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About cpnn coordinator

Dr David Adams is the coordinator of the Culture of Peace News Network. He retired in 2001 from UNESCO where he was the Director of the Unit for the International Year for the Culture of Peace, proclaimed for the Year 2000 by the United Nations General Assembly.

Goma, RDC: La commémoration de la Journée Internationale de la Paix

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Extraits d’un rapport envoyé à CPNN par Patrick Mulemeri, Congo Peace Network

Pour la commémoration de la journée internationale de la paix, les activités ont été organisées le 21 Septembre 2016, date de dans la grande salle du collège MWANGA et ont connu la participation de 271 personnes composées essentiellement des jeunes membres des clubs de CPN [Congo Peace Network], les concourants, leurs familles, les invités venus des organisations partenaires (Christian AID, BCNUDH, Counterpart International…), la délégation des étudiants de l’Université protestation sur la paix et les sciences sociales de Butare au Rwanda, des autorités locales et des jeunes de différentes églises de la place.

congo
Six jeunes musiciens locaux ont joué devant les participants
Cliquez sur le photo pour l’élargir.

Après la prestation des concourants en musique et la prestation des concourants en poésie, littérature et dissertation et accompanées par une exposition et explication des images par les concourants en dessin, il y a eu des discours sur la paix.

Discours des jeunes de BUTARE de l’université protestante de la Paix

Les étudiants venus de l’université Protestante de BUTARE, partenariat avec CPN, ont par l’entremise de leur délégué, présenté un discours sur la paix, inscrivant dans un contexte sous régional où la paix est une nécessité car ses fruits tels que la sécurité, le développement, la liberté etc. que tout le monde désire, sont bénéfiques non seulement pour certains aujourd’hui, mais aussi et surtout pour les générations à venir. Ils nous ont appelé à la cohabitation pacifique car “l’œil pour l’œil” nous rendra tous aveugles comme Gandhi aimait bien le dire.

(Cliquez ici pour une traduction anglaise

(L’article se continue à droite.)

Question for this article

What has happened this year (2016) for the International Day of Peace?

(L’article se continue de la gauche.)

Présentation du discours des jeunes des clubs de CPN

Ils ont été suivis par la présentation du discours des jeunes de CPN qui ont fustigé le fait que les jeunes sont manipulés et utilisés au profit des acteurs invisibles pour la destruction de leur propre vie et de la société. Ils ont suggéré que les jeunes soient impliqués dans les projets de développement du pays tout en félicitant CPN qui les encadre, les forme et fait d’eux le vecteur de la paix pour le développement et le relèvement du pays.

Présentation du discours de paix en anglais par un jeune de CPN

Avant la publication des résultats du concours par le jury, un des jeunes de CPN a lu son discours en anglais, en commençant par décrier ce qui s’est passé à Kinshasa en plein mois de la paix. Il a insinué qu’ alors que nous commémorons la journée internationale de la paix, il y a ceux qui sont dans les camps des déplacés sous toutes sortes d’intempérie et aux prises à des souffrances incommensurables, abandonnant leurs logis, leurs champs et appelés aujourd’hui vulnérables.

Ce que nous vivons dans la province du Nord Kivu est loin d’être appelé « paix », car c’est chaque seconde qu’il y a violations des droits de l’Homme, assassinat, tuerie, meurtre, kidnapping etc. Les communautés s’entretuent et l’on fait croire qu’elles sont en conflit alors qu’il y a des décennies qu’elles vivaient harmonieusement ensemble ; la cohabitation pacifique entre les communautés ethniques ne poserait pas problème s’il n’existerait pas des mains invisibles qui agissent dans l’ombre pour détruire la paix.

Présentation de l’ouvrage « 1000 expressions de paix des jeunes de CPN

La célébration de la journée internationale de la paix, était également l’occasion pour CPN de présenter l’ouvrage « les 1000 expressions de paix des jeunes » lequel regorge d’expressions de jeunes sur la paix au moyen de dessins, dissertations, poèmes et messages véhiculés au travers de la musique.

Québec: Sommet international des coopérative: le rôle porteur des coopératives et des mutuelles dans le développement économique durable

. . DEVELOPPEMENT DURABLE . .

Un communiqué de presse du Sommet international des coopératives

Du 11 au 13 octobre 2016, des experts de haut niveau et des milliers de dirigeants, décideurs, gestionnaires et leaders, provenant ou non du milieu coopératif, convergeront vers le Centre des congrès de Québec, au Canada, pour la troisième édition du Sommet international des coopératives, une initiative du Mouvement Desjardins et de l’Alliance coopérative internationale.

coops

Cette année, le Sommet met en lumière « le pouvoir d’agir des coopératives », un instrument incontournable du développement durable. Reconnu pour son apport au mieux-être des collectivités, le modèle coopératif contribue tout aussi largement à la prospérité mondiale : les 2,6 millions de coopératives et de mutuelles qui comptent 1 milliard de membres dans le monde génèrent 3000 milliards $US annuellement et quelque 250 millions d’emplois directs et indirects. À elles seules, les 300 plus grandes coopératives mondiales produisent un chiffre d’affaires combiné qui équivaut au PIB du Canada. La rencontre des forces vives du milieu coopératif de 103 pays constituera donc un terrain fertile pour les discussions sur la croissance durable.

210 conférenciers, dont 5 grands penseurs de l’économie

Alors que la croissance est marquée par de profondes transformations, cinq sommités apporteront leur éclairage sur les nouvelles réalités socioéconomiques et géopolitiques mondiales. Joseph Stiglitz, professeur à l’Université Columbia de New York et lauréat du prix Nobel d’économie, Jeremy Rifkin, essayiste de prospective américain, Robert Reich, professeur à l’Université de Californie à Berkeley et éminent leader d’opinion, Mark Kramer, fondateur et directeur principal de la société d’experts-conseils FSG à Boston, et Navi Radjou, conseiller mondial en innovation et leadership établi en Californie, discuteront des grands enjeux du 21e siècle et des modèles d’affaires les plus propices à la prospérité mondiale. Plus de 200 conférenciers de renommée internationale traiteront des défis propres aux coopératives et aux mutuelles et proposeront des solutions concrètes pour intensifier leur rôle comme vecteur de changement social et économique.

4 grands thèmes, des centaines de sujets

Les communications du Sommet s’articuleront autour de quatre grands thèmes, qui orienteront les divers forums, conférences, tables rondes, ateliers et rencontres sectorielles.

Prendre connaissance des tendances et des défis socioéconomiques et géopolitiques mondiaux fera un état des lieux de la situation mondiale en abordant des thèmes comme la croissance des inégalités, la fragilisation de l’économie réelle, la crise de l’emploi, l’innovation et l’émergence de l’économie collaborative.

Accroître la capacité d’agir traitera des façons de maîtriser les nouvelles réalités d’affaires telles que la culture de l’innovation, le travail à l’ère numérique, l’utilisation des mégadonnées (Big Data), l’accès au capital, la gestion des talents et l’engagement envers la communauté.

Augmenter la force économique permettra aux entreprises coopératives de se regrouper afin de discuter des occasions d’affaires et des défis propres à leur secteur d’activité.

Les coopératives en action sera l’occasion de participer au plus important remue-méninges sur les objectifs de développement durable identifiés par l’ONU. Divers ateliers donneront la chance aux participants de proposer des idées pour relever les défis liés à la sécurité alimentaire, à la crise de l’emploi, à l’accès aux soins de santé et services sociaux, à la pauvreté et à l’inclusion financière, aux changements climatiques et au développement durable.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour une version anglaise de cet article ou ici pour une version espagnole)

Question for this article:

What is the relation between the movement of cooperatives and the movement for a culture of peace?

