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Bulletin français 1 août 2018

. . . . . DEVELOPPEMENT DURABLE . . . . .

Le mois dernier, nous avions constaté les progrès du reboisement en Afrique avec l’évolution de la Grande Muraille Verte qui s’étend d’Ouest en Est, d’une part, et avec l’initiative Million Trees en Zambie. Auparavant, nous avions fait état du reboisement en Chine , au Pakistan et au Brésil.

Ce mois-ci, nous ajoutons des rapports sur l’initiative Greentrees Sequester en Amérique du Nord et le projet Defenders of the Forest à Madagascar. L’initiative Greentrees a reçu un prix de l’American Carbon Registry “en reconnaissance de la mise en œuvre exceptionnelle de la plus grande initiative de reforestation au monde en termes de volume de réductions d’émissions confirmées en haute qualité et en nombre de propriétaires fonciers et d’acres.”

Le projet de Madagascar est important parce que l’île est l’un des points chauds de la biodiversité les plus importants du monde avec la grande majorité de ses espèces de faune et de flore endémiques. Une grande partie de la faune sauvage de Madagascar est menacée, en particulier ses forêts humides. L’association Mitsinjo, composée des activistes locaux, embauche la jeunesse locale pour planter des arbres et conserver les animaux qui sont en danger d’extinction. L’association a des programmes d’éducation et de renforcement des capacités pour les communautés qu’elle soutient, y compris les écoles.

En même temps, le désinvestissement de combustibles fossiles continue de se renforcer. Nous avons déjà fait état d’initiatives pour une grande variété d’organisations locales et mondiales, incluant la Banque mondiale, des institutions catholiques, la Norvège et la ville de New York. Go Fossil Free, un groupe qui milite en faveur du désinvestissement, estime que des actions pour combustibles fossiles, de 6,15 billions de dollars ont été vendues depuis le début du mouvement en 2010.

Au Japon, qui a été l’un des plus grands financiers de la technologie du charbon au monde, Nippon Life Insurance, le plus grand assureur vie du Japon, avec 667 milliards de dollars d’actifs, a annoncé qu’il cesserait de financer les centrales électriques au charbon.

Ce mois-ci, nous voyons que le Parlement irlandais a voté pour vendre ses 370 millions de dollars d’investissements dans les combustibles fossiles “dès que possible”. Le vote de l’Irlande est particulièrement important parce qu’il reflète un changement majeur dans le mouvement de désinvestissement. Dans le passé le désinvestissement était entièrement motivé par des préoccupations morales – les institutions retiraient leur argent des compagnies pétrolières, gazières et houillères parce qu’elles ne voulaient pas contribuer à la destruction d’un climat stable. Désormais, le désinvestissement est de plus en plus perçu comme une initiative financière intelligente pour les investisseurs.

Peut-être le plus important de tout, il y a toujours des progrès dans les énergies renouvelables qui ne polluent pas l’atmosphère. Il y a quelques mois, nous avions signalé des investissements accrus dans l’énergie solaire en Chine, en Australie, en Suède, au Royaume-Uni et en Allemagne, y compris des voitures électriques et une autoroute solaire en Chine. Et ce mois-ci, nous voyons que l’Inde progresse vers le leadership dans l’énergie éolienne et solaire. Bien que les énergies renouvelables ne fournissent actuellement que 20% des besoins du pays, cela commence à changer en raison de considérations financières. La construction d’une nouvelle énergie renouvelable coûte moins cher que l’entretien de la plus grande partie de l’énergie électrique au charbon au pays, et encore moins que la construction de nouvelles centrales.

Enfin, pour une approche globale, nous pouvons vous recommander celle de l’agroécologie. Au Brésil, l’articulation nationale d’agroecologie réuni plusieurs centaines d’organisations d’agriculteurs, de femmes, d’artistes et de militants depuis plus de quinze ans afin de promouvoir un nouveau modèle de développement à partir des pratiques d’agricultures et d’utilisation du sol dans une perspective écologique et de bien commun centrée autour des savoirs et cultures traditionnelles et populaires.. La nature même de l’agroécologie est transversale et holistique. Si l’on prend les 17 objectifs de développement durable adoptés par les Nations Unies, on se rend compte que l’agroécologie en couvre la majorité: le climat, l’eau, la lutte pour l’égalité des genres, contre la pauvreté, contre la faim, le travail décent, etc.”

