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Industrie mondiale de l’armement : Les ventes des 25 plus grandes entreprises ont augmenté de 8,5% ; Les principales entreprises sont actives dans les Pays du Sud

DESARMAMENT & SECURITE .

Un rapport de Stockholm International Peace Research Institute

Les ventes d’armes et de services à caractère militaire par les 25 plus grandes entreprises du secteur totalisent 361 milliards de dollars américains en 2019, soit 8,5 % de plus qu’en 2018. La présence à l’international des plus grandes entreprises est géographiquement diversifiée. C’est ce que révèlent les nouvelles données publiées aujourd’hui [7 décembre ] par le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI).


Lockheed Martin F-35 Lightning II. Photo: Flickr/Robert Sullivan

Les nouvelles données du SIPRI sur l’industrie de l’armement montrent que les ventes d’armes des 25 plus grandes entreprises productrices d’armes et de services à caractère militaire (entreprises d’armement) du monde s’élevaient à un total de 361 milliards de dollars en 2019. Cela représente une augmentation de 8,5 % en termes réels par rapport aux ventes d’armes des 25 plus grandes entreprises d’armement en 2018.

Les entreprises américaines dominent toujours, le Moyen-Orient représenté dans le Top 25 pour la première fois

En 2019, les cinq plus grandes entreprises d’armement étaient toutes basées aux États-Unis : Lockheed Martin, Boeing, Northrop Grumman, Raytheon et General Dynamics. Ces cinq entreprises ont réalisé à elles seules 166 milliards de dollars de ventes d’armes par an. Au total, 12 entreprises américaines figurent dans le Top 25 en 2019, représentant 61 % des ventes d’armes combinées du Top 25.

Pour la première fois, une entreprise du Moyen-Orient est entrée dans le Top 25. EDGE, basée aux Émirats arabes unis (EAU), est née en 2019 de la fusion de plus de 25 entreprises. Elle se classe au 22ème rang et représente 1,3 % du total des ventes d’armes du Top 25.

« EDGE est une bonne illustration de la manière dont une forte demande nationale de produits et de services à caractère militaire combinée à une volonté de devenir moins dépendant des fournisseurs étrangers, stimule la croissance des entreprises d’armement au Moyen-Orient », souligne Pieter Wezeman, chercheur au programme Armement et Dépenses militaires du SIPRI.

Autre nouveau venu dans le Top 25 en 2019, L3Harris Technologies (classée 10ème). Cette entreprise est née de la fusion de deux sociétés américaines qui, toutes deux, figuraient dans le Top 25 en 2018 : Harris Corporation et L3 Technologies.

Les ventes des entreprises d’armement chinoises augmentent, celles des entreprises russes diminuent

Le Top 25 comprend également quatre entreprises chinoises. Trois sont dans le Top 10 : Aviation Industry Corporation of China (AVIC ; classée 6ème), China Electronics Technology Group Corporation (CETC ; 8ème) et China North Industries Group Corporation (NORINCO ; 9ème). Les revenus combinés des quatre entreprises chinoises du Top 25 – qui comprend également China South Industries Group Corporation (CSGC; classée 24ème) – ont augmenté de 4,8 % entre 2018 et 2019.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour la version anglaise de cet article ou ici pour la version espagnole.)

Question for this article:

Does military spending lead to economic decline and collapse?

(. . . suite)

Analysant l’augmentation des ventes d’armes des entreprises chinoises, Nan Tian, chercheur au SIPRI, souligne : « Les entreprises d’armement chinoises bénéficient des programmes de modernisation militaire de l’Armée populaire de libération. »

Les revenus des deux entreprises russes du Top 25 – Almaz-Antey et United Shipbuilding – ont tous deux diminué entre 2018 et 2019, pour un total combiné de 634 millions de dollars. Une troisième entreprise russe, United Aircraft, a perdu 1,3 milliard de dollars de ventes et a quitté le Top 25 en 2019.

Alexandra Kuimova, chercheuse au SIPRI, précise : « La concurrence nationale et la réduction des dépenses gouvernementales en 2019 pour la modernisation de la flotte, ont été deux des principaux défis pour United Shipbuilding en 2019. »

Autres développements et tendances notables dans le Top 25

Après les États-Unis, la Chine a réalisé la deuxième plus grande part des ventes d’armes du Top 25 des entreprises d’armement en 2019, soit 16 %. Les six entreprises d’Europe occidentale représentaient à elles seules 18 %. Les deux entreprises russes du classement, 3,9 %.

Dix-neuf des 25 plus grandes entreprises d’armement ont augmenté leurs ventes d’armes en 2019 par rapport à 2018. La plus forte augmentation, en termes absolus, a été enregistrée par Lockheed Martin : 5,1 milliards de dollars, soit 11 % en termes réels.

En pourcentage, la plus forte augmentation des ventes annuelles d’armes – 105 % – revient à l’industriel français, Dassault Aviation. « Une forte augmentation des livraisons destinées à l’exportation d’avions de combat Rafale a propulsé Dassault Aviation dans le Top 25 pour la première fois », déclare Lucie Béraud- Sudreau, directrice du programme Armement et Dépenses militaires.

Les pays du Sud sont intégrés à l’industrie mondiale de l’armement

Le rapport cartographie également la présence à l’international des 15 plus grandes entreprises d’armement en 2019. Ces entreprises sont présentes dans 49 pays, à travers des filiales détenues majoritairement, des joint- ventures et des centres de recherche.
Avec une présence mondiale dans 24 pays chacun, Thales et Airbus sont les deux entreprises les plus internationalisées, suivies de près par Boeing (21 pays), Leonardo (21 pays) et Lockheed Martin (19 pays).

Le Royaume-Uni, l’Australie, les États-Unis, le Canada et l’Allemagne accueillent le plus grand nombre de ces entités étrangères. En dehors des régions Amérique du Nord et Europe occidentale, le plus grand nombre d’entités d’entreprises étrangères est hébergé par l’Australie (38), l’Arabie saoudite (24), l’Inde (13), Singapour (11), les Émirats arabes unis (11) et le Brésil (10).

Alexandra Marksteiner du programme Armement et Dépenses militaires du SIPRI précise : « Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles les entreprises d’armement voudraient s’établir à l’étranger, y compris un meilleur accès à des marchés en croissance, des programmes d’armement en coopération ou des politiques d’acquisition d’armement des Etats clients requérant des transferts de technologies ».

Sur les 49 pays accueillant des entités étrangères des 15 plus grandes entreprises d’armement, 17 se trouvent dans des pays à revenus faibles ou intermédiaires. « Les pays du Sud, qui cherchent à développer leurs programmes de production d’armement, ont accueilli les entreprises d’armement étrangères comme un moyen de bénéficier des transferts de technologies », précise Diego Lopes da Silva, chercheur au SIPRI.

Siemon Wezeman, chercheur au SIPRI, souligne : « Les entreprises d’armement chinoises et russes du Top 15 ne disposent que d’une présence internationale limitée. Les sanctions contre les entreprises russes et les limites imposées aux acquisitions par les entreprises chinoises à l’étranger semblent avoir joué un rôle dans la limitation de leur présence à l’international. »

Amnesty International lance une application gratuite d’éducation aux droits humains pour sensibiliser la prochaine génération de militant·e·s

DROITS DE L’HOMME .

Un article de Amnesty International

Amnesty International a lancé l’Académie d’Amnesty, une application gratuite d’éducation aux droits humains destinée à sensibiliser la prochaine génération de défenseur·e·s des droits humains à un éventail de sujets, notamment la liberté d’expression, la sécurité numérique et les droits des populations autochtones.

Les utilisateurs et utilisatrices du monde entier auront accès à des cours durant 15 minutes à 15 heures, disponibles en plus de 20 langues, notamment en ourdou, en bengali, en hongrois, en coréen, en russe, en thaï, en tchèque et en turc. Tous les cours peuvent être téléchargés sur l’application, qui est disponible pour les appareils iOS et Android, ce qui permet de les suivre hors ligne.

« Cette application a été conçue pour permettre à chaque personne, partout dans le monde, de s’informer sur les droits humains et encourager cet apprentissage. Le partage des connaissances est essentiel pour nous aider à défendre nos droits et ceux des autres et pour lutter pour la justice et l’égalité partout dans le monde », a déclaré Julie Verhaar, Secrétaire générale par intérim d’Amnesty International.

(Cliquez ici pour une version espagnole de cet article, ou ici pour une version anglaise.)

Question(s) related to this article:
 
How can more people be trained to know and claim their human rights?