(. . . suite)

64 projets scientifiques inspirants

Les 10 et 11 octobre, des membres de la communauté scientifique issus d’horizons variés présenteront leurs conclusions et réflexions sur la puissance d’action et les impacts des coopératives et des mutuelles. Ces 64 projets de recherche seront commentés par des professionnels du milieu coopératif. Arrimant recherche et pratique, cette formule assurera une diffusion dynamique et pratique des travaux des auteurs.

14 études éclairantes

Le Sommet offre également aux participants une occasion exceptionnelle d’accéder à de l’information exclusive s’adressant spécifiquement aux coopératives et aux mutuelles. Les résultats des études les plus récentes sur la situation des coopératives dans le monde et sur les pratiques les plus efficaces seront présentés lors des conférences et des rencontres sectorielles par des spécialistes de renom.

Plus de 50 activités spécialisées

En marge de la programmation régulière, les Rendez-vous permettent aux membres de coopératives, de mutuelles, d’associations de coopératives et d’organismes du milieu de participer à des réunions de travail, d’information ou de formation, généralement sur invitation. À ces rencontres s’ajoutent trois activités pré-Sommet qui rassemblent des organisations ciblées afin de discuter de thèmes d’actualité, soit l’amélioration de l’efficacité et du rayonnement des coopératives, le développement international et la reconstruction après une catastrophe naturelle. Parmi la trentaine d’événements, certains sont ouverts à tous les participants du Sommet.

Un programme pour les 20-35 ans

Pour inscrire le pouvoir d’agir des coopératives dans la pérennité, le Sommet s’intéresse aussi à la relève. Dans le cadre du programme Jeunes leaders, de jeunes coopérateurs du monde entier, âgés de 20 à 35 ans, auront la chance de rencontrer de grands dirigeants du milieu coopératif et des représentants des organisations internationales telles que l’ONU et l’OMS afin de s’initier aux pratiques d’excellence des coopératives et mutuelles. À travers ces rencontres, combinées aux multiples conférences et discussions, ils pourront se familiariser avec le rôle essentiel des coopératives et mutuelles dans la mise en place de stratégies de développement économique durable.

Pour en savoir plus sur les activités du Sommet et pour s’inscrire : www.sommetinter.coop

À propos du Sommet international des coopératives

Le Sommet international des coopératives est l’événement mondial de référence pour le développement des affaires dans le milieu coopératif et mutualiste. Il offre aux gestionnaires, décideurs et leaders des coopératives et mutuelles de toutes tailles et de tous les secteurs, ainsi qu’à tout acteur du monde des affaires, un lieu unique de réflexion, de discussion, de concertation et de formation au sujet des tendances dominantes et des enjeux économiques et financiers actuels et futurs. En démontrant que le modèle d’affaires coopératif est l’une des réponses aux grands enjeux socioéconomiques de notre temps, le Sommet vise à promouvoir et à favoriser le développement de l’entreprise coopérative dans tous les pays. L’événement attire plus de 2 500 participants en provenance de 103 pays.

Marie-Josée Gauvin, Sommet international des coopératives
+ 1 514-845-8222, poste 222 – media@sommetinter.coop

Jan Schiettecatte, Alliance coopérative internationale
+ 32 2 743 10 30 Mobile: + 32 478 84 51 30 – schiettecatte@ica.coop

(Merci au Good News Agency pour avoir nous envoye cet article.)

La Reunion: Déclaration du Symposium 2016 du Réseau interreligieux de l’Indianocéanie

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de Temoignages

Idriss Issop-Banian, président du GDIR (Groupe de Dialogue Interreligieux de La Réunion), vient de nous envoyer la Déclaration Finale du 3è Symposium du Réseau interreligieux de l’Indianocéanie, qui s’est déroulé du 22 au 24 septembre à Saint-Denis. Voici le texte intégral de cette déclaration qui reprend un mot d’ordre défendu depuis plus de 40 ans par le Parti communiste réunionnais : « Océan Indien zone de paix ».

Reunion
La cérémonie de clôture du Symposium 2016 du Réseau interreligieux de l’Indianocéanie.

Préambule : Nous réaffirmons notre conviction spirituelle commune que nous sommes une seule famille. Tous les êtres humains sont habités par la même lumière de Dieu et ont la même dignité. La Vie est sacrée et une même Règle d’Or régit nos relations fondamentales : « Fais à autrui le bien que tu souhaites pour toi-même ».

Nous, délégués des groupes de dialogue interreligieux de Madagascar, Maurice, Seychelles et La Réunion, tous membres du Réseau interreligieux de l’Indianocéanie,

– forts de la Déclaration de Port-Louis suivant le premier Symposium qui a eu lieu à Maurice en 2009,

– consolidés par la Déclaration de Victoria suivant le deuxième Symposium qui a eu lieu aux Seychelles en 2012,

– réaffirmant notre conviction que le dialogue des religions est un vecteur essentiel pour le vivre ensemble des personnes et des peuples, et, ce faisant,

– désireux d’agir avec les autres acteurs de nos sociétés humaines pour qu’advienne la paix,

– ayant à cœur de développer des solidarités de paix et de cohésion dans un partage éthique et humaniste,

(Voir suite sur colonne de droite.)

(cliquez ici pour la version anglaise de cet article.)

Question related to this article:

 

How can different faiths work together for understanding and harmony?

(. . suite)

– réunis du 22 au 24 septembre 2016 à Saint-Denis de La Réunion en Symposium, avons réfléchi sur la Paix en Océan Indien et avons traité des thèmes suivants :

Océan Indien zone de paix ;

La paix dans nos sociétés ;

Les défis du changement climatique – Écologie et spiritualités ;

Indianocéanité.

Le Symposium du Réseau interreligieux de l’Indianocéanie, après en avoir délibéré :

Résolution n° 1 : Appelle les responsables politiques et les gouvernants à tenir compte de la résolution 70/22 adoptée par l’Assemblée Générale de l’ONU le 7 décembre 2015, faisant de l’Océan Indien une Zone de Paix.

Résolution n°2 : Appelle les acteurs de la société à prendre conscience des conséquences liées au changement climatique dans l’Indianocéanie.

Résolution n°3 : Appelle à tenir compte de la spiritualité dans les actes de la vie quotidienne, pour ce qui relève du respect de l’environnement et des populations.

Résolution n° 4 : Réaffirme son engagement à lutter contre les fléaux que sont la misère, la corruption, le racisme et la xénophobie, et se prononce en faveur d’un co-développement solidaire et équitable de l’Indianocéanie.

Résolution n° 5 : Soutient le désir de l’observateur venant de Mayotte de créer un groupe de dialogue interreligieux à Mayotte.

Résolution n° 6 : Soutient le désir de l’observateur venant des Comores de créer un groupe de dialogue interreligieux aux Comores.

Résolution n° 7 : Réaffirme le droit des Chagossiens de retourner et de vivre sur leur terre.

« Seigneur Dieu, fais de nous des artisans de Paix et tiens-nous dans la lumière ».

Fait à Saint-Denis de La Réunion, le 24 septembre 2016.

Suivent les signatures des délégations du PLeROC (Madagascar) – CoR (Maurice) – SIFCO (Seychelles)- GDIR (La Réunion)

Berlin: Du pacifisme à la nonviolence

EDUCATION POUR LA PAIX

Un article de Pressenza (repris selon Creative Commons)

Avec le thème : « La réconciliation est l’unique chemin pour parvenir à la paix », ce 1er octobre, veille de la Journée Internationale de la Nonviolence, des centaines de personnes ont réalisé à Berlin un symbole humain de la paix qui s’est transformé en un symbole pour la nonviolence, coïncidant avec la célébration de cette journée internationale dans de nombreux points de la planète.

