’éducation aux cultures de paix. Et d’Afrique, l’étreinte des footballeurs Achraf Hakimi du Maroc et Kylian Mbappe de la France et d’ascendance africaine a été célébrée comme “l’esprit du sport qui est la culture de la paix ».

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



Tchad : les provinces du Lac et Hadjer-Lamis réunies pour un festival culturel sportif

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

tolerance

Africa Well-represented in Catholic Non-Violence Initiative on “just peace” in Rome

DÉVELOPPEMENT DURABLE

development

Greenpeace on COP15: A bandage for biodiversity protection

DISARMAMENT ET SECURITÉ

disarm

What Do Ukrainians Want? Not an Uncompromising Battle That Puts Them in Grave Danger

  

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

women

Hidalgo, Mexico: Networks of Women Peace-Builders created in Apan, Tula and Pachuca

ÉDUCATION POUR LA PAIX

ed-french

Burkina Faso: Le FESPACO aura bel et bien lieu

DROITS DE L’HOMME

HR

Revealing He Too Had Manning Leaks, Ellsberg Dares DOJ to Prosecute Him Like Assange

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

info

Colombia: This is how the new Peace and Human Rights Observatory of Armenia will work

Bulletin français 1 octobre 2022

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX .

Selon notre enquête sur Internet, il y a eu une forte augmentation de la participation à la Journée internationale de la paix cette année. Cela était vrai dans toutes les régions du monde, à l’exception de l’Ukraine et de la Fédération de Russie.

Bien sûr, l’Ukraine et la Fédération de Russie sont un cas particulier puisqu’elles sont en guerre. Malgré cela, il y a eu 61 événements dans l’Ukraine et 45 dans la Fédération de Russie, ce qui est d’autant plus remarquable que, selon l’UNICEF, la moitié des enfants ukrainiens ne sont pas à l’école à cause de la guerre. La plupart des événements impliquaient des écoliers. Des deux côtés de la guerre, ils dessinaient ou découpaient des colombes en papier et y inscrivaient leurs souhaits de paix. Souvent, ils les envoyaient dans le ciel sur des ballons. Leurs actions ont été particulièrement déchirantes cette année. Y a-t-il jamais eu une telle époque où les enfants des deux côtés d’une guerre pouvaient exprimer et publier pour que le monde entier peut lire et voir leurs souhaits de paix ?

Ailleurs en Europe, nous avons trouvé des actions dans 293 communautés, 100 plus que l’année dernière. Comme les années précédentes, le plus grand nombre a été enregistré en Belgique où 136 villes et communes ont participé à une campagne de déploiement du drapeau de la paix sur les bâtiments officiels. Le Collectif du 21 septembre a coordonné et décrit des actions dans plus de la moitié des cent départements français, dont des marches et des manifestations, souvent liées à la lutte pour préserver la planète du réchauffement climatique.

En Espagne, plusieurs villes, dont Navarre et Tolosa, ont célébré la journée avec la création d’une œuvre intitulée « Zotoz » pour chœurs féminins. Les représentations de chorales ont été filmées dans les magnifiques sites historiques et diffusées sur Internet. En Italie, la poste nationale a émis une carte postale colorée spéciale pour la journée qui était disponible dans tout le pays. Toujours au niveau national en Italie, le réseau national des écoles pour la paix, ainsi que de nombreuses organisations partenaires, ont lancé un programme national d’éducation civique pour les étudiants appelé “Pour la paix avec soin”.

En Amérique du Nord, les célébrations de la Journée de la paix pouvaient être trouvées sur Internet à partir de 44 des 50 États-Unis et de 7 des 10 provinces canadiennes. Des événements à l’échelle de la ville ont eu lieu à Boston, Chicago, Philadelphie, entre autres. Aux Nations Unies à New York, plus de 500 étudiants ont interagi avec le Secrétaire général de l’ONU et des artistes et militants de renom. Parmi les nombreux événements coordonnés et rapportés par le réseau Pace e Bene, le plus unique est peut-être le rapport d’Alan Sutton : “Les affiches que j’ai reçues de Pace e Bene sont collés aux deux côtés du camping-car à l’arrière de mon camion. C’est une action continue dans la poursuite d’une culture de non-violence.”

Les évenements trouvés en Asie et Pacifique ont augmenté de 50 % par rapport à l’année dernière pour atteindre 64 cette année, dont 17 de l’Inde et 10 d’Australie. C’était nouveau cette année que nous avons recherché en utilisant les caractères japonais pour la Journée internationale de la paix et en conséquence nous en avons trouvé 10 au lieu d’un événement dans ce pays. L’un entre eux était le festival de calligraphie de la ville de Nigata, où calligraphes et lycéens mettaient leurs souhaits de paix mondiale dans leurs pinceaux. Le calligraphe Ayasu Shimoda a déclaré: “Je pense que nous pouvons le faire en balançant le pinceau au lieu de l’épée. Je l’ai écrit avec mes pensées.”