L’Académie d’Amnesty a notamment la caractéristique d’adopter une approche flexible de l’enseignement, permettant aux utilisateurs et utilisatrices de suivre les cours à leur propre rythme, et ainsi de les commencer quand cela leur convient le mieux. Les utilisateurs et utilisatrices terminant certains des cours plus longs recevront un certificat officiel signé par le/la secrétaire général·e d’Amnesty International.

Les cours disponibles sur l’Académie d’Amnesty ont été élaborés et adaptés pendant ces trois dernières années pour le site Internet d’éducation aux droits humains d’Amnesty International. Ils ont été optimisés pour une utilisation sur mobile, afin de rendre les droits humains plus accessibles que jamais.

« L’éducation aux droits humains est la base du travail d’Amnesty. Notre objectif global est de veiller à ce que les personnes partout dans le monde connaissent et puissent revendiquer leurs droits humains. L’application de l’Académie d’Amnesty nous rapproche de cet objectif en fournissant une plateforme simple et accessible permettant à des millions de personnes de bénéficier d’une éducation aux droits humains de qualité », a déclaré Krittika Vishwanath, directrice de l’éducation aux droits humains à Amnesty International.

L’Académie d’Amnesty sera régulièrement mise à jour pour intégrer des versions dans de nombreuses autres langues et de nouveaux cours dans les mois et années à venir.

Lien iOS : https://apps.apple.com/us/app/amnesty-academy/id1534113236

Lien Android : https://play.google.com/store/apps/details?id=com.amnesty.academy

Amnesty International: Laissés pour compte dans la réponse au COVID-19, les réfugié·e·s sont confrontés à la famine

DROITS DE L’HOMME .

Un article de Amnesty International

Le traitement inhumain réservé aux personnes réfugiées et migrantes menace de porter un coup d’arrêt aux progrès dans la lutte contre la propagation du COVID-19, a déclaré Amnesty International le 14 mai 2020, redoutant que les camps et les centres de détention surpeuplés ne deviennent les nouveaux épicentres du virus si des mesures urgentes ne sont pas mises en œuvre. Elle affirme que les confinements et les restrictions de déplacements aggravent les conditions de vie déjà difficiles, exposant des millions de personnes au risque de famine et de maladie.

Amnesty International demande une action mondiale concertée en vue d’offrir à des centaines de milliers de personnes migrantes un accès suffisant à la nourriture, à l’eau, aux installations sanitaires et à des soins de santé nécessaires à leur survie, alors que de nombreux pays se préparent au déconfinement.

« Comment contenir efficacement ce virus lorsque tant de gens dans le monde vivent dans des camps et des centres de détention surpeuplés et insalubres ? Alors que nous avons tant besoin de compassion et de coopération, certains gouvernements intensifient la discrimination et les atteintes aux droits humains : ils empêchent les livraisons d’eau et de denrées alimentaires, incarcèrent des personnes ou les renvoient vers la guerre et les persécutions, a déclaré Iain Byrne, responsable de l’équipe Droits des réfugiés et migrants à Amnesty International.

« Dans de nombreux camps, le risque de mourir de faim serait désormais une plus grande menace que le virus lui-même. Il s’agit d’un renoncement à la responsabilité collective de protéger les réfugié·e·s et les migrant·e·s, et nous invitons les États à agir immédiatement afin d’empêcher que la situation ne dégénère en catastrophe des droits humains.

De nombreux gouvernements prennent des mesures motivées par la discrimination et la xénophobie, qui exposent inutilement les réfugié·e·s à la faim et à la maladie.

En Bosnie, dans le camp de Vucjuk, les autorités locales ont délibérément coupé l’alimentation en eau pour réinstaller de force les habitant·e·s. La plupart vivent dans des situations économiques précaires et ont encore plus de difficultés à subvenir à leurs besoins du fait des confinements et des couvre-feux.  En Jordanie, dans le camp de Zaatari, le confinement empêche complètement les gens de travailler : pas de nourriture et pas de revenus pour acheter les produits de première nécessité. En avril, les personnes installées dans des camps de fortune  à Calais, en France, ne recevaient pas suffisamment de livraisons de nourriture et d’eau et, en raison du confinement et des restrictions des déplacements, ne pouvaient pas aller s’en acheter, même si elles avaient l’argent nécessaire.

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Question(s) related to this article:
 
How can we work together to overcome this medical and economic crisis?

De nombreux gouvernements continuent de placer inutilement en détention des demandeuses et demandeurs d’asile, les exposant au risque de contracter le COVID-19. Il n’y a pas suffisamment de tests ni d’équipements de protection pour le personnel et les personnes détenues, et la maladie et la mort pourraient se répandre comme une traînée de poudre. Les personnes détenues dans les centres pour migrants  en Australie  supplient d’être libérées, car elles craignent que des membres du personnel qui n’ont pas d’équipements de protection individuels (EPI) ne fassent entrer le virus à leur insu.

D’autres gouvernements bafouent le droit international en renvoyant de force des personnes vers le danger, sous prétexte de faire barrage au COVID-19.

S’appuyant sur une politique opportuniste et hostile aux migrants, les États-Unis ont renvoyé 10 000 personnes  deux heures après leur arrivée sur le sol américain, entre le 20 mars et le 8 avril. La Malaisie a refoulé  un bateau transportant des Rohingyas en quête de sécurité. Le Bangladesh l’a finalement autorisé à accoster, mais 30 passagers au moins seraient morts, l’embarcation ayant dérivé en mer pendant deux mois. Actuellement, des informations font état de centaines de personnes ayant besoin d’urgence d’opérations de recherche et de sauvetage.

Renvoyer des personnes dans des pays où l’on peut raisonnablement s’attendre à ce qu’elles subissent des persécutions, des actes de torture et d’autres traitements cruels et dégradants équivaut à un refoulement, ce qui est illégal au titre du droit international. Il n’existe pas de circonstances dans lesquelles le principe de non-refoulement ne s’applique pas.

Amnesty International engage les gouvernements à :

* fournir suffisamment de nourriture et d’eau, et dispenser des soins de santé adaptés aux personnes vivant dans les camps et placées en quarantaine

* envisager la régularisation provisoire de tous les migrants, quel que soit leur statut au niveau des papiers, veiller à ce que les mesures de relance économique et les protections s’appliquent aux demandeurs·euses d’asile et aux réfugié·e·s, et continuer d’autoriser la réinstallation lorsque cela est possible

* désengorger les camps, les centres de détention pour migrants et les campements informels, et reloger les habitant·e·s dans des conditions dignes et salubres, garantissant un accès adéquat aux soins de santé, à la nourriture et à l’eau. Les migrant·e·s détenus doivent être libérés lorsque leur droit à la santé ne peut être garanti en détention.

* Respecter le droit de demander l’asile et le principe de non-refoulement.

« Les gouvernements clament haut et fort que nous sommes tous ensemble face au virus. Ce sont des paroles vides de sens s’ils ne se mobilisent pas pour protéger les millions de personnes à travers le monde qui endurent cette pandémie loin de leurs foyers et des êtres qui leur sont chers, a déclaré Iain Byrne.

« Un gouvernement qui laisse des réfugié·e·s mourir de faim ou de soif durant le confinement échoue lamentablement dans la gestion de cette crise. »

Les dépenses militaires mondiales enregistrent la plus forte augmentation annuelle depuis une décennie – selon le SIPRI

DESARMAMENT & SECURITE .

Un article du Stockholm International Peace Research Institute

Le total des dépenses militaires mondiales s’élève à 1 917 milliards de dollars en 2019, selon les nouvelles données du Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI). Le total pour 2019 représente une augmentation de 3,6 % par rapport à 2018 et la plus forte augmentation annuelle des dépenses depuis 2010. Les cinq États qui dépensent le plus en 2019 et qui concentrent 62 % des dépenses sont les États-Unis, la Chine, l’Inde, la Russie et l’Arabie saoudite. C’est la première fois que deux États asiatiques figurent dans le Top 3.


(Cliquez sur l’image pour l’agrandir)

En 2019, les dépenses militaires mondiales représentent 2,2 % du produit intérieur brut (PIB) mondial, ce qui équivaut à environ 249 dollars par personne. « Les dépenses militaires mondiales étaient de 7,2 % plus élevées en 2019 qu’en 2010, ce qui reflète une tendance à l’accélération des dépenses militaires ces dernières années », explique Dr Nan Tian, chercheur au SIPRI. « Il s’agit du niveau de dépenses le plus élevé depuis la crise financière mondiale de 2008 et représente sans doute un pic pour les dépenses militaires. »

Les États-Unis tirent la croissance des dépenses militaires au niveau mondial

Les dépenses militaires des États-Unis ont augmenté de 5,3 % pour atteindre un total de 732 milliards de dollars en 2019 et représentent 38 % des dépenses militaires mondiales. L’augmentation des dépenses américaines en 2019 équivaut à elle seule à la totalité des dépenses militaires de l’Allemagne pour cette même année. « L’augmentation récente des dépenses militaires américaines est largement basée sur la perception d’un retour à la rivalité entre les grandes puissances », souligne Pieter D. Wezeman, chercheur principal au SIPRI.