Ce symbole s’est réalisé dans le cadre de l’IPB2016, à Ernst – Reuter – Platz de Berlin en accord avec la proposition de l’agence internationale Pressenza.

Berlin
Symbole de la paix – Symbole de la nonviolence (Crédit image : Dario Lo Scalzo)

Organisée du 1er au 3 décembre à San José, au Costa Rica, la réunion a regroupé plus de 500 personnes provenant de 18 pays et 34 syndicats de l’éducation d’Amérique latine, ainsi que des invité(e)s internationaux/ales venu(e)s des Etats-Unis, de France, de Norvège et de Suède.

La forme connue du symbole de la paix s’est transformée, à un moment donné, en un symbole de la nonviolence représentant la nécessité d’avancer depuis le champs du pacifisme à celui de la nonviolence, ce qui implique la reconnaissance de différentes formes de violence, non seulement la violence physique dont l’expression maximum est la guerre, mais aussi la violence économique, raciale, religieuse, générationnelle, sexuelle, psychologique, morale etc.

La nonviolence apporte en plus un style de vie quotidien qui se base sur le principe moral universel « traite les autres comme tu voudrais qu’ils te traitent. »

Ces mots, dans la bouche de différentes personnes tant dans leurs âges que dans leurs nationalités, et les images qui accompagnent ces paroles constituent la meilleure explication de cet acte significatif et inspirateur.

Demain, 2 octobre, anniversaire de la naissance de Gandhi, c’est la Journée internationale de la Nonviolence.

« Nous sommes réunis ici, aujourd’hui, pour célébrer la journée de la nonviolence, illuminer l’obscurité du moment actuel avec la simple lumière de nos téléphones portables et avec la force puissante de nos meilleures aspirations.

Il y a beaucoup de gens comme nous dans le monde, des gens qui se battent pour la paix et croient que la violence n’est pas naturelle et peut être vaincue.

(Voir suite sur colonne de droite.)

(cliquez ici pour la version anglaise de cet article ou ici pour la version espagnole.)

Question pour cet article:

Can peace be guaranteed through nonviolent means?

(. . suite)

Nous ne sommes pas seuls sur cette place à Berlin, car, à travers le monde, de nombreux événements ont eu lieu ces derniers jours. Des flash mobs, de la musique, du théâtre, du cinéma, des vidéos, des photos, des cours dans les écoles, des ateliers pour enfants et adultes, etc. Ces événements sont trop nombreux pour pouvoir être tous énumérer maintenant, mais nous souhaitons saluer ici les personnes et les organisations qui élèvent leurs voix pour créer un nouvel humanisme, un moment historique de réconciliation, un climat de paix et désarmement ».

Et maintenant, allumons nos lumières !

A ce moment précis, le symbole vivant de la paix s’est illuminé grâce aux lumières des téléphones, pendant que les personnes réunies ont été invitées méditer…

« Nous sommes réunis aujourd’hui pour envoyer un signe de soutien aux millions de personnes dans le monde qui exigent la paix.

Pour envoyer un signe d’espoir à tous ceux qui vivent en guerre. Pour leur dire que nous ne les oublions pas.

Pour envoyer un signe d’encouragement à ceux qui veulent la paix, mais ne sont pas encore parmi nous.

Pour nous envoyer un signe à nous-mêmes, afin de ne jamais oublier l’importance et la valeur de ce que nous faisons.

Pour envoyer un avertissement à ceux qui alimentent guerres et violence, afin qu’ils sachent que nous ne dormons pas.

Afin qu’ils sachent qu’une nouvelle culture de la paix et de la nonviolence est en train de naître ».

Et avec le symbole de la nonviolence nouvellement configuré, une nouvelle méditation a ensuite été proposée :

« Si nous sommes là aujourd’hui c’est pour dénoncer la déshumanisation, l’oppression et la violence sous toutes ses formes – raciale, religieuse, environnementale, économique, physique, sexuelle, psychologique et morale.

Nous nous rebellons contre l’enchaînement à une culture mécanique de ressentiment, de culpabilité et de vengeance, et lançons une révolution non-violente, internationale, personnelle et sociale.

Nous n’accepterons pas un futur fermé pour l’être humain et pour notre planète.

Nous exigeons le droit de tout être humain à être heureux et libre. Libre de contraintes externes et internes, libre de douleur et souffrance.

Alors, en connectant avec l’être qui est en nous, inspirons depuis le plus profond de nos coeurs en demandant de vaincre la violence. Et, depuis le plus profond du coeur, nous nous engageons ici à donner le meilleur de nous-mêmes pour construire une culture de paix et de nonviolence, en recherchant ce qui nous unit, en construisant des ponts entre les êtres humains et en oeuvrant à la réconciliation avec nous-mêmes, entre les gens et entre les peuples.

À toutes et à tous, Paix, Force et Joie ! »

Grèce: Un syndicat national exerce des pressions afin de garantir l’accès à l’éducation de tous les enfants réfugiés

TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de l’Internationale de l’Education (repris selon Creative Commons)

Confrontée à une augmentation spectaculaire du nombre de réfugié(e)s provenant des pays voisins en conflit, la Greek Federation of Secondary State School Teachers fait appel à la solidarité de sorte à ce que tous les enfants aillent à l’école.

Le Président et le Secrétaire général de la Greek Federation of Secondary State School Teachers (Fédération grecque des enseignants du secondaire-OLME) exercent des pressions sur le Gouvernement grec pour que ce dernier alloue des fonds spéciaux visant à faire face aux coûts associés à la création centres d’accueil et d’hébergement adéquats pour les réfugié(e)s. Ces centres leur apporteront de la nourriture, des soins de santé, des services de traduction et des services juridiques dans des conditions de vie décentes. L’OLME a également demandé au Gouvernement grec de garantir l’accès à l’éducation à tous les enfants qui resteront en Grèce, ajoutant que pour cela il faudra fournir les infrastructures nécessaires et des conditions adéquates pour permettre une transition en douceur.

Greece
Photo ©UN

Une génération perdue

L’appel du syndicat a comme base un récent rapport de l’UNICEF intitulé « Education Under Fire » (L’éducation en flammes) exposant la très dure réalité des réfugié(e)s, et plus particulièrement celle des enfants. D’après le rapport, les guerres au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ont provoqué le non accès à l’éducation de 13 millions d’enfants. En outre, 9.000 écoles au Moyen-Orient ne sont plus en fonctionnement et environ 700.000 enfants réfugiés ne sont pas scolarisés car les établissements scolaires grecs ne peuvent pas accueillir autant de nouveaux/elles étudiant(e)s.

Compte tenu que les Etats des Balkans ont fermé leurs frontières en mars dernier, des milliers d’enfants réfugiés coincés en Grèce ont rarement voire pas le moindre accès à l’éducation. Certaines organisations de défense des droits humains ont qualifié de « génération perdue » ces enfants réfugiés à qui est refusé le droit à l’éducation.

L’OLME: Appel à la solidarité et au dialogue

« Nous invitons les syndicats grecs des enseignants à ouvrir la voie, une fois encore », c’est ce qu’ont affirmé les dirigeants de l’OLME le 18 septembre dernier. « Nous les invitons à faire preuve de solidarité envers les réfugiés et les immigrants de façon concrète à travers l’organisation et la participation à des actions conjointes visant à fournir tous types de matériels et de soutien moral aux réfugiés. En même temps, nous les invitons à organiser des débats au sein de la communauté éducative avec pour objectif de sensibiliser les jeunes sur le sujet des réfugiés et des immigrants. Les perceptions racistes et la discrimination raciale vis-à-vis des réfugiés et des immigrants n’ont pas leur place au sein du système éducatif ni au sein de la société grecque ».

