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Editorial de la Croix-Rouge : Les armes nucléaires sont enfin hors la loi

DESARMAMENT & SECURITE .

Un editorial de Robert Mardini, directeur general de la Croix-Rouge

Les souffrances abominables que les gaz toxiques ont infligées aux soldats de la Première Guerre mondiale ont tellement effrayé le monde que les armes chimiques ont été interdites sept ans seulement après la fin de la Grande Guerre.

Mais lors du conflit mondial qui a suivi, c’est une arme plus aveugle et plus inhumaine encore qui a été déployée. Les explosions nucléaires ont décimé deux villes japonaises ; tout avait été « comme balayé par une force surnaturelle », écrit le Dr. Marcel Junod, après s’être rendu à Hiroshima pour le Comité international de la Croix-Rouge.

Le médecin n’a pas tardé à conclure que, comme les gaz toxiques après la Première Guerre mondiale, les armes nucléaires devaient être purement et simplement interdites. « Seule une politique unifiée du monde peut le sauver de la destruction », écrit-il. On estimait en 1950 que ces deux bombes avaient fait 340 000 morts.

Voilà plus de 75 ans, près de la moitié des 158 ans d’existence du CICR, que nous plaidons pour l’élimination des armes nucléaires. Nous le faisons pour une raison très simple : nous ne croyons pas qu’elles puissent être utilisées sans causer des souffrances massives et semer la mort parmi les civils.

C’est pourquoi le 22 janvier 2021 revêt une telle importance pour nous. C’est le jour où le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) entre en vigueur.

Cette journée marque une victoire pour l’humanité. Soixante-quinze ans après que, sous l’effet des bombes nucléaires, la population de Hiroshima et de Nagasaki a subi les pires horreurs de la guerre, le dernier-né des traités multilatéraux met hors la loi les armes nucléaires. Il interdit d’employer, de menacer d’employer, de mettre au point, de produire, de mettre à l’essai et de stocker des armes nucléaires, consacrant un tabou fermement ancré relatif à leur utilisation, et met un frein supplémentaire à leur prolifération.

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Question for this article:

Can we abolish all nuclear weapons?

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Le TIAN est aussi le premier instrument de droit international à remédier aux conséquences humanitaires catastrophiques des armes nucléaires en faisant obligation aux États ayant subi une explosion nucléaire de prodiguer des soins médicaux aux victimes sur leur territoire.

De toute évidence pourtant, le Traité ne fait pas disparaître comme par magie l’arsenal nucléaire stocké dans le monde. Il serait en effet naïf de s’attendre à ce que le TIAN instaure demain un monde exempt d’armes nucléaires. Il faudrait plutôt voir dans le nouveau Traité le point de départ moral et juridique d’un long effort à fournir pour parvenir au désarmement nucléaire. Nous devons maintenant nous employer à obtenir l’adhésion la plus large possible aux interdictions du Traité.

Les neuf États du monde dotés de l’arme nucléaire ont plus de 13 000 bombes nucléaires, et des systèmes de commande et de contrôle vulnérables à l’erreur humaine et aux cyberattaques. La puissance destructrice de nombre de ces ogives est bien supérieure à celle des bombes larguées en 1945, qui ont tué plus de 100 000 personnes, dont 1 924 des 2 080 médecins et infirmières d’Hiroshima. Voilà la réalité à laquelle nous sommes confrontés.

Même si l’horreur de l’explosion nucléaire peut sembler à certains de l’histoire ancienne, le risque est trop grand aujourd’hui. On assiste à l’abandon de traités de réduction des arsenaux, à la production de nouveaux types d’armes nucléaires et de sérieuses menaces planent. La course aux armements est d’une effrayante réalité.

En indiquant les chemins à emprunter pour les éliminer, le Traité constitue une avancée concrète vers la mise en œuvre des obligations contractées de longue date en matière de désarmement nucléaire, notamment celles fixées par le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) qui, pour rester crédible, a désespérément besoin que cette mise en œuvre progresse réellement.

Nous engageons instamment les États détenteurs d’armes nucléaires à abaisser d’urgence le seuil d’alerte opérationnelle de ces armes et à en réduire le rôle dans leur doctrine militaire, en attendant de les éliminer totalement. Et nous espérons que tous les pays seront tôt ou tard en mesure de signer et de ratifier le Traité.

Le passage du temps a pu nous rendre insensibles à la dévastation que cause une explosion nucléaire. Mais tout être humain sur terre devrait être terrifié à l’idée qu’une telle arme puisse être à nouveau utilisée.

Aujourd’hui, nous célébrons l’entrée en vigueur du TIAN. Mais ce n’est que le début d’une longue marche vers l’élimination des armes nucléaires. Elle aura atteint son but lorsque ces 13 000 armes nucléaires n’existeront plus.

Des sociétés fracturées mènent les peuples et la planète vers une collision selon PNUD

. . DEVELOPPEMENT DURABLE . .

Un article du Programme des Nations Unies pour le Développement

La pandémie de COVID-19 est la crise la plus récente à laquelle le monde est confronté, mais à moins que les êtres humains ne relâchent leur emprise sur la nature, ce ne sera pas la dernière, selon un nouveau rapport du PNUD, qui propose un nouvel indice expérimental du progrès humain tenant compte des émissions de dioxyde de carbone et de l’empreinte matérielle des pays.


Photo: LALS STOCK/shutterstock.com

Le rapport présente un choix difficile pour les dirigeants mondiaux : prendre des mesures audacieuses pour réduire l’immense pression exercée sur l’environnement et le monde naturel, faute de quoi les progrès de l’humanité seront ralentis.

« Les êtres humains exercent sur la planète une pression qui n’a jamais été aussi écrasante. Face à la COVID-19, des températures record et des inégalités croissantes, il est temps d’utiliser cette force pour redéfinir ce que nous entendons par progrès, maintenant que nos empreintes carbone et de consommation sont connues », déclare Achim Steiner, Administrateur du PNUD.

« Comme le montre ce rapport, aucun pays au monde n’a encore atteint un très haut niveau de développement humain sans avoir exercé une pression énorme sur la planète. Mais nous pourrions être la première génération à corriger cette situation. C’est la prochaine étape critique du développement humain », a-t-il déclaré.

Le rapport soutient qu’au moment où les peuples et la planète entrent dans une toute nouvelle époque géologique nommée l’Anthropocène, ou l’ère des êtres humains, il est temps pour tous les pays de repenser leur chemin vers le progrès en tenant pleinement compte des pressions dangereuses que les êtres humains exercent sur la planète, et en éliminant les déséquilibres flagrants de pouvoir et d’opportunités qui empêchent le changement.

Pour illustrer ce point, l’édition du 30e anniversaire du Rapport sur le développement humain, La prochaine frontière : le développement humain et l’Anthropocène, propose un nouveau point de vue expérimental dans son Indice annuel de développement humain (IDH).

En ajustant l’IDH, qui mesure la santé, l’éducation et le niveau de vie d’un pays, avec l’inclusion de deux autres éléments, à savoir les émissions de dioxyde de carbone d’un pays et son empreinte matérielle, l’indice montre comment la situation globale du développement mondial pourrait changer si le bien-être des êtres humains et l’allègement des pressions exercées sur la planète étaient tous deux au cœur de la définition du progrès de l’humanité.

L’IDH ajusté aux pressions planétaires — ou IDHP —, fait ressortir une nouvelle vision du monde, proposant une évaluation moins optimiste, mais plus claire du progrès humain. Par exemple, plus de 50 pays quittent le groupe à très haut développement humain, en raison de leur dépendance aux combustibles fossiles et de leur empreinte matérielle.

Malgré ces ajustements, des pays comme le Costa Rica, la Moldavie et le Panama améliorent leurs classements d’au moins 30 places, mettant en évidence le fait qu’une pression moins forte sur la planète est possible.

« Le Rapport sur le développement humain est un produit important des Nations Unies. À une époque où il est nécessaire d’agir, la nouvelle génération de rapports sur le développement humain, qui met davantage l’accent sur les questions déterminantes de notre époque, telles que le changement climatique et les inégalités, nous aide à orienter nos efforts vers l’avenir que nous voulons », a déclaré Stefan Löfven, Premier ministre suédois, pays hôte du lancement du rapport.

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Questions for this article:
 
Despite the vested interests of companies and governments, Can we make progress toward sustainable development?

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Selon le rapport, la prochaine étape critique du développement humain exigera de travailler avec et non contre la nature, tout en transformant les normes sociales, les valeurs ainsi que les mesures d’incitation gouvernementales et financières.

Par exemple, de nouvelles estimations prévoient que d’ici 2100, les pays les plus pauvres du monde pourraient connaître jusqu’à 100 jours supplémentaires par an de conditions météorologiques extrêmes en raison du changement climatique — un chiffre qui pourrait être réduit de moitié si l’Accord de Paris sur le changement climatique est pleinement mis en œuvre.

Et pourtant, les combustibles fossiles sont toujours subventionnés : le coût total des subventions publiques pour les combustibles fossiles — en comptant les coûts indirects — est estimé à plus de 5 000 milliards USD par an, soit 6,5 % du PIB mondial, selon les chiffres du FMI cités dans le rapport.

Le reboisement et une meilleure prise en charge des forêts pourraient à eux seuls représenter environ un quart des mesures que nous devons adopter avant 2030 pour empêcher le réchauffement climatique d’atteindre deux degrés Celsius au-dessus des niveaux préindustriels.

