All posts by cpnn coordinator

About cpnn coordinator

Dr David Adams is the coordinator of the Culture of Peace News Network. He retired in 2001 from UNESCO where he was the Director of the Unit for the International Year for the Culture of Peace, proclaimed for the Year 2000 by the United Nations General Assembly.

Forum de Paris sur la Paix 2019 : la liste des solutions de gouvernance qui seront présentées

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Communiqué de presse du Forum de Paris sur la Paix

À la suite de son appel à projets annuel, le Forum de Paris sur la Paix a reçu plus de 700 candidatures venues de 115 pays du monde entier. Les projets qui ont été sélectionnés sont déployés dans toutes les régions du monde. Cette année, la plupart des projets choisis par le Comité de sélection sont mis en œuvre de façon globale, ou sur plusieurs continents simultanément (48 %). L’autre moitié des projets se déploie principalement en Afrique (12 %), en Asie (11 %), en Amérique latine (10 %) et au Moyen-Orient (7 %).

Une diversité d’acteurs

Les projets retenus sont portés par de nombreux types d’organisations venant de 32 pays différents. Ils sont initiés notamment par des États (8 projets), des organisations internationales (17 projets), des ONG (34 projets), des entreprises (10 projets), des fondations (4 projets) et des think tanks (6 projets).
Ces projets sont portés par une très grande diversité d’organisations venant de 32 pays différents. Ils sont initiés notamment par des États (8 projets), des organisations internationales (17 projets), des ONG (34 projets), des entreprises (10 projets), des fondations (4 projets) et des think tanks (6 projets).

Des solutions pour dépasser les discours

Le Forum met l’accent sur ceux qui mettent en œuvre des solutions innovantes pour répondre aux défis transfrontaliers. Les porteurs de projet sélectionnés pourront présenter leur solution de gouvernance du 11 au 13 novembre à la Grande Halle de La Villette à Paris. Cette deuxième édition sera pour eux l’occasion de concrétiser, développer et valoriser leur projet, en touchant des milliers d’acteurs de l’action collective.

Wan Fambul = National Framework for Inclusive Governance and Local Developpement par le Bureau du vice-président de Sierra Léone
Paix et sécurité | Afrique (Sierra Léone)
Wan Fambul Framework a été créé pour faciliter la gouvernance inclusive, le développement rural durable et centré sur la communauté, menant à des communautés résilientes et cohésives à travers la Sierra Leone. Le projet a mis en place des structures pour résoudre les conflits de longue date et inciter les collectivités à incarner les promoteurs de leur propre rétablissement et développement.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

( Cliquez ici pour une version anglaise.)

 

Question related to this article.

Global meetings, conferences, assemblies, What is the best way for delegates to interact afterwards?

(. . . suite)

Quelques exemples :

D50 Enterprise Digital Economy Summit par China Electronics Chamber of Commerce (CECC)
Économie inclusive | Asie (Chine)

Fondé sur la Charte des Nations unies et les principes internationaux établis, Entreprises Digital Economy Summit of Fifty Countries (D50) prône les principes d’équité et de justice, d’ouverture et de transparence, de négociation, de construction collective et de partage mutuel, établissant conjointement une plateforme de consensus pour le dialogue, la communication, la coopération et le développement parmi les économies numériques mondiales.
 
OKA: facilitating migrant access to information par Igarapé Institute
Nouvelles technologies | Amérique Latine (Brésil)


L’information est l’une des premières victimes des crises de déplacement. L’application de téléphonie mobile OKA comble une partie de cette lacune en fournissant des données géolocalisées à jour sur les services publics fédéraux au Brésil dans des domaines tels que le logement, l’éducation, la santé, l’assistance sociale et juridique, les communautés, l’emploi et les urgences pour les migrants volontaires et forcés.
 
Ecosystems, Companies, Sustainable Development: Rating in Protection the Earth par Socio-Ecological Union (SEU) 
Environnement | Europe de l’est et Asie centrale (Russie)

Conformément aux Objectifs de développement durable, l’objectif de ce projet est d’évaluer l’impact environnemental des entreprises sur la biosphère. Les plus grandes entreprises de Russie et du Kazakhstan ont déjà été évaluées. Le projet contribue à une plus grande responsabilité sociale et transparence dans les entreprises dans chaque région du monde, pour chaque entreprise transnationale.
 
Akhlaquna par la Fondation Qatar
Culture et éducation | Moyen-orient (Qatar)

Comment pouvons-nous encourager les gens à continuer à faire le bien face aux défis encombrants ? Comment faire primer la vertu et la moralité ? Akhlaquna vise à récompenser et à soutenir les jeunes dans leur recherche du changement afin d’entraîner des répercussions à l’échelle mondiale, d’être reproduite et maintenue étant donné qu’elle dépend de l’effort humain.
 
Model Drug Law – national engagement in West Afrique and replication in one region par la Global Commission on Drug Policy 
Développement | Afrique

Le projet cible les dirigeants nationaux, les organisations clés de la société civile ainsi que les journalistes afin de renforcer de manière durable et significative la capacité d’amélioration des lois relatives à la drogue en Afrique occidentale. La réplicabilité du projet pourra être appliquée en Afrique de l’est et du sud dans les pays touchés par les circuits d’acheminement de l’héroïne.
 
Découvrez toute la liste ici.

Le PAYNCoP Gabon Renforce Ses Connaissances sur la Culture de la Paix

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Envoyé à CPNN par Jerry Bibang, le Coordonateur National du PAYNCoP Gabon.

La Coordination Nationale du Réseau Panafricain des Jeunes pour la Culture de la paix (PAYNCoP Gabon) a pris part, le samedi 15 juin 2019, à un atelier de renforcement de capacités sur le concept de “culture de la paix” organisé par le système des Nations Unies au Gabon.


Photo © PAYNCoP Gabon

C’est le siège de l’Unesco qui servi de cadre à cette activité qui réuni plusieurs organisations exerçant pour la culture de la paix au Gabon notamment le Réseau Panafricain des Jeunes pour la Culture de la Paix, le Réseau Panafricain des femmes pour la culture de la paix et le développement durable, les femmes de presse pour la culture de la paix, les clubs Unesco…

Pour les organisateurs, cet atelier avait pour objectif de donner de rudiments nécessaires aux organisations de la société civile pour une meilleure appropriation du concept de la “culture de la paix” et des outils pour la mise en œuvre des activités relatives à ce concept.

Dans son mot de circonstance, M. Fazzino, le Représentant de l’Unesco, a salué la participation des différentes organisations avant de rappeler les enjeux de cet atelier. Il s’agira de voir d’abord comment la culture de la paix contribue aux objectifs de développement durable, ensuite nous verrons comment passer à l’action via des projets finançables avant de donner des orientations sur les sources de financement, a-t-il indiqué.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

( Cliquez ici pour une version anglaise.)

 

Question related to this article.

Will UNESCO once again play a role in the culture of peace?

Youth initiatives for a culture of peace, How can we ensure they get the attention and funding they deserve?

(. . . . suite)

La première communication, animée par Juste Joris Tindy Poaty, Docteur en philosophie et expert au bureau Unesco, a porté sur les origines du concept de ‘’culture de la paix’’, sa définition ainsi que les instruments internationaux relatifs à ce concept. Si l’expression est utilisée pour la première fois lors d’un congrès à Yamoussoukro en 1989, la culture de la paix prend sa source dans l’acte constitutif de l’organisation des Nations Unies qui a pour mission de construire un monde pacifique, a-t-il rappelé. Sa définition complète se trouve dans la Résolution 52/13 du 15 janvier 1998 de l’Onu.

Au titre des instruments juridiques internationaux, les résolutions 1325 (femmes, paix et sécurité), 2250 (jeunes, paix et sécurité), 2419 et la recommandation sur l’éducation pour la compréhension, la coopération et la paix internationale figurent en bonne place. En marge de ces instruments, on peut également ajouter d’autres éléments tels que le Manifeste de Séville et le Manifeste 2000 qui concourent également à la culture de la paix.

Les participants ont également eu droit à une communication basée sur le processus d’élaboration d’un projet, animée par un expert du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (Unoca). De la planification à l’évaluation, en passant par la mise en œuvre d’un projet, toutes les étapes ont été expliquées aux participants afin de mieux les outiller dans la rédaction de projet.

Noémie Dalle, stagiaire à l’Unesco, a quant à elle exposé sur les opportunités de financement des projets relatifs à la culture de la paix. Elle a passé en revu les possibilités de financement à l’Unesco, au sein du système des Nations Unies et auprès d’autres bailleurs.

Pour les participants, cet atelier vient répondre à plusieurs préoccupations. “Nous sortons de là avec des éléments de langage commun en parlant de culture de la paix, mais aussi la démarche appropriée pour la rédaction de projet et surtout les opportunités de financement pour lancer des projets sur le terrain” a conclu Jerry Bibang, le Coordonateur National du PAYNCoP Gabon.

Le PAYNCoP Gabon Plaide pour l’Implication des Jeunes dans les Questions de Paix et Securite

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Envoyé à CPNN par Jerry Bibang, coordinateur de PAYNCoP Gabon

La Coordination Nationale du Réseau Panafricain des Jeunes pour la Culture de la paix (PAYNCoP Gabon) a récemment rencontré une délégation onusienne, envoyée par le Secrétaire Général des Nations Unies, dans le cadre de la revue stratégique du bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA).

Composée d’une équipe pluridisciplinaire, dirigée par l’ancien Représentant Spécial du SG de l’Onu, Ahmedou Ould-Abdallah, la mission avait pour objectif d’évaluer, à mis parcourt, le travail abattu par l’UNOCA dans la sous-région. Certaines organisations de la société civile étant invitées à prendre part à cette évaluation, le Coordonateur National du Réseau Panafricain des Jeunes pour la Culture de la Paix a saisi cette opportunité pour plaider en faveur d’une implication des jeunes dans les questions de paix et sécurité.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

( Cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

 

Question related to this article.

Youth initiatives for a culture of peace, How can we ensure they get the attention and funding they deserve?

(. . . . suite)

Pour Jerry Bibang, la jeunesse constitue la catégorie sociale la plus importante du point de vue numérique dans la sous-région et dans le monde. Les jeunes sont donc les principaux artisans et les victimes de conflits et de guerres. Il convient, de ce fait, d’associer ces jeunes, à tous les niveaux du processus, dans les questions de paix et sécurité notamment dans la prévention, la médiation, les activités pos-conflits etc.

D’après le Coordonateur National du PAYNCoP Gabon, il s’agit simplement de mettre en œuvre la Résolution 2250 (jeunes, paix et sécurité) conformément aux recommandations du Conseil de sécurité de l’Onu. Aussi, le premier responsable du PAYNCoP Gabon a invité l’équipe onusienne à soutenir les activités et les projets liés à la prévention et à la promotion de la culture de la paix. Malgré notre engagement, notre bonne volonté et nos idées, si nous ne sommes pas soutenus, notre action restera limitée, a-t-il indiqué.

Le problème de reconnaissance juridique des organisations de la société civile a également été mis en exergue. L’ensemble des organisations présentes, notamment, le réseau des femmes de presse pour la paix, la plate forme Gabon Groupe Résolution 1325, le Centre de la Démocratie et les Droits de l’Homme (CDDH-Gabon), l’Ong Brainforest et le PAYNCoP Gabon ont unanimement reconnu que la difficulté d’obtenir un récépissé définitif constitue un frein à la mobilisation des fonds pour les associations et Ong. D’où l’invite pour un plaidoyer auprès du gouvernement afin de faire des efforts sur cette question.

Le PAYNCoP Gabon Sensibilise les Jeunes Leaders Associatifs sur La Résolution 2250

EDUCATION POUR LA PAIX .

Envoyé à CPNN par Jerry Bibang, Coordinateur de PAYNCoP Gabon

Dans le cadre des manifestations relatives au 10ème anniversaire du décès du Président Omar Bongo Ondimba, la Coordination Nationale du Réseau Panafricain des Jeunes pour la Culture de la Paix (PAYNCoP Gabon) a organisé, le samedi 08 juin, à la Maison des Nations-Unies, une conférence sur le thème : “Les nouveaux défis de la construction de la paix en Afrique”

La rencontre qui a réuni essentiellement les leaders des organisations de jeunesse a été ponctuée par trois communications. La première, animée par Jerry Bibang, le Coordonateur National du PAYNCoP Gabon, a porté sur l’implication des jeunes dans les questions de paix et sécurité.

Pour l’intervenant, les jeunes constituent la tranche d’âge la plus importante en Afrique et au Gabon. De ce fait, ils sont les principaux artisans et victimes des conflits et guerres. Par conséquent, il est important que ces derniers s’impliquent à tous les niveaux dans les questions de paix et sécurité. Pour le Coordonateur du PAYNCoP Gabon, il s’agit simplement de mettre en œuvre la Résolution 2250, adoptée depuis 2015 par le Conseil de sécurité des Nations Unies.

( Cliquez ici pour une version anglaise)

 

Question related to this article:


Mediation as a tool for nonviolence and culture of peace
 
  
Cette résolution recommande aux Etats d’associer les jeunes à tous les niveaux dans les questions de paix et sécurité notamment lors des activités de prévention, de médiation, résolution de conflits ou lors des activités post-conflit. L’implication des jeunes se présente alors comme l’un des défis à relever dans la construction de la paix, a conclu le Coordonateur National du PAYNCoP Gabon.

Pour le Docteur Jean Delors Biyoghe, les nouveaux défis de la construction de la paix sont multiples et variés. Ils peuvent se résumer à la crise des hommes de médiation, la fragilité des Etats, la mauvaise gouvernance, la sécurisation du cyber espace et bien d’autres.

En effet, les acteurs en charge des médiations trainent le plus souvent des casseroles, soutient le politologue. De ce fait, il se pose parfois un problème de notoriété de ces acteurs lors de la résolution des crises ou conflits. Comment convaincre un Chef d’Etat de quitter pacifiquement et démocratiquement le pouvoir si vous-mêmes vous posez des actes antidémocratiques, s’es interrogé l’intervenant. L’obsolescence des stratégies de résolution de conflit constitue également l’un des défis à relever. Au lieu de construire la paix, on assiste à une imposition de la paix, a fait remarquer le conférencier. Tel est par exemple le cas au Mali et en Centrafrique.

De plus, la montée en puissance des multinationales, associée à la multiplication des Etats fragiles s’avèrent comme un autre défi à la construction de la paix. Selon le conférencier, la construction de la paix passe aussi et surtout par la satisfaction des besoins sociaux et économiques des citoyens. On ne peut véritablement pas construire la paix si les besoins vitaux des populations restent insatisfaits.

La troisième communication, assurée par Théophane Nzame-Biyoghe, a porté sur l’action politique et diplomatique d’Omar Bongo Ondimba en tant que chantre de la paix. Le conférencier a passé en revue les différentes crises et conflits résolus par l’ancien Chef de l’Etat notamment en Angola, en Centrafrique, au Congo… un engagement pour la paix qui lui a valu plusieurs récompenses à l’internationale dont le prix « laurier d’or de la paix », attribué par le jury international des trophées de paix, le prix MANAHAE pour la paix, décerné par la Corée du sud en reconnaissance de ces efforts pour la restauration de la stabilité et le règlement des conflits armés dans la sous-région d’Afrique centrale. Pour Théophane Nzame, Omar Bongo Ondimba laisse un héritage que tous les gabonais devraient s’approprier, même si la paix reste un idéal en perpétuel construction.

L’agroécologie et l’agriculture paysanne pour préserver la biodiversité

. . DEVELOPPEMENT DURABLE . .

Un article de AVSF, Agronomes & Vétérinaires Sans Frontières

Le 6 mai 2019, dans son rapport sur la biodiversité, l’IPBES [La Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques] alertait sur la menace d’extinction de près de 1 million d’espèces animales et végétales à court terme. L’agriculture et l’élevage industriels sont en partie responsables de ce désastre. L’agroécologie et l’agriculture paysanne représentent une alternative urgente pour préserver la biodiversité.

En 2017, nous alertions lors de notre campagne de l’érosion inquiétante de la biodiversité agricole : 75% des variétés comestibles ont disparu en 100 ans (FAO). L’essentiel de l’alimentation humaine repose uniquement sur 12 espèces végétales et 14 espèces animales ! Au cours des 10 dernières années, au moins une race animale domestique a disparu chaque mois (et ses caractéristiques génétiques avec elle), et 20% des races bovines, caprines, porcines, équines et avicoles du monde risquent actuellement l’extinction. En cause: la promotion d’une agriculture productiviste à haut investissement de capital et d’intrants de synthèse, en recherche de très hauts rendements à court terme. Or l’agroécologie en conditions d’agricultures paysannes s’avère une solution : elle s’appuie sur la biodiversité agricole, la valorise tout en  la protégeant, et ce faisant contribue au maintien de de la biodiversité dans son ensemble.

La biodiversité agricole est une partie de la biodiversité qui, au travers de la production agricole, contribue à l’alimentation des populations de même qu’à la préservation des écosystèmes. Elle est particulièrement importante pour maintenir la productivité et la résilience des systèmes de culture et d’élevage dans des environnements précaires et vulnérables. C’est cette grande diversité d’espèces végétales et de races animales adaptées au milieu local qui garantit en effet la survie de nombre de paysans d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique Latine dans leurs fermes et sur leurs terroirs, même dans des conditions climatiques difficiles et sur des sols fragiles.

Dans les pays du Sud, les initiatives se multiplient depuis quelques années, pour revaloriser les espèces locales et préserver durablement la biodiversité agricole. Ces initiatives, souvent développées à l’échelle des exploitations familiales, ont mis en lumière la relation étroite qui existe entre sécurité alimentaire et biodiversité.
(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

Question for this article:

What is the relation between movements for food sovereignty and the global movement for a culture of peace? 



(. . . suite)

Deux projets qui préservent la biodiversité agricole

Au Nord d’Haïti, des petits producteurs transforment du cacao de qualité, issu de variétés anciennes, criollo et trinitario, typiques des Caraïbes. Réputées pour leur finesse et leurs arômes puissants, ces fèves sont principalement destinées à la chocolaterie haut de gamme, à l’instar du criollo qui ne représente que 5% de la production mondiale, et s’avère donc une variété recherchée. Bien que les chocolatiers soient fortement demandeurs, ces fèves étaient jusqu’à présent mal valorisées sur le marché mondial. Pourquoi ? Parce que ces fèves haïtiennes n’étaient pas fermentées, une étape primordiale qui libère les “précurseurs” d’arômes. AVSF a donc formé les producteurs des coopératives paysannes FECCANO aux techniques de fermentation de ces variétés anciennes. Plusieurs centres de fermentation, de collecte et de conditionnement ont été installés pour les producteurs des 8 coopératives. Un cacao aujourd’hui très fortement rémunéré sur les marchés bio, équitable et de qualité en Europe, au bénéfice tant des producteurs que de la biodiversité : cultivé au coeur de jardins boisés en association avec de nombreux bois d’ombrage et fruitiers et autres cultures, le cacao joue un rôle important non seulement dans la sécurité alimentaire, mais aussi pour le maintien de la fertilité et de la biodiversité en général.

Partout en Afrique de l’Ouest, l’élevage paysan est quant à lui caractérisé par la diversité de races de bétails qu’il valorise. Ces races ont su développer des capacités d’adaptation exceptionnelles qui ont valu leur durabilité, de même que des résistances à certaines maladies parasitaires, comme la trypanosomiase, transmise par la mouche tsé-tsé et endémique dans toute la région. Or de nos jours, cette durabilité est menacée par l’érosion inquiétante de la diversité des races locales, de plus en plus évincées par des races introduites pour leur plus forte productivité en lait et viande.

Au Sénégal, AVSF soutient des organisations d’éleveurs pour mieux valoriser le bétail ruminant endémique (la race Ndama par exemple) et démontrer sa compétitivité tant sur les marchés que pour la résilience des populations face à des chocs climatiques ou économiques. Race de petit format, possédant une bonne fécondité, sa vitesse de croissance et sa conformation satisfaisantes lui confèrent des qualités bouchères indéniables. Cette valorisation se fait à travers l’organisation de concours, d’expositions et de foires spécifiques à ces espèces et races.

À travers ses nombreux projets AVSF agit auprès des paysans du Sud depuis 40 ans pour préserver et reconquérir la biodiversité cultivée et animale et assurer ainsi leur sécurité alimentaire ainsi que celle des populations urbaines qu’ils nourrissent.

DÉCOUVRIR D’AUTRES ACTIONS TERRAINS

Lire notre dossier de fond

(Merci a Kiki Chauvin, le reporter de CPNN pour cet article.)

Biennale de Luanda: Forum panafricain pour la culture de la paix

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Un article de l’UNESCO

En Afrique, le concept de culture de la paix se nourrit de l’ensemble des valeurs, des systèmes de croyances, des traditions, des formes d’expression culturelles et artistiques qui contribuent aux respects des droits humains, à la diversité culturelle, à la solidarité et au refus de la violence en vue de la construction de sociétés démocratiques.

L’idée de créer une Biennale est née lors du Forum panafricain « Sources et ressources pour une culture de la paix » qui a eu lieu à Luanda en Angola en 2013, afin de faire grandir et rendre durable le Mouvement panafricain en faveur d’une culture de la paix et de la non-violence. 

La première édition de la Biennale aura lieu du 18 au 22 septembre 2019, à Luanda en Angola. 

Cette initiative continentale est :

* une plateforme globale de promotion de la diversité culturelle et de l’unité africaine,

* un lieu propice aux échanges culturels internationaux et intra-africains 

* un rendez-vous privilégié qui réunit – tous les deux ans – acteurs et partenaires d’un mouvement panafricain pour la prévention des violences et des conflits et la consolidation de la paix

* une opportunité pour nouer des partenariats durables entre les gouvernements, la société civile, le secteur privé, la communauté artistique et scientifique, les institutions académiques et les organisations internationales.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

( Cliquez ici pour une version anglaise.)

 

Question related to this article.

Will UNESCO once again play a role in the culture of peace?

(. . . . suite)

La Biennale veut aussi être une tribune pour les femmes et les jeunes africains. Elle est également l’opportunité de lancer des campagnes de sensibilisation de l’opinion publique dans le cadre de la Journée internationale de la paix (21 septembre). 

La Biennale s’organise autour de quatre axes principaux :

1. Forum d’idées et Forum des jeunes : pour réfléchir sur l’avenir de l’Afrique et partager des bonnes pratiques et des solutions de prévention de crises.

2. Festival des cultures : pour promouvoir la diversité culturelle et la capacité de résilience aux conflits et aux violences des pays africains et des diasporas.

3. Coalition des cultures et sports en faveur de la paix : pour fédérer des évènements internationaux culturels, sportifs et musicaux pour la paix.

4. Coalition des partenaires pour la culture de la paix en Afrique : pour mobiliser des ressources et des partenaires en soutien de la Biennale et pour développer des projets et initiatives à plus grande échelle.

LA BIENNALE DE LUANDA EN QUELQUES MOTS…

* Un rendez-vous africain pour la paix :

* Une plateforme de promotion de la diversité culturelle et de l’unité africaine

* Un lieu propice aux échanges culturels internationaux et intra-africains 

* Un rendez-vous privilégié qui réunit acteurs et partenaires d’un mouvement panafricain pour la culture de la paix :

* Gouvernements;

* Société civile;

* Communauté artistique et scientifique;

* Secteur privé;

* Organisations internationales.

5 jours tous les deux ans à Luanda, capitale de l’Angola, autour de quatre pôles : 

* Forum d’idées / Forum des jeunes   

* Festival des cultures

* Coalition des cultures et sports

* Coalition des partenaires 
Édition 2019 : 18 – 22 septembre (voir Programme provisoire)

Bulletin français 1 juin 2019

. LEADERSHIP POUR LA PAIX .

En cette période de mauvaises nouvelles et de confusion, nous recherchons celles et ceux qui peuvent nous conduire vers un avenir d’espoir et de stabilité. Voici quelques bons exemples de leadership que nous avons récemment cités dans CPNN.

En Afrique:

Suivant les traces de Nelson Mandela et nommant maintenant sa veuve Graça Machel à la vice présidence, “the Elders” continuent de nous donner un bon leadership. Récemment, lors de la réunion semestrielle de leur conseil d’administration à Addis-Abeba, ils ont rencontré le ministre éthiopien de la Santé et des travailleurs dans un centre de santé, où ils ont discuté des efforts du pays pour atteindre la couverture santé universelle. Comme l’exprime Graça Machel, “ la santé est un droit humain , et les agents de santé sont champions des droits de l’Homme. J’applaudis l’engagement du gouvernement éthiopien à fournir des services de soins de santé primaires gratuits au niveau communautaire et les invite à engager davantage de fonds publics dans le budget de la santé afin d’atteindre cet objectif. ”

Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed Ali, a reçu le Prix Félix Houphouët-Boigny – UNESCO pour la recherche de la paix pour son rôle d’instigateur d’un accord de paix entre la République fédérale démocratique d’Éthiopie et l’Érythrée. Voir les articles récents de CPNN sur cet accord.

Une initiative de féministes “émergentes “pour la paix a été accueillie à Monrovia, au Libéria, par la lauréate du prix Nobel de la paix, Leymah Gbowee, et la Fondation Gbowee pour la paix. Les cinq lauréates des prix Nobel de la paix présentes (Leymah Gbowee, Shirin Ebadi, Jody Wiliams, Rigoberta Menchú Tum et Tawakkol Karman) ont partagé leurs expériences et offert des conseils aux jeunes dirigeantes féministes. “Le thème principal était que nous (les femmes) sommes puissantes et dignes; nous devons réclamer notre espace, nous devons utiliser notre voix et nous ne devons pas demander la permission de le faire.”

La jeunesse africaine continue de se mobiliser pour la paix. La Coordination nationale au Gabon du Réseau panafricain des jeunes pour la culture de la paix (PAYNCoP) a récemment dévoilé sa feuille de route des actions à mener au cours des deux prochaines années. Le plan d’action prévoit quatre axes stratégiques, la vulgarisation de PAYNCoP, la promotion d’une culture de la paix, l’appropriation de la résolution 2250 (jeunesse, paix et sécurité) et la transformation de PAYNCoP en entreprise sociale.

En Amérique latine:

21 lauréats du prix Nobel de la paix ont confirmé leur présence au 17e Sommet mondial des lauréats du prix Nobel de la paix intitulé: «Laissez votre marque pour la paix» qui se tiendra à Mérida, au Mexique. Le programme de cette année portera à la fois sur l’héritage mexicain et sur la participation de la nation au processus mondial de consolidation de la paix. Le programme engagera la société civile et les jeunes du monde entier en leur fournissant les outils et les stratégies nécessaires pour instaurer la paix aux niveaux local et mondial.

Face aux menaces néo-coloniales des États-Unis et de leurs alliés contre le Venezuela, Donald Ramotar, l’ancien président du Guyana, a averti que “toute action susceptible de conduire au renversement énergique du gouvernement de Maduro renouvellerait la culture militaire and les coups et dictatures sanglantes en Amérique latine des années 1960 et 70. La plus grande contribution que l’intervention extérieure puisse apporter est d’encourager les solutions démocratiques et de promouvoir les négociations politiques et le dialogue en vue d’un règlement pacifique. Toute autre voie, telle que les sanctions économiques, ne fera qu’aggraver la situation et entraînera des effusions de sang et de la violence. L’Amérique latine et les Caraïbes ont besoin d’une culture de la paix.”

En Amérique du Nord:

Bien que le gouvernement et les médias des États-Unis n’assurent pas un bon leadership, certaines personnes le font (ou l’ont déjà fait). Richard Falk, Rapporteur spécial des Nations Unies sur la Palestine occupée entre 2008 et 2014, explique dans un blog pourquoi il ne peut pas renoncer à son engagement de longue date à prendre des positions publiques controversées, telles que la défense des droits humains du peuple palestinien, l’objection aux menaces contre l’Iran et la défense de Julian Assange.

Nous avons récemment perdu un grand militant pacifiste des États-Unis, Michael True. Mike était un défenseur infatigable du pouvoir populaire. Il croyait profondément en la capacité des gens ordinaires à provoquer un changement social et a exprimé cette conviction dans ses nombreux livres, conférences et soutien personnel à une myriade de campagnes, notamment la Peace and Justice Studies Association et la International Peace Research Association. Quand l’ONU a publié ses documents sur la culture de la paix, il était en extase, car un organisme international a finalement reconnu ce qu’il avait toujours su, cette initiative individuelle, l’action directe non-violente et le pouvoir du peuple.

En l’Europe:

Les chefs religieux travaillent pour la paix dans le monde. À Genève, la conférence intitulée «Promouvoir la paix ensemble – Promouvoir la fraternité humaine et la coexistence harmonieuse par le dialogue», a été parrainée par deux des plus grandes organisations chrétiennes, le Conseil oecuménique des Eglises et le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux au Vatican. La conférence a présenté son document “L’éducation pour la paix dans un monde multi-religieux: une perspective chrétienne.” Il a également discuté du document” Fraternité humaine pour la paix mondiale et vivre ensemble “, signé conjointement par le pape François et le grand imam d’Al-Azhar à Abou Dhabi en février 2019,

En Asie de l’Est:

Les chefs religieux travaillent spécifiquement pour la paix en Corée. Le cardinal sud-coréen Andrew Yeom Soo-jung estime qu’une paix permanente est à portée de vue dans la péninsule coréenne. Il a fait cette déclaration lors d’un discours prononcé lors du Forum sur le partage de la paix dans la péninsule coréenne en 2019 organisé par le Comité de réconciliation nationale de l’archidiocèse de Séoul et parrainé par le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme et l’Université catholique de Corée.

Globalement:

Comme nous l’avons déjà signalé, des étudiants du monde entier ont pris le leadership dans la lutte pour sauver la planète du réchauffement climatique. Leur récente grève du 24 mai aurait impliqué plus d’un million d’étudiants. Nous avons montré leurs photos aux Philippines, en Allemagne, en Corée du Sud, en Nouvelle-Zélande, en Inde, en Italie, en Ouganda, en Irlande, aux États-Unis et en Suède, ainsi que des liens vers des photos du Chili, du Mexique et du Brésil.

Il ne faut pas s’étonner que le leadership dont nous avons besoin provienne en particulier des secteurs qui ont été ignorés et opprimés par la culture de la guerre: les femmes, les jeunes et les continents qui ont été victimes du colonialisme et continuent à être exploités par le néo-colonialisme, l’Afrique et l’Amérique latine.

      

LIBERTÉ DE L’INFORMATION



Abiy Ahmed Ali, Prix Félix Houphouët-Boigny – UNESCO pour la recherche de la Paix

DÉVELOPPEMENT DURABLE



Youth for climate : 130 scientifiques soutiennent la grève des jeunes pour le climat

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Liberia: Feminist Voices for Peace

ÉDUCATION POUR LA PAIX



Le PAYNCOP Gabon Presente sa Feuille de Route au Président de l’Assemblée Nationale

DISARMAMENT ET SECURITÉ



Latin America and the Caribbean need a culture of peace

DROITS DE L’HOMME



The Global Campaign for the Prevention of Child Marriage

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ



Geneva: Conference on ‘Promoting Peace Together’ Promoting Human Fraternity and Harmonious Co-existence through Dialogue

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



Spain: What a city of peace should be like, according to youngsters in Barcelona

Le PAYNCOP Gabon Presente sa Feuille de Route au Président de l’Assemblée Nationale

LIBERTE DE L’INFORMATION

Speciale à CPNN de Jerry Bibang

La Coordination Nationale du Réseau Panafricain des Jeunes pour la Culture de la Paix (PAYNCoP Gabon) a récemment présenté sa feuille de route au Président de l’Assemblée Nationale du Gabon. C’est à l’occasion d’une audience accordée par Faustin Boukoubi, le Président de l’institution, que le PAYNCoP Gabon a présenté sa vision et les prochaines activités dans le cadre de la promotion de la culture de la paix.

Au cours de la rencontre, Bautrin Ekouma, le Coordonateur National adjoint du PAYNCoP Gabon a présenté le groupe avant de donner la parole à Kevin Pango, le Chargé des relations avec les institutions, qui est revenu sur les missions du réseau qui se résument essentiellement à la promotion de la culture de la paix. Cela passe par le dialogue, la non violence, le vivre ensemble, la justice sociale, la démocratie etc.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

( Cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

 

Question related to this article.

Youth initiatives for a culture of peace, How can we ensure they get the attention and funding they deserve?

(. . . . suite)

Johanie Mayinou, la Chargée des Affaires juridiques a quant à elle exposé sur le Plan d’Action Stratégique qui repose sur 4 axes notamment la vulgarisation du PAYNCoP, la promotion de la culture de la paix, la vulgarisation de la Résolution 2250 et l’autonomisation économique des jeunes.

D’après Jerry Bibang, le Coordonateur National du PAYNCoP Gabon, la mise en œuvre de ce Plan d’Action nécessite l’implication de tous. Gouvernement, institutions, partenaires au développement, Organisations de la Société Civile, journalistes, partis politiques, confessions religieuses, citoyens… Chacun doit jouer sa partition car nous avons tous besoins de vivre dans la paix. La rencontre de ce jour s’inscrit dans le cadre de cette approche inclusive. « L’objectif est de susciter l’engagement de l’Assemblée Nationale dans la promotion de la culture de la paix » a-t-il ajouté.

Pour Faustin Boukoubi, le Président de l’Assemblée Nationale, la démarche des jeunes est louable car elle répond à un besoin vital qui est la paix. Sans la paix, aucun développement n’est possible. Il a encouragé le PAYNCoP Gabon dans la promotion de la culture de la paix, tout en garantissant l’accompagnement de l’institution qu’il dirige, dans la mesure des ressources disponibles.

Le Président de l’Assemblée Nationale a également invité le Réseau Panafricain des Jeunes pour la Culture de la Paix à collaborer avec les autres organisations de jeunesse pour une synergie et un impact social plus important.

La rencontre avec le Président de l’Assemblée Nationale intervient après celle du Directeur Général de Gabon 1ère (la première chaine nationale de télévision) qui avait également donné son accord de principe pour accompagner le PAYNCoP Gabon dans ses missions.

Youth for climate : 130 scientifiques soutiennent la grève des jeunes pour le climat

. . DEVELOPPEMENT DURABLE . .

Un article de LCI

APPEL – 130 scientifiques travaillant dans le domaine du climat et de l’environement apportent leur soutien à la grève des jeunes pour le climat qui se tient vendredi 24 mai. Parmi eux Valérie Masson-Delmotte, Robert Vautard, ou encore Jean Jouzel.

Vendredi 24 mai, des jeunes du monde entier devraient de nouveau descendre dans les rues pour alerter sur le changement climatique, ils pourront compter sur le soutient de 130 scientifiques qui ont annoncé soutenir la grève des jeunes pour le climat. Le mouvement doit alerter sur “la fulgurance du changement climatique” et le non-respect des engagements pris, citant le cas de la France.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

( Cliquez ici pour une version anglaise .)

Question for this article:

Despite the vested interests of companies and governments, Can we make progress toward sustainable development?

How can we ensure that science contributes to peace and sustainable development?

(. . . suite)

“Nous, scientifiques dans le domaine du climat et de l’environnement, sommes solidaires des collégiens, lycéens et étudiants qui se mobilisent. Comment ne pas être inquiets du monde qui se prépare ?”, s’alarment les scientifiques, dont les climatologues Valérie Masson-Delmotte, Robert Vautard, Jean Jouzel, Gilles Ramstein, la paléoclimatologue Elsa Cortijo et d’autres chercheurs de l’Institut Pierre Simon Laplace (ISPL), de recherche en sciences de l’environnement.

“Depuis près de 30 ans, le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ) et de très nombreuses études scientifiques alertent sur la fulgurance du changement climatique (…), mais rien ne change”, constatent-ils. “Dans notre pays où l’accord de Paris a été signé, ce qui est hautement symbolique, les engagements pris ne sont pas respectés“, poursuivent-ils.

“Nous soutenons la mobilisation des jeunes générations, qui vont être confrontées demain à un monde rendu plus difficile à cause de l’inertie d’aujourd’hui”, indiquent les scientifiques, qui se disent “disponibles pour apporter (leur) expertise et (leurs) connaissances à cette mobilisation”. Jeudi, le site youthforclimate.fr, en plein scrutin européen, des appels à la grève étaient répertoriés dans plus de  2.260 villes réparties dans 90 pays, dont une centaine de villes en France.

En France, plus de 85 associations et syndicats ont rejoint l’appel à se mobiliser ce vendredi. Pour les salariés ne pouvant pas se joindre aux marches, le collectif “Citoyens pour le climat” suggère d’aller travailler avec un brassard pour soutenir les grévistes ou d’interpeller son employeur sur le réchauffement climatique et le déclin de la biodiversité. Le lendemain, d’autres marches à pied ou à vélo sont prévues dans 80 villes, essentiellement en France, mais pas à Paris.

Abiy Ahmed Ali, Premier ministre de la République fédérale démocratique d’Ethiopie lauréat de l’édition 2019 du Prix Félix Houphouët-Boigny – UNESCO pour la recherche de la Paix

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Un article de l’UNESCO

Abiy Ahmed Ali, Premier ministre de la république fédérale démocratique d’Ethiopie, est nommé lauréat de l’édition 2019 du Prix Félix Houphouët-Boigny – UNESCO pour la recherche de la Paix, en raison de ses actions dans la région et en particulier pour avoir été l’instigateur d’un accord de paix entre la République fédérale démocratique d’Éthiopie et l’Érythrée. 

Le jury reconnaît également les mérites du lauréat pour les réformes entreprises en vue de consolider la démocratie et la cohésion sociale. Enfin, le jury considère cette distinction comme un encouragement à poursuivre son engagement en faveur de la promotion d’une culture de la paix dans la région et sur le continent africain.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

( Cliquez ici pour une version anglaise de cet article ou ici pour une version espagnole.)

 

Question related to this article.

Where in the world can we find good leadership today?

(. . . . suite)

Le Jury international s’est réuni le 29 avril 2019 au Siège de l’UNESCO à Paris pour désigner le lauréat de l’édition 2019 du prix qui marquera le 30e anniversaire de sa création.

Ce jury est composé de Ellen Johnson Sirleaf, ancienne Présidente du Liberia – Lauréate du Prix Nobel de la Paix (2011), François Hollande, ancien Président de la France,  Princesse Sumaya bint El Hassan de Jordanie – Envoyée spéciale de l’UNESCO pour les sciences de la paix, Michel Camdessus (France) –ancien Directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Professeur Yunus Mohama (Bangladesh) – fondateur de Grameen Bank – Lauréat du Prix Nobel de la Paix (2006) et Forest Whitaker (Etats-Unis d’Amérique), fondateur de l’initiative Paix et Développement.

Pour rendre hommage à l’action du Président Félix Houphouët-Boigny en faveur de la paix, dans le monde, 120 pays ont parrainé, en 1989, une résolution adoptée à l’unanimité des Etats membres de l’UNESCO en vue d’établir le Prix Félix Houphouët-Boigny – UNESCO pour la recherche de la Paix. Le Prix se propose d’honorer les personnes vivantes, institutions ou organismes publics ou privés en activité ayant contribué de manière significative à la promotion, à la recherche, à la sauvegarde ou au maintien de la paix dans le respect de la Charte des Nations Unies et de l’Acte constitutif de l’UNESCO.

Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, en visite officielle en Ethiopie les 2 et 3 mai à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, s’entretiendra avec le Premier ministre et lui fera part de ses chaleureuses félicitations.