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Dr David Adams is the coordinator of the Culture of Peace News Network. He retired in 2001 from UNESCO where he was the Director of the Unit for the International Year for the Culture of Peace, proclaimed for the Year 2000 by the United Nations General Assembly.

Tchad : les jeunes du Ouaddaï débattent sur la culture de la paix et l’engagement civique

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article  par Hambali Nassour/Abba Issa dans Al Wihda

Le projet de sensibilisation sur la culture de la paix et l’engagement civique et électoral, piloté par l’Association étoiles des jeunes pour la culture et le développement, a organisé le 4 septembre un forum d’échange sur la culture de la paix.


Question related to this article:

 

Youth initiatives for a culture of peace, How can we ensure they get the attention and funding they deserve?

L’évènement d’une journée a regroupé plusieurs représentants des jeunes de la ville d’Abéché. Placée sous le thème de “l’engagement de la culture de paix au sein de la jeunesse”, la rencontre a permis aux jeunes de partager leurs idées.

Le paneliste Saleh Souloum a invité les jeunes à avoir un esprit d’unité nationale entre eux, à faire preuve d’amour et de cohésion sociale afin de bâtir un Tchad meilleur.

Il a expliqué que l’engagement civique et électoral n’est pas l’affaire seulement des dirigeants mais qu’il revient à chaque jeune de s’impliquer pour apporter sa contribution.

Le président de l’Association étoiles des jeunes d’Abéché, Hassan Abdoulaye Hassan, a fait un bref aperçu des réalisations de son organisation, avant de se pencher sur le bienfondé de la culture de la paix.

(cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

Bulletin français 1 septembre 2021


. AFGHANISTAN ET HIROSHIMA/NAGASAKI . .

Les médias commerciaux ont été dominés ce mois-ci par le retrait américain (dans la défaite) d’Afghanistan. Cependant, il n’été pas facile de trouver quelque chose qui soit digne de ce bulletin, car nous insistons sur le fait que les articles doivent « promouvoir au moins un des 8 domaines de la culture de la paix ».

Finalement, nous avons trouvé quelque chose de positif : le courage de Search for Common Ground de s’en tenir à leurs principes de culture de la paix et de résister à l’exode massif d’Afghanistan. L’organisation continuera à y travailler au motif qu’un “dialogue intensif et cohérent entre toutes les parties est la clé pour construire une société sûre, saine et juste”. Des décisions similaires ont été prises par quelques autres organisations humanitaires, dont Médecins Sans Frontières.

La défaite de l’Empire américain en Afghanistan a inspiré de nouveaux efforts pour défendre Julian Assange, qui est attaqué en raison de ses recherches courageuses et de ses publications qui ont prédit la défaite dès le début. Comme exprimé dans un article provenant de son pays d’origine, l’Australie, « La vraie nature de la guerre en Afghanistan a depuis longtemps été révélée par Assange, Wikileaks et d’autres, à l’encontre de la propagande justifiant et promouvant la guerre. . . . Comme les événements en Afghanistan montrent, jamais l’appel à la paix et à la justice pour tous les peuples n’a été plus urgent. Et compte tenu de la situation de Julian Assange, jamais l’appel à sa libération n’a été plus urgent. »

Pendant ce temps, comme d’habitude, les événements les plus importants de l’histoire de l’humanité sont ignorés par les médias commerciaux. Les armes nucléaires sont la plus grande menace pour l’humanité, mais les médias ont pour la plupart ignoré les appels d’Hiroshima et de Nagasaki et des militants pour la paix du monde entier pour s’assurer qu’elles ne seront plus jamais utilisées.

Le maire d’Hiroshima, Kazumi Matsui, écrit : « Lors de cette cérémonie commémorative de la paix marquant le 76e anniversaire du bombardement, nous offrons des prières sincères pour le repos pacifique des âmes des victimes de la bombe atomique. Avec Nagasaki et des personnes partageant les mêmes idées à travers le monde, nous nous engageons à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour abolir les armes nucléaires et ouvrir la voie à une paix mondiale durable.”

Le maire de Nagasaki, Tomihisa Taue, écrit : « Tout en adressant nos plus sincères condoléances à ceux qui ont perdu la vie à cause des bombes atomiques, je déclare par la présente que Nagasaki travaillera sans relâche aux côtés d’Hiroshima et de tous ceux qui souhaitent la paix pour diffuser une culture de la paix à travers le monde et provoquer l’abolition des armes nucléaires et la réalisation de la paix éternelle. »

Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Gutteres, dit qu’il continue d’être impressioné par les « actes altruistes des hibakusha, le nom donné à ceux qui ont survécu et continuent de témoigner. Votre courage face à l’immense tragédie humaine, est une lueur d’espoir pour l’humanité. Je réaffirme le plein soutien des Nations Unies pour faire en sorte que vos voix soient entendues par les peuples du monde, et en particulier par les jeunes générations. »

Et l’United National Antiwar Coalition (USA) écrit : « Beaucoup de gens croient maintenant que le bombardement d’Hiroshima et de Nagasaki n’était pas pour mettre fin à la Seconde Guerre mondiale, qui en était à ses derniers jours, mais pour déclencher la guerre froide et montrer à l’Union soviétique et au monde ce les États-Unis pourraient faire si n’importe quel pays osait s’y opposer. . . La United National Antiwar Coalition voit le principal danger de guerre nucléaire venant des États-Unis et pense que nous, aux États-Unis, avons une obligation particulière envers le monde de nous opposer à ce danger. »

Les lecteurs de CPNN ont été invités ce mois-ci à participer à trois conversations virtuelles sur Hiroshima et Nagasaki.

