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Cameroun: Action de paix : hommage à Mirabelle Lingom et Confort Tamasang

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Un article de Cameroun Actuel

Les organisations de défense des droits des femmes, parmi lesquelles la pionnière Wilpf Cameroon, réunies au sein de la Plateforme de Consultation « Femmes camerounaises pour le dialogue national », ont organisé un atelier de suivi et évaluation de leurs actions le 28 Septembre 2021 à Douala.

Créée le 10 septembre 2019, après l’annonce du dialogue national par le président de la République, Paul Biya, la plateforme de Consultation des Femmes pour le Dialogue National a été mise sur pied et a organisé avec d’autres partenaires, des consultations des associations et groupes de femmes du pays et de la diaspora afin de discuter de la démarche à suivre collectivement pour faire entendre la voix des femmes lors du dialogue national. Cette concertation pré-dialogue s’inscrivait en droite ligne du Plan d’Action National de mis en œuvre par la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies (Csnu).

A la suite du Gdn, la plate-forme s’est engagée dans un nouveau plaidoyer pour la tenue d’un nouveau dialogue national plus inclusif des principales parties prenantes et qui prend davantage en compte la voix des femmes.

A cet effet, la convention qu’organise cette plate-forme est apparue comme une opportunité extraordinaire, un véritable catalyseur qui aurait pu favoriser la capitalisation par le gouvernement des initiatives telles que le «Cri des femmes camerounaises».

Dès lors, Wilpf Cameroun a mené une analyse de la dimension genre des conflits (Acg), ce qui les a aidé à la mise en place d’un processus vers la paix avec le soutien de ses membres. Pour l’heure, les résultats de l’Acg ont montré que les femmes se soutiennent mutuellement dans le contexte de conflit que connaît le Cameroun. Nonobstant quelques obstacles, la plate-forme s’est engagée dans les activités malgré le contexte difficile marqué par une augmentation des tue- ries au Cameroun et moins d’opportunités de solutions.

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Can the women of Africa lead the continent to peace?

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Sortie de crise par le dialogue

Au moment de la tenue de cet atelier le 28 septembre 2021 à Douala, les membres de cette plate-forme selon eux continuent à perdre leurs frères et sœurs à cause des violences basées sur le genre et la guerre. Pour Mme Sylvie Jacqueline Ndongmo, présidente de Wilpf Cameroun et coordinatrice de la plate-forme, « l’atelier d’évaluation des actions de cette plate-forme vise à procéder à une meilleure structuration, coordination et de questionner également notre engagement associatif. C’est pourquoi nous avons pensé à demander l’appui d’un consultant pour discuter de tenants et des aboutissants de notre agacement en tant que membres d’organisations et de plate-forme de la société civile ».

En ce qui concerne les questions qui affectent les femmes, la plate-forme pense que le gouvernement doit entre autres : mettre en place des mesures pour adresser durablement la question de l’impunité des auteurs de violences sexistes ; concrétiser l’institutionnalisation de l’éducation à la paix afin de promouvoir une culture de la paix à l’école et en dehors de celle-ci ; institutionnaliser une procédure simplifiée d’accès aux actes de naissance légaux et aux cartes d’identité nationales détruites à la suite de la crise ; améliorer l’accès des femmes à la propriété ; prendre des dispositions pour la mise en place d’une structure spécialisée dans les traumatismes afin de traiter les problèmes de violence sexuelle et sexiste dans les contextes humanitaire, etc…

Mettre fin aux conflits

Grâce au soutien des partenaires au développement et du gouvernement, les mouvements de femmes se sont structurés pour créer de plus en plus d’espaces aux femmes. Mais avec la montée de la violence et des crises ces dernières années au Cameroun, les femmes se sont régulière- ment levées pour demander la paix.

En l’occurrence, le 28 septembre dernier, les membres de la plate-forme « Femmes camerounaises pour le dialogue national » ont rappelé que cet atelier a aussi été organisé envers les survivants et les victimes. En particulier, les pensées vont à Mirabelle Lingom et Confort Tamasang, qui ont respectivement payé le prix de la violence basée sur le genre (Vbg).

« Ces vies sont perdues pour rien, alors que des voix s’élèvent pour appeler à un dialogue inclusif pour mettre fin aux conflits et combattre les Vbg ». a conclu Mme Sylvie Jacqueline Ndongmo, coordinatrice de la plate-forme.

Fatima Al-Ansar Décline Sa Vision Tout en Lançant un « Appel Pressant » à Toutes les Organisations Maliennes Travaillant dans le Domaine de la Résolution des Conflits, de la Médiation et de la Prévention de l’extrémisme Violent «Unir Leurs Efforts»

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Un article de Bamada Net

En marge de la conférence-débat sur « religions, laïcité et citoyenneté : quels enjeux pour le Mali ? », la nouvelle directrice de Timbuktu Institute-Mali, nous a accordé la première interview depuis sa prise de fonction, la semaine dernière. A la tête de cette structure de recherche-action, prônant la prise en compte des ressources endogènes et l’expérimentation des approches agiles en contexte de crise, Fatima al-Ansar décline sa vision tout en lançant un « appel pressant » à toutes les organisations maliennes travaillant dans le domaine de la résolution des conflits, de la médiation et de la prévention de l’extrémisme violent à « unir leurs efforts dans le cadre d’une coalition inclusive d’acteurs ».


Photo de Fatima Al-Ansar par Peacetalks

L’Indépendant : Vous venez d’être nommée à la tête du Think Tank, Timbuktu Institute, qui est un Centre africain d’études sur la paix. Quelle est la portée de la mise en place de cette structure au Mali, d’autant qu’il y a bon nombre d’organisations qui interviennent sur cette question ?