      

DÉVELOPPEMENT DURABLE



India strides towards clean energy leadership

DISARMAMENT ET SECURITÉ



Campaign Nonviolence National Convergence in Washington, DC this September 21-22, 2018

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



II World Forum on Urban Violence and Education for Coexistence and Peace: Madrid, 5-8 November

LIBERTÉ DE L’INFORMATION



Mauritanie: Création du Mouvement de la Jeunesse Consciente pour l’Emploi

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES



Les femmes à l’école de la construction d’une paix durable au Cameroun

DROITS DE L’HOMME



9th International Conference on Human Rights Education

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ



USA: A call to resist immigrant concentration camps

ÉDUCATION POUR LA PAIX



Peru: Law to promote the culture of peace and non-violence in basic education

Bulletin français 1 juillet 2018

“SLOW NEWS” D’AFRIQUE

Alors que les manchettes sont généralement pessimistes sur la paix, il y a eu deux moments forts qui nous donnent de l’espoir pour des solutions à deux des plus longues tensions internationales. En Corée, des résultats positifs proviennent de l’évaluation des sommets entre les Présidents des deux pays et le sommet des Présidents de la Corée du Nord et des États-Unis. De même, il y a quelques évaluations positives du rapprochement entre l’Éthiopie et l’Érythrée.

Parallèlement, il y a des «slow news» qui ne font pas les gros titres, mais qui se développent lentement et à un niveau profond. Ce n’est pas simplement la paix, mais plutôt une «culture de la paix».

Nous pouvons voir cela surtout en Afrique. Au cours des dernières décennies, l’Afrique a démontré son leadership avec la Commission Vérité et Réconciliation en Afrique du Sud et les Gacaca au Rwanda, et suivant les traces des combattants contre l’apartheid d’hier, elle a un grand potentiel pour continuer dans le futur. A CPNN, nous avons suivi ces développements pendant de nombreuses années. Celui-ci est notre cinquième bulletin consacré au développement de la culture de la paix en Afrique. Les bulletins précédents ont été publiés en mars 2016, décembre 2014, avril 2014 et août 2012.

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) a récemment tenu sa 766e réunion. Elle a été consacrée au «Paysage africain de la paix et de la sécurité d’ici 2023» . Les thèmes suivants ont été abordés: amélioration de la gouvernance, utilisation des missions d’observation des élections, gestion efficace des ressources naturelles, développement économique équilibré, inclusion des jeunes dans les processus de paix, et inclusion de la paix, unité dans la diversité et la tolérance dans les curriculums de l’éducation. CPNN suit les initiatives de paix de l’UA depuis 2011.

L’Union africaine a récemment annoncé que le secteur du tourisme soutient environ 21 millions d’emplois en Afrique d’une valeur de plus de 160 millions de dollars, dépassant les secteurs manufacturier et bancaire réunis. CPNN a déjà fait un reportage sur un événement majeur du tourisme pour une culture de la paix qui s’est tenu à Johannesburg, en Afrique du Sud, en janvier 2015 et nous suivons le développement du tourisme pour une culture de paix dans le monde.

La Grande Muraille Verte, une initiative de reboisement qui traverse tout le continent africain, est récemment de retour dans les médias avec l’annonce d’un financement substantiel de la Banque Mondiale, de l’Union Européenne et de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture. C’est encore un autre projet de l’Union africaine. CPNN a d’abord rapporté sur le Grand Mur Vert en 2011 quand il a été initié par Wangari Matthai, Lauréate du Prix Nobel de la Paix. Le projet est né d’un mouvement qu’elle avait lancé au Kenya en 1977.

Un autre projet de reboisement, l’initiative «Plant a million trees », est actuellement en cours en Zambie, plus au sud sur le continent africain. Jusqu’à présent, des pépinières ont été créées dans 12 écoles à Lusaka et le projet prévoit d’atteindre 720 écoles dans les deux prochaines années dans 60 districts du pays.