Un webinaire sur l’abolition des armes nucléaires a été organisé par l’UNITAR, en collaboration avec le Bureau des Nations Unies pour les affaires de désarmement, la préfecture d’Hiroshima et l’Organisation d’Hiroshima pour la paix mondiale.

Des militants de la paix associés aux Nations Unies à New York, notamment l’ONG Voices for a World Free of Nuclear Weapons et Charter for Compassion ont organisé un webinaire demandant « Jour d’Hiroshima : en avons-nous fait assez ? »

Et des groupes antinucléaires à Brisbane, en Australie, ont commémoré l’anniversaire des attentats à la bombe avec un webinaire célébrant le travail que la communauté a accompli au fil du temps contre les armes nucléaires. L’un des conférenciers était la célèbre Dr Helen Caldicott.

À CPNN, nous nous joignons au chœur mondial exigeant l’abolition des armes nucléaires avant que les armes nucléaires ne détruisent notre planète.

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

Assange

Afghanistan and Julian Assange

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

Benin
Benin :  Les rois et chefs religieux prient pour la paix à Parakou

DÉVELOPPEMENT DURABLE

IPCC
Climate change widespread, rapid, and intensifying – IPCC

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Declaration
Declaration for the Transition to a Culture of Peace in the XXI Century

En plus des articles, nous listons des événements virtuels pour la culture de la paix: Cliquez ici pour les événements prevus. Le mois dernier, nous avons enregistré 17 événements.

  

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES
UNWomen

United Nations: Strengthening women’s meaningful participation in peace processes

DISARMAMENT ET SECURITÉ

Hiroshima
The City of Hiroshima: PEACE DECLARATION

DROITS DE L’HOMME


voting

58 Years After Historic Rally, Thousands March on Washington for Voting Rights, DC Statehood

ÉDUCATION POUR LA PAIX

Guernica

Childrens Message for Peace

Le Congo et l’UNESCO Veulent Cultiver la Paix en Milieu Jeune

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article par Don Verdon Bayeni dans Vox

Le ministre de la Jeunesse et des sports, de l’éducation civique, de l’emploi et de la formation qualifiante, Hugues Ngouélondélé a indiqué le 12 août à Brazzaville que l’atelier de renforcement des capacités des leaders des associations juvéniles visait à cultiver la culture de la paix et la non-violence auprès des jeunes.


(Cliquez sur l’image pour l’élargir.)

« En vous choisissant comme des bénéficiaires de cette formation comme des agents de sensibilisation de la culture de paix et la cohésion sociale, vous devez ainsi réaliser votre responsabilité à être des citoyens chargés à apporter les informations nécessaires pour le changement des mentalités des jeunes qui sont appelés à se détourner des antivaleurs, la violence et le repli identitaire », a expliqué Hugues Ngouélondélé.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

Question related to this article:

 

Youth initiatives for a culture of peace, How can we ensure they get the attention and funding they deserve?

(. . . suite)

L’atelier de renforcement des capacités sur la culture de la paix organisé par L’UNESCO et le Réseau panafricain des jeunes pour la culture de la paix, en collaboration avec le ministère en charge de la jeunesse entend doter les leaders des associations des jeunes en vue de l’autonomisation et la responsabilisation de la couche juvénile.

« Cette formation doit être un moment de renforcement de l’esprit patriotique à tous les niveaux de la société congolaise. Il s’agira pour vous d’assurer la transmission des enseignements reçus auprès de vos organisations respectives afin que la culture de la paix, la cohésion sociale et le vivre-ensemble soit le leitmotiv de tous les jeunes », a fait savoir Fatoumata Barry Marega, la représentante de l’UNESCO au Congo.

Après cet atelier, les bénéficiaires sont appelés à répercuter les informations reçues au sein de leurs associations respectives ainsi que d’autres milieux juvéniles et au moyen des campagnes de proximité et médiatiques.

(cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

Benin :  Les rois et chefs religieux prient pour la paix à Parakou

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de l’Agence Benin Presse

La Fondation œcuménique pour la paix en Afrique (FOPA), a initié ce samedi à Parakou, une séance, au cours de laquelle les rois et chefs religieux de plusieurs contrées du Bénin, ont prié pour la paix au Bénin et en Afrique, en présence des autorités politico-administratives.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

Question related to this article:

 

How can different faiths work together for understanding and harmony?

(. . . suite)

«Que pouvons-nous faire si nous ne faisons pas la paix?», s’est interrogé Gildas Aïzannon, président du comité d’organisation, avant d’inviter les uns et les autres à cultiver la paix. «Notre responsabilité est immense dans le maintien de la paix au Bénin », a-t-il fait savoir.

