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Résultats positifs de l’UNCSW63 concernant les droits fondamentaux des femmes en matière de systèmes de protection sociale, de services publics de qualité, y compris l’éducation, et d’infrastructures durables

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Un article de Internationale de l’Education

La délégation des travailleuses, y compris des syndicalistes de l’éducation, se félicite des conclusions concertées de la 63e session de la Commission de la condition de la femme, qui incluent un langage positif sur les systèmes d’éducation et de protection sociale.

Principales avancées concernant la problématique du genre et l’éducation

Les conclusions concertées de la 63e session de la Commission de la condition de la femme (UNCSW63), adoptées le 22 mars, ont donné des résultats satisfaisants concernant la problématique de genre et l’éducation:

* Les paragraphes du préambule comportent trois références importantes à l’éducation

Les espaces éducatifs sont spécifiquement mentionnés dans la liste des sites clés qui nécessitent une action et une attention concernant le harcèlement sexuel. L’éducation de la petite enfance est expressément mentionnée comme « essentielle pour permettre aux femmes d’entrer et de rester sur le marché du travail ».  Les multiples obstacles au droit à l’éducation des filles, basés sur le genre et des plus pernicieux, sont également soulignés.

* Appel aux gouvernements à renforcer les cadres normatifs, juridiques et politiques

Il est fait explicitement référence aux formes de discrimination multiples et croisées auxquelles sont confrontées les femmes et les filles handicapées ainsi que les femmes et les filles autochtones (y compris en ce qui concerne l’éducation), en particulier pour celles vivant dans les zones rurales.

Les gouvernements sont instamment invités à « adopter des politiques et une législation nationales sensibles au genre en matière de migration, qui soient conformes aux obligations pertinentes du droit international, afin de protéger les droits fondamentaux de toutes les femmes et les filles migrantes, quel que soit leur statut, et de reconnaître leurs compétences et leur éducation ».

Une avancée majeure pour l’éducation des femmes est l’appel à éliminer la ségrégation professionnelle en remédiant aux « obstacles structurels, aux stéréotypes de genre et aux normes sociales négatives; en favorisant l’égalité d’accès et la participation des femmes au marché du travail, à l’éducation et à la formation; en aidant les femmes à diversifier leurs choix éducatifs et professionnels dans les domaines émergents et les secteurs économiques en pleine croissance, tels que la science, la technologie, l’ingénierie, les mathématiques ainsi que les technologies de l’information et de la communication; en reconnaissant la valeur des secteurs comptant un grand nombre de travailleuses ».

* Renforcement des services publics pour les femmes et les filles

Un paragraphe clé du document appelle à investir dans les systèmes et infrastructures d’enseignement public, dans l’enseignement primaire et secondaire gratuit et obligatoire, et dans la promotion des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie pour tous. Il stipule également que les gouvernements doivent « s’attaquer aux normes sociales négatives et aux stéréotypes de genre dans les systèmes éducatifs, y compris dans les programmes et les méthodologies d’enseignement, qui dévalorisent l’éducation des filles et empêchent les femmes et les filles d’avoir accès à l’éducation et d’achever et de poursuivre leurs études ».

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Questions for this article:

Prospects for progress in women’s equality, what are the short and long term prospects?

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Une autre référence explicite importante est faite aux adolescentes enceintes, aux mères adolescentes et aux mères célibataires, en appelant les gouvernements à adopter des politiques propres à faciliter leur retour et l’achèvement satisfaisant de leurs études.

Principales avancées concernant les systèmes de protection sociale, l’accès aux services publics et les infrastructures durables

La délégation des femmes syndicalistes a également fait pression avec succès pour l’inclusion d’un langage progressiste concernant les systèmes de protection sociale et l’accès aux services publics et aux infrastructures durables. Quelques exemples: des références à l’importance des normes de l’Organisation internationale du Travail (OIT) et des enjeux du travail décent; des mesures visant à renforcer la protection des travailleurs de l’économie informelle et à promouvoir leur formalisation; veiller à ce que le travail de prise en charge d’autrui non rémunéré soit valorisé dans les régimes de cotisation; garantir l’accès au congé de maternité, de paternité et parental payé; promouvoir la responsabilité partagée de la prise en charge entre les parents; et la reconnaissance du fait que l’accès universel à la protection sociale joue un rôle central dans la réduction des inégalités, ainsi que l’accent mis sur la nécessité de progresser concernant les soins de santé universels.

Pour la première fois, les gouvernements ont reconnu le droit à la sécurité sociale, y compris l’accès universel à la protection sociale, et que l’accès des femmes à la protection sociale est souvent limité lorsqu’il est lié à un emploi formel. Les conclusions concertées reconnaissent que les coupes budgétaires et les mesures d’austérité entravent l’accès des femmes à la protection sociale, aux services publics et à des infrastructures durables, en particulier dans les domaines de la santé et de l’éducation. Elles reconnaissent également le lien entre la protection sociale sensible au genre et la prévention de la violence sexiste. Et, surtout, elles s’engagent à fournir aux travailleuses du secteur public un salaire décent.

Une lutte permanente

La délégation des travailleuses, y compris la délégation de l’IE, devra toutefois poursuivre ses efforts pour faire spécifiquement référence aux femmes et aux filles LGBTIQ+ et les inclure dans le document final de la CSW, en 2020.

Certaines demandes n’ont pas été satisfaites, telles que des références aux prestations des survivantes, un langage plus fort concernant la ratification des conventions de l’OIT et un accent mis sur la nécessité de systèmes de protection sociale contributifs et non contributifs.

