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Bulletin français 1 mai 2020

. TRACER LA VOIE À SUIVRE .

Un mois s’est écoulé depuis que nous avons écrit dans notre bulletin que “la crise médicale et économique associée au coronavirus peut être considérée comme une opportunité en même temps qu’une calamité.” Entre temps, de nombreux analystes ont adopté cette position et proposé des moyens d’aller en avant. Voici leurs propositions concernant tous les aspects de la culture de la paix:

Désarmement et sécurité: Trois anciens commandants de la Royal Navy du Royaume-Uni ont envoyé une lettre au Parlement disant que les 2 milliards de livres sterling dépensés chaque année pour les sous-marins nucléaires ne pouvaient pas être justifiés et que l’argent devait être utilisé pour les soins de santé. Aux États-Unis, le militant David Swanson propose que le ministère américain de la Défense soit converti, de sorte qu’il fonctionne pour la sécurité financière et médicale universelle au lieu de préparations militaires. Réagissant à la dernière menace de guerre américaine, celle contre le Venezuela, il a été dit que “les États-Unis devraient combattre le COVID, pas le Venezuela ” et que surtout avec la pandémie, “le président Trump n’aurait pas dû déployer des ressources militaires américaines menaçant le Venezuela“.

Les lecteurs se souviendront que le mois dernier, nous avons publié des appels similaires du Bureau international de la paix et de la Peace Pledge Union pour convertir les budgets militaires en dépenses pour les soins de santé, et l’appel du Secrétaire général de l’ONU pour un cessez-le-feu mondial.

Solidarité: Partout dans le monde, les gens ont répondu à la crise par des actions de solidarité locale pour prendre soin de ceux qui sont vulnérables à la pandémie. Un bon exemple nous vient des jeunes du Gabon qui fournissent des stations d’eau dans les zones pauvres. Comme l’a exprimé l’organisation Tamara, au Portugal “la crise représente une grande opportunité, en plus de tous ses défis: maintenant, nous avons la possibilité d’unir nos forces dans le monde entier pour atteindre un objectif commun, développer la cohésion sociale, mettre en place des structures décentralisées, une économie solidaire – un véritable redémarrage ”

Participation démocratique: Le professeur marocain Abdelmoughit Benmassoud Tredano déclare que la crise économique ne fait que commencer. Il réitère l’appel à la solidarité: “Au niveau individuel, du groupe et de la nation, l’individualisme est censé s’émousser et la solidarité gagner en profondeur, martèle l’universitaire”. “Ceci implique certainement de repenser l’organisation du monde sur tous les plans . . . L’organisation du monde par groupes régionaux doit être adoptée du fait qu’aucun Etat ne peut se suffire à lui seul, sauf les Etats-continents.” Aussi, selon le Conseil de l’Europe, dans de nombreux pays, la direction est prise par les villes plutôt que par l’État, à l’exemple de Raseborg en Finlande.

Égalité des femmes: Nazra Feminist Studies of Egypt propose que nous adoptions les valeurs féministes “telles que l’union des forces en temps de peur, de perte et de construction, la responsabilité collective et l’action pour notre survie, la coopération internationale et la collectivité afin de comprendre et d’identifier les moyens de surmonter cette crise. ”

À court terme, le développement durable a été freiné par la pandémie, mais selon le World Economic Forum, “il est temps de commencer à réorienter chaque année les 5 200 milliards de dollars consacrés aux subventions des combustibles fossiles vers les infrastructures vertes, le reboisement et les investissements dans une économie plus circulaire, partagée, régénérative, et moins polluant. ”

Éducation pour la paix: dans un récent webinaire organisé par l’Institut international d’éducation à la paix et la Campagne mondiale pour l’éducation à la paix, des éducateurs des États-Unis, d’Autriche, de Porto Rico, d’Afrique du Sud, de Chine, du Nigéria, des Philippines, du Mexique, de Colombie, d’Argentine et de Corée du Sud ont expliqué comment ils réagissent à la pandémie et aux violences et injustices systémiques qui y sont associées.

“Comment les droits de l’Homme peuvent nous aider à nous protéger de COVID-19″ est le titre d’un article d’Amnesty International, soulignant la nécessité de protéger les droits à la santé, à l’accès à l’information, à l’emploi, au logement, à l’eau, à l’assainissement et à l’absence de discrimination.

Libre circulation de l’information. Selon la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), la crise mondiale nous a poussés plus loin dans un monde numérique. Le télétravail et les conférences en ligne ont fait un bond en avant. Cependant, seulement 20% de la population des pays les moins avancés utilisent Internet, de sorte que le monde a besoin d’une réponse multilatérale coordonnée pour relever le défi de la numérisation.

Bien entendu, les huit aspects de la culture de la paix sont tous interdépendants et doivent être traités en coordination. Cela se voit dans les analyses suivantes.

Mazin Qumsiyeh nous envoie un appel mondial de “Palestine Action for the Planet” qui appelle à la démocratisation des Nations Unies, à la réorganisation des priorités de développement, à une réduction drastique des dépenses militaires, à la défense de la participation démocratique, à la solidarité mondiale et au rétablissement de l’équilibre écologique (“Nous, les humains, devons reconnaître que nous faisons partie de la nature et que nous devons vivre en harmonie avec elle”).

William Astore, lieutenant-colonel à la retraite (USA) et professeur d’histoire, nous donne sept suggestions “pour changer l’Amérique” [et, nous pouvons ajouter, “pour changer le monde”]. La première suggestion est de réduire les dépenses militaires et les deux suivantes sont de réduire les 800 bases militaires américaines autour du monde et d’abandonner le plan de mener deux guerres étrangères en même temps. Il appelle à une Works Progress Administration, comme celle du président Roosevelt pendant les années 1930, pour reconstruire l’infrastructure américaine et revigorer la culture. Il appelle à “mettre fin à la peur et au bellicisme, et à reconnaître comme de vrais héros non pas les guerriers et les stars du sport, mais plutôt ceux qui sont en première ligne contre le coronavirus. Et “enfin, nous devons étendre notre amour pour englober la nature dans notre planète.”

La lauréate du prix Nobel de la paix Mairead Maguire nous rappelle que “si ce virus a fait quelque chose, il nous a rappelé que en tant que humains, nous sommes très vulnérables; nous avons besoin les uns des autres pour survivre et prospérer. On espère que ce virus renforcera l’opinion que nous sommes tous Un, frères et sœurs; ce qui affecte chacun affecte tous … Les politiques gouvernementales de sanctions, le militarisme, les armes nucléaires et la guerre doivent être radicalement remplacées par des politiques gouvernementales qui mettent la santé de leurs citoyens – à la fois physique et mentale – au-dessus de l’agenda politique … Le capitalisme ne fonctionne pas, le système est brisé, et nous sommes tous mis au défi de construire un système de véritable démocratie qui fonctionne pour tout le monde.

Un autre lauréat du prix Nobel de la paix, Mikhaïl Gorbatchev, appelle à «repenser radicalement la politique internationale… N’est-il pas clair maintenant que les guerres et la course aux armements ne peuvent pas résoudre les problèmes mondiaux d’aujourd’hui? La guerre est une défaite, un échec de la politique! … . Nous devons démilitariser les affaires mondiales, la politique internationale et la pensée politique et réaffecter des fonds militaires aux fins de la sécurité humaine. Nous devons repenser le concept même de sécurité. Par-dessus tout, la sécurité doit signifier fournir de la nourriture, de l’eau, ce qui est déjà en pénurie, un environnement propre et, comme priorité absolue, la protection de la santé des gens. ”

Enfin, ici à CPNN, nous fournissons des outils et des propositions dans notre blog pour tracer la voie à suivre, pour profiter de la crise à réformer la structure de gouvernance du monde et pour faire la transition de la culture de la guerre à une culture de la paix.