Inoussa Chabi Zimé et Gilbert Dakè Djokess, respectivement maire de Parakou et président de la FOPA, ont rappelé à toutes et à tous que la paix n’est pas un vain mot mais plutôt un comportement.

«Les événements malheureux survenus lors de l’élection présidentielle dernière nous interpellent tous», a rappelé le maire de Parakou, avant d’inviter toutes les couches sociales à la culture de la paix durable.

Les rois et chefs religieux ou leurs représentants ont dit des prières pour la sauvegarde de la paix en Afrique en général et au Bénin en particulier. Dans leurs différentes invocations, ils ont exhorté les uns et les autres au sens du pardon, de l’amour de son prochain. Pour ce faire, ils ont surtout convié tout le monde à avoir la crainte de Dieu.

Portrait Camerounais : d’une vie de violence à une culture de la paix

DESARMAMENT & SECURITE .

Un article des Nations Unies

Un jeune militant de la paix camerounais, qui a tourné le dos à la violence qui sévissait dans sa ville natale pour devenir un jeune militant de la société civile, a expliqué aux Nations Unies comment il aide d’autres jeunes à rejeter les conflits et à jouer un rôle plus important dans la construction de la paix dans le pays.


© UNICEF/Salomon Marie Joseph Beguel
Les jeunes camerounais jouent un rôle essentiel dans la promotion d’une culture de la paix dans ce pays d’Afrique occidentale.

Christian Achaleke s’est adressé aux Nations Unies avant la Journée internationale de la jeunesse, qui est célébrée chaque année le 12 août.

« Ma décision de devenir un militant de la paix a été influencée par mon expérience personnelle. J’ai grandi dans une communauté en proie à la violence : c’était un mode de vie. À un moment donné, je me suis rendu compte que la violence ne nous mène nulle part. J’ai perdu des amis et des connaissances, et d’autres ont été jetés en prison.

J’ai commencé à faire du bénévolat en 2007, ce qui m’a donné une nouvelle perspective axée sur la paix et la contribution à l’amélioration des communautés. Ce fut une expérience inspirante qui a changé ma vie.

En tant que jeune engagé dans la consolidation de la paix et la lutte contre l’extrémisme violent, je me retrouve à parler à mes pairs. Lorsque je vais dans les prisons pour parler à d’autres jeunes, je peux leur montrer qu’il existe de meilleures façons de relever les défis auxquels ils sont confrontés que la violence et de trouver des solutions aux causes des conflits.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour un article sur ce sujet en anglais.)

Question for this article:

“Put down the gun and take up the pen”, What are some other examples?

( . . . suite)

Une jeunesse sous-estimée

Cependant, je dirais que notre rôle a été sous-estimé. J’ai parfois l’impression que les communautés, les dirigeants et les institutions ferment les yeux sur ce que nous faisons, alors que nous sommes ceux qui souffrent le plus en période de conflit.

Au Cameroun, nous avons essayé de donner aux jeunes l’occasion de s’engager dans des initiatives communautaires locales de consolidation de la paix et de processus de paix, en leur donnant des conseils, un encadrement et un soutien.

Nous disons au gouvernement, aux Nations Unies et aux autres organisations que c’est une bonne stratégie d’impliquer les jeunes, de leur donner les compétences nécessaires pour prendre part à la médiation et de leur fournir un espace sûr dans lequel ils peuvent faire partie du processus.

La culture, la diversité et le patrimoine sont très importants pour moi en tant que Camerounais. Ils devraient servir de facteur d’unification mais, parce que nous ne les avons pas correctement exploités, nous sommes confrontés à un conflit violent.

C’est pourquoi la gestion de la culture, du patrimoine, de la diversité et de notre diaspora est très importante pour la paix, et c’est quelque chose que nous essayons de pratiquer depuis longtemps.

Des valeurs pour prévenir les conflits

Pour moi, une culture de la paix est un ensemble de valeurs, de modes de vie, de morales et d’éthiques qui sont développés pour prévenir les conflits ou la violence et pour inciter les gens à vivre de manière pacifique et éthique.

Pour créer une culture de la paix en Afrique, les jeunes et les femmes doivent s’engager et être à l’avant-garde du processus. Il est également important de donner aux personnes et aux communautés la possibilité de partager leurs expériences et leurs idées.

On parle peu des jeunes qui changent le visage du continent africain, mais cela ne signifie pas que nous ne faisons pas du bon travail. J’appelle les chefs d’État, les décideurs politiques, les communautés et toutes les personnes de bonne volonté à soutenir les jeunes garçons et les jeunes filles et à faire en sorte qu’ils puissent mener les transformations de leurs pays et construire le continent africain ».

Bulletin français 1 août 2021


PROGRÈS EN AFRIQUE ET AU MOYEN-ORIENT

Ce mois-ci voit des avancées continues sur les thèmes présentés dans les derniers bulletins : le leadership des femmes et des jeunes pour une culture de la paix en Afrique ; et la lutte contre l’apartheid israélien au Moyen-Orient.