Les lecteurs de CPNN reconnaîtront la Fondation Felix Houghouet-Boigny, qui a récemment organisé un séminaire sur la culture de la paix à Yamoussoukro en Côte d’Ivoire. La Fondation était à l’origine de l’Initiative de l’UNESCO pour une culture de la paix en 1989, et CPNN était fier d’être invité en 2014 pour célébrer son 25e anniversaire. D’autres initiatives récentes de la Fondation comprennent une école pour la culture de la paix, un centre régional pour la culture de la paix et des clubs universitaires pour la paix et la non-violence.

Le Réseau panafricain des femmes pour la culture de la paix et du développement durable a récemment élu un nouveau président. Elle a annoncé que le réseau sera mis en place dans l’ensemble des neuf provinces du Gabon. CPNN a été témoin de la création du réseau en 2014.

De nombreuses initiatives de paix s’opposent à la propagation du terrorisme islamique en Afrique. Certains sont religieux, comme la Fondation Mohammed VI, basée au Maroc qui s’est réunie récemment en Côte d’Ivoire. Ils promeuvent “les sources originelles de l’Islam, qui est attaché à la paix, à la tolérance et à la coexistence pacifique dans la société”. D’autres initiatives sont laïques, telles que le Séminaire international post-Forum sur la paix et la sécurité en Afrique. Lors de sa récente réunion à Dakar, il a été présenté par un militant tunisien qui a appelé à une stratégie globale et multiforme, impliquant non seulement l’Etat mais aussi les populations en général.

La plus grande contribution de l’Afrique à la culture de la paix a été celle de Nelson Mandela. Ses contributions sont encore en cours de réalisation. Le ministre sud-africain des Relations internationales et de la Coopération, Lindiwe Sisulu, a annoncé que le prochain mandat de l’Afrique du Sud au Conseil de sécurité des Nations Unies sera consacré à l’héritage du président Mandela et à son engagement pour la paix. Lindiwe est la fille de Walter Sisulu, l’une des plus grandes militantes pacifistes sud-africaines et une proche camarade de Nelson Mandela dans la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud.

Bien que ces histoires sur la culture de la paix ne soient pas des «fast news», elles ont au moins été rapportées quelque part sur Internet en tant que «slow news». Cependant, nous devons imaginer que de nombreuses autres initiatives en faveur d’une culture de la paix ne se retrouvent jamais sur Internet, et que ce que nous voyons n’est que la partie émergée de l’iceberg. Nous sommes toujours à la recherche de reporteurs, donc si vous connaissez des initiatives qui ne soient ni reconnues, ni vulgarisées, qui sont donc passées sous silence, merci de nous les envoyer afin que nous puissions les publier sur CPNN.

      

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


South Africa: Sisulu – UN Security Council Tenure Will Be Dedicated to Mandela’s Legacy

DISARMAMENT ET SECURITÉ


Global community responds to recent positive progress in Ethiopia, Eritrea relations

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



US Conference of Mayors Resolution for Peace

DÉVELOPPEMENT DURABLE



En Amérique latine, l’agroécologie est une lutte profondément politique

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Réseau Panafricain des Femmes pour la Culture de la Paix et le Développement Durable : Pour une culture de la paix

DROITS DE L’HOMME



USA: “It’s Time for Moral Confrontation”: New Poor People’s Campaign Stages Nationwide Civil Disobedience

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ



Côte d’Ivoire: la Fondation Mohammed VI prône le retour aux sources de l’Islam à travers la doctrine achâarite

ÉDUCATION POUR LA PAIX



La culture de la non-violence bientôt au cœur des programmes scolaires libanais

Bulletin français 1 juin 2018

LA SOCIÉTÉ CIVILE PREND L’INITIATIVE

Deux grands événements internationaux pour la paix prévus pour mai et juin ont été annulés ou reportés ce mois-ci, ce qui a conduit la société civile à prendre le relais.

Nous faisons référance à la réunion de haut niveau entre les Présidents des États-Unis et de la Corée du Nord prévue pour le 12 juin et à la Conférence de haut niveau des Nations Unies sur le désarmement nucléaire qui devait s’ouvrir le 14 mai.