Malgré des progrès importants, il reste encore des difficultés pour concrétiser pleinement les droits fondamentaux des femmes, dans toute leur diversité, comme le soulignait le communiqué de presse ducaucus des droits des femmes de la CSW. La suppression de la prestation de services aux survivantes de la violence est un sujet de préoccupation majeur, une évolution qui ne correspond pas à la prise de conscience croissante et aux actions entreprises pour réduire et éliminer la prévalence et les conséquences de la violence sexiste à l’égard des femmes. Les États membres n’ont pas non plus pris l’engagement d’intégrer l’orientation sexuelle, l’identité de genre et l’expression de genre dans la conception de la protection sociale, des services publics et des systèmes d’infrastructure. Les conclusions concertées ont également démontré la réticence des gouvernements à réglementer et à demander au secteur privé de rendre des comptes pour sa part de responsabilité dans la défense des droits fondamentaux des femmes.

En ce moment crucial, la CSW doit continuer à permettre à la société civile de s’exprimer dans le cadre de ses délibérations et à renforcer le potentiel de ces négociations pour poursuivre la pratique de la promotion consensuelle des droits fondamentaux des femmes.

A la fin de la première semaine de l’UNCSW63, des milliers, voire des millions, de jeunes du monde entier sont descendus dans la rue pour défiler et manifester pour la justice climatique, y compris devant le siège des Nations Unies à New York. La délégation syndicale de l’UNCSW63 a manifesté de manière solidaire aux côtés des étudiant·e·s.

Les disparités professionnelles entre hommes et femmes persistent mais les solutions sont claires, selon un nouveau rapport de l’OIT

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Un article de l’Organisation internationale du Travail

Un avenir du travail dans lequel les femmes ne sont plus distancées par les hommes est à notre portée mais cela nécessitera une avancée décisive et pas seulement des mesures progressives timides, selon un nouveau rapport de l’Organisation internationale du Travail (OIT), publié à l’occasion de la Journée internationale de la femme  le 8 mars.

«A nous d’y parvenir, et le rapport Une avancée décisive pour l’égalité entre hommes et femmes: Un meilleur avenir du travail pour tous  nous indique la voie à suivre», déclare Manuela Tomei, Directrice du département des Conditions de travail et de l’égalité de l’OIT.

Le rapport est le fruit de cinq années de travail dans le cadre de l’Initiative du centenaire de l’OIT sur les femmes au travail .

Il constate qu’au cours des 27 dernières années l’écart entre les taux d’emploi des hommes et des femmes n’a diminué que de moins de deux points de pourcentage. En 2018, les femmes ont une propension de 26 points de pourcentage inférieure aux hommes de travailler. Cela contraste avec les conclusions du rapport mondial Gallup-OIT de 2017   sur les préférences des hommes et des femmes quant à la participation des femmes à l’emploi salarié qui indiquait que 70 pour cent des femmes préféraient travailler plutôt que de rester à la maison et que les hommes étaient d’accord avec elles.

En outre, entre 2005 et 2015, la «pénalisation professionnelle de la maternité», la différence entre la proportion de femmes adultes ayant des enfants de moins de six ans qui travaillent par rapport aux femmes sans enfant, a nettement augmenté, de l’ordre de 38 pour cent.

Par ailleurs, les femmes sont sous-représentées au sommet de la hiérarchie, une situation qui a très peu évolué au cours des 30 dernières années. Même si elles ont tendance à être mieux éduquées que leurs homologues masculins, les femmes représentent moins d’un tiers des cadres. Le rapport montre qu’en général, l’éducation n’est pas la principale raison des taux d’emploi et des niveaux de rémunération inférieurs des femmes, c’est plutôt que les femmes ne touchent pas les mêmes dividendes de l’éducation que les hommes.

Il existe aussi une «pénalisation de la maternité en termes de leadership» – seuls 25 pour cent des cadres ayant des enfants de moins six ans sont des femmes. La part des femmes atteint 31 pour cent chez les cadres sans enfants en bas âge.

L’écart de rémunération entre hommes et femmes se stabilise à environ 20 pour cent à l’échelle mondiale. Les mères subissent une «pénalisation professionnelle de la maternité» qui les suit tout au long de leur vie professionnelle tandis que les pères jouissent d’une prime salariale.

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Prospects for progress in women’s equality, what are the short and long term prospects?

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«Plusieurs facteurs bloquent l’égalité dans l’emploi et celui qui pèse le plus est la garde d’enfants», indique Manuela Tomei. «Ces 20 dernières années, le temps consacré par les femmes à la garde d’enfants et aux travaux domestiques non rémunérés n’a pratiquement pas diminué et celui des hommes n’a augmenté que de huit minutes par jour. Au rythme où changent les choses, il faudra plus de 200 ans pour parvenir à l’égalité des temps consacrés aux activités de soin non rémunérées». Le rapport présente les lois et les pratiques qui modifient cette dynamique pour un partage plus équitable des tâches au sein de la famille et entre la famille et les pouvoirs publics. «Quand les hommes participent davantage aux activités de soin non rémunérées, on trouve davantage de femmes aux postes de direction», ajoute Mme Tomei, soulignant le rôle que peuvent jouer les hommes pour créer un monde du travail plus égalitaire.

