All posts by cpnn coordinator

About cpnn coordinator

Dr David Adams is the coordinator of the Culture of Peace News Network. He retired in 2001 from UNESCO where he was the Director of the Unit for the International Year for the Culture of Peace, proclaimed for the Year 2000 by the United Nations General Assembly.

Madrid : une semaine avant le Forum mondial pour la Paix dans les Villes

. PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE .

Un article de Natale Salvo pour Pressenza (reproduit selon la licence Creative Commons Attribution 4.0 International)

Tout est prêt pour que Madrid accueille le « Forum mondial sur la Violence urbaine et l’Education pour la Coexistence et la Paix« .

« Les villes, expliquent les organisateurs, sont le principal espace d’interaction entre les personnes, les collectifs, les entreprises, les idées et les valeurs. Mais ce sont aussi des espaces qui génèrent des inégalités et la prolifération de différents types de violence. Les villes et les autorités locales ont le devoir, la responsabilité, d’œuvrer pour la paix, contre la violence comme moyen de résolution des conflits et pour l’éducation, la paix comme moyen de coexistence et de bien-être futur. Nous avons besoin de villes inclusives, sûres et durables. »


(Foto credit: Ayuntamiento de Madrid CC by)

Le lundi 5 novembre, à 16 h 30, le Centre culturel Matadero accueillera des dirigeants locaux, des organisations et des réseaux internationaux et de la société civile pour ouvrir un processus conjoint de débat, de réflexion et de construction de solutions qui favorisent des environnements urbains qui peuvent mettre fin aux manifestations de violence.

(Cliquez ici pour la version anglais de cet article ou ici pour la version espagnole. )

Latest Discussion

How can culture of peace be developed at the municipal level?

La maire de Madrid, Manuela Carmena, la vice-présidente du gouvernement, Carmen Calvo, et le prix Nobel de la paix 2015, Wided Bouchamaoui, ainsi que de nombreux membres d’organisations sociales assisteront à la cérémonie d’ouverture. Parmi les invités figurent Ada Colau, maire de Barcelone, Gabriela Firea, maire de Bucarest.
Pour les organisations sociales, entre autres, Federico Mayor Zaragoza représentera la Fondation pour une culture de la paix, Patrick Keuleers au PNUD, le Programme des Nations Unies pour le développement, Mpho Franklyn Parks Tau à CGLU, l’association mondiale qui défend les intérêts des gouvernements locaux et régionaux, José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, et le maire de Vigo Abel Caballero qui représente la FEMP, la Fédération des communes espagnoles.

Parmi les quelques centaines de participants de tous les continents, l’Italie n’est pas représentée par un maire, mais exclusivement par l’écrivain et activiste Patrizia Fiocchetti, qui participera au débat sur la « Violence pour la radicalisation, l’extrémisme et le terrorisme international ».

Les travaux du Forum, qui s’achèveront le jeudi 8/11, comprendront douze débats sur des sujets tels que la violence dans le sport, l’aporophobie [N.d.T.  attitude d’hostilité, plus ou moins visible, à l’égard des personnes qui vivent la pauvreté ou la précarité. Wikipedia] et l’exclusion sociale, la violence contre les femmes, le terrorisme international, la violence contre les enfants, la violence raciste et xénophobe, la phobie contre les LGTBI, les difficultés d’accès au logement, la corruption et le dialogue interreligieux contre la violence.

Avec cette initiative, qui en est à sa deuxième édition, la ville de Madrid veut associer son nom à la marque « capitale de la paix ».

Pressenza Italia sera présente à l’événement et s’efforcera de vous en informer.

Bulletin français 1 novembre 2018

METTONS FIN À LA VIOLENCE SEXUELLE

C’est un pas important en avant que les lauréats du prix Nobel de la paix de cette année soient reconnus pour leurs efforts visant à “mettre fin à l’utilisation de la violence sexuelle comme arme de guerre et de conflit armé.” L’histoire de la culture de la guerre nous apprend que: “Le viol et les autres formes de violence à l’égard des femmes ont joué un rôle fondamental dans la culture de la guerre au cours de l’histoire”.

Le Comité Nobel s’associe à une liste impressionnante d’organisations à travers le monde qui font du progrès en faveur de l’égalité des femmes et de la fin de la violence à l’égard des femmes. Voici des exemples tirés de CPNN au cours du dernier mois.

ONG locales

Au Guatemala, l’organisation Mujeres Transformando el Mundo (Femmes transformant le monde) a aidé les “abuelas” de Sepur Zarco à obtenir la condamnation d’officiers de l’armée pour leurs viols et leur mise en esclavage systématiques pendant les 36 années de guerre civile. Ils ont obtenu des réparations, notamment la promesse de réouvrir les dossiers de revendications territoriales, de créer un centre de santé, d’améliorer l’infrastructure de l’école primaire et d’ouvrir une nouvelle école secondaire, ainsi que d’offrir des bourses d’études aux femmes et aux enfants.

ONG nationales:

Aux États-Unis, Planned Parenthood mène le combat pour résister aux attaques du président Trump et de ses représentants contre les droits des femmes en matière de procréation. L’organisation prévoit une campagne politique nationale de plusieurs millions de dollars pour garantir que l’avortement restera accessible, même si la décision historique d’une légalisation nationale est annulée à cause du choix de Trump pour la Cour suprême.

ONG internationales:

Plan International a sponsorisé une campagne dans laquelle plus de 1000 écolières sont devenues pour un jour des leaders mondiaux allant des cadres de Google et de Facebook aux postes gouvernementaux et aux conseils municipaux. La présidence péruvienne et les présidents des parlements du Zimbabwe et de l’Australie occidentale ont été parmi les postes qu’elles ont momentanément occupés.