Fatima Al-Ansar : Cette démarche est en droite ligne avec la conférence-débat que nous avons organisée, le samedi 25 septembre dernier. Avant la création de Timbuktu Institute, les différents acteurs, nationaux, régionaux ou internationaux rencontrés et consultés, ont tous déploré soit l’insuffisance de capacités endogènes ou leur non-valorisation dans la recherche de solution aux conflits ou la prévention des crises en Afrique. Saisissant ce retard accusé dans ces efforts de production d’une pensée critique et constructive à la fois pour traiter des grandes problématiques liées à la paix et à la stabilité mais aussi la rareté déplorable de cadres de réflexion prospective valorisant les solutions endogènes et inclusives, Timbuktu Institute s’est voulu un instrument régional pouvant pallier ce manque.

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Can the women of Africa lead the continent to peace?

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L’Indép : Dans ce cas, quelle sera votre recette magique pour y parvenir lorsqu’on sait que d’autres l’ont tenté avant vous ?

F.A : Il faut savoir que l’autre vocation de Timbuktu Institute est la formation des nouvelles générations sur les méthodes et approches innovantes en matière de promotion de la culture de la paix mais aussi le renforcement des capacités des acteurs devant élaborer les politiques publiques. Bien que tenant beaucoup de la dimension endogène des solutions, cela ne nous empêche pas de travailler avec les partenaires internationaux sur les questions liées à la consolidation de la paix et à la prévention des conflits ainsi que des violences qu’elles soient d’ordre politique, identitaire, voire religieux, etc. Mais tout cela en assumant pleinement notre passé riche de ses métissages et brassages. Ces ressources sont parfaitement mobilisables, aujourd’hui, pour accélérer notre processus de réconciliation.

L’Indép : Depuis l’éclatement de la crise multidimensionnelle au Mali en 2012, on a tellement entendu de déclarations de bonnes intentions et des vœux pieux. Quels sont vos atouts pour atteindre les objectifs fixés à savoir le retour de la paix?

F.A : La différence est que l’installation de l’Institut dans notre pays coïncide avec un moment critique, un tournant où nous n’avons plus le choix que d’avancer ou exposer le pays à une inextricable crise en plus des difficultés actuelles. Justement, dans ma vision à la tête de Timbuktu Institute-Mali, je milite avec des partenaires internationaux du Mali à la co-construction des solutions par une approche qui prenne en compte nos préoccupations.

Dans cet esprit d’une approche holistique et inclusive, notre premier programme qui sera bientôt lancé est intitulée « la Parole aux Maliens : pour la réconciliation » s’inscrivant pleinement dans le cadre des documents stratégiques comme la Stratégie nationale de réconciliation et celle sur la prévention de l’extrémisme violent récemment validée. L’échec des stratégies basées sur le « nation building » en Afghanistan nous rappelle qu’il faut écouter le terrain et non pas lui imposer des paradigmes conçus ailleurs.

L’Indép : Dans vos propos, vous avez émis l’idée de lancer une large coalition des acteurs de la recherche-action pour des solutions endogènes. En quoi consiste-t-elle ?

F.A : Vous savez, il y a tellement de dispersion de précieux efforts dans le cadre des actions menées par les structures de recherche-action comme par les organisations de la société civile malienne. Mais, de plus en plus, on peut noter une réelle volonté de synergie surtout que les urgences nationales sont bien là au point de rapprocher les visions. Timbuktu Institute cherche, dans l’urgence à donner corps à cet esprit unitaire qui se dessine malgré la gravité de la situation. Après la prise de contact avec nombre de ces acteurs dans toutes les régions du Mali, j’entame avec mon équipe, dès la semaine prochaine, une série de rencontres avec les organisations partageant cette vision. Je pense que c’est le moment ou jamais d’agir. Il faut bâtir ces synergies pour booster les initiatives endogènes inclusives, les promouvoir et les appuyer par une réflexion stratégique.

Pour moi, ce n’est pas antinomique avec la coopération internationale ; c’est une simple valorisation des solutions que les Maliens eux-mêmes peuvent proposer. Je crois beaucoup plus à cette autonomisation de la réflexion sur nos problèmes qu’à la volonté de jouer des rivalités internationales ou d’importer des conflits. Les Maliens et leur volonté de paix et de réconciliation font aussi partie de la solution. Si nous ne sommes pas autour de la table des solutions nous serons forcément dans le menu des convoitises. Il suffit de créer un déclic et d’avancer vers la réconciliation. Nous en avons les ressources si nous parvenons à faire face aux crises politiques. Reste maintenant la volonté.

Forum Génération Égalité : lancement d’un plan d’action mondial pour faire progresser l’égalité des genres

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Un article des Nations Unies

Le Forum Génération Égalité, qui s’est tenu du 30 juin au 2 juillet à Paris, s’est achevé vendredi avec le lancement d’un plan d’action mondial pour accélérer l’égalité des genres d’ici 2026.


Photo: ONU Femmes

Ce programme sera financé à hauteur de près de 40 milliards de dollars d’investissements confirmés et soutenu par des engagements de la part de gouvernements, d’organisations philanthropiques, de la société civile, de la jeunesse et du secteur privé, a précisé ONU Femmes dans un communiqué de presse.

Cet engagement intervient alors que le monde évalue l’impact disproportionné et négatif que la pandémie de Covid-19 a eu sur les femmes et les filles. Les défenseurs de l’égalité des sexes ont fait pression pour des plans de relance sensibles au genre afin de garantir que les femmes et les filles ne soient pas laissées pour compte alors que le monde se reconstruit.