Le rapport comprend aussi des conclusions basées sur des données «en temps réel» rassemblées par le site web de réseautage professionnel LinkedIn dans cinq pays, couvrant 22 pour cent de la population active mondiale dans trois régions différentes. Cette collaboration entre l’OIT et LinkedIn a permis de constater que les femmes ayant des compétences numériques – actuellement exigées pour les postes les plus demandés et les mieux rémunérés dans les STIM (science, technologie, ingénierie et mathématiques) – ne représentent qu’entre le tiers et le quart des membres de LinkedIn possédant ces compétences. Cependant, elle révèle aussi que les femmes qui atteignent les postes de direction y parviennent plus vite, au moins un an plus tôt que leurs homologues masculins.

Le rapport Une avancée décisive montre que pour réaliser l’égalité entre les sexes il faudra entreprendre des changements politiques et agir dans toute une série de domaines qui se renforcent mutuellement; il préconise des mesures qui pourront aboutir à un programme de transformation quantifiable pour l’égalité entre hommes et femmes. La voie du respect des droits est le fondement d’un monde du travail plus équitable, y compris le droit à l’égalité des chances, le droit d’être protégé contre toute discrimination, violence ou harcèlement, et le droit à une rémunération égale pour un travail de valeur égale. Le rapport plaide avec force pour un avenir du travail où chacun puisse accorder plus d’attention aux autres, avec du temps à y consacrer et la mise en place de politiques et de structures de soin inclusives. Un avenir du travail plus soucieux d’autrui permettra aussi de créer beaucoup d’emplois. La nécessité d’instaurer une protection sociale universelle et un cadre macroéconomique sain est également abordée. Compte tenu des vastes transformations en cours à l’échelle mondiale – technologique, démographique et climatique – la rapport invite à redoubler d’efforts pour mobiliser et soutenir les femmes pendant les périodes de transition professionnelle. Il faudra aussi améliorer la participation et la représentation des femmes pour garantir que toutes les autres pistes soient réellement efficaces.

«Nous ne parviendrons pas à un avenir du travail avec la justice sociale dont nous avons besoin à moins d’accélérer les actions visant à améliorer les progrès en matière d’égalité des genres au travail. Nous savons déjà ce qui doit être fait», a déclaré le Directeur général de l’OIT, Guy Ryder. «Nous devons mettre en œuvre un programme de transformation intégrant l’application des lois et des réglementations – que nous devrons peut-être réviser –, avec à l’appui un investissement dans des services qui uniformisent les conditions de vie des femmes telles que les soins et la protection sociale et une approche plus flexible des horaires de travail et des carrières professionnelles. Et nous avons également besoin d’un changement d’attitude à l’égard des femmes qui rejoignent le marché du travail et de la place qu’elles y occupent.»

«Nous en savons désormais bien plus sur les disparités entre les sexes et sur leurs origines, et sur ce qui doit être fait pour obtenir des progrès tangibles en matière d’égalité entre hommes et femmes au travail – la voie est toute tracée», déclare Shauna Olney, Cheffe du service des questions de genre, de l’égalité et de la diversité et de l’OIT-Sida. «Avec de la détermination et des choix courageux, il peut y avoir une avancée décisive, de telle sorte que l’avenir du travail ne renforce pas les inégalités du passé. Et cela sera bénéfique pour tous».

Bonita, une jeune actrice du changement, inspire des filles et des femmes au Népal grâce à l’éducation

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Un article de l’UNESCO

Bonita Sharma est une jeune actrice du changement au Népal. Elle a participé au projet « Female Champions Fellowship », une plate-forme d’apprentissage intensif pour les jeunes femmes qui bénéficie du soutien du Fonds Malala de l’UNESCO pour le droit des filles à l’éducation. En tant que « Championne », elle a contribué à l’autonomisation des filles et des femmes au Népal grâce à son projet sur l’éducation nutritionnelle. L’éducation des filles est une priorité pour Bonita et elle travaille avec sa communauté pour faire en sorte que toutes les filles dans son pays aient la chance d’apprendre.  


Video de Bonita en Nepal

Au Népal, toutes les filles n’ont pas la chance d’aller à l’école. En quoi penses-tu que l’éducation transforme des vies ? Comment a-t-elle transformé ta vie ?

Je pense que l’éducation influe sur la vie entière d’une fille.

Une fillette qui a accès à une éducation de qualité deviendra une adolescente confiante, consciente d’elle-même et de son entourage. Adulte, elle prendra des décisions éclairées et indépendantes concernant sa santé, sa carrière et sa famille (par exemple sur le mariage et la reproduction). En tant que mère éduquée, elle ouvrira la voie à la prochaine génération de filles qui auront un meilleur avenir.

Je me sens privilégiée d’avoir eu la chance de recevoir une bonne éducation, sans aucune discrimination. Cela m’a permis de devenir une jeune actrice du changement dans ma communauté. L’éducation m’a donné les moyens de donner aux autres les moyens d’agir.

Grâce au Fonds Malala de l’UNESCO pour le droit des filles à l’éducation, tu donnes aux filles et aux femmes au Népal les moyens d’accéder à une éducation axée sur l’alimentation et la santé. Quel a été l’impact de ton projet sur les jeunes et leurs communautés ?

Mon équipe et moi-même avons déjà atteint des centaines de filles et de garçons, de femmes et d’hommes au Népal, à travers mon projet Action for Nutrition. Nos programmes n’ont pas seulement amélioré leurs connaissances sur la santé et l’alimentation, mais nous avons également pu libérer leur créativité, leur confiance et leur sens des responsabilités.

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Pregunta(s) relacionada(s) al artículo

Does the UN advance equality for women?

Manamaya Gurung, une élève de l’école Shree Indreshwori dans le district de Sindhupalchok, ne se sentait pas à l’aise pour parler de la menstruation. Après avoir participé à notre programme éducatif, elle était capable d’expliquer l’hygiène menstruelle aux visiteurs avec confiance durant notre manifestation Swasthya Mela (exposition sur la santé).