La Chine et l’Inde en tête des dépenses militaires en Asie

En 2019, la Chine et l’Inde étaient respectivement les deuxième et troisième États qui dépensent le plus au monde pour leurs forces armées et activités militaires. Les dépenses de la Chine ont atteint 261 milliards de dollars en 2019, soit une augmentation de 5,1 % par rapport à 2018 ; tandis que celles de l’Inde ont augmenté de 6,8 % pour atteindre 71,1 milliards de dollars. « Les tensions et la rivalité de l’Inde avec le Pakistan et la Chine sont parmi les principaux moteurs de l’augmentation de ses dépenses militaires », précise Siemon T. Wezeman, chercheur principal au SIPRI.

Outre la Chine et l’Inde, le Japon (47 ,6 milliards de dollars) et la Corée du Sud (43,9 milliards de dollars) ont dépensé le plus pour leurs forces armées et activités militaires, en Asie et en Océanie. Les dépenses militaires dans la région ont augmenté chaque année depuis au moins 1989.

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Question for this article:

Does military spending lead to economic decline and collapse?

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L’Allemagne en tête de l’augmentation des dépenses militaires en Europe

Les dépenses militaires de l’Allemagne ont augmenté de 10 % en 2019, pour atteindre 49,3 milliards de dollars. Il s’agit de la plus forte augmentation des dépenses du Top 15 des États qui dépensent le plus pour leurs forces armées et activités militaires en 2019. « L’augmentation des dépenses militaires allemandes s’explique en partie par la perception d’une menace croissante de la Russie, partagée par de nombreux États membres de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) », explique Diego Lopes da Silva, chercheur au SIPRI. « Dans le même temps, cependant, les dépenses militaires de la France et du Royaume-Uni sont restées relativement stables. »

Il y a eu une forte augmentation des dépenses militaires parmi les États membres de l’OTAN en Europe centrale : par exemple, les dépenses de la Bulgarie ont augmenté de 127 % – principalement en raison du paiement pour de nouveaux avions de combat – et celles de la Roumanie de 17 %. Le total des dépenses militaires des 29 États membres de l’OTAN s’est élevé à 1 035 milliards de dollars en 2019.

En 2019, la Russie était le quatrième État dépensant le plus au monde et a augmenté ses dépenses militaires de 4,5 % pour atteindre 65,1 milliards de dollars. « À 3,9 % de son PIB, le fardeau des dépenses militaires de la Russie était parmi les plus élevés d’Europe en 2019 », précise Alexandra Kuimova, chercheuse au SIPRI.

Dépenses militaires volatiles dans les États africains en conflit

Les conflits armés sont l’une des principales raisons de la nature volatile des dépenses militaires en Afrique subsaharienne. Par exemple, dans la région du Sahel et du Lac Tchad, où plusieurs conflits armés sont en cours, les dépenses militaires en 2019 ont augmenté au Burkina Faso (22 %), au Cameroun (1,4%) et au Mali (3,6 %) ; alors qu’elles ont diminué au Tchad (-5,1 %), au Niger (-20 %) et au Nigéria (-8,2%). Parmi les pays d’Afrique centrale impliqués dans des conflits armés, les dépenses militaires en 2019 ont globalement augmenté. La République centrafricaine (8,7 %), la République démocratique du Congo (16%) et l’Ouganda (52 %) ont augmenté leurs dépenses militaires en 2019.

Autres évolutions régionales notables

* Amérique du Sud : les dépenses militaires en Amérique du Sud sont restées relativement inchangées en 2019, à 52,8 milliards de dollars. Le Brésil représente 51 % des dépenses militaires totales de la sous-région.

* Afrique : les dépenses militaires combinées des États africains ont augmenté de 1,5 % pour atteindre environ 41,2 milliards de dollars en 2019. C’est la première augmentation des dépenses de la région depuis cinq ans.

* Asie du Sud-Est : les dépenses militaires en Asie du Sud-Est ont augmenté de 4,2 % en 2019 pour atteindre 40,5 milliards de dollars.

* Moyen-Orient : le total des dépenses militaires combinées des 11 pays du Moyen-Orient, pour lesquels les données sont disponibles, a diminué de 7,5 % pour s’élever à 147 milliards de dollars en 2019. Malgré ses opérations militaires au Yémen et les tensions avec l’Iran, les dépenses militaires de l’Arabie saoudite ont diminué de 16 % à 61,9 milliards de dollars.

* Le fardeau moyen des dépenses militaires était de 1,4 % du PIB pour les pays des Amériques, 1,6 % pour l’Afrique, 1,7 % pour l’Asie Océanie et pour l’Europe, et 4,5 % pour le Moyen-Orient (pour les pays dont les données sont disponibles).

Communiqué du Jour de la Terre- 22 avril 2020: Une planète Une santé; Réalisant la paix avec la Terre

. . DEVELOPPEMENT DURABLE . .

Un communiqué de Navdanya International pour la coalition planétaire*

La pandémie du virus Covid-19 Corona est un appel de mise en garde planétairede la Terre à l’humanité.

Cela nous rappelle que nous sommes unis avec la Terre, nous ne sommes pas séparés/ées d’elle, que nous ne sommes pas ses maîtres, ses propriétaires et conquistadors, ni que nous sommes supérieurs à d’autres espèces, à l’image de ce dogme anthropocentrique auquel on veut nous faire croire.

La pandémie nous rappelle que nous violons les droits de la Terre et de toutesses espèces pour notre compte et risque, et qu’il serait prudent que nous considérions les connaissances et le savoir ancestraux des peuples autochtones, gardiens de la Terreau cours des temps, dont le profond respect pour la Terre se base sur la conscience d’une interconnexion de toute la vie. Endommager une partie signifie endommager le tout.

Cette pandémie n’est pas un « désastre naturel », de même que la crise de l’extinction des espèces et les phénomènes climatiques extrêmes ne sont pas des « désastres naturels ». Les épidémies de maladies mergentes sont anthropogéniques – causées par les activités humaines.

La Terre est un réseau de vie interconnectée.

L’urgence sanitaire à laquelle nous sommes confrontés en tant que
communauté mondiale est en relation avec l’urgence sanitaire à laquelle est confrontée la Terre : sa constante dégradation, l’extinction et disparition des espèces et l’urgence climatique. Quand nous utilisons des poisons et des agrotoxiques, tels qu’insecticides et herbicides pour tuer insectes et plantes, selon le modèle industriel d’agriculture, nous produisons de la désertification, nous contaminons l’eau, le sol, l’air et nous détruisons la biodiversité. Les agrotoxiques mènent à leur extinction les espèces, y compris les agents pollinisateurs comme constaté avec la drastique diminution des abeilles. Quand nous utilisons des mines métallifères à ciel ouvert nous dépensons des millions de litres d’eau, eau essentielle pour la vie humaine et la nature. Quand nous pratiquons la fracture hydraulique ou « fracking », nous altérons la conformation géologique et augmentons le risque sismique. Quand nous brûlons le carbone fossile que la Terre a fossilisé pendant 600 millions d’années, nous violons les frontières planétaires. En industrialisant et globalisant nos systèmes alimentaires nous contribuons à hauteur de 50% pour ce qui est des gaz à effet de serre et le changement climatique en est la conséquence.

La science nous informe qu’au fur et à mesure que nous envahissons les écosystèmes forestiers, détruisons les habitats des espèces et manipulons les plantes et les animaux pour en tirer des bénéfices, nous créons les conditions en faveur de nouvelles épidémies de maladies. Dans les 50 dernières années, ont surgi jusqu’à 300 nouveaux agents pathogènes. Il est bien connu qu’autour de 70% de pathogènes humains, comprenant VIH, Ebola, MERS et SRAG sont apparus quand les écosystèmes furent perturbés et que les virus passèrent des animaux aux humains.

Quand les animaux sont entassés dans des fermes industrielles pour maximiser leur rapport, de nouvelles maladies comme la grippe porcine et la grippe aviaire surgissent et se propagent. L’agriculture industrielle intensive avec l’usage d’agrotoxiques et les systèmes alimentaires industriels, font naître des maladies chroniques non transmissibles telles que malformations, cancer, altérations endocriniennes, diabète, problèmes neurologiques et infertilité. Avec les infections de Covid-19, la morbidité augmente dramatiquement en lien avec ces conditions préexistantes.