« Bien que l’humanité ait réalisé des choses inouïes, il est évident que nous tenions la planète pour acquise, » a déclaré Jayathma Wickramanayake, Envoyée de la Jeunesse du Secrétaire général des Nations Unies. « Partout dans le monde, des jeunes se sont exprimés, reconnaissant que ces pratiques mettent en péril notre avenir collectif. Comme l’indique clairement le Rapport sur le développement humain 2020, nous devons transformer notre relation avec la planète pour rendre durable la consommation d’énergie et de matières, et pour garantir que chaque jeune soit éduqué et habilité à apprécier les merveilles qu’un monde sain peut offrir. »

La façon dont les peuples subissent les pressions planétaires est liée au fonctionnement des sociétés, affirme Pedro Conceição, auteur principal du rapport, et aujourd’hui, des sociétés fracturées mènent les peuples et la planète vers une collision.

Selon le rapport, les inégalités au sein des pays et entre les pays qui sont profondément enracinées dans le colonialisme et le racisme, impliquent que les personnes qui possèdent le plus de richesses profitent des avantages de la nature et en exportent les coûts. Cette situation restreint les possibilités des personnes les moins nanties et diminue leurs capacités à réagir contre ce déséquilibre.

Par exemple, les terres gérées par les peuples autochtones en Amazonie absorbent, par personne, la même quantité de dioxyde de carbone que celle émise par les un pour cent les plus riches de la population mondiale. Cependant, les peuples autochtones continuent d’être confrontés à des difficultés, à des persécutions et à des discriminations et ont du mal, selon le rapport, à se faire entendre lors des prises de décision.

D’autre part, il arrive souvent que la discrimination fondée sur l’appartenance ethnique touche les communautés et les expose à des risques environnementaux élevés tels que les déchets toxiques ou une pollution excessive. Cette tendance, affirment les auteurs, se reproduit dans les zones urbaines à travers les continents.

Le rapport suggère que l’allègement des pressions planétaires qui permettra à tout un chacun de s’épanouir dans cette nouvelle ère exige que l’on diminue les déséquilibres flagrants de pouvoir et d’opportunités qui font obstacle à la transformation.

Selon le rapport, les actions publiques peuvent remédier à ces inégalités, en ayant recours par exemple à une fiscalité de plus en plus progressive ou à des investissements et des systèmes d’assurance préventifs destinés aux communautés habitant le long des côtes, mesure qui peut protéger les vies des 840 millions de personnes exposées au risque d’inondations côtières à travers le monde. Mais il faut un effort concerté pour s’assurer que toutes ces actions n’opposent pas davantage les peuples et la planète.

« La prochaine étape critique du développement humain ne consiste pas à choisir entre les peuples ou les arbres ; il s’agit de reconnaître, aujourd’hui, que le progrès humain impulsé par une croissance inégale et à forte intensité de carbone touche à sa fin », a déclaré Pedro Conceicão.

 « En s’attaquant aux inégalités, en tirant parti des innovations et en travaillant avec la nature, le développement humain pourrait entamer un processus transformationnel destiné à soutenir les sociétés et la planète en même temps  », a-t-il déclaré.
 
Pour en savoir plus sur le Rapport sur le développement humain 2020 et l’analyse du PNUD sur l’IDH expérimental ajusté aux pressions planétaires, consultez report.hdr.undp.org/fr/.

(Merci à Phyillis Kotite, le reporter de CPNN pour cet article.)

Industrie mondiale de l’armement : Les ventes des 25 plus grandes entreprises ont augmenté de 8,5% ; Les principales entreprises sont actives dans les Pays du Sud

DESARMAMENT & SECURITE .

Un rapport de Stockholm International Peace Research Institute

Les ventes d’armes et de services à caractère militaire par les 25 plus grandes entreprises du secteur totalisent 361 milliards de dollars américains en 2019, soit 8,5 % de plus qu’en 2018. La présence à l’international des plus grandes entreprises est géographiquement diversifiée. C’est ce que révèlent les nouvelles données publiées aujourd’hui [7 décembre ] par le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI).


Lockheed Martin F-35 Lightning II. Photo: Flickr/Robert Sullivan

Les nouvelles données du SIPRI sur l’industrie de l’armement montrent que les ventes d’armes des 25 plus grandes entreprises productrices d’armes et de services à caractère militaire (entreprises d’armement) du monde s’élevaient à un total de 361 milliards de dollars en 2019. Cela représente une augmentation de 8,5 % en termes réels par rapport aux ventes d’armes des 25 plus grandes entreprises d’armement en 2018.

Les entreprises américaines dominent toujours, le Moyen-Orient représenté dans le Top 25 pour la première fois

En 2019, les cinq plus grandes entreprises d’armement étaient toutes basées aux États-Unis : Lockheed Martin, Boeing, Northrop Grumman, Raytheon et General Dynamics. Ces cinq entreprises ont réalisé à elles seules 166 milliards de dollars de ventes d’armes par an. Au total, 12 entreprises américaines figurent dans le Top 25 en 2019, représentant 61 % des ventes d’armes combinées du Top 25.

Pour la première fois, une entreprise du Moyen-Orient est entrée dans le Top 25. EDGE, basée aux Émirats arabes unis (EAU), est née en 2019 de la fusion de plus de 25 entreprises. Elle se classe au 22ème rang et représente 1,3 % du total des ventes d’armes du Top 25.

« EDGE est une bonne illustration de la manière dont une forte demande nationale de produits et de services à caractère militaire combinée à une volonté de devenir moins dépendant des fournisseurs étrangers, stimule la croissance des entreprises d’armement au Moyen-Orient », souligne Pieter Wezeman, chercheur au programme Armement et Dépenses militaires du SIPRI.

Autre nouveau venu dans le Top 25 en 2019, L3Harris Technologies (classée 10ème). Cette entreprise est née de la fusion de deux sociétés américaines qui, toutes deux, figuraient dans le Top 25 en 2018 : Harris Corporation et L3 Technologies.

Les ventes des entreprises d’armement chinoises augmentent, celles des entreprises russes diminuent

Le Top 25 comprend également quatre entreprises chinoises. Trois sont dans le Top 10 : Aviation Industry Corporation of China (AVIC ; classée 6ème), China Electronics Technology Group Corporation (CETC ; 8ème) et China North Industries Group Corporation (NORINCO ; 9ème). Les revenus combinés des quatre entreprises chinoises du Top 25 – qui comprend également China South Industries Group Corporation (CSGC; classée 24ème) – ont augmenté de 4,8 % entre 2018 et 2019.

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Question for this article:

Does military spending lead to economic decline and collapse?

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Analysant l’augmentation des ventes d’armes des entreprises chinoises, Nan Tian, chercheur au SIPRI, souligne : « Les entreprises d’armement chinoises bénéficient des programmes de modernisation militaire de l’Armée populaire de libération. »

Les revenus des deux entreprises russes du Top 25 – Almaz-Antey et United Shipbuilding – ont tous deux diminué entre 2018 et 2019, pour un total combiné de 634 millions de dollars. Une troisième entreprise russe, United Aircraft, a perdu 1,3 milliard de dollars de ventes et a quitté le Top 25 en 2019.

Alexandra Kuimova, chercheuse au SIPRI, précise : « La concurrence nationale et la réduction des dépenses gouvernementales en 2019 pour la modernisation de la flotte, ont été deux des principaux défis pour United Shipbuilding en 2019. »

Autres développements et tendances notables dans le Top 25

Après les États-Unis, la Chine a réalisé la deuxième plus grande part des ventes d’armes du Top 25 des entreprises d’armement en 2019, soit 16 %. Les six entreprises d’Europe occidentale représentaient à elles seules 18 %. Les deux entreprises russes du classement, 3,9 %.

Dix-neuf des 25 plus grandes entreprises d’armement ont augmenté leurs ventes d’armes en 2019 par rapport à 2018. La plus forte augmentation, en termes absolus, a été enregistrée par Lockheed Martin : 5,1 milliards de dollars, soit 11 % en termes réels.

En pourcentage, la plus forte augmentation des ventes annuelles d’armes – 105 % – revient à l’industriel français, Dassault Aviation. « Une forte augmentation des livraisons destinées à l’exportation d’avions de combat Rafale a propulsé Dassault Aviation dans le Top 25 pour la première fois », déclare Lucie Béraud- Sudreau, directrice du programme Armement et Dépenses militaires.

Les pays du Sud sont intégrés à l’industrie mondiale de l’armement

Le rapport cartographie également la présence à l’international des 15 plus grandes entreprises d’armement en 2019. Ces entreprises sont présentes dans 49 pays, à travers des filiales détenues majoritairement, des joint- ventures et des centres de recherche.
Avec une présence mondiale dans 24 pays chacun, Thales et Airbus sont les deux entreprises les plus internationalisées, suivies de près par Boeing (21 pays), Leonardo (21 pays) et Lockheed Martin (19 pays).

Le Royaume-Uni, l’Australie, les États-Unis, le Canada et l’Allemagne accueillent le plus grand nombre de ces entités étrangères. En dehors des régions Amérique du Nord et Europe occidentale, le plus grand nombre d’entités d’entreprises étrangères est hébergé par l’Australie (38), l’Arabie saoudite (24), l’Inde (13), Singapour (11), les Émirats arabes unis (11) et le Brésil (10).

Alexandra Marksteiner du programme Armement et Dépenses militaires du SIPRI précise : « Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles les entreprises d’armement voudraient s’établir à l’étranger, y compris un meilleur accès à des marchés en croissance, des programmes d’armement en coopération ou des politiques d’acquisition d’armement des Etats clients requérant des transferts de technologies ».

