Category Archives: EGALITE DES FEMMES

Prévenir la violence et promouvoir l’égalité des sexes par le biais des médias au Sénégal

. . . EGALITE HOMMES/FEMMES . . .

Un article de L’Unesco

Le premier atelier itinérant du projet “Prévenir la violence et promouvoir l’égalité des sexes par le biais des médias au Maroc et au Sénégal” s’est tenu du 16 au 18 août 2018 à Thiès (Dakar-Sénégal). Une activité qui a permis aux différents journalistes participants de renforcer leurs capacités dans la maîtrise du concept de genre, des enjeux des droits humains ainsi que leur prise en compte dans la collecte et le traitement de l’information.


©UNESCO/Théodora Samba Taliane

Le projet « Prévenir la violence et promouvoir l’égalité des sexes par le biais des médias au Maroc et au Sénégal », subventionné par l’Espagne dans le cadre du Programme international pour le développement de la communication (PIDC), a pour objectif essentiel d’autonomiser les bénéficiaires pour la promotion de l’égalité des sexes et la lutte contre le reportage et la propagation des discours haineux dans les médias tout en favorisant une meilleure approche stratégique dans l’utilisation du digital. Le projet est mis en œuvre au Sénégal avec l’appui des partenaires au niveau national tel que le ministère de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique, la Commission Nationale Sénégalaise pour l’UNESCO (COMNAT), l’Union des Radios Associatives et Communautaires du Sénégal (URAC), l’Association des Editeurs et Professionnels de la Presse en Ligne (APPEL) et le Réseau des blogueurs du pays. 

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Question related to this article

Protecting women and girls against violence, Is progress being made?

African journalism and the Culture of Peace, A model for the rest of the world?

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Une série de quatre ateliers itinérants sont prévus de se tenir sur l’ensemble du territoire sénégalais. C’est dans ce contexte que le premier évènement a été organisé. L’atelier qui s’est tenu les 16,17,18 août a accueilli près de 40 participants, membres des radios communautaires ainsi que de la presse en ligne, situés sur la région de Dakar et de Thiès. Pendant trois jours, ils ont été formés sur les notions de droits humains, de genre et sur la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF) ; et en techniques journalistiques, sur les notions d’éthique et de déontologie dans le traitement de l’information. A l’issue des sessions de formation, les participants ont été amenés à faire des productions radiophoniques et écrites, respectant les notions de genre, éthiques et déontologiques en fonction des connaissances acquises.  Ces productions feront l’objet d’un suivi tout au long de l’implémentation du projet, pour diffusion à destination des communautés locales. 

Cet atelier a été l’occasion, notamment pour les membres de la presse en ligne, de participer pour la première fois à une activité traitant des thématiques de genre, démontrant de façon claire que le besoin de renforcement sur ces thématiques est essentiel, et ce, à toutes les échelles. Les prochains ateliers itinérants se tiendront à Kaolack (septembre), Saint-Louis (octobre) et Kolda (novembre).

La promotion de la culture de la paix et de l’égalité des genres occupe une place centrale dans la mission de l’UNESCO. Ce projet s’inscrit dans la dynamique de l’Organisation de renforcer la paix et la non-violence par les médias avec un focus sur le renforcement de leurs capacités, afin de faire progresser le journalisme éthique, objectif et de qualité.

Les femmes à l’école de la construction d’une paix durable au Cameroun

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Un article de Média Terre

La Friedrich Ebert Stiftung pour le Cameroun et l’Afrique Centrale a tenu à Bastos dans sa salle de conférence ce 24 juillet 2018 à travers son programme Ladies Hours, plateforme d’échanges, d’information et de formation des femmes sur les enjeux de l’heure, la troisième rencontre de l’année sous le thème « Le rôle des femmes dans la résolution des conflits et dans la construction d’une paix durable au Cameroun ». Vingt cinq femmes décideuses venant du gouvernement, des partis politiques, de la société civile, des associations culturelles et professionnelles ainsi que des médias ont été conviées à ce rendez-vous trimestriel, pour partager leurs expériences, et faire un plaidoyer pour la mise sur pied des réformes permettant d’améliorer le statut des femmes camerounaises afin qu’elles soient de meilleures partenaires dans la construction d’une paix durable et le développement du Cameroun.

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Questions for this article:

Can the women of Africa lead the continent to peace?

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Quel rôle les femmes jouent-elles dans les conflits actuels ?

Un état des lieux de l’activité des femmes dans la situation sécuritaire actuelle de notre pays indique que ce sont les femmes et les jeunes filles qui souffrent le plus dans les conflits en raison de leur vulnérabilité : pauvreté, viols, destruction de leurs maisons entraînant parfois leur délocalisation, perte des êtres chers. Les femmes sont très absentes dans les instances de décision, elles ignorent le contexte socio-politique du pays, et vivent les différentes crises (Boko Haram et crise anglophone) dans la neutralité, dans la passivité. Quant à celles des régions anglophones, elles se sont constituées en groupe de sensibilisation et de médiation pour un retour au calme.

Que peuvent faire les femmes dans la construction d’une paix durable ?

L’éducation d’une société repose principalement sur les femmes. Elles sont des donneuses de vie, des protectrices de la vie, des initiatrices à la vie. Elles ont donc une responsabilité très grande dans la culture de la paix à travers l’initiation des enfants et de la société à la justice, à la paix. La culture de la paix est un ensemble d’actes et d’attitudes donnant la primauté à l’harmonie sociale et ayant pour préalable la justice sociale. Les femmes doivent donc être des agents de paix et des acteurs de construction de la paix au Cameroun à travers leurs attitudes, le langage qu’elles tiennent, les positions et analyses qu’elles font des différentes situations de la vie. La justice et l’équité doivent gouverner leurs actions. Pour cela, elles doivent mettre à contribution tous les moyens en leur possession pour construire la paix au Cameroun, et engager un plaidoyer sur la protection des femmes et des jeunes filles en temps de conflits. De plus les femmes doivent travailler ensemble pour l’engagement d’un dialogue inclusif sur la culture de la paix.