La Biennale de Luanda, qui se tiendra du 4 au 8 octobre, poursuivra le développement de réseaux promouvant la « création d’un mouvement continental et durable en faveur de la paix ». Il s’agit notamment du Réseau panafricain des jeunes pour la culture de la paix et du Réseau panafricain des femmes pour la culture de la paix et le développement durable.

La Déclaration de Kinshasa, lancée lors du Forum Génération Égalité [Paris, 2 juillet], présente des actions concrètes des pays membres de l’Union africaine pour faire progresser l’égalité des genres en Afrique d’ici 2030. La Déclaration a été rédigée lors de la Conférence sur l’égalité des genres tenue à Kinshasa le 10 juin, et elle est le résultat d’une grande mobilisation de forces vives panafricaines : la jeunesse, la société civile, les chercheurs, les gouvernants, les militantes et les organisations internationales.

L’Union africaine a annoncé qu’elle avait terminé l’appel à candidatures de femmes africaines qui ont exceptionnellement fait avancer l’agenda des femmes, de la paix et de la sécurité en Afrique. Les femmes sélectionnées seront présentées dans un prochain livre commémoratif mettant en vedette vingt femmes africaines. Un chapitre sera dédié à chaque femme pour partager son histoire ou sa contribution à l’un des quatre piliers de la résolution 1325 des Nations Unies, à savoir ; prévention, protection, participation et/ou secours et relèvement dans le cadre des activités de paix et de sécurité.

L’Envoyée spéciale de l’Union africaine pour les femmes, la paix et la sécurité, Mme Binetta Diop, a partagé les conclusions de la Mission de solidarité de haut niveau ONU-UA en République du Nigéria et en République démocratique du Congo (RDC). Dans les deux pays, la délégation a rencontré des femmes leaders de la base et les Chibok Girls, qui ont été sauvées de Boko Haram. Il existe de grands camps pour les personnes déplacées, notamment le camp de Dalori au Nigeria et le camp de personnes déplacées de Mugunga en République démocratique du Congo. Nous avons organisé une discussion de groupe avec des femmes déplacées pour mieux comprendre et tirer des enseignements de leurs expériences.

Au Nigéria, les premières dames des États d’Osun et de Kaduna ont été élues respectivement présidentes du Forum des femmes des gouverneurs du Sud et du Forum des femmes des gouverneurs du Nord. Les forums assurent une participation accrue des femmes à la gouvernance, la construction d’une culture de paix dans les communautés à travers le pays et l’accès à l’éducation pour les filles.

En Côte d’Ivoire, des délégations de femmes de plusieurs pays africains ont participé à un atelier de formation en éducation à la paix et en autonomisation socioéconomique. « Les femmes ne sauraient rester en marge de nos priorités. Pour cela il faut une prise en compte de la question du genre et de l’éducation à la culture de la paix comme une thématique nouvelle et prometteuse permettant à toutes et tous de jouer véritablement le rôle de médiateurs, d’éducateurs, d’acteurs de paix et de réconciliateurs » , a souligné le Dr Diénéba Doumbia, directrice du Centre régional pour l’éducation et la culture de la paix qui a assuré la formation.

A l’école WANEP-GUINEE, un atelier de formation a été organisé avec une cinquantaine de femmes « dans le but de permettre que les communautés de Conakry et celles de la Haute Guinée développent la culture de la paix . ». Il sera question à travers cette journée de formation, d’établir un partage d’expériences entre les femmes ayant une forte expérience dans leur parcours professionnelles et les jeunes femmes en début de carrière.

En Ouganda, 15 boursiers pour la paix du Rotary se sont réunis à l’Université de Makerere pour la session inaugurale du nouveau centre pour la paix du Rotary International. Parmi eux, la première cohorte du centre pour la paix représentait 11 pays et parlait, en plus de l’anglais, une douzaine de langues africaines, dont le luganda, le swahili et le zoulou. « Venant d’horizons divers, et pourtant avec un désir commun de paix en Afrique, ils sont la quintessence de l’unité dans la diversité », a déclaré Anne Nkutu, coordinatrice du centre de paix de l’Université Makerere.

Enfin, dans une contribution remarquable à la lutte contre l’apartheid israélien, deux anciens ambassadeurs d’Israël en Afrique du Sud ont écrit : « Il est temps que le monde reconnaisse que ce que nous avons vu en Afrique du Sud il y a des décennies se produit également dans les territoires palestiniens occupés. Et comme tout le monde s’est joint à la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, il est temps pour le monde de prendre des mesures diplomatiques décisives dans notre cas également et de travailler à la construction d’un avenir d’égalité, de dignité et de sécurité pour les Palestiniens et les Israéliens. ”

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

Luanda

La culture de la paix et la Biennale de Luanda

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

Peru
Different religions come together to pray for peace in Peru

DÉVELOPPEMENT DURABLE

indigenous
WWF report: The custodians of nature crucial to any and every effort to protect our planet

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

mayors

Mayors for Peace Adopts New Vision and Action Plan

En plus des articles, nous listons des événements virtuels pour la culture de la paix: Cliquez ici pour les événements prevus. Le mois dernier, nous avons enregistré 9 événements.