Sur les 49 pays accueillant des entités étrangères des 15 plus grandes entreprises d’armement, 17 se trouvent dans des pays à revenus faibles ou intermédiaires. « Les pays du Sud, qui cherchent à développer leurs programmes de production d’armement, ont accueilli les entreprises d’armement étrangères comme un moyen de bénéficier des transferts de technologies », précise Diego Lopes da Silva, chercheur au SIPRI.

Siemon Wezeman, chercheur au SIPRI, souligne : « Les entreprises d’armement chinoises et russes du Top 15 ne disposent que d’une présence internationale limitée. Les sanctions contre les entreprises russes et les limites imposées aux acquisitions par les entreprises chinoises à l’étranger semblent avoir joué un rôle dans la limitation de leur présence à l’international. »

Amnesty International lance une application gratuite d’éducation aux droits humains pour sensibiliser la prochaine génération de militant·e·s

DROITS DE L’HOMME .

Un article de Amnesty International

Amnesty International a lancé l’Académie d’Amnesty, une application gratuite d’éducation aux droits humains destinée à sensibiliser la prochaine génération de défenseur·e·s des droits humains à un éventail de sujets, notamment la liberté d’expression, la sécurité numérique et les droits des populations autochtones.

Les utilisateurs et utilisatrices du monde entier auront accès à des cours durant 15 minutes à 15 heures, disponibles en plus de 20 langues, notamment en ourdou, en bengali, en hongrois, en coréen, en russe, en thaï, en tchèque et en turc. Tous les cours peuvent être téléchargés sur l’application, qui est disponible pour les appareils iOS et Android, ce qui permet de les suivre hors ligne.

« Cette application a été conçue pour permettre à chaque personne, partout dans le monde, de s’informer sur les droits humains et encourager cet apprentissage. Le partage des connaissances est essentiel pour nous aider à défendre nos droits et ceux des autres et pour lutter pour la justice et l’égalité partout dans le monde », a déclaré Julie Verhaar, Secrétaire générale par intérim d’Amnesty International.

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Question(s) related to this article:
 
How can more people be trained to know and claim their human rights?

L’Académie d’Amnesty a notamment la caractéristique d’adopter une approche flexible de l’enseignement, permettant aux utilisateurs et utilisatrices de suivre les cours à leur propre rythme, et ainsi de les commencer quand cela leur convient le mieux. Les utilisateurs et utilisatrices terminant certains des cours plus longs recevront un certificat officiel signé par le/la secrétaire général·e d’Amnesty International.

Les cours disponibles sur l’Académie d’Amnesty ont été élaborés et adaptés pendant ces trois dernières années pour le site Internet d’éducation aux droits humains d’Amnesty International. Ils ont été optimisés pour une utilisation sur mobile, afin de rendre les droits humains plus accessibles que jamais.

« L’éducation aux droits humains est la base du travail d’Amnesty. Notre objectif global est de veiller à ce que les personnes partout dans le monde connaissent et puissent revendiquer leurs droits humains. L’application de l’Académie d’Amnesty nous rapproche de cet objectif en fournissant une plateforme simple et accessible permettant à des millions de personnes de bénéficier d’une éducation aux droits humains de qualité », a déclaré Krittika Vishwanath, directrice de l’éducation aux droits humains à Amnesty International.

L’Académie d’Amnesty sera régulièrement mise à jour pour intégrer des versions dans de nombreuses autres langues et de nouveaux cours dans les mois et années à venir.

Lien iOS : https://apps.apple.com/us/app/amnesty-academy/id1534113236

Lien Android : https://play.google.com/store/apps/details?id=com.amnesty.academy

Amnesty International: Laissés pour compte dans la réponse au COVID-19, les réfugié·e·s sont confrontés à la famine

DROITS DE L’HOMME .

Un article de Amnesty International

Le traitement inhumain réservé aux personnes réfugiées et migrantes menace de porter un coup d’arrêt aux progrès dans la lutte contre la propagation du COVID-19, a déclaré Amnesty International le 14 mai 2020, redoutant que les camps et les centres de détention surpeuplés ne deviennent les nouveaux épicentres du virus si des mesures urgentes ne sont pas mises en œuvre. Elle affirme que les confinements et les restrictions de déplacements aggravent les conditions de vie déjà difficiles, exposant des millions de personnes au risque de famine et de maladie.

Amnesty International demande une action mondiale concertée en vue d’offrir à des centaines de milliers de personnes migrantes un accès suffisant à la nourriture, à l’eau, aux installations sanitaires et à des soins de santé nécessaires à leur survie, alors que de nombreux pays se préparent au déconfinement.

« Comment contenir efficacement ce virus lorsque tant de gens dans le monde vivent dans des camps et des centres de détention surpeuplés et insalubres ? Alors que nous avons tant besoin de compassion et de coopération, certains gouvernements intensifient la discrimination et les atteintes aux droits humains : ils empêchent les livraisons d’eau et de denrées alimentaires, incarcèrent des personnes ou les renvoient vers la guerre et les persécutions, a déclaré Iain Byrne, responsable de l’équipe Droits des réfugiés et migrants à Amnesty International.

« Dans de nombreux camps, le risque de mourir de faim serait désormais une plus grande menace que le virus lui-même. Il s’agit d’un renoncement à la responsabilité collective de protéger les réfugié·e·s et les migrant·e·s, et nous invitons les États à agir immédiatement afin d’empêcher que la situation ne dégénère en catastrophe des droits humains.

De nombreux gouvernements prennent des mesures motivées par la discrimination et la xénophobie, qui exposent inutilement les réfugié·e·s à la faim et à la maladie.

En Bosnie, dans le camp de Vucjuk, les autorités locales ont délibérément coupé l’alimentation en eau pour réinstaller de force les habitant·e·s. La plupart vivent dans des situations économiques précaires et ont encore plus de difficultés à subvenir à leurs besoins du fait des confinements et des couvre-feux.  En Jordanie, dans le camp de Zaatari, le confinement empêche complètement les gens de travailler : pas de nourriture et pas de revenus pour acheter les produits de première nécessité. En avril, les personnes installées dans des camps de fortune  à Calais, en France, ne recevaient pas suffisamment de livraisons de nourriture et d’eau et, en raison du confinement et des restrictions des déplacements, ne pouvaient pas aller s’en acheter, même si elles avaient l’argent nécessaire.

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Question(s) related to this article:
 
How can we work together to overcome this medical and economic crisis?

De nombreux gouvernements continuent de placer inutilement en détention des demandeuses et demandeurs d’asile, les exposant au risque de contracter le COVID-19. Il n’y a pas suffisamment de tests ni d’équipements de protection pour le personnel et les personnes détenues, et la maladie et la mort pourraient se répandre comme une traînée de poudre. Les personnes détenues dans les centres pour migrants  en Australie  supplient d’être libérées, car elles craignent que des membres du personnel qui n’ont pas d’équipements de protection individuels (EPI) ne fassent entrer le virus à leur insu.

D’autres gouvernements bafouent le droit international en renvoyant de force des personnes vers le danger, sous prétexte de faire barrage au COVID-19.

S’appuyant sur une politique opportuniste et hostile aux migrants, les États-Unis ont renvoyé 10 000 personnes  deux heures après leur arrivée sur le sol américain, entre le 20 mars et le 8 avril. La Malaisie a refoulé  un bateau transportant des Rohingyas en quête de sécurité. Le Bangladesh l’a finalement autorisé à accoster, mais 30 passagers au moins seraient morts, l’embarcation ayant dérivé en mer pendant deux mois. Actuellement, des informations font état de centaines de personnes ayant besoin d’urgence d’opérations de recherche et de sauvetage.

Renvoyer des personnes dans des pays où l’on peut raisonnablement s’attendre à ce qu’elles subissent des persécutions, des actes de torture et d’autres traitements cruels et dégradants équivaut à un refoulement, ce qui est illégal au titre du droit international. Il n’existe pas de circonstances dans lesquelles le principe de non-refoulement ne s’applique pas.

Amnesty International engage les gouvernements à :

* fournir suffisamment de nourriture et d’eau, et dispenser des soins de santé adaptés aux personnes vivant dans les camps et placées en quarantaine

* envisager la régularisation provisoire de tous les migrants, quel que soit leur statut au niveau des papiers, veiller à ce que les mesures de relance économique et les protections s’appliquent aux demandeurs·euses d’asile et aux réfugié·e·s, et continuer d’autoriser la réinstallation lorsque cela est possible

* désengorger les camps, les centres de détention pour migrants et les campements informels, et reloger les habitant·e·s dans des conditions dignes et salubres, garantissant un accès adéquat aux soins de santé, à la nourriture et à l’eau. Les migrant·e·s détenus doivent être libérés lorsque leur droit à la santé ne peut être garanti en détention.

* Respecter le droit de demander l’asile et le principe de non-refoulement.

« Les gouvernements clament haut et fort que nous sommes tous ensemble face au virus. Ce sont des paroles vides de sens s’ils ne se mobilisent pas pour protéger les millions de personnes à travers le monde qui endurent cette pandémie loin de leurs foyers et des êtres qui leur sont chers, a déclaré Iain Byrne.

« Un gouvernement qui laisse des réfugié·e·s mourir de faim ou de soif durant le confinement échoue lamentablement dans la gestion de cette crise. »

Travail : Démocratiser, Démarchandiser, Dépolluer

. . DEVELOPPEMENT DURABLE . .

Un manifeste de Democratizing Work

Le texte suivant a été publié le 16 mai dans 41 publications, dans 36 pays du monde, en 25 langues, y compris dans Le Monde, Die Zeit, The Guardian et The Boston Globe. Il a été signé par plus de 3 000 universitaires de 650 universités du monde entier, listés ici.

(Image de Juan Carlos Marin)

Que nous apprend cette crise ? En premier lieu que les humains au travail ne peuvent être réduits à des « ressources ». Les caissièr.e.s, les livreur.e.s, les infirmièr.e.s, les docteur.e.s, les pharmacien.nes, et toutes celles et ceux qui nous ont permis de continuer à vivre dans cette période de confinement, en sont la démonstration vivante. Cette pandémie nous montre aussi que le travail lui-même ne peut être réduit à une « marchandise ». Les soins de santé, la prise en charge et l’accompagnement des plus vulnérables sont autant d’activités qui doivent être protégées des seules lois du marché, sans quoi nous risquons d’accroître toujours plus les inégalités, jusqu’à sacrifier les plus faibles et les plus démunis. Pour éviter un tel scénario, que faut-il faire ? Permettre aux employés de participer aux décisions. C’est-à-dire démocratiser l’entreprise. Démarchandiser le travail. C’est-à-dire que la collectivité garantisse un emploi utile à toutes et tous. Au moment où nous faisons face à la fois au risque pandémique et à celui d’un effondrement climatique, ces deux changements stratégiques nous permettront non seulement d’assurer la dignité de chacun, mais aussi d’agir collectivement pour dépolluer la planète et la sauver.

Démocratiser. Ceux–et singulièrement celles—qui font partie des personnels essentiels se lèvent chaque matin pour aller servir les autres, particulièrement les personnes racisées, migrantes et les travailleurs de l’économie informelle, pendant que tous ceux qui le peuvent restent confinés. Elles témoignent de la dignité du travail et de l’absence de banalité de leur fonction. Et elles démontrent le fait-clé que le capitalisme a toujours cherché à rendre invisible, cherchant à transformer les humains en « ressource » : il n’y a ni production ni service sans investisseurs en travail.

De leur côté, les confinés – et singulièrement les confinées – mobilisent tout ce qu’ils peuvent pour assurer la poursuite des missions de leur organisation depuis leur domicile. Ils et elles démontrent massivement que ceux qui supposent que le grand enjeu de l’employeur est de garder sous ses yeux le travailleur indigne de confiance, pour mieux le contrôler, se fourvoient grandement. Les travailleurs démontrent chaque jour qu’ils ne sont pas une simple « partie prenante » de l’entreprise parmi d’autres. Ils sont LA partie constituante, pourtant toujours trop souvent exclue du droit de participer au gouvernement de l’entreprise, monopolisé par les apporteurs en capital.

Si l’on se demande sérieusement comment exprimer la reconnaissance des entreprises et de la société dans son ensemble envers les travailleurs, il faudra bien sûr aplatir la courbe des rémunérations et démarrer moins bas, mais ces seuls changements ne suffiront pas. De même qu’après la seconde guerre mondiale, on accorda le droit de vote aux femmes en reconnaissance de leur incontournable contribution, il est aujourd’hui devenu injustifiable de ne pas émanciper les investisseurs en travail en leur accordant la citoyenneté dans l’entreprise. C’est là un changement nécessaire. 

En Europe, la représentation des investisseurs en travail dans l’entreprise a débuté au sortir de la seconde guerre mondiale, au travers des Comités (VARIA FR)/Conseil (VARIA BE) d’entreprise. Mais, ces Chambres de représentation des travailleurs sont restées des organes souvent faibles, soumises à la bonne volonté de l’équipe de direction choisie par les actionnaires. Elles ont été incapables de bloquer la dynamique du capital qui accumule pour lui-même en détruisant la planète. Ces Chambres de représentation des travailleurs doivent désormais être dotées de droits similaires à ceux des Conseils d’administration, afin de soumettre le gouvernement de l’entreprise (le top management) à une double majorité. En Allemagne, aux Pays-Bas et dans les pays scandinaves, des formes de codétermination (mitbestimmung) mises en place progressivement après la seconde guerre mondiale ont représenté une étape cruciale mais encore insuffisante.

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Questions for this article:
 
Despite the vested interests of companies and governments, Can we make progress toward sustainable development?

How can we work together to overcome this medical and economic crisis?

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Même aux Etats-Unis, où le droit à la syndicalisation a été combattu, des voix s’élèvent aujourd’hui pour accorder aux investisseurs en travail le droit de se choisir des représentants bénéficiant d’une majorité spéciale au sein des Conseils. Le choix du CEO – ou encore mieux de la CEO – comme celui de la stratégie de l’entreprise ou de la répartition des profits sont des enjeux trop importants pour les laisser aux seuls représentants des actionnaires. Ceux qui investissent leur travail dans l’entreprise, leur santé, en bref leur vie, doivent aussi pouvoir collectivement valider ces décisions.
Même aux Etats-Unis, où le droit à la syndicalisation a été combattu, des voix s’élèvent aujourd’hui pour accorder aux investisseurs en travail le droit de se choisir des représentants bénéficiant d’une majorité spéciale au sein des Conseils. Le choix du CEO – ou encore mieux de la CEO – comme celui de la stratégie de l’entreprise ou de la répartition des profits sont des enjeux trop importants pour les laisser aux seuls représentants des actionnaires. Ceux qui investissent leur travail dans l’entreprise, leur santé, en bref leur vie, doivent aussi pouvoir collectivement valider ces décisions.

Démarchandiser. Cette crise illustre aussi combien le travail ne devrait pas être traité comme une marchandise. Elle démontre que le mécanisme du marché ne peut être laissé seul en charge des choix collectifs fondamentaux. La création de postes dans le secteur des soins aux personnes, l’approvisionnement en matériel de survie, ont été soumis depuis des années à une logique de rentabilité. La crise révèle cet aveuglement. Il existe des besoins collectifs stratégiques qui doivent être immunisés de la marchandisation. Douloureusement, nos dizaines de milliers de morts nous le rappellent aujourd’hui. Ceux qui affirment encore le contraire sont des idéologues qui nous mettent tous et toutes en danger. La logique de rentabilité ne peut pas décider de tout. 

De même qu’il faut protéger certains secteurs des seules lois d’un marché non régulé, il faut aussi assurer à chacun l’accès à un travail qui lui permette d’assurer sa dignité. Une façon d’y parvenir est de créer une garantie d’emploi pour tous (job guarantee), offrant la possibilité à chaque citoyen de bénéficier d’un emploi. L’Article 23 de la Déclaration universelle des droits humains, consacre le droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions de travail équitables et satisfaisantes et à la protection contre le chômage. Dès lors, cette garantie d’emploi permettra non seulement à chacun de vivre dignement, mais aussi collectivement de décupler nos forces pour mieux répondre aux nombreux besoins sociaux et environnementaux auxquels nous faisons face. A la main des collectivités locales, la Garantie Emploi pour tous permettra notamment de contribuer à éviter l’effondrement climatique tout en assurant un avenir digne pour chacun. L’Union européenne doit se donner les moyens d’un tel projet dans le cadre de son Green Deal. En revoyant la mission de sa Banque centrale afin de financer ce programme nécessaire à notre survie, elle se rendra légitime dans la vie de chaque citoyen de l’Union. En apportant une solution contre-cyclique au choc de chômage qui vient, elle démontrera sa contribution à la prospérité sociale, économique et écologique, de nos sociétés démocratiques.

Dépolluer. Ne répétons pas le choix naïf de 2008 : la crise fut l’occasion de sauver les banques en approfondissant l’endettement public, sans qu’aucune condition ne soit mise à ces sauvetages. Si nos Etats interviennent pour sauver des entreprises aujourd’hui, il importe que celles-ci soient mises en conformité avec le cadre général de la démocratie. L’Etat, au nom de la société démocratique qu’il sert et qui la constitue, au nom aussi de sa responsabilité de veiller à notre survie environnementale, doit conditionner son intervention à des changements de cap dans la ligne stratégique des entreprises aidées. Il doit imposer – outre le respect de normes environnementales strictes – des conditions de démocratisation quant au gouvernement interne des entreprises. Car ce sont les entreprises gouvernées démocratiquement qui seront prêtes pour mener la transition écologique, celle dans lesquelles aussi bien les apporteurs de capital que les investisseurs en travail pourront faire entendre leurs voix et décider de concert des stratégies à mettre en œuvre. Cela n’étonnera personne : dans le régime actuel, l’arbitrage capital/travail/planète est toujours défavorable… au travail et à la planète. Les ingénieurs de l’Université de Cambridge, Cullen, Allwood et Borgstein (Envir. Sc. & Tech. 2011 45, 1711–1718) l’ont montré : 73% de la consommation mondiale d’énergie pourraient être économisés grâce à des « modifications réalisables des processus productifs » (achievable design changes). Mais ces changements impliquent une plus grande intensité de main-d’œuvre, et des choix souvent plus coûteux à court terme. Tant que les entreprises sont dirigées au seul profit des apporteurs de capitaux, dans quel sens penchera la décision à l’heure des coûts d’énergie dérisoires ? Malgré les défis de tels changements, certaines entreprises sociales ou coopératives – en poursuivant des objectifs hybrides à la fois financiers, sociaux, et environnementaux et en développant un gouvernement interne démocratique – ont d’ores et déjà démontré la crédibilité d’une telle voie.

Ne nous faisons aucune illusion. Abandonnés à eux-mêmes, la plupart des apporteurs de capitaux ne veilleront ni à la dignité des investisseurs en travail, ni à la lutte contre l’effondrement climatique. Un autre scenario est à portée de main : démocratiser l’entreprise et démarchandiser le travail. Et cela nous permettra de dépolluer la planète.

Les dépenses militaires mondiales enregistrent la plus forte augmentation annuelle depuis une décennie – selon le SIPRI

DESARMAMENT & SECURITE .

Un article du Stockholm International Peace Research Institute

Le total des dépenses militaires mondiales s’élève à 1 917 milliards de dollars en 2019, selon les nouvelles données du Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI). Le total pour 2019 représente une augmentation de 3,6 % par rapport à 2018 et la plus forte augmentation annuelle des dépenses depuis 2010. Les cinq États qui dépensent le plus en 2019 et qui concentrent 62 % des dépenses sont les États-Unis, la Chine, l’Inde, la Russie et l’Arabie saoudite. C’est la première fois que deux États asiatiques figurent dans le Top 3.


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En 2019, les dépenses militaires mondiales représentent 2,2 % du produit intérieur brut (PIB) mondial, ce qui équivaut à environ 249 dollars par personne. « Les dépenses militaires mondiales étaient de 7,2 % plus élevées en 2019 qu’en 2010, ce qui reflète une tendance à l’accélération des dépenses militaires ces dernières années », explique Dr Nan Tian, chercheur au SIPRI. « Il s’agit du niveau de dépenses le plus élevé depuis la crise financière mondiale de 2008 et représente sans doute un pic pour les dépenses militaires. »

Les États-Unis tirent la croissance des dépenses militaires au niveau mondial

Les dépenses militaires des États-Unis ont augmenté de 5,3 % pour atteindre un total de 732 milliards de dollars en 2019 et représentent 38 % des dépenses militaires mondiales. L’augmentation des dépenses américaines en 2019 équivaut à elle seule à la totalité des dépenses militaires de l’Allemagne pour cette même année. « L’augmentation récente des dépenses militaires américaines est largement basée sur la perception d’un retour à la rivalité entre les grandes puissances », souligne Pieter D. Wezeman, chercheur principal au SIPRI.

La Chine et l’Inde en tête des dépenses militaires en Asie

En 2019, la Chine et l’Inde étaient respectivement les deuxième et troisième États qui dépensent le plus au monde pour leurs forces armées et activités militaires. Les dépenses de la Chine ont atteint 261 milliards de dollars en 2019, soit une augmentation de 5,1 % par rapport à 2018 ; tandis que celles de l’Inde ont augmenté de 6,8 % pour atteindre 71,1 milliards de dollars. « Les tensions et la rivalité de l’Inde avec le Pakistan et la Chine sont parmi les principaux moteurs de l’augmentation de ses dépenses militaires », précise Siemon T. Wezeman, chercheur principal au SIPRI.

Outre la Chine et l’Inde, le Japon (47 ,6 milliards de dollars) et la Corée du Sud (43,9 milliards de dollars) ont dépensé le plus pour leurs forces armées et activités militaires, en Asie et en Océanie. Les dépenses militaires dans la région ont augmenté chaque année depuis au moins 1989.

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Question for this article:

Does military spending lead to economic decline and collapse?

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L’Allemagne en tête de l’augmentation des dépenses militaires en Europe

Les dépenses militaires de l’Allemagne ont augmenté de 10 % en 2019, pour atteindre 49,3 milliards de dollars. Il s’agit de la plus forte augmentation des dépenses du Top 15 des États qui dépensent le plus pour leurs forces armées et activités militaires en 2019. « L’augmentation des dépenses militaires allemandes s’explique en partie par la perception d’une menace croissante de la Russie, partagée par de nombreux États membres de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) », explique Diego Lopes da Silva, chercheur au SIPRI. « Dans le même temps, cependant, les dépenses militaires de la France et du Royaume-Uni sont restées relativement stables. »

Il y a eu une forte augmentation des dépenses militaires parmi les États membres de l’OTAN en Europe centrale : par exemple, les dépenses de la Bulgarie ont augmenté de 127 % – principalement en raison du paiement pour de nouveaux avions de combat – et celles de la Roumanie de 17 %. Le total des dépenses militaires des 29 États membres de l’OTAN s’est élevé à 1 035 milliards de dollars en 2019.

En 2019, la Russie était le quatrième État dépensant le plus au monde et a augmenté ses dépenses militaires de 4,5 % pour atteindre 65,1 milliards de dollars. « À 3,9 % de son PIB, le fardeau des dépenses militaires de la Russie était parmi les plus élevés d’Europe en 2019 », précise Alexandra Kuimova, chercheuse au SIPRI.

Dépenses militaires volatiles dans les États africains en conflit

Les conflits armés sont l’une des principales raisons de la nature volatile des dépenses militaires en Afrique subsaharienne. Par exemple, dans la région du Sahel et du Lac Tchad, où plusieurs conflits armés sont en cours, les dépenses militaires en 2019 ont augmenté au Burkina Faso (22 %), au Cameroun (1,4%) et au Mali (3,6 %) ; alors qu’elles ont diminué au Tchad (-5,1 %), au Niger (-20 %) et au Nigéria (-8,2%). Parmi les pays d’Afrique centrale impliqués dans des conflits armés, les dépenses militaires en 2019 ont globalement augmenté. La République centrafricaine (8,7 %), la République démocratique du Congo (16%) et l’Ouganda (52 %) ont augmenté leurs dépenses militaires en 2019.

Autres évolutions régionales notables

* Amérique du Sud : les dépenses militaires en Amérique du Sud sont restées relativement inchangées en 2019, à 52,8 milliards de dollars. Le Brésil représente 51 % des dépenses militaires totales de la sous-région.

* Afrique : les dépenses militaires combinées des États africains ont augmenté de 1,5 % pour atteindre environ 41,2 milliards de dollars en 2019. C’est la première augmentation des dépenses de la région depuis cinq ans.

* Asie du Sud-Est : les dépenses militaires en Asie du Sud-Est ont augmenté de 4,2 % en 2019 pour atteindre 40,5 milliards de dollars.

* Moyen-Orient : le total des dépenses militaires combinées des 11 pays du Moyen-Orient, pour lesquels les données sont disponibles, a diminué de 7,5 % pour s’élever à 147 milliards de dollars en 2019. Malgré ses opérations militaires au Yémen et les tensions avec l’Iran, les dépenses militaires de l’Arabie saoudite ont diminué de 16 % à 61,9 milliards de dollars.

* Le fardeau moyen des dépenses militaires était de 1,4 % du PIB pour les pays des Amériques, 1,6 % pour l’Afrique, 1,7 % pour l’Asie Océanie et pour l’Europe, et 4,5 % pour le Moyen-Orient (pour les pays dont les données sont disponibles).

Communiqué du Jour de la Terre- 22 avril 2020: Une planète Une santé; Réalisant la paix avec la Terre

. . DEVELOPPEMENT DURABLE . .

Un communiqué de Navdanya International pour la coalition planétaire*

La pandémie du virus Covid-19 Corona est un appel de mise en garde planétairede la Terre à l’humanité.

Cela nous rappelle que nous sommes unis avec la Terre, nous ne sommes pas séparés/ées d’elle, que nous ne sommes pas ses maîtres, ses propriétaires et conquistadors, ni que nous sommes supérieurs à d’autres espèces, à l’image de ce dogme anthropocentrique auquel on veut nous faire croire.

La pandémie nous rappelle que nous violons les droits de la Terre et de toutesses espèces pour notre compte et risque, et qu’il serait prudent que nous considérions les connaissances et le savoir ancestraux des peuples autochtones, gardiens de la Terreau cours des temps, dont le profond respect pour la Terre se base sur la conscience d’une interconnexion de toute la vie. Endommager une partie signifie endommager le tout.

Cette pandémie n’est pas un « désastre naturel », de même que la crise de l’extinction des espèces et les phénomènes climatiques extrêmes ne sont pas des « désastres naturels ». Les épidémies de maladies mergentes sont anthropogéniques – causées par les activités humaines.

La Terre est un réseau de vie interconnectée.

L’urgence sanitaire à laquelle nous sommes confrontés en tant que
communauté mondiale est en relation avec l’urgence sanitaire à laquelle est confrontée la Terre : sa constante dégradation, l’extinction et disparition des espèces et l’urgence climatique. Quand nous utilisons des poisons et des agrotoxiques, tels qu’insecticides et herbicides pour tuer insectes et plantes, selon le modèle industriel d’agriculture, nous produisons de la désertification, nous contaminons l’eau, le sol, l’air et nous détruisons la biodiversité. Les agrotoxiques mènent à leur extinction les espèces, y compris les agents pollinisateurs comme constaté avec la drastique diminution des abeilles. Quand nous utilisons des mines métallifères à ciel ouvert nous dépensons des millions de litres d’eau, eau essentielle pour la vie humaine et la nature. Quand nous pratiquons la fracture hydraulique ou « fracking », nous altérons la conformation géologique et augmentons le risque sismique. Quand nous brûlons le carbone fossile que la Terre a fossilisé pendant 600 millions d’années, nous violons les frontières planétaires. En industrialisant et globalisant nos systèmes alimentaires nous contribuons à hauteur de 50% pour ce qui est des gaz à effet de serre et le changement climatique en est la conséquence.