« Le Forum Génération Égalité marque un changement positif et historique en termes de pouvoir et de perspective. Ensemble, nous nous sommes mobilisés dans différents secteurs de la société, du Sud au Nord, pour devenir une force formidable, prête à ouvrir un nouveau chapitre de l’égalité des sexes », a déclaré Phumzile Mlambo-Ngcuka, Directrice exécutive d’ONU Femmes. « L’écosystème de partenaires du Forum – et les investissements, les engagements et l’énergie qu’ils apportent pour faire face aux plus grands obstacles à l’égalité des genres – garantira des progrès plus rapides pour les femmes et les filles dans le monde que jamais auparavant ».

Supervision de la mise en oeuvre du plan d’action par ONU Femmes

ONU Femmes conservera un rôle essentiel dans la conduite du plan d’action au cours des cinq prochaines années, en supervisant la mise en œuvre des engagements pour garantir que les promesses sont tenues et que des progrès sont réalisés.

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Does the UN advance equality for women?

Prospects for progress in women’s equality, what are the short and long term prospects?

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« Après deux ans de travail collectif avec les États membres, la société civile, les organisations philanthropiques et organisations privées, nous avons réussi à mobiliser le plus gros investissement jamais réalisé pour faire avancer l’égalité des sexes et les droits des femmes. En mettant en œuvre une nouvelle façon d’aborder les problèmes mondiaux par un multilatéralisme efficace, le Forum Génération Égalité a inversé les priorités de l’agenda international et fait de l’égalité des sexes, trop longtemps sous-estimée, un enjeu de long terme pour la communauté internationale, au même titre que le climat, l’éducation et santé. La France continuera d’être à l’avant-garde pour accélérer les progrès en matière d’égalité hommes-femmes », a déclaré pour sa part la secrétaire générale du Forum Génération Égalité, Delphine O.

Selon ONU Femmes, les 40 milliards de dollars d’investissements confirmés à la clôture du Forum représentent un changement majeur dans le financement des droits des femmes et des filles. Le manque de financement est largement considéré comme une raison majeure de la lenteur des progrès dans la promotion de l’égalité des sexes et dans la mise en œuvre de l’agenda des droits des femmes de la Conférence de Beijing de 1995.

À la clôture du Forum, les gouvernements et les institutions du secteur public se sont engagés à investir 21 milliards de dollars dans l’égalité des sexes, le secteur privé 13 milliards de dollars et la philanthropie 4,5 milliards de dollars. Les entités des Nations Unies, les organisations internationales et régionales ont engagé un total de 1,3 milliard de dollars. En plus de ces investissements, de nombreuses organisations ont pris des engagements politiques et programmatiques solides, notamment 440 organisations de la société civile et 94 organisations dirigées par des jeunes.

Le Forum a également lancé un Pacte sur les femmes, la paix et la sécurité et l’action humanitaire, et a annoncé de nouvelles initiatives d’égalité des sexes axées sur la santé, les sports, la culture et l’éducation.

L’Ambassadrice de bonne volonté de l’Union africaine pour mettre fin au mariage des enfants, Nyaradzayi Gumbonzvanda, a déclaré avoir « revécu cette semaine l’expérience de 1995, lorsque j’étais une jeune militante des droits des femmes à la Conférence de Beijing ». « Le contexte de la Covid-19 et d’autres obstacles sont désormais une inspiration encore plus grande pour l’innovation, la solidarité et l’inclusion. Je suis reconnaissante des engagements pris cette semaine. Il est maintenant temps d’investir encore plus dans les filles et les jeunes femmes – pour que les ressources atteignent les communautés rurales et marginalisées, pour que la technologie soit un bien public et accessible à tous, et pour une plus grande responsabilité des États membres envers les droits humains des femmes et des filles ».
 

Des femmes de plusieurs pays d’Afrique formées à la culture de la paix

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Un article de Abidjan News

Des délégations de femmes en provenance de plusieurs pays d’Afrique participent, depuis mardi 29 juin 2021, à Yamoussoukro, à un atelier de formation en éducation à la paix et en autonomisation socioéconomique dans une Co-organisation de la fondation Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, la conférence des ministres de la jeunesse et des sports de la francophonie (CONFEJES) et l’organisation du monde islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ICESCO).


Dr Diénéba Doumbia au micro

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Can the women of Africa lead the continent to peace?

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« Cet atelier doit être une occasion de formation, mais aussi un espace de partage des expériences et des actions menées dans nos Etats », a noté le secrétaire général de la fondation Houphouët-Boigny, Pr Jean-Noël Loucou à l’endroit des participantes.

Il a affirmé la détermination de son institution à en assurer le suivi « pour accroître l’efficacité sur le terrain ».

La formation est assurée par le centre régional pour l’éducation et la culture de la paix (CRECP), une structure logée à la fondation Houphouët-Boigny avec comme vocation de renforcer les capacités des cadres pédagogiques et de tout autre public de la sphère politique, administratives et économiques des Etats africains francophones membres de l’ICESCO.

Le CRECP a ainsi déjà formé des publics variés tels que des cadres pédagogiques, des professionnels de la communication, des acteurs de défense des droits de l’Homme, des associations de jeunes, rappelle-t-on.

« Les femmes ne sauraient rester en marge de nos priorités. Pour cela il faut une prise en compte de la question du genre et de l’éducation à la culture de la paix comme une thématique nouvelle et prometteuse permettant à toutes et tous de jouer véritablement le rôle de médiateurs, d’éducateurs, d’acteurs de paix et de réconciliateurs » », a souligné la directrice du CRECP, Dr Diénéba Doumbia.

