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Bulletin français 1 janvier 2022

. . LA BIENNALE DE LUANDA . .

Depuis près d’une décennie maintenant, CPNN suit la Biennale de Luanda qui s’efforce de faire de l’Afrique le premier continent à adopter la culture de la paix.

Le processus a commencé en 2013 avec le Forum panafricain « Sources et ressources pour une culture de la paix » qui s’est tenu déjà à Luanda, en Angola. Il a été prolongé par la 2ème conférence internationale sur la culture de la paix en Afrique, en décembre 2016 dans la même ville.

Le processus a été officialisé pour se produire tous les deux ans sous le nom de Biennale de Luanda, et la première Biennale a eu lieu en septembre 2019.

Le mois dernier, la seconde Biennale s’est tenue du 27 novembre au 2 décembre sous la forme d’un programme hybride d’événements en personne et en ligne.

Le représentant de l’UNESCO qui a dirigé ce processus depuis le début, Enzo Fazzino, a été honoré lors d’une vidéoconférence, alors qu’il prenait sa retraite après l’événement de cette année. Le rapport sur le site Web de l’UNESCO s’intitule Une étoile s’ajoute parmi les grands sages de l’UNESCO.

La Biennale de cette année a réuni des participants de haut niveau issus de gouvernements, d’institutions internationales, du secteur privé, des communautés artistiques et scientifiques, et bien d’autres. Il était organisé comme un dialogue intergénérationnel impliquant des jeunes de tous les pays de l’Union Africaine, ainsi que la diaspora.

Au final, 118 jeunes ont été sélectionnés dans 49 pays africains et 14 pays de la diaspora pour participer au dialogue intergénérationnel, dont 10 sont venus en personne à Luanda et les autres ont participé virtuellement. Les jeunes ont pris un certain nombre d’engagements, notamment pour “Renforcer la capacité de la jeunesse panafricaine à promouvoir la culture de la paix, identifier et soutenir les initiatives et les meilleures pratiques des jeunes qui œuvrent à la mise en œuvre durable, individuelle et collective, des concepts de la culture de la paix.”

L’événement comprenait une riche sélection de films et de spectacles pour la culture de la paix en Afrique. Des liens vers 20 vidéos sont fournis sur CPNN, provenant du Cap-Vert, du Congo, du Ghana, du Maroc, de Namibie, du Rwanda, du Sénégal et du Zimbabwe, ainsi que de la diaspora en Argentine, au Brésil, à Cuba, en Allemagne, en Haïti, au Portugal et en Suède.

La Biennale a été ouverte par le Président de l’Angola, João Lourenço, Il a reconnu l’implication de la diaspora africaine : “Beaucoup d’enfants d’Afrique ont quitté le continent dans des conditions inhumaines et au risque de leur vie en fuyant les zones de conflit ou à la recherche d’emploi et de meilleures conditions de vie. Quel que soit leur âge, leur parcours scolaire ou professionnel, ils sont tous importants et nécessaires au développement de notre continent. Nous avons toujours l’espoir qu’un jour ils reviendront volontairement avec le désir de contribuer à faire levier sur le progrès et le développement dans tous les secteurs de la vie nationale africaine.”

S’exprimant en tant que président de l’Union africaine, Félix Tshisekedi a assuré leur soutien et a rendu hommage au rôle de la jeunesse : “Excellences, Mesdames et Messieurs, l’illustre Agostinho Neto Kilamba, Président et Poète, lui le chantre de la libération de l’homme et de la fraternité humaine, lui le ‘poète des espérances sacrées’, nous invite à ‘regarder l’Afrique avec les yeux de l’avenir.'”

Et dans son discours, la Directrice générale de l’UNESCO Audrey Azoulay a déclaré : “L’UNESCO continuera d’apporter tout son soutien à cette initiative panafricaine, afin qu’elle s’inscrive dans la durée, en coopération avec l’Union africaine et le Gouvernement de l’Angola. La culture de la paix et de la non-violence est une longue course de relais ; c’est en équipe solidaire, génération après génération, que nous la gagnerons.”

La Biennale sera reconvoquée dans deux ans, à nouveau organisée par l’Union africaine, l’Angola et l’UNESCO. En attendant, c’est aux jeunes d’entretenir la flamme.

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

highlights

Highlights of the Biennale of Luanda 2021 : Pan-African Forum for the Culture of Peace

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

youth

Youth at the Luanda Biennale – Pan-African Forum for the Culture of Peace

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

Phyllis

Phyllis Kotite has passed away

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

mercociudades

Mercociudades: A Latin American Network to Fight for More Inclusive, Egalitarian, Diverse and Supportive Cities

DÉVELOPPEMENT DURABLE

India

Indian farmers call off lengthy protest after govt assurances

DISARMAMENT ET SECURITÉ

Dhaka

Bangladesh: Dhaka Peace Declaration Adopted

DROITS DE L’HOMME

Elders

The Elders: Israel’s designation of Palestinian NGOs as “terrorist” undermines core democratic principles

ÉDUCATION POUR LA PAIX

Jalisco

Mexico: Toys and Games as Instruments of the Culture of Peace

Bulletin français 1 décembre 2021

. . L’ÉCHEC DE LA COP26 . .

Une fois de plus, la conférence des États-nations du monde pour faire face à la crise climatique a échoué.

Comme l’a décrit Greta Thunberg, il s’agissait d’un « événement de greenwashing » de « bla, bla, bla » : « Les dirigeants ne font rien ; ils créent activement des failles et façonnent des cadres pour leur profit et pour continuer à profiter de ce système destructeur. Il s’agit d’un choix actif des dirigeants de poursuivre l’exploitation de la nature et des Hommes et la destruction des conditions de vie présentes et futures ».

Comme le décrit Amnesty International, « les dirigeants ont catastrophiquement trahi l’humanité dans son ensemble en ne protégeant pas les personnes les plus touchées par la crise climatique et en cédant au lieu de cela aux intérêts des combustibles fossiles et d’autres sociétés puissantes. »

La crise s’est intensifiée mais peu de choses ont changé depuis les conférences précédentes telles que celles décrites dans les bulletins du CPNN en 2012 et puis en 2015 et résumées ici. A. Après ces conférences, CPNN a fait remarquer que bien que les États-nations ne faisaient pas faire face à la crise, les organisations des villes prenaient des mesures efficaces et les jeunes du monde entier se mobilisaient dans un mouvement mondial de jeunesse.

Cette année encore, les organisations de villes montrent la voie à suivre.

Les villes partenaires mondiales C40, ICLEI, la Convention mondiale des maires, CDP, CGLU, WRI et WWF travaillent ensemble pour recruter des villes pour la Race to Zero. Les 1049 villes et gouvernements locaux signataires de la Race to Zero représentent 722 millions de personnes et poursuivront une action climatique ambitieuse conformément à la limitation de l’augmentation de la température mondiale à 1,5 ℃ – la norme mondiale pour l’action climatique. La présence des maires à la COP26 est l’aboutissement d’années de leadership climatique visionnaire de la part de dirigeants locaux qui ont tiré parti de leur influence pour renforcer l’ambition climatique mondiale. Ils ont promu leur vision d’un Global Green New Deal, qui vise à placer l’action climatique inclusive au centre de toutes les décisions urbaines afin de créer des villes saines, accessibles, vivables et durables pour tous.

Et encore cette année, ce sont des jeunes comme Greta Thunburg qui prennent l’initiative.

À Glasgow, il y avait environ 250 000 manifestants, dirigés par des jeunes et leurs organisations comme Fridays for the Future qui a été lancé par Greta Thunberg.. D’autres manifestations, largement dirigées par des jeunes, ont eu lieu à Bruxelles, Melbourne, Palu (Indonésie), Paris , Berlin, Séoul, Manille, New York, Dharmsala (Inde), Wellington (Nouvelle-Zélande), Fidji, Istanbul et Victoria (Canada), pour ne citer que celles pour lesquelles nous avons publié des photos.

Le mouvement pour la paix reconnaît que la lutte pour la justice climatique est une partie essentielle de la lutte pour une culture de la paix. (Voir notre rapport sur le Mouvement de la Paix en France).

Les organisations religieuses se mobilisent également. De nombreux catholiques ont rejoint les manifestations à Glasgow, inspirés par la lettre encyclique du pape François de 2015 intitulée « LAUDATO SI » tirée des paroles de saint François d’Assise. « Loué sois-tu, mon Seigneur, par notre Sœur, la Terre Mère, qui nous soutient et nous gouverne. »

Un mouvement mondial se forme et il est mené par des jeunes. Citant le site Web de Fridays for the Future, « Avec d’autres groupes à travers le monde, Fridays for Future fait partie d’une nouvelle vague de changement plein d’espoir, inspirant des millions de personnes à agir contre la crise climatique. . . L’objectif est d’exercer une pression morale sur les décideurs politiques, de les faire écouter les scientifiques, puis de prendre des mesures énergiques pour limiter le réchauffement climatique. Notre mouvement est indépendant des intérêts commerciaux et des partis politiques et ne connaît pas de frontières. Nous faisons grève parce que nous nous soucions de notre planète et des uns pour les autres. Nous espérons que l’humanité pourra changer, éviter les pires catastrophes climatiques et construire un avenir meilleur. Chaque jour nous sommes plus nombreux et ensemble nous sommes forts. Tout le monde est le bienvenu. Tout le monde est nécessaire. Personne n’est trop petit pour faire la différence.”»

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Glasgow
COP26: Thousands of young people take over Glasgow streets demanding climate action

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

France
France: des communes retrouvent une seconde vie avec des migrants

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

manifs
Des milliers de personnes manifestent en France pour arrêter les violences faites aux femmes

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

cities
From LA to Bogotá to London, global mayors unite to deliver critical city momentum to world leaders tasked with keeping 1.5 degree hopes alive at Glasgow’s COP26

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

Nicaragua

What I Saw on Election Day in Nicaragua

DISARMAMENT ET SECURITÉ

Vanyan
Remembering Georgi Vanyan: for peace between Azerbaijan and Armenia

DROITS DE L’HOMME

Amnesty
Amnesty International: Leaders’ catastrophic failure on climate at COP26 shows they have forgotten who they should serve and protect – humanity at large

ÉDUCATION POUR LA PAIX

Merida
Mexico: Municipal Mediation Unit of the City of Merida to promote a Culture of Peace

Bulletin français 1 novembre 2021

VILLES, VILLAGES POUR CULTURE DE PAIX
 

Comme nous l’avons déjà remarqué dans ce bulletin, plus récemment en 2020 et 2016, le leadership d’une culture de la paix est souvent pris par les villes et villages, car, contrairement aux États-nations, elles ne sont pas fortement investies dans la culture de la guerre et depuis ont tendance à être plus sensibles aux besoins de leurs citoyens et citoyennes.

Ce mois-ci, nous avons trouvé quatre articles à ce sujet en provenance du Mexique.

La maire de la capitale de Mexico, Claudia Sheinbaum, a mis l’accent sur les programmes sociaux qu’elle a mis en œuvre au cours de son mandat pour améliorer les conditions de sécurité. Elle explique que « la sécurité est aussi le résultat de la justice sociale, c’est pourquoi nous nous attaquons aux causes de la violence avec des programmes qui permettent l’accès à l’éducation, à la culture et au sport ». Elle a souligné les projets qui ont été les fondements de son gouvernement dans la capitale du pays : les Points d’Innovation, de Liberté, d’Art, d’Éducation et de Connaissance (Piliers), Oui au désarmement, oui à la paix, à l’intérieur du quartier, et du bien-être des filles et les garçons, ma bourse pour commencer.

La maire Sheinbaum a également accueilli le troisième Forum mondial sur les villes et territoires de paix à Mexico. Le Forum a démontré le pouvoir des femmes et leur influence dans les postes les plus importants pour diriger les grandes villes du monde. Lors de la première session de l’événement, tous les participants étaient des femmes. Claudia Sheibaum (représentante de Mexico), Claudia López (maire de Bogotá), Ada Colau (maire de Barcelone), Manuela Carmena (ancienne maire de Madrid) et Reyna Rueda (maire de Managua).

Les femmes ont également pris l’initiative d’une culture de la paix dans la ville mexicaine de Chihuahua. Leur réseau, la “Red Mesa de Mujeres,” souligne l’importance de former des femmes leaders dans ce domaine. “Nous avons commencé avec l’idée de constituer un groupe de dix femmes et nous en avons déjà 65 de tous âges.”

Dans la ville mexicaine de Saltillo, le programme Mano Cadena travaille à créer, mettre en œuvre et diffuser des stratégies préventives pour la résolution des conflits qui favorisent une culture de la paix. Les actions comprennent plus de 138 causeries d’information et de sensibilisation sur le thème de la justice alternative, 30 ateliers sur les Cercles de la paix, et plus de 50 formations-ateliers en médiation communautaire, scolaire et de justice alternative dispensés à plus de 1 800 participants, représentants communautaires et enseignants.

D’autres articles proviennent d’Espagne, des États-Unis, du Japon, de Chine, du Royaume-Uni et de France.

En Espagne, aux États-Unis et au Japon, des organisations de villes font pression sur leur gouvernement nationale pour que celui-ci adhère au Traité d’interdiction des armes nucléaires, qui jusqu’à présent n’a été signé que par des pays non nucléaires. Les détails sont fournis dans le bulletin de Maires pour la Paix.

Aux États-Unis également, la ville de Pittsburgh prend des mesures pour créer « une ville de paix avec une culture de non-violence ». Un groupe, qui a appelé “Black Elected Officials Coalition,” (coalition des elus noirs) a annoncé qu’il commencerait une série d’événements communautaires pour promouvoir la paix dans les rues.

En Chine, la ville de Nanjing a accueilli le Forum de la paix de Nanjing 2021, coparrainé avec l’UNESCO. Le Forum a mené une discussion animée et approfondie sur l’environnement naturel et le destin humain, les objectifs du développement durable et les investissements verts, les défis environnementaux et les actions des jeunes, la reprise verte mondiale et les bonnes practiques, les actions de paix et les pratiques internationales. Le « Consensus de paix de Nanjing 2021 » a été adopté. C’est devenu un événement annuel, comme le Forum 2020 qui avait été décrit dans CPNN.

Au Royaume-Uni, la ville de Coventry, l’actuelle ville de la culture, connue comme une ville de paix et de réconciliation, a accueilli Little Amal, une marionnette géante d’un enfant, alors qu’elle approche de la fin d’un parcours de 5 000 milles à pied de Syrie pour « réécrire le récit sur les réfugiés ». Coventry abrite environ 1 500 personnes qui cherchent refuge.

En France, l’accueil des réfugiés contribue également à une culture de la paix. L’exemple à cet égard est pris par les petits villages qui ont perdu une partie de leur population ces dernières années et qui trouvent une revitalisation avec les réfugiés. Par exemple, à Notre-Dame-de-l’Osier (Isère) , les réfugiés se sont livrés au jardinage et ont crées un marché hebdomadaire, ainsi que des ateliers de poterie, de cuisine et de récolte de miel qui ont animé la vie du village. À Pessat-Villeneuve (Puy de Dôme), les immigrés ont pris en charge la création et la distribution des masques nécessaires pour lutter contre l’épidémie de COVID.

Le maire de Grigny (Essone), France, Philippe Rio a été élu meilleur maire du monde par l’association londonienne « City Mayors Foundation » pour récompenser sa gestion de la crise du Covid, et son combat contre la pauvreté dans sa ville. dans l’accueil des réfugiés et la lutte pour l’abolition des armes nucléaires.

Le maire Rio a pris la parole lors du premier forum national de l’AFCDRP (Association des Maires pour la Paix, France) qui s’est déroulé le 13 octobre à Montpellier.

Au Forum, j’ai eu le privilège de prononcer une allocution décrivant comment les villes peuvent contribuer à la culture de la paix, en référence à la
Déclaration pour la Transition vers une Culture de la Paix qu XXie Siecle.

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

CDMX
Mexico City successfully holds the World Forum of Cities and Territories of Peace

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

worldmarch
Départ réussi et profusion d’activités dans la Marche latino-américaine pour la non-violence

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Thunberg
Our future, our decisions: young activists call for seat at climate table

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Sheinbaum
The programs of Mayor Claudia Sheinbaum to reduce violence in Mexico City

 

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

Nobel

The Nobel Peace Prize 2021

DISARMAMENT ET SECURITÉ

IPB
World Peace Congress concludes in Barcelona with successful participation

DROITS DE L’HOMME


abortion

USA: Women Rally for Abortion Justice Amid ‘Unprecedented Attack’ on Reproductive Rights

ÉDUCATION POUR LA PAIX

Tchad

Tchad : l’AJPNV forme sur la promotion de la démocratie et des droits de l’Homme

Bulletin français 1 octobre 2021

. JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX .

Dans notre enquête sur Internet cette année, nous avons trouvé des actions pour la Journée internationale de la paix dans 628 communautés situées à travers le monde. Ce total est similaire à ce que nous avons trouvé l’année dernière, le plus grand nombre d’actions ayant lieu en Europe.

En Europe occidentale, nous avons trouvé des références à des actions dans 191 communautés. Le plus grand nombre a été enregistré en Belgique où 114 villes et communes ont participé à une campagne pour hisser le drapeau de la paix sur les bâtiments officiels, appelant à une Belgique sans armes nucléaires dans un monde sans armes nucléaires. En France, le Collectif du 21 septembre a coordonné et décrit des actions dans 46 collectivités, dont des marches et des manifestations, souvent liées à la lutte pour préserver la planète du réchauffement climatique. Le Collectif est composé de 35 organismes français, dirigés par le Mouvement de la Paix.

Mikis Theodorakis, décédé le 2 septembre, a été honoré à Athènes par des danseurs célébrant la Journée de la paix, sur citation suivante dont il est l’auteur : “Nous sommes un fleuve vaste et profond qui s’approfondit, qui s’élargit et s’enrichit constamment, en se dirigeant vers cette mer immense et sans fin, qu’est la coopération mondiale dans un monde de paix.”

Dans les anciens pays soviétiques d’Europe de l’Est , en particulier la Russie et l’Ukraine, nous avons trouvé des actions dans 157 communautés, la plupart impliquant les enfants dans les écoles. Suivant la tradition de ces dernières années, les enfants ont fabriqué des colombes en papier et écrit leurs vœux de paix, les attachant parfois à des ballons s’envolant dans le ciel et voyager au dessus de la terre. Cette année, de nombreuses écoles ont préparé des vidéos de leurs actions et de leurs souhaits.

Comme ce fut le cas l’année dernière, de nombreuses activités ont eu lieu dans des communautés des deux côtés du conflit armé en Ukraine. L’une des célébrations, à Yasinovataya, a été faite malgré une attaque d’artillerie. École après école, la guerre a été mentionnée, par exemple à Markivka , où il a été dit que “Dans les conditions de la guerre dans l’est de l’Ukraine, cette fête a acquis une signification particulière, à la fois sublime et tragique. ”

En Amérique du Nord , nous avons trouvé des actions dans 159 communautés, dont 122 ont été coordonnées et répertoriées sur le site Web de la Campagne pour la non-violence, qui “mobilisent à travers le pays et dans le monde pour une culture de paix, d’égalité économique, de justice raciale et de guérison environnementale.” 48 des 50 États des États-Unis étaient représentés, ainsi que les provinces canadiennes du Manitoba, de la Nouvelle-Écosse, de l’Ontario et du Québec.

Comme d’habitude, la célébration la plus intense a eu lieu à Philadelphie (Peace Day Philly) avec 15 événements, dont quatre événements avec des dépliants colorés pour lesquels des liens sont fournis.

Les guerres en cours et les récents accords de paix ont été abordés par les célébrations de la journée dans le reste du monde.

En Afrique , nous avons trouvé des célébrations dans 36 communautés de 19 pays, dont beaucoup sont déchirées par de violents conflits. En République Démocratique du Congo, le Parlement des Jeunes de la région de Beni a déclaré : « Nous lançons un vibrant appel à tous les jeunes de la province du Nord Kivu pour qu’ils se désolidarisent des groupes armés afin de rendre possible le retour à la paix et à la sécurité dans notre région.” Au Cameroun, des milliers de personnes qui ont défilé dans plusieurs villes et villages ont déclaré qu’elles en avaient assez d’enterrer des civils pris dans les combats. Elles ont appelé à un cessez-le-feu entre les militaires et les séparatistes. À Abuja, au Nigéria, l’Institut pour la paix et la résolution des conflits a appelé tous les Nigérians à travailler assidûment pour ramener la paix dans le pays. Et l’Union africaine a réitéré son appel à “Faire taire les armes”.

Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord , nous avons trouvé des actions dans 18 communautés dans 12 pays. À Taïz, au Yémen, l’Association des mères a parlé de la souffrance des mères et des familles des personnes enlevées, arrêtées arbitrairement et disparues de force en attendant des résolutions de paix menant à la liberté de leurs fils et filles. Le Réseau œcuménique sur le Soudan du Sud a appelé les dirigeants du Soudan du Sud, à la fois au gouvernement et dans l’opposition, les forces de sécurité et les citoyens à prendre enfin leurs responsabilités et à résoudre les conflits tant nationaux que locaux par des moyens non violents. À Jérusalem, quelque 1 000 mères juives et arabes se sont réunies pour les événements organisés par Women Wage Peace, notamment la création d’une chaîne humaine et un rassemblement. Ils exigent que le gouvernement fasse tout son possible pour résoudre le conflit par un accord politique. Et la Ligue arabe a appelé toutes les nations et tous les peuples, en particulier les pays arabes connaissant des conflits armés, à cesser le feu immédiatement, à respecter la cessation des hostilités et à recourir à une solution politique, car c’est le seul moyen de régler les conflits et les différends.

En Amérique latine, nous avons trouvé des actions dans 29 communautés et 11 pays. Les célébrations en Colombie étaient liées à la commémoration de la cinquième année depuis la signature de l’accord de paix. À Bogota, l’Unité d’aide aux victimes réitère son engagement envers les personnes les plus touchées par la violence, œuvrant à la mise en œuvre de toutes les actions qui sont l’axe central de l’Accord final avec les FARC. À Medellin, le bureau du maire a noté que la ville est en train de devenir un épicentre pour la mise en œuvre des accords de paix, surtout en mettant au centre les victimes et leur droit d’accéder à la justice, à la vérité et aux garanties de non-répétition. Et à Nariño, le Troisième Sommet mondial a annoncé que San Bernardo et Tablon de Gómez sont désormais exempts de mines antipersonnel.

En Asie et dans le Pacifique , nous avons trouvé des actions dans 42 communautés dans 13 pays. Le sort des réfugiés rohingyas a été abordé par le Center for Peace Studies à Dhaka et par le NRS Relief dans les camps de réfugiés. Le sort du peuple du Cachemire a été abordé par la Conférence parlementaire de paix du Cachemire. Et le Bureau du Conseiller présidentiel sur le processus de paix aux Philippines a appelé au renforcement du soutien institutionnel et populaire à cet effort.

Comme mentionné ci-dessus, les femmes jouent un rôle de premier plan dans les efforts de paix au Yémen et à Jérusalem. De même, en Ukraine, les « femmes pour la paix » ont manifesté et exigé le respect des promesses du gouvernement et du Conseil suprême d’établir la paix dans le pays. “Nous espérons vivement qu’une fois de plus les revendications de nos femmes, que nous avons formulées dans notre appel, seront entendues et que des mesures seront prises.” Et en Casamance, au Sénégal, c’est la Plateforme des Femmes pour la Paix qui est la plus active.

Résumant les sentiments des participants à la Journée de la paix et répétant une phrase de la jeune militante Greta Thunberg, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a déclaré : « Nous avons besoin de la paix pour nous relever de la pandémie et reconstruire les systèmes et les vies qui ont volé en éclats.  Nous avons besoin de la paix pour rétablir l’équilibre et réduire les inégalités.  Nous avons besoin de la paix pour renouveler la confiance des uns envers les autres – et la foi dans les faits et la science.  Et nous devons faire la paix avec la nature – pour guérir notre planète, bâtir une économie verte et atteindre nos objectifs de zéro émission nette.  La paix n’est pas un rêve naïf.  C’est une lueur dans l’obscurité, qui nous guide sur l’unique chemin qui nous conduira à un avenir meilleur pour l’humanité.  Avançons sur la voie de la paix comme si nos vies en dépendaient.  Parce qu’elles en dépendent bel et bien. . ”

      

GLOBAL

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Que s’est-il passé cette année: Journée internationale de la paix

ÉTATS-UNIS ET CANADA

New-London-CT

États-Unis et Canada: Journée internationale de la paix

EUROPE

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Europe: Journée internationale de la paix

ASIE ET PACIFIQUE

Bangladesh-NRS

Asie et Pacifique: Journée internationale de la paix

PAYS EX-SOVIÉTIQUES

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Pays Ex-Soviétiques: Journée internationale de la paix

ETATS ARABES ET MOYEN-ORIENT

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Etats Arabes et Moyen-Orient: Journée internationale de la paix

AMÉRIQUE LATINE ET CARAÏBES

Peru

Latine et Caraïbes: Journée internationale de la paix

AFRIQUE

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Afrique: Journée internationale de la paix

Bulletin français 1 septembre 2021


. AFGHANISTAN ET HIROSHIMA/NAGASAKI . .

Les médias commerciaux ont été dominés ce mois-ci par le retrait américain (dans la défaite) d’Afghanistan. Cependant, il n’été pas facile de trouver quelque chose qui soit digne de ce bulletin, car nous insistons sur le fait que les articles doivent « promouvoir au moins un des 8 domaines de la culture de la paix ».

Finalement, nous avons trouvé quelque chose de positif : le courage de Search for Common Ground de s’en tenir à leurs principes de culture de la paix et de résister à l’exode massif d’Afghanistan. L’organisation continuera à y travailler au motif qu’un “dialogue intensif et cohérent entre toutes les parties est la clé pour construire une société sûre, saine et juste”. Des décisions similaires ont été prises par quelques autres organisations humanitaires, dont Médecins Sans Frontières.

La défaite de l’Empire américain en Afghanistan a inspiré de nouveaux efforts pour défendre Julian Assange, qui est attaqué en raison de ses recherches courageuses et de ses publications qui ont prédit la défaite dès le début. Comme exprimé dans un article provenant de son pays d’origine, l’Australie, « La vraie nature de la guerre en Afghanistan a depuis longtemps été révélée par Assange, Wikileaks et d’autres, à l’encontre de la propagande justifiant et promouvant la guerre. . . . Comme les événements en Afghanistan montrent, jamais l’appel à la paix et à la justice pour tous les peuples n’a été plus urgent. Et compte tenu de la situation de Julian Assange, jamais l’appel à sa libération n’a été plus urgent. »

Pendant ce temps, comme d’habitude, les événements les plus importants de l’histoire de l’humanité sont ignorés par les médias commerciaux. Les armes nucléaires sont la plus grande menace pour l’humanité, mais les médias ont pour la plupart ignoré les appels d’Hiroshima et de Nagasaki et des militants pour la paix du monde entier pour s’assurer qu’elles ne seront plus jamais utilisées.

Le maire d’Hiroshima, Kazumi Matsui, écrit : « Lors de cette cérémonie commémorative de la paix marquant le 76e anniversaire du bombardement, nous offrons des prières sincères pour le repos pacifique des âmes des victimes de la bombe atomique. Avec Nagasaki et des personnes partageant les mêmes idées à travers le monde, nous nous engageons à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour abolir les armes nucléaires et ouvrir la voie à une paix mondiale durable.”

Le maire de Nagasaki, Tomihisa Taue, écrit : « Tout en adressant nos plus sincères condoléances à ceux qui ont perdu la vie à cause des bombes atomiques, je déclare par la présente que Nagasaki travaillera sans relâche aux côtés d’Hiroshima et de tous ceux qui souhaitent la paix pour diffuser une culture de la paix à travers le monde et provoquer l’abolition des armes nucléaires et la réalisation de la paix éternelle. »

Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Gutteres, dit qu’il continue d’être impressioné par les « actes altruistes des hibakusha, le nom donné à ceux qui ont survécu et continuent de témoigner. Votre courage face à l’immense tragédie humaine, est une lueur d’espoir pour l’humanité. Je réaffirme le plein soutien des Nations Unies pour faire en sorte que vos voix soient entendues par les peuples du monde, et en particulier par les jeunes générations. »

Et l’United National Antiwar Coalition (USA) écrit : « Beaucoup de gens croient maintenant que le bombardement d’Hiroshima et de Nagasaki n’était pas pour mettre fin à la Seconde Guerre mondiale, qui en était à ses derniers jours, mais pour déclencher la guerre froide et montrer à l’Union soviétique et au monde ce les États-Unis pourraient faire si n’importe quel pays osait s’y opposer. . . La United National Antiwar Coalition voit le principal danger de guerre nucléaire venant des États-Unis et pense que nous, aux États-Unis, avons une obligation particulière envers le monde de nous opposer à ce danger. »

Les lecteurs de CPNN ont été invités ce mois-ci à participer à trois conversations virtuelles sur Hiroshima et Nagasaki.

Un webinaire sur l’abolition des armes nucléaires a été organisé par l’UNITAR, en collaboration avec le Bureau des Nations Unies pour les affaires de désarmement, la préfecture d’Hiroshima et l’Organisation d’Hiroshima pour la paix mondiale.

Des militants de la paix associés aux Nations Unies à New York, notamment l’ONG Voices for a World Free of Nuclear Weapons et Charter for Compassion ont organisé un webinaire demandant « Jour d’Hiroshima : en avons-nous fait assez ? »

Et des groupes antinucléaires à Brisbane, en Australie, ont commémoré l’anniversaire des attentats à la bombe avec un webinaire célébrant le travail que la communauté a accompli au fil du temps contre les armes nucléaires. L’un des conférenciers était la célèbre Dr Helen Caldicott.

À CPNN, nous nous joignons au chœur mondial exigeant l’abolition des armes nucléaires avant que les armes nucléaires ne détruisent notre planète.

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

Assange

Afghanistan and Julian Assange

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

Benin
Benin :  Les rois et chefs religieux prient pour la paix à Parakou

DÉVELOPPEMENT DURABLE

IPCC
Climate change widespread, rapid, and intensifying – IPCC

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Declaration
Declaration for the Transition to a Culture of Peace in the XXI Century

En plus des articles, nous listons des événements virtuels pour la culture de la paix: Cliquez ici pour les événements prevus. Le mois dernier, nous avons enregistré 17 événements.

  

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES
UNWomen

United Nations: Strengthening women’s meaningful participation in peace processes

DISARMAMENT ET SECURITÉ

Hiroshima
The City of Hiroshima: PEACE DECLARATION

DROITS DE L’HOMME


voting

58 Years After Historic Rally, Thousands March on Washington for Voting Rights, DC Statehood

ÉDUCATION POUR LA PAIX

Guernica

Childrens Message for Peace

Bulletin français 1 août 2021


PROGRÈS EN AFRIQUE ET AU MOYEN-ORIENT

Ce mois-ci voit des avancées continues sur les thèmes présentés dans les derniers bulletins : le leadership des femmes et des jeunes pour une culture de la paix en Afrique ; et la lutte contre l’apartheid israélien au Moyen-Orient.

La Biennale de Luanda, qui se tiendra du 4 au 8 octobre, poursuivra le développement de réseaux promouvant la « création d’un mouvement continental et durable en faveur de la paix ». Il s’agit notamment du Réseau panafricain des jeunes pour la culture de la paix et du Réseau panafricain des femmes pour la culture de la paix et le développement durable.

La Déclaration de Kinshasa, lancée lors du Forum Génération Égalité [Paris, 2 juillet], présente des actions concrètes des pays membres de l’Union africaine pour faire progresser l’égalité des genres en Afrique d’ici 2030. La Déclaration a été rédigée lors de la Conférence sur l’égalité des genres tenue à Kinshasa le 10 juin, et elle est le résultat d’une grande mobilisation de forces vives panafricaines : la jeunesse, la société civile, les chercheurs, les gouvernants, les militantes et les organisations internationales.

L’Union africaine a annoncé qu’elle avait terminé l’appel à candidatures de femmes africaines qui ont exceptionnellement fait avancer l’agenda des femmes, de la paix et de la sécurité en Afrique. Les femmes sélectionnées seront présentées dans un prochain livre commémoratif mettant en vedette vingt femmes africaines. Un chapitre sera dédié à chaque femme pour partager son histoire ou sa contribution à l’un des quatre piliers de la résolution 1325 des Nations Unies, à savoir ; prévention, protection, participation et/ou secours et relèvement dans le cadre des activités de paix et de sécurité.

L’Envoyée spéciale de l’Union africaine pour les femmes, la paix et la sécurité, Mme Binetta Diop, a partagé les conclusions de la Mission de solidarité de haut niveau ONU-UA en République du Nigéria et en République démocratique du Congo (RDC). Dans les deux pays, la délégation a rencontré des femmes leaders de la base et les Chibok Girls, qui ont été sauvées de Boko Haram. Il existe de grands camps pour les personnes déplacées, notamment le camp de Dalori au Nigeria et le camp de personnes déplacées de Mugunga en République démocratique du Congo. Nous avons organisé une discussion de groupe avec des femmes déplacées pour mieux comprendre et tirer des enseignements de leurs expériences.

Au Nigéria, les premières dames des États d’Osun et de Kaduna ont été élues respectivement présidentes du Forum des femmes des gouverneurs du Sud et du Forum des femmes des gouverneurs du Nord. Les forums assurent une participation accrue des femmes à la gouvernance, la construction d’une culture de paix dans les communautés à travers le pays et l’accès à l’éducation pour les filles.

En Côte d’Ivoire, des délégations de femmes de plusieurs pays africains ont participé à un atelier de formation en éducation à la paix et en autonomisation socioéconomique. « Les femmes ne sauraient rester en marge de nos priorités. Pour cela il faut une prise en compte de la question du genre et de l’éducation à la culture de la paix comme une thématique nouvelle et prometteuse permettant à toutes et tous de jouer véritablement le rôle de médiateurs, d’éducateurs, d’acteurs de paix et de réconciliateurs » , a souligné le Dr Diénéba Doumbia, directrice du Centre régional pour l’éducation et la culture de la paix qui a assuré la formation.

A l’école WANEP-GUINEE, un atelier de formation a été organisé avec une cinquantaine de femmes « dans le but de permettre que les communautés de Conakry et celles de la Haute Guinée développent la culture de la paix . ». Il sera question à travers cette journée de formation, d’établir un partage d’expériences entre les femmes ayant une forte expérience dans leur parcours professionnelles et les jeunes femmes en début de carrière.

En Ouganda, 15 boursiers pour la paix du Rotary se sont réunis à l’Université de Makerere pour la session inaugurale du nouveau centre pour la paix du Rotary International. Parmi eux, la première cohorte du centre pour la paix représentait 11 pays et parlait, en plus de l’anglais, une douzaine de langues africaines, dont le luganda, le swahili et le zoulou. « Venant d’horizons divers, et pourtant avec un désir commun de paix en Afrique, ils sont la quintessence de l’unité dans la diversité », a déclaré Anne Nkutu, coordinatrice du centre de paix de l’Université Makerere.

Enfin, dans une contribution remarquable à la lutte contre l’apartheid israélien, deux anciens ambassadeurs d’Israël en Afrique du Sud ont écrit : « Il est temps que le monde reconnaisse que ce que nous avons vu en Afrique du Sud il y a des décennies se produit également dans les territoires palestiniens occupés. Et comme tout le monde s’est joint à la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, il est temps pour le monde de prendre des mesures diplomatiques décisives dans notre cas également et de travailler à la construction d’un avenir d’égalité, de dignité et de sécurité pour les Palestiniens et les Israéliens. ”

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

Luanda

La culture de la paix et la Biennale de Luanda

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

Peru
Different religions come together to pray for peace in Peru

DÉVELOPPEMENT DURABLE

indigenous
WWF report: The custodians of nature crucial to any and every effort to protect our planet

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

mayors

Mayors for Peace Adopts New Vision and Action Plan

En plus des articles, nous listons des événements virtuels pour la culture de la paix: Cliquez ici pour les événements prevus. Le mois dernier, nous avons enregistré 9 événements.

  

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

Kinshasa


Les femmes Africaines proposent un plan décennal pour l’égalité des sexes en Afrique au Forum Génération Égalité à Paris

DISARMAMENT ET SECURITÉ

IPB

Barcelone accueillera le deuxième Congrès international de la Paix du 15 au 17 octobre 2021

DROITS DE L’HOMME


apartheid

It’s Apartheid, Say Israeli Ambassadors to South Africa

ÉDUCATION POUR LA PAIX

Argentina
Argentine : les enseignant·e·s portent la stratégie nationale pour l’éducation environnementale globale

Bulletin français 1 juillet 2021


LES FEMMES ET LES JEUNES AFRICAINES OUVRENT LA VOIE À LA PAIX

Alors que l’UNESCO contribue à la préparation du Forum panafricain de la Biennale pour la culture de la paix qui se tiendra en octobre à Luanda, la Directrice générale de l’UNESCO Audrey Azoulay, a mis l’accent sur la participation des femmes, notamment dans la session sur les « Réseaux des femmes pour la paix en Afrique.” Elle explique que “Autour du “Réseau Panafricain des Femmes africaines dans la Prévention et la Médiation des conflits” (FemWise-Africa) créé en 2017, il est important que les divers réseaux de femmes pour la paix qui existent en Afrique, puissent peser davantage, se fédérer et valoriser leurs complémentarités. Il n’y a que par l’action collective que nous pourrons contribuer efficacement à construire et consolider la paix au quotidien.”

La Biennale accorde également la priorité à la jeunesse africaine. Il s’organise comme un dialogue intergénérationnel avec 150 jeunes (de tous les pays de l’UA et de la diaspora) invités à participer. Ces jeunes seront sélectionnés parmi les membres des Conseils Nationaux de la Jeunesse, les Organismes Nationaux de Coordination du Réseau Panafricain des Jeunes pour une Culture de la Paix (PAYNCOP) et d’autres leaders et organisations de jeunesse, par le biais d’un appel à candidatures. Ils échangeront avec des Chefs d’Etat et de Gouvernement, des Ministres en charge de la Jeunesse/Culture, des Commissaires de l’UA et des Communautés Economiques Régionales en charge de la Jeunesse, des représentants des Nations Unies, des organisations internationales et des partenaires techniques et financiers invités à la Biennale.

Parmi les différents réseaux de femmes pour la paix en Afrique, plusieurs ont figuré dans des articles récents de CPNN.

Le Collectif féministe Nala (Nalafem), un groupe panafricain de 17 jeunes féministes ayant pour mission d’encourager et de mobiliser les jeunes femmes d’Afrique et de la diaspora, plaident pour le Manifeste des jeunes femmes africaines B+25 ; un document politique révolutionnaire qui énonce dix problèmes critiques pour les jeunes femmes africaines. Le manifeste appelle les dirigeants mondiaux à intensifier l’action en faveur de l’inclusion progressive des femmes et sera présenté au prochain Forum Génération Égalité à Paris.

Au Mali, la conférence de restitution nationale « Arbres à palabre de Tombouctou et Gao » a engage plus d’une centaine de femmes venues du nord dont certaines sont à leur premier déplacement dans la capitale. L’initiative pose désormais les jalons d’un retour de la paix  durable et de la Cohésion en visant un double objectif : restituer et mettre à disposition des participants le diagnostic des Femmes des régions sur l’état des lieux de la nation malienne ; donner la parole aux représentantes des femmes des communes rencontrées pour un plaidoyer en faveur de la mise en œuvre des projets structurants de développement local communautaire.

Au Kenya, la saison inaugurale de Think African s’inspire de la philosophie politique de la lauréate du prix Nobel Wangari Maathai, qu’elle a comparée à un tabouret africain traditionnel, composé d’un siège et de trois pieds. Première étape : la démocratie inclusive. Deuxième étape : la durabilité. Troisième étape : « une culture de paix » avec équité, respect, compassion, pardon, récompense et justice. Le premier épisode présente la militante kenyane du changement climatique Elizabeth Wathuti. Elle est la fondatrice de la Green Generation Initiative, qui encourage les jeunes à être soucieux de l’environnement dès leur plus jeune âge et a planté 30 000 plants d’arbres au Kenya.

Au Senegal, les membres de la Plateforme des Femmes pour la Paix en Casamance (PFPC) ont appellé à la sérénité et la stabilité sociale dans le pays. « Notre nation est caractérisée par une multiethnicité qui, au lieu d’être une source de division est une richesse et un gage d’une symbiose, d’une harmonie, d’un respect mutuel. Le cousinage à plaisanterie, véritable ciment social qui unit le Sérère au Pulaar, le Diatta Ndiaye au Diop, le jeu des alliances fraternelles qui bannit toute hostilité entre Diola et Sérères »

Les réseaux de jeunes pour la paix en Afrique ont également été présentés récemment.

Au Gabon, le Réseau Panafricain des Jeunes pour la Culture de la Paix, section Gabon (PAYNCoP Gabon) a récemment lancé, à Libreville, le projet de promotion de la culture de la paix et lutte contre la violence en milieu scolaire. L’initiative permettra de sensibiliser les acteurs clés (personnel d’encadrement, élèves, parents d’élèves) sur les effets de la violence en milieu scolaire, de les former sur la culture de la paix et la résolution pacifique de conflit. Dans le souci d’engager les élèves pour la continuité de la promotion de la culture de la paix au sein de l’établissement, le projet prévoit également de créer un club de jeunes artisans de la paix au sein de l’établissement.

Au Chad, une conférence interactive a eu lieu sur « l’implication de jeunes dans la préservation et la culture de la paix ». L’objectif était de faire comprendre aux jeunes étudiants, le rôle primordial de la paix et la culture de la paix. Après plusieurs tentatives de réponses par des étudiants concernant la paix, les conférenciers ont souligné que la paix est l’acceptation des autres, la paix étant le fondement ou la base de la vie en société.  Le président du comité d’organisation, Wardougou Moussa Abdelkader a, au nom des étudiants de HEC-TCHAD, remercié l’association des Nations Unies du Tchad, pour l’initiative, et a plaidé pour la pérennisation de ce thème.

Au Cameroun, l’UNESCO soutient cinq leaders exemplaires d’organisations dirigées par des jeunes engagés dans des mécanismes d’alerte précoce et la consolidation de la paix. Ces jeunes leaders comprennent- Christian Achaleke de Local Youth Corner (LOYOC), Loic Atangana Nkulu du Réseau panafricain pour une culture de la paix (PAYNCOP), Brice Nisebang du Conseil national de la jeunesse du Cameroun (NYC), Paul Bernard Noah de ” G-54 Afrique Avenir » et Gladys Tchegoue de Dynamique Mondiale des Jeunes (DMJ). D’autres jeunes leaders ont également participé à cette initiative, notamment Desmond Ngala de Rog Agency for Open Culture, Stéphane Mebonde d’Accord Parfait et Ramatu Abdou de l’Association pour le bien-être des femmes et des peuples autochtones (ASOWWIP).

Dans son entretien, la Directrice générale Audrey Azoulay conclut que “L’Afrique est le continent d’aujourd’hui. Le continent africain est riche de connaissances et d’opportunités, c’est le continent le plus jeune du monde et l’UNESCO est engagé à ce que cette jeunesse dispose  des compétences, de l’éducation, de la créativité, de tout le capital humain possible pour construire un avenir meilleur.”

Et en soutenant la Biennale de Luanda, l’Union africaine déclare : « L’objectif stratégique de l’événement est de promouvoir une Afrique pacifique et prospère à travers la défense et l’encouragement d’actions qui préviennent les conflits dans la gestion des ressources naturelles nationales et transfrontalières sur le continent africain, ainsi que d’éduquer une génération de jeunes Africains en tant qu’agents de paix, de stabilité et de développement.”

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

Bibang


Gabon: Jeunes pour la Culture de la Paix

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

virtual
Événements virtuels déjà passés en juin

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Shell

Netherlands: Court orders Shell to cut carbon emissions 45% by 2030

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Tlalpan

Mexico City prepares third culture of peace meeting

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ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

Mali

Mali Conférence de Restitution Nationale : Les femmes proposent des pistes de solutions

DISARMAMENT ET SECURITÉ

summit

US-Russia Summit advances key points in international Open Letter

DROITS DE L’HOMME


Biden

#NowIsTheTime – A global call to President Biden

ÉDUCATION POUR LA PAIX

Autesserre

Building peace, from the bottom up: A Q&A with Séverine Autesserre

Bulletin français 1 juin 2021

SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN .

Ayant subi des attaques d’Israël qui, selon des experts des Nations Unies et d’Amnesty International, pourraient finir par être condamnées comme crimes de guerre, il y a eu un mouvement mondial de solidarité avec le peuple palestinien.

C’était comme si le gouvernement et l’armée israéliens niaiment les allégations, telles que décrites dans le bulletin du CPNN du mois dernier, selon lesquelles ils imitent la politique d’apartheid de l’Afrique du Sud il y a un demi-siècle.

Les attaques israéliennes ont commencé contre les Palestiniens qui protestaient contre les expulsions forcées de leurs compatriotes vivant dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est. Amnesty International a condamné ces expulsions. C’est ce que l’ONG a appelé «une force répétée, injustifiée et excessive contre les manifestants palestiniens à Jérusalem-Est occupée». Après cela, les attaques israéliennes se sont transformées en une guerre contre Gaza, où, selon l’ONU, “222 personnes, dont 63 enfants, ont été tuées… Plus de 450 bâtiments dans la bande de Gaza ont été complètement détruits ou endommagés par des missiles,. Parmi eux se trouvaient six hôpitaux, neuf centres de santé, une usine de dessalement d’eau qui approvisionait environ 250 000 Palestiniens en eau potable, ainsi qu’une tour abritant des médias, dont le réseau Al Jazeera, et Associated Press (AP). ” La guerre était presque complètement unilatérale, car l’ONU a déclaré que seules “12 personnes sont mortes en Israël à la suite des combats”.

La liste des événements de solidarité avec le peuple palestinien a eu une portée mondiale, comprénant des événements répertoriés un peu partout : dans presque tous les 50 États des États-Unis et dans 27 villes du Royaume-Uni; en Europe: Belgique, Bosnie-Herzégovine, îles Canaries, Danemark, Estonie, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Irlande, Italie, Lituanie, Pays-Bas, Portugal, Espagne, Suède et Suisse. En l’Amérique : Canada, Colombie, Costa Rica, Guatemala. En Asie / Pacifique: en Australie, au Bangladesh, en Nouvelle-Zélande et au Pakistan, tandis qu’en Afrique: le Maroc et l’Afrique du Sud, manifestaient aussi.

Les photos montrent d’énormes mobilisations à Londres, New York, Washington, DC, Beyrouth et au Pakistan.

En plus du mouvement de solidarité internationale, il y a eu des mobilisations pour la paix en Palestine et en Israël.

Selon notre source en Palestine, «Aujourd’hui [le 18 mai] restera dans l’histoire comme l’un des jours les plus puissants de la résistance palestinienne à la non-violence contre les agressions israéliennes. Les Palestiniens de toute la Cisjordanie occupée, de Gaza et à l’intérieur d’Israël ont pris part dans “GRÈVE GÉNÉRALE” pour protester contre l’occupation israélienne, les agressions à Jérusalem et les bombardements à Gaza !! ”

En Israël, des milliers de Juifs et d’Arabes se sont rassemblés à Tel-Aviv dans une marche de masse et un rassemblement pour la paix et la coexistence, organisés par les mouvements «Standing Together» et «Breaking the Silence».

Les mouvements de solidarité ont utilisé les médias sociaux, malgré les tentatives de Facebook pour les censurer, selon une lettre à Facebook signée par de nombreux mouvements progressistes bien établis aux États-Unis. Ils ont écrit que «la décision des dirigeants de Facebook en ce moment de collaborer directement avec le ministre israélien de la Défense et de la Justice, Gantz, sur la modération du contenu, sans une parité appropriée d’engagement du gouvernement jusqu’à ce que la société civile l’y invite, est plus que scandaleuse… Facebook doit prendre…… des mesures urgentes et cruciales pour réparer cette méfiance envers nos communautés et nous assurer que nous pouvons compter sur Facebook et Instagram comme des espaces civiques gratuits et des outils pour responsabiliser les gouvernements: ”

En réponse à la question de savoir ce que les gens peuvent faire pour soutenir la lutte palestinienne pour la liberté, la justice et l’égalité, le mouvement BDS a énuméré cinq types d’actions, y compris les types de pressions morales, économiques et politiques internationales qui ont contribué à la fin de Apartheid sud-africain.

Pouvons-nous imaginer que la liberté, la justice et l’égalité finiront par être atteintes comme ce fut le cas en Afrique du Sud? La réponse est «Oui», selon le blog de ce mois-ci pour la culture de la paix.

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

London

People Around the World Stand Up in Solidarity With Palestine

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

Amada1
Nonviolent Response to the Crisis in Colombia

DÉVELOPPEMENT DURABLE

manif

France : Marche pour le Climat: Plusieurs Milliers de Personnes Défilent à Paris

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Haiti

Haïti : La CNDDR réalise un atelier de trois jours pour finaliser sa stratégie nationale de désarmement

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ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

podcast

Think African Podcast Episode 1: Planting Seeds

DISARMAMENT ET SECURITÉ

Brisbane

Australia : Brisbane Weapons Expo Protest Planned

DROITS DE L’HOMME


Amnesty

Amnesty International : Israël/TPO. Il faut mettre fin à la répression brutale des Palestinien·ne·s qui manifestent contre les déplacements forcés à Jérusalem-Est occupée

ÉDUCATION POUR LA PAIX

Quintana

Mexico: Quintana Roo celebrated a unique virtual hip hop festival in Maya language

Bulletin français 1 mai 2021

. VAINCRE L’APARTHEID DE ISRAËL . .

Estimant qu’une solution au conflit entre Israël et la Palestine est la clé de la paix au Moyen-Orient, CPNN a publié de nombreux articles sur ce sujet. De plus en plus, il est reconnu que la situation ressemble à l’apartheid de l’Afrique du Sud.

La défaite de l’apartheid a été rendu possible par une combinaison de lutte en Afrique du Sud et de pressions internationales à travers des boycotts, des désinvestissements et des sanctions. À cet égard, plusieurs initiatives importantes ont été prises depuis le début de cette année.

SANCTIONS

Un rapport publié par Human Rights Watch le 27 avril indique que l’oppression israélienne des Palestiniens a atteint un «seuil et une permanence qui répondent aux définitions des crimes d’apartheid et de persécution». Selon Kenneth Roth, directeur de HRW, «Ceux qui luttent pour la paix israélo-palestinienne, qu’il s’agisse d’une solution à un ou deux États ou à une confédération, devraient entre-temps reconnaître cette réalité pour ce qu’elle est et mettre en œuvre le type d’outils des droits de l’Homme nécessaire pour y mettre fin.

Le rapport de HRW confirme des rapports précédents, comme celui du 12 janvier du groupe israélien de défense des droits de l’Homme, B’Tselem, qualifiant Israël d ‘«État d’apartheid». Selon Richard Falk, qui a servi de 2008 à 2014 en tant que Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits humaines dans les territoires palestiniens occupés, B’Tselem est l’organisation de défense des droits de l’Homme la plus respectée d’Israël. Falk déclare que le rapport “confirme les rapports et allégations antérieurs de l’ONU selon lesquels les Palestiniens sont victimes d’un régime d’apartheid qui cherche à imposer des politiques et des pratiques qui garantissent la suprématie des juifs en victimisant le peuple palestinien”.

Peut-être l’évolution la plus importante est la décision de la Cour pénale internationale du 5 février 2021. Par un vote de 2 contre 1, la décision de la Chambre a confirmé le pouvoir de Fatou Bensouda, procureur de la CPI, d’ouvrir une enquête sur les crimes de guerre israéliens commis en Palestine depuis 2014. Falk considère que la décision de la CPI pourrait s’avérer être un point tournant dans la lutte contre l’apartheid israélien, un peu comme le massacre de Sharpeville en 1960 en Afrique du Sud.

Selon Michael Lynk, l’actuel Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits humaines dans le territoire palestinien occupé, la décision de la CPI << offre un profond espoir à ceux qui estiment que les conséquences, et non la tolérance, doivent être la réponse à la commission de crimes graves. […] Mettre fin à l'impunité et rechercher la justice ne peut que nous rapprocher de la paix au Moyen-Orient."

BOYCOTTS ET DÉSINVESTISSEMENTS

Les boycotts et les désinvestissements continuent de se développer, en particulier de la part des institutions religieuses et universitaires, comme indiqué sur le site Web du mouvement BDS.

LUTTE EN PALESTINE

La pression continue de croître pour les élections en Palestine afin d’arriver à une lutte unifiée contre l’apartheid, puisque les élections précédemment prévues pour mai ont été reportées. Le militant palestinien Mazin Qumsiyeh rapporte des points clés vers un programme électoral pour le changement social nécessaire, comme convenu lors de récentes discussions avec des militants palestiniens. Ceux-ci comprennent, entre autres:

– Le soutien aux droits de l’Homme, y compris a) le droit au retour des réfugiés dans leurs foyers et leurs terres ainsi que leur indemnisation pour leurs souffrances, b) la pleine égalité avec les femmes (dans tous les aspects des droits sociaux, éducatifs et économiques, c) le droit à l’éducation pour tous, d) le droit à une procédure légale régulière, e) le droit à un environnement propre et sain, f) le droit à l’alimentation / à la subsistance et à un abri;

– La liberté d’expression totale à travers tous les moyens de communication;

– Creation des mécanismes pour éliminer la corruption, le népotisme et autres comportements contraires à l’éthique à tous les niveaux de la société;

LUTTE EN ISRAËL

Israël n’a pas vu de manifestations de masse pour la justice pour la Palestine depuis 2017, date à laquelle quelque 15000 Israéliens ont assisté à un rassemblement à Tel Aviv pour réclamer des progrès pour une solution au conflit entre les deux États.

Cependant, il y a toujours un mouvement parmi les jeunes Israéliens pour refuser de servir dans les forces armées. En janvier de cette année, soixante adolescents israéliens ont publié une lettre ouverte adressée aux hauts responsables israéliens déclarant leur refus de servir dans l’armée pour protester contre sa politique d’occupation et d’apartheid.

QUAND CELA FINIRA-T-IL ET COMMENT?

Citant Richard Falk, “La majorité africaine a attendu plus de 30 ans pour son émancipation de l’apartheid. Le peuple palestinien a déjà enduré les épreuves et les humiliations de l’assujettissement raciste et de la suprématie juive pendant plus de 70 ans. Quand cela prendra-t-il fin et comment?”

DROITS DE L’HOMME




Human Rights Watch : Des politiques israéliennes abusives constituent des crimes d’apartheid et de persécution

LIBERTÉ DE L’INFORMATION



Glen Greenwald : My New Book on Journalism, Exposing Corruption, and the Resulting Risks, Dangers and Societal Changes

DÉVELOPPEMENT DURABLE



Cameroun : Une radio pour la protection de la réserve de biosphère de Waza

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



We the Peoples : Call for Inclusive Global Governance

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ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES



Breizh, France : Femmes de Paix

DISARMAMENT ET SECURITÉ



Latin American Congress of Research for Peace will be held virtually in August

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Réseau Panafricain des Jeunes pour la Culture de la Paix: Assemblée générale

ÉDUCATION POUR LA PAIX



Brazil: Compaz invites schools to the 19th edition of the book Londrina Pazeando

Bulletin français 1 avril 2021

JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES

Cette année la célébration de cette année de la Journée internationale des droits des femmes a été particulièrement forte en Amérique latine, où des millions de personnes ont défilé en Argentine, au Chili, au Mexique et en Uruguay.

Le Mexique a eu la plus grande manifestation du 8 mars de l’histoire du pays. Et le 9 mars, de nombreuses femmes ont quitté leur travail pour «Une journée sans femme». Le principal moteur de la protestation a été l’indignation à l’égard des fémicides, qui sont trop fréquents au Mexique. Rien qu’en 2019, environ 10 femmes ont été tuées chaque jour et des milliers d’autres ont disparu.

En Argentine, où les manifestants ont réclamé le droit à l’avortement, une nouvelle loi visant à les légaliser est en cours d’élaboration.

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes en Europe et en Asie, des femmes ont crié leurs revendications d’égalité, de respect et d’autonomisation. Des manifestants en Espagne ont lançé une grève de 24 heures et des foules d’entières ont envahi les rues de Manille, Séoul et New Delhi.

En Australie, des dizaines de milliers de femmes se sont rassemblées devant le parlement et à travers le pays pour réclamer l’égalité des sexes et la justice pour les victimes d’agression sexuelle. Les rassemblements ont été stimulés par une récente vague d’allégations d’abus sexuels, de discrimination et d’inconduite dans certaines des plus hautes fonctions politiques d’Australie.

Le thème des Nations Unies cette année est  « Leadership féminin : Pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19 ». C’est pour célèbrer les efforts considérables déployés par les femmes et les filles partout dans le monde pour façonner un futur et une relance plus égalitaires suite à la pandémie de Covid-19 et pour mettre en lumière les lacunes à combler. La Directrice exécutive d’ONU Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka, a déclaré: << Nous avons constaté au cours de cette pandémie une augmentation des actes de violence envers les femmes et les filles et un recul de l’apprentissage des filles à mesure que les taux d’abandon scolaire, les responsabilités en matière de soins et les mariages d’enfants augmentent. Nous constatons que des dizaines de millions de femmes supplémentaires ont sombré dans l’extrême pauvreté »,

Mlambo-Ngcuka a ajouté: “Des avancées sont à saluer, comme l’arrivée des femmes aux plus hauts postes d’organisations telles que l’OMC (Organisation mondiale du commerce), le FMI (Fonds monétaire international) et la BCE (Banque centrale européenne) et nous attendons avec impatience d’autres nominations de ce type qui contribueront à redéfinir le profil des dirigeants. Pourtant, ce n’est pas la norme. En 2020, les femmes représentaient en moyenne (à l’échelle mondiale) 4,4 pour cent des chefs d’entreprise, 16,9 pour cent des membres des conseils d’administration, 25 pour cent des parlementaires nationaux et 13 pour cent des négociateurs de paix. Seuls 22 pays ont actuellement à leur tête une femme cheffe d’État ou de gouvernement. ”

Les femmes continuent de prendre le leadership de la lutte pour la paix et la justice partout dans le monde.

En Biélorussie, les femmes sont à l’avant-garde de la lutte pour les droits humains.

En Syrie, les femmes sont considérées comme essentielles dans la lutte contre l’extrémisme violent.

En Palestine, leur leadership peut être retracé depuis le premier Congrès des femmes arabes de Palestine en 1929.

Le projet «Tisser des alliances pour l’égalité des sexes» préparé par le Coordonnateur des ONG de Castille-La Manche (Espagne) met en lumière des exemples de leadership de femmes pour la paix et la justice au Guatemala, en Haïti, en Colombie, en Bolivie et au Mahgreb.

En Afrique, Adja Kadije est mise en avant pour son travail de médiatrice pour la paix en République centrafricaine et Quitéria Guirengane pour son travail en tant qu’organisatrice des femmes. Elle est basée au Mozambique mais son travail s’étend à toute l’Afrique.

Des participants de 45 pays africains ont participé à la formulation du Manifeste des jeunes femmes africaines, marquant le vingt-cinquième anniversaire de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes et l’adoption de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing. Le manifeste est réimprimé par CPNN avec ses nombreuses demandes pour “Forums Génération Égalité.”

Si les marches et les manifestations restent vitales pour le mouvement, les rencontres virtuelles jouent également un rôle croissant. Le Manifeste des jeunes femmes africaines a été élaboré dans une série de réunions virtuelles dans cinq régions du continent qui ont été suivies par CPNN. Pour célébrer le 8 mars, les lecteurs du CPNN ont pu participer à des réunions virtuelles organisées par l’Organisation panaméricaine de la santé, l’Organisation internationale du travail, UNFOLD ZERO, Youth Fusion et les parlementaires pour la non-prolifération et le désarmement nucléaires. Et dans les semaines qui ont suivi, il y a eu quatre réunions virtuelles pour la 65e Commission de la condition de la femme et six autres sur l’égalité et le leadership des femmes.

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES



Journée internationale des femmes 2021

LIBERTÉ DE L’INFORMATION



Financial Press Fears Brazilians Will Be Allowed to Elect President of Their Choice

DÉVELOPPEMENT DURABLE



In Central Africa, Villages Join an Experiment To Save the World’s Second-Largest Rainforest

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



Le Rotary club de Pétion-Ville au cœur de la promotion de la culture de la paix en Haïti

En plus des articles, nous listons des événements virtuels pour la culture de la paix: Cliquez ici pour les événements prevus. Le mois dernier, nous avons enregistré 35 événements.

  

DROITS DE L’HOMME




Bélarus. Les femmes en première ligne de la lutte pour les droits humains

DISARMAMENT ET SECURITÉ



Civil society in northeast Syria promotes women’s role to fight extremism

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Danny Glover on Amazon Union Drive in USA, the Power of Organized Labor & Centuries of Resistance in Haiti

ÉDUCATION POUR LA PAIX



Mali: Partenariat entre l’UCAO-UUBa et l’EMP : promouvoir la recherche et la culture de la paix en Afrique