La science nous informe qu’au fur et à mesure que nous envahissons les écosystèmes forestiers, détruisons les habitats des espèces et manipulons les plantes et les animaux pour en tirer des bénéfices, nous créons les conditions en faveur de nouvelles épidémies de maladies. Dans les 50 dernières années, ont surgi jusqu’à 300 nouveaux agents pathogènes. Il est bien connu qu’autour de 70% de pathogènes humains, comprenant VIH, Ebola, MERS et SRAG sont apparus quand les écosystèmes furent perturbés et que les virus passèrent des animaux aux humains.

Quand les animaux sont entassés dans des fermes industrielles pour maximiser leur rapport, de nouvelles maladies comme la grippe porcine et la grippe aviaire surgissent et se propagent. L’agriculture industrielle intensive avec l’usage d’agrotoxiques et les systèmes alimentaires industriels, font naître des maladies chroniques non transmissibles telles que malformations, cancer, altérations endocriniennes, diabète, problèmes neurologiques et infertilité. Avec les infections de Covid-19, la morbidité augmente dramatiquement en lien avec ces conditions préexistantes.

Alors qu’elle affirme nourrir le monde, l’agriculture industrielle a engendré pour des millions d’êtres humains la faim et ce nombre ne cesse de croître avec le blocus mondial et la destruction des milieux de vie.

Notre santé et la santé de la planète ne font qu’un. Respecter les limites de la planète, des écosystèmes et l’intégrité des espèces, est vital pour protéger la planète et notre santé. Les solutions à apporter au changement climatique sont aussi des solutions pour éviter de nouvelles épidémies et maladies. Dans le débat concernant la question du changement climatique on ne peut éviter de considérer à quel point le modèle technologique et économique dominant, basé sur les combustibles fossiles, ne tient compte de la finitude des ressources de la Terre. Une économie mondiale basée sur le mythe de la croissance et l’appétit illimité pour les ressources de la Terre sont les racines de cette crise sanitaire et des futures crises.

La réponse holistique et intégrée à l’urgence sanitaire consiste à faire une transition à partir du paradigme de l’agriculture et du commerce globalisé intensif en combustibles fossiles et produits chimiques , avec sa lourde empreinte écologique, vers des systèmes écologiques locaux et biodiversifiés pour la production et la distribution des aliments, afin de prendre soin de la Terre et de prendre soin de nous-mêmes comme partie intégrante de la Terre.

Notre engagement du Jour de la Terre : Revenir à la Terre, dans nos pensées, dans notre vie.

Pendant la crise du Covid19 et y compris après le confinement, il est et sera indispensable que nous apprenions définitivement à sauver la Terre, ses systèmes climatiques, les droits et espaces écologiques des diverses espèces, et des diverses personnes- indigènes, jeunes, femmes, agriculteurs/trices, travailleurs/euses. Pour la Terre il n’y a pas d’espèces sacrifiables ou jetables. Nous appartenons tous à la Terre et formons part de la Terre.

Pour éviter de futures pandémies, des famines futures et un possible scénario de personnes sacrifiées, nous devons aller au-delà du système économique globalisé, industrialisé et compétitif, qui est en train de stimuler le changement climatique, poussant les espèces à leur extinction et propageant des maladies qui menacent la vie.

Au contraire un système basé sur la localisation, laisse de l’espace pour que prospèrent les diverse espèces, les diverses cultures et les diverses économies locales vivantes. Nous devons passer d’une économie de la cupidité et de la croissance illimitée, de la compétence et de la violence, qui nous ont conduits à une crise existentielle, à une « Economie du soin » – pour la Terre, pour toutes les personnes et pour toutes les espèces vivantes.

Nous devons réduire notre empreinte écologique, pour laisser une part juste à d’autres espèces, à tous les humains et générations futures. Nous devons abandonner l’idée de considérer les biens communs de la nature comme des « ressources », abandonner la vision utilitaire, coloniale, capitaliste et anthropocentrique qui nous a appris à nommer les biens de la nature : « ressources naturelles ». C’est seulement ainsi que nous pourrons réduire consciemment notre empreinte écologique : en agissant avec responsabilité comme les ancêtres du futur.

L’urgence sanitaire et le confinement, ont démontré que lorsqu’il y a une volonté politique, nous pouvons « déglobaliser ». Rendons permanente cette déglobalisation de l’économie et relocalisons la production en accord avec la philosophie de Gandhi du « Swadeshi »( basée sur des principes d’autogouvernement et d’autosuffisance). Comme le montre la pandémie, ce sont les communautés alimentaires locales qui peuvent donner et distribuer des aliments avec régularité, pendant que les chaînes alimentaires globalisées , dans certaines parties du monde, se sont écroulées mais aussi ont spéculé avec l’augmentation du prix des aliments.

Ainsi contrairement à ce que l’on nous fait croire, ce n’est pas la globalisation qui protège des famines, elle qui les produit et les aggrave, mais bien la souveraineté alimentaire des peuples qui permet aux personnes, au niveau communautaire d’avoir le droit de produire, de choisir et de consommer des aliments adaptés, sains et nutritifs en vertu d’accords et de prix justes pour la production et les échanges locaux.

L’esprit mécaniste qui domine nos sociétés, crée des bénéfices sociétaires et personnels. Les grandes sociétés et les multimillionnaires qui ont déclaré la guerre à la Terre et ont créé les principales crises du monde, se préparent maintenant à l’intensification de l’agriculture industrielle à travers la digitalisation et l’intelligence artificielle. Ils sont en train d’imaginer un futur pour l’agriculture sans agriculteurs, et un futur de faux aliments produits en laboratoires. Cela va approfondir la crise écologique, en détruisant la biodiversité et en majorant notre séparation de la Terre.

La nourriture est le lien avec la vie et vouloir faire la paix avec la Terre, cela commence par la nourriture. Nous revenons à la Terre quand nous prenons soin du sol et de la biodiversité. Souvenons- nous que nous sommes des humains parce que du sol (de l’« humus »). C’est seulement en travaillant de concert avec la Terre, cerveaux, cœurs, et mains créant à l’unisson, que nous pourrons la protéger et qu’elle pourra nous pourvoir nous et les autres espèces, d’aliments sains.

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Questions for this article:
 
What is the relation between movements for food sovereignty and the global movement for a culture of peace?

How can we work together to overcome this medical and economic crisis?

(. . . suite)

Comme notre expérience nous l’a prouvé, et en accord avec d’autres organisations et réseaux de conscientisation sur la Terre pour la Liberté des Semences et la Liberté des Aliments, les systèmes d’aliments organiques locaux et biodiversifiés régénèrent les sols, l’eau et la biodiversité, et fournissent des aliments sains pour toutes et tous et renforcent le système immunologique humain. La richesse de la biodiversité dans nos forêts, nos fermes, nos aliments et notre microbiote intestinal connectent la planète et ses diverses espèces, y compris les êtres humains. Ainsi la santé se transforme en fil conducteur, tout comme nous le montre aujourd’hui la maladie du coronavirus.

La guerre contre la Terre est une guerre contre l’avenir de l’humanité.

Toutes les urgences qui menacent la vie de notre temps prennent racine dans une vision mécaniste, militariste et patriarcale du monde, dans laquelle les humains sont séparés de la nature, sont les propriétaires d’une Terre où ils peuvent manipuler et contrôler d’autres espèces réduites à des objets liés à des bénéfices. Ce modèle économique voit dans les limites écologiques et éthiques des obstacles à éliminer pour garantir bénéfices et pouvoirs effrénés des grandes sociétés.

Les prédictions scientifiques indiquent que si nous n’arrêtons pas cette guerre anthropogénique contre la Terre et son espèce, nous détruirons sous peu les conditions favorables ayant permis aux humains d’évoluer et de survivre. La cupidité, l’arrogance et l’irresponsabilité humaines, nous conduisent vers la prochaine pandémie et finalement vers l’extinction.

La Terre reflète ce que nous sommes. Elle nous montre son interconnexion et nous appelle à commencer à reconnaître ses diverses intelligences vivantes : dans le réseau alimentaire du sol, dans les plantes et animaux et dans nos aliments. La Terre nous a envoyé cet invisible virus pour nous aider à faire le pas et à créer une nouvelle civilisation planétaire et écologique basée sur l’harmonie avec la nature ; à l’heure actuelle c’est un impératif pour notre survie.

Notre résolution

En signant ce manifeste nous nous engageons, comme coalition planétaire, à exercer pression et exhortation sur les autorités et représentants des gouvernements de chacun de nos pays, de chacune de nos villes et communautés, de chacun de nos villages, pour qu’ils abandonnent ce paradigme écocide qui actuellement régit nos modèles de productivité en faveur d’un paradigme dans lequel la responsabilité écologique et la justice économique soient fondamentales pour créer l’avenir heureux et la saine survie de l’humanité.

La véritable action pour le changement climatique signifie de laisser loin derrière, notre civilisation basée sur le pétrole et son extraction avaricieuse, et d’initier une nouvelle ère d’interconnexion et de protection de la Terre. Nous demandons l’appui concerté des communautés, territoires et nations qui placent l’écologie au centre d’un paradigme d’une nouvelle et juste économie de la protection et du soin de la Terre.

En ce Jour de la Terre, demandons des excuses pour le mal que nous avons causé à la Terre avec cette illusion de la séparation, créant des paradigmes violents et des outillages qui ont fait la guerre contre Elle. Sachons apprécier sa magnificence et sa beauté qui élèvent nos esprits et engageons- nous à faire la paix avec la Terre et toutes ses espèces en co-créant avec elle sur la base de ses lois de la vie.