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES



From Nazra for Feminist Studies (Egypt): A Letter of Solidarity; Together, We Stand in Solidarity..To Build

LIBERTÉ DE L’INFORMATION



Coronavirus reveals need to bridge the digital divide

DROITS DE L’HOMME




Amnesty International: Comment les droits humains peuvent aider à nous protéger de COVID-19

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



Covid-19 : Une nouvelle organisation du monde s’impose (universitaire marocain)

          

ÉDUCATION POUR LA PAIX



Peace Education and the Pandemic: Global Perspectives (video now available)

DÉVELOPPEMENT DURABLE



Could COVID-19 give rise to a greener global future?

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Le PAYNCoP Gabon et Ingénieurs Sans Frontières s’associent pour combattre le COVID 19

DISARMAMENT ET SECURITÉ



Threatening Military Intervention in Venezuela During a Pandemic?

Bulletin français 1 avril 2020

. DEPASSER LA CRISE ENSEMBLE . .

Du point de vue de la culture de la paix, la crise médicale et économique associée au coronavirus peut être considérée comme une opportunité plutôt qu’une simple calamité.

Comme nous l’avons posé dans le dernier blog Le crash est-il arrivé?, si oui, ette situation pourrait-elle nous donner l’opportunité de passer de la culture de la guerre à une culture de la paix? Pour cette transformation radicale un tel scénario était prévu dans la nouvelle j’ai vu la terre promise écrite en 2008 qui prévoyait un krach économique mondial en 2020, suivi d’actions pour se défendre contre le développement du fascisme et pour reconstruire les Nations Unies comme un véritable agent de la culture de la paix .

A ce propos, des articles récents de CPNN décrivent des actions permettant de surmonter ensemble la crise et promouvoir cette transition vers une culture de la paix dans ses différents domaines:

— DÉSARMEMENT. Le Bureau international de la paix a publié une déclaration demandant aux dirigeants mondiaux de remettre le désarmement et la paix au centre de l’élaboration des politiques. “Sans cela, nous handicapons notre lutte contre les futures pandémies de santé, pour éradiquer la pauvreté, la faim, pour fournir une éducation et des soins de santé à tous, ainsi que la réalisation des objectifs de développement durable des Nations Unies.”

De même, l’organisation anglaise Peace Pledge Union dit: «Dans cette crise, tout le monde a besoin du soutien des autres. Cela coûte de l’argent. Le gouvernement doit réattribuer plusieurs millions de livres destiné aux armaments et aux exercices d’entraînement de l’OTAN. Finançons des choses qui vont vraiment aide à nous protéger. Vous ne pouvez pas “atomiser” un virus.”

Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a appelé à des cessez-le-feu dans les guerres partout dans le monde, déclarant: “La fureur du virus illustre la folie de la guerre … Il est temps de mettre le conflit armé sous contrôle et de se concentrer ensemble sur le vrai combat de nos vies.”

— SOLIDARITÉ. En cette période de souffrance et de peur, nous pouvons apprendre de la sagesse des peuples autochtones tel à l’exemple du peuple Mixe du Mexique. Le Mixe est un peuple qui a connu les ravages des épidémies depuis l’arrivée en Amérique des premier Europeens. «Les soins collectifs qui ont sauvé la vie de [ma grand-mère Luisa] m’ont permis aujourd’hui de partager les paroles mourantes de mon arrière-grand-père lors d’une précédente épidémie: le bien individuel est le bien collectif.

Cuba nous a montré un bon exemple de solidarité face à la pandémie mondiale. “Le même esprit humanitaire et internationaliste par lequel Cuba à autorisé le Braemar [navire de croisière infecté] à accoster a également conduit ce petit pays à envoyer des médecins pour aider Haïti après le tremblement de terre dévastateur de 2010, à combattre Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014, et, maintenant, à aider le système de santé submergé de l’Italie en face de la pandémie de coronavirus.”

— ÉGALITÉ DES FEMMES. Les femmes du Mexique nous donnent un bon exemple de solidarité qui peut servir de modèle pour d’eventuelles mobilisations futures. Faisant écho au cri “Une journée sans nous”, des millions de Mexicaines ont participé le 9 mars à une grève nationale de femmes protestant contre la vague des féminicides et demandant une longue liste de revendications de l’agenda féministe. La grève a été organisée pour suivre la mobilisation annuelle pour la Journée internationale de la femme qui a été célébrée dans le monde entier.

— PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE. Comme l’a souligné la déclaration du Bureau international de la paix, “Nous savons par l’histoire de notre propre organisation et de nombre de nos organisations membres que dans de telles crises, la démocratie doit être défendue contre des États qui devient de plus en plus autoritaires.” Lors de la dernière grande dépression, dans les années 1930, la démocratie a été remplacée par des dictatures en Allemagne, en Italie et en Espagne, entraînant des guerres civiles et la Seconde Guerre mondiale. Comment éviter cela? Robert J. Burrows, spécialiste de l’action non-violente, nous propose une stratégie non-violente avec des objectifs spécifiques “pour défendre l’humanité contre un coup d’État politico-militaire mené par l’élite mondiale”.

Le directeur de Pace e Bene, une organisation de paix familière aux lecteurs du CPNN en raison de ses vastes mobilisations autour de la Journée internationale de la paix, nous dit que le COVID-19 est un messager nous appelant résolument à rejoindre un “mouvement planétaire qui émerge”. “Le plus grand mouvement social de l’histoire humaine arrive. Chacun de nous est appelé à le rejoindre. C’est un mouvement global, un mouvement de mouvements. Il apprend à partir de l’histoire des mouvements qui se sont accélérés au cours du siècle dernier. Il est enraciné dans le sang et les larmes de millions de personnes qui ont passé leur vie à travers l’Histoire à réclamer la justice, à œuvrer pour la paix, à œuvrer pour un monde qui fonctionne pour tous. Ce mouvement n’apparaîtra pas par magie. Cela nécessite un travail acharné. Il sera profondément non violent – disant non à l’injustice et oui à l’humanité de toutes et de tous, y compris l’humanité de nos adversaires.

Oui, cela dépend de nos actions maintenant pour déterminer si la crise devient une opportunité ou une catastrophe. CPNN continuera de publier des infos de ces actions au fur et à mesure de leur développement. Les lecteurs sont encouragés à nous envoyer des rapports.

          

DISARMAMENT ET SECURITÉ



Déclaration du Bureau International de la Paix à l’Occasion du Sommet du G20 : Investissons dans la Sante Plutot que dans la Militarisation !

LIBERTÉ DE L’INFORMATION



Federico Mayor pays tribute to Javier Pérez de Cuéllar

DROITS DE L’HOMME




International Criminal Court Offers Hope to Afghanistan’s Victims

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



Defending Humanity Against the Elite Coup

ÉDUCATION POUR LA PAIX



“Education Nobel”, Global Teachers’ Prize includes three Brazilian teachers.

DÉVELOPPEMENT DURABLE



The Most Successful Air Pollution Treaty You’ve Never Heard Of

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Love and Nonviolence in the Time of Coronavirus

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES



Journée internationale des femmes 2020

Bulletin français 1 mars 2020

 

LES VILLES PRENNENT LE LEADERSHIP .

Les villes prennent les leadership dans de nombreux domaines de la culture de la paix.

Le désarmement nucléaire. New York est en train de devenir la ville la plus récente à planifier le désinvestissement de ses fonds de l’industrie des armes nucléaires. Des audiences publiques dans la ville le 28 janvier ont entendu un large éventail d’orateurs en faveur de cette action. Parmi les intervenants figuraient la campagne mondiale, Move the Nuclear Weapons Money, ainsi que Mayors for Peace, des jeunes de Peace Boat et un représentant de la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN), qui a remporté le prix Nobel de la paix en 2017. Les participants à l’audition ont exprimé leur amour de la ville et leur forte réticence à voir New York, ou tout autre endroit sur la terre, être exposé à la menace de destruction irréversible que représentent les armes nucléaires.