  

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

Kinshasa


Les femmes Africaines proposent un plan décennal pour l’égalité des sexes en Afrique au Forum Génération Égalité à Paris

DISARMAMENT ET SECURITÉ

IPB

Barcelone accueillera le deuxième Congrès international de la Paix du 15 au 17 octobre 2021

DROITS DE L’HOMME


apartheid

It’s Apartheid, Say Israeli Ambassadors to South Africa

ÉDUCATION POUR LA PAIX

Argentina
Argentine : les enseignant·e·s portent la stratégie nationale pour l’éducation environnementale globale

La culture de la paix et la Biennale de Luanda

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Un article de l’UNESCO

Bref historique

Inspirée par l’Acte constitutif de l’UNESCO, la définition du concept de culture de la paix est l’aboutissement d’un long processus de maturation amorcé par la Déclaration de Yamoussoukro sur la paix dans l’esprit des hommes, résultat du Congrès international sur la Paix dans l’esprit des hommes, organisé conjointement à Yamoussoukro (Côte d’Ivoire), du 26 juin au 1er juillet 1989, par le Gouvernement ivoirien et l’UNESCO.


© UNESCO

La réflexion sur le concept de culture de la paix sera ensuite prolongée au premier Forum international sur une culture de la paix, organisé, du 16 au 18 février 1994, à San Salvador (El Salvador). Le Forum de San Salvador servira aussi à définir les principes de base d’élaboration et de mise en œuvre de programmes nationaux de la culture de la paix. Entre 1993 et 1996, en dehors du Programme national pour une culture de la paix en El Salvador, des programmes nationaux sont, en effet, envisagés par l’Organisation dans plusieurs pays : Mozambique, Burundi, Kenya, Afrique du Sud, Congo, Soudan, Somalie, Philippines, Bosnie, Haïti.

C’est au cours de cette période que la Conférence générale de l’UNESCO adoptera, à sa 28e session, la promotion d’une culture de la paix comme un objectif directeur essentiel de la Stratégie à moyen terme de l’Organisation pour 1996-2001. Cette décision de la Conférence générale se traduira par la mise en œuvre d’un projet transdisciplinaire « Vers une culture de la paix »  qui inspirera l’objectif de la « Décennie des Nations Unies pour l’éducation dans le domaine des droits de l’homme », consacrée par la résolution 50/173 de l’Assemblée générale, en 1996. Par cette résolution, le concept de culture de la paix s’inscrit, pour la première fois, dans l’agenda des Nations Unies.

En effet, selon la résolution 52/13 du 15 janvier 1998 de l’Assemblée générale de l’ONU, la culture de la paix consiste « en des valeurs, des attitudes et des comportements qui reflètent et favorisent la convivialité et le partage fondés sur les principes de liberté, de justice et de démocratie, tous les droits de l’homme, la tolérance et la solidarité, qui rejettent la violence et inclinent à prévenir les conflits en s’attaquant à leurs causes profondes et à résoudre les problèmes par la voie du dialogue et de la négociation et qui garantissent à tous la pleine jouissance de tous les droits et les moyens de participer pleinement au processus de développement de leur société. »

L’Assemblée générale des Nations Unies procédera ensuite, la même année, à la proclamation de la « Décennie internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde » (2001-2010), à l’adoption, en 1999, de la « Déclaration et programme d’action sur une culture de la paix » et à la célébration de l’an 2000, Année internationale de la culture de la paix, avec l’UNESCO pour chef de file.

Au titre des nombreuses activités marquant la célébration de cette année internationale de la culture de la paix, il y a la publication du Manifeste 2000 qui sera à l’origine d’une campagne mondiale en faveur de la culture de la paix. Selon ce Manifeste, la culture de la paix, c’est un engagement personnel à :

(i) « respecter la vie et la dignité de chaque être humain sans discrimination ni préjugé » ;

(ii) « pratiquer la non-violence active, en rejetant la violence sous toutes ses formes : physique, sexuelle, psychologique, économique et sociale, en particulier envers les plus démunis et les plus vulnérables tels les enfants et les adolescents » ;

(iii) « partager mon temps et mes ressources matérielles en cultivant la générosité, afin de mettre fin à l’exclusion, à l’injustice et à l’oppression politique et économique » ;

(iv) « défendre la liberté d’expression et la diversité culturelle en privilégiant toujours l’écoute et le dialogue sans céder au fanatisme, à la médisance et au rejet d’autrui » ;

(v) « promouvoir une consommation responsable et un mode de développement qui tiennent compte de l’importance de toutes les formes de vie et préservent l’équilibre des ressources naturelles de la planète » ;

(vi) « contribuer au développement de ma communauté, avec la pleine participation des femmes et dans le respect des principes démocratiques, afin de créer, ensemble, de nouvelles formes de solidarité. »

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

( Cliquez ici pour une version anglaise.

 

Question related to this article.

The Luanda Biennale: What is its contribution to a culture of peace in Africa?

Will UNESCO once again play a role in the culture of peace?

(. . . . suite)

Signé par près de 76 millions de personnes mondialement, le Manifeste 2000 contribuera ainsi à la création d’un « Mouvement mondial en faveur d’une culture de la paix » auquel appelait déjà la « Déclaration et programme d’action sur une culture de la paix ».