En conclusion, invitation a été faite en direction des femmes décideuses pour une sensibilisation et une formation continue des femmes membres de leur structure sur le contexte et la nécessité pour les femmes d’être des acteurs de premier plan dans la construction d’une paix durable dans le monde en général et au Cameroun en particulier.
 

Le Canada et ses partenaires annoncent un investissement historique dans l’éducation des femmes et des filles en situation de crise et de conflit

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Un article du page web du Premier Ministre du Canada

L’égalité des sexes est un droit de la personne fondamental et une priorité de premier plan pour le Canada et sa présidence du G7. Si nous voulons faire de l’égalité des sexes une réalité, les femmes et les filles à travers le monde doivent avoir un accès égal à une éducation et à des opportunités d’apprentissage de qualité. Lorsque les femmes et les filles ont une chance égale d’apprendre, de s’épanouir et de réussir, elles aident à bâtir une économie qui profite au plus grand nombre.

Le Canada, de concert avec l’Allemagne, la Banque mondiale, le Japon, le Royaume-Uni, et l’Union européenne a annoncé aujourd’hui [9 juin] un investissement de près de 3,8 milliards de dollars canadiens. Cet annonce représente l’investissement le plus important jamais réalisé dans l’éducation des femmes et des filles en situation de crise et de conflit, et marque un tournant décisif en vue d’améliorer l’accès et de réduire les obstacles à l’éducation de qualité à travers le monde. Cet investissement pourrait changer la vie de millions de femmes et de filles parmi les plus vulnérables dans le monde.


Le premier ministre Justin Trudeau participe à la seance de traveil du G7. Photo par Adam Scotti (CPM)

Ces investissements appuieront des mesures à l’échelle mondiale visant les objectifs suivants :

* doter les femmes et les filles des compétences nécessaires aux emplois de demain;

* améliorer la formation des enseignants afin d’offrir un meilleur programme d’éducation aux femmes et aux filles;

* améliorer la qualité des données disponibles sur l’éducation des femmes et des filles;

* promouvoir une meilleure coordination entre les partenaires humanitaires et du développement;

* soutenir des méthodes d’éducation innovatrices, en particulier pour les groupes vulnérables et difficiles à desservir, dont les réfugiés et les personnes déplacées;

* soutenir les pays en développement dans leurs efforts visant à offrir la chance égale aux filles d’effectuer un parcours éducatif de qualité d’une durée minimale de 12 ans, de l’école primaire à l’école secondaire.

Le Canada travaillera avec ces partenaires et d’autres pour appuyer l’éducation des femmes et des filles partout dans le monde. Ils veilleront également à ce que les voix des femmes et des filles éclairent les décisions portant sur l’éducation et l’emploi.

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Questions for this article:

Gender equality in education, Is it advancing?

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Citation

« Nous devons travailler ensemble pour veiller à ce que les femmes et les filles aient accès à une éducation de qualité et à une formation axée sur les compétences qui soit moderne. De l’école primaire à l’école secondaire, et par la suite, les femmes et les filles dans les situations de crise et de conflit doivent avoir une chance égale de réussir. Le fait d’investir dans leur éducation n’est pas seulement la bonne chose à faire, mais bien un choix intelligent. Nous savons que, si elles en ont la chance, les femmes et les filles seront le moteur de changements positifs. Elles pourront améliorer leur vie, celle de leur famille et de leur communauté et, du même coup, transformer notre monde. »


— Le très hon. Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Faits saillants

Dans le cadre de leur annonce de fonds d’aujourd’hui, les partenaires internationaux se sont engagés à réaliser les investissements suivants :

* Le Canada investit 400 millions de dollars canadiens sur trois ans, en plus de l’investissement en janvier 2018 de 180 millions de dollars au Partenariat mondial pour l’éducation pour la période de 2018 à 2020.

* L’Allemagne investit 75 millions d’euros.

* La Banque mondiale investit 2 milliards de dollars américains sur cinq ans.

* Le Japon investit 200 millions de dollars américains dans une éducation de qualité pour les filles et les femmes, y compris celles dans les situations d’urgence ou les États fragiles et touchés par un conflit.

* Le Royaume-Uni investit 187 millions de livres, s’appuyant sur l’annonce que la première ministre May a faite à la Réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth du mois d’avril, quand elle a promis de verser 212 millions de livres pour offrir des possibilités d’apprentissage à près d’un million de filles des pays en développement du Commonwealth.

* L’Union européenne investit 72 millions d’euros sur trois ans.

* En février 2018, la France s’est engagée à verser 200 millions d’euros au Partenariat mondial pour l’éducation afin de soutenir l’éducation des filles et d’aider à renforcer les systèmes d’éducation dans les pays en développement.

À la fin de 2016, il y avait dans le monde 65,5 millions de personnes déplacées de force, dont plus de la moitié étaient des femmes de moins de 18 ans, n’ayant que peu ou pas accès à des possibilités d’apprentissage et à une éducation de qualité.

Les filles sont plus susceptibles d’être retirées de l’école en raison de la pauvreté que provoque le déplacement, elles sont plus susceptibles d’être contraintes de se marier tôt et elles sont touchées de manière démesurée par la violence sexuelle et la violence fondée sur le sexe.