Mentorat: une cinquantaine de femmes à l’école de WANEP-GUINEE

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Un article par Abdoulaye Barry dans RTG Koloma

Dans le but de permettre aux femmes à davantage développer la culture de la paix, le réseau Wanep-Guinée à travers son projet dénommé  »Mentorat des Jeunes Femmes » sous   financement de l’USAID,  a ouvert ce mardi 29 Juin 2021 un atelier de formation en faveur d’une cinquantaine de femmes.

Il sera question à travers cette journée de formation, d’établir un partage d’expériences entre les femmes ayant une forte expérience dans leur parcours professionnelles et les jeunes femmes en début de carrière.

Dans son allocution, le Président du conseil d’administration de Wanep-Guinée a fait savoir  » que le développement d’un processus de mentorat pour la promotion des jeunes femmes de notre pays à travers des rencontres d’échanges et de partage d’expérience est au cœur des préoccupations majeures du réseau Wanep-Guinée et de ses organisations membres. C’est pour cette raison que nous avons initié ce projet qui été financé par l’USAID avec notre partenaires le CRS dans le but de permettre que les communautés de Conakry et celles de la Haute Guinée développent la culture de la paix .Pour que ces jeunes femmes connaissent une plus grande prospérité et un développement cohérent », a indiqué d’entrée le Président du conseil d’administration du réseau Wanep-Guinée Joseph Togna Doré.

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Tout en invitant les participantes à redoubler d’efforts pour une Guinée de paix et de prospérité, le Président du Conseil d’Administration de WANEP-GUINEE  »espère que cette journée de formation  »débouchera sur l’engagement de chacune des participantes pour l’atteinte des résultats attendus de ce projet ».

Venue partager ses expériences avec ces jeunes femmes, Madame Fatou Souaré ANN Directrice exécutive de l’ONG Wafrica-Guinée (Femmes Afriques) trouve cette formation très importante car dit telle,  »elle permettra à nous les aînés de mettre à la disposition des jeunes femmes nos expériences et nos connaissances. C’est un partage d’expérience, car il y a des filles parmi vous qui ont des connaissances que nous aînés ne connaissons pas étant de la génération numérique. Cet atelier va vous permettre de passer par des chemins où vous ne serez pas confronté à de grandes difficultés comme nous. Nous sommes là pour vous dire de profiter de cette formation. Et vous invité chacune de vous à trouver un mentor qui est un guide. Des personnes vers qui vous devez aller et qui vont vous guider sur de bonnes voies. Nous qui vous donnons nos expériences aujourd’hui, nous cherchons toujours des mentors qui nous guident et qui nous assistent dans nos différentes actions’‘, a-t-elle conseillé à ces jeunes femmes participantes à cette formation.

Pour Batouly Kaba Directrice nationale adjointe du ministère des droits et de l’autonomisation des femmes,  »La question de la protection et de la promotion des droits des jeunes femmes, dans la gestion, la prévention et la consolidation de la paix dans les instances professionnelles fait partie des priorités du gouvernement ».

 C’est pourquoi, ajoute-t-elle  »Il est indéniable que notre pays continuera à être malade, si l’on ne change pas le paradigme qui consiste à exclure les femmes qui font 52% de la population. Les objectifs du projet sont nobles et cadre parfaitement à ceux du département des questions de droits des femmes », a conclu Batouly Kaba, représentante de la ministre des droits et de l’autonomisation des femmes.

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Les femmes Africaines proposent un plan décennal pour l’égalité des sexes en Afrique au Forum Génération Égalité à Paris

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Un communiqué de presse de APO publié par Africa Newsroom

Le projet de Déclaration de Kinshasa, lancé aujourd’hui au Forum Génération Égalité [Paris, 2 juillet], propose des actions concrètes aux pays membres de l’Union Africaine afin d’avancer vers l’égalité des sexes en Afrique d’ici 2030 ; Le projet de  Déclaration de Kinshasa appelle à doubler le nombre d’organisations de femmes pouvant accéder aux fonds provenant de programmes nationaux de relance économique et des financements externes.


L-R- Son Excellence Madame Gisèle Ndaya, Ministre du Genre, Famille et Enfant de la République Démocratique du Congo ; Chantal Yelu Mulop, Conseillère Spéciale du Chef de l’Etat en charge de la Jeunesse et Lutte contre les Violences faites aux femmes ; Julienne Lusenge, experte en genre du Panel d’Experts chargé d’accompagner son Excellence Monsieur le Président Félix ; Antoine Tshisekedi Tshilombo pendant sa présidence de l’Union Africaine pour l’année 2021/2022 ; Annie Matundu Mbambi, Présidente de la Ligue internationale des Femmes pour la Paix et la liberté, RDC

Une délégation de femmes Africaines menée par Son Excellence Madame Gisèle Ndaya, Ministre du Genre, Famille et Enfant de la République Démocratique du Congo et Madame Julienne Lusenge, experte en genre du Panel d’Experts chargé d’accompagner son Excellence Monsieur le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pendant sa présidence de l’Union Africaine pour l’année 2021/2022 a partagé le projet de Déclaration de Kinshasa en marge du Forum Génération Égalité (bit.ly/3wdRHDZ)  qui se tient à Paris du 30 juin au 2 juillet.