Alors qu’elle affirme nourrir le monde, l’agriculture industrielle a engendré pour des millions d’êtres humains la faim et ce nombre ne cesse de croître avec le blocus mondial et la destruction des milieux de vie.

Notre santé et la santé de la planète ne font qu’un. Respecter les limites de la planète, des écosystèmes et l’intégrité des espèces, est vital pour protéger la planète et notre santé. Les solutions à apporter au changement climatique sont aussi des solutions pour éviter de nouvelles épidémies et maladies. Dans le débat concernant la question du changement climatique on ne peut éviter de considérer à quel point le modèle technologique et économique dominant, basé sur les combustibles fossiles, ne tient compte de la finitude des ressources de la Terre. Une économie mondiale basée sur le mythe de la croissance et l’appétit illimité pour les ressources de la Terre sont les racines de cette crise sanitaire et des futures crises.

La réponse holistique et intégrée à l’urgence sanitaire consiste à faire une transition à partir du paradigme de l’agriculture et du commerce globalisé intensif en combustibles fossiles et produits chimiques , avec sa lourde empreinte écologique, vers des systèmes écologiques locaux et biodiversifiés pour la production et la distribution des aliments, afin de prendre soin de la Terre et de prendre soin de nous-mêmes comme partie intégrante de la Terre.

Notre engagement du Jour de la Terre : Revenir à la Terre, dans nos pensées, dans notre vie.

Pendant la crise du Covid19 et y compris après le confinement, il est et sera indispensable que nous apprenions définitivement à sauver la Terre, ses systèmes climatiques, les droits et espaces écologiques des diverses espèces, et des diverses personnes- indigènes, jeunes, femmes, agriculteurs/trices, travailleurs/euses. Pour la Terre il n’y a pas d’espèces sacrifiables ou jetables. Nous appartenons tous à la Terre et formons part de la Terre.

Pour éviter de futures pandémies, des famines futures et un possible scénario de personnes sacrifiées, nous devons aller au-delà du système économique globalisé, industrialisé et compétitif, qui est en train de stimuler le changement climatique, poussant les espèces à leur extinction et propageant des maladies qui menacent la vie.

Au contraire un système basé sur la localisation, laisse de l’espace pour que prospèrent les diverse espèces, les diverses cultures et les diverses économies locales vivantes. Nous devons passer d’une économie de la cupidité et de la croissance illimitée, de la compétence et de la violence, qui nous ont conduits à une crise existentielle, à une « Economie du soin » – pour la Terre, pour toutes les personnes et pour toutes les espèces vivantes.

Nous devons réduire notre empreinte écologique, pour laisser une part juste à d’autres espèces, à tous les humains et générations futures. Nous devons abandonner l’idée de considérer les biens communs de la nature comme des « ressources », abandonner la vision utilitaire, coloniale, capitaliste et anthropocentrique qui nous a appris à nommer les biens de la nature : « ressources naturelles ». C’est seulement ainsi que nous pourrons réduire consciemment notre empreinte écologique : en agissant avec responsabilité comme les ancêtres du futur.

L’urgence sanitaire et le confinement, ont démontré que lorsqu’il y a une volonté politique, nous pouvons « déglobaliser ». Rendons permanente cette déglobalisation de l’économie et relocalisons la production en accord avec la philosophie de Gandhi du « Swadeshi »( basée sur des principes d’autogouvernement et d’autosuffisance). Comme le montre la pandémie, ce sont les communautés alimentaires locales qui peuvent donner et distribuer des aliments avec régularité, pendant que les chaînes alimentaires globalisées , dans certaines parties du monde, se sont écroulées mais aussi ont spéculé avec l’augmentation du prix des aliments.

Ainsi contrairement à ce que l’on nous fait croire, ce n’est pas la globalisation qui protège des famines, elle qui les produit et les aggrave, mais bien la souveraineté alimentaire des peuples qui permet aux personnes, au niveau communautaire d’avoir le droit de produire, de choisir et de consommer des aliments adaptés, sains et nutritifs en vertu d’accords et de prix justes pour la production et les échanges locaux.

L’esprit mécaniste qui domine nos sociétés, crée des bénéfices sociétaires et personnels. Les grandes sociétés et les multimillionnaires qui ont déclaré la guerre à la Terre et ont créé les principales crises du monde, se préparent maintenant à l’intensification de l’agriculture industrielle à travers la digitalisation et l’intelligence artificielle. Ils sont en train d’imaginer un futur pour l’agriculture sans agriculteurs, et un futur de faux aliments produits en laboratoires. Cela va approfondir la crise écologique, en détruisant la biodiversité et en majorant notre séparation de la Terre.

La nourriture est le lien avec la vie et vouloir faire la paix avec la Terre, cela commence par la nourriture. Nous revenons à la Terre quand nous prenons soin du sol et de la biodiversité. Souvenons- nous que nous sommes des humains parce que du sol (de l’« humus »). C’est seulement en travaillant de concert avec la Terre, cerveaux, cœurs, et mains créant à l’unisson, que nous pourrons la protéger et qu’elle pourra nous pourvoir nous et les autres espèces, d’aliments sains.

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Questions for this article:
 
What is the relation between movements for food sovereignty and the global movement for a culture of peace?

How can we work together to overcome this medical and economic crisis?

(. . . suite)

Comme notre expérience nous l’a prouvé, et en accord avec d’autres organisations et réseaux de conscientisation sur la Terre pour la Liberté des Semences et la Liberté des Aliments, les systèmes d’aliments organiques locaux et biodiversifiés régénèrent les sols, l’eau et la biodiversité, et fournissent des aliments sains pour toutes et tous et renforcent le système immunologique humain. La richesse de la biodiversité dans nos forêts, nos fermes, nos aliments et notre microbiote intestinal connectent la planète et ses diverses espèces, y compris les êtres humains. Ainsi la santé se transforme en fil conducteur, tout comme nous le montre aujourd’hui la maladie du coronavirus.

La guerre contre la Terre est une guerre contre l’avenir de l’humanité.

Toutes les urgences qui menacent la vie de notre temps prennent racine dans une vision mécaniste, militariste et patriarcale du monde, dans laquelle les humains sont séparés de la nature, sont les propriétaires d’une Terre où ils peuvent manipuler et contrôler d’autres espèces réduites à des objets liés à des bénéfices. Ce modèle économique voit dans les limites écologiques et éthiques des obstacles à éliminer pour garantir bénéfices et pouvoirs effrénés des grandes sociétés.

Les prédictions scientifiques indiquent que si nous n’arrêtons pas cette guerre anthropogénique contre la Terre et son espèce, nous détruirons sous peu les conditions favorables ayant permis aux humains d’évoluer et de survivre. La cupidité, l’arrogance et l’irresponsabilité humaines, nous conduisent vers la prochaine pandémie et finalement vers l’extinction.

La Terre reflète ce que nous sommes. Elle nous montre son interconnexion et nous appelle à commencer à reconnaître ses diverses intelligences vivantes : dans le réseau alimentaire du sol, dans les plantes et animaux et dans nos aliments. La Terre nous a envoyé cet invisible virus pour nous aider à faire le pas et à créer une nouvelle civilisation planétaire et écologique basée sur l’harmonie avec la nature ; à l’heure actuelle c’est un impératif pour notre survie.

Notre résolution

En signant ce manifeste nous nous engageons, comme coalition planétaire, à exercer pression et exhortation sur les autorités et représentants des gouvernements de chacun de nos pays, de chacune de nos villes et communautés, de chacun de nos villages, pour qu’ils abandonnent ce paradigme écocide qui actuellement régit nos modèles de productivité en faveur d’un paradigme dans lequel la responsabilité écologique et la justice économique soient fondamentales pour créer l’avenir heureux et la saine survie de l’humanité.

La véritable action pour le changement climatique signifie de laisser loin derrière, notre civilisation basée sur le pétrole et son extraction avaricieuse, et d’initier une nouvelle ère d’interconnexion et de protection de la Terre. Nous demandons l’appui concerté des communautés, territoires et nations qui placent l’écologie au centre d’un paradigme d’une nouvelle et juste économie de la protection et du soin de la Terre.

En ce Jour de la Terre, demandons des excuses pour le mal que nous avons causé à la Terre avec cette illusion de la séparation, créant des paradigmes violents et des outillages qui ont fait la guerre contre Elle. Sachons apprécier sa magnificence et sa beauté qui élèvent nos esprits et engageons- nous à faire la paix avec la Terre et toutes ses espèces en co-créant avec elle sur la base de ses lois de la vie.