En guise de réponse, les syndicats grecs d’enseignants, les écoles et les étudiant(e)s ont mis en œuvre plusieurs initiatives montrant leur solidarité vis-à-vis des réfugié(e)s.

(Cliquez ici pour une version anglaise ou ici pour une version espagnole.)

(L’article se continue à droite.)

Question for discussion

The refugee crisis, Who is responsible?

(L’article se continue de la gauche.)

Aides financières

Le Conseil d’administration de l’OLME a alloué des fonds aux syndicats grecs d’enseignants les plus concernés par une arrivée massive de réfugié(e)s. Ces fonds seront utilisés pour apporter à ces derniers une aide humanitaire. L’OLME a l’intention de soutenir les mobilisations ainsi que les mouvements de personnes, pour apporter un soutien à chaque effort fourni soit par les écoles soit dans un cadre social plus large, afin de consolider une société qui réclame comme siennes les valeurs de liberté, égalité et respect des droits humains.

« Le financement est essentiel pour la mise en œuvre d’un plan d’éducation tel que nous l’avons décrit ci-avant », dit l’un des dirigeants de l’OLME. Au jour d’aujourd’hui, 7 millions d’euros ont été utilisés pour la construction de centres d’hébergement, la formation d’enseignants et de formateurs d’enseignants, ainsi que pour la production de manuels scolaires. Plus encore, 2,8 millions d’euros seront versés par l’Organisation internationale pour les migrations afin de payer pour le transport aller-retour de ces enfants aux classes d’accueil et de payer pour le nettoyage des écoles jusqu’en décembre 2016.

Plans à long terme

En plus, le Ministère grec de l’Education a mis en place un programme d’initiation pour les enfants réfugiés au sein du système scolaire grec, prenant en compte les questions éducatives et pédagogiques. Parmi les 27.000 enfants réfugiés qui ont échoué en Grèce, on estime qu’au moins 18.000 d‘entre eux sont en âge d’être scolarisés. Ces sept derniers mois, les enfants hébergés dans des camps de réfugiés n’ont eu accès qu’à des cours assurés temporairement par des volontaires. Le Ministère estime que les premières classes d’accueil commenceront à fonctionner vers la fin septembre et que d’autres classes dites « ordinaires » prendront le relais, progressivement, avec des milliers d’enfants réfugiés immigrants qui seront intégrés dans les écoles grecques.

Pendant ce temps, les enseignant(s) qui se sont porté(e)s volontaires pour donner des cours dans les classes d’accueil et dans les centres d’hébergement pour réfugiés reçoivent une formation spécialisée. Compte tenu que le nombre d’enseignant(e)s grec(que)s qualifié(e)s pour enseigner les langues maternelles de ces enfants n’est pas suffisant, le ministère a invité les ONG à contribuer à leur fournir des ressources humaines.

L’OLME insiste cependant sur le fait que cette étape initiale de mise en place de classes d’accueil devrait être suivie par l’intégration de tous les enfants réfugiés dans des écoles ordinaires du système éducatif grec.

La Conférence sur l’Education des enfants réfugiés

L’Internationale de l’Education tiendra prochainement une conférence dont la thématique sera ‘L’Education des enfants réfugiés – une voie rapide vers l’égalité des opportunités et vers l’intégration’, les 21 et 22 novembre prochains, à Stockholm, en Suède. Cet évènement sera une opportunité unique de présenter le travail des syndicats de l’enseignement à travers le monde entier pour faire en sorte que les enfants réfugiés et migrants aient accès à une éducation adéquate. Il mettra aussi en relief les efforts des syndicats fournis pour garantir que les enseignant(e)s qui enseignent à ces enfants réfugiés et migrants reçoivent une formation et des conditions de travail et de vie de qualité. Enfin, il réaffirmera également que l’éducation est un droit humain dont personne ne devrait être privé, quelles que soient les circonstances.

(Merci à Janet Hudgins, la reporter de CPNN pour cet article)

Bulletin français 1 octobre 2016

JOURNÉE DE LA PAIX 2016 .

Cette année les indicateurs nous informent que des millions de personnes ont participé à la Journée internationale de la paix. Par exemple, aux États-Unis, la Campagne Nonviolence a réalisé plus de 600 actions dans les 50 états. L’an dernier, selon Peace One Day, “on estime que 1,5 milliards de personnes ont été concernées par la Journée de la Paix à travers des activités diverses comme des danses et des campagnes médiatiques.”

Ces mobilisations portent sur une tradition importante. Au début de ce siècle, l’UNESCO et l’Organisation des Nations Unies ont obtenu 75 millions signatures pour le “Manifeste 2000” dans le cadre de l’Année Internationale de la culture de la paix, avec le plus grand nombre de signatures en Inde, au Brésil, en Colombie et en Corée du Sud. Il y a eu en 2005, puis en 2010, une mobilisation pour la Décennie internationale des Nations Unies pour une culture de la paix et nous avons publié les rapports de mille organisations de la société civile à travers le monde.

Ces dernières années, la mobilisation la plus universelle pour la paix a été effectuée au niveau local et national lors de la Journée internationale de la paix, le 21 septembre. Au cours de la Décennie Internationale de la Paix, des rapports détaillés ont été recueillis et publiés par l’ONG “Pathways to Peace”. Son rapport annuel en 2009 y décrit plus de 700 événements. Cependant, au cours des dernières années, nous nous sommes plaints qu’il n’y ait pas eu d’enquête adéquate sur la portée mondiale des activités de la Journée de la Paix !

Par conséquent, cette année CPNN a entrepris une telle enquête, en utilisant la “Journée internationale de la paix” comme mot clé pour une recherche dans “Google News” sur la période d’une semaine autour du 21 septembre. Nous avons exploré dans un large éventail de langues à partir de l’anglais, du français, de l’espagnol, du russe, de l’arabe, de l’ukrainien, du portugais, de l’italien et de l’allemand et nous avons trouvé 182 événements dans 85 pays !

En regardant les cartes générées par cette enquête, nous pouvons remarquer les caractéristiques suivantes :

1) La célébration est universelle. Les cartes sont remplies dans toutes les régions: États Unis/Canada, Amérique latine/Caraïbes, Europe de l’Ouest, Afrique, États arabes, Russie/Ukraine, et Asie/Pacifique. Les lacunes, comme la Scandinavie et l’Europe de l’Est peuvent être expliquées par notre incapacité à élargir la recherche pour inclure toutes les langues nationales dans ces régions, sans oublier les nombreuses langues nationales en Asie !

2) La célébration est particulièrement intense dans certaines des régions les plus conflictuelles du monde, comme l’Ukraine, le Cachemire/Inde/Pakistan, et la Colombie/Venezuela. À cette liste, on peut ajouter les États Unis.