Treize ans après, pour la région Afrique, l’appel à la création d’un « Mouvement continental et durable en faveur de la paix » apparaîtra dans le « Plan d’action en faveur d’une culture de la paix en Afrique/Agissons pour la paix ». Ce plan est adopté à l’issue du Forum panafricain « Sources et ressources pour une culture de la paix », organisé conjointement avec le Gouvernement angolais et l’Union africaine, à Luanda, du 26 au 28 mars 2013.

C’est, par ailleurs, à l’occasion de ce forum de 2013, dont l’objectif était « de s’appuyer sur les sources d’inspiration et sur le potentiel des ressources culturelles, naturelles et humaines du continent pour identifier des pistes d’action concrètes permettant de construire une paix durable, entendue comme pierre angulaire du développement endogène et du panafricanisme », que la décision est prise de créer une Biennale de la culture de la paix.

Afin de donner suite à l’appel à la création d’un « Mouvement continental et durable en faveur de la paix », il sera créé sous l’égide de l’UNESCO et de l’UA, avec le soutien d’un certain nombre d’Etats membres, des réseaux d’organisations de la société civile d’Afrique et de la Diaspora :

1. En septembre 2013 : le « Réseau de fondations et d’institutions de recherche pour la promotion d’une culture de la paix en Afrique » qui compte, aujourd’hui, plus de 50 organisations, parmi lesquelles des chaires UNESCO. La Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix est en charge du Secrétariat permanent dudit réseau et son siège social est, par conséquent, basé en Côte d’Ivoire, plus précisément à Yamoussoukro.

2. En décembre 2014 : le « Réseau panafricain de jeunes pour la culture de la paix », constitué d’environ 60 organisations, parmi lesquelles des Conseils nationaux de la jeunesse. Le Secrétariat permanent de ce réseau de jeunes est hébergé par le Gabon.

3. En juin 2018 (par la création au Gabon d’une organisation nationale dénommée justement « Réseau panafricain des femmes pour la culture de la paix et le développement durable » et en septembre 2019 (par la tenue d’un forum des femmes à la première édition de la Biennale de Luanda), il a été lancé l’idée de la création d’un réseau des organisations de recherche sur la femme et la culture de la paix en Afrique et dans les Diasporas.

La Biennale de Luanda

Lancée en 2019, la Biennale de Luanda – « Forum Panafricain pour une Culture de la paix », a pour objectif général de renforcer ce Mouvement panafricain pour une culture de la paix et de la non-violence, par la mise en place de :
1. Une plateforme mondiale de coopération pour l’élaboration de stratégies de prévention de la violence et des conflits et la diffusion d’initiatives et bonnes pratiques, en vue de construire une paix et un développement durables en Afrique (Forums thématiques) ;

2. Un espace d’échange entre les identités culturelles de l’Afrique et de ses Diasporas, un rendez-vous privilégié des arts, cultures et patrimoines comme instruments de dialogue, de compréhension mutuelle et de tolérance (Festival de cultures) ;

3. Un partenariat multi-acteurs entre les gouvernements, la société civile, la communauté artistique et scientifique, le secteur privé et les organisations internationales. Une opportunité majeure de soutenir les programmes emblématiques pour l’Afrique en développant à plus grande échelle des projets et initiatives qui ont fait leurs preuves de réussite sur le plan local, national ou sous-régional (Alliance de partenaires pour la culture de la paix en Afrique).
 
La deuxième édition de la Biennale de Luanda aura lieu entre le 4 et le 8 octobre 2021

Bibliographie :

Adams (David), Early history of the culture of peace 

Prera-Flores (Anaisabel) et Vermeren (Patrice), Philosophie de la culture de la culture, Paris, Editions L’Harmattan, 2001

Tindy-Poaty (Juste Joris), La culture de la paix : une inspiration africaine, Paris, Editions L’Harmattan, 2020

Barcelone accueillera le deuxième Congrès international de la Paix du 15 au 17 octobre 2021

DESARMAMENT & SECURITE .

Un article de Pressenza

Sous le titre « (Re)imaginez notre monde : Action pour la paix et la justice », des participants de près de 70 pays assisteront à la rencontre du mouvement pacifiste international et d’autres mouvements sociaux, avec la participation de militants et d’experts de renom.

Le congrès aura un format hybride, avec des activités sur place en face à face, des conférences, des ateliers et des événements culturels, mais avec la possibilité de suivre nombre d’entre eux en ligne.

Le Bureau International de la Paix (BIP/IPB) et l’Institut Catalan International pour la Paix (ICIP) sont les principaux organisateurs du deuxième Congrès international de la Paix qui se tiendra à Barcelone du 15 au 17 octobre 2020.

Sous le titre « (Re)imaginez notre monde. Action pour la paix et la justice », des participants d’environ 70 pays participeront à cet événement qui proposera des activités, des conférences et des ateliers en face à face dont la plupart auront lieu au CCCB (Culture Contemporaine de Barcelone).

L’objectif principal du congrès est de dynamiser le pacifisme international et le travail pour la paix, d’offrir un point de rencontre aux différents acteurs, de redéfinir l’action pour la paix et, comme le dit la devise du congrès, de réimaginer le monde à travers le prisme d’une culture de la paix.