Organisations religieuses

À Bougainville, une île de Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Centre de réadaptation Nazareth, créé par la Congrégation des Sœurs de Nazareth et dirigé par Sœur Lorraine Garasu, soutient un Réseau de défenseuses des droits humains (RDDH). Leur travail est axé sur les questions de violence familiale et sexuelle, de sécurité et sûreté communautaires, de réduction de la pauvreté, de leadership et de reconnaissance du travail des RDDH, en particulier dans des communautés rurales. Les femmes travaillent pour la santé et les droits en matière de procréation sexuelle, l’accès à l’éducation et aux services et la nécessité de prendre des mesures pour lutter contre le changement climatique, entre autres problèmes importants. L’initiative bénéficie du soutien de l’Agence internationale de développement de la femme.

Entreprises commerciales

Le géant de l’informatique, Adobe, a annoncé qu’il avait atteint la parité salariale entre les hommes et les femmes dans 40 pays. La société définit la parité salariale comme garantissant que les employés et les employées occupant le même poste et le même lieu de travail sont rémunérés équitablement, sans distinction de sexe ou d’origine ethnique. “Je suis fier que nous ayons franchi ce pas important vers une juste reconnaissance de toutes les contributions de nos collaborateurs. Atteindre ce jalon est fondamental pour notre identité”, a déclaré le président et chef de la direction d’Adobe, Shantanu Narayen.

Gouvernements nationaux

L’Islande a le plus d’égalité entre les sexes parmi les 144 pays classés par le Forum économique mondial et a promulgué la première loi mondiale sur l’égalité de rémunération. Cela est dû aux pressions locales et à l’élection de femmes dirigeantes, comme l’illustre le récent «Kvennafrí 2018», une grève des femmes qui a organisé des manifestations dans 16 villes et villages. Le rassemblement qui a eu lieu à Reykjavik, la capitale, a été adressé par un ancien Premiere ministre et par la Premiere ministre actuelle.

Les Nations Unies

La Directrice exécutive d’ONU Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka, a présenté le rapport du Secrétaire général sur les femmes, la paix et la sécurité au Conseil de sécurité des Nations Unies en octobre. “Nous félicitons le Comité Nobel d’avoir remercié Denis Mukwege et Nadia Murad pour leur plaidoyer en faveur des victimes de violences sexuelles perpétrées en temps de guerre. C’est un exemple de l’importance de cette question. J’ai rencontré de nombreuses femmes exceptionnellement courageuses lors de mes récents voyages en Somalie, Soudan du Sud, camps de réfugiés du Sahel et des Rohingya au Bangladesh, dont beaucoup sont ici aujourd’hui, mais beaucoup ne le pouvaient pas. En 2017, la moitié des femmes honorées dans l’hommage annuel de l’Association pour l’intégration des femmes dans le développement ont été assassinées dans un conflit des pays touchés … Je souhaite vivement que nous trouvions la volonté politique de faire beaucoup plus pour lutter contre cette épidémie de meurtres de femmes au cours de la prochaine décennie.

L’UNICEF fait partie des Nations Unies qui prennent des mesures positives aux niveaux local et national. Par exemple, en Éthiopie, l’UNICEF soutient la création de clubs de filles dans le cadre d’un effort accéléré visant à mettre fin au mariage des enfants.

Comme nous l’avons indiqué dans le projet de résolution de l’UNESCO envoyé aux Nations Unies en 1998, qui est devenu la Déclaration et le Programme d’action des Nations Unies pour une culture de la paix: “Il existe un lien inextricable entre la paix et l’égalité entre hommes et femmes. Ce n’est que cette liaison entre l’égalité, le développement et la paix qui peuvent remplacer l’inégalité historique entre hommes et femmes qui a toujours caractérisé la culture de la guerre et de la violence. ”

      

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES



The Nobel Prize for Peace 2018

DÉVELOPPEMENT DURABLE



France: Plusieurs milliers d’étudiants ont signé un manifeste dans lequel ils s’engagent à ne pas travailler pour des entreprises en désaccord avec leurs valeurs

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



Inter-Parliamentary Union: 139 parliaments demand immediate action on climate change

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


GAPMIL gives Global Media and Information Literacy Awards 2018

DISARMAMENT ET SECURITÉ


Nuclear Abolition Day: Security Council session clashes with UN High-Level Meeting

DROITS DE L’HOMME



Sepur Zarco case: The Guatemalan women who rose for justice in a war-torn nation

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ



Berlin: Hundreds of thousands march against racism

ÉDUCATION POUR LA PAIX



Maroc – Lettres : Oujda affiche son « ambition maghrébine et africaine »

Maroc – Lettres : Oujda affiche son « ambition maghrébine et africaine »

EDUCATION POUR LA PAIX

Un article par Bios Diallo pour Le Point

C’est autour du thème « Réinventer l’universel » que la capitale régionale de l’Orient marocain a abrité du 18 au 21 octobre 2018 la 2e édition du salon maghrébin du livre. Une manifestation pleine de profondeur.


Frontalière avec l’Algérie et porte d’entrée au Maroc, Oujda est une ville aux multiples brassages. Ce qui fait dire au ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed Al Aaraj, que le salon Lettres du Maghreb ressemble à la ville qui l’accueille : un creuset de cultures spirituelles et intellectuelles. D’ailleurs, Oujda a été désignée, en 2018, « capitale de la culture arabe » !