En regardant les événements énumérés en Ukraine, nous sommes frappés par le fait qu’il y ait un nombre plus ou moins égal de célébrations signalées dans la langue nationale (de la partie ouest du pays) et en russe (de la partie orientale du pays). La plupart des articles décrivent un désir pour la paix commune telle que ces populations l’avaient dans le passé et qu’elles ont perdue au cours des dernières années. Par exemple, du gymnase №4 de Lutsk dans l’ouest de l’Ukraine: «Auparavant, les rues chez nous étaient pacifiques, mais les événements actuels dans l’est de notre pays ont des effets sur tout le monde, y compris sur les étudiants et les enseignants.” Et de la ville de Kovelchany : “Maintenant, le concept de paix est plus que jamais important pour nous” Et de Dnipropetrovsk en Ukraine est: “Chaque jour, nous aidons les gens pacifiques touchés par la guerre – déplacés et blessés. Telle est la réalité de la paix et de l’unité dans notre pays aujourd’hui”

En regardant les événements énumérés pour la Journée de la Paix en Inde et en Pakistan, au sujet du Cachemire, on trouve les références de récentes effusions de sang. De Mirpur, Pakistan : “Les participants ont fermement condamné l’augmentation des violations des Droits humains par les forces d’occupation indiennes au Jammu-et-Cachemire occupé.” Et de Doraha, Inde : “Les volontaires ont condamné l’attaque contre des soldats indiens au Siège de l’Uri Brigade.”

Les nouvelles sont bonnes de Colombie. Il n’est donc pas surprenant qu’il y ait beaucoup de célébrations positives de la Journée de la Paix dans ce pays qui sort d’un demi-siècle de guerre civile. Par exemple, à Tunja, Boyaca, Colombie : “Pour commémorer la journée internationale de la paix, le plus grand événement a lieu à San Pablo de Borbur où au moins 300 jeunes leaders de l’age de 14 à 28 ans se sont réunis pour partager leurs expériences pendant la Première réunion de la jeunesse pour la paix de Boyaca occidentale. Ce sont des jeunes leaders des municipalités de Chiquinquirá, Buenavista, Coper, la Victoria, San Miguel de Sema, Pauna, Quípama, Muzo, Briceño, Caldas, Maripi, Otanche, Tununguá, San Pablo de Borbur et Saboya.”

D’autre part, les articles de leur voisin, le Venezuela, sont répartis le long des lignes de conflit. Voici un autre pays qui, comme l’Ukraine, a souffert de l’intervention Américaine pour renverser un gouvernement de gauche. Par exemple, de Maiquetia, Vargas, Venezuela : “Les habitants de Vargas . . . ont marqué le début des activités de la Semaine Internationale de la Paix, en réponse aux directives du Président de la République, Nicolas Maduro, de rejeter les intentions de ceux qui, de la droite, veulent promouvoir la culture de la violence pour déstabiliser le pays “.

La mobilisation la plus large que nous avons pu trouver vient des États-Unis. C’est la mobilisation remarquable de la campagne Nonviolence. Son succès a été rendu possible par une prise de conscience croissante contre ce qui est appelé une «”épidémie de violence.” Les participants de l’un des événements de la journée ont protesté contre «les guerres en cours aux États-Unis, les guerres par procuration et les occupations militaires, des drones armés, les crimes de guerre des États-Unis, et le budget croissant du Pentagone.”

3) Dans chaque partie du globe, la majorité des événements implique des enfants, en particulier des écoliers. Un exemple particulièrement émouvant provient de la Colombie, où les adultes vont bientôt voter dans un référendum afin de ratifier les accords de paix. Le recteur de l’une des écoles qui sponsorisent une mobilisation des enfants pour la Journée de la Paix à Cartegana a expliqué que “les adultes parlent de «Oui ou Non» parce que ce sont eux qui peuvent voter au plébiscite, mais les enfants ne sont pas interrogés sur la question, même si ce sont eux qui vont hériter d’un pays en guerre ou en paix “. Elle a ajouté que “ce que nous disons aujourd’hui c’est que les enfants peuvent également décider de la paix.”

En l’an 2000, 40% de la population de la Colombie a signé le Manifeste 2000, promettant de promouvoir une culture de la paix dans leur vie quotidienne. Maintenant, les gens de la Colombie votent pour ratifier les accords de paix et ils mobilisent leurs enfants à décider pour la paix. Qu’ils puissent servir d’exemple dans notre lutte pour remplacer la culture de guerre par une culture de paix !!

      

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

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Celebration of the International Day of Peace around the world

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES



Afrique: Cedeao : Les femmes appelées à asseoir une paix durable

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



Les communautés paysannes, indigènes, et afro-colombiennes disent “oui!” à la paix

DROITS DE L’HOMME



The Elders welcome Myanmar peace conference

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ



United Nations: Inauguration of the Parliamentary Multi Track Initiative Council for the SDG’s and the Culture of Peace

DÉVELOPPEMENT DURABLE



Histoire de la première coopérative d’énergie renouvelable en Espagne

DISARMAMENT ET SECURITÉ


600+ Campaign Nonviolence Events Across USA Next Week!

ÉDUCATION POUR LA PAIX


Snowden: Best Film of the Year

Afrique: Cedeao : Les femmes appelées à asseoir une paix durable

. EGALITE HOMMES/FEMMES .

Un article par Tata Sane pour Le Soleil

Les femmes ont toujours été des actrices fondamentales dans la recherche de la paix. Cette assertion a été rappelée, hier, lors de la rencontre organisée par le Groupe de travail, « Femme, Paix et Sécurité en Afrique de l’Ouest », en partenariat avec le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’ouest et le Sahel (Unowas). L’activité se tient en prélude à la journée internationale de la paix, édition 2016. Elle constitue, selon la présidente de la représentation Sénégal du Groupe de travail « Femme, Paix et Sécurité en Afrique de l’Ouest », une occasion favorable à la réflexion et à l’échange sur les mécanismes d’actions et d’interventions des femmes et des jeunes dans leur contribution à asseoir la paix et la sécurité durable dans l’espace sahélien fortement secoué par des menaces extrêmes.

cedeao

Diago Ndiaye estime que face à la forte propension des menaces terroristes qui n’épargnent aucune Nation, les femmes doivent jouer pleinement leur rôle en vue de construire une paix durable dans l’espace Cedeao. Dans son message publié à l’occasion de cette journée, le secrétaire général des Nations Unies a précisé que « la paix ne se réduit pas à une simple trêve ». Pour Ban Ki-moon, « la paix implique de bâtir, à l’échelle mondiale, une société dont les membres vivent à l’abri de la pauvreté et bénéficient tous de la prospérité ». Par conséquent, le développement durable est essentiel pour l’instauration d’une paix stable. Non sans rappeler que le respect des droits de l’Homme en est la condition préalable. «La ruée vers des ressources limitées est souvent à l’origine des conflits. C’est pourquoi, nous devons nous appuyer sur le programme de développement durable à l’horizon 2030 pour empêcher que de tels conflits éclatent en faisant en sorte que personne ne soit laissé pour compte », indique le Sg de l’Onu.

(Cliquez ici pour une traduction anglaise

(L’article se continue à droite.)

Question for this article

What has happened this year (2016) for the International Day of Peace?

(L’article se continue de la gauche.)

Un panel de haut niveau sur le rôle et la place des femmes et des jeunes dans les processus et programmes de paix et de sécurité au Sénégal a été passé au crible. Traitant du sous thème : « Leadership féminin, paix, sécurité, prévention de conflits, médiation et consolidation de la paix : Quels rôle pour les femmes ? », le Dr Christiane Agboton Johnson a rappelé que les 17 objectifs de développement durable qui ont été choisis pour cette année contribuent tous à la construction de la paix.