Des centaines de villes ont rejoint l’appel aux villes de l’ICAN appelant à l’abolition totale des armes nucléaires. L’appel déclare: «Notre ville / village est profondément préoccupé par la grave menace que les armes nucléaires font peser sur les communautés du monde entier. Nous croyons fermement que nos habitants ont le droit de vivre dans un monde libéré de cette menace. Toute utilisation d’armes nucléaires, qu’elle soit délibérée ou accidentelle, aurait des conséquences catastrophiques, de grande envergure et durables pour les personnes et l’environnement. Par conséquent, nous saluons chaleureusement l’adoption du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires par les Nations Unies de 2017, et nous appelons notre gouvernement national à le rejoindre. »

L’appel est également soutenu par Maires pour la Paix avec son réseau de 7675 villes dans 163 pays à travers le monde. La ville la plus récente à avoir soutenu l’appel, le 27 janvier, était Oxford au Royaume-Uni.

Le développement durable. ONU Habitat a récemment parrainé le dixième Forum urbain mondial pour soutenir les objectifs de développement durable (ODD) convenus par les dirigeants mondiaux en 2015. Lors de la réunion, qui s’est tenue à Abu Dhabi du 8 au 13 février, les 13 000 participants ont reconnu que “l’urbanisation croissante du monde est une force transformatrice qui peut être exploitée et dirigée pour stimuler le développement durable.” Parmi les organisations de villes participant au Forum figurait ICLEI (Gouvernements locaux pour la durabilité), un réseau de villes dans plus de 100 pays, avec des experts mondiaux dans 22 bureaux.

Lors du Forum urbain mondial, le Parlement mondial des maires a présenté un projet appelé le Parlement virtuel, un outil en ligne pour connecter les maires du monde entier, pour débattre et voter sur des questions politiques et pour échanger des expériences. Par exemple, il a soutenu une action du Congrès américain des maires contre la violence armée.

Réduction des tensions internationales. L’organisation de Cités internationales de la paix rapporte que la première ville de la paix sur la péninsule coréenne a été créée le 5 février près de la zone démilitarisée à Pocheon. Une grande célébration a eu lieu à l’hôtel de ville où le maire Mr Park a signé une proclamation devant une foule de médias, de dignitaires et de plus de 100 citoyens. Pocheon a le potentiel pour aider à réaliser le rêve de la réunification de la Corée du Sud et de la Corée du Nord afin de bénéficier aux citoyens des deux pays.

Violence urbaine. Une nouvelle initiative, le Strong Cities Network (SCN), travaille avec une large coalition pour réduire la violence urbaine . Selon le SCN, “Aujourd’hui, 83% des violences meurtrières se produisent en dehors des zones de conflit, la majorité de ces violences étant concentrées dans les villes”. Leur rapport met en évidence les initiatives réussies à Glasgow (Écosse), Oakland (Californie) et dans les villes de l’Équateur.

La lutte contre la violence urbaine est également la priorité du Forum mondial des villes et des territoires de paix, qui est un projet des Cités et Gouvernements locaux unis. Des forums précédents ont eu lieu à Madrid en 2017 et 2018. Le prochain aura lieu en octobre 2020 à Mexico pour construire “des solutions qui favorisent des environnements urbains capables d’éliminer les expressions de la violence”.

Selon le Strong Cities Network, «les États-nations dominent l’arène politique mondiale depuis des siècles, mais avec plus de la moitié de la population mondiale résidant aujourd’hui dans les villes, il est peut-être temps de repenser qui devrait être à la table des décisions sur la façon dont nous pouvons réduire la violence.” On pourrait dire de même en ce qui concerne le désarmement nucléaire, le développement durable et la réduction des tensions internationales.”

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Strong Cities Network: Reducing violence is not impossible, and cities are proving this

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

Promotion de la paix au sahel : Les meilleures productions radiophoniques primées

DROITS DE L’HOMME


Amnesty International: Une génération de jeunes militant·e·s reprend le flambeau contre le durcissement de la répression en Asie

DISARMAMENT ET SECURITÉ

New York City hearings pave the way for nuclear weapons divestment

ÉDUCATION POUR LA PAIX

For Bob Marley’s 75th Birthday, Ziggy Marley Reflects On His Father’s Legacy

DÉVELOPPEMENT DURABLE

The Wet’suwet’en Fight Against New Pipeline Spreads Across Canada with Blockades & Occupations

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Switzerland: Lutheran World Federation marks World Interfaith Harmony Week

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

Devoted to discovery: seven women scientists who have shaped our world

Bulletin français 1 fevrier 2020

LE BUDGET MILITAIRE GONFLÉ MENACE L’EMPIRE AMÉRICAIN

Habituellement, ce bulletin met l’accent sur les actions positives qui promeuvent la culture de la paix. Mais ce mois-ci, il semble que les événements les plus importants aient été négatifs, et nous devons les examiner en détail.

En particulier, le principal centre de l’empire américain, le budget des États-Unis, est presque complètement englouti par les dépenses militaires. Le mois dernier, le congrès américain, républicains et démocrates, a voté pour l’adoption d’un budget militaire de 738 milliards de dollars.

Comme le montre une analyse récente, la part militaire du budget est encore plus élevée que celle rapportée car une grande partie de celle-ci est cachée aux yeux du public. Selon l’analyse, le gouvernement américain a dépensé une somme stupéfiante de 5,4 billions de dollars pour sa guerre contre le terrorisme après le 11 septembre, avec un billion de dollars supplémentaires à payer pour les soins des anciens combattants à l’avenir. Cela représente en moyenne 23,7 milliards de dollars par mois au cours des 228 derniers mois.

Tout indique que ces dépenses se poursuivront.

À la suite de la récente frappe de drones par l’armée américaine qui a tué le général iranien le plus puissant, les grandes sociétés de défense américaines Lockheed Martin et Raytheon ont signé d’énormes contrats militaires d’une valeur de 1,93 milliard de dollars et 758 millions de dollars respectivement.

Comme indiqué dans l’article publié par CPNN, «Traditionnellement, les actions de défense ont tendance à surperformer le marché pendant les périodes de croissance budgétaire», «les actions des entreprises de défense ont surperformé l’ensemble du marché au cours des six mois qui ont suivi une crise au Moyen-Orient.»

On peut facilement voir que cela est entraîné par un immense complexe militaro-industriel, qui est peut-être mieux décrit comme un «complexe militaro-industriel-congrès».

Rien n’indique une solution politique aux États-Unis. Les sénateurs et les représentants aux États-Unis ont tendance à recevoir d’importantes contributions à la campagne des entreprises et des particuliers qui bénéficient de contrats militaires, ce qui est nécessaire car leurs campagnes électorales sont très coûteuses. Cet année le vote pour le budget militaire a été de 377-48 avec 188 démocrates se joignant à 189 républicains.

Et aucun candidat à la présidence de la campagne électorale de cette année n’a proposé un autre budget. Il semble que le budget militaire soit politiquement «intouchable».

Où cela mène-t-il? Plutôt que d’essayer d’analyser la signification historique ici, je renvoie le lecteur à mon blog de ce mois: “Pourquoi le budget militaire gonflé menace de faire tomber l’empire américain.”