C’est vraiment gratifiant de voir des jeunes filles comme Manamaya devenir des émissaires dans leur propre communauté, en surveillant les pratiques de leurs familles, groupes de camarades et membres de la communauté en matière de santé, d’alimentation et d’hygiène. De même, après avoir participé à nos programmes, les enseignants, les mères, les pères et les femmes agents de santé communautaires bénévoles ont adopté une attitude plus responsable vis-à-vis du problème de la malnutrition, de la consommation de « junk food » et de la mauvaise hygiène.

Nous parlons souvent de l’importance des modèles féminins pour les filles et leur éducation. En tant que Championne, qui t’as inspirée à devenir qui tu es ?

Ma mère venait seulement d’achever ses études secondaires lorsqu’elle s’est mariée avec mon père. À l’époque, la société attendait des femmes qu’elles abandonnent leurs études pour s’occuper de leur famille. Ma mère n’a pas renoncé à son rêve d’obtenir un diplôme supérieur. Elle a atteint son objectif malgré toutes les critiques, les obstacles et les difficultés.

Dès mon plus jeune âge, j’ai pu voir la persévérance de ma mère et le soutien de mon père. Le fait d’avoir grandi dans cet environnement m’a permis de devenir la Championne que je suis aujourd’hui. Ma mère m’a appris la détermination et l’importance de l’éducation. Je suis convaincue que nous avons besoin de ces modèles dans nos maisons, nos écoles et nos communautés pour nous inspirer dès not

Quels sont tes futurs projets en tant que Championne ?

Grâce à mon projet, je fais de petits pas pour contribuer aux Objectifs de développement durable et garantir une éducation de qualité pour tous, parce qu’il reste encore beaucoup à faire. J’ai également fondé Social Changemakers and Innovators (SOCHAI) pour améliorer la santé nutritionnelle des femmes et des jeunes enfants au Népal et autonomiser les femmes marginalisées en leur offrant des opportunités économiques.

Dans les prochains jours, je prévois d’élargir nos programmes dans tout le Népal grâce à un soutien et à une collaboration multisectoriels, aussi bien au niveau des politiques que sur le terrain. En intégrant la santé, l’alimentation, le genre, l’entrepreneuriat, l’innovation, la technologie et les infrastructures dans l’éducation, j’ai pour objectif, à l’avenir, d’autonomiser des millions de filles et de femmes.

Quels conseils donnerais-tu aux filles et aux femmes à travers le monde ?

L’éducation est la clé pour surmonter les obstacles et atteindre notre plein potentiel dans la vie. Elle est essentielle au changement positif que nous attendons tous dans le monde. Comme l’a dit Malala, « Un enfant, un enseignant, un livre et un stylo peuvent changer le monde ». Alors, prenons nos livres et nos stylos.

5 millions d’Indiennes forment une chaîne de 620 kilomètres pour les droits des femmes

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Un article de Solidaire

Un événement admirable s’est produit ce 1er janvier dans l’État indien du Kerala, dans le sud-ouest du pays : cinq millions de femmes ont formé une chaîne humaine de 620 kilomètres, allant de Thiruvananthapuram, la capitale provinciale, à Kasaragod, dans le nord de l’État. Ces millions de femmes se sont rassemblées, poing fermé, le long des routes et autoroutes. Les oratrices ont dénoncé le sexisme et la discrimination. Des milliers d’hommes ont montré leur solidarité en formant une seconde chaîne humaine.


Video from @Cyt.Vishwa

L’événement a été l’initiative de plusieurs organisations religieuses et de la société civile, rassemblées par le CPI(M), c’est-à-dire le Parti communiste d’Inde (marxiste), à la tête du gouvernement de l’État du Kerala.

Femmes « impures »

L’action trouve son origine dans le débat houleux sur le droit des femmes à pénétrer dans un temple hindou du célèbre lieu de pèlerinage de Sabarimala. D’après la croyance hindoue, les femmes qui ont leurs menstruations sont « impures » et l’accès au temple leur est donc interdit. La Cour suprême indienne avait levé cette interdiction dans un jugement rendu en septembre 2018, réaffirmant le droit constitutionnel des femmes à fréquenter librement les lieux de culte au même titre que les hommes. C’est également la position défendue par le gouvernement du Kerala, mais les femmes qui ont pénétré dans le temple ont été violemment attaquées par des hommes ultraconservateurs malgré la protection policière supposée leur garantir l’accès.

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Questions for this article:

Prospects for progress in women’s equality, what are the short and long term prospects?

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Des ministres du gouvernement indien de Narenda Modi (du BJP, parti hindou au gouvernement au niveau national) ont jeté de l’huile sur le feu en appelant publiquement  les fidèles du temple à s’opposer au verdict de la Cour suprême en interdisant l’accès du temple aux femmes.

Pinarayi Vijayan (CPI(M)), le Premier ministre du Kerala, a déclaré : « La défense active des droits de femmes fait partie de notre lutte des classes. Cette initiative est des plus nécessaires pour protéger la tradition progressiste de notre État à un moment où le BJP du Premier ministre Modi menace de renvoyer l’Inde à un siècle d’obscurantisme. »

Écrire l’histoire

La ministre de la Santé publique du Kerala, K.K. Shailaja, occupait la position de « premier maillon » de la chaîne, celle de « dernier maillon » revenant à Brinda Karat, membre du bureau politique du CPI(M). Celle-ci a déclaré que les femmes du Kerala avaient écrit l’histoire et envoyé un message fort dans toute l’Inde.