L’implication des femmes et des jeunes

Parlant du rôle des femmes, Mme Agboton pense que toutes les femmes ont un rôle à jouer à différents niveaux. Toutefois, elle s’interroge sur la manière dont ces dernières pourront se retrouver pour devenir une force de proposition. «Aujourd’hui, eu égard à tout ce qui a été fait, est ce que l’influence est réelle ? Les femmes représentent 50% de la population, malgré tout, les conflits perdurent. C’est tout le sens de ma question qui est de savoir est-ce qu’elles pourront devenir une force de proposition », dit-elle. La conseillère genre au Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (Unowas) a rappelé la résolution 2250 des Nations Unies relative aux jeunes, paix et sécurité. Agathe Télou estime que cette résolution intervient à un moment où tous les acteurs demandent l’implication des jeunes dans la recherche de paix à travers le monde. «Cette résolution est une reconnaissance par rapport aux efforts que les jeunes fournissent pour contribuer à asseoir la paix et la sécurité dans l’espace Cedeao », a-t-elle fait savoir. Mme Agathe Télou traitait du sous-thème : «Jeune, paix et sécurité : Résolution 2250 du Conseil de sécurité des Nations Unies ».

Afrique: Journée Internationale de la Paix

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Une enquête par CPNN

Nous avons extrait des articles de “Google News,” en anglais et en français, parus dans la semaine du 17 au 24 septembre, sous les titres de «international day of peace» et «Journée internationale de la paix.” D’éventuels articles, rédigés en langues locales ne figurent pas dans cette enquête. Pour les événements ailleurs dans le monde, cliquez ici.

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Cliquez sur la carte pour l’élargir.

La carte ci-dessus fait apparaître 15 pays engagés dont voici les extraits:

Burkina Faso: L’association des anciens combattants, anciens militaires, veuves et orphelins victimes de guerre a marqué l’événement avec une marche pour méditer sur cette valeur. Qui mieux que les anciens combattants, anciens militaires, pour apprécier la paix ?

Mali: La Fédération malienne des clubs, centres et Associations UNESCO (FEMACAU), en collaboration avec le programme GENOVICO, a commémoré la journée à travers une conférence-débat sur le thème : «La culture de la paix en milieu scolaire et universitaire».

Sénégal: L’artiste planétaire Youssou Ndour a lancé un vibrant message au monde entier. “En ce 21 septembre 2016, j’invite toutes les nations et les populations à cesser les hostilités et à écarter les causes de conflits.”

Madagascar: Le ROTARY Club Antananarivo Ainga et l’Office Régional du Tourisme d’Analamanga ont marqué la journée par une distribution de pots de miel dans le Jardin d’Antaninarenina. Historiquement, le miel est symbole d’abondance et de plénitude dans la société Malagasy.

Togo: Wanep-Togo en collaboration avec le Réseau Paix et Sécurité pour les femmes de l’espace CEDEAO ont fait une table ronde pour impliquer les femmes dans le processus de paix et de développement au Togo et ailleurs.

Casamance, Sénégal: Les femmes de la plateforme pour la paix en Casamance, en compagnie de leurs sœurs de Gambie, de Guinée-Bissau et de Sierra Leone, ont organisé une série d’activités autour du thème « Les objectifs de développement durable, comme composantes de la paix »

(Cliquez ici pour une traduction anglaise

(L’article se continue à droite.)

Question for this article

What has happened this year (2016) for the International Day of Peace?

(L’article se continue de la gauche.)

Rwanda, Burundi and RDC: Mille cinq cents jeunes du Rwanda, du Burundi et de la RDC se sont réunis à Goma pour discuter de la paix. Ils ont pris part à des ateliers sur la paix ainsi qu’à un concert de bienfaisance.

Algérie: A l’occasion de la Journée internationale de la paix, la wilaya de Mostaganem a organisé une cérémonie de remise du prix Emir Abdelkader à trois personnalités ayant œuvré pour la promotion de la paix : l’Espagnol Federico Mayor, le Canadien Raymond Chretien et l’Algérien Lakhdar Brahimi.

République Démocratique du Congo: Plus de onze mille jeunes et élèves de Dungu dans la province du Haut-Uélé ont été sensibilisés sur la culture de la paix, lors d’un atelier organisé par le Forum des jeunes pour le développement de Dungu.

Guinée: La Convention des Acteurs non Etatiques de Guinée (CANEG) et African Crisis Group (ACG), deux organisations de la société civile ont organisé un forum sur la consolidation de la paix en Guinée.

Bénin: Le président exécutif du Centre panafricain de prospective sociale, Albert Tévoèdjrè, a appelé les Africains à apprendre à vivre ensemble en vue d’une instauration d’une paix durable sur le continent.

Nigéria: En collaboration avec Edizwine Bar, le Coalition des jeunes dirigeants du Delta du Niger a organisé une marche pour la paix avec un concert impliquant les meilleurs talents et les artistes de la région.

Sud-Soudan: Les fonds, programmes et institutions de l’Organisation des Nations Unies et la mission des Nations Unies de maintien de la paix a organisé un certain nombre d’évènements à travers le pays. Ces initiatives ont été organisées en collaboration avec la Plate-forme nationale pour la paix et la réconciliation (NPPR) et d’autres organisations non-gouvernementales.

Liberia: En livrant le discours d’ouverture lors de la cérémonie à l’intérieur de la Journée internationale de la paix tenue à l’Hôtel de Ville de Monrovia, le Directeur exécutif du bureau de Peacebuilding, Edward Mulbah, a déclaré que le Libéria avait fait d’énormes progrès pour faire face aux causes profondes des 14 années de guerre civile, mais il était important de savoir qu’il y avait encore des défis.

Rwanda: Selon la Commission nationale de l’unité et la réconciliation, la journée a regroupé plusieurs organisations non-gouvernementales, les organisations internationales de paix, les dirigeants religieux et les communautés locales sous le thème “Le rôle de la jeunesse dans la promotion de la paix et du développement durable.».

Afrique du Sud: En partenariat avec les bénévoles des Nations Unies et l’ACCORD, les étudiants de Boston Media House et l’Université de technologie de Tshwane ont rencontré les Casques bleus pour une meilleure compréhension du travail de l’ONU dans la résolution des conflits, la paix et la sécurité.

Les communautés paysannes, indigènes, et afro-colombiennes disent “oui!” à la paix

. PARTICIPATION DEMOCRATIQUE .

Un article du Collectif agricole Abya Yala Radio Macondo (traduit par CPNN)

“Nous pensons que la défense de la vie et de la terre ne peut pas être une tâche isolée de nos communautés autochtones. Nous proposons sur notre territoire des liens d’unité, de solidarité, de fraternité et d’engagement avec tous: le monde paysan, les communautés afro-colombiennes, non seulement du secteur agricole et rural, mais également du milieu urbain, tous ceux qui comprennent la nécessité de changer l’histoire de ce pays,” (Déclaration nationale du dialogue pour la paix par les femmes autochtones).

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Comme l’a noté l’historienne Diana Uribe, nous sommes arrivés à un tournant avec la solution négociée du conflit armé entre les Forces armées révolutionnaires de Colombie et le gouvernement national. L’annonce en mars dernier des négociations avec l’Armée de libération nationale ELN pour faire avancer la construction d’une nation diverse qui ne soit plus marquée par l’histoire de la guerre., est égalemet encourageante.