DISARMAMENT ET SECURITÉ

‘Atrocious’: 188 Democrats Join GOP to Hand Trump $738 Billion Military Budget That Includes ‘Space Force’

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

A Brutal Violation of Press Freedom’: Glenn Greenwald Targeted With Investigation by Brazilian Government After Reporting on Corruption

DROITS DE L’HOMME


Tens of thousands march in southern India to protest citizenship law

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Peru: Electoral peace promoted in 4 native languages

ÉDUCATION POUR LA PAIX

Liban: Rencontre avec Ogarit Younan (Prix de la prévention des conflits et la Paix )

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Greta Thunberg Addresses Global Elite at Davos: Our House Is Still on Fire

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Burkina Faso: Lutte contre la radicalisation : Des imams et prêcheurs renforcent leurs connaissances

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

UNWomen: In lead up to Generation Equality Forum, Action Coalition themes announced

Bulletin français 1 janvier 2020

LA LUTTE CONTRE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Le monde s’est rendu à Madrid le mois dernier dans l’espoir que les pays du monde prendraient enfin des mesures sérieuses pour arrêter le réchauffement climatique.

Un exemple nous est venu de Lok Raj Joshi de Népal.

Il écrit qu’une “équipe gouvernementale du Népal dirigée par le ministre des Forêts et de l’Environnement, Shakti Bahadur Basnet, participe à la COP-25 … Le Népal va proposer de formuler un plan pour faire face aux conditions défavorables résultant du réchauffement climatique. Le Népal fait également pression sur le Fond vert pour le climat. Les pays très touchés comme le Népal ont le droit de le recevoir en compensation venant des pays responsables rejettant une grande quantité de carbone dans l’atmosphère. ”

Lok explique que “le changement climatique est une question urgente pour le peuple népalais. Premièrement, la région nord est constituée des montagnes de l’Himalaya couvertes de neige.. . La région du Terai dépend principalement de l’eau qui coule de l’Himalaya et qui fournit de la nourriture au reste du pays. Cette relation rend les effets néfastes du réchauffement climatique encore plus complexes, plus intenses et plus généralisés, créant un cercle vicieux de catastrophes au Népal. Deuxièmement, l’agriculture et le tourisme basés sur les beautés naturelles, dont l’Himalaya, les rivières, les glaciers, les lacs, les jungles et les animaux sauvages sont les principales sources de revenus pour le Népal. L’hydroélectricité est la zone la plus potentielle qui devrait contribuer à la réalisation du rêve népalais de prospérité. Malheureusement, tout cela a été la première cible du réchauffement climatique. ”

Des militants écologistes sont venus à Madrid du monde entier pour inciter à l’action, en particulier les jeunes (voir CPNN, Un mouvement mondial de la jeunesse? ). Les 500 000 personnes qui ont défilé ont écouté Greta Thunberg qui leur a dit: “Nous avons fait grève pendant plus d’un an, et finalement rien ne s’est produit … La crise climatique est toujours ignorée par ceux qui sont au pouvoir, et nous ne pouvons pas continuer. comme ça.”

Beaucoup de ceux qui venaient à Madrid étaient des représentants des peuples autochtones qui sont particulièrement menacés par le changement climatique. Tom Goldtooth, directeur exécutif de l’Indigenous Environmental Network, l’a exprimé ainsi: “Nous sommes ici pour soutenir le peuple chilien. Nous sommes ici pour soutenir le peuple colombien, équatorien et brésilien qui lutte contre le capitalisme climatique. . . Nous devons nous tenir aux côtés des gens des rues et des forêts et de la terre et des océans, lutter contre le néolibéralisme, lutter contre l’impérialisme. Nous luttons contre les États-Unis et leur suprématie blanche, la militarisation. Nous devons examiner ces choses et rester solidaires avec le peuple. ” Les lecteurs du CPNN se souviendront peut-être de Tom Goldtooth du Sommet sur le climat au Pérou de 2014.

Mais ceux qui sont venus à Madrid et le reste du monde ont été déçus par les résultats de la conférence COP25, comme ils l’étaient après la COP des années précédentes. En 2009, les pays riches se sont engagés à mobiliser 100 milliards de dollars pour le Fond vert des Nations Unies pour le climat. Mais seulement 3,5 milliards de dollars ont été engagés sur 10,3 milliards de dollars promis. Maintenant, non seulement Trump tente de retirer les États-Unis de l’accord de Paris, mais l’année dernière, il a directement annulé 2 milliards de dollars d’aide climatique promise aux pays pauvres.

À la fin de la conférence de cette année, des groupes de la société civile, dont le Center for Biological Diversity, Oil Change International et Friends of the Earth, ont déclaré que l’accord conclu par les parties comprenait un programme présenté par les gros pollueurs «directement dans les couloirs». de l’ONU »avec l’aide des pays« historiquement les plus responsables de la crise climatique ». L’accord actuel « condamnerait ceux qui sont en première ligne de la crise climatique, tout en cachant les délits des pollueurs. . . Et cela conduirait à une augmentation des inégalités sans augmentation de l’ambition, sans réduction réelle des émissions et sans progrès vers 1,5 [degrés Celsius au-dessus des niveaux préindustriels.] »

“Je participe à ces négociations sur le climat depuis leur début en 1991”, a déclaré à la BBC Alden Meyer, directeur de la stratégie de l’Union of Concerned Scientists. “Mais je n’ai jamais vu la déconnexion presque totale que nous avons constatée ici à la COP25 à Madrid entre ce que la science exige ainsi que les exigences de la population mondiale, et ce que les négociations sur le climat apportent en termes d’action significative.”

La question de la pollution militaire ne figure même pas à l’ordre du jour de la COP. Selon l’étude citée par le Bureau international de la paix, «L’armée américaine n’est pas seulement l’armée la plus financée au monde, elle est aussi « l’un des plus grands pollueurs de l’histoire, consommant plus de combustibles liquides et émettant plus de gaz qui changent le climat que dans la plupart des pays de taille moyenne “. La consommation quotidienne du Département de la défense est à elle seule supérieure à la consommation nationale totale de pays comme la Suède, la Suisse ou le Chili.

Cependant, la relation du militarisme et de la pollution est de plus en plus à l’ordre du jour des mouvements mondiaux pour la paix et l’environnement. Comme nous l’écrivions dans le bulletin de novembre: La proposition du Pape “que l’argent dépensé pour ces œuvres de mort soit consacré au développement humain et que la lutte pour le climat” corresponde au slogan adopté par les quelque 160 organisations du collectif, “En marche pour la paix“,  qui a appelé au 21 septembre (Journée internationale de la paix) à marcher pour “la paix, le climat, la justice sociale et le désarmement nucléaire.”

      

DÉVELOPPEMENT DURABLE



In Final Hours, COP 25 Denounced as ‘Utter Failure’ as Deal Is Stripped of Ambition and US Refuses to Accept Liability for Climate Crisis

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


UN commemorates International Day of Solidarity with the Palestinian People

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES



The world went orange: Putting a spotlight on ending violence against women

ÉDUCATION POUR LA PAIX



Xalapa, Mexico: International Film Festival for a Culture of Peace

LIBERTÉ DE L’INFORMATION



Groundswell of support for WikiLeaks publisher Julian Assange

DROITS DE L’HOMME




Le PAYNCoP Gabon Plaide pour l’Implication des Jeunes au Sein de la Commission Nationale des Droits de l’Homme

DISARMAMENT ET SECURITÉ



Bolivia: Post-Coup Update

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



International Cities of Peace in China

Bulletin français 1 decembre 2019

LE PAPE ET CULTURE DE PAIX

Le pape François engage l’Église catholique dans le désarmement nucléaire, le développement durable et les droits des peuples autochtones, éléments clés de la culture de la paix.

S’exprimant à Hiroshima le 23 novembre, il a déclaré que “l’utilisation de l’énergie atomique à des fins de guerre est aujourd’hui plus que jamais un crime non seulement contre la dignité de l’Homme, mais également pour tout avenir possible pour notre foyer commun”.