Les célébrations de la Journée internationale de la paix trouvés en Afrique ont plus que doublé par rapport à l’année dernière pour atteindre 74 cette année, dont 18 seulement provenant de toutes les régions du Nigéria. Elles se sont déroulées dans un contexte de conflits armés, non seulement au Nigéria, mais aussi en République démocratique du Congo (RDC), au Cameroun, au Tchad, en République centrafricaine, au Mali, en Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau et Soudan du Sud, entre autres. Les forces de maintien de la paix des Nations Unies ont pris part à un certain nombre de ces célébrations. A l’occasion de la journée internationale de la paix, Lucha, un mouvement non violent et non partisan, de la société civile de la jeunesse en RDC a organisé des manifestations pacifiques à Tshilenge, Beni, Kindu, Goma, Kisangani, Kananga, Tshikapa et Kinshasa “pour montrer sa solidarité avec les compatriotes de Bunagana et autres entités de l’Est de notre pays vivant sous occupation du M23 et autres groupes armés.”

Les rapports d’Amérique latine ont augmenté de 80 % par rapport à l’année dernière pour atteindre 52 cette année, dont 13 du Brésil et 13 du Mexique. En Colombie, la célébration était liée à la lutte pour la reconstruction suite aux accords de paix qui ont mis fin à leurs décennies de guerre. À Bogota, la Maison de justice était recouverte de tissus faits à la main par des dizaines de personnes en hommage aux victimes du conflit armé. En outre, il y avait des expositions culturelles, des conférences académiques et une foire des entreprises des victimes du conflit armé et des signataires de l’Accord.

Au Mexique, pour la Journée internationale de la paix, le Système national de développement familial intégral a organisé une cérémonie maya sur l’esplanade de l’Expomaya dans la ville de Felipe Carrillo Puerto. Et au Costa Rica, la journée a été célébrée par un concours national pour la meilleure chanson pour la paix.

Les rapports des États arabes et du Moyen-Orient ont augmenté de 80 % par rapport à l’année dernière pour atteindre 28 cette année. Celles-ci comprenaient des événements officiels pour marquer la journée par la Ligue des États arabes, la Ligue mondiale musulmane, l’Assemblée des peuples d’Eurasie et l’ISESCO, l’Organisation mondiale islamique pour l’éducation, la science et la culture. Les événements au Yémen, au Darfour, au Soudan et en Syrie ont été menés dans le contexte des conflits armés dans ces pays. Au Yémen, « Southern Women Group for Peace », a renouvelé ses exigences pour que les femmes du Sud occupent la place qui leur revient dans toutes les négociations appelant à la paix, sur la base de la résolution (1325) émise par le Conseil de sécurité de l’ONU.

En plus de ce qui précède, il y avait un certain nombre d’événements virtuels internationaux. En voici quelques-uns :
Chansons pour la paix mondiale
Raising Peace Festival
Peace Day Live
Ensemble pour la paix dans le monde, organisé par le Parlement européen

GLOBAL

Global

What has happened this year: International Day of Peace

ÉTATS-UNIS ET CANADA
United-States-and-Canada

United States and Canada: International Day of Peace

EUROPE


Europe

Europe: International Day of Peace

ASIE ET PACIFIQUE

Asia-and-Pacific

Asia and Pacific: International Day of Peace

  

PAYS EX-SOVIÉTIQUES

Ex-Soviet

Ex-Soviet Countries: International Day of Peace

ETATS ARABES ET MOYEN-ORIENT

Arab-and-Middle-Eastern-States

Arab States And Middle East: International Day of Peace

AMÉRIQUE LATINE ET CARAÏBES

Latin-America-and-Caribbean

Latin America and Caribbean: International Day of Peace

AFRIQUE

Africa

Africa: International Day of Peace

Bulletin français 1 septembre 2021


. AFGHANISTAN ET HIROSHIMA/NAGASAKI . .

Les médias commerciaux ont été dominés ce mois-ci par le retrait américain (dans la défaite) d’Afghanistan. Cependant, il n’été pas facile de trouver quelque chose qui soit digne de ce bulletin, car nous insistons sur le fait que les articles doivent « promouvoir au moins un des 8 domaines de la culture de la paix ».