La Terre nous a donné un clair message à travers la pandémie du Coronavirus. Il est de notre impératif moral de profiter de ce moment dans le temps pour faire une transition vers une civilisation écologique pour que nous semions les semences d’un futur commun pour l’humanité et tous les êtres.

Ensemble, nous nous élevons en tant qu’enfants de la Terre!

Un appel à l’action- une planète, Un salut

Il est l’heure d’abandonner nos systèmes économiques intensifs en ressources et bénéfices qui ont créé des ravages dans le monde, altérant les écosystèmes de la planète et excavant les systèmes de santé, justice et démocratie de la société.

La pandémie du coronavirus et en conséquence l’effondrement économique mondial, tout comme l’effondrement des vies et des moyens de subsistance de millions de personnes nous appellent à prendre des mesures urgentes.

Préparons-nous pour une récupération de l’après virus dans laquelle la santé et le bien être de tous les peuples et de la planète soient le centre de toutes les politiques soient le centre de toutes les politiques gouvernementales et institutionnelles, la construction de communautés et l’action civique.

Les actions pour semer les nouvelles semences d’une Démocratie de la Terre incluent :

> Promouvoir et protéger la richesse de la biodiversité dans nos forêts, nos fermes et nos aliments pour empêcher la destruction de la Terre et la sixième extinction de masse.

> Promouvoir les aliments locaux, biologiques et sains à travers des systèmes locaux biodiversifiés et des cultures et des économies de protection (marchés d’agriculteurs, bio-districts).

> Ne plus subventionner l’agriculture industrielle et les systèmes insalubres qui créent plus de maladies. Les subventions publiques doivent se réorienter vers des systèmes basés sur l’agroécologie et la conservation de la biodiversité, qui procurent des bénéfices pour la santé et protègent les biens communs.

< Mettre fin aux subventions et aux nouveaux investissements dans le secteur des combustibles fossiles, y compris les entrées agricoles basées sur des combustibles fossiles, comme s’agissant d’une vraie action climatique.

< Arrêter de favoriser la nourriture « poubelle » industrielle et les systèmes d’aliments insalubres, ultra dénoncés, basés sur des produits basiques toxiques et nutritionnellement creux.

< Mettre fin aux monocultures, à la manipulation génétique des plantes, et à l’élevage industriel d’animaux, qui développent une résistance aux antibiotiques et propagent des facteurs pathogènes.

< Empêcher la déforestation qui s’étend exponentiellement à travers les monocultures industrielles en faveur de Sociétés. Les forêts sont les poumons de la Terre.

< Pratiquer une agriculture durable basée sur l’intégration de la diversité des cultures, arbres et animaux.

< Sauver, cultiver et reproduire des variétés de semences traditionnelles pour sauvegarder la biodiversité. C’est nécessaire de les conserver non comme pièces de musée en banques de germoplasma mais comme banques de semences vivantes qui fonctionnent comme base d’un système de protection de la santé.

< Créer des zones, communautés, fermes, et systèmes alimentaires libres de poisons.

< Introduire des politiques pour évaluer les coûts des atteintes à la santé et à l’environnement causés par les produits chimiques et promouvoir le principe selon lequel « qui contamine, paie » !

< La santé doit être prioritaire sur les intérêts des entreprises qui utilisent des produits chimiques pour l’alimentation et l’agriculture. Le principe de précaution doit être promu.

< Transition de la globalisation à la localisation et rendre permanente la déglobalisation. Empêcher la prise de possession des Sociétés en ce qui concerne l’alimentation et la santé.

< Introduire des économies circulaires locales qui augmentent le bien être et la santé des personnes.

< Créer des Jardins d’Espoir, des Jardins de Santé, partout, – dans les communautés, les écoles, les prisons, les hôpitaux, à la ville, à la campagne.

< Abandonner la « croissance » et le PIB comme mesures de santé de l’économie. Le PIB se base sur l’extraction des ressources de la nature et la richesse de la société.

< Adopter le bien être des citoyens comme mesure de la santé de l’économie. Nous espérons que vous vous unirez à nous dans cette transformation pour l’espoir et la protection de la Terre.

Pour aider, utilisez ce lien et invitez vos amis et réseaux à agir.

* * * * * * * *

* La coalition planétaire comprend, entre autres, Navdanya International,  Naturaleza de Derecho, Health of Mother Earth Foundation, Ifoam, Regeneration International, Third World Network, International Forum on Globalization, Biovision, Sarvodaya Movement, SAM-Sahabat Alam Malaysia and CAP-Consumers Association of Penang, Council of Canadians, Initiative for Health and Equity, Diverse Women for Diversity, Isde-International Society of Doctors for the Environment, Terra de Direitos, Conamuri – Organización de Mujeres Campesinas e Indígenas, Acción Ecológica.  Des leaders renommés, des scientifiques et des écologistes se joignent également à l’appel, notamment Vandana Shiva, Nnimmo Bassey, Fernando Cabaleiro, Jerry Mander, Adolfo Perez Esquivel, Maude Barlow, André Leu, Hans R Herren, Satish Kumar.

Amnesty International: Comment les droits humains peuvent aider à nous protéger de COVID-19

DROITS DE L’HOMME .

Un article de Amnesty International

La manière dont les gouvernements décident de répondre à la pandémie de COVID-19 aura un impact sur les droits fondamentaux de millions de personnes.

Amnesty International suit de près les réponses des gouvernements à cette crise. Ce sont là des circonstances extraordinaires, mais il est important de se rappeler que le droit relatif aux droits humains est toujours en vigueur. En effet, cela nous aidera à traverser cette crise tous ensemble.

Voici un rapide tour d’horizon de la manière dont des droits humains peuvent aider à nous protéger, et des obligations des gouvernements en lien avec cette pandémie.

Droit à la santé

La plupart des gouvernements ont ratifié au moins un traité relatif aux droits humains qui les oblige à garantir le droit à la santé. Entre autres choses, cela signifie qu’ils ont l’obligation de prendre toutes les mesures nécessaires pour la prévention, le traitement et le contrôle des maladies.

Dans le contexte d’une épidémie qui se propage, cela signifie veiller à ce que des soins, des biens et des services de prévention soient disponibles pour toutes et tous.

À Hong Kong, l’un des premiers endroits frappés par le COVID-19, une ONG locale a noté que près de 70 % des familles à faible revenus ne pouvaient pas se permettre d’acheter l’équipement de protection recommandé par le gouvernement, notamment des masques et du désinfectant. Si les États recommandent l’usage de ces équipements, ils doivent s’assurer que tout le monde puisse y accéder.

Accès à l’information

C’est un aspect essentiel du droit à la santé, mais nous avons déjà pu observer des gouvernements qui l’ignoraient.

En décembre 2019, des médecins à Wuhan, en Chine, là où le virus a fait son apparition, ont fait part à leurs collègues de leurs craintes au sujet de patients présentant des symptômes respiratoires. Ils ont immédiatement été réduits au silence et sanctionnés par les autorités locales pour « propagation de rumeurs ».

Pendant ce temps, dans l’État de Jammu-et-Cachemire, les autorités ont ordonné la poursuite des restrictions des services Internet, malgré l’augmentation du nombre de cas. Cela rend l’accès très difficile pour la population aux informations vitales sur la prévalence et la propagation du virus, ainsi que sur les moyens pour se protéger.

Tout le monde a le droit d’être informé sur la menace que représente le COVID-19 sur sa santé, sur les précautions à prendre pour atténuer les risques, et sur les mesures prises pour répondre à la crise. Si ce n’est pas garanti, cela affaiblit la réponse en matière de santé publique et met la santé de tout le monde en danger.

Droit au travail et droit du travail

Les personnes occupant des emplois précaires sont affectées de manière disproportionnée par la pandémie, qui commence déjà à avoir un impact colossal sur la population et sur l’économie. Les travailleurs et travailleuses migrants, les personnes qui travaillent dans l’économie des petits boulots, et les personnes du secteur informel sont plus susceptibles de voir leur droit au travail et leur droit du travail affectés négativement, en conséquence du COVID-19 et des mesures prises pour le contrôler.

(Cliquez ici pour une version espagnole de cet article, ou ici pour une version anglaise.)

Question(s) related to this article:
 
How can we work together to overcome this medical and economic crisis?

Les gouvernements doivent veiller à ce que tout le monde ait accès à la sécurité sociale, y compris à des arrêts maladie, des soins de santé et des congés parentaux, dans les cas où des personnes ne seraient pas en mesure de travailler à cause du virus. Ces mesures sont également essentielles pour aider la population à respecter les mesures de santé publique mises en place par les États.