En Corée, l’Initiative des femmes Nobel s’est jointe à des milliers de femmes coréennes, du nord et du sud, pour réclamer la fin de la guerre de Corée, la réunification des familles et le leadership des femmes dans le processus de paix. Elles ont organisé des symposiums internationaux sur la paix à Pyongyang et à Séoul où elles ont écouté des femmes coréennes et partagé leurs expériences et leurs idées sur la mobilisation des femmes pour mettre fin à la guerre et aux conflits violents. Le 24 mai, Journée internationale de la femme pour la paix et le désarmement, ce sont avec 1200 femmes coréennes, qu’ils ont franchi avec succès la zone démilitarisée de environ 3,5 km (DMZ) qui sépare des millions de familles coréennes; c’est un acte symbolique fort de paix.

Comme les lecteurs de CPNN le savent d’après les bulletins de juillet, août et novembre 2017, la proposition d’une Conférence de haut niveau des Nations Unies sur le désarmement nucléaire faisait suite au traité historique des Nations Unies visant à interdire les armes nucléaires. La Conférence a été soutenue par les nations du Mouvement des pays non alignés. Cependant, il semble que la pression des États nucléaires les ait forcés à retirer leur parrainage et à reporter la conférence. Il semble maintenant que cela ne puisse jamais avoir lieu !

Bien que la conférence n’ait pas lieu, de nombreuses organisations prennent la défense du désarmement nucléaire. Dans CPNN ce mois-ci, nous publions des articles sur les initiatives de l’Association médicale mondiale, des femmes parliamentaires venant du monde entier, les activistes locaux opposant l’une des plus grandes installations nucléaires américaines et la Campagne américaine pour le respect du Traité d’interdiction nucléaire.

Le Conseil de l’Association médicale mondiale, réunissant les délégués de près de 40 associations médicales nationales réunies en Lettonie, a exprimé sa vive préoccupation face à la menace croissante de guerre nucléaire et a parlé des conséquences catastrophiques de ces armes sur la santé humaine et l’environnement. Ils ont exhorté tous les États à signer et à appliquer rapidement le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires.

49 femmes parlementaires du monde entier, sous les auspices de l’organisation, Parlementaires pour la non-prolifération nucléaire et le désarmement, ont lancé un appel, intitulé «Sécurité commune pour un monde durable et exempt d’armes nucléaires». Elles viennent des pays suivants: Kazakhstan, Îles Marshall, Autriche, Australie, Suisse, Finlande, Canada, Allemagne, Portugal, Nouvelle-Zélande, Suède, Bangladesh, Pays-Bas, Jordanie, Royaume-Uni, Norvège, États-Unis, Mexique, Chili et Costa Rica.

À Oak Ridge, au Tennessee, l’une des plus importantes installations de production nucléaire des États-Unis, des militants locaux ont recueilli suffisamment d’argent pour intenter une action en justice afin d’arrêter une nouvelle usine de traitement nucléaire. En même temps, ils ont transmis leur message contre les armes nucléaires à des réunions internationales et à l’Organisation des Nations Unies.

La Campagne américaine pour le respect du Traité d’interdiction nucléaire mobilise la société civile à tous les niveaux, individus, entreprises, communautés religieuses, écoles, organisations, villes et états pour se conformer au Traité d’interdiction des armes nucléaires. Leur objectif est de faire pression sur l’industrie des armes nucléaires et éventuellement forcer le gouvernement fédéral à mettre en œuvre le Traité d’interdiction des armes nucléaires.

Enfin, à un autre niveau, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a annoncé une nouvelle initiative pour le désarmement, axée sur trois priorités: les armes de destruction massive, les armes classiques et les nouvelles technologies sur le champ de bataille. Espérons que la pression en faveur du désarmement et de la paix venant du haut et du bas de l’État pourra faire avancer le progrès.