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Le projet de Déclaration de Kinshasa, rédigé lors de la Conférence sur l’égalité des sexes qui s’est tenue à Kinshasa le 10 juin, est le résultat d’une grande mobilisation de forces vives panafricaines : la jeunesse, la société civile, les chercheurs, les gouvernants, les militantes et les organisations internationales. Les participant(e)s et organisateurs de cette conférence ont voulu démontrer de manière significative leurs capacités collectives à permettre aux générations futures de vivre dans un monde plus juste, où l’égalité des sexes n’est plus un combat mais une réalité.

Le projet de Déclaration de Kinshasa s’appuie sur les textes existants sur l’égalité des sexes en Afrique et fait des propositions nouvelles. L’objectif est d’inciter les pays membres de l’Union Africaine à étendre leurs actions en faveur de l’égalité des sexes et à mettre en place des systèmes forts pour évaluer les progrès.

Pour la Ministre du Genre, Famille et Enfant de la RDC, Madame Gisèle Ndaya, cette déclaration offre des propositions d’axes concrets aux pays membres de l’Union Africaine. Elle a ajouté que « l’une des recommandations phare de la déclaration est de militer pour un système de quota d’au moins 40% de femmes, y compris 10% des jeunes femmes de moins de 35 ans dans les organes gouvernementaux nationaux, et dans les postes électifs et nominatifs, d’ici 2030, afin de faire augmenter le taux de participation des femmes dans les instances de prise de décisions au niveau du continent Africain. »

Julienne Lusenge, membre du Panel d’Experts chargé d’accompagner la RDC pendant sa présidence de l’Union Africaine pour l’année 2021/2022 a dit : « Ce projet de déclaration apporte une contribution cruciale à la Stratégie de l’UA pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes en proposant des actions concrètes et des outils de mesures du succès pour avancer vers l’égalité des sexes en Afrique d’ici 2030. À travers ce projet de Déclaration, nous appelons, entre autres mesures, à développer et à renforcer le curricula sur les droits humains et la culture de la paix dans au moins 50% des écoles primaires et secondaires, notamment en intégrant des informations adaptées à l’âge des enfants sur les lois, conventions et plans d’action existantes et en mettant l’accent sur l’égalité des sexes et la masculinité positive d’ici 2030. »

Selon la délégation, le projet de Déclaration de Kinshasa sera partagé avec les parties prenantes de l’Union Africaine, les États Membres, la société civile, les organisations internationales et les instances concernées au sein des gouvernements Africains après le Forum Génération Égalité. L’objectif est de faire adopter cette Déclaration lors de la prochaine réunion de l’Union Africaine  en 2022.

Au Forum Génération Égalité à Paris, l’ONU plaide pour une redistribution du pouvoir

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Un article des Nations Unies

Pour placer l’égalité des sexes au cœur de la reprise après la pandémie de Covid-19, ONU Femmes a lancé mercredi un « effort historique » de trois jours à Paris, visant à définir des politiques et des investissements ambitieux pour combler le fossé entre la place des femmes dans le monde aujourd’hui et celle où elles devraient se trouver d’ici 2030.


ONU Femmes/Johis Alarcón. Des gens lors d’une manifestation pour les droits des femmes en Equateur.

« L’égalité des genres est essentiellement une question de pouvoir, et de pouvoir dans un monde encore largement dominé par les hommes, avec une culture encore largement patriarcale », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, lors du Forum Génération Égalité.

Notant que « le pouvoir est très rarement donné. Il faut le prendre », il a souligné comme l’une de ses cinq priorités, l’importance de la parité pour redistribuer le pouvoir et créer les conditions nécessaires à une véritable égalité.

Selon le chef de l’ONU, pour parvenir à l’égalité des droits, les lois discriminatoires dans le monde doivent être abrogées et transformées en égalité « de facto ».

Il a noté que les femmes travaillant dans l’économie informelle « payaient un lourd tribut à la pandémie » et a plaidé également pour l’égalité économique en matière de rémunération, d’emploi et de protection sociale.

Notant une recrudescence de la violence à l’égard des femmes et des filles pendant la pandémie de Covid-19, M. Guterres a déclaré qu’y mettre fin doit être « un élément central de toutes les politiques et de tous nos objectifs ».

Enfin, il a souligné l’importance d’un dialogue intergénérationnel comme « un autre instrument fondamental pour l’égalité des genres » afin de permettre aux jeunes de faire partie de la prise de décision dans la société numérique d’aujourd’hui.

« Un quart n’est pas l’égalité »

Dans son discours, la Directrice exécutive d’ONU Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka, a dénoncé le fait que « partout dans le monde, les femmes sont cantonnées à un petit espace ». Elle a noté que les femmes représentent un quart de tous les managers, parlementaires, négociateurs sur le changement climatique et « moins d’un quart de ceux qui négocient des accords de paix ».

« Un quart ne suffit pas. Un quart n’est pas l’égalité. L’égalité, c’est la moitié, là où les hommes et les femmes sont ensemble », a-t-elle déclaré.

Génération Égalité, c’est le changement, a ajouté la cheffe d’ONU Femmes, pour qui il s’agit de « passer le stade des promesses » et de dire ce qui a été fait pour faire avancer les femmes dans le monde.

Elle a précisé que les États membres, le secteur privé et d’autres, ont pris près de 1.000 engagements pour changer la vie des femmes, y compris pour changer les politiques. Cependant, a poursuivi Mme Mlambo-Ngcuka, « le combat doit encore se poursuivre… Nous devons constamment pousser vers le haut, afin qu’il y ait une course vers le sommet ».

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Prospects for progress in women’s equality, what are the short and long term prospects?