Les professionnels de la santé sont en première ligne de cette pandémie, et continuent de fournir des services malgré les risques personnels pour eux et leurs familles, et les gouvernements sont tenus de les protéger. Ces obligations comprennent le fait de fournir des équipements de protection personnelle adaptés et de bonne qualité, des informations, des formations et un soutien psycho-social à tout le personnel d’intervention. Des personnes travaillant dans d’autres secteurs, notamment le personnel pénitentiaire, ont également un risque d’exposition au virus élevé, et doivent être protégées.

Impact disproportionné sur certains groupes

Tout le monde peut attraper le COVID-19, mais certains groupes semblent être plus susceptibles de développer une version grave de la maladie et d’en mourir. Les personnes âgées et les personnes ayant des problèmes de santé prééxistants sont notamment concernées. Il est également probable que d’autres groupes marginalisés, comme les personnes vivant dans la pauvreté, les personnes en situation de handicap et les personnes en détention, dont les personnes migrantes et demandeuses d’asile, soient confrontés à des difficultés supplémentaires pour se protéger et accéder à des traitements.

Par exemple, les personnes sans domicile auront plus de difficulté à s’auto-isoler, et les personnes qui n’ont pas accès à des installations sanitaires adéquates auront un risque plus élevé de contracter le virus.

Au moment de concevoir les réponses au COVID-19, les États doivent veiller à ce que les besoins et les expériences des groupes spécifiques soient pris en compte.

Stigmatisation et discrimination

Selon les médias, les personnes originaires de Wuhan ont été confrontées à un harcèlement et une discrimination généralisés en Chine. Elles ont notamment été rejetées d’hôtels ou barricadées dans leur propre appartement, et les informations personnelles de certaines personnes ont été divulguées sur Internet.

En outre, de nombreuses informations font état d’actes xénophobes hostiles aux Chinois et aux Asiatiques dans d’autres pays, notamment de la part du président des États-Unis Donald Trump qui désigne régulièrement le COVID-19 sous le nom de « virus chinois ». À Londres, un étudiant de Singapour a été frappé violemment lors d’une attaque à caractère raciste. Il n’y a aucune excuse pour le racisme ou la discrimination. Les gouvernements du monde entier doivent adopter une politique de tolérance zéro à l’égard des attaques racistes contre toute personne.

Pendant ce temps, le président Donald Trump a utilisé la pandémie pour justifier ses politiques racistes et discriminatoires, et il prévoirait une interdiction généralisée de toute traversée de la frontière mexicaine par des demandeurs d’asile.

Une telle interdiction de l’asile irait à l’encontre des obligations légales du pays au regard du droit national et international, et ne servirait qu’à diaboliser les personnes en quête de sécurité. En 2018, une interdiction similaire avait été déclarée illégale par tous les tribunaux qui l’avaient examinée.

En outre, en période de crise sanitaire, les gouvernements doivent agir  pour protéger la santé de toutes les personnes et veiller à ce que tout le monde ait accès aux soins et à la sécurité, sans subir de discriminations. Cela doit également inclure les personnes en mouvement, peu importe leur situation au regard de la législation sur l’immigration.

Le monde n’a qu’un seul moyen de combattre cette épidémie : la solidarité et la coopération au-delà des frontières. Le COVID-19 doit nous unir, pas nous diviser.

(Merci à Good News Agency pour avoir nous informer de cet article.)

Le monde a besoin de solidarité. Prenez part à #ONU75 !

TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Une enquête des Nations Unies

L’Organisation des Nations Unies fête son 75e anniversaire à un moment où le monde est en proie à de profonds bouleversements, aggravés par une crise sanitaire mondiale sans précédent qui a de graves répercussions économiques et sociales. En sortirons-nous plus forts et mieux parés pour travailler ensemble ? Ou, au contraire, la méfiance et l’isolement vont-ils encore s’accroître ? L’année 2020 doit être celle du dialogue, celle où, constitués en famille humaine, nous entreprendrons, ensemble, d’examiner nos priorités et de rechercher les moyens de bâtir un avenir meilleur pour tous.

POURQUOI LE FAIRE MAINTENANT ?

La Covid-19 nous rappelle, cruellement, combien il est nécessaire de coopérer par-delà les frontières, les groupes et les générations. Notre riposte déterminera la vitesse à laquelle le monde se remettra de cette crise ; elle conditionnera la réalisation des objectifs de développement durable et la prise en charge des défis urgents – de la crise climatique aux pandémies, en passant par les inégalités, les nouvelles formes de violence et l’évolution rapide des technologies et de nos populations.

Or, alors même que nous avons, plus que jamais, besoin d’une action collective, le soutien à la coopération mondiale flanche. Dans de nombreux pays, la confiance publique dans les institutions traditionnelles est en déclin et les relations entre les pays sont mises à rude épreuve. Cette pandémie va-t-elle unir le monde ? Ou va-t-elle conduire à une plus grande défiance ? Le dialogue – et l’action – à l’échelle mondiale sont plus urgents que jamais.

QUE FAIT ONU75 ?

En janvier 2020, nous avons lancé notre initiative de dialogue mondial, et des discussions se sont tenues en tous lieux, des écoles aux conseils d’administration, à travers le monde. Pour assurer une diffusion aussi large que possible, nous avons noué des partenariats avec des organisations de jeunes, de la société civile, des milieux d’affaires et des médias, et nous avons créé une enquête à laquelle il est rapide et aisé de répondre, en une minute.

Nous avons toujours insisté sur la participation en ligne, dans le cadre de dialogues virtuels et sur les réseaux sociaux, et nous le faisons encore plus dans le contexte de la Covid-19. Nous travaillons également avec nos partenaires pour transposer dans l’espace numérique les manifestations prévues et pour trouver des moyens novateurs d’y faire participer le public, conformément aux directives de l’OMS et aux réglementations sanitaires locales.

POURQUOI PARTICIPER ?

Il est vital de faire entendre sa voix en ce moment crucial pour le monde. Vos avis, vos craintes et vos idées seront présentés aux dirigeantes et dirigeants mondiaux et aux hauts responsables de l’Organisation lors de la célébration officielle du 75e anniversaire de l’ONU à l’Assemblée générale des Nations Unies, en septembre 2020. Après septembre, des groupes du monde entier se retrouveront pour examiner la meilleure manière de faire avancer les priorités et les propositions ainsi rassemblées.

Chaque conversation est une occasion d’encourager les participants à prendre des initiatives à leur niveau, à la suite de ce qu’ils ont entendu et appris. Ces conversations peuvent conduire à des prises de conscience et fournir des données factuelles dont les organisations nationales et internationales pourront se servir dans la pratique. Les conclusions peuvent par exemple inspirer de nouvelles formes de programmes, d’investissements, de partenariats et de campagnes. L’équipe d’ONU75 est en passe de mettre au point une plateforme mondiale qui permettra de diffuser les principales conclusions des débats.

COMMENT PARTICIPER ?

* Répondez à notre enquête d’une minute et faites-la circuler largement : www.un75.online.

* Consultez la boîte à outils ONU75, qui oriente sur les moyens de participer à la discussion, d’encourager la conversation et d’amplifier les messages, à travers les voies de communication et dans les collectivités, pour s’exprimer et se faire entendre. Nous ajouterons d’autres informations sur les dialogues en ligne dans les prochains jours.

* Suivez @JoinUN75 et #ONU75 dans les médias sociaux (Twitter, Facebook, Instagram) et ajoutez votre voix aux témoignages de celles et ceux qui ont déjà participé.

(Cliquez ici pour une version anglaise ou cliquez ici pour une version espagnole.

Question for this article

 

How can we work together to overcome this medical and economic crisis?

ENQUÊTE D’UNE MINUTE

Le monde dans lequel nous vivons est en pleine mutation : les changements climatiques se font à grande vitesse et de grands bouleversements technologiques et démographiques ont lieu. Nous sommes exposés à de nouveaux risques dus aux inégalités croissantes, aux conflits de longue durée et aux nouvelles formes de violence. Seule une coopération transfrontière, intersectorielle et intergénérationnelle nous permettra de faire face à ces changements et de concrétiser le projet que nous avons en commun de bâtir un monde plus sûr, plus juste et plus durable.

En répondant à cette enquête, vous nous aiderez à mieux réagir face à ces changements. Et nous serons mieux à même de concrétiser nos aspirations à un avenir meilleur pour 2045 – année du centenaire de l’ONU.

Dans l’ensemble, pensez-vous qu’en 2045 les gens vivront mieux, moins bien ou comme aujourd’hui ?

Mieux qu’aujourd’hui
Comme aujourd’hui
Moins bien qu’aujourd’hui

Imaginez le monde dans 25 ans ; choisissez parmi les éléments suivants les trois qui vous tiennent le plus à cœur ?

Plus de respect pour les droits de la personne
Moins de conflits
Moins d’inégalités entre pays
Une meilleure protection de l’environnement
Une meilleure gestion des migrations internationales
Une consommation et une production plus durables
Moins d’inégalités dans les pays
Un meilleur accès à l’éducation
Un meilleur accès aux soins de santé
De meilleures perspectives d’emploi
Une plus grande égalité entre femmes et hommes

Selon vous, lesquelles de ces tendances observées à l’échelle mondiale affecteront le plus notre avenir ? (Choisissez-en TROIS au maximum.)

La rapidité des changements démographiques (plus de personnes vivant dans les villes, vieillissement de la population, etc.)

Les risques liés aux nouvelles technologies (confidentialité des données, conséquences pour l’emploi, etc.)

Les migrations et les déplacements forcés (personnes fuyant les conflits ou les catastrophes, etc.)

Les risques liés à la santé (pandémies, résistance accrue aux antibiotiques, etc.)

La rupture des relations entre certains pays

Les risques liés au terrorisme

Les changements climatiques et les questions environnementales (pollution, déforestation, etc.)

Les conflits armés et les violences à caractère politique

Les armes nucléaires et autres armes de destruction massive

La cyberguerre et les nouvelles formes d’armement (armes dotées d’intelligence artificielle, etc.)

La criminalité organisée (traite des êtres humains, etc.)

Face à ces tendances, dans quelle mesure les pays doivent-ils coopérer ?

C’est essentiel
C’est très important
C’est assez important
C’est peu important
Ce n’est pas important du tout

Face à ces tendances observées dans le monde entier, quel conseil donneriez-vous au Secrétaire général de l’ONU ?
(140 caractères) – OPTIONNEL

Déclaration du Bureau International de la Paix à l’Occasion du Sommet du G20 : Investissons dans la Sante Plutot que dans la Militarisation !

DESARMAMENT & SECURITE .

Une communiqué de presse du Bureau Internationale de la Paix

La plus ancienne ONG pour la paix au monde, le Bureau Internationale de la Paix (BIP), lauréate du prix Nobel, a appelé les dirigeants mondiaux du G20 qui se réunissent par des moyens virtuels cette semaine, à envoyer un message de paix et de solidarité au monde alors qu’ils font face à l’urgence sanitaire mondiale.

C’est le moment d’ouvrir une nouvelle page dans les relations mondiales, de mettre de côté les tensions géopolitiques, de mettre fin aux guerres par procuration, de négocier des cessez-le-feu dans les nombreux conflits à travers le monde, pour se consacrer entièrement à un effort de solidarité mondiale sans précédent.

Nous devons lever l’ombre de la guerre et de la confusion militaire qui a entaché la coopération mondiale ces dernières années et œuvrer pour que règne un esprit de paix et de solidarité.

Le BIP a depuis longtemps attiré l’attention mondiale sur l’inquiétante accélération de la course aux armements.

Nos communautés paient le prix fort pour cette course aux armements qui a détourné les ressources qui auraient du être consacrées aux besoins essentiels de santé et de bien-être des populations.

Nous payons tous un lourd tribut pour un leadership défaillant et des pratiques mal placées dictées par le marché qui ont affaibli nos moyens de faire face à cette urgence qui frappe encore plus durement les plus faibles.

En finir avec le stress lié aux soins de santé.

Nous constatons maintenant les conséquences d’un sous-investissement dans les infrastructures de santé, les hôpitaux et le personnel. Les hôpitaux sont surchargés, les infirmières sont épuisées, les matériaux sont rares, et les médecins doivent prendre des décisions terribles sur le choix de vie ou de 2 mort de patients à cause du nombre limité de respirateurs disponibles. Les médecins et tout le personnel de santé sont pénalisés par l’irresponsabilité des décisions politiques et économiques passées.

Partout dans le monde, les systèmes de santé atteignent les limites de leur force et le personnel héroïque de première ligne subit une pression énorme.

L’urgence du coronavirus montre dans quel état d’affaiblissement nos sociétés se trouvent pour protéger les personnes: un monde motivé par la financiarisation, les profits des actionnaires et l’austérité, a affaibli notre capacité à défendre le bien commun et a mis la vie humaine en danger à l’échelle mondiale.

Les employés qui craignent de perdre leur emploi et leur revenu sont tentés de se rendre au travail, même malades. Les personnes âgées sont vulnérables et ont besoin d’aide.

La privatisation, les mesures d’austérité, dictées par le système néolibéral ont amené les services de santé locaux, régionaux et nationaux au bord de l’effondrement.

Au cours des deux dernières décennies, le nombre de médecins travaillant dans le système de santé a été réduit d’un tiers dans les pays d’Europe occidentale. En Italie, le budget de la santé a été réduit de 37 milliards d’euros ces dernières années.

L’OMS prévient que nous ferons face à une pénurie de 18 millions de travailleurs de la santé d’ici 2030.

Les municipalités ont un besoin urgent de soutien afin d’augmenter les effectifs disponibles. Et maintenant, ces politiques font des ravages, en particulier là où les hôpitaux ont été massivement fermés ces dernières années (ou privatisés) et dans certaines régions (en particulier rurales), cela a limité l‘accès aux soins de base.

Nous pouvons déjà tirer des leçons pour l’avenir:

* La santé est un droit humain pour les jeunes et les moins jeunes, pour toutes les personnes dans toutes les régions du monde.

* Les soins de santé et les soins infirmiers ne doivent jamais être réduits ou subordonnés à la recherche du profit par le biais de la privatisation.

* Tout le personnel de santé a droit à des conditions de travail décentes et à un investissement continu dans leur formation.

Il est temps de mettre en œuvre un nouveau contrat social mondial.

Au fur et à mesure que les heures passent, l’ampleur de la crise devient plus claire.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(cliquez ici pour une version anglaise de cet article ou ici pour une version espagnole.)

Question related to this article:

 

How can we work together to overcome this medical and economic crisis?

(. . . suite)

Cette semaine, l’Organisation Internationale du Travail a rendu compte des conséquences sur le marché du travail:

* Une perte potentielle de 25 millions d’emplois, plus que ceux perdus lors de la crise financière de 2008.

* La pauvreté au travail devrait augmenter considérablement, ce qui pourrait toucher jusqu’à 35 millions de personnes supplémentaires

* Les pertes de revenus pour les travailleurs pourraient atteindre 3,4 milliards de dollars.

Nous soutenons les efforts du mouvement syndical aux niveaux mondial, régional et national dans son appel à un nouveau contrat social.

Nous soutenons leur appel à des mesures et des ressources économiques pour protéger les emplois, les revenus, les services publics et le bien-être des personnes.

Cela nécessite un engagement de la part du monde des affaires pour garder les gens au travail et le soutien que le gouvernement promet aux entreprises doit être subordonné à leur adhésion au contrat social pour la sécurité de l’emploi et les revenus.

G20: Priorité au désarmement.

Le monde dépense 1800 milliards de dollars en dépenses militaires chaque année et devrait dépenser 1 billion de dollars en nouvelles armes nucléaires au cours des 20 prochaines années.

Les exercices militaires mondiaux coûtent plus d’un milliard de dollars chaque année, la production et les exportations d’armes sont en augmentation dans les principales économies du monde. Le G20 ne peut pas balayer ces faits sous le tapis.

Les dépenses militaires sont 50% plus élevées aujourd’hui qu’à la fin de la guerre froide. Elles s’élèvent à 1800 milliards de dollars par an, alors que l’OTAN exige encore de nouvelles contributions de ses membres.

Le G20 est responsable de 82% des dépenses militaires mondiales, il est responsable de presque toutes les exportations d’armes et détient 98% des bombes nucléaires du monde. Le G20 est une plateforme qui rassemble les intérêts des principaux acteurs de la course mondiale aux armements.

De plus, des milliards sont dépensés pour la recherche militaire, de l’argent qui serait mieux investis dans la santé et les besoins humains et la recherche pour lutter contre le changement climatique mondial.

La militarisation n’est pas la bonne voie à suivre, elle alimente les tensions, augmente les risques de guerre et aggrave des rivalités nucléaires.

L’architecture politique mise en place pour contrôler l’expansion et le désarmement nucléaire est ignorée ou affaiblie.

Le Bulletin des scientifiques atomiques qui évalue chaque année l’horloge de l’apocalypse nucléaire publié en février 2020 a avancé les aiguilles à 100 secondes avant minuit, l’heure fatidique, au plus près de minuit en 70 ans d’histoire. Les dirigeants mondiaux doivent remettre le désarmement et la paix au centre de l’élaboration des politiques.

Ils doivent élaborer un nouvel agenda pour le désarmement qui inclut l’interdiction des armes nucléaires, et nous appelons une fois de plus les gouvernements à signer le traité TPNW.