      

DISARMAMENT ET SECURITÉ



Women legislators release appeal for common security for a sustainable and nuclear-weapon-free world

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


Mapping Youth Involvement in Colombia’s Peace Process

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



Mexico: Congress Exhorts the City Councils to contribute to the culture of peace

DÉVELOPPEMENT DURABLE



Solar Leads Record Renewables Investment

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Women, Peace and Security Focal Points Network meets in Berlin to promote women’s role in peace processes

DROITS DE L’HOMME



The carnage against Gaza civilian protesters

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ



La prochaine vague de réfugiés des changements climatiques

ÉDUCATION POUR LA PAIX



Algérie: Société civile : Inculquer la culture de la paix aux enfants

Bulletin français 1 mai 2018

. Y A-T-IL DES PROGRÈS DE LA PAIX? .

Nous avons commencé les informations cette année avec les discussions de haut niveau entre la Corée du Sud et la Corée du Nord et leur participation conjointement aux Jeux olympiques d’hiver de PyeongChang. Cela s’est bien passé. “À PyeongChang, le monde est devenu un”, a déclaré Lee Hee-beom, chef du Comité d’organisation de PyeongChang. “Transcendant les différences de race, religion, nation et genre, nous avons souri ensemble, pleuré ensemble et partagé notre amitié.”

Les progrès en Corée se poursuivent ce mois-ci avec l’annonce que les dirigeants se sont serré la main dans la zone démilitarisée qui sépare les deux pays; ils se sont engagés à travailler pour dénucléariser la péninsule; et ils ont déclaré la fin officielle de la guerre de Corée. Selon les mots du président sud-coréen Moon Jae-In: “Kim Jong-un et moi avons déclaré ensemble qu’il n’y aurait plus de guerre dans la péninsule coréenne et un nouvel âge de paix a commencé”.

Le mois dernier, la lutte pour la justice pour le peuple palestinien a été concretisé par la courage de la jeune activiste Amed Tamimi. La lutte s’est amplifiée ce mois-ci alors que des milliers de Palestiniens participaient à un mois de marches non-violentes, la “Grande marche du retour.” Israël ne pouvait tolérer une telle manifestation massive et a utilisé des tireurs d’élite pour tuer les participants non armés. Le militant vétéran de la paix, Uri Avnery, compare cela aux atrocités britanniques contre Gandhi et ses partisans en Inde et aux attaques racistes contre Martin Lurther King et ses partisans en Alabama, et il nous rappelle que les Britanniques ont finalement dû quitter l’Inde.

Pendant ce temps, les Palestiniens n’abandonnent pas l’espoir, malgré les difficultés et la guerre, comme l’illustre le “Cinéma pour les enfants de Gaza:” “né d’un désir de créer un refuge pour les enfants … preuve de la magie du cinéma, soulager la souffrance et fournir de la lumière à l’un des endroits les plus sombres du monde.”

Aux Nations Unies, cette année a célébré la 62ème session de la Commission de la condition de la femme. A titre de suivi, nous publions de brèves interviews avec 15 de ses participantes venues des quatre coins du monde. Selon les mots de Sohini Shoaib de l’Inde, «les femmes se lèvent, et non seulement les femmes, mais aussi toutes les personnes qui se sentent réduites au silence».

Et finalement, les écoliers des États-Unis, qui sont descendus dans la rue le 24 mars pour protester contre la violence armée à la suite de la fusillade à l’école de Parkland, en Floride, ont poursuivi leur mobilisation. Le 20 avril, à l’occasion du massacre de l’école de Columbine (Colorado), les élèves ont de nouveau fait grève dans plus de 2 500 écoles du pays. Les élèves prévoient de continuer à se mobiliser pendant les vacances d’été cette année. Comme explique l’un des organisateurs, en s’adressant à son groupe d’étudiants, “Le changement arrive à travers la patience, et ce combat ne s’arrête pas après le 20 avril.”

Comme le remarque un commentateur, les manifestations étudiantes font partie d’un programme plus vaste visant à «cesser de nourrir la culture de la violence et du militarisme», ce qui comprend des programmes de formation dans les écoles pour préparer les étudiants à devenir officiers militaires.

Avançons-nous vers une culture de la paix? Seul le temps nous le dira.