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De son côté, la Chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré que son pays était « activement impliqué dans la Coalition d’action pour la justice et les droits économiques » et investirait « 140 millions d’euros supplémentaires, soit un total d’environ 240 millions d’euros dans la Coalition d’action internationale ».

La Fondation Bill et Melinda Gates a annoncé qu’elle dépenserait 2,1 milliards de dollars pour faire progresser l’égalité des sexes dans le monde.

Réaliser des « progrès tangibles »

Dans le même temps, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a lancé un ensemble d’engagements pour réaliser des « progrès tangibles » vers l’égalité des sexes au cours des cinq prochaines années.

L’agence onusienne soutiendra l’éducation des filles avec un enseignement de qualité et transformateur pour 28 millions d’apprenants dans plus de 80 pays ; s’efforcera de combler la fracture numérique entre les sexes, d’autonomiser les femmes scientifiques et de promouvoir l’intelligence artificielle éthique ; et en Afrique, elle autonomisera les femmes économiquement dans les industries créatives.

La cheffe de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a appelé les femmes du monde entier à « prendre le contrôle et un leadership total dans tous les aspects de la vie et dans tous les domaines de la société afin de reconstruire un avenir meilleur pour tous ».

Co-organisateur de l’événement, le Président français Emmanuel Macron a déclaré que la lutte pour l’égalité des sexes était « loin d’être gagnée ». « C’est une bataille aujourd’hui, mais demain cela doit être une réalité », a-t-il souligné.

Son homologue, Andrés Manuel López Obrador, Président du Mexique, a déclaré : « Nous devons continuer à lutter contre le sexisme. Nous ne devons pas oublier l’égalité économique et sociale, qui est fondamentale pour parvenir à une société meilleure ».

Appel à l’action de Kamala Harris

La Vice-Présidente des États-Unis, Kamala Harris, a averti pour sa part que « la démocratie est en péril » dans le monde. « Je crois fermement que si nous voulons renforcer la démocratie, nous devons lutter pour l’égalité des sexes… La démocratie est plus forte lorsque tout le monde participe – et elle est plus faible lorsque les gens sont exclus… l’égalité des sexes renforce certainement  la démocratie », a-t-elle déclaré.

En 1995, lors de la Conférence mondiale sur les femmes à Beijing, la Première dame de l’époque, Hillary Clinton, avait proclamé : « Les droits de l’homme sont les droits des femmes et les droits des femmes sont des droits humains une fois pour toutes ».

Lors de la réunion d’aujourd’hui, elle a envoyé un message selon lequel « il ne suffit plus de parler des droits des femmes… [car] ils ne sont rien sans le pouvoir de les revendiquer. Et nous savons que lorsque les femmes auront le pouvoir de faire entendre leur voix, de faire valoir nos droits et de reconstruire les économies, tout le monde s’en portera mieux ».

Marija Pejčinović Burić, Secrétaire générale du Conseil de l’Europe, a attiré l’attention sur la Convention sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes, ou Convention d’Istanbul.

« L’année dernière, nous avons assisté à une augmentation de la violence domestique pendant les confinements liés à la Covid-19. La Convention offre trois avantages qu’aucun pays ne peut à lui seul offrir : elle élève les normes nationales ; fournit un mécanisme de surveillance; et assure la coopération entre les gouvernements dans la poursuite de ces crimes », a-t-elle déclaré.
 

Mali Conférence de Restitution Nationale : Les femmes proposent des pistes de solutions

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Un article de Mali Web

La conférence de restitution nationale « Arbres à palabre de Tombouctou et Gao » s’est tenue le 15 juin dernier dans la salle des banquets du Centre international de conférences de Bamako en présence d’éminentes personnalités à l’image de l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé. Les participantes ont formulé plusieurs recommandations comme le redéploiement de l’armée dans toutes les régions du Nord, rompre avec le sentiment d’abandon de la population du Nord, la relecture de l’accord d’Alger et la réconciliation nationale. Elles étaient plus d’une centaine de femmes venues du nord dont certaines sont à leur premier déplacement dans la capitale.

Initiative du Cabinet Afrique, Caraïbe, Europe Conseil Mali (A.C.E Conseil-Mali) avec l’appui technique et financier de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation du Mali (MINUSMA), la conférence de Restitution Nationale est la phase pilote d’un  projet dénommé «Arbres à Palabre quand les femmes du Mali prennent la parole».

Le concept  «Arbres à Palabre » est une idée originale basée sur une démarche citoyenne et participative de recherche-action en faveur des femmes du Mali. L’initiative qui pose désormais les jalons d’un retour de la paix  durable et de la Cohésion vise un double objectif : restituer et mettre à disposition des participants le diagnostic des Femmes des régions sur l’état des lieux de la nation malienne ; donner la parole aux représentantes des femmes des communes rencontrées pour un plaidoyer en faveur de la mise en œuvre des projets structurants de développement local communautaire.

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Can the women of Africa lead the continent to peace?

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Sur la base de fonction de médiation sociale des palabres africaines, le dispositif expérimental ‘’Arbres à Palabre’’ a pour ambition de favoriser : la promotion de la participation politique des femmes et la mise en œuvre du Plan d’Action National de la Résolution 1325 (2000) et connexes du Conseil de sécurité des Nations Unies sur Femmes, Paix et Sécurité ; la participation effective des maliennes au processus de prévention, de médiation, règlement des conflits, de consolidation et de promotion à la culture de la paix au niveau national, régional et local et enfin l’accompagnement de l’autonomisation des femmes et leur pleine participation à la gestion de la cité comme citoyenne.