La Terre nous a donné un clair message à travers la pandémie du Coronavirus. Il est de notre impératif moral de profiter de ce moment dans le temps pour faire une transition vers une civilisation écologique pour que nous semions les semences d’un futur commun pour l’humanité et tous les êtres.

Ensemble, nous nous élevons en tant qu’enfants de la Terre!

Un appel à l’action- une planète, Un salut

Il est l’heure d’abandonner nos systèmes économiques intensifs en ressources et bénéfices qui ont créé des ravages dans le monde, altérant les écosystèmes de la planète et excavant les systèmes de santé, justice et démocratie de la société.

La pandémie du coronavirus et en conséquence l’effondrement économique mondial, tout comme l’effondrement des vies et des moyens de subsistance de millions de personnes nous appellent à prendre des mesures urgentes.

Préparons-nous pour une récupération de l’après virus dans laquelle la santé et le bien être de tous les peuples et de la planète soient le centre de toutes les politiques soient le centre de toutes les politiques gouvernementales et institutionnelles, la construction de communautés et l’action civique.

Les actions pour semer les nouvelles semences d’une Démocratie de la Terre incluent :

> Promouvoir et protéger la richesse de la biodiversité dans nos forêts, nos fermes et nos aliments pour empêcher la destruction de la Terre et la sixième extinction de masse.

> Promouvoir les aliments locaux, biologiques et sains à travers des systèmes locaux biodiversifiés et des cultures et des économies de protection (marchés d’agriculteurs, bio-districts).

> Ne plus subventionner l’agriculture industrielle et les systèmes insalubres qui créent plus de maladies. Les subventions publiques doivent se réorienter vers des systèmes basés sur l’agroécologie et la conservation de la biodiversité, qui procurent des bénéfices pour la santé et protègent les biens communs.

< Mettre fin aux subventions et aux nouveaux investissements dans le secteur des combustibles fossiles, y compris les entrées agricoles basées sur des combustibles fossiles, comme s’agissant d’une vraie action climatique.

< Arrêter de favoriser la nourriture « poubelle » industrielle et les systèmes d’aliments insalubres, ultra dénoncés, basés sur des produits basiques toxiques et nutritionnellement creux.

< Mettre fin aux monocultures, à la manipulation génétique des plantes, et à l’élevage industriel d’animaux, qui développent une résistance aux antibiotiques et propagent des facteurs pathogènes.

< Empêcher la déforestation qui s’étend exponentiellement à travers les monocultures industrielles en faveur de Sociétés. Les forêts sont les poumons de la Terre.

< Pratiquer une agriculture durable basée sur l’intégration de la diversité des cultures, arbres et animaux.

< Sauver, cultiver et reproduire des variétés de semences traditionnelles pour sauvegarder la biodiversité. C’est nécessaire de les conserver non comme pièces de musée en banques de germoplasma mais comme banques de semences vivantes qui fonctionnent comme base d’un système de protection de la santé.

< Créer des zones, communautés, fermes, et systèmes alimentaires libres de poisons.

< Introduire des politiques pour évaluer les coûts des atteintes à la santé et à l’environnement causés par les produits chimiques et promouvoir le principe selon lequel « qui contamine, paie » !

< La santé doit être prioritaire sur les intérêts des entreprises qui utilisent des produits chimiques pour l’alimentation et l’agriculture. Le principe de précaution doit être promu.

< Transition de la globalisation à la localisation et rendre permanente la déglobalisation. Empêcher la prise de possession des Sociétés en ce qui concerne l’alimentation et la santé.

< Introduire des économies circulaires locales qui augmentent le bien être et la santé des personnes.

< Créer des Jardins d’Espoir, des Jardins de Santé, partout, – dans les communautés, les écoles, les prisons, les hôpitaux, à la ville, à la campagne.

< Abandonner la « croissance » et le PIB comme mesures de santé de l’économie. Le PIB se base sur l’extraction des ressources de la nature et la richesse de la société.

< Adopter le bien être des citoyens comme mesure de la santé de l’économie. Nous espérons que vous vous unirez à nous dans cette transformation pour l’espoir et la protection de la Terre.

Pour aider, utilisez ce lien et invitez vos amis et réseaux à agir.

* * * * * * * *

* La coalition planétaire comprend, entre autres, Navdanya International,  Naturaleza de Derecho, Health of Mother Earth Foundation, Ifoam, Regeneration International, Third World Network, International Forum on Globalization, Biovision, Sarvodaya Movement, SAM-Sahabat Alam Malaysia and CAP-Consumers Association of Penang, Council of Canadians, Initiative for Health and Equity, Diverse Women for Diversity, Isde-International Society of Doctors for the Environment, Terra de Direitos, Conamuri – Organización de Mujeres Campesinas e Indígenas, Acción Ecológica.  Des leaders renommés, des scientifiques et des écologistes se joignent également à l’appel, notamment Vandana Shiva, Nnimmo Bassey, Fernando Cabaleiro, Jerry Mander, Adolfo Perez Esquivel, Maude Barlow, André Leu, Hans R Herren, Satish Kumar.

Amnesty International: Comment les droits humains peuvent aider à nous protéger de COVID-19

DROITS DE L’HOMME .

Un article de Amnesty International

La manière dont les gouvernements décident de répondre à la pandémie de COVID-19 aura un impact sur les droits fondamentaux de millions de personnes.

Amnesty International suit de près les réponses des gouvernements à cette crise. Ce sont là des circonstances extraordinaires, mais il est important de se rappeler que le droit relatif aux droits humains est toujours en vigueur. En effet, cela nous aidera à traverser cette crise tous ensemble.

Voici un rapide tour d’horizon de la manière dont des droits humains peuvent aider à nous protéger, et des obligations des gouvernements en lien avec cette pandémie.

Droit à la santé

La plupart des gouvernements ont ratifié au moins un traité relatif aux droits humains qui les oblige à garantir le droit à la santé. Entre autres choses, cela signifie qu’ils ont l’obligation de prendre toutes les mesures nécessaires pour la prévention, le traitement et le contrôle des maladies.

Dans le contexte d’une épidémie qui se propage, cela signifie veiller à ce que des soins, des biens et des services de prévention soient disponibles pour toutes et tous.

À Hong Kong, l’un des premiers endroits frappés par le COVID-19, une ONG locale a noté que près de 70 % des familles à faible revenus ne pouvaient pas se permettre d’acheter l’équipement de protection recommandé par le gouvernement, notamment des masques et du désinfectant. Si les États recommandent l’usage de ces équipements, ils doivent s’assurer que tout le monde puisse y accéder.

Accès à l’information

C’est un aspect essentiel du droit à la santé, mais nous avons déjà pu observer des gouvernements qui l’ignoraient.

En décembre 2019, des médecins à Wuhan, en Chine, là où le virus a fait son apparition, ont fait part à leurs collègues de leurs craintes au sujet de patients présentant des symptômes respiratoires. Ils ont immédiatement été réduits au silence et sanctionnés par les autorités locales pour « propagation de rumeurs ».

Pendant ce temps, dans l’État de Jammu-et-Cachemire, les autorités ont ordonné la poursuite des restrictions des services Internet, malgré l’augmentation du nombre de cas. Cela rend l’accès très difficile pour la population aux informations vitales sur la prévalence et la propagation du virus, ainsi que sur les moyens pour se protéger.

Tout le monde a le droit d’être informé sur la menace que représente le COVID-19 sur sa santé, sur les précautions à prendre pour atténuer les risques, et sur les mesures prises pour répondre à la crise. Si ce n’est pas garanti, cela affaiblit la réponse en matière de santé publique et met la santé de tout le monde en danger.

Droit au travail et droit du travail

Les personnes occupant des emplois précaires sont affectées de manière disproportionnée par la pandémie, qui commence déjà à avoir un impact colossal sur la population et sur l’économie. Les travailleurs et travailleuses migrants, les personnes qui travaillent dans l’économie des petits boulots, et les personnes du secteur informel sont plus susceptibles de voir leur droit au travail et leur droit du travail affectés négativement, en conséquence du COVID-19 et des mesures prises pour le contrôler.

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How can we work together to overcome this medical and economic crisis?

Les gouvernements doivent veiller à ce que tout le monde ait accès à la sécurité sociale, y compris à des arrêts maladie, des soins de santé et des congés parentaux, dans les cas où des personnes ne seraient pas en mesure de travailler à cause du virus. Ces mesures sont également essentielles pour aider la population à respecter les mesures de santé publique mises en place par les États.

Les professionnels de la santé sont en première ligne de cette pandémie, et continuent de fournir des services malgré les risques personnels pour eux et leurs familles, et les gouvernements sont tenus de les protéger. Ces obligations comprennent le fait de fournir des équipements de protection personnelle adaptés et de bonne qualité, des informations, des formations et un soutien psycho-social à tout le personnel d’intervention. Des personnes travaillant dans d’autres secteurs, notamment le personnel pénitentiaire, ont également un risque d’exposition au virus élevé, et doivent être protégées.

Impact disproportionné sur certains groupes

Tout le monde peut attraper le COVID-19, mais certains groupes semblent être plus susceptibles de développer une version grave de la maladie et d’en mourir. Les personnes âgées et les personnes ayant des problèmes de santé prééxistants sont notamment concernées. Il est également probable que d’autres groupes marginalisés, comme les personnes vivant dans la pauvreté, les personnes en situation de handicap et les personnes en détention, dont les personnes migrantes et demandeuses d’asile, soient confrontés à des difficultés supplémentaires pour se protéger et accéder à des traitements.