Finalement, nous avons trouvé quelque chose de positif : le courage de Search for Common Ground de s’en tenir à leurs principes de culture de la paix et de résister à l’exode massif d’Afghanistan. L’organisation continuera à y travailler au motif qu’un “dialogue intensif et cohérent entre toutes les parties est la clé pour construire une société sûre, saine et juste”. Des décisions similaires ont été prises par quelques autres organisations humanitaires, dont Médecins Sans Frontières.

La défaite de l’Empire américain en Afghanistan a inspiré de nouveaux efforts pour défendre Julian Assange, qui est attaqué en raison de ses recherches courageuses et de ses publications qui ont prédit la défaite dès le début. Comme exprimé dans un article provenant de son pays d’origine, l’Australie, « La vraie nature de la guerre en Afghanistan a depuis longtemps été révélée par Assange, Wikileaks et d’autres, à l’encontre de la propagande justifiant et promouvant la guerre. . . . Comme les événements en Afghanistan montrent, jamais l’appel à la paix et à la justice pour tous les peuples n’a été plus urgent. Et compte tenu de la situation de Julian Assange, jamais l’appel à sa libération n’a été plus urgent. »

Pendant ce temps, comme d’habitude, les événements les plus importants de l’histoire de l’humanité sont ignorés par les médias commerciaux. Les armes nucléaires sont la plus grande menace pour l’humanité, mais les médias ont pour la plupart ignoré les appels d’Hiroshima et de Nagasaki et des militants pour la paix du monde entier pour s’assurer qu’elles ne seront plus jamais utilisées.

Le maire d’Hiroshima, Kazumi Matsui, écrit : « Lors de cette cérémonie commémorative de la paix marquant le 76e anniversaire du bombardement, nous offrons des prières sincères pour le repos pacifique des âmes des victimes de la bombe atomique. Avec Nagasaki et des personnes partageant les mêmes idées à travers le monde, nous nous engageons à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour abolir les armes nucléaires et ouvrir la voie à une paix mondiale durable.”

Le maire de Nagasaki, Tomihisa Taue, écrit : « Tout en adressant nos plus sincères condoléances à ceux qui ont perdu la vie à cause des bombes atomiques, je déclare par la présente que Nagasaki travaillera sans relâche aux côtés d’Hiroshima et de tous ceux qui souhaitent la paix pour diffuser une culture de la paix à travers le monde et provoquer l’abolition des armes nucléaires et la réalisation de la paix éternelle. »

Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Gutteres, dit qu’il continue d’être impressioné par les « actes altruistes des hibakusha, le nom donné à ceux qui ont survécu et continuent de témoigner. Votre courage face à l’immense tragédie humaine, est une lueur d’espoir pour l’humanité. Je réaffirme le plein soutien des Nations Unies pour faire en sorte que vos voix soient entendues par les peuples du monde, et en particulier par les jeunes générations. »

Et l’United National Antiwar Coalition (USA) écrit : « Beaucoup de gens croient maintenant que le bombardement d’Hiroshima et de Nagasaki n’était pas pour mettre fin à la Seconde Guerre mondiale, qui en était à ses derniers jours, mais pour déclencher la guerre froide et montrer à l’Union soviétique et au monde ce les États-Unis pourraient faire si n’importe quel pays osait s’y opposer. . . La United National Antiwar Coalition voit le principal danger de guerre nucléaire venant des États-Unis et pense que nous, aux États-Unis, avons une obligation particulière envers le monde de nous opposer à ce danger. »

Les lecteurs de CPNN ont été invités ce mois-ci à participer à trois conversations virtuelles sur Hiroshima et Nagasaki.

Un webinaire sur l’abolition des armes nucléaires a été organisé par l’UNITAR, en collaboration avec le Bureau des Nations Unies pour les affaires de désarmement, la préfecture d’Hiroshima et l’Organisation d’Hiroshima pour la paix mondiale.

Des militants de la paix associés aux Nations Unies à New York, notamment l’ONG Voices for a World Free of Nuclear Weapons et Charter for Compassion ont organisé un webinaire demandant « Jour d’Hiroshima : en avons-nous fait assez ? »

Et des groupes antinucléaires à Brisbane, en Australie, ont commémoré l’anniversaire des attentats à la bombe avec un webinaire célébrant le travail que la communauté a accompli au fil du temps contre les armes nucléaires. L’un des conférenciers était la célèbre Dr Helen Caldicott.

À CPNN, nous nous joignons au chœur mondial exigeant l’abolition des armes nucléaires avant que les armes nucléaires ne détruisent notre planète.

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

Assange

Afghanistan and Julian Assange

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

Benin
Benin :  Les rois et chefs religieux prient pour la paix à Parakou

DÉVELOPPEMENT DURABLE

IPCC
Climate change widespread, rapid, and intensifying – IPCC

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Declaration
Declaration for the Transition to a Culture of Peace in the XXI Century

En plus des articles, nous listons des événements virtuels pour la culture de la paix: Cliquez ici pour les événements prevus. Le mois dernier, nous avons enregistré 17 événements.

  

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES
UNWomen

United Nations: Strengthening women’s meaningful participation in peace processes

DISARMAMENT ET SECURITÉ

Hiroshima
The City of Hiroshima: PEACE DECLARATION

DROITS DE L’HOMME


voting

58 Years After Historic Rally, Thousands March on Washington for Voting Rights, DC Statehood

ÉDUCATION POUR LA PAIX

Guernica

Childrens Message for Peace

Déclaration internationale de solidarité avec les universitaires et militants décoloniaux en France

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Une déclaration réimprimée par Juan Cole del Novel Observateur

Nous voulons ici exprimer notre solidarité avec les universitaires, activistes et d’autres producteurs de savoir, qui, en France sont visés par les déclarations faites en février 2021 par Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Elle y dénonce « l’islamo-gauchisme » et son effet de « gangrène » sur la France, et appelle à une enquête au sein du CNRS et de l’université. Les travaux en question analysent et critiquent le colonialisme et le racisme, et soutiennent des projets décoloniaux, antiracistes et anti-islamophobes au sein de l’académie comme dans l’espace commun. Les déclarations de Vidal montrent l’embarras de l’État devant ces défis, et, partant, la volonté de les réprimer plutôt que de s’y intéresser.


Vidéo du débat.

Les intentions de l’État apparaissent dans le langage utilisé. Le terme relativement nouveau d’« islamo-gauchisme » reflète une convergence beaucoup plus ancienne d’idéologies de droite, coloniales et racistes opposées aux luttes anticoloniales, anti-islamophobes et antiracistes.

Vidal affirme que la critique anticoloniale, décoloniale et postcoloniale, antiraciste, anti-islamophobie, l’intersectionnalité, ainsi que les analyses féministes et queer décoloniales, sont des importations étrangères depuis les universités américaines.

Elle ignore que la théorie décoloniale s’est développée à Abya Yala (Amérique latine), la théorie postcoloniale en Inde, et que les femmes et les queers dans les luttes anticoloniales et antiracistes ont toujours pensé aux liens entre toutes ces relations de pouvoir. Vidal oublie également que la théorie postcoloniale et décoloniale est redevable aux travaux antérieurs d’auteurs francophones racisés et du sud, tels que Frantz Fanon, Aimé Césaire et d’autres.

Ce faux récit et ces actes de répression retirent effectivement la France d’un débat mondial animé et urgent. Ils soumettent les universitaires racisé.e.s – déjà peu nombreux.ses et marginalisé.e.s – qui produisent des études critiques sur le colonialisme, l’islamophobie, le racisme anti-noir, etc., ainsi que leurs allié.e.s, à des risques encore plus importants.

L’attaque contre les universitaires et activistes progressistes et radicaux cherche à tout prix à préserver « l’exceptionnalisme français » et une image blanchie de la République lavée des vérités qui dérangent. Il s’agit notamment du fait que la France reste une puissance coloniale (par exemple à la Réunion, en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, aux Iles des Saintes, la Désirade, Mayotte, en Nouvelle-Calédonie, etc.), et néocoloniale en termes de relations économiques, politiques et militaires avec les anciennes colonies.

(cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

Question related to this article:

 

Are we making progress against racism?

(. . . suite)

Cette mentalité coloniale se manifeste dans les structures de gouvernance de la France, en particulier vis-à-vis des citoyen.ne.s et des immigré.e.s racisé.e.s, comme en témoignent des mesures comme la dissolution du CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France), et un ensemble de lois telles que : la loi contre le port du voile ; les lois sur l’immigration ; la loi islamophobe contre le « séparatisme » qui menace toutes les formes d’autonomie ; le projet de loi en cours d’adoption sur la « sécurité globale », qui légaliserait et institutionnaliserait la surveillance de masse, y compris au moyen de drones ; la loi interdisant de filmer les brutalités policières ; la loi (maintenant abrogée) qui exigeait que le colonialisme ne soit enseigné que comme le décidait l’État ; lois antiterroristes abusives et discriminatoires ; et d’autres. Ces mesures visent à « intégrer » de force les populations suspectes dans des rôles de subordonnés au sein de la société française.

Lois répressives et enquêtes internes

C’est précisément la critique de cette histoire coloniale, de ce qui s’en perpétue, avec le racisme, et l’islamophobie, que l’État souhaite censurer et rendre invisible.