Une initiative qui place la femme au cœur des  différentes stratégies de sortie de crise

Selon Mme Coumba Traoré, Directrice d’ACE Conseil Mali, initiatrice de cette conférence de Restitution Nationale, ce projet « Arbres à Palabres » est une recherche-action en faveur de la participation effective des Maliennes au processus de prévention, de médiation, règlement des conflits, de consolidation et de  la promotion à la culture de la paix au niveau national, régional et local.

« Notre pays  est malade et il existe aujourd’hui des solutions simples pour que le pays puisse guérir ces plaies. Il faut aller à la rencontre des femmes, leur donner la parole pour  qu’elles fassent des propositions concrètes de sorties de crise », a déclaré Mme Coumba Traoré.

Pour  la cheffe de l’Unité Genre de la division genre de la MINUSMA, Mme Catherine Andela, la présence de toutes ces femmes  venues de divers horizons symbolise leur dévouement pour la cause de la patrie et surtout leur engagement pour la paix et la stabilité, gage de développement. « Le positionnement des femmes doit d’abord commencer depuis la base  pour influencer le processus électoral et l’arbre à palabre est une initiative formidable qui participe aujourd’hui à la consolidation de la paix et du vivre ensemble », a-t-elle souligné.

Mme Diarra Fatoumata Touré, représentante du Ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des relations avec les institutions a appréciée à sa juste valeur cette initiative. « Cette initiative d’ACE Conseil Mali et ses partenaires place la femme au cœur des  différentes stratégies de sortie de crise. Elle contribue, de  nos jours, à baliser le terrain  pour une sortie de crise vers une paix durable », a précisé Mme Diarra.

Mme Bintou Djitteye est l’une des participantes à cette conférence. Elle est venue de Bourem pour prêcher la parole de la paix. Elle a remercié la directrice d’ACE Conseil Mali pour cette initiative qui permet aux femmes de parler de leurs préoccupations dans le cadre de la recherche de la paix. Elle témoigne que ses enfants sont arabes alors qu’elle est de l’ethnie bambara. Le problème du nord, a expliqué Mme Bintou Djitteye n’est pas ethnique mais plutôt économique avec un manque des services sociaux de base. Selon elle, il y a manque d’eau et surtout une absence d’accompagnement des initiatives locales.

Les participantes ont formulé plusieurs recommandations comme redéploiement de l’armée dans toutes les régions du Nord, rompre avec le sentiment d’abandon de la population du Nord, la relecture de l’accord d’Alger et la réconciliation nationale.

Breizh, France : Femmes de Paix

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Un article par Geneviève Roy de Chroniques du 8 mars 2021 de Breizh Femmes

Sarah est une jeune militante pacifiste rennaise. Pour conclure la soirée programmée en visio voilà quelques jours par le Mouvement de la Paix, elle décrivait les actions citoyennes menées par sa génération comme moins collectives que celles de leurs aîné-es. « On essaie – disait-elle – de chercher la paix au jour le jour par le dialogue, les échanges, les voyages. Notre regard est différent parce que pour la plupart d’entre nous, nous n’avons pas connu de guerre proche. » Impressionnée par les mots des différentes femmes qui témoignaient d’un bout à l’autre de la planète, elle déplorait le manque d’engagement des jeunes « happés par le quotidien » dans une société « où tout va vite ».

Il faut reconnaître qu’elles ne manquaient pas d’enthousiasme au récit de leurs engagements ces femmes porteuses de paix. Pourtant, « le travail des femmes pour la paix n’est pas visible ni valorisé » regrettait la journaliste croate Shura Dumanic relatant la solitude des militantes de son pays qui ne reçoivent aucun soutien de l’état et ne peuvent compter que sur des ONG ou des associations religieuses européennes.


« Si on ne commence pas par les enfants, 
on ne garantira jamais l’existence de la paix ni de l’égalité »


De Nabila la Palestinienne à Birgitta l’Allemande en passant par Mina en Algérie ou Fatema au Maroc, toutes leurs voix ont loué la force des femmes dans ce combat difficile pour la paix. « Quand la société civile agit de manière efficace pour promouvoir des objectifs de paix – a rappelé Birgitta Meier depuis Erlangen – les femmes sont toujours aux premiers rangs ». Et c’est bien pour cette raison que le Mouvement de la Paix avait choisi cette année encore de les mettre en lumière à l’occasion du mois de mars consacré à Rennes aux droits des femmes.


Pour beaucoup d’entre elles, la construction de la paix passe par l’éducation. A Gaza, Nabila Kilani, enseignante d’anglais et fondatrice d’un centre éducatif et culturel, l’affirme : « si on ne commence pas par les enfants, on ne garantira jamais l’existence de la paix ni de l’égalité. » Et elle semble bien partie, elle qui a initié son projet en 2009 avec deux enfants et en accueille aujourd’hui 120 ! « On est en train de rouvrir l’esprit des enfants – dit-elle – de leur donner de l’espoir pour un avenir meilleur pour eux-mêmes et pour toute la Palestine ».

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Do women have a special role to play in the peace movement?

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De son côté, la Japonaise Miho Shimma qui se bat sans relâche contre les armes nucléaires a aussi choisi entre autres de s’adresser aux enfants. « Un jour j’ai vu des enfants français qui jouaient à la guerre atomique » raconte-t-elle ; c’est comme ça qu’est né son livre l’Enfant Bonheur, aujourd’hui édité en français mais aussi traduit en anglais, en italien, en allemand et même dans une langue indienne.