Plus de 300 écrivains et éditeurs étaient présents. Et au-delà des auteurs venus du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie, de la Mauritanie, de la Libye, de l’Égypte, du Soudan, cette édition a accueilli également des écrivains et poètes du Liban, de la Palestine, de la Syrie, de l’Iran, de l’Amérique latine et d’Europe. L’Afrique subsaharienne aussi était présente à travers la Côte d’Ivoire, pays invité d’honneur. Le président du salon, Mohamed Mbarki, a parlé d’une « ambition maghrébine et africaine » à construire à travers les lettres.

Vers l’universalité


Reste à savoir comment promouvoir et conduire les littératures maghrébines vers l’universalité. L’écrivain Jalal El Hakmaoui, par ailleurs commissaire du salon, précise : « Il ne s’agit pas de créer l’universalité, mais de la remettre en perspective à partir des contributions de penseurs. » Transcender alors les déchirures du monde et les particularismes porteurs d’idéologies de haine, pour tendre vers un monde ouvert et respectueux de l’autre. Avec « Réinventer l’universel », les intervenants invitent à la prééminence des idées positives sur les discours qui instrumentalisent la peur.

Le public a eu l’embarras du choix sur les thématiques. Les salles étaient littéralement envahies par les assoiffés du savoir et des débats. Le sujet « Islam et modernité » catalyse bien des passions dans un Maghreb au cœur des mutations. En effet, entre les radicalisations et les violences, des éclairages s’imposent. Et si l’islam, en tant que foi personnelle, n’est pas réfractaire à la modernité, le regard extérieur porté sur lui est aujourd’hui biaisé. « Non, l’islam n’est pas violent, s’insurge l’éditeur et traducteur algérien Sakhr Benhassine. Et pour cause, si on enquête après un acte perpétré, on découvre les limites et religieuses et humaines des personnes à la source du répréhensible acte. C’est donc pour d’autres mobiles que l’ignoble est commis, et non l’islam. » À la table ronde « Soufisme et la culture de la paix », le rappeur, slameur et écrivain Abd al Malik abonde dans le même sens : « Il est de notre devoir d’éclairer les personnes qui n’ont pas vraiment accès au Livre, soutient-il. Depuis que je m’intéresse au soufisme, que je parcours le monde des textes d’origine, je découvre et la force et l’esprit de paix contenus dans les écritures sacrées. Il faut croire simplement que les gens sont mal informés. »

(Voir suite sur colonne de droite.)

(cliquez ici pour une traduction anglaise.

Question pour cet article:

What is the relation between peace and education?

(. . suite)

Des thèmes qui interpellent l’actualité


« Le Maghreb vu d’ailleurs » et « Être migrant aujourd’hui » se recoupent par le fait du départ et du retour, du regard de l’autre et de soi-même. Le Maghreb, lui-même terre de confluences, connaît aujourd’hui de nombreuses traversées vers l’Europe. Tout comme il connaît une saignée de sa propre jeunesse en quête d’horizons meilleurs vers l’Europe, le Canada et les États-Unis. Mais à cause, entre autres, d’attentats et violences souvent commis par des individualités se réclamant de l’islam, migrants et non-migrants se retrouvent stigmatisés. « Pour autant, dit Fodé Sylla, grand activiste des années 2000 en France et modérateur de l’une des rencontres, il ne faudra pas céder à la peur de l’autre. Ni le musulman ni la migration ne portent des gènes de violence. La culture de la violence leur est imposée malhonnêtement. » « Nous devons éviter les jugements et identités figées », renchérit la romancière marocaine Naïma Lahbil Tagemouati.

L’imaginaire des langues, la création, le rêve d’ailleurs, l’édition et la circulation du livre ne seront pas en reste. Et si la littérature maghrébine repose sur de brillantes plumes, force est de reconnaître que celles-ci évoluent ailleurs. Un ailleurs plus attractif, mais bien au détriment de terres déshéritées. C’est ce que veut corriger ce salon, disent les organisateurs. Le Wali de la région, féru de lectures, interroge : « Serons-nous toujours condamnés à voir célébrer ailleurs nos auteurs ? » Mouaad Jamai refuse d’abdiquer : « Que ne sommes-nous capables de valoriser ici au Maghreb ! Oujda est un cadre propice. Nous pouvons ici exprimer haut et fort une volonté commune de faire exister une édition maghrébine cohérente et solidaire à l’échelle de la sous-région autour de nos auteurs et éditeurs. »

La jonction de deux mondes


Maghreb et Afrique subsaharienne partagent le même dilemme. « Notre littérature reste toujours à la remorque, regrette le poète ivoirien Henry Nkoumo. Produite ailleurs, peu diffusée et encouragée chez nous, elle ne peut faire autrement. Mais il est temps que nous soyons capables de produire par nous-mêmes, et permettre à nos scolaires et lecteurs d’avoir accès comme il se doit à nos productions ! » C’est sans doute pour cela que le salon maghrébin du livre accorde la part belle à la jeunesse (ateliers d’écriture, de BD, de nouvelles et d’images avec des écrivains et illustrateurs) et aux éditions locales.

Et la construction nécessaire des ponts. « Désigner, à chaque édition un pays du Sud comme invité d’honneur, dit Abdelkader Retnani, président de l’Union professionnelle des éditeurs du Maroc et une des chevilles ouvrières de l’événement, participe de la volonté du royaume de marquer son ancrage africain. » Pour cette seconde édition, la Côte d’Ivoire succède au Sénégal. Maurice Kouakou Bandaman, ministre de la Culture et de la Francophonie de la Côte d’Ivoire, y voit un signe réconfortant : « En faisant du salon maghrébin du livre d’Oujda une porte fédératrice grandement ouverte sur le monde, les organisateurs donnent au Maroc de belles couleurs et témoignent des espoirs attendus de notre industrie du livre. »

Les visiteurs sont repartis les bras chargés de livres, avec des idées à mûrir avant avec 2019 !