Par exemple, les personnes sans domicile auront plus de difficulté à s’auto-isoler, et les personnes qui n’ont pas accès à des installations sanitaires adéquates auront un risque plus élevé de contracter le virus.

Au moment de concevoir les réponses au COVID-19, les États doivent veiller à ce que les besoins et les expériences des groupes spécifiques soient pris en compte.

Stigmatisation et discrimination

Selon les médias, les personnes originaires de Wuhan ont été confrontées à un harcèlement et une discrimination généralisés en Chine. Elles ont notamment été rejetées d’hôtels ou barricadées dans leur propre appartement, et les informations personnelles de certaines personnes ont été divulguées sur Internet.

En outre, de nombreuses informations font état d’actes xénophobes hostiles aux Chinois et aux Asiatiques dans d’autres pays, notamment de la part du président des États-Unis Donald Trump qui désigne régulièrement le COVID-19 sous le nom de « virus chinois ». À Londres, un étudiant de Singapour a été frappé violemment lors d’une attaque à caractère raciste. Il n’y a aucune excuse pour le racisme ou la discrimination. Les gouvernements du monde entier doivent adopter une politique de tolérance zéro à l’égard des attaques racistes contre toute personne.

Pendant ce temps, le président Donald Trump a utilisé la pandémie pour justifier ses politiques racistes et discriminatoires, et il prévoirait une interdiction généralisée de toute traversée de la frontière mexicaine par des demandeurs d’asile.

Une telle interdiction de l’asile irait à l’encontre des obligations légales du pays au regard du droit national et international, et ne servirait qu’à diaboliser les personnes en quête de sécurité. En 2018, une interdiction similaire avait été déclarée illégale par tous les tribunaux qui l’avaient examinée.

En outre, en période de crise sanitaire, les gouvernements doivent agir  pour protéger la santé de toutes les personnes et veiller à ce que tout le monde ait accès aux soins et à la sécurité, sans subir de discriminations. Cela doit également inclure les personnes en mouvement, peu importe leur situation au regard de la législation sur l’immigration.

Le monde n’a qu’un seul moyen de combattre cette épidémie : la solidarité et la coopération au-delà des frontières. Le COVID-19 doit nous unir, pas nous diviser.

(Merci à Good News Agency pour avoir nous informer de cet article.)

Le monde a besoin de solidarité. Prenez part à #ONU75 !

TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Une enquête des Nations Unies

L’Organisation des Nations Unies fête son 75e anniversaire à un moment où le monde est en proie à de profonds bouleversements, aggravés par une crise sanitaire mondiale sans précédent qui a de graves répercussions économiques et sociales. En sortirons-nous plus forts et mieux parés pour travailler ensemble ? Ou, au contraire, la méfiance et l’isolement vont-ils encore s’accroître ? L’année 2020 doit être celle du dialogue, celle où, constitués en famille humaine, nous entreprendrons, ensemble, d’examiner nos priorités et de rechercher les moyens de bâtir un avenir meilleur pour tous.

POURQUOI LE FAIRE MAINTENANT ?

La Covid-19 nous rappelle, cruellement, combien il est nécessaire de coopérer par-delà les frontières, les groupes et les générations. Notre riposte déterminera la vitesse à laquelle le monde se remettra de cette crise ; elle conditionnera la réalisation des objectifs de développement durable et la prise en charge des défis urgents – de la crise climatique aux pandémies, en passant par les inégalités, les nouvelles formes de violence et l’évolution rapide des technologies et de nos populations.

Or, alors même que nous avons, plus que jamais, besoin d’une action collective, le soutien à la coopération mondiale flanche. Dans de nombreux pays, la confiance publique dans les institutions traditionnelles est en déclin et les relations entre les pays sont mises à rude épreuve. Cette pandémie va-t-elle unir le monde ? Ou va-t-elle conduire à une plus grande défiance ? Le dialogue – et l’action – à l’échelle mondiale sont plus urgents que jamais.

QUE FAIT ONU75 ?

En janvier 2020, nous avons lancé notre initiative de dialogue mondial, et des discussions se sont tenues en tous lieux, des écoles aux conseils d’administration, à travers le monde. Pour assurer une diffusion aussi large que possible, nous avons noué des partenariats avec des organisations de jeunes, de la société civile, des milieux d’affaires et des médias, et nous avons créé une enquête à laquelle il est rapide et aisé de répondre, en une minute.

Nous avons toujours insisté sur la participation en ligne, dans le cadre de dialogues virtuels et sur les réseaux sociaux, et nous le faisons encore plus dans le contexte de la Covid-19. Nous travaillons également avec nos partenaires pour transposer dans l’espace numérique les manifestations prévues et pour trouver des moyens novateurs d’y faire participer le public, conformément aux directives de l’OMS et aux réglementations sanitaires locales.

POURQUOI PARTICIPER ?

Il est vital de faire entendre sa voix en ce moment crucial pour le monde. Vos avis, vos craintes et vos idées seront présentés aux dirigeantes et dirigeants mondiaux et aux hauts responsables de l’Organisation lors de la célébration officielle du 75e anniversaire de l’ONU à l’Assemblée générale des Nations Unies, en septembre 2020. Après septembre, des groupes du monde entier se retrouveront pour examiner la meilleure manière de faire avancer les priorités et les propositions ainsi rassemblées.

Chaque conversation est une occasion d’encourager les participants à prendre des initiatives à leur niveau, à la suite de ce qu’ils ont entendu et appris. Ces conversations peuvent conduire à des prises de conscience et fournir des données factuelles dont les organisations nationales et internationales pourront se servir dans la pratique. Les conclusions peuvent par exemple inspirer de nouvelles formes de programmes, d’investissements, de partenariats et de campagnes. L’équipe d’ONU75 est en passe de mettre au point une plateforme mondiale qui permettra de diffuser les principales conclusions des débats.

COMMENT PARTICIPER ?

* Répondez à notre enquête d’une minute et faites-la circuler largement : www.un75.online.

* Consultez la boîte à outils ONU75, qui oriente sur les moyens de participer à la discussion, d’encourager la conversation et d’amplifier les messages, à travers les voies de communication et dans les collectivités, pour s’exprimer et se faire entendre. Nous ajouterons d’autres informations sur les dialogues en ligne dans les prochains jours.

* Suivez @JoinUN75 et #ONU75 dans les médias sociaux (Twitter, Facebook, Instagram) et ajoutez votre voix aux témoignages de celles et ceux qui ont déjà participé.

(Cliquez ici pour une version anglaise ou cliquez ici pour une version espagnole.

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How can we work together to overcome this medical and economic crisis?

ENQUÊTE D’UNE MINUTE

Le monde dans lequel nous vivons est en pleine mutation : les changements climatiques se font à grande vitesse et de grands bouleversements technologiques et démographiques ont lieu. Nous sommes exposés à de nouveaux risques dus aux inégalités croissantes, aux conflits de longue durée et aux nouvelles formes de violence. Seule une coopération transfrontière, intersectorielle et intergénérationnelle nous permettra de faire face à ces changements et de concrétiser le projet que nous avons en commun de bâtir un monde plus sûr, plus juste et plus durable.

En répondant à cette enquête, vous nous aiderez à mieux réagir face à ces changements. Et nous serons mieux à même de concrétiser nos aspirations à un avenir meilleur pour 2045 – année du centenaire de l’ONU.

Dans l’ensemble, pensez-vous qu’en 2045 les gens vivront mieux, moins bien ou comme aujourd’hui ?

Mieux qu’aujourd’hui
Comme aujourd’hui
Moins bien qu’aujourd’hui

Imaginez le monde dans 25 ans ; choisissez parmi les éléments suivants les trois qui vous tiennent le plus à cœur ?

Plus de respect pour les droits de la personne
Moins de conflits
Moins d’inégalités entre pays
Une meilleure protection de l’environnement
Une meilleure gestion des migrations internationales
Une consommation et une production plus durables
Moins d’inégalités dans les pays
Un meilleur accès à l’éducation
Un meilleur accès aux soins de santé
De meilleures perspectives d’emploi
Une plus grande égalité entre femmes et hommes

Selon vous, lesquelles de ces tendances observées à l’échelle mondiale affecteront le plus notre avenir ? (Choisissez-en TROIS au maximum.)

La rapidité des changements démographiques (plus de personnes vivant dans les villes, vieillissement de la population, etc.)

Les risques liés aux nouvelles technologies (confidentialité des données, conséquences pour l’emploi, etc.)

Les migrations et les déplacements forcés (personnes fuyant les conflits ou les catastrophes, etc.)

Les risques liés à la santé (pandémies, résistance accrue aux antibiotiques, etc.)

La rupture des relations entre certains pays

Les risques liés au terrorisme

Les changements climatiques et les questions environnementales (pollution, déforestation, etc.)

Les conflits armés et les violences à caractère politique

Les armes nucléaires et autres armes de destruction massive

La cyberguerre et les nouvelles formes d’armement (armes dotées d’intelligence artificielle, etc.)

La criminalité organisée (traite des êtres humains, etc.)

Face à ces tendances, dans quelle mesure les pays doivent-ils coopérer ?

C’est essentiel
C’est très important
C’est assez important
C’est peu important
Ce n’est pas important du tout

Face à ces tendances observées dans le monde entier, quel conseil donneriez-vous au Secrétaire général de l’ONU ?
(140 caractères) – OPTIONNEL