Au Vatican, du 6 au 27 octobre, le pape a organisé une réunion sans précédent du Synode des évêques catholiques de la région panamazonienne. Cette reunion dénonçait les attaques contre l’environnement et la vie des peuples autochtones en appelant à des changements radicaux dans les modes de vie planétaires, pour :
– Arrêter la surconsommation;
– Réduire la dépendance aux combustibles fossiles, aux plastiques et à la consommation de viande et de poisson;
– Rechercher des alternatives durables dans l’agriculture, l’énergie et les transports.

Selon les porte-paroles du Mouvement de la paix, la déclaration du pape à Hiroshima est une nouvelle étape historique dans la lutte pour l’élimination totale des armes nucléaires. Sa proposition que l’argent dépensé pour ces œuvres de la mort soit consacré au développement humain et à la lutte pour le climat correspond au slogan adopté par les quelques 160 organisations du Collectif pour la paix, qui a appelé le 21 septembre (Journée de la paix) à marcher “pour la paix, le climat, la justice sociale et le désarmement nucléaire”.

Aux États-Unis, les propos du pape ont été accueillis favorablement par les activistes opposés aux armes nucléaires, notamment la journaliste progressiste Amy Goodman, le lanceur d’alerte Daniel Ellsberg et le mouvement Ploughshares, le groupe de sept activistes de la paix catholiques qui attendent leur condamnation pour avoir pénétré dans la base des sous-marins de Kings Bay. Ellsberg nous rappelle que le pape est une “voix puissante dans le monde” et qu’il “a évidemment reçu une éducation considérable à ce sujet, de même que les activistes du mouvement Ploughshares. Et que s’il peut transmettre cette exigence et son urgence aux évêques, je suis sûr que, partout dans le monde, cela créera les conditions dans lesquelles nos propres représentants demanderont enfin à notre pouvoir exécutif de négocier sérieusement vers l’élimination des armes nucléaires.”

Et selon le Climate Change News, les décisions du synode amazonien prévoyaient une confrontation avec le président brésilien Jair Bolsonaro pour l’avenir de l’Amazonie et le “potentiel de toucher un grand public” compte tenu de la présence de l’Église dans la région. Alors que Bolsonaro avait été élu sur un engagement de campagne visant à ouvrir l’Amazonie à l’exploitation minière et au développement, les évêques ont convenu de la nécessité d’un plan de développement alternatif d’urgence pour l’Amazonie, axé sur les droits des autochtones et la protection de l’environnement.

Luke Hansen écrit dans la Revue jésuite “Amerique” cinq points à retenir du synode :

1. Il a placé les communautés autochtones au centre du processus synodal avant les intérêts économiques étrangers. Plus de 80 000 personnes ont participé au processus préparatoire qui a duré deux ans.

2. Il a appelé à une “conversion” à quatre niveaux, pastoral, culturel, écologique and synodal, en invitant les Européens et les Nord-Américains à examiner et à modifier leurs modes de vie et à engager une action politique solidaire des communautés amazoniennes.

3. Il a cherché à mettre en pratique ce qu’il a prêché concernant «l’écologie intégrale» et à prendre soin de notre foyer commun.

4. Les 120 paragraphes du document final du synode ont été approuvés avec le vote nécessaire à la majorité des deux tiers, y compris les propositions relatives aux prêtres mariés et aux femmes diacres.

5. Depuis son élection en tant que pape en mars 2013, le pape François a transformé le synode des évêques en un lieu privilégié de discernement et de “conversion.”

Selon le jésuite Michael Shuck de l’Université de Georgetown, un sentiment d’urgence régnait dans les témoignages d’hommes et de femmes autochtones tout au long du synode. Lors du point de presse final, le cardinal Czerny a souligné que la crise écologique et humaine est si profonde que, sans ce sentiment d’urgence, «nous ne pourrons pas survivre». Cette affirmation audacieuse était assortie à la déclaration du Document final selon laquelle «l’écologie intégrale n’est pas un chemin de plus que l’Église peut choisir pour l’avenir sur ce territoire, c’est le seul chemin possible. ”

Bien que ces déclarations soient bien accueillies par les activistes nucléaires, les activistes du climat et les jésuites, nous pouvons les considérer dans un contexte encore plus large comme une étape majeure dans la transition d’une culture de guerre à une culture de paix.

DISARMAMENT ET SECURITÉ

La déclaration du Pape François à Hiroshima constitue une nouvelle étape dans la lutte pour l’élimination totale des armes nucléaires

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Top 5 takeaways from the Amazon synod

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

#NousToutes : des dizaines de milliers de manifestants à Paris, de nombreuses personnalités

ÉDUCATION POUR LA PAIX

Dominican Republic: Education ministry continues training on ethics, culture of peace and protection of rights

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

Gambia : Forum régional de Banjul 2019 : engager les jeunes leaders africains dans la réalisation des agendas 2030 et 2063

 

DROITS DE L’HOMME


USA: Exoneration of Scott Warren is a triumph for humanity

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Catholic church denounces ‘attacks’ on Amazon people and forest

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Alternative justice strengthens the culture of peace in Chiapas

Bulletin français 1 novembre 2019

LES PRIX ​DÉCERNÉS POUR LA PAIX

Cette année, le prix Nobel de la paix a été attribué au Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed Ali. Les lecteurs de CPNN connaissent peut-être déjà sa contribution à la résolution du conflit entre l’Éthiopie et l’Érythrée, un conflit qui dure depuis des décennies malgré un accord de paix signé il ya 18 ans. En annonçant ce prix, le Comité Nobel de Norvège a déclaré qu’il espérait que ce prix “renforcerait le Premier ministre Abiy dans son travail important en faveur de la paix et de la réconciliation”.

Octobre n’est pas seulement le mois du prix Nobel de la paix, mais aussi de nombreux autres prix de la paix et de la culture de la paix.

Desmond Tutu a annoncé les lauréats du Prix international de la paix pour les enfants en 2019: Greta Thunberg de Suède et Divina Maloum du Cameroun: «Je suis émerveillée par vous. Votre message puissant est amplifié par votre énergie de jeunesse et votre conviction inébranlable que les enfants peuvent, doivent, améliorer leur propre avenir. Vous êtes de vrais acteurs du changement et avez démontré de la manière la plus puissante que les enfants peuvent faire bouger le monde. “

Le prix Seán MacBride pour la paix de cette année, décerné par le Bureau international de la paix, a été attribué à Bruce Kent, l’un des fondateurs et principal organisateur de la campagne européenne de désarmement nucléaire dans les années 1980. Il a continué de faire office de chef de file en matière de désarmement et il est agé maintenant de 90e ans.

Le Prix de la paix de la US Peace Memorial Foundation a été décerné cette année à Ajamu Baraka. En plus d’être l’organisateur national et le porte-parole de Black Alliance for Peace, Baraka est également membre du comité administratif de la United National Antiwar Coalition et membre du conseil exécutif du Conseil de la paix américain. Il était le candidat du Parti Vert à la vice-présidence des États-Unis en 2016.

Les Alfred Fried Photography Awards, récompensant les meilleures images mondiales sur le thème de la paix, ont été attribués cette année, entre autres, aux photographes des manifestations climatiques en Europe, à la réconciliation en Afrique du Sud et aux sanctuaires animaliers en Asie.

Le prix de la paix Goi 2019 a été remis cette année à Nipun Mehta et à ServiceSpace, un incubateur de projets qui opère à la croisée du volontariat, de la technologie et de “l’économie-cadeau.” Ce qui avait commencé comme une expérience avec quatre amis dans la Silicon Valley est maintenant devenu un écosystème mondial de plus de 600 000 membres provenant de 171 pays et qui a fourni des millions de dollars en services gratuitement.

Les Prix de peacebuilders de demain 2019 ont été attribués à Youth for Homeland au Yémen, Open Art Space en Syrie (consolidation de la paix dirigée par des femmes) et l’Institut Amani en RDC (musique et arts du spectacle pour la réintégration dans la communauté).