France: Marches pour le climat, on remet ça !

. . DEVELOPPEMENT DURABLE . .

Un article de La France Insoumise

Un mois après la première vague citoyenne pour le climat, ce sont à nouveau des dizaines de mobilisations qui ont été organisées ce samedi 13 octobre dans toute la France. Un nouvel acte réussi qui a réuni près de 100 000 personnes au total.

Dans de très nombreuses villes le nombre de participant·e·s était identique à celui de la dernière marche, preuve que ce mouvement citoyen ne faiblit pas, mais aussi que les revendications ont du mal à parvenir aux oreilles du président. En effet, le « Champion de la Terre » Emmanuel Macron semble déjà bien occupé à maintenir un gouvernement en pleine décomposition. Malheureusement, dans le même temps, il poursuit la mise en oeuvre de sa politique climaticide. A croire qu’il écoute bien plus les lobbies que le peuple ou même les expertes.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

( Clickez ici pour une version anglaise .)

Question for this article:

Despite the vested interests of companies and governments, Can we make progress toward sustainable development?

(. . . suite)

Car c’est dans la foulée du rapport alarmant du GIEC sur le réchauffement climatique qu’avaient lieu ces nouvelles marches. De nouvelles conclusions sans appel : atteindre l’objectif de ne pas dépasser 1,5°C de réchauffement nécessite un changement complet de mode de production et de consommation. Poursuivre les politiques actuelles nous emmènerait tout droit vers une crise climatique d’ampleur. Le message est donc clair : stop aux mesurettes, il est temps de passer aux actes forts et aux manifestations concrètes d’une véritable politique écologique. Pas dans 10 ans, pas dans 3 ans, mais maintenant ! Les catastrophes climatiques récurrentes, en France et ailleurs, en sont la preuve. C’est pourquoi les insoumis·es étaient encore venu·e·s en nombre lors des rassemblements pour demander la mise en oeuvre de la règle verte et de la planification écologique. Car s’ « il est encore temps » comme le voulait l’un des mots d’ordre de ces initiatives, la question est bien : jusqu’à quand ?

Cliquez ici pour des images de différentes marches pour le climat à Paris, Lille, Grenoble, Marseille et Strasbourg.

(Merci à Kiki Chauvin, le reporter de CPNN pour cet article.)

France: Plusieurs milliers d’étudiants ont signé un manifeste dans lequel ils s’engagent à ne pas travailler pour des entreprises en désaccord avec leurs valeurs

. . DEVELOPPEMENT DURABLE . .

Un article par Clothilde Bru pour Konbini News

Face à la catastrophe environnementale et sociale vers laquelle nous courrons, nous, étudiants, sommes inquiets.

Nous pensons que dire collectivement les changements que nous voulons voir advenir est un premier pas. Il est grand temps de se réveiller ! Voici notre manifeste.

Pour un réveil écologique (@ReveilUn) 26 septembre 2018

“À quoi cela rime-t-il de se déplacer à vélo, quand on travaille pour une entreprise dont l’activité contribue à l’accélération du changement climatique ?” Au lendemain de la publication du rapport du GIEC, (le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) rappelant l’absolue nécessité de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, des milliers d’étudiants français ont décidé d’agir.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

( Clickez ici pour une version anglaise .)

Question for this article:

Despite the vested interests of companies and governments, Can we make progress toward sustainable development?

(. . . suite)

Mis en ligne il y a moins d’un mois, leur Manifeste étudiant pour un réveil écologique a déjà récolté 11 800 signatures. Rejoints par des étudiants d’université, ce sont des élèves issus des meilleures écoles de France (HEC, écoles normales supérieures, Agro…) qui sont à l’origine de cette initiative, comme l’explique France inter.

Le texte part de cet implacable constat : “nos sociétés continuent leur trajectoire vers une catastrophe environnementale et humaine.” D’où la nécessité de changer de cap. Vite. Conscient de la force vive qu’ils représentent et de leur futur poids sur le marché du travail, ils ont donc décidé de s’engager :

“Au fur et à mesure que nous nous approchons de notre premier emploi, nous nous apercevons que le système dont nous faisons partie nous oriente vers des postes souvent incompatibles avec le fruit de nos réflexions et nous enferme dans des contradictions quotidiennes.”

Cela implique donc de choisir son employeur en fonction de son empreinte carbone : “Nous souhaitons profiter de la marge d’action dont nous bénéficions en tant qu’étudiants en nous tournant vers les employeurs que nous estimerons en accord avec nos revendications exprimées dans ce manifeste.”

Le succès de ce texte est un véritable gage d’espoir alors que la situation est plus critique que jamais.

(Merci à Kiki Chauvin, le reporter de CPNN pour cet article.)

Bulletin français octobre 2018

. JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX .

En utilisant la même méthodologie cette année que l’année dernière, nous voyons, à l’occasion de la Journée internationale de la paix, une nette augmentation de ses manifestations. Le nombre d’événements que nous avons pu trouver a presque doublé en Amérique du Nord, en Europe, en Asie et en Amérique latine, passant respectivement de 126 à 233, de 96 à 177, de 67 à 158 et de 58 à 95.