Dans certaines régions, des femmes ont été attaquées par des organisations communautaires liées au BJP. Mais le succès du « mur des femmes » tient bon, démontrant l’important isolement du BJP au Kerala.

Le long des autoroutes, la chaîne a rassemblé les femmes dans toute leur diversité, jeunes ou âgées, de la campagne ou des villes, paysannes ou médecins, activistes, artistes… Toutes, elles se sont engagées dans la lutte pour l’égalité des genres.

Ce combat est plus que nécessaire. En effet, les organisations de défense des droits humains placent l’Inde en tête de la liste des pays où il ne fait pas bon naître femme, notamment en raison des infanticides à l’encontre des bébés filles, de l’esclavage des enfants, de la violence domestique et de la culture du viol, monnaie courante dans le pays.

Gabon: Réseau panafricain des femmes : Le bureau présente son action au Sénat

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Un article de L’Union, Gabon

La section Gabon du Réseau panafricain des femmes pour la culture de la paix et le développement durable a récemment rencontré les femmes sénatrices.

Conduite par le coordonnateur résident du système des Nations unies, Stephen Jackson, la section gabonaise est allée présenter au réseau des femmes sénatrices du Gabon (Refeseg), son plan d’action qui s’articule autour de deux axes.

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Can the women of Africa lead the continent to peace?

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Le premier porte sur la culture de la paix, l’appropriation de la Résolution 1325 et ses corollaires, la citoyenneté, l’éducation, la formation, la paix et sécurité, le respect des droits humains, le respect des principes démocratiques, égalité entre hommes et femmes aux postes de responsabilités, la lutte contre la discrimination des femmes.

Le second axe quant à lui regroupe le développement durable, l’indépendance économique, le droit environnemental, le droit et la santé, la croissance inclusive, leadership et association, art et éducation traditionnelle.

Notons que le bureau de la section Gabon, qui est dirigé par Victoire Lasseny Duboze, entend mobiliser plus de femmes de la société civile gabonaise à travers l’ensemble du pays.

France: La marche #NousToutes à Paris a rassemblé plus de monde que la manif des gilets jaunes

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Un article de Huffington Post

SEXISME – “Ras le viol!”: des dizaines de milliers de femmes et d’hommes, selon les organisatrices, sont descendus dans la rue ce samedi 24 novembre  à l’appel d’un collectif qui avait appelé à un “raz-de-marée féministe” contre les violences sexistes et sexuelles, un an après le début de la vague #MeToo.

Video de la manif

Souvent à l’écart des “gilets jaunes”, des défilés dans une cinquantaine de villes en France se sont parés de violet, couleur choisie par le mouvement #NousToutes pour ces marches organisées à la veille de la journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes.

Des manifestations comparables ont eu lieu dans des métropoles européennes, notamment Rome, Athènes et Genève.

“C’est la plus grosse mobilisation (féministe) qu’on ait connue en France”, s’est félicitée son instigatrice, Caroline De Haas, annonçant 50.000 personnes dans les rues, dont 30.000 à Paris. L’an dernier, elles et ils avaient été 2000 à battre le pavé parisien, de source policière.

Samedi, la police et les préfectures ont annoncé 12.000 manifestants à Paris entre Opéra et République, 2400 à Lyon, 1500 à Marseille, 950 à Rennes, 850 en deux cortèges à Nantes, 600 à Toulouse…

Beaucoup de manifestants arboraient des pancartes “Ras le viol!”, réclamant la fin de “l’impunité des agresseurs” et “des moyens financiers suffisants” pour la lutte contre ces violences.

Muriel Robin, Eva Darlan et Vanessa Demouy présentes

Des personnalités d’horizons divers, parmi lesquelles les comédiennes Muriel Robin, Eva Darlan et Vanessa Demouy, se sont jointes à la marche parisienne.

“Je suis là pour soutenir toutes les victimes et continuer ce combat qui a commencé bien avant moi”, a déclaré, foulard violet au bras, Muriel Robin, qui avait réuni plus d’un millier de femmes à Paris en octobre contre les violences conjugales.

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Question related to this article

Protecting women and girls against violence, Is progress being made?

How effective are mass protest marches?

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De Rennes à Lyon et Toulouse, les cortèges étaient composés en majorité de femmes de toutes générations, mais aussi d’hommes. Pour Tanguy, un étudiant rennais de 19 ans, “c’est un mouvement qui n’a pas de sexe”, “un combat des hommes et des femmes, ensemble, contre les inégalités”.

Rirette, 84 ans, est venue manifester à Lyon pour “l’égalité des salaires, des droits et des comportements sexuels”. “Le non-consentement est une chose horrible et c’est jugé (par les tribunaux) de manière trop laxiste”, a dénoncé cette ancienne cadre administrative.

“La rue est à nous toutes”

“Le sexisme tue”, “tu n’es pas seule”, “la rue est à nous toutes”, “un non est un non”, pouvait-on lire sur les pancartes lilloises, à côté de drapeaux de mouvements politiques (Générations, EELV) ou syndicaux (CGT et Sud).

A Toulouse, la manifestation entière a chanté d’une seule voix plusieurs slogans soigneusement préparés: “Fières, ‘vénères’, pas prêtes à se taire !”, “Liberté, égalité, sororité”, “Ta main sur mon cul, ma main dans ta gueule”, “Taxer les cons, pas les tampons”…

Né en septembre et appuyé par plusieurs associations, le mouvement #NousToutes entendait “passer du témoignage à l’action” un an après #MeToo, qui a fait bondir de 23% le nombre de cas de violences sexuelles signalées à la police.