En Australie, le prix Sydney de la paix a honoré les dirigeants du mouvement Me Too et le prix de la paix de Jérusalem (Al Quds) a rendu hommage à Antony Loewenstein, journaliste, auteur et cinéaste, cofondateur de Independent Australian Jewish Voices et partisan du Mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions.

La chercheuse marocaine Karima El Azhary a reçu le Prix international du développement durable pour ses travaux de développement de nouveaux matériaux de construction et d’isolation durables, à base de déchets alimentaires et agricoles. L’objectif de ses travaux est d’améliorer l’isolation thermique et l’efficacité énergétique des bâtiments, principalement dans les zones défavorisées. Le développement durable est l’un des principaux domaines d’action de la culture de la paix.

Aux Philippines, le mouvement Teach Peace Build Peace a été reconnu par les prix TOWNS de 2019. Sa mission est de faire de chaque enfant et jeune philippin un héros de la paix.

En parlant de héros de la paix, les prix de la paix peuvent avoir un effet positif important, en particulier sur les jeunes. Par exemple, Greta Thunberg, lauréate du Prix international de la paix pour les enfants de cette année, a été inspiré par ce prix de 2018 pour la “Marche pour nos vies” aux États-Unis.

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

Desmond Tutu Announces the Winners of the International Children’s Peace Prize 2019

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Kashmiri students run out of essentials, money; Khalsa Aid, J&K Students Assn extend help

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

Honouring the Me Too Movement with the 2019 Sydney Peace Prize

ÉDUCATION POUR LA PAIX

Extinction Rebellion, peu politique ? « Nous avons occupé le centre de Paris pendant cinq jours ! »

 

DISARMAMENT ET SECURITÉ

Signez la pétition: Maudite soit la guerre, construisons la Paix !

DROITS DE L’HOMME


Le PAYNCoP Gabon S’Associe au Conseil National de la Jeunesse pour dire Stop aux Violences sur les Jeunes

 

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Moroccan Researcher Karima El Azhary Wins International Sustainable Development Award

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Grands Lacs: les jeunes de la RDC et ceux du Rwanda ont manifesté à Goma pour la paix dans la sous-région

 

Bulletin français 1 octobre 2019

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX .

Dans notre enquête de cette année, nous avons trouvé 655 actions pour cette Journée qui ont eu lieu dans le monde entier. Il s’agit plus ou moins du même nombre que pour 2018.

Le thème de cette année, décidé par les Nations Unies, était l’action climatique pour la paix. Le thème de cette Journée était ainsi associé aux énormes mobilisations contre le changement climatique qui se sont déroulées ce mois-ci dans le monde entier.

Le plus grand nombre d’actions organisées pour la Journée internationale de la paix, soit 280, s’est déroulé aux États-Unis et au Canada, grâce à la remarquable mobilisation de Campaign Nonviolence. Pour citer leur site Web: “Depuis trois décennies, Pace e Bene anime des formations à la non-violence, publie des ouvrages sur la non-violence et prend des mesures en faveur du changement non-violent. Dans l’esprit de St. Francis, Gandhi, Dorothy Day et du Dr Martin Luther King, Jr., nous avons constamment invité des personnes partout dans le monde à suivre le chemin de la non-violence. Maintenant, Campaign Nonviolence va encore plus loin dans ce travail. . pour la Semaine d’action nationale de la non-violence, chaque mois de septembre, nous nous mobilisons à travers le pays et dans le monde pour une culture de la paix, l’égalité économique, justice raciale et une restitution saine de notre environnement.”

Il y a eu également une très large mobilisation cette année en France, grâce aux efforts du Mouvement de la paix qui était responsable de la moitié des 144 actions en Europe. Pour citer leur site Web, tel que traduit par CPNN, “le Mouvement de la Paix agit pour le désarmement, en particulier nucléaire, mais aussi contre la production et les transferts d’armements, pour la réduction des budgets militaires. Constitué de près de 150 comités répartis sur toute la France et tissant des liens avec des organisations internationales pacifistes, le Mouvement de la Paix entend proposer des initiatives autour des 8 points constitutifs de la décennie internationale (ONU – UNESCO) de la promotion d’une culture de la Paix et de la non-violence :
Le renforcement d’une culture de la paix par l’éducation,
La promotion d’un développement durable sur les plans économique et social,
La promotion du respect de tous les droits de l’Homme,
Les mesures visant à assurer l’égalité entre les femmes et les hommes,
Les mesures visant à favoriser la participation à la vie démocratique,
Les mesures visant à développer la compréhension, la tolérance et la solidarité,
Les mesures visant à soutenir la communication participative et la libre circulation de l’information et des connaissances,
Les mesures visant à promouvoir la paix et la sécurité internationales.”

Dans le reste du monde, contrairement à l’Amérique du Nord et à l’Europe, les peuples souffrent de guerres et de conflits armés, et c’est là que se trouvent les mobilisations les plus remarquables pour la Journée internationale de la paix.

En Amérique latine, des mesures ont été prises en Colombie afin de renforcer l’accord de paix mettant fin aux décennies de guerre et de souffrances. Le défilé de mode à Bogota, organisé par des membres de l’ancienne guérilla des FARC, passés de l’arme à la machine à coudre, a défilé sur le podium avec des pancartes appelant à la mise en œuvre de l’accord de paix. À Medeillin, c’était un bar local qui prenait en charge l’organisation d’ateliers et de manifestations sportives en soutien à l’accord. À Tumaco, c’était une pièce de théâtre et à Valleduopar, une exposition de photos.

Dans les pays de l’ex-Union soviétique, la majorité des 54 actions ont eu lieu des deux cotés du conflit armé en Ukraine. Les mères et les enfants ont lancé des cris poignants appelant à la fin de la violence et de la séparation. Espérons que leurs cris soient entendus et mènent à la paix !. Dans la zone Est à Rovenka, “Au son des” Cloches de la paix “, les enfants se sont mis en cercle et ont joint leurs mains … Ensemble, ils ont souhaité que la guerre se termine dans le Donbass.” “À Avdeevka, qui a été à plusieurs reprises sous le feu, où ils entendent encore des coups de feu et pansent leurs plaies (il y a encore beaucoup de maisons détruites et endommagées par les bombardements), il existe un lien spécial avec la Journée mondiale de la paix à l’école n ° 7… où les élèves fabriquaient des colombes en papier, écriver ce qu’ils feraient pour la paix et organiser également une foule dansante dans la rue.” Et dans la zone Ouest, à Kvasilovsky, “Tous ceux qui étaient présents avaient les larmes aux yeux alors qu’ils observaient les enfants … tendant la main vers nous, adultes: “Je veux la paix! Je ne veux pas entendre le mot “guerre !”

En Afrique, 9 des 53 actions ont eu lieu en République démocratique du Congo, qui continue de souffrir de décennies de guerres locales. À Beni “Alors que la paix est célébrée dans d’autres pays du monde, chez nous on célèbre les assassinats, des massacres, des pillages…” À Kananga “C’est depuis que nous sommes au mouvement citoyen lutte pour le changement pendant ou après les atrocités de Kamwina Nsapu nous n’avons jamais cesser de lancer le message de paix, mener des campagnes de sensibilisation, participer dans différentes émissions des chaînes de radios pour appeler les gens qui avaient les armes dans leurs mains pour déposer et faire la paix”. Et au Sud-Kivu “La journée internationale de la paix est célébrée pendant qu’un climat d’insécurité reste entretenu par la présence des groupes armés qui sèment terreur et désolation au Sud Kivu et dans toute la partie Est de la RDC.”