Si pour la plupart, les célébrations ont été organisées par les villes, les écoles et la société civile, quelques chefs d’État ont cependant publié des proclamations. Le Premier ministre Trudeau du Canada a déclaré: ”  À l’occasion de la Journée internationale de la paix et du 70e  anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, j’invite les Canadiens à réfléchir aux gestes que nous pouvons tous poser pour défendre les droits de la personne, et pour bâtir un pays meilleur et un monde plus pacifique.” Wang Qishan, vice-président chinois, a proclamé que “la Journée internationale de la paix était un bon espoir pour la paix pour tous les peuples du monde. Le peuple chinois, toujours épris de paix, espère poursuivre, maintenir et jouir de la paix avec les peuples d’autres pays.” Le président du Venezuela, Maduro, a déclaré: “Le peuple héroïque du Venezuela a réussi à surmonter ses difficultés pacifiquement. En cette Journée internationale, nous confirmons que c’est le seul moyen de réaliser la vraie liberté. Avec la paix, tout est possible.” Et aux Nations Unies, le Secrétaire-général, António Guterres, a déclaré: “La paix est le concept unificateur qui nous rassemble aux Nations Unies. La paix est menacée et violée dans de nombreux endroits, mais « nous n’abandonnerons pas.”

Comme l’année dernière, le plus grand nombre d’événements ont eu lieu dans les écoles, impliquant les enfants du monde dans l’espoir de la paix. Un exemple remarquable est celui des écoles Montessori du monde entier, où la tradition de chanter “Chantez la paix autour du monde” est utilisée chaque année pour marquer la Journée internationale de la paix. “La paix fait partie intégrante du programme d’études Montessori”, a déclaré Rebecca Green, directrice de l’école Montessori de Kennebec (Maine, États-Unis). “C’est le fondement pour aider les enfants à découvrir qui ils sont dans le monde et à traiter les autres avec respect.” Maria Montessori, fondatrice de la philosophie éducative Montessori, a été nommée à trois reprises pour le Noble Peace Prize. Elle a encouragé les enseignants à cultivez la paix et la courtoisie dans leurs salles de classe.

À l’école après l’école, la Journée a été l’occasion d’apprécier la diversité. À Boca Raton (Floride), les élèves de l’école élémentaire Coral Sunset se sont habillés des couleurs de leurs pays d’origine: “Nous avons plus de 64 pays représentés dans le système scolaire Palm Beach.” À l’Université de Bradford (Royaume-Uni), “nos étudiants couvrent plus de 50 nationalités. La possibilité de rencontrer des personnes de différentes origines et de différentes expériences fait de notre école un environnement d’apprentissage très riche.” À Vitoria, au Brésil, des étudiants du Centro Educacional Leonardo da Vinci ont réalisé une murale pour le respect des différences entre les peuples, par la générosité et par un regard attentif sur l’autre. Chaque groupe a travaillé avec un continent, peignant des papillons avec les couleurs des drapeaux de chaque pays, mais ces papillons ne se limitent pas à leurs frontières. Ils se rejoignent sur la même planète, ce qui montre que même si nous avons des couleurs et des drapeaux différents, nous avons un même coeur.

Lors de centaines de manifestations, la musique a été utilisée en tant que langue universelle. Un exemple typique est celui de Piratininga, Niteroi, au Brésil, où des étudiants du Colégio Dom Hélder Câmara se sont réunis sur la place centrale pour chanter «La Paz» de Gilberto Gil, le chanteur le plus populaire de leur pays. Nous avons déjà mentionné ci-dessus l’utilisation de la musique par les écoles Montessori. L’initiative One Day, One Choir a réuni des ensembles de renommée mondiale avec des chorales scolaires, communautaires, confessionnelles, professionnelles et locales dans plus de 70 pays afin de chanter pour la paix et l’unité.

Vous trouverez ci-dessous des photos d’enfants du monde entier lâchant des ballons ou des colombes dans le ciel, symboles de leur désir de paix partout dans le monde.

Partout, la journée a été une occasion de rassembler les gens des differentes sensibilités spiritualles.. Par exemple, à Bruxelles en Belgique, dans le cadre de la Journée internationale de la paix, la ville a accueilli une conférence organisée par Almouwatin (Citizen, en arabe) pour aborder les thèmes de l’échange et du partage en collaboration et avec le soutien de divers Associations musulmanes, juives, bouddhistes, laïques, franc-maçons, chrétiennes. A Sao Paulo au Brésil, des représentants du catholicisme, du spiritisme, du bouddhisme, de l’Ombanda, du protestantisme, de l’hindouisme, du candomblé et de l’islam ont participé à un acte interreligieux, “Unité pour la paix”. À Sydney, en Australie, pour la première fois cette année, l’Église apostolique arménienne, les coptes orthodoxes et les soufis ont participé au service de prière interconfessionnel annuel. Et à Raipur, en Inde, des étudiants de l’école internationale de Rungta ont visité les quatre principaux lieux de culte de leur ville. le Ram Mandir, l’Église, la Masjid et le Gurudwara où les chefs religieux de tous ces lieux ont parlé de leurs religions respectives. Ils ont souligné la nécessité de permettre à la prochaine génération de comprendre et d’assimiler l’essence et l’esprit de paix de toutes les religions et de les respecter.

En Afrique, où la transition démocratique est un défi toujours difficile, un thème commun à la Journée internationale de la paix a été la nécessité d’élections pacifiques. Ce fut le thème au Cameroun, en République démocratique du Congo, au Gabon, au Ghana, à Madagascar et au Zimbabwe.