Une partie de la gauche blanche, ainsi que des féministes qui ne font aucune analyse anticoloniale, anti-islamophobe et antiraciste, sont également des complices de l’invisibilisation de l’oppression coloniale et du racisme, en fournissant des rationalisations idéologiques au racisme structurel porté également par l’État. Cela aussi montre l’incohérence du terme « islamo-gauchisme ».

La répression en France n’est pas isolée. Au Brésil, en Turquie, en Hongrie, en Pologne, aux États-Unis, en Inde et dans d’autres pays, nous assistons à la montée de la répression du savoir, des études, et de mouvements sociaux critiques par des gouvernements néolibéraux, de droite et autoritaires.

Lettre ouverte aux étudiants qui veulent lutter contre les discriminations

Mais partout où il y a de la répression, il y a également des formes de résistance en réseau avec des chaînes mondiales de solidarité.

La déclaration de Vidal et l’enquête envisagée sont apparues dans un contexte où, à la fois à l’université et dans les rues, s’est exprimée énergiquement la volonté de lutter contre l’injustice coloniale, raciale et économique. Par exemple, en France, les manifestations pour la défense d’Adama Traoré, et d’autres manifestations antiracistes dans le monde après le meurtre de George Floyd sont des formes courageuses d’engagement qui ne peuvent qu’inquiéter Vidal et tous ceux qui l’encouragent et la soutiennent. Les lois répressives et les enquêtes n’arrêteront ni cette production de savoir, ni ces recherches, ni ces mouvements.

En tant que chercheurs et activistes internationaux, nous nous engageons à être solidaires de nos homologues de France. Nous nous engageons à suivre attentivement la situation, à faire connaître les cas de répression à l’échelle mondiale, à inviter ceux qui sont confrontés à la répression et à la censure à s’exprimer dans nos pays, à co-rédiger des essais avec elles et eux et à les aider à traduire leur travail, à co-encadrer des étudiant.e.s et des jeunes collègues, et à s’engager dans d’autres formes de collaboration qu’elles et ils désirent.

Auteurs:

Paola Bacchetta (Professor, University of California, Berkeley)
Azeezah Kanji (Legal Academic and Journalist, Toronto)
David Palumbo-Liu (Professor, Stanford University)

Premiers signataires

1. Gayatri Chakravorty Spivak, University Professor, Columbia University, USA

2. Gina Dent, Associate Professor, Feminist Studies, History of Consciousness, and Legal Studies. University of California, Santa Cruz

3. Angela Y Davis, Distinguished Professor Emerita, University of California, Santa Cruz

4. Robin DG Kelley, Distinguished Professor and Gary B. Nash Endowed Chair in U.S. History, UCLA, USA

Au 14 avril, il y avait 556 signatures avec leurs affiliations institutionnelles. La liste complète des signatures est disponible ici.

Kalemie, RDC : 200 jeunes Twas et Bantous transformés en acteurs de paix

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de Radio Okapi

Deux cents jeunes Twas et Bantous ont été transformés en acteurs de paix dans le cadre du Projet conjoint Tusikilizane initié au Tanganyika par l’UNFPA, la FAO et l’UNESCO. Ce projet a consisté à former les jeunes et les femmes de deux communautés, qui ont l’habitude de s’affronter sur le terrain, à la culture de la paix. Les autorités provinciales disent soutenir le projet.  


Une vue d’un quartier commercial de Manono, 450 km au Sud Ouest de Kalemie (Katanga/RDC).

(cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

Question related to this article:

 

Youth initiatives for a culture of peace, How can we ensure they get the attention and funding they deserve?

(. . . suite)

C’est le conflit Twa-Bantou, ayant sévi dans cinq des six territoires de la province du Tanganyika, qui a motivé les trois agences du système des Nations unies (UNFPA, FAO et UNESCO), à planifier le Projet conjoint Tusikilizane. Tusikilizane a ciblé depuis 2018, 200 jeunes issus de deux communautés auparavant déchirées par les conflits sanglants. 

Ce projet vient ainsi de clôturer ses activités dans les territoires de Kabalo, Kalemie et Nyunzu, après avoir transformé pendant deux ans le noyau de deux cents jeunes en acteurs de paix.  

Le Représentant Pays de l’UNESCO en RDC, Jean-Pierre Ilboudo, explique : 

« Leur rôle, c’est un rôle donc de relais, qui fera que de 200, on ira à 2000, à 2 millions à 20 millions, à 200 millions plutard. » 

Cinquante autres femmes de deux communautés ont également bénéficié de nombreuses séances, d’outils et d’autres ateliers de renforcement des capacités pour obtenir leur implication dans la consolidation de la paix et la cohésion sociale dans la région.  

« Maintenant qu’ils ont compris, ils préfèrent travailler pour le bien-être du pays et ne pas se faire manipuler par des aventuriers. Le gouvernement est là pour les appuyer », a assuré le ministre provincial de la Jeunesse et représentant du gouverneur de province, Radjabu Ali Lugogo Raligo.  

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Bulletin français 1 septembre 2019

ESPOIR DE PAIX EN TERRE SAINTE

Si nous regardons les info et ne considérons que le court terme, la paix semble très éloignée entre Israéliens et Palestiniens. Mais si nous adoptons une vision à long terme tant au niveau du passé que du futur, il y a des raisons d’espérer.

Commençons par les nouvelles à court terme:

Ilhan Omar et Rashida Tlaib, les deux premières femmes musulmanes du Congrès Americain, ont été empêchées de se rendre en Israël et dans les Territoires occupés, probablement parce qu’elles soutiennent le mouvement non violent de BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions). Richard Falk, ancien Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’Homme dans les territoires palestiniens occupés, a déclaré que cela était dû à la “complicité malveillante” qui a évoluée entre les présidents américain et israélien Trump et Netanyahu. Par exemple, Trump avait tweeté qu’Ilhan Omar et Rashid Tlaib, détestaient Israël et tous les Juifs.

Toujours dans l’actualité récente, Democracy Now a présenté l’interview d’une fille palestinienne, Janna Jihad, qui, à l’âge de 13 ans, continue de dénoncer l’occupation israélienne de Gaza. Elle a commencé à raconter des histoires sur sa maison de Nabi Saleh alors qu’elle n’avait que 7 ans, après que son cousin et son oncle aient tués. Depuis, Janna a partagé d’innombrables vidéos sur la résistance palestinienne sur Twitter, YouTube et Facebook, rassemblant ainsi des dizaines de milliers des téléspectateurs du monde entier. Interrogée par Amy sur ce qu’elle pensait pouvoir être la solution, Janna a répondu “Pour moi, la solution qui fonctionnerait serait un État partagé. Il se peut que nous puissions tous vivre ensemble sous un gouvernement, obtenant les mêmes droits, moi comme toutes les autres personnes. Tous les réfugiés pourraient revenir en Palestine. Tous les peuples pourraient vivre en paix, dans l’égalité.”

Il y a plus d’espoir si nous regardons à long terme:

Dr. Bahan Bastani retrace l’histoire des interactions culturelles entre l’Islam et le judaïsme, les musulmans et les juifs. Il nous rappelle qu’au cours de l’âge d’or de la civilisation islamique, du IXe au XIIe siècle, les civilisations musulmane et juive ont prospéré dans les centres islamiques d’enseignement supérieur de Bagdad et d’al-Andalousie-Espagne, et que les territoires musulmans étaient un paradis pour les Juif du monde. Dans l’environnement multiculturel fertile d’al-Andulus, les érudits juifs et musulmans ont réalisé d’importants progrès dans les domaines de l’astronomie, de l’astrologie, de l’optique, de la géométrie, de la médecine, de la philosophie et des œuvres littéraires. En outre, lorsque l’Espagne est tombée sous la domination catholique espagnole en 1492 et que les Juifs ont été persécutés, c’est l’empire ottoman qui a envoyé des navires pour sauver les Juifs d’Espagne les envoyer dans les territoires musulmans. Au cours des trois siècles suivants, les Juifs de l’Empire Ottoman Turc et Musulman ont accédé à des postes élevés en tant que médecins de cour et diplomates étrangers.

Le Docteur palestinien Mazin Qumsiyeh retrace l’histoire du pays de Canaan. Il commence par l’aube de la civilisation qui a eu lieu dans cette région lorsque les gens sont passés de chasseurs-cueilleurs à des communautés agricoles. Pendant les 12 000 premières années avant les Croisades, il y a eu très peu de conflits. “La Palestine était une société multiethnique, multireligieuse, multiculturelle et multilingue. Les Croisades, comme le conflit actuel, venait aussi de l’extérieur.”

Mais, comme Qumsiyeh le dit, “le patient n’est pas sans espoir … en biologie, quand je regarde la forêt et que je vois une espèce dominer, je ne dis pas que c’est une forêt en bonne santé. Je dis que c’est malsain, qu’elle va décliner. La force vient de la diversité, alors nous disons que c’est ce qui va se passer ici et c’est une autre raison pour laquelle je suis optimiste: nous luttons pour l’égalité et pour maintenir le pays comme il était supposé être: multiethnique, multiculturelle et multireligieux.”

En regardant les temps actuels, le rabbin Michael Lerner a contesté l’idée que le problème vient simplement du fait “qu’Israël est une société raciste et que la plupart des Israéliens sont racistes”. Au lieu de rejeter ceux qui sont en désaccord, les acrtivistes de gauche doivent comprendre les origines historiques des attitudes sionistes, issues non seulement de l’Holocauste, mais aussi de l’expérience de juifs d’anciens pays communistes et de pays arabes méconnus par les juifs d’origine européenne. Il conclut: “Les actions scandaleuses de la majorité juive de devenir des oppresseurs des Palestiniens resteront, pendant des milliers d’années dans le futur, l’un des moments les plus scandaleux de l’histoire juive. Mais cela ne sera annulé que lorsque nous pourrons développer une nouvelle politique de compassion des deux côtés et une conviction renouvelée que nous pouvons travailler ensemble si nous partons d’une perspective de respect et de soins à leur égard, même lorsque nous ne sommes pas d’accord avec leurs inclinations politiques actuelles “

Comme le disent de longue date les militants de la paix Len et Libby Traubman: “Un ennemi est un ennemi que nous n’avons pas écouté quand il parle de son histoire“.

Le sionisme peut-il être racheté?” est également exploré par l’écrivain tikkoun Yehezkel Landau. Il voit un espoir dans la lutte mutuelle des Israéliens et des Palestiniens contre la dégradation de l’environnement, comme en témoigne la marche annuelle pour le climat. “Quand elle a été organisée il y a cinq ans, quelque 200 personnes y ont participé. Cette année, plus de 5 000 personnes, citoyens palestiniens et juifs de tout Israël, ont défilé. Elles portaient des banderoles proclamant la solidarité mutuelle face aux menaces environnementales et à la nécessité de travailler ensemble. Pour assurer un avenir commun … Nous avons besoin de plus de signes d’espoir comme ceux-là pour stimuler notre esprit et motiver l’action, au sein de nos communautés respectives et au-delà des frontières.”

Pendant ce temps, la lutte pour la justice continue. Omar Barghouti, membre fondateur de la Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël et cofondateur du mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions), appelle à soutenir le BDS face aux tentatives du Congrès américain de le supprimer. Il nous rappelle que “le BDS appelle à la libération de la Palestine dans des conditions d’égalité avec les Israéliens et s’oppose catégoriquement à toutes les formes de racisme, y compris l’antisémitisme”. Et il conclut: “Notre espoir demeure vivant alors que nous assistons à un changement de l’opinion publique en faveur des droits de l’Homme des Palestiniens”.

 

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

Manifesto on diversity: the Land of Canaan

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Kazakh capital to host 2019 UNWTO Urban Tourism Global Summit on SDGs

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Voices of Afghan women ‘must be heard at the table in the peace process and beyond’

ÉDUCATION POUR LA PAIX

Colombia: Barranquilla will host the first Ibero-American Education Congress

DISARMAMENT ET SECURITÉ

Les Amériques se préparent pour la deuxième Marche mondiale pour la Paix et la Nonviolence

DROITS DE L’HOMME

Le PAYNCoP Gabon et AFRICTIVITES édifient les organisations de la société civile sur la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


Colombia: Rigoberta Menchú asks the Government to strengthen the peace agreement

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Côte d’Ivoire: Béoumi:Les chefs traditionnels initient une caravane pour la paix

Bulletin français 1 août 2019

CONFÉRENCES POUR LA CULTURE DE PAIX

Cet été et cet automne, des conférences internationales sur la culture de la paix seront parrainées par des organisations du monde entier.

Le 13 septembre, les Nations Unies organiseront un forum de haut niveau à leur siège, à New York, pour célébrer le 20e anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action pour une culture de la paix. Les organisations sont invitées à initier des actions pour marquer l’événement, telles que:
– mentionner l’anniversaire de la culture de la paix sur la page de couverture de votre site Web,
– organiser un atelier sur la culture de la paix,
– lancer une campagne éducative sur la culture de la paix,
– plaider auprès des responsables de votre gouvernement la création d’un ministère pour la paix, basé sur la résolution sur la culture de la paix.
La réunion est convoquée par la présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies, Maria Fernanda Espinosa.

Le gouvernement angolais et l’UNESCO organiseront du 18 au 22 septembre un Forum panafricain pour la culture de la paix, appelé Biennale de Luanda. Cet événement devrait avoir lieu tous les deux ans pour former les acteurs et les partenaires d’un mouvement panafricain de prévention de la violence et des conflits et de consolidation de la paix. Il poursuit une série d’initiatives de l’UNESCO pour la culture de la paix en Afrique qui se sont développées au fil des années.

Luanda a été le site d’un symposium international sur la culture de la paix, organisé les 23 au 25 juillet et parrainé par l’Instituto Superior Politécnico Tocoísta, auquel ont participé des participants du Brésil, du Portugal et des États-Unis. L’objectif spécifique du symposium est d’envisager la création d’un Master en études africaines et afro-américaines en sciences politiques (sociologie) avec l’Université Howard aux États-Unis et l’Université Bahia au Brésil.

Une conférence sur la jeunesse et la consolidation de la paix en Afrique s’est tenue à Abidjan, en Côte d’Ivoire, les 16 et 17 juillet, sous le parrainage de deux centres de recherche Ivoiriens et du programme du Centre international Woodrow Wilson pour les universitaires, basé à Washington. Parmi les themes de la conférence: “Construire une culture de la paix: Eduquer les jeunes à la paix”.

Le 14e Congrès mondial de la médiation et d’une culture de la paix se tiendra le 17 septembre à Buenos Aires, en collaboration avec l’organisation T20 Argentina. Le T20 s’efforce d’ajouter de la valeur au processus du G20 avec des propositions de politique publique fondées sur des preuves factuelles dans des domaines d’intérêt. pour l’agenda international. Le Congrès réunit des professionnels internationaux qui échangent des pratiques qui permettent de résoudre les conflits et de construire une culture de paix durable en Amérique latine et dans le monde.

Le Bureau international de la paix (IPB), basé à Berlin, tiendra une conférence du réseau de la jeunesse sur le thème “Transformez-vous! Vers une culture de la paix” les 20 et 22 septembre. Le Congrès engagera des jeunes de différents horizons et avec différentes perspectives et approches de la paix, de la justice et du développement durable, ainsi que divers experts et spécialistes de différents domaines liés aux problèmes du Congrès. L’IPB est l’une des organisations de paix les plus anciennes et les plus prestigieuses, ayant reçu le prix Nobel de la paix en 1910.

Le travail pour la paix des enseignants chypriotes grecs et chypriotes turcs a été l’un des points forts de la réunion annuelle de l’Institut international pour l’éducation pour la paix. La réunion de cette année a réuni 75 participants de 35 pays au cours de la semaine du 23 au 28 juillet. La réunion s’est tenue à Chypre pour présenter les initiatives susceptibles de faire de l’île une plaque tournante de l’innovation dans les domaines de l’histoire pour la réconciliation et de l’éducation pour une culture de la paix. L’IIPE est actuellement coordonné par un secrétariat de l’Université de Toledo aux États-Unis.

Un Forum Mondial pour la Culture de la Paix s’est tenu à La Haye, aux Pays-Bas, le 13 juin, organisé par la Fondation culturelle Abdulaziz Saud Albabtain du Koweït et l’Institut international de la paix basé à New York. Selon le Forum, “la définition de la paix est passée de l’absence de conflit à une paix positive au sein de la communauté des Nations Unies … La culture de la paix reconnaît le lien qui existe entre la paix, le développement et l’Homme. Défini en 1999, le terme vise à s’attaquer aux causes profondes des conflits en soulignant l’importance du dialogue, de la négociation et de la coopération entre les individus, les groupes et les nations.”

Le Prix mondial de la paix: Conférence internationale pour la paix s’est tenu à Stockholm du 29 juin au 3 juillet. L’objectif de la conférence était “d’explorer ce que sont les valeurs universellement partagées et comment elles peuvent contribuer à un monde de paix et donner de l’espoir pour l’avenir de humanité.” La séance initiale était consacrée à “l’ordre du jour sur la manière de partager une responsabilité mutuelle pour créer une culture de la paix”. La plupart des sponsors étaient des organisations bouddhistes, y compris celles basées en Thaïlande, en Suède, aux États-Unis, en Inde et au Népal, au Royaume-Uni, en Europe et en Chine.

Le Forum de haut niveau des Nations Unies a clairement indiqué que la culture de la paix reposait sur la Déclaration et le Programme d’action des Nations Unies pour une culture de la paix de 1999. Alors que les autres conférences internationales énumérées ici ne mentionnent pas explicitement la résolution sur la culture de la paix, elles reconnaissent que ce sont les Nations Unies qui ont fourni une base universelle à son concept et à sa pratique.

 

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


Jayathma Wickramanayake à l’ONU : « Les jeunes sont des partenaires pour la paix »

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Environmental damage is a war crime, scientists say

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Venezuela. The construction of peace must have the quality of feminism

ÉDUCATION POUR LA PAIX

Delia Mamon, la paix par l’éducation (Suisse)

DISARMAMENT ET SECURITÉ

Officials Urge Disarmament ‘Stepping Stones’

DROITS DE L’HOMME

UN chief welcomes power-sharing deal between Sudanese military and opposition

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

Muslim World League, Patriarchate of Moscow sign cooperation deal

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Counseil d’Europe: Une culture de la paix pour prévenir la violence et le terrorisme