En France, en 2016, 123 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon, soit environ une tous les trois jours. Chaque année, près de 220.000 femmes subissent des violences de la part de leur conjoint ou ex-compagnon, selon des chiffres 2017 officiels. En outre, plus de 250 femmes sont violées chaque jour, et une sur trois a déjà été harcelée ou agressée sexuellement au travail.

L’égalité femmes/hommes “grande cause du quinquennat” Macron

Il y a un an, le président Emmanuel Macron avait décrété l’égalité femmes/hommes “grande cause du quinquennat”, lors d’un discours à l’Élysée.

Mais “s’il n’y a pas d’argent, les politiques publiques ne suivront pas”, a alerté Caroline De Haas. Les fonds consacrés à aider les femmes victimes de violences conjugales devraient être portés à au moins 506 millions d’euros par an, contre 79 aujourd’hui, ont plaidé cette semaine cinq organisations, dont le Conseil économique, social et environnemental (CESE).

Des centaines de personnalités et de syndicalistes – femmes et hommes – se sont joints au mouvement de samedi.

A Paris, la gent masculine était cependant exclue d’un “petit espace non-mixte” pour rassurer des “femmes victimes de violences diverses qui ne se sentaient pas à l’aise à l’idée de défiler avec des hommes autour d’elles”. Une initiative critiquée sur les réseaux sociaux, y compris par des militantes féministes, et qui n’a attiré que cinq personnes, selon la responsable de cet espace.

Prévenir la violence et promouvoir l’égalité des sexes par le biais des médias au Sénégal

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Un article de L’Unesco

Le premier atelier itinérant du projet “Prévenir la violence et promouvoir l’égalité des sexes par le biais des médias au Maroc et au Sénégal” s’est tenu du 16 au 18 août 2018 à Thiès (Dakar-Sénégal). Une activité qui a permis aux différents journalistes participants de renforcer leurs capacités dans la maîtrise du concept de genre, des enjeux des droits humains ainsi que leur prise en compte dans la collecte et le traitement de l’information.


©UNESCO/Théodora Samba Taliane

Le projet « Prévenir la violence et promouvoir l’égalité des sexes par le biais des médias au Maroc et au Sénégal », subventionné par l’Espagne dans le cadre du Programme international pour le développement de la communication (PIDC), a pour objectif essentiel d’autonomiser les bénéficiaires pour la promotion de l’égalité des sexes et la lutte contre le reportage et la propagation des discours haineux dans les médias tout en favorisant une meilleure approche stratégique dans l’utilisation du digital. Le projet est mis en œuvre au Sénégal avec l’appui des partenaires au niveau national tel que le ministère de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique, la Commission Nationale Sénégalaise pour l’UNESCO (COMNAT), l’Union des Radios Associatives et Communautaires du Sénégal (URAC), l’Association des Editeurs et Professionnels de la Presse en Ligne (APPEL) et le Réseau des blogueurs du pays. 

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Question related to this article

Protecting women and girls against violence, Is progress being made?

African journalism and the Culture of Peace, A model for the rest of the world?

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Une série de quatre ateliers itinérants sont prévus de se tenir sur l’ensemble du territoire sénégalais. C’est dans ce contexte que le premier évènement a été organisé. L’atelier qui s’est tenu les 16,17,18 août a accueilli près de 40 participants, membres des radios communautaires ainsi que de la presse en ligne, situés sur la région de Dakar et de Thiès. Pendant trois jours, ils ont été formés sur les notions de droits humains, de genre et sur la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF) ; et en techniques journalistiques, sur les notions d’éthique et de déontologie dans le traitement de l’information. A l’issue des sessions de formation, les participants ont été amenés à faire des productions radiophoniques et écrites, respectant les notions de genre, éthiques et déontologiques en fonction des connaissances acquises.  Ces productions feront l’objet d’un suivi tout au long de l’implémentation du projet, pour diffusion à destination des communautés locales. 

Cet atelier a été l’occasion, notamment pour les membres de la presse en ligne, de participer pour la première fois à une activité traitant des thématiques de genre, démontrant de façon claire que le besoin de renforcement sur ces thématiques est essentiel, et ce, à toutes les échelles. Les prochains ateliers itinérants se tiendront à Kaolack (septembre), Saint-Louis (octobre) et Kolda (novembre).

La promotion de la culture de la paix et de l’égalité des genres occupe une place centrale dans la mission de l’UNESCO. Ce projet s’inscrit dans la dynamique de l’Organisation de renforcer la paix et la non-violence par les médias avec un focus sur le renforcement de leurs capacités, afin de faire progresser le journalisme éthique, objectif et de qualité.

Les femmes à l’école de la construction d’une paix durable au Cameroun

. . . EGALITE HOMMES/FEMMES . . .

Un article de Média Terre

La Friedrich Ebert Stiftung pour le Cameroun et l’Afrique Centrale a tenu à Bastos dans sa salle de conférence ce 24 juillet 2018 à travers son programme Ladies Hours, plateforme d’échanges, d’information et de formation des femmes sur les enjeux de l’heure, la troisième rencontre de l’année sous le thème « Le rôle des femmes dans la résolution des conflits et dans la construction d’une paix durable au Cameroun ». Vingt cinq femmes décideuses venant du gouvernement, des partis politiques, de la société civile, des associations culturelles et professionnelles ainsi que des médias ont été conviées à ce rendez-vous trimestriel, pour partager leurs expériences, et faire un plaidoyer pour la mise sur pied des réformes permettant d’améliorer le statut des femmes camerounaises afin qu’elles soient de meilleures partenaires dans la construction d’une paix durable et le développement du Cameroun.