Cette année, de nombreuses célébrations de la paix ont eu lieu dans les pays sortant de conflit armé. En Colombie, nous publions les événements de Tibu, Bogotá, Santa Marta (Magdalena), La Paz (Cesar), Dabeiba (Antioquia), Bosa et Medellin. Ceux de Dabeiba et de La Paz impliquaient d’anciens combattants des FARC démobilisés dans les camps supervisés par l’ONU près de ces villes. “C’est un moment historique. Il y a une quinzaine d’années, il était impossible de penser à un tel moment. Aujourd’hui, nous nous réunissons tous pour la paix”, a déclaré Isaias Trujillo, qui a passé 47 ans au sein des FARC. Et depuis la Syrie, nous publions des événements d’Alep, de Homs, de Sahnaya et de Qamishu, ainsi qu’un marathon de 12 heures auquel ont participé environ 15 000 personnes de différents groupes d’âge. Le marathon a débuté à 8 heures du matin à Alep, Homs, Hama, Lattakia, Tartous et Sweida, où les participants ont couru simultanément sur une distance de 3 kilomètres, avant qu’un certain nombre d’entre eux soient allés participer à un autre marathon du soir à Damas, conclu par une cérémonie tenu sur la place des Omeyyades dans la capitale syrienne, que l’on peut voir dans une vidéo de CNN.

D’autre part, il y a eu des commentaires poignants sur les événements en Ukraine , un pays qui continue d’être divisé par un conflit militaire. Dans la capitale de Kiev, les partisans des deux camps ont célébré la Journée internationale de la paix séparément. Nous publions des descriptions d’événements de six autres villes de la zone gouvernementale officielle occidentale et de quatre villes de la zone orientale en révolte. À Kurakhiv, le thème était “Je veux vivre sans guerre” et à Marazlievskoy, c’était “Nous voulons vivre en paix”. À Kiev, la présidente de l’Union pan-ukrainienne des travailleuses a déclaré: “Nous, mères ukrainiennes, ne voulons pas que nos enfants meurent. Que la guerre prenne fin!”

En conclusion, nous donnons la parole au Kirghizistan, où la Journée de la paix a été un moment pour apprécier l’absence de guerre: “Pour certains d’entre nous, la paix est une réalité quotidienne. Nos rues sont calmes, nos enfants vont à l’école. Où la société est forte, le don inestimable de la paix ne peut être remarqué par personne.”

      

MONDIALE


What has happened this year for the International Day of Peace/a>

AFRIQUE



Africa: International Day of Peace

AMÉRIQUE LATINE



Latin America: International Day of Peace

PAYS ARABES ET MOYEN-ORIENT



Arab and Middle East: International Day of Peace

PAYS EX-SOVIÉTIQUES



Ex-Soviet Countries: International Day of Peace

ASIE ET PACIFIQUE



Asia and Pacific: International Day of Peace

L’EUROPE



Europe: International Day of Peace

ÉTATS-UNIS ET CANADA



United States and Canada: International Day of Peace

Togo: L’église catholique exhorte les médias à se mettre au service du dialogue, de la paix et de la réconciliation

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Un article de Togo Presse

Une cinquantaine de journalistes issus des médias catholiques et des médias séculiers des sept diocèses du Togo ont pris part, mardi et mercredi, au CESAL, à Lomé-Tokoin, à un atelier de formation sur le thème : « Les médias au service du dialogue, de la réconciliation et de la paix ». Le projet est à l’actif du Conseil Episcopal Catholique pour les Communications Sociales (CENCCS), en partenariat avec l’Association catholique mondiale pour la communication (SIGNIS), la Propaganda Fide, avec le parrainage de la Conférence des Evêques du Togo (CET). Il vise à renforcer la capacité des professionnels des médias sur leurs contributions à la réussite du dialogue inter togolais, à la réconciliation nationale et à la consolidation de la paix sociale.


Le RP Emmanuel Mawusi, précise les objectifs de l’atelier

Les fonctions essentielles d’un média, c’est d’informer, d’éduquer et de divertir. Entant que tel, dans un processus de dialogue et de réconciliation, comme c’est le cas au Togo qui traverse un moment capital de son histoire, les médias se doivent d’être des médiateurs entre les protagonistes de la crise. Mais force est de constater que la presse togolaise, dans sa grande partie, fait fi de ce rôle, préférant jouer le jeu des politiques. C’est donc pour leur rappeler ce rôle d’éveilleurs de conscience que le Conseil Episcopal Catholique pour les Communications Sociales (CENCCS) a initié, à l’intention des agents pastoraux du secteur des médias catholiques et des médias séculiers des sept diocèses du Togo, un atelier sur le thème : « Les médias au service du dialogue, de la réconciliation et de la paix

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

( Cliquez ici pour une version anglaise.)

 

Question related to this article.

African journalism and the Culture of Peace, A model for the rest of the world?

(. . . suite)

Durant deux jours, des conférenciers chevronnés les ont entretenus sur plusieurs sous-thèmes à savoir « Le dialogue dans la gestion d’une crise politique : cas du Togo », « La réconciliation dans les sociétés traditionnelles et contemporaines », « Promotion de la culture de la paix : la part des professionnels des médias », « Le rôle des médias dans un processus de dialogue et de réconciliation » et « Echanges sur l’utilisation des techniques traditionnelles et contemporaines de production de contenus médiatiques en faveur d’un journalisme de paix ».

« Nous voulons qu’en partant d’ici, nous puisons agir comme il se doit avec beaucoup de circonspection en utilisant les mots et en posant des actes qu’il faut pour aider réellement les Togolais à se réconcilier, à savoir gérer les moments de crise. La parole a sa force. Dans un discours, dans un propos tenu quelque part, les gens peuvent être omnibulés et être captés sur ce qui est dit. Alors, si nous tenons les professionnels des médias, nous tenons le nœud même de la crise dans ce pays. Lorsqu’il y a une crise sans dialogue, nous allons à l’impasse. Nous sommes là pour apprendre aux Togolais à rester ensemble tout en étant de divers bords», a souligné le RP Emmanuel Mawusi, secrétaire général du CENCCS.

Pour Daniel Lawson Drakey, un des communicateurs, le journaliste, en tant qu’éducateur et éveilleur de conscience, doit faire la part des choses et faire la part des choses, c’est mettre à la disposition de la population ce qu’il y a comme enjeu sans prendre position. «Il s’agit de ne pas jeter de l’huile sur le feu. Aujourd’hui on a comme l’impression que les journalistes sont devenus des acteurs politiques. Ils parlent à la place de l’homme politique. Ce qui fait que l’on ne comprend plus le rôle des médias au sein des populations. Le journalisme de combat a fait son temps. Aujourd’hui, tout le monde parle du développement de nos Etats. Lorsqu’un journaliste s’engage politiquement, il perd sa crédibilité. Mais s’il se fait indépendant, les populations trouvent en lui une crédibilité et elles l’écoutent », a fait savoir M. Lawson Drakey.

Prévenir la violence et promouvoir l’égalité des sexes par le biais des médias au Sénégal

. EGALITE HOMMES/FEMMES .

Un article de L’Unesco

Le premier atelier itinérant du projet “Prévenir la violence et promouvoir l’égalité des sexes par le biais des médias au Maroc et au Sénégal” s’est tenu du 16 au 18 août 2018 à Thiès (Dakar-Sénégal). Une activité qui a permis aux différents journalistes participants de renforcer leurs capacités dans la maîtrise du concept de genre, des enjeux des droits humains ainsi que leur prise en compte dans la collecte et le traitement de l’information.


©UNESCO/Théodora Samba Taliane

Le projet « Prévenir la violence et promouvoir l’égalité des sexes par le biais des médias au Maroc et au Sénégal », subventionné par l’Espagne dans le cadre du Programme international pour le développement de la communication (PIDC), a pour objectif essentiel d’autonomiser les bénéficiaires pour la promotion de l’égalité des sexes et la lutte contre le reportage et la propagation des discours haineux dans les médias tout en favorisant une meilleure approche stratégique dans l’utilisation du digital. Le projet est mis en œuvre au Sénégal avec l’appui des partenaires au niveau national tel que le ministère de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique, la Commission Nationale Sénégalaise pour l’UNESCO (COMNAT), l’Union des Radios Associatives et Communautaires du Sénégal (URAC), l’Association des Editeurs et Professionnels de la Presse en Ligne (APPEL) et le Réseau des blogueurs du pays. 

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour une version anglaise.)

Question related to this article

Protecting women and girls against violence, Is progress being made?

African journalism and the Culture of Peace, A model for the rest of the world?

(. . . suite)

Une série de quatre ateliers itinérants sont prévus de se tenir sur l’ensemble du territoire sénégalais. C’est dans ce contexte que le premier évènement a été organisé. L’atelier qui s’est tenu les 16,17,18 août a accueilli près de 40 participants, membres des radios communautaires ainsi que de la presse en ligne, situés sur la région de Dakar et de Thiès. Pendant trois jours, ils ont été formés sur les notions de droits humains, de genre et sur la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF) ; et en techniques journalistiques, sur les notions d’éthique et de déontologie dans le traitement de l’information. A l’issue des sessions de formation, les participants ont été amenés à faire des productions radiophoniques et écrites, respectant les notions de genre, éthiques et déontologiques en fonction des connaissances acquises.  Ces productions feront l’objet d’un suivi tout au long de l’implémentation du projet, pour diffusion à destination des communautés locales. 

Cet atelier a été l’occasion, notamment pour les membres de la presse en ligne, de participer pour la première fois à une activité traitant des thématiques de genre, démontrant de façon claire que le besoin de renforcement sur ces thématiques est essentiel, et ce, à toutes les échelles. Les prochains ateliers itinérants se tiendront à Kaolack (septembre), Saint-Louis (octobre) et Kolda (novembre).

La promotion de la culture de la paix et de l’égalité des genres occupe une place centrale dans la mission de l’UNESCO. Ce projet s’inscrit dans la dynamique de l’Organisation de renforcer la paix et la non-violence par les médias avec un focus sur le renforcement de leurs capacités, afin de faire progresser le journalisme éthique, objectif et de qualité.

Algérie: Ooredoo partenaire du 32e Camp des scouts arabes

TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article par Mouloud Ahmed dans Algerie Patriotique

Ooredoo est le partenaire de la 32e édition du Camp des scouts arabes, qui se tient à Alger du 25 août au 5 septembre 2018 sous le slogan «Le rêve arabe».

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour une traduction anglaise.

Question for this article

Two movements: scouting and culture of peace, Are they related?

(. . . suite)

Placée sous le haut patronage de Son Excellence le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, cette manifestation panarabe, organisée par les Scouts Musulmans Algériens (SMA), regroupe plus de 1200 participants représentant une vingtaine de pays arabes.
Cette édition, qu’accueille l’Algérie pour la troisième fois, vise à promouvoir le vivre ensemble, la culture de la paix ainsi que la solidarité et la fraternité entre les peuples. Un riche programme est concocté par le Comité d’organisation au profit des participants avec, notamment, des activités culturelles et éducatives, des visites touristiques, des animations aquatiques, des jeux de divertissement et des conférences thématiques.

Par sa participation à ce 32e Camp des scouts arabes, Ooredoo confirme son statut d’entreprise citoyenne résolument impliquée dans le soutien des évènements qui contribuent au rayonnement de l’Algérie.

Bulletin français 1 septembre 2018

. PROGRÈS POUR LA PAIX .