Dans le cadre de sa présidence du G7 en 2018, le Canada fait progresser des priorités nationales et internationales qui s’inscrivent dans cinq grands thèmes :

* Investir dans la croissance économique qui profite à tout le monde

* Se préparer aux emplois de l’avenir

* Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes

* Travailler ensemble à l’égard des changements climatiques, des océans et de l’énergie propre

* Construire un monde plus pacifique et plus sûr

(Merci à la Good News Agency d’avoir porté ceci à notre attention.)

Réseau Panafricain des Femmes pour la Culture de la Paix et le Développement Durable : Pour une culture de la paix.

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Un article de Pyramid Media Gabon

L’assemblée générale constitutive du Réseau Panafricain des Femmes pour la Culture de la Paix et le Développement durable-section Gabon, qui a eu lieu le week-end dernier à la Chambre de Commerce de Libreville, a porté Victoire Lasseni- Duboze à la tête de cette organisation.


Victoire Lasseni- Duboze lors de son intervention/DR.

Avec le soutien du Système des Nations-Unies au Gabon et de la Fondation Doupambi-Matoka pour le développement solidaire, l’assemblée générale constitutive du réseau panafricain des femmes pour la culture de la paix et le développement durable-section Gabon, s’est tenue  le weekend écoulé dans  la capitale gabonaise. 

Il faut avouer que c’est l’aboutissement d’un long processus enclenché en 2017 avec la mise en œuvre du projet « appui à la contribution des femmes pour la promotion de la culture de la paix et des objectifs du développement  durable au Gabon », initié par le médiateur de la République. Il consistait en la réalisation de plusieurs activités de femmes dont les célébrations des journées internationales de la femme (8mars) et de la paix (21 septembre).

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Questions for this article:

Can the women of Africa lead the continent to peace?

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Les activités déclinées avaient pour but de promouvoir les conditions d’un savoir-vivre ensemble harmonieux et pacifié avec des femmes issues de la société civile, du monde artistique, culturel et scientifique. Plus de 2oo femmes se sont engagées pour la création d’un réseau national pour la culture de la paix et le développement durable, au cours de la première célébration. C’est en 2017, lors de la journée internationale de la paix que le processus de création dudit réseau sera officialisé par la mise en place formelle d’un bureau provisoire, qui s’était attelé à élaborer les projets de statuts, de règlement intérieur et de plan d’action.

Présent à cette assemblée, Stephen Jackson, coordinateur du Système des Nations-Unis au Gabon, a laissé entendre: « Je me félicite donc de la tenue de la présente Assemblée générale constitutive du réseau panafricain des femmes pour la culture de la paix et le développement durable-section Gabon, en ce qu’il témoigne non seulement de la force de conviction et de l’engagement des femmes gabonaises mais également en ce qu’il met en relief, en phase avec la Décennie nationale de la femme(2015-2025), la prise de conscience et de reconnaissance dans ce pays, de la nécessaire contribution des femmes au développement national ».

A noter que cette assemblée générale  avait pour but d’élire le bureau dudit réseau. Et c’est Victoire Issembe, épouse Lasseni-Duboze, qui a été portée à la tête de cette organisation. Elle a annoncé d’ailleurs par la suite que ce réseau sera mis en place dans les neuf provinces du Gabon. Car,  a-t-elle renchéri : « nous avons besoin de paix sur toute l’étendue du territoire ».

Rappelons que le Reseau Panafricain des Femmes pour la Culture de la Paix et le Développement Durable aura pour vocation de mobiliser les femmes de la société civile gabonaise et africaine conformément «  au plan d’action en faveur d’une culture de la paix en Afrique-Agissons pour la paix », adopté à Luanda(Angola), en mars 2013, à l’issue du forum panafricain « Sources et ressources pour une culture de la paix ».

Les syndicats de l’éducation se joignent à l’appel mondial à l’action contre la violence basée sur le genre en milieu scolaire

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Un article de l’Internationale de l’Education

A l’occasion des 16 Jours de mobilisation pour arrêter la violence 2017, le Groupe de travail mondial visant l’abolition de la violence basée sur le genre en milieu scolaire, dont l’Internationale de l’Education fait partie, a appelé les acteurs du développement, donateurs et gouvernements à agir, en soulignant les étapes clés vers l’éradication de ce fléau.


Les enseignants sont au cœur de toute réponse efficace à la violence basée sur le genre en milieu scolaire

L’appel à action est disponible ici.  (voir les extraits ci-dessous.)

La violence basée sur le genre en milieu scolaire (VBGMS) est un phénomène qui touche des millions d’enfants, d’enseignant-e-s et de personnels du milieu éducatif, ainsi que leurs familles et communautés. Elle est présente dans tous les pays du monde. Les jeunes vivent la VBGMS différemment selon leur sexe, leur identité de genre, leur pays et leur contexte. La VBGMS est le résultat de normes et de stéréotypes sexospécifiques, perpétré au travers de rapports de force inégaux. Les pratiques sexistes inéquitables « interviennent » dans les écoles au travers des politiques, pédagogies et programmes d’études, ainsi que des relations quotidiennes entre/au sein des élèves et enseignants qui instaurent un « traitement basé sur les genres ».

L’école se veut un lieu d’apprentissage et d’épanouissement, mais elle peut facilement se transformer en espace dangereux, où les élèves, filles comme garçons, risquent d’être victimes et auteurs de violence. En matière de violence, les enseignants sont trop souvent perçus comme un élément du problème, que ce soit parce qu’ils administrent des châtiments corporels ou parce qu’ils exigent des faveurs sexuelles en échange de notes, par exemple. Par ailleurs, l’école est également un lieu de travail où enseignants et personnel de soutien à l’éducation peuvent aussi bien être victimes que auteurs de violence.

Plusieurs études ont révélé que les établissements de formation du personnel enseignant ne préparent pas nécessairement les professeurs à faire face aux comportements abusifs et aux attitudes de violence à l’égard des femmes et des enfants. Les données sur l’impact de la VBGMS sur les enseignants et le personnel éducatif n’abondent pas, mais plusieurs témoignages indiquent que les femmes enseignantes sont particulièrement vulnérables à la VBG, et souffrent souvent de harcèlement et d’abus de la part des élèves, de leurs collègues enseignants, de la direction, dans les institutions de formation des enseignants et dans les systèmes administratifs.

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Protecting women and girls against violence, Is progress being made?

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Les éducateurs sont également témoins de discrimination, de violence et d’abus, ce qui renforce leur vulnérabilité à l’école et à la maison. Cela pose un réel défi car la violence n’est en aucun cas excusable et les enseignant-e-s doivent respecter les normes les plus strictes en matière d’éthique et de service. Cependant, savoir que les enseignants aussi sont quelquefois victimes et comprendre l’origine du phénomène peut permettre aux systèmes éducatifs de fournir un soutien éclairé aux enseignants, afin qu’ils puissent à leur tour assurer un soutien et une aide solides aux élèves et agir en tant qu’agents du changement positif. D’une manière générale, les enseignant-e-s doivent être vus comme la ressource éducative globale la plus importante pouvant jouer un rôle crucial dans l’abolition de la VBGMS. Les initiatives s’attaquant à la VBGMS doivent nécessairement impliquer les enseignants dans leur rôle d’agents de changement – non seulement faut-il leur permettre de dispenser à leurs élèves une éducation de qualité et de promouvoir l’égalité des sexes, la non-violence, les droits de l’enfant et l’équité, mais il faut aussi leur créer des espaces sécurisés dans lesquels travailler. Il est donc impératif d’adopter une perspective plus vaste en ce qui concerne le rôle des enseignants, en tant qu’agents du changement et en tant que professionnels du système éducatif. Il faut combiner le développement des compétences et des aptitudes aux efforts visant la création d’un environnement propice où les enseignant-e-s peuvent accomplir leurs devoirs et exercer leurs droits.

En reconnaissance du rôle essentiel des enseignant-e- s dans la lutte contre la violence basée sur le genre en milieu scolaire, le groupe de travail mondial visant l’abolition de la VBGMS demande aux ACTEURS DU DÉVELOPPEMENT, SYNDICATS DE L’ÉDUCATION, DONATEURS ET GOUVERNEMENTS de:

Reconnaître les enseignant-e-s comme des facteurs d’influence clé dans la vie des enfants et dans la prévention de la violence basée sur le genre en milieu scolaire.

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Adopter une approche systémique pour lutter contre la VBGMS dans l’ensemble du secteur de l’éducation, afin de permettre aux enseignants d’agir dans un environnement propice et compétent.

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Travailler avec les syndicats de l’éducation et les ministères de l’éducation afin de définir des politiques et des plans abordant la VBGMS.

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Renforcer le professionnalisme et la responsabilisation face à la VBGMS au sein de la profession enseignante.

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Fournir aux enseignant-e-s les compétences et outils nécessaires pour faire face à la VBGMS.

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(Merci à Janet Hudgins, le reporter de CPNN pour cet article.)

Gros plan : Ne laisser personne de côté: mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles

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Un article de ONU Mujeres

La campagne mondiale « 16 jours d’activisme contre la violence faite aux femmes », prévue du 25 novembre au 10 décembre, se déroulera, cette année, sur fond d’un tollé mondial sans précédent. Des millions de personnes se sont ralliées derrière le hashtag #MeToo et d’autres campagnes, révélant au grand jour la véritable ampleur du harcèlement sexuel et d’autres formes de violence dont les femmes sont victimes au quotidien et partout dans le monde. Pour transformer la culture de la violence basée sur le genre, il faut d’abord commencer par briser le silence.


Las niñas se organizan antes del marzo para poner fin a la violencia de género en Dar es Salaam, Tanzania. Un letrero dice: “Absténgase de usar lenguaje ofensivo para mujeres y niños”. Foto: ONU Mujeres / Deepika Nath.

La nécessité impérative de soutenir les personnes particulièrement vulnérables se trouve au cœur du thème de cette année, « Ne laisser personne de côté : mettre fin à la violence contre les femmes et les filles » de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes (25 novembre) et des 16 jours d’activisme contre la violence faite aux femmes de la campagne TOUS UniS (du 25 novembre au 10 décembre). La campagne TOUS UniS vous invite à vous joindre au mouvement en faveur de l’élimination de la violence à l’égard des femmes en utilisant la couleur orange pour rendre vos actions visibles.

* Voir comment intervenir ici.

* Lisez le message du Secrétaire General des Nations Unies pour cette journée.

Une femme ou une fille sur trois est victime de violence au cours de sa vie – il s’agit d’une femme de trop. La violence à l’égard des femmes et des filles existe dans tous les pays et dans toutes les sociétés. Elle existe à la maison, à l’école, dans la rue, au travail, sur Internet et dans les camps de réfugiés. Elle se produit pendant les guerres, et même en l’absence de guerre. Trop souvent, elle est banalisée et reste impunie.

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Protecting women and girls against violence, Is progress being made?

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Peu importe le lieu où elle se produit, sa forme ou sa victime, la violence doit être éradiquée. La promesse des Objectifs de développement durable – ne laisser personne pour compte – ne peut être tenue sans mettre un terme à la violence faite aux femmes.

Reportages

La violence à l’égard des femmes et des filles peut être éradiquée. Des solutions éprouvées existent pour soutenir et autonomiser les victimes qui ont survécu à la violence afin d’empêcher sa réapparition. Les lois et les politiques constituent des instruments puissants pour punir les auteurs de ces crimes, s’assurer que justice soit faite, fournir des services nécessaires et mettre un terme à l’impunité. Il existe de nombreuses façons de résister contre les normes, les attitudes et les comportements violents qui perpétuent la violence à l’égard des femmes, mais aussi de les prévenir ; nous avons toutes et tous un rôle à jouer en ce sens.

Bien que nulle ne soit à l’abri de la violence basée sur le genre, où que ce soit, certaines femmes et filles se trouvent tout particulièrement en situation de vulnérabilité, notamment les jeunes filles et les femmes âgées, les femmes qui s’identifient comme lesbiennes, bisexuelles, transgenres ou intersexuées, les immigrées et les réfugiées, les femmes autochtones et issues de minorités ethniques, ou encore les femmes et les filles vivant avec le VIH et souffrant d’un handicap, ainsi que celles victimes des crises humanitaires.

Consultez nos reportages du monde entier qui mettent en avant l’importance de ne laisser personne pour compte et les actions entreprises pour rompre le cycle de la violence faite aux femmes.

Rejoignez la conversation

#Orangetheworld en #16jours

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Rejoignez la page événement Facebook ‘Orange the World’ et postez des photos et des actions qui ont lieu dans votre pays pendant les 16 Jours d’Activisme.

Orangez votre mur Facebook, vos comptes Instagram et Twitter avec une variété d’images, de bannières et de matériel promotionnel. La campagne de médias sociaux contenant des exemples de messages en français, anglais et espagnol est disponible ici.

(Merci à Janet Hudgins, le reporter de CPNN pour cet article)

Togo: Les groupements de femmes de la region des Plateaux sensibilisees sur la cohesion sociale et la culture de la paix à Atakpamé

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Un article de Télévision Togolese

La ministre de l’Action sociale, de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation, Mme Tchabinandi Kolani Yentchare a entretenu le jeudi, 30 mars à Atakpamé, des populations de la région des Plateaux en l’occurrence les femmes sur l’implication et le rôle de la femme dans le maintien et la culture de la paix.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la tournée de sensibilisation des populations sur la contribution des femmes à la promotion de la cohésion sociale et à la culture de la paix couplée d’appui aux caisses des groupements féminins. Cette sensibilisation, initiée par le ministère de l’Action sociale, de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation est une réponse à la résolution du conseil de sécurité 1325 (2000) qui souligne l’importance d’une pleine participation active des femmes, dans des conditions d’égalité, à la prévention et au règlement des conflits ainsi qu’à l’édification et au maintien de la paix.

L’objectif de cette séance est de renforcer les capacités des femmes sur leur rôle en matière de la culture et du maintien de la paix dans leurs familles et communautés respectives. Il s’agit de les outiller sur les aptitudes favorables à la promotion et à la culture de la paix afin de leur permettre de jouer pleinement leur rôle d’ambassadrice de la paix.

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Can the women of Africa lead the continent to peace?

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La ministre de l’Action sociale, de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation a souligné que, dans le cadre des stratégies de maintien de la paix, les 193 Etats membres des Nations Unies ont adopté à l’unanimité en septembre 2015 à New York lors d’un sommet international, les 17 Objectifs de Développement Durable, dont le 16ème objectif met l’accent sur la promotion de sociétés pacifiques et inclusives pour le développement durable, l’accès à la justice pour tous et le renforcement des institutions responsables et efficaces à tous les niveaux. Elle a, à cet effet indiqué que, le Togo s’est inscrit dans cette dynamique et a intégré dans ses stratégies de développement, de cohésion sociale et de promotion de la paix, la notion du genre pour, impliquer tout le monde dans la mise en oeuvre des politiques de développement. Elle a exhorté les femmes à saisir les opportunités que le gouvernement leur offre pour développer des compétences afin de se hisser au même rang que les hommes à des postes de responsabilités sur le plan national voire international. Elle a enfin convié tout un chacun à prôner la paix, la solidarité, la maitrise de soi et le pardon.

Par ailleurs, la ministre Tchabinandi Kolani Yentchare, a remis à quinze groupements de femmes de la région des Plateaux, spécialisés dans la transformation, la conservation et la vente des produits agricoles, des enveloppes financières d’un montant de 400.000 FCFA par groupement soit un total de 6. 000.00 FCFA pour les groupements de femmes de la région des Plateaux. Ce geste est un don du gouvernement et vise à soutenir et appuyer financièrement ces groupements de femmes dans leurs activités génératrices de revenus afin de réduire la pauvreté dans les zones rurales. Elle a également remis, au nom du gouvernement, un lot de matériel composé de 415 paquets de tôles de 0,15 cm ; 415 paquets de tôles de 0,20 cm ; des pointes de tôles de 25 cartons de 50kg aux victimes des catastrophes naturelles entre temps enregistrées dans la région des Plateaux.

Le préfet de l’Ogou, Akakpo Edoh, a au nom des bénéficiaires témoigné sa gratitude au gouvernement pour les multiples actions menées en vue de l’épanouissement de la femme.

Amnesty: Huit portraits de femmes montrent qu’il faut profiter de la Journée internationale des droits des femmes pour affirmer : «Nous n’attendrons pas le respect de nos droits!»

.. DROITS DE L’HOMME ..

Un article par Shiromi Pinto pour Amnesty International

Des femmes du monde entier participent à la Grève des femmes, organisée le 8 mars afin de mettre en évidence les conséquences d’une Journée sans femmes. Pouvons-nous nous permettre de nous passer pendant une journée de femmes telles que les huit présentées dans ce billet de blog, dont le refus d’attendre est capital pour renverser la tendance régressive actuelle en matière de droits des femmes ?


Photos des 8 femmes décrites ci-dessous montrées dans l’ordre supérieur gauche à inférieur droit
(cliquez sur la photo pour l’agrandir)

S’il y a une chose que j’ai comprise en janvier avec la Marche des femmes, qui a été un moment historique, c’est que les femmes en ont assez d’attendre. Aujourd’hui les rues sont emplies de la même ferveur, à l’occasion de ce qui semble bien parti pour être une grève des femmes sans précédent. Début 2017, plus de 3 millions de personnes, tous genres confondus, ont défilé dans le monde entier pour défendre les droits des femmes et de nombreux autres droits qui leur sont liés. Les raisons qu’avaient ces manifestants de descendre dans la rue n’ont pas disparu. Bien au contraire, elles sont renforcées par les remarques misogynes du président des États-Unis Donald Trump ou ses décrets discriminatoires, notamment l’interdiction d’entrée sur le territoire des États-Unis pour les personnes originaires de certains pays, qui ont des répercussions à la fois vastes et profondes pour les migrants et d’autres minorités. Ses décisions mettent également en danger la santé et la vie des femmes. Mais la situation n’est pas propre aux États-Unis. La preuve : des milliers de femmes qui font grève aujourd’hui dans le monde entier. Elles savent que, lorsqu’il s’agit des inégalités qui touchent encore tant de femmes de par le monde, les chiffres sont extrêmement parlants.

Selon les prévisions du Forum économique mondial, il faudra encore 169 ans pour combler la différence de salaire entre hommes et femmes. Il ne s’agit là que de l’un des nombreux exemples édifiants donnant un aperçu du temps qu’il va falloir avant que les femmes et les filles obtiennent d’être traitées avec équité. Pas moins de 225 millions de femmes à travers le monde n’ont pas la possibilité de choisir si elles veulent ou non des enfants, et quand. Environ 47 000 femmes meurent chaque année des suites d’un avortement pratiqué dans des conditions dangereuses, et cinq millions d’autres en gardent des séquelles invalidantes. On estime à 35 % le nombre de femmes dans le monde ayant déjà été victimes de violences physiques et/ou sexuelles. Plus de 32 millions de filles (contre 29 millions de garçons) ne vont pas à l’école primaire. Et sur le nombre de femmes vivantes aujourd’hui, 700 millions étaient mariées avant l’âge de 18 ans.

Tant de progrès restent encore à réaliser, et les femmes et les filles du monde entier en ont assez. Voici huit femmes qui luttent en première ligne pour leurs droits, refusant d’attendre face à l’injustice.

Elles n’attendront pas. Nous non plus.

Et vous ?

AFRIQUE

Tlaleng Mofokeng – Elle n’attendra pas… alors que des femmes n’ont toujours pas le droit d’avorter

Médecin en Afrique du Sud, Tlaleng Mofokeng est une force que l’on ne peut ignorer. Cette professionnelle de la santé dévouée s’exprime également sans détour en faveur de la santé sexuelle en tant que présentatrice radio, diffusant son message aussi largement que possible. « Je ne m’arrêterai pas tant que le droit à l’avortement ne sera pas respecté et que les femmes auront accès à des services d’interruption de grossesse sûrs, affirme-t-elle. En Afrique du Sud, des femmes meurent tous les jours des suites d’un avortement pratiqué dans de mauvaises conditions, et pourtant les personnalités politiques pensent que les droits des femmes en matière de procréation peuvent être utilisés comme une balle de ping-pong politique. » Tlaleng Mofokeng dénonce aussi la culture du viol et est aux premières loges du mouvement qui vise à faire en sorte que les professionnels de la santé traitent tous leurs patients avec respect et sans discrimination. Une véritable défenseure des droits humains, comme toutes les femmes présentées ici.

« Le monde entier pense avoir le droit de dire aux femmes ce qu’elles doivent faire de leur vagin et de leur utérus. Il semble que la santé des femmes soit un sujet sur lequel n’importe qui se sent autorisé à donner son avis. »

AMÉRIQUES

Connie Greyeyes- Elle n’attendra pas… qu’une autre femme disparaisse

Connie Greyeyes est devenue militante « par accident ». Elle appartient au peuple autochtone Cri et vit en Colombie-Britannique, une province de l’ouest du Canada. Elle s’est rendu compte qu’un nombre alarmant de femmes de sa communauté étaient portées disparues ou avaient été tuées. Elle a commencé à organiser un soutien pour les familles de ces femmes et a présenté à Ottawa, capitale du pays, une demande d’enquête nationale. Selon les chiffres officiels, plus de 1 000 femmes autochtones ont disparu ou ont été assassinées au Canada au cours des 30 dernières années. Les efforts de Connie Greyeyes et de nombreuses autres femmes autochtones de tout le pays ont porté leurs fruits : le gouvernement a annoncé l’ouverture d’une enquête en 2016.

« Quand nous sommes ensemble, il se dégage une telle force ! Être capable de sourire après avoir découvert que quelqu’un qui vous est précieux a été assassiné. Comment ne pas se sentir inspirée par des femmes qui ont vécu l’enfer à cause de ce qui est arrivé à leur enfant, et en sont revenues ? Vous savez, qui luttent, qui essaient d’obtenir justice. Comment ne pas se sentir inspirée, ne pas vouloir continuer à se battre ? »

Karla Avelar – Elle n’attendra pas… alors que des réfugiés ne peuvent obtenir la sécurité

Karla Avelar a survécu. Elle a survécu aux attaques de gangs, à plusieurs tentatives de meurtre et à la prison au Salvador. Aujourd’hui, elle est à la tête de Comcavis Trans, une organisation qui soutient les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTI), exposées à des menaces et des violences au Salvador. Leur situation est si précaire dans le pays que beaucoup cherchent refuge ailleurs. À travers Comcavis, Karla Avelar fournit des informations et d’autres formes de soutien pour aider ces personnes au cours du voyage, souvent périlleux, qui les mène normalement jusqu’au Mexique ou aux États-Unis. Mais la position radicale des États-Unis à propos des réfugiés et des migrants entrant dans le pays fait courir un risque encore plus grand à ces réfugiés LGBTI – un problème auquel Karla Avelar s’attaque désormais avec énergie et détermination.

« Les décisions de Trump affectent des milliers de personnes, en particulier des personnes LGBTI qui sont déjà victimes de racisme, de discrimination et de violences. Au lieu de garantir la protection des droits fondamentaux des personnes migrantes, le gouvernement des États-Unis montre ces gens du doigt et les présente comme des criminels. »

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Question related to this article

Do women have a special role to play in the peace movement?

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ASIE-PACIFIQUE

Su Changlan – Elle n’attendra pas… pour réunir des enfants et leurs parents

L’histoire de Su Changlan, ancienne institutrice, est loin d’être unique. D’après l’une de ses amies, c’est une histoire que partagent de nombreuses femmes en Chine. Elle ne pouvait rester sans rien faire lorsqu’elle entendait parler de jeunes filles victimes de la traite d’êtres humains, vendues et mariées de force, ou de parents dont les enfants avaient disparu. Elle a fait de son mieux pour aider des personnes dans ces situations, et bien d’autres encore. Elle défendait de nombreuses causes, allant des droits fonciers aux manifestations en faveur de la démocratie à Hong Kong. Elle savait qu’elle risquait de payer ses actions de sa liberté et c’est malheureusement ce qui est arrivé. Elle est en détention depuis 2015.

« J’espère que les parents ne perdent pas espoir dans la recherche de leurs enfants disparus. Nous, membres de la société civile, devons agir ensemble pour les aider à retrouver leurs enfants. Le gouvernement devrait aussi investir plus dans ce domaine, au lieu de nous empêcher de faire notre travail ! »

Samira Hamidi – Elle n’attendra pas… alors que les femmes sont exclues du gouvernement

Depuis 2004, Samira Hamidi a réalisé un travail de pionnière pour les femmes en Afghanistan. En tant que présidente du Réseau des femmes afghanes (AWN), elle a lutté activement pour faire en sorte que les voix et les préoccupations des femmes soient représentées aux plus hauts niveaux du gouvernement. Dans le même temps, militante déterminée sur la scène internationale, elle ne cesse de rappeler aux gouvernements et aux potentiels donateurs que la sauvegarde et le renforcement des droits des femmes en Afghanistan doivent faire partie de tout dialogue engagé avec les dirigeants du pays. Le chemin est semé d’embûches mais elle ne se décourage pas, luttant pour la cause des femmes défenseures des droits humains, veillant à ce que leurs préoccupations soient entendues.

« Les femmes devraient bénéficier des mêmes chances que les hommes pour faire de l’Afghanistan un pays meilleur. »

EUROPE

Jeanette John Solstad Remø – Elle n’attendra pas … d’avoir le droit d’être reconnue comme femme

Jusqu’à récemment, elle s’appelait John Jeanette, son prénom traduisant la double identité qu’elle était forcée d’accepter chaque jour en Norvège. Cet ancien commandant de sous-marin ne pouvait envisager son avenir autrement qu’en tant que femme. La législation norvégienne, cependant, ne l’autorisait pas à changer de genre à l’état civil sans subir une « véritable conversion sexuelle » impliquant le retrait de ses organes reproducteurs et un examen psychiatrique. John Jeanette a refusé de se soumettre à ces épreuves. En conséquence, sur tous ses papiers, que ce soit son permis de conduire, son passeport, ses ordonnances médicales et même sa carte de bibliothèque, le genre indiqué restait « masculin ». Elle a milité sans relâche contre la législation norvégienne et ses actions, ainsi que celles des personnes et organisations qui la soutenaient – dont Amnesty International – lui ont permis de remporter une grande victoire. En 2016, la Norvège a enfin adopté une nouvelle loi sur la reconnaissance officielle du genre, qui permet aux personnes transgenres de choisir leur genre. Aujourd’hui, pour célébrer cet événement, John Jeanette a changé son nom et s’appelle désormais Jeanette John.

« Tout le monde mérite de pouvoir exprimer son genre. »

MOYEN-ORIENT ET AFRIQUE DU NORD

Loujain al Hathloul – Elle n’attendra pas … d’avoir le droit de conduire

Sans craintes et impressionnante, Loujain al Hathloul s’est révoltée contre l’interdiction de conduire en vigueur pour les femmes en Arabie saoudite et en a assumé les conséquences. En novembre 2014, elle a été placée en détention pour 73 jours parce qu’elle avait posté en direct sur Twitter des messages et des photos d’elle en train de conduire une voiture pour traverser la frontière alors qu’elle revenait des Émirats arabes unis. Libérée en février 2015, elle s’est présentée à une élection en novembre de la même année : c’était la première fois que les femmes avaient à la fois le droit de voter et d’être candidates à une élection dans le pays. Toutefois, bien qu’elle ait finalement été reconnue officiellement comme candidate, aucun bulletin à son nom n’a été produit. Aujourd’hui, elle continue de lutter afin de bâtir un avenir meilleur pour tous les Saoudiens. Un avenir dans lequel les femmes pourront jouir de leurs droits en tant que citoyennes à part entière de leur pays.

« Je gagnerai. Peut-être pas tout de suite, mais je gagnerai, c’est sûr et certain. »

Narges Mohammadi – Elle n’attendra pas… qu’une autre femme soit défigurée dans une attaque à l’acide

Défenseure passionnée des droits des femmes en Iran, Narges Mohammadi n’a eu de cesse de dénoncer les attaques à l’acide visant des femmes. Elle a également mené de nombreuses autres actions en faveur des droits humains, notamment en demandant l’abolition de la peine de mort, et a payé le prix fort pour son engagement. Elle a été condamnée à un total de 22 années d’emprisonnement pour avoir osé faire entendre sa voix. Le tribunal a notamment retenu à titre de « preuve » contre elle sa rencontre avec l’ex-haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, en 2014, lors de la Journée internationale des droits des femmes. « Dans un pays où il est aussi difficile d’être une femme que d’être une mère ou une défenseure des droits humains, être les trois à la fois est un crime impardonnable », a-t-elle récemment écrit depuis sa prison. En 2016, Narges Mohammadi a entamé une grève de la faim parce qu’elle n’était pas autorisée à parler au téléphone avec ses deux enfants, qui vivent désormais en France avec leur père. Ses enfants peuvent désormais lui parler une fois par semaine, mais ils font face à la perspective de vivre sans leur mère pendant de nombreuses années.

« Me voilà ici, dans ma patrie, déclarée coupable et emprisonnée parce que je suis une défenseure des droits humains, une féministe et une opposante à la peine de mort. [Mais] non seulement mon incarcération et ma récente condamnation à 16 ans de prison ne me font rien regretter mais elles renforcent même plus que jamais ma conviction et mon engagement dans la défense des droits humains. »

(Merci à Janet Hudgins, le reporter pour cet article.)

Nations Unies: Commission de la condition de la femme – 2017

. . . EGALITE HOMMES/FEMMES . . .

Un document de ONU Femmes (abrégé)

La soixante et unième session de la Commission de la condition de la femme aura lieu au siège des Nations Unies à New York du 13 au 24 mars 2017.


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Thèmes

Thème prioritaire: L’autonomisation économique des femmes dans un monde du travail en pleine évolution

Thème examiné: Difficultés rencontrées et résultats obtenus dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement en faveur des femmes et des filles (conclusions concertées de la cinquante-huitième session)

Question nouvelle ou tendance: L’autonomisation des femmes autochtones

Participants

Des représentants des États membres, des entités des Nations Unies et des organisations non gouvernementales accréditées par l’ECOSOC (ONG) de toutes les régions du monde participent à la session.

Pour davantage d’information sur la participation des ONG, merci de cliquer ici.

Travaux préparatoires

Cliquez ici afin de visiter les pages du CSW 61 (en anglais) et y trouver des informations complémentaires et à jour.

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Pregunta(s) relacionada(s) al artículo

ONU Femmes: Les 16 journées d’activisme contre la violence basée sur le genre

. . . EGALITE HOMMES/FEMMES . . .

Un article de ONU Femmes

Les 16 journées d’activisme de la campagne mondiale contre la violence basée sur le genre qui auront lieu du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, au 10 décembre, Journée des Droits Humains, invitent chaque personne à se mobiliser pour mettre un terme aux violences faites aux femmes et aux filles à travers le monde.

Cette campagne a été lancée en 1991 par le premier Institut international pour le leadership des femmes et organisée par le Centre pour le leadership mondial des femmes (CWGL).

En 2016, la campagne UNiTE met l’accent sur la nécessité de financer durablement les efforts visant à mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2030 pour le développement durable.

Le manque inquiétant de financement est l’un des principaux obstacles aux efforts déployés pour prévenir et éliminer la violence à l’égard des femmes et des filles de tous horizons. Les initiatives de prévention et d’élimination de la violence à l’encontre des femmes et des filles manquent donc cruellement de ressources. Même si des programmes-cadres tels que les Objectifs de Développement Durable (ODD), qui tendent notamment à éliminer la violence faite aux femmes et aux filles, sont porteurs d’espoir, ils doivent pouvoir disposer de fonds suffisants pour pouvoir réellement transformer la vie des femmes et des filles.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

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Question related to this article

Protecting women and girls against violence, Is progress being made?

(. . . suite)

Pour mettre cette question sur le devant de la scène, les 16 journées d’activisme contre la violence basée sur le genre organisées en 2016 dans le cadre de la campagne UNiTE du Secrétaire général des Nations Unies pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes ont pour thème : « Orangez le monde : levez des fonds pour mettre fin à la violence contre les femmes et les filles ». Cette initiative est l’occasion d’attirer l’attention du monde entier sur la question du financement durable des initiatives ayant pour objectif de prévenir et d’éliminer la violence contre les femmes et de mobiliser les ressources nécessaires à cet effet.

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(Merci à Janet Hudgins, le reporter pour cet article.)