Selon le co-président du BIP, Philip Jennings, le congrès vise à être le plus grand rassemblement de militants pour la paix en 2021, année que les Nations unies ont déclarée Année internationale de la paix et de la confiance. « C’est aussi une grande année pour le BIP, puisque nous célébrons notre 130e anniversaire et que nous approchons du 40e anniversaire du rapport Olof Palme sur la sécurité commune ; le temps est venu de développer un nouveau plan pour la survie commune », ajoute-t-il.

« Le Congrès mondial de la paix du BIP à Barcelone permettra à un grand nombre d’entre nous de se rencontrer en personne pour la première fois depuis presque deux ans. La mise en réseau des activités de paix et de désarmement dans différents pays et régions du monde est notre ressource la plus essentielle », déclare Lisa Clark, coprésidente du BIP.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour un article sur ce sujet en anglais ou ici pour un article sur ce sujet en espagnol..)

Question for this article:

How can the peace movement become stronger and more effective?

( . . . suite)

Le congrès cherche à favoriser les synergies entre les organisations et les individus et entre les mouvements sociaux interconnectés qui luttent pour la justice dans le monde : défenseurs de la paix et du désarmement, militants féministes et LGBTQIA+, écologistes et militants pour le climat, antiracistes et peuples autochtones, défenseurs des droits humains et syndicalistes.

Pendant les trois jours du congrès, plus de trente orateurs donneront des exposés et des conférences. Parmi ceux-ci figurent Noam Chomsky, Martin Chungong, Jeremy Corbyn, Beatrice Fihn, Wada Masako, Vandana Shiva et Jody Williams.

Un congrès qui a une longue histoire

Le premier congrès de la paix de l’histoire s’est tenu en 1843 à Londres, puis à Paris en 1889 et à Rome en 1891 lors de la création du BIP.

En 2016, le congrès mondial est revenu à l’idée d’inscrire le désarmement à l’ordre du jour mondial. Le premier congrès de cette nouvelle ère a eu lieu à Berlin, et maintenant la suite aura lieu à Barcelone cinq ans plus tard.
Le BIP a son siège à Berlin et des bureaux dans la capitale catalane et à Genève.

« Barcelone est une ville de paix – l’une des rares au monde à s’être engagée de manière organisée et avec des ressources pour promouvoir et faire campagne en faveur de la paix. Elle a ouvert ses bras au BIP, la ville et la région jouant un rôle actif dans la préparation du congrès », déclare Ph. Jennings.

La ville abrite l’un des hôtes du congrès, le Centre Delàs, membre du BIP et véritable ruche pour la paix, la recherche et des campagnes au niveau régional et mondial. Le BIP est lui-même présent au sein du Centre Delàs, où siège et est animée la Campagne mondiale sur les dépenses militaires (GCOMS).

Le co-organisateur du Congrès de Barcelone est l’ICIP, une organisation de recherche, de diffusion et d’action créé par le Parlement de Catalogne en 2007 pour promouvoir la paix dans la société catalane et au niveau international et faire jouer à la Catalogne un rôle actif comme agent de paix dans le monde.

Pour plus d’informations, vous pouvez contacter Sean Conner (sean.conner@ipb-office.berlin ou +49 176 5688 5567).

Si vous avez besoin de photos, de vidéos ou d’autres matériels, vous pouvez accéder à ce lien : 
https://trello.com/b/MPBI8oQZ/wpc2021

Vous pouvez télécharger le projet de programme ici.

Forum Génération Égalité : lancement d’un plan d’action mondial pour faire progresser l’égalité des genres

. EGALITE HOMMES/FEMMES .

Un article des Nations Unies

Le Forum Génération Égalité, qui s’est tenu du 30 juin au 2 juillet à Paris, s’est achevé vendredi avec le lancement d’un plan d’action mondial pour accélérer l’égalité des genres d’ici 2026.


Photo: ONU Femmes

Ce programme sera financé à hauteur de près de 40 milliards de dollars d’investissements confirmés et soutenu par des engagements de la part de gouvernements, d’organisations philanthropiques, de la société civile, de la jeunesse et du secteur privé, a précisé ONU Femmes dans un communiqué de presse.

Cet engagement intervient alors que le monde évalue l’impact disproportionné et négatif que la pandémie de Covid-19 a eu sur les femmes et les filles. Les défenseurs de l’égalité des sexes ont fait pression pour des plans de relance sensibles au genre afin de garantir que les femmes et les filles ne soient pas laissées pour compte alors que le monde se reconstruit.

« Le Forum Génération Égalité marque un changement positif et historique en termes de pouvoir et de perspective. Ensemble, nous nous sommes mobilisés dans différents secteurs de la société, du Sud au Nord, pour devenir une force formidable, prête à ouvrir un nouveau chapitre de l’égalité des sexes », a déclaré Phumzile Mlambo-Ngcuka, Directrice exécutive d’ONU Femmes. « L’écosystème de partenaires du Forum – et les investissements, les engagements et l’énergie qu’ils apportent pour faire face aux plus grands obstacles à l’égalité des genres – garantira des progrès plus rapides pour les femmes et les filles dans le monde que jamais auparavant ».