En ce qui concerne les États arabes, face à la terrible guerre en cours dans leurs pays, trois villes du Yémen: Aden, Hadramaout et Taiz ont célébré la Journée internationale de la paix. Á Taiz de jeunes étudiants en art ont réalisé des dessins avec des écrits exprimant la paix, la coexistence, la fraternité, la tolérance, des expressions appelant au dialogue et à la tolérance entre tous les groupes religieux, partis et regroupements, accordant la priorité aux intérêts de la nation, renonçant au sectarisme et à la violence, et appelant tous à travailler ensemble pour une paix durable. . .mettant le message que Taiz, malgré son siège et sa guerre, est toujours une ville qui aime la vie, l’art et la beauté et est toujours une ville d’amour, de coexistence et de paix.” D’autres actions ont été menées pour célébrer les récents accords de paix au Soudan et consolider la paix en Syrie.

En Asie et dans le Pacifique, la Journée n’a pas été consacrée à la résolution de conflits et de tensions comme en Afghanistan, au Cachemire, au Myanmar et en Corée, mais en Chine, le massacre de Nanjing, perpétré lors de l’invasion japonaise de 1937, continue d’être commémore cette année par des chants de paix de la chorale “Zi Jincao”.

En somme, nous avons souligné ici les aspects de la Journée internationale de la paix qui contribuent à la prise de conscience nécessaire à une éventuelle transition de la culture de la guerre à une culture de la paix.

 

GLOBAL

Journée internationale de la paix: Que s’est-il passé cette année?

ÉTATS-UNIS ET CANADA

États-Unis et Canada: Journée internationale de la paix

EUROPE


Europe: Journée internationale de la paix

ASIE ET PACIFIQUE

Asie et Pacifique: Journée internationale de la paix

PAYS EX-SOVIÉTIQUES

Pays Ex-Soviétiques: Journée internationale de la paix

ETATS ARABES ET MOYEN-ORIENT

Etats Arabes et Moyen-Orient: Journée internationale de la paix

AMÉRIQUE LATINE ET CARAÏBES


Latine et Caraïbes: Journée internationale de la paix

AFRIQUE

Afrique: Journée internationale de la paix

Bulletin français 1 septembre 2019

ESPOIR DE PAIX EN TERRE SAINTE

Si nous regardons les info et ne considérons que le court terme, la paix semble très éloignée entre Israéliens et Palestiniens. Mais si nous adoptons une vision à long terme tant au niveau du passé que du futur, il y a des raisons d’espérer.

Commençons par les nouvelles à court terme:

Ilhan Omar et Rashida Tlaib, les deux premières femmes musulmanes du Congrès Americain, ont été empêchées de se rendre en Israël et dans les Territoires occupés, probablement parce qu’elles soutiennent le mouvement non violent de BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions). Richard Falk, ancien Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’Homme dans les territoires palestiniens occupés, a déclaré que cela était dû à la “complicité malveillante” qui a évoluée entre les présidents américain et israélien Trump et Netanyahu. Par exemple, Trump avait tweeté qu’Ilhan Omar et Rashid Tlaib, détestaient Israël et tous les Juifs.

Toujours dans l’actualité récente, Democracy Now a présenté l’interview d’une fille palestinienne, Janna Jihad, qui, à l’âge de 13 ans, continue de dénoncer l’occupation israélienne de Gaza. Elle a commencé à raconter des histoires sur sa maison de Nabi Saleh alors qu’elle n’avait que 7 ans, après que son cousin et son oncle aient tués. Depuis, Janna a partagé d’innombrables vidéos sur la résistance palestinienne sur Twitter, YouTube et Facebook, rassemblant ainsi des dizaines de milliers des téléspectateurs du monde entier. Interrogée par Amy sur ce qu’elle pensait pouvoir être la solution, Janna a répondu “Pour moi, la solution qui fonctionnerait serait un État partagé. Il se peut que nous puissions tous vivre ensemble sous un gouvernement, obtenant les mêmes droits, moi comme toutes les autres personnes. Tous les réfugiés pourraient revenir en Palestine. Tous les peuples pourraient vivre en paix, dans l’égalité.”

Il y a plus d’espoir si nous regardons à long terme:

Dr. Bahan Bastani retrace l’histoire des interactions culturelles entre l’Islam et le judaïsme, les musulmans et les juifs. Il nous rappelle qu’au cours de l’âge d’or de la civilisation islamique, du IXe au XIIe siècle, les civilisations musulmane et juive ont prospéré dans les centres islamiques d’enseignement supérieur de Bagdad et d’al-Andalousie-Espagne, et que les territoires musulmans étaient un paradis pour les Juif du monde. Dans l’environnement multiculturel fertile d’al-Andulus, les érudits juifs et musulmans ont réalisé d’importants progrès dans les domaines de l’astronomie, de l’astrologie, de l’optique, de la géométrie, de la médecine, de la philosophie et des œuvres littéraires. En outre, lorsque l’Espagne est tombée sous la domination catholique espagnole en 1492 et que les Juifs ont été persécutés, c’est l’empire ottoman qui a envoyé des navires pour sauver les Juifs d’Espagne les envoyer dans les territoires musulmans. Au cours des trois siècles suivants, les Juifs de l’Empire Ottoman Turc et Musulman ont accédé à des postes élevés en tant que médecins de cour et diplomates étrangers.

Le Docteur palestinien Mazin Qumsiyeh retrace l’histoire du pays de Canaan. Il commence par l’aube de la civilisation qui a eu lieu dans cette région lorsque les gens sont passés de chasseurs-cueilleurs à des communautés agricoles. Pendant les 12 000 premières années avant les Croisades, il y a eu très peu de conflits. “La Palestine était une société multiethnique, multireligieuse, multiculturelle et multilingue. Les Croisades, comme le conflit actuel, venait aussi de l’extérieur.”

Mais, comme Qumsiyeh le dit, “le patient n’est pas sans espoir … en biologie, quand je regarde la forêt et que je vois une espèce dominer, je ne dis pas que c’est une forêt en bonne santé. Je dis que c’est malsain, qu’elle va décliner. La force vient de la diversité, alors nous disons que c’est ce qui va se passer ici et c’est une autre raison pour laquelle je suis optimiste: nous luttons pour l’égalité et pour maintenir le pays comme il était supposé être: multiethnique, multiculturelle et multireligieux.”

En regardant les temps actuels, le rabbin Michael Lerner a contesté l’idée que le problème vient simplement du fait “qu’Israël est une société raciste et que la plupart des Israéliens sont racistes”. Au lieu de rejeter ceux qui sont en désaccord, les acrtivistes de gauche doivent comprendre les origines historiques des attitudes sionistes, issues non seulement de l’Holocauste, mais aussi de l’expérience de juifs d’anciens pays communistes et de pays arabes méconnus par les juifs d’origine européenne. Il conclut: “Les actions scandaleuses de la majorité juive de devenir des oppresseurs des Palestiniens resteront, pendant des milliers d’années dans le futur, l’un des moments les plus scandaleux de l’histoire juive. Mais cela ne sera annulé que lorsque nous pourrons développer une nouvelle politique de compassion des deux côtés et une conviction renouvelée que nous pouvons travailler ensemble si nous partons d’une perspective de respect et de soins à leur égard, même lorsque nous ne sommes pas d’accord avec leurs inclinations politiques actuelles “

Comme le disent de longue date les militants de la paix Len et Libby Traubman: “Un ennemi est un ennemi que nous n’avons pas écouté quand il parle de son histoire“.

Le sionisme peut-il être racheté?” est également exploré par l’écrivain tikkoun Yehezkel Landau. Il voit un espoir dans la lutte mutuelle des Israéliens et des Palestiniens contre la dégradation de l’environnement, comme en témoigne la marche annuelle pour le climat. “Quand elle a été organisée il y a cinq ans, quelque 200 personnes y ont participé. Cette année, plus de 5 000 personnes, citoyens palestiniens et juifs de tout Israël, ont défilé. Elles portaient des banderoles proclamant la solidarité mutuelle face aux menaces environnementales et à la nécessité de travailler ensemble. Pour assurer un avenir commun … Nous avons besoin de plus de signes d’espoir comme ceux-là pour stimuler notre esprit et motiver l’action, au sein de nos communautés respectives et au-delà des frontières.”