Ce mois-ci, nous examinerons les progrès (ou l’absence de progrès) pour la paix, dans cinq guerres et confrontations militaires: Les Philippines; La Colombie; L’Éthiopie et Érythrée; La Corée du Nord et la Corée du Sud; L’Israël et La Palestine.

Les Philipines :

Le 27 juillet dernier, le président philippin Duterte a promulgué la loi fondamentale de Bangsamoro (BOL) visant à compléter l’accord de paix entre le gouvernement et le Front de libération islamique Moro (MILF) dans le sud des Philippines. L’accord donne aux Moro une plus grande autonomie pour diriger leur patrie à Mindanao.

Après la ratification du Sénat et de la Chambre des représentants. Le sénateur Juan Miguel “Migz” Zubiri, qui préside le sous-comité du Sénat sur la BOL, a déclaré: “C’est une nouvelle aube pour Bangsamoro à Mindanao.” “Le MILF et le MNLF (Front de libération nationale Moro) sont prêts à travailler avec le gouvernement philippin, en particulier dans la conduite du plébiscite qui aura lieu vers le mois de novembre.”

Quatre années de lobbying pour l’inclusion de l’éducation à la paix dans la BOL ont été couronnées de succès. Aux termes de l’article IX de la loi sur l’éducation, le gouvernement de Bangsamoro institutionnalise l’éducation à la paix à tous les niveaux. Quelque 6 000 nouveaux enseignants sont actuellement déployés dans cinq provinces du sud et contribuent activement à la promotion de la solidarité interconfessionnelle. à l’appui des efforts de paix du gouvernement Mindanao.

La mise en pratique de la nouvelle loi, dans le cadre d’un événement de solidarité historique, a rassemblé l’armée philippine et le Front de libération islamique Moro (MILF) pour célébrer la fête musulmane de l’Aïd Al-Adha.

L’Éthiopie et l’Érythrée :

Après deux décennies de relations hostiles entre l’Éthiopie et l’Érythrée, un accord conjoint de paix et d’amitié a été signé par les deux pays le 9 juillet à Asmara. Lors d’un rassemblement organisé par les communautés d’Érythrée et d’Éthiopie le 3 août, des milliers de citoyens des deux pays ont exprimé leur soutien à l’accord historique conclu entre le Président Isaias Afwerki et le Premier Ministre, M. Abiy Ahmed. L’accord a abouti à une série d’accords de réconciliation avec divers groupes armés, dont le Front de libération Oromo, le Mouvement des forces démocratiques d’Amhara et, plus récemment, des pourparlers de réconciliation avec le Mouvement démocratique populaire de Tigré.

Pendant des années, les conflits entre l’Éthiopie et l’Érythrée ont affaibli l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) dans la région. Nous espérons que maintenant l’IGAD pourra jouer son rôle pour la paix et la coopération, à l’instar de celle de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) qui ont réussi a promouvoir la paix et la coopération entre leurs membres.

La Colombie :

Depuis des années, nous suivons le processus de paix en Colombie. Bien que le gouvernement nouvellement élu en Colombie se soit opposé à une partie des accords de paix au niveau national, le président Santos estime que « la paix est irréversible» et les progrès continuent d’être réalisés vers la paix au niveau départemental. Dans le département de Bolivar, le projet Ruta de la Paz encourage le développement touristique et culturel dans les régions et les municipalités touchées par le conflit armé . Dans le département de Caldas, les établissements d’enseignement public, les gestionnaires culturels, les bibliothécaires, les dirigeants sociaux, la police, les membres de la Croix-Rouge et les membres des conseils municipaux sont devenus des promoteurs de la paix grâce au diplôme «Education rurale comme scénario de consolidation de la paix.”

Bien que les Afro-Colombiens soient désabusés pour la mise en œuvre des accords dans leur région de la côte ouest, ils ont continué à construire la paix à leur manière. Les habitants créent des initiatives locales de consolidation de la paix et, l’année dernière, les habitants de Buenaventura et des environs ont fermé la ville lors d’une grève civile, exigeant la reconnaissance de leurs droits.

La Corée du Nord et la Corée du Sud :

Cette année, nous avons suivi les progrès vers un éventuel accord de paix et de réconciliation entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. Les progrès ont été lents au cours des derniers mois, mais un sommet sur la paix est prévu dans la capitale du nord, Pyongyang, ce mois-ci. Il marquera la troisième rencontre entre le leader nord-coréen Kim Jong Un et le président sud-coréen Moon Jae-in.

Israël et Palestine :

Enfin, nous considérerons le conflit de longue date entre la Palestine et Israël, qui éclate périodiquement en guerre ouverte. Dans le dernier développement, le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a proposé une mission internationale armée dirigée par les Nations Unies pour défendre les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza occupées contre l’armée israélienne. Malheureusement, il semble que cela ne puisse être réalisé en raison du droit de veto des États-Unis au Conseil de sécurité.

      

DISARMAMENT ET SECURITÉ


A ‘new dawn’ for Mindanao’s Bangsamoro

DÉVELOPPEMENT DURABLE



How Corporations ‘Bypassed the Politics’ to Lead on Clean Energy in 2017

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



Petropolis-Peace celebrates one year and 400 mediations

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


More Than 300 Newspapers Denounce Trump Attacks on the Press

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Historic leap in Tunisia: Women make up 47 per cent of local government

DROITS DE L’HOMME



Enseignant(e)s et militant(e)s dénoncent les politiques migratoires américaines et tentent d’offrir des livres et des jeux aux enfants placés en détention

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ



UN Chief Proposes Armed Peacekeeping Force to Protect Palestinians

ÉDUCATION POUR LA PAIX



Brazil: Culture of Peace will be the theme of a free lecture in Guarujá