« Les femmes sont les premières victimes
 du réchauffement climatique dans de nombreux pays »

Les femmes qui s’engagent pour la paix le font aussi pour plus d’égalité. En Allemagne, Birgitta Meier en témoigne, les mouvements pacifistes travaillent en « convergence avec les mouvements féministes » mais aussi les mouvements écologistes. « On ne peut pas faire d’éducation à la paix sans montrer le rôle que jouent les femmes pour faire progresser ces idées – dit-elle – mais sans se rapprocher également des mouvements écologistes puisque les femmes sont les premières victimes du réchauffement climatique dans de nombreux pays ».

Féminisme et environnement, il en était aussi question avec Mina Cheballah qui conduit en Algérie un projet avec des militantes féministes auprès d’autres femmes cultivatrices. « L’aboutissement du projet – explique-t-elle – est la sauvegarde de semences ancestrales par la création d’une banque de semences communautaire afin de permettre aux travailleuses de la terre de ne plus dépendre des grandes firmes qui les obligent à racheter des semences chaque année. »

Des firmes internationales mises en accusation par ailleurs par Miho Shimma au nom de ses engagements auprès des villes de Hiroshima et Nagasaki mais aussi de l’atoll de Bikini d’où elle est originaire et qui porte encore les séquelles des essais nucléaires américains des années 70. « Quand je diffuse des informations sur les bombes atomiques – dit-elle – je ne parle pas que des victimes d’armes nucléaires, je parle aussi des victimes des essais nucléaires ». 

Même préoccupation chez Tran to Nga. « J’étais sous les bombardements, j’ai enterré des camarades de mes propres mains » témoigne celle qui a 80 ans ne désarme pas dans sa lutte contre l’agent orange, responsable au Vietnam de nombreux décès et de malformations toujours présentes sur la quatrième génération de population. « J’ai commencé toute seule – dit-elle en évoquant le trop long procès qui l’occupe depuis dix ans – mais aujourd’hui j’ai des milliers et des milliers d’ami-es qui m’entourent dans le monde entier et mon combat va continuer car l’agent orange est l’ancêtre des pesticides et autres produits toxiques qui continuent à empoisonner notre Terre. »

Des femmes déterminées qui malgré l’ampleur de la tâche gardent leur enthousiasme dans leur lutte pour la paix. Et qui illustrent parfaitement la conclusion de la jeune Sarah : « pour moi, la paix aujourd’hui c’est favoriser le lien social car c’est la méconnaissance des autres cultures qui mène sinon à la guerre au moins aux fractures entre les êtres humains. Malheureusement, je sens que ce sens du combat se perd un peu avec ma génération alors qu’on pourrait apporter nos compétences dans les associations. » Un constat qui est peut-être déjà un début d’engagement.

Sénégal: “Propos éthnicistes” : la Plateforme des Femmes pour la Paix en Casamance appelle à la “sérénité”

. EGALITE HOMMES/FEMMES .

Un article de Press Afrik

Les membres de la Plateforme des Femmes pour la Paix en Casamance (PFPC), réunies, le 25 Mars 2021, déplorent les propos technicistes tenus par certains personnes dans le pays. Selon eux, « le climat social au Sénégal est de plus en plus délétère du fait de ces propos et dérives à connotation » dangereux et jamais connus de l’histoire de notre Nation. Les membres de cette plateforme appellent à la sérénité et la stabilité sociale dans le pays.

« Notre nation est caractérisée par une multiethnicité qui, au lieu d’être une source de division est une richesse et un gage d’une symbiose, d’une harmonie, d’un respect mutuel. Le cousinage à plaisanterie, véritable ciment social qui unit le sérère au Pulaar, le Diatta Ndiaye au Diop, le jeu des alliances fraternelles qui bannit toute hostilité entre diola et sérères, le respect de l’autre dans sa différence sont en train d’être dangereusement mis à l’épreuve »,  déclarent les membres de la Plateforme des Femmes pour la Paix en Casamance dans un communiqué rendu public.

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Can the women of Africa lead the continent to peace?

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Ils ajoutent : « Ces piliers de stabilité sociale, tissés depuis des millénaires entre les ethnies, ont toujours fait baisser les tensions et les crises éventuelles sont automatiquement et socialement atténuées. Notre nation a toujours su contenir ses frissons et ses crises ensemble comme un seul peuple, avec un but et une foi ».

Selon les membres de la plateforme, depuis quelques temps, des propos qui fragilisent ces piliers sont tenus du nord au sud du pays. « Un discours irrespectueux de l’autre, qui discrédite et minimise son prochain du fait de son appartenance ethnique. Et pire encore, nous assistons à une bataille rangée entre associations identitaires qui jadis se devaient protection et respect mutuel », pestent-ils.

Poursuivant, les membres de la PFPC expriment leur profonde consternation sur la multiplication de discours fractionnistes et de comportements ethno-géographiques conflictogènes enregistrés ces derniers jours dans la presse et par certains hommes politiques. Selon eux, ce genre de discours et comportements sont sources de haine mettant fortement en péril la sécurité humaine, singulièrement la paix et l’unité nationale.

La PFPC condamne la recrudescence des dérives socio-ethniques et socio-politiques.

Par ailleurs, ils exhortent l’État du Sénégal et tous les porteurs de voix à freiner ces dérives ethno psychologiques en mettant en place des mécanismes fonctionnels de renforcement, du dialogue social et les bonnes pratiques en matière de culture de la paix, du Vivre-ensemble, de la coexistence socio-culturelle et politico-religieuse.

Les membres de la Plateforme des Femmes pour la Paix en Casamance appellent les acteurs politiques, les leaders d’opinions et les hommes de presse à tenir des discours positifs, constructifs et de pacification.