Cet article vise à rendre visible la voix des communautés paysannes autochtones, et afro-colombiennes. Ces victimes ont été profondément affectées par le développement du conflit armé non résolu dans le pays, mais néanmoins les propositions pour la paix progressent, comme il est precisé dans le texte suivant du rapport de la Commission historique du conflit:

“Les principaux acteurs d’aujourd’hui [par rapport à l’affirmation des droits] sont maintenant les citadins déplacés par la guerre, les paysans et les groupes autochtones, les femmes, les détenus en prisons, et les minorités ethniques et sexuelles. Ils demandent la paix, avec :

– le rejet des amendements anti-démocratiques de la Constitution et de la législation,

– la dénonciation des réformes fiscales,

– le révélation des effets négatifs de l’ALENA (Accord de libre-échange nord-américain)

– la réclamation de la terre,

– l’opposition aux programmes d’éradication des récoltes illicites par des pulvérisations aériennes qui affectent les conditions de vie et aggravent la crise environnementale,

– la reforme du secteur public hospitalier,

– des changements dans le système éducatif,

– le placement des démobilisés et des personnes déplacées,

– et la fin des actions par les forces armées qui violent les droits de l’Homme »(page 67)

En signe de soutien au processus de négociation de La Havane, ils ont laissé les communautés présenter leurs positions sur des questions complexes comme l’arrivée des anciens combattants sur leurs territoires.

En Caldono, en Juillet dernier, les autorités traditionnelles des réserves indigènes de Pueblo Nuevo, San Lorenzo de Caldono, Pioyá de la municipalité de Caldono et Tumburao de la Municipalité de Silvia ont redigé une lettre proposant l’utilisations de leurs territoires pour installer une “ZVTN” (Zone Régionale de Transition vers la Normalisation):

«Quand nous avons appris que Caldono était une ZVTN, ce ne fut pas une surprise pour nous qui étions préparés et bien engagés pour cela, engagés non pas pour les grands investissements produits par la mise en œuvre des accords, mais pour accueillir nos collègues qui avec ou sans conviction avaient rejoint l’insurrection. Certains faisaient partie de la discorde et des déséquilibres dans les différents territoires du pays, mais ils sont les bienvenus et pardonnés quand ils prennent des engagements compensant les dommages, avec des idées qui transforment positivement l’ordre social. Cela éclairera les normes de notre Loi d’Origine en renvoyant les membres de notre communauté dans leur foyer spirituel initial pour équilibrer et harmoniser la coexistence entre la communauté et la Terre-Mère “.

Pendant ce temps, les communautés rurales paysannes des zones de réserve qui étaient des protagonistes du postconflit, se sont proposer en tant que gestionnaires du processus des accords à partir d’un regard critique sur l’application des lois comme les ZIDRES [Zonas de Interés de Desarrollo Rural, Económico y Social] qu’ils jugent opposés au processus de paix.

(Cliquez ici pour une traduction anglaise ou ici pour l’original espagnole)

(L’article se continue à droite.)

Question for discussion

What is happening in Colombia, Is peace possible?

(L’article se continue de la gauche.)

Selon la Déclaration politique de l’Assemblée générale de l’Association nationale des Zones de Réserves paysannes [ANZORC]-: “Les 66 représentants de l’ANZORC, à une Assemblée générale dans le village de San Isidro de Pradera (Valle), considérant que la signature éventuelle d’un accord final avec les FARC et l’application des accords de paix présenteront une grande opportunité. (…) L’ANZORC dans sa première Assemblée générale 2016 a décidé :

“- d’engager un processus d’ancrage territorial des accords de paix,

– de soutenir la circonscription spéciale des accords de la paix (les 16 zones de transition),

– de promouvoir les territoires interculturels,

– de lutter contre l’expropriation de 6000 familles de paysans vivant dans les régions “vacant FARC” à El Pato Balsillas, El Yari, le Losada-Guayabero et la Macarena,

– de porter plainte contre les lois de ZIDRES,

– d’organiser des Gardes Ruraux dans les territoires,

– d’établir un dialogue avec le ministère de l’Environnement et des sociétés régionales autonomes concernant la loi sur la deuxième zone de réserve forestière et les zones protégées régionales,

– de faire une proposition de contrôle social sur les récoltes de coca,

– d’étendre le développement des assemblées populaires à tout le pays,

– de simplifier nos processus à l’Assemblée nationale constituante.”

A Natagaima du 12 au 14 Août dernier/ sous le thème “Les femmes autochtones tissent ensemble leurs pensées pour défendre le territoire et construire la paix avec la justice sociale,” plus de 170 femmes autochtones provenant de différents villages se sont réunies. Après un marche dans la ville, elles ont décidé publiquement “Oui” pour le plébiscite, tout en sachant que même si la paix est possible avec la fin du conflit armé, sa construction va être un grand défi au quotidien:

«Nous croyons que les peuples autochtones ne peuvent pas rester indifférents à ce moment historique que connaît le pays avec la fin du conflit armé. Le processus dans lequel nous avons été impliqués demande une approche ethnique dans chacun des accords. Nous devons nous préparer à ratifier notre OUI au référendum comme outil principal pour construire des territoires pour la paix avec la justice sociale. Cela doit se traduir par l’équilibre et l’harmonie dans notre relation avec la Mère Nature et par la garantie des conditions d’une vie digne dans nos territoires et donc dans nos collectivités. »

Il a été déclaré par les parties à la table des négociations à La Havane que la mise en œuvre des accords exige une nouvelle approche afin de surmonter les conditions historiques et structurelles du conflit armé en Colombie. Dans cette approche, il est nécessaire d’inclure les propositions des communautés des territoires. Cette approche doit voir au-delà des principes juridiques rigides de la tradition anglo-saxonne dans la constitution et la loi, et prendre en considération les diverses cosmologies des peuples. Il faut lutter contre les pratiques telles que le racisme et l’extinction des communautés autochtones.

La proposition de paix du dialogue interethnique mise sur la table à la Havane le 6 Avril dernier par les organisations autochtones et afro-colombiennes dit: «Les communautés d’origine africaine, les palenqueras, les raizales et les peuples autochtones conçoivent la terre comme un bien collectif, en fonction des besoins de leurs habitants. La terre est une source de matière, de la vie culturelle et écologique. Elle n’est pas un produit commercial basé sur le profit privé. La terre doit être considérée comme un espace géographique et libre où les communautés peuvent se développer pleinement. C’est un lieu physique et une source symbolique du bien-être souverain, de l’indépendance, en vertu des principes de l’autonomie, de la solidarité, de la croissance, du développement indigène, de l’équilibre et de la durabilité ” (…)

«Les peuples autochtones, les Noirs, les Afro-Colombiens, palenqueros et raizales ont été des victimes historiques des structures d’exclusion, de pratiques racistes et discriminatoires de l’État, ce qui nous a empêché de jouir de tous les droits et garanties qu’ont les citoyens dans une nation . Dans cette veine, le conflit social et armé de 60 ans que le pays a connu a particulièrement affecté ces communautés.

Enfin, nous disons que le défi de la construction d’une culture de la paix en Colombie prendra plusieurs générations, mais à chaque pas dans les territoires, il y a d’avantage d’espoir de laisser derrière soi la longue nuit de 500 ans et l’héritage colonial et républicain de la guerre !

Histoire de la première coopérative d’énergie renouvelable en Espagne

. . DEVELOPPEMENT DURABLE . .

Un article par Ula Papajak en 350.org (repris en accord avec leur mission de “à construire un mouvement mondial pour résoudre la crise climatique”)

En 2010, Gijsbert Huijink et un groupe d’amis ont lancé une campagne visant à trouver 350 personnes désireuses de rejoindre la première coopérative d’énergie renouvelable en Espagne. Six ans plus tard, Som Energia compte 27 000 membres et 37 000 clients, et elle produit suffisamment d’énergie renouvelable pour répondre aux besoins annuels de 3 200 familles !

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Photo de Som Energia Cooperativa

Huijink explique comment, en dépit des barrières législatives et de la crise financière, lui et son groupe d’amis sont parvenus à mettre en place une coopérative prospère.

SOM Energia produit de l’électricité à partir de ses propres sources d’énergie renouvelable (soleil, vent, biogaz, biomasse) et trouve son financement dans les contributions volontaires de ses membres. La coopérative s’appuie sur une organisation horizontale, avec des groupes locaux autonomes qui déterminent le futur de l’organisation. Aujourd’hui, elle vend son électricité pour un prix coûtant inférieur aux prix actuellement proposés sur le marché de l’électricité conventionnelle : chaque kWh coûte un demi-centime de moins que le prix du marché.

Les débuts

« Lorsque ma femme et moi avons déménagé en Espagne en 2005, nous avons acheté une vieille ferme, raconte Huijink. Nous avons été surpris de voir combien il était difficile de se raccorder au réseau électrique. Nous avons d’abord envisagé d’installer des panneaux solaires et des batteries, puis examiné la possibilité d’installer une petite éolienne à côté de notre maison, explique Huijink. Nous avons alors commencé à nous intéresser aux aspects juridiques, économiques et pratiques et tout est subitement devenu beaucoup plus compliqué. Après quelque temps, je me suis rendu compte qu’il serait beaucoup plus simple d’investir dans une éolienne plus grande avec d’autres personnes. J’ai commencé à chercher une coopérative en Espagne, mais n’en trouvant pas, j’ai décidé d’en créer une. J’en ai parlé à quelques amis et il n’a pas fallu longtemps pour trouver de nombreuses personnes intéressées.

En décembre 2010, 157 personnes se sont réunies avec pour objectif commun de produire et de consommer leur propre énergie renouvelable. Les demandes de permis ont été déposées en janvier 2011 et le service a été lancé en octobre, d’abord pour une centaine de clients.

Les obstacles

« Nous avons fini par sélectionner un premier projet photovoltaïque de 100 kW sur un bâtiment industriel à Lleida, explique Huijink. L’installation a été mise en service début 2012 et en avril elle était devenue pleinement opérationnelle. Huit autres projets ont par la suite été sélectionnés et réalisés, jusqu’à atteindre un portefeuille comportant 732 kWc d’énergie solaire et une installation de biogaz de 500 kW. L’investissement total s’est élevé à 3,5 millions d’euros. Environ 1 100 personnes ont participé au projet. La collecte de fonds a commencé en juin 2012 et dans les dix mois qui ont suivi, nous avions obtenu le financement dont nous avions besoin. Tous ces investissements nous ont pas mal occupés jusqu’au début de l’année 2014. À cette époque, nous étions moins de dix personnes pour exécuter toutes les tâches à accomplir. Le gouvernement a ensuite décrété que l’Espagne avait produit bien assez de projets renouvelables et ne pouvait plus se permettre de poursuivre la politique des tarifs de rachat garantis. Aucun projet n’allait plus être accepté, ce qui a mis un terme définitif à tout nouveau développement.

Qui plus est, malgré une décision parlementaire unanime de rapidement adopter une législation sur l’autoconsommation d’énergie, aucune solution concrète n’a encore été mise en œuvre (quatre ans plus tard). Tout n’est pas perdu car il existe un petit vide juridique, mais le fait est que seule une centaine de pionniers possèdent des panneaux solaires sur leur toit. La tactique du gouvernement consiste à retarder le plus possible l’adoption d’une législation concrète et équitable. Nous en sommes donc au troisième projet de loi, qui prévoit la fin du solde net et l’instauration d’une taxe de solidarité qui vous oblige à payer pour chaque kWh que vous produisez, même ceux que vous consommez immédiatement et qui ne se retrouvent donc jamais dans le réseau. Autrement dit, la solution qui a suscité le plus d’enthousiasme et de participation citoyenne dans d’autres pays a été fermement refusée à nos membres.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour une version anglaise de cet article ou ici pour une version espagnole)

Question for this article:

Are we making progress in renewable energy?

(. . . suite)

Les deux principaux mécanismes permettant d’encourager le développement de la production d’énergie renouvelable ayant été bloqués, nous avons commencé à nous intéresser aux différentes initiatives mises en place en Europe.

Nous cherchions un modèle qui nous permettrait de :

* développer de nouveaux projets d’énergie renouvelable (et non de refinancer des projets existants)

* garantir un rendement minimal pour nos investisseurs

* ne pas faire de promesses que nous ne pourrions tenir

* faciliter la participation des personnes qui le souhaitent

* créer un niveau de confiance suffisant pour inciter les gens à investir dans des projets d’une durée de vie de 25 ans (dans un pays méditerranéen où la vision à long terme atteint au mieux les 5 ans)

* permettre à tous les Espagnols de participer, c’est-à-dire non seulement les propriétaires disposant d’un toit adapté à la pose de panneaux photovoltaïques, mais aussi les personnes qui louent un appartement et n’ont pas la possibilité pratique de développer leur propre projet.

Il est important de rappeler que le projet a commencé au beau milieu de la crise financière, ajoute Huijink. Nous n’avions accès à aucun financement bancaire d’aucune sorte. Les banques étaient tout simplement fermées. Elles tentaient de gérer les affaires courantes et de réduire leurs pertes. Elles n’avaient aucune volonté d’investir dans de nouvelles entreprises, et encore moins dans une coopérative sans budget ni garantie financière. Cependant, ce sont ces obstacles qui nous ont permis de comprendre que nous ne devions compter que sur nous-mêmes. Nous ne pouvions attendre aucun soutien, mais c’est ce qui nous a conduit à élaborer une stratégie ciblée et efficace.

Nous avons donc inventé notre propre modèle. Sur la base des projets solaires, éoliens et hydroélectriques existant en Espagne, nous avons essayé de simuler aussi précisément que possible la courbe de demande typique de nos membres. Faute de tarifs de rachat garantis, tous les projets devaient être compétitifs sur le marché et même reverser à l’État une taxe de 7 % sur la production d’électricité. Dans la mesure où seuls les projets les plus efficients permettent de garantir un retour sur investissement, nous avons privilégié le développement d’un projet solaire dans le sud de l’Espagne pouvant assurer 1 600 heures de fonctionnement à pleine charge, la mise en place de projets éoliens sur des sites très venteux permettant plus de 2 700 heures de pleine charge et la modernisation de centrales hydroélectriques dont les infrastructures étaient encore en bon état et où il nous restait « simplement »à installer une nouvelle turbine.

S’ils le souhaitent, nos 27 000 membres peuvent participer en accordant à la coopérative un prêt de 25 ans à taux zéro. Il s’agit d’investir dans le système, pas dans une technologie spécifique, et de partager tous les avantages et les inconvénients de chaque projet. Pour chaque contribution de 100 euros, les participants reçoivent environ 170 à 200 kWh/an, ce qui se traduit par une réduction correspondante de leur facture d’électricité. Ils doivent cependant continuer de payer les taxes, les frais d’accès au réseau, etc. »

Lancez-vous !

« Nous sommes bien conscients que notre modèle n’est pas facile à reproduire, mais il existe de nombreux moyens d’y parvenir. Mon conseil à ceux qui souhaitent créer leur propre coopérative est de tout simplement se lancer. Définissez votre objectif – qu’il s’agisse d’un projet d’efficacité énergétique, de production locale, de biomasse ou de solaire. N’oubliez pas que les taux d’intérêt bancaires sont actuellement au plus bas. De nombreuses personnes ont perdu confiance dans le système bancaire mais souhaitent néanmoins investir leurs économies dans des projets utiles. Profitez-en et lancez-vous ! »

(Merci à Kiki Chauvin, la reporter de CPNN pour cet article.)