Pendant ce temps, la lutte pour la justice continue. Omar Barghouti, membre fondateur de la Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël et cofondateur du mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions), appelle à soutenir le BDS face aux tentatives du Congrès américain de le supprimer. Il nous rappelle que “le BDS appelle à la libération de la Palestine dans des conditions d’égalité avec les Israéliens et s’oppose catégoriquement à toutes les formes de racisme, y compris l’antisémitisme”. Et il conclut: “Notre espoir demeure vivant alors que nous assistons à un changement de l’opinion publique en faveur des droits de l’Homme des Palestiniens”.

 

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

Manifesto on diversity: the Land of Canaan

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Kazakh capital to host 2019 UNWTO Urban Tourism Global Summit on SDGs

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Voices of Afghan women ‘must be heard at the table in the peace process and beyond’

ÉDUCATION POUR LA PAIX

Colombia: Barranquilla will host the first Ibero-American Education Congress

DISARMAMENT ET SECURITÉ

Les Amériques se préparent pour la deuxième Marche mondiale pour la Paix et la Nonviolence

DROITS DE L’HOMME

Le PAYNCoP Gabon et AFRICTIVITES édifient les organisations de la société civile sur la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


Colombia: Rigoberta Menchú asks the Government to strengthen the peace agreement

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Côte d’Ivoire: Béoumi:Les chefs traditionnels initient une caravane pour la paix

Bulletin français 1 août 2019

CONFÉRENCES POUR LA CULTURE DE PAIX

Cet été et cet automne, des conférences internationales sur la culture de la paix seront parrainées par des organisations du monde entier.

Le 13 septembre, les Nations Unies organiseront un forum de haut niveau à leur siège, à New York, pour célébrer le 20e anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action pour une culture de la paix. Les organisations sont invitées à initier des actions pour marquer l’événement, telles que:
– mentionner l’anniversaire de la culture de la paix sur la page de couverture de votre site Web,
– organiser un atelier sur la culture de la paix,
– lancer une campagne éducative sur la culture de la paix,
– plaider auprès des responsables de votre gouvernement la création d’un ministère pour la paix, basé sur la résolution sur la culture de la paix.
La réunion est convoquée par la présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies, Maria Fernanda Espinosa.

Le gouvernement angolais et l’UNESCO organiseront du 18 au 22 septembre un Forum panafricain pour la culture de la paix, appelé Biennale de Luanda. Cet événement devrait avoir lieu tous les deux ans pour former les acteurs et les partenaires d’un mouvement panafricain de prévention de la violence et des conflits et de consolidation de la paix. Il poursuit une série d’initiatives de l’UNESCO pour la culture de la paix en Afrique qui se sont développées au fil des années.

Luanda a été le site d’un symposium international sur la culture de la paix, organisé les 23 au 25 juillet et parrainé par l’Instituto Superior Politécnico Tocoísta, auquel ont participé des participants du Brésil, du Portugal et des États-Unis. L’objectif spécifique du symposium est d’envisager la création d’un Master en études africaines et afro-américaines en sciences politiques (sociologie) avec l’Université Howard aux États-Unis et l’Université Bahia au Brésil.

Une conférence sur la jeunesse et la consolidation de la paix en Afrique s’est tenue à Abidjan, en Côte d’Ivoire, les 16 et 17 juillet, sous le parrainage de deux centres de recherche Ivoiriens et du programme du Centre international Woodrow Wilson pour les universitaires, basé à Washington. Parmi les themes de la conférence: “Construire une culture de la paix: Eduquer les jeunes à la paix”.

Le 14e Congrès mondial de la médiation et d’une culture de la paix se tiendra le 17 septembre à Buenos Aires, en collaboration avec l’organisation T20 Argentina. Le T20 s’efforce d’ajouter de la valeur au processus du G20 avec des propositions de politique publique fondées sur des preuves factuelles dans des domaines d’intérêt. pour l’agenda international. Le Congrès réunit des professionnels internationaux qui échangent des pratiques qui permettent de résoudre les conflits et de construire une culture de paix durable en Amérique latine et dans le monde.

Le Bureau international de la paix (IPB), basé à Berlin, tiendra une conférence du réseau de la jeunesse sur le thème “Transformez-vous! Vers une culture de la paix” les 20 et 22 septembre. Le Congrès engagera des jeunes de différents horizons et avec différentes perspectives et approches de la paix, de la justice et du développement durable, ainsi que divers experts et spécialistes de différents domaines liés aux problèmes du Congrès. L’IPB est l’une des organisations de paix les plus anciennes et les plus prestigieuses, ayant reçu le prix Nobel de la paix en 1910.

Le travail pour la paix des enseignants chypriotes grecs et chypriotes turcs a été l’un des points forts de la réunion annuelle de l’Institut international pour l’éducation pour la paix. La réunion de cette année a réuni 75 participants de 35 pays au cours de la semaine du 23 au 28 juillet. La réunion s’est tenue à Chypre pour présenter les initiatives susceptibles de faire de l’île une plaque tournante de l’innovation dans les domaines de l’histoire pour la réconciliation et de l’éducation pour une culture de la paix. L’IIPE est actuellement coordonné par un secrétariat de l’Université de Toledo aux États-Unis.

Un Forum Mondial pour la Culture de la Paix s’est tenu à La Haye, aux Pays-Bas, le 13 juin, organisé par la Fondation culturelle Abdulaziz Saud Albabtain du Koweït et l’Institut international de la paix basé à New York. Selon le Forum, “la définition de la paix est passée de l’absence de conflit à une paix positive au sein de la communauté des Nations Unies … La culture de la paix reconnaît le lien qui existe entre la paix, le développement et l’Homme. Défini en 1999, le terme vise à s’attaquer aux causes profondes des conflits en soulignant l’importance du dialogue, de la négociation et de la coopération entre les individus, les groupes et les nations.”

Le Prix mondial de la paix: Conférence internationale pour la paix s’est tenu à Stockholm du 29 juin au 3 juillet. L’objectif de la conférence était “d’explorer ce que sont les valeurs universellement partagées et comment elles peuvent contribuer à un monde de paix et donner de l’espoir pour l’avenir de humanité.” La séance initiale était consacrée à “l’ordre du jour sur la manière de partager une responsabilité mutuelle pour créer une culture de la paix”. La plupart des sponsors étaient des organisations bouddhistes, y compris celles basées en Thaïlande, en Suède, aux États-Unis, en Inde et au Népal, au Royaume-Uni, en Europe et en Chine.

Le Forum de haut niveau des Nations Unies a clairement indiqué que la culture de la paix reposait sur la Déclaration et le Programme d’action des Nations Unies pour une culture de la paix de 1999. Alors que les autres conférences internationales énumérées ici ne mentionnent pas explicitement la résolution sur la culture de la paix, elles reconnaissent que ce sont les Nations Unies qui ont fourni une base universelle à son concept et à sa pratique.

 

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


Jayathma Wickramanayake à l’ONU : « Les jeunes sont des partenaires pour la paix »

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Environmental damage is a war crime, scientists say

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Venezuela. The construction of peace must have the quality of feminism

ÉDUCATION POUR LA PAIX

Delia Mamon, la paix par l’éducation (Suisse)

DISARMAMENT ET SECURITÉ

Officials Urge Disarmament ‘Stepping Stones’

DROITS DE L’HOMME

UN chief welcomes power-sharing deal between Sudanese military and opposition

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

Muslim World League, Patriarchate of Moscow sign cooperation deal

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Counseil d’Europe: Une culture de la paix pour prévenir la violence et le terrorisme