Supervision de la mise en oeuvre du plan d’action par ONU Femmes

ONU Femmes conservera un rôle essentiel dans la conduite du plan d’action au cours des cinq prochaines années, en supervisant la mise en œuvre des engagements pour garantir que les promesses sont tenues et que des progrès sont réalisés.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

Questions for this article:

Does the UN advance equality for women?

Prospects for progress in women’s equality, what are the short and long term prospects?

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« Après deux ans de travail collectif avec les États membres, la société civile, les organisations philanthropiques et organisations privées, nous avons réussi à mobiliser le plus gros investissement jamais réalisé pour faire avancer l’égalité des sexes et les droits des femmes. En mettant en œuvre une nouvelle façon d’aborder les problèmes mondiaux par un multilatéralisme efficace, le Forum Génération Égalité a inversé les priorités de l’agenda international et fait de l’égalité des sexes, trop longtemps sous-estimée, un enjeu de long terme pour la communauté internationale, au même titre que le climat, l’éducation et santé. La France continuera d’être à l’avant-garde pour accélérer les progrès en matière d’égalité hommes-femmes », a déclaré pour sa part la secrétaire générale du Forum Génération Égalité, Delphine O.

Selon ONU Femmes, les 40 milliards de dollars d’investissements confirmés à la clôture du Forum représentent un changement majeur dans le financement des droits des femmes et des filles. Le manque de financement est largement considéré comme une raison majeure de la lenteur des progrès dans la promotion de l’égalité des sexes et dans la mise en œuvre de l’agenda des droits des femmes de la Conférence de Beijing de 1995.

À la clôture du Forum, les gouvernements et les institutions du secteur public se sont engagés à investir 21 milliards de dollars dans l’égalité des sexes, le secteur privé 13 milliards de dollars et la philanthropie 4,5 milliards de dollars. Les entités des Nations Unies, les organisations internationales et régionales ont engagé un total de 1,3 milliard de dollars. En plus de ces investissements, de nombreuses organisations ont pris des engagements politiques et programmatiques solides, notamment 440 organisations de la société civile et 94 organisations dirigées par des jeunes.

Le Forum a également lancé un Pacte sur les femmes, la paix et la sécurité et l’action humanitaire, et a annoncé de nouvelles initiatives d’égalité des sexes axées sur la santé, les sports, la culture et l’éducation.

L’Ambassadrice de bonne volonté de l’Union africaine pour mettre fin au mariage des enfants, Nyaradzayi Gumbonzvanda, a déclaré avoir « revécu cette semaine l’expérience de 1995, lorsque j’étais une jeune militante des droits des femmes à la Conférence de Beijing ». « Le contexte de la Covid-19 et d’autres obstacles sont désormais une inspiration encore plus grande pour l’innovation, la solidarité et l’inclusion. Je suis reconnaissante des engagements pris cette semaine. Il est maintenant temps d’investir encore plus dans les filles et les jeunes femmes – pour que les ressources atteignent les communautés rurales et marginalisées, pour que la technologie soit un bien public et accessible à tous, et pour une plus grande responsabilité des États membres envers les droits humains des femmes et des filles ».
 

Des femmes de plusieurs pays d’Afrique formées à la culture de la paix

. EGALITE HOMMES/FEMMES .

Un article de Abidjan News

Des délégations de femmes en provenance de plusieurs pays d’Afrique participent, depuis mardi 29 juin 2021, à Yamoussoukro, à un atelier de formation en éducation à la paix et en autonomisation socioéconomique dans une Co-organisation de la fondation Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, la conférence des ministres de la jeunesse et des sports de la francophonie (CONFEJES) et l’organisation du monde islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ICESCO).


Dr Diénéba Doumbia au micro

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

Questions for this article:

Can the women of Africa lead the continent to peace?

(. . . suite)

« Cet atelier doit être une occasion de formation, mais aussi un espace de partage des expériences et des actions menées dans nos Etats », a noté le secrétaire général de la fondation Houphouët-Boigny, Pr Jean-Noël Loucou à l’endroit des participantes.

Il a affirmé la détermination de son institution à en assurer le suivi « pour accroître l’efficacité sur le terrain ».

La formation est assurée par le centre régional pour l’éducation et la culture de la paix (CRECP), une structure logée à la fondation Houphouët-Boigny avec comme vocation de renforcer les capacités des cadres pédagogiques et de tout autre public de la sphère politique, administratives et économiques des Etats africains francophones membres de l’ICESCO.

Le CRECP a ainsi déjà formé des publics variés tels que des cadres pédagogiques, des professionnels de la communication, des acteurs de défense des droits de l’Homme, des associations de jeunes, rappelle-t-on.

« Les femmes ne sauraient rester en marge de nos priorités. Pour cela il faut une prise en compte de la question du genre et de l’éducation à la culture de la paix comme une thématique nouvelle et prometteuse permettant à toutes et tous de jouer véritablement le rôle de médiateurs, d’éducateurs, d’acteurs de paix et de réconciliateurs » », a souligné la directrice du CRECP, Dr Diénéba Doumbia.