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Questions for this article:

Can the women of Africa lead the continent to peace?

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Quel rôle les femmes jouent-elles dans les conflits actuels ?

Un état des lieux de l’activité des femmes dans la situation sécuritaire actuelle de notre pays indique que ce sont les femmes et les jeunes filles qui souffrent le plus dans les conflits en raison de leur vulnérabilité : pauvreté, viols, destruction de leurs maisons entraînant parfois leur délocalisation, perte des êtres chers. Les femmes sont très absentes dans les instances de décision, elles ignorent le contexte socio-politique du pays, et vivent les différentes crises (Boko Haram et crise anglophone) dans la neutralité, dans la passivité. Quant à celles des régions anglophones, elles se sont constituées en groupe de sensibilisation et de médiation pour un retour au calme.

Que peuvent faire les femmes dans la construction d’une paix durable ?

L’éducation d’une société repose principalement sur les femmes. Elles sont des donneuses de vie, des protectrices de la vie, des initiatrices à la vie. Elles ont donc une responsabilité très grande dans la culture de la paix à travers l’initiation des enfants et de la société à la justice, à la paix. La culture de la paix est un ensemble d’actes et d’attitudes donnant la primauté à l’harmonie sociale et ayant pour préalable la justice sociale. Les femmes doivent donc être des agents de paix et des acteurs de construction de la paix au Cameroun à travers leurs attitudes, le langage qu’elles tiennent, les positions et analyses qu’elles font des différentes situations de la vie. La justice et l’équité doivent gouverner leurs actions. Pour cela, elles doivent mettre à contribution tous les moyens en leur possession pour construire la paix au Cameroun, et engager un plaidoyer sur la protection des femmes et des jeunes filles en temps de conflits. De plus les femmes doivent travailler ensemble pour l’engagement d’un dialogue inclusif sur la culture de la paix.

En conclusion, invitation a été faite en direction des femmes décideuses pour une sensibilisation et une formation continue des femmes membres de leur structure sur le contexte et la nécessité pour les femmes d’être des acteurs de premier plan dans la construction d’une paix durable dans le monde en général et au Cameroun en particulier.
 

Le Canada et ses partenaires annoncent un investissement historique dans l’éducation des femmes et des filles en situation de crise et de conflit

. . . EGALITE HOMMES/FEMMES . . .

Un article du page web du Premier Ministre du Canada

L’égalité des sexes est un droit de la personne fondamental et une priorité de premier plan pour le Canada et sa présidence du G7. Si nous voulons faire de l’égalité des sexes une réalité, les femmes et les filles à travers le monde doivent avoir un accès égal à une éducation et à des opportunités d’apprentissage de qualité. Lorsque les femmes et les filles ont une chance égale d’apprendre, de s’épanouir et de réussir, elles aident à bâtir une économie qui profite au plus grand nombre.

Le Canada, de concert avec l’Allemagne, la Banque mondiale, le Japon, le Royaume-Uni, et l’Union européenne a annoncé aujourd’hui [9 juin] un investissement de près de 3,8 milliards de dollars canadiens. Cet annonce représente l’investissement le plus important jamais réalisé dans l’éducation des femmes et des filles en situation de crise et de conflit, et marque un tournant décisif en vue d’améliorer l’accès et de réduire les obstacles à l’éducation de qualité à travers le monde. Cet investissement pourrait changer la vie de millions de femmes et de filles parmi les plus vulnérables dans le monde.


Le premier ministre Justin Trudeau participe à la seance de traveil du G7. Photo par Adam Scotti (CPM)

Ces investissements appuieront des mesures à l’échelle mondiale visant les objectifs suivants :

* doter les femmes et les filles des compétences nécessaires aux emplois de demain;

* améliorer la formation des enseignants afin d’offrir un meilleur programme d’éducation aux femmes et aux filles;

* améliorer la qualité des données disponibles sur l’éducation des femmes et des filles;

* promouvoir une meilleure coordination entre les partenaires humanitaires et du développement;

* soutenir des méthodes d’éducation innovatrices, en particulier pour les groupes vulnérables et difficiles à desservir, dont les réfugiés et les personnes déplacées;

* soutenir les pays en développement dans leurs efforts visant à offrir la chance égale aux filles d’effectuer un parcours éducatif de qualité d’une durée minimale de 12 ans, de l’école primaire à l’école secondaire.

Le Canada travaillera avec ces partenaires et d’autres pour appuyer l’éducation des femmes et des filles partout dans le monde. Ils veilleront également à ce que les voix des femmes et des filles éclairent les décisions portant sur l’éducation et l’emploi.

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Questions for this article:

Gender equality in education, Is it advancing?

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Citation

« Nous devons travailler ensemble pour veiller à ce que les femmes et les filles aient accès à une éducation de qualité et à une formation axée sur les compétences qui soit moderne. De l’école primaire à l’école secondaire, et par la suite, les femmes et les filles dans les situations de crise et de conflit doivent avoir une chance égale de réussir. Le fait d’investir dans leur éducation n’est pas seulement la bonne chose à faire, mais bien un choix intelligent. Nous savons que, si elles en ont la chance, les femmes et les filles seront le moteur de changements positifs. Elles pourront améliorer leur vie, celle de leur famille et de leur communauté et, du même coup, transformer notre monde. »


— Le très hon. Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Faits saillants

Dans le cadre de leur annonce de fonds d’aujourd’hui, les partenaires internationaux se sont engagés à réaliser les investissements suivants :

* Le Canada investit 400 millions de dollars canadiens sur trois ans, en plus de l’investissement en janvier 2018 de 180 millions de dollars au Partenariat mondial pour l’éducation pour la période de 2018 à 2020.

* L’Allemagne investit 75 millions d’euros.

* La Banque mondiale investit 2 milliards de dollars américains sur cinq ans.

* Le Japon investit 200 millions de dollars américains dans une éducation de qualité pour les filles et les femmes, y compris celles dans les situations d’urgence ou les États fragiles et touchés par un conflit.

* Le Royaume-Uni investit 187 millions de livres, s’appuyant sur l’annonce que la première ministre May a faite à la Réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth du mois d’avril, quand elle a promis de verser 212 millions de livres pour offrir des possibilités d’apprentissage à près d’un million de filles des pays en développement du Commonwealth.

* L’Union européenne investit 72 millions d’euros sur trois ans.

* En février 2018, la France s’est engagée à verser 200 millions d’euros au Partenariat mondial pour l’éducation afin de soutenir l’éducation des filles et d’aider à renforcer les systèmes d’éducation dans les pays en développement.

À la fin de 2016, il y avait dans le monde 65,5 millions de personnes déplacées de force, dont plus de la moitié étaient des femmes de moins de 18 ans, n’ayant que peu ou pas accès à des possibilités d’apprentissage et à une éducation de qualité.

Les filles sont plus susceptibles d’être retirées de l’école en raison de la pauvreté que provoque le déplacement, elles sont plus susceptibles d’être contraintes de se marier tôt et elles sont touchées de manière démesurée par la violence sexuelle et la violence fondée sur le sexe.

Dans le cadre de sa présidence du G7 en 2018, le Canada fait progresser des priorités nationales et internationales qui s’inscrivent dans cinq grands thèmes :

* Investir dans la croissance économique qui profite à tout le monde

* Se préparer aux emplois de l’avenir

* Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes

* Travailler ensemble à l’égard des changements climatiques, des océans et de l’énergie propre

* Construire un monde plus pacifique et plus sûr

(Merci à la Good News Agency d’avoir porté ceci à notre attention.)

Réseau Panafricain des Femmes pour la Culture de la Paix et le Développement Durable : Pour une culture de la paix.

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Un article de Pyramid Media Gabon

L’assemblée générale constitutive du Réseau Panafricain des Femmes pour la Culture de la Paix et le Développement durable-section Gabon, qui a eu lieu le week-end dernier à la Chambre de Commerce de Libreville, a porté Victoire Lasseni- Duboze à la tête de cette organisation.


Victoire Lasseni- Duboze lors de son intervention/DR.

Avec le soutien du Système des Nations-Unies au Gabon et de la Fondation Doupambi-Matoka pour le développement solidaire, l’assemblée générale constitutive du réseau panafricain des femmes pour la culture de la paix et le développement durable-section Gabon, s’est tenue  le weekend écoulé dans  la capitale gabonaise. 

Il faut avouer que c’est l’aboutissement d’un long processus enclenché en 2017 avec la mise en œuvre du projet « appui à la contribution des femmes pour la promotion de la culture de la paix et des objectifs du développement  durable au Gabon », initié par le médiateur de la République. Il consistait en la réalisation de plusieurs activités de femmes dont les célébrations des journées internationales de la femme (8mars) et de la paix (21 septembre).

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Questions for this article:

Can the women of Africa lead the continent to peace?

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Les activités déclinées avaient pour but de promouvoir les conditions d’un savoir-vivre ensemble harmonieux et pacifié avec des femmes issues de la société civile, du monde artistique, culturel et scientifique. Plus de 2oo femmes se sont engagées pour la création d’un réseau national pour la culture de la paix et le développement durable, au cours de la première célébration. C’est en 2017, lors de la journée internationale de la paix que le processus de création dudit réseau sera officialisé par la mise en place formelle d’un bureau provisoire, qui s’était attelé à élaborer les projets de statuts, de règlement intérieur et de plan d’action.

Présent à cette assemblée, Stephen Jackson, coordinateur du Système des Nations-Unis au Gabon, a laissé entendre: « Je me félicite donc de la tenue de la présente Assemblée générale constitutive du réseau panafricain des femmes pour la culture de la paix et le développement durable-section Gabon, en ce qu’il témoigne non seulement de la force de conviction et de l’engagement des femmes gabonaises mais également en ce qu’il met en relief, en phase avec la Décennie nationale de la femme(2015-2025), la prise de conscience et de reconnaissance dans ce pays, de la nécessaire contribution des femmes au développement national ».

A noter que cette assemblée générale  avait pour but d’élire le bureau dudit réseau. Et c’est Victoire Issembe, épouse Lasseni-Duboze, qui a été portée à la tête de cette organisation. Elle a annoncé d’ailleurs par la suite que ce réseau sera mis en place dans les neuf provinces du Gabon. Car,  a-t-elle renchéri : « nous avons besoin de paix sur toute l’étendue du territoire ».

Rappelons que le Reseau Panafricain des Femmes pour la Culture de la Paix et le Développement Durable aura pour vocation de mobiliser les femmes de la société civile gabonaise et africaine conformément «  au plan d’action en faveur d’une culture de la paix en Afrique-Agissons pour la paix », adopté à Luanda(Angola), en mars 2013, à l’issue du forum panafricain « Sources et ressources pour une culture de la paix ».