Sans cela, nous handicapons notre lutte contre les futures pandémies, pour éliminer la pauvreté, la faim, pour fournir une éducation et des soins de santé pour tous et la réalisation des objectifs des ODD 2030.

Le désarmement est l’une des clés de la grande transformation de nos économies, pour que les êtres humains et non le profit soient la plus haute valeur; des économies dans lesquelles les défis écologiques – surtout la crise du changement climatique – seront résolus et la justice sociale mondiale sera notre but.

Avec le désarmement, la mise en œuvre des ODD, un contrat social mondial et un nouvel accord de green-deal mondial pour la paix, nous pouvons relever les défis de la pandémie de coronavirus.

Nous avons appris de l’histoire de notre propre organisation et de nombre de nos organisations membres: dans de telles crises, la démocratie doit être défendue par-dessus tout, et elle doit être défendue contre des États de plus en plus autoritaires.

Nous appelons à une culture de la paix. Un chemin pacifique signifie que nous avons besoin d’une stratégie mondiale, d’un contrat social mondial, d’une coopération mondiale pour assurer un soutien planétaire aux populations. Ce sera la solidarité humaine du 21e siècle – pour et avec le peuple.

L’BIP est désireux et capable de travailler à l’établissement de cette voie pacifique – en collaboration avec des partenaires du monde entier.

C’est pourquoi nous disons qu’une initiative du G20 pour passer d’une culture de militarisation à une culture de paix est à la fois urgente et vitale.

Journée internationale des femmes 2020

. EGALITE HOMMES/FEMMES .

An article from UN Women

Les droits des femmes et l’égalité des sexes vont occuper le devant de la scène en 2020.

Vingt-cinq ans après l’adoption de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing – une feuille de route pour favoriser l’égalité des sexes – le moment est venu de faire le point sur les progrès accomplis et de combler les lacunes qui subsistent en prenant des mesures audacieuses et décisives.


Vidéo : Nous sommes de la #GénérationÉgalité

Le thème de cette année pour la Journée internationale des femmes (le 8 mars) est « Je suis de la Génération Égalité : Pour les droits des femmes et un futur égalitaire ».

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour l’article en anglais ou ici pour l’article en espagnol .)

 

Questions for this article:

Prospects for progress in women’s equality, what are the short and long term prospects?

(. . . suite)

La campagne Génération Égalité  rassemble des personnes de tous sexes, âges, ethnicités, races, religions et pays, afin qu’elles prennent des actions qui feront advenir un monde dans lequel règne l’égalité des sexes que nous méritons tous.

Ensemble, nous voulons nous mobiliser afin de mettre fin à la violence basée sur le genre ; nous lançons un appel en faveur de la justice économique et des droits pour toutes et tous ; de l’autonomie corporelle et de la santé sexuelle et reproductive et des droits ; et de l’action féministe pour la justice climatique. Nous voulons utiliser la technologie et l’innovation pour favoriser l’égalité des sexes et le leadership féministe.

Les petites actions peuvent créer des impacts importants dans l’avènement de cette vision. À l’occasion de la Journée internationale des femmes, joignez-vous à la #GénérationÉgalité et participez au mouvement.

Déclaration de Mme Phumzile Mlambo-Ngcuka, Directrice exécutive d’ONU Femmes à l’occasion de la Journée internationale des femmes.

Dans sa déclaration à l’occasion de la Journée internationale de la femme (8 mars), la directrice exécutive d’ONU Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka, souligne que 2020 est l’année pour l’égalité des sexes et réclame détruire les obstacles persistants à l’égalité des sexes.

Le 12ème forum international peace and sport s’est conclu avec succès

. . PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE .

Un article de Peace and Sport

La 12ème édition du Forum International Peace and Sport s’est tenue du 11 au 13 décembre en Principauté de Monaco. Sur le thème « Investir pour la paix, Agir par le sport », le Forum a réuni 500 décideurs venus de 90 pays, 53 conférenciers de haut niveau, 10 Lauréats des Awards Peace and Sport et 40 Champions de la Paix, pour identifier et partager des solutions pour transformer les sociétés et laisser un héritage durable aux générations futures.

L’événement a débuté mercredi 11 décembre par trois débats et une table ronde ministérielle qui ont permis aux participants de partager les expériences et débouchant sur la conclusion de partenariats avec l’UNESCO, la Fondation Princesse Charlène de Monaco et la National Football League Alumni Association.

Le 12 décembre et pour marquer les 10 ans de leur club, les Champions de la Paix ont lancé un appel à l’action à travers un  manifeste e n 10 points dans lequel ils s’engagent à contribuer à transformer la société. Trois sessions plénières et deux master-class passionnantes ont été nourries par une collaboration avec des organisations internationales telles que le Conseil de l’Europe, le Haut-Commissariat aux Réfugiés et le Comité International Olympique. Un programme « Jeunesse » élaboré en partenariat avec l’University of Western Cape, le Yunus Sport Hub, la Swiss Academy for Development et ENGSO Youth a offert aux 15 jeunes de 13 nationalités l’occasion d’exprimer leur point de vue et de faire des recommandations sur le sujet.

La conférence de presse a été marquée par le lancement officiel de l’appli « Peace and Sport » développé par My Coach. Cette solution digitale articule l’expertise des programmes terrain de Peace and Sport avec le savoir-faire digital du leader français du sport numérique My Coach pour proposer une façon innovante de promouvoir la paix grâce à des programmes sportifs progressifs et annuels.

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How can sports promote peace?

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A cette occasion, Joël Bouzou, Président-Fondateur de Peace and Sport et Pascal Granero, Directeur Administratif et Financier de la Fondation Princesse Charlène de Monaco ont annoncé la signature d’un partenariat de 4 ans avec la Fondation Princesse Charlène de Monaco pour mettre en commun leurs forces et contribuer au bien-être et au développement des enfants quelles que soient leurs origines et conditions, grâce aux valeurs positives du sport, notamment par le rugby et la natation.

De plus, Peace and Sport a également renouvelé son partenariat avec l’UNESCO afin de contribuer pleinement à la mise en œuvre du Plan d’Action de Kazan (PAK), largement reconnu comme essentiel à la coordination internationale de la contribution du sport à l’Agenda 2030. Cette coopération comprend plusieurs projets visant à sensibilisation des gouvernements, dont la célébration du « 6 avril » et le développement de la Méthodologie Peace and Sport.

Le capitaine sud-africain Siya Kolisi, Champion du monde en titre et premier capitaine noir des Springboks, a été le grand gagnant des Awards Peace and Sport lors d’une cérémonie prestigieuse qui s’est tenue jeudi soir, remportant le prix du Champion de l’année 2019. En présence de Leurs Altesses Sérénissimes le Prince Albert II de Monaco, Patron de Peace and Sport, et de la Princesse Charlène de Monaco, d’autres organisations ont été récompensées telles que la Fondation F.C. Barcelona, la Danone Nations Cup et le Comité national olympique de Bosnie-Herzégovine et les deux villes de Sarajevo et Sarajevo Est pour l’organisation du 14e Festival olympique d’hiver de la jeunesse européenne (FOJE).

Le Forum s’est terminé vendredi 13 décembre par un temps consacré à des rencontres entre participants afin que ces derniers interagissent et établissent des contacts dans l’optique de générer de nouvelles synergies et initiatives au service de la paix par le sport. Peace and Sport a alors signé un protocole d’accord avec la National Football League Alumni Association pour promouvoir le sport comme outil de développement social, en capitalisant sur la volonté des joueurs retraités de la NFL de s’investir auprès leur communauté locale.

Le Président-Fondateur de Peace and Sport, Joël Bouzou, a déclaré :

« Cette édition sans précédent du Forum International a démontré qu’investir pour la paix peut avoir un impact positif sur les entreprises tout en contribuant à créer des sociétés plus inclusives. Nous avons passé trois jours incroyables d’apprentissage et de partage. Les participants au Forum ont fortement manifesté leur désir de changement en faveur de la paix dans le monde. Je tiens à remercier chacun pour sa contribution et je suis ravi de bâtir sur les bases qui ont été posées ici. »

Didier Drogba, Vice-Président de Peace and Sport et Champion de la Paix, a ajouté :

« Ce Forum a permis d’amorcer une nouvelle façon de penser et d’agir. Il a réussi à mettre en lumière des initiatives qui, en retour, transformeront les sociétés et laisseront un héritage durable aux générations à venir. Le manifeste lancé par les Champions de la Paix s’ancre dans cette dynamique et reçoit déjà des échos favorables annonçant des actions concrètes en faveur de la paix. »