      

DISARMAMENT ET SECURITÉ


“Our Dreams Are Coming True”: Peace Activists Celebrate as Korean Leaders Vow to Officially End War

LIBERTÉ DE L’INFORMATION




Les jeunes : acteurs pour la paix et la réconciliation nationale au Mali

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



7e édition du Festival international de danse et de musique de Thionck-Essyl : La culture pour la paix en Casamance

DÉVELOPPEMENT DURABLE



Latin American mayors meet in Costa Rica for development goals

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Voices from 62nd session of the Commission on the Status of Women (CSW62)

DROITS DE L’HOMME



Amnesty International: Israeli forces must end the use of excessive force in response to “Great March of Return” protests

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ



Palestine’s Great March of Return: A New Defiance Campaign

ÉDUCATION POUR LA PAIX



Dominican Republic: Integrating art subjects in centers helps create a culture of peace

Bulletin français 1 avril 2018

. . . . LA NOUVELLE GÉNÉRATION . . . .

Les infos ce mois-ci sont dominées par les actions de la nouvelle génération.

Aux États-Unis, le 14 mars, plus d’un million d’élèves dans plus de 3000 écoles ont quitté les classes pour protester contre la violence armée. Ils ont été inspirés par les survivants du massacre de 17 étudiants et employés à Parkland, en Floride, le mois précédent.

Chelsea, un lycéen, a expliqué: “Nous sommes ici pour protester contre la violence armée partout aux USA: les armes à feu ne résolvent pas les problèmes, elles les créent et évidemment, comme vous pouvez le voir, nous sommes tous très sensibles à cela. C’est quelque chose qui dure depuis trop longtemps. Si les adultes n’agissent pas, nous devons agir.”

Comme le dit Jayleen Flores, une autre étudiante du secondaire: “Une grande partie de cette démande consiste à montrer que notre génération va faire le changement parce que nous sommes l’avenir et que nous allons bientôt devenir des adultes. Donc c’est comme si c’était notre moment de vraiment nous faire voir et d’être entendus !”

Dix jours plus tard, le 24 mars, des jeunes ont pris la tête de plus de 800 événements «March For Our Lives» à travers les États-Unis, dont près d’un million à Washington, DC seul. Le moment le plus remarquable du rassemblement de Washington a eu lieu lorsque Emma Gonzalez, âgée de 17 ans, une survivante de la fusillade de Parkland, s’est adressée à la foule et a fait une pause de 6 minutes et 20 secondes – le temps qu’il a fallu pour tuer 17 de ses camarades de classe de Marjory Stoneman Douglas High School.

Dans ces manifestations de la jeunesse, les plus grandes des États-Unis depuis des décennies, les participants ont appelé les législateurs et le président Donald Trump à se confronter à la question de la vente libre des armes à feu. Les activistes se sont déployés dans la foule pour enregistrer des électeurs, en inscrivant des milliers de nouveaux. À Washington, Cameron Kasky, un lycéen de 17 ans, a déclaré à la foule: «Les politiciens doivent représenter le peuple ou partir. Soyez avec nous ou méfiez-vous, les nouveaux électeurs arrivent.”

Les photos illustrent le caractère historique des manifestations.

Les jeunes trouvent un soutien important dans leurs efforts pour changer les lois sur les armes à feu aux États-Unis. Les deux syndicats d’enseignants du pays soutiennent la grève des étudiants et les manifestations. De nombreux politiciens et stars d’Hollywood se sont joints aux manifestations. Une contribution particulièrement symbolique a été celle de l’équipe de football des Patriots de la Nouvelle-Angleterre qui a offert son avion pour transporter les étudiants de Parkland en Floride, à la manifestation de Washington.

Et il y a déjà des effets économiques importants. Les grandes entreprises annulent les rabais qu’elles offraient auparavant aux membres de la National Rifle Association. Et le plus vieux fabricant d’armes du pays, Remington, s’est déclaré en banqueroute.

Pendant ce temps, de l’autre côté du globe, c’est une adolescente de 17 ans, Amed Tamimi, qui est devenue la représentation héroïque de la résistance des Palestiniens à l’occupation israélienne. Elle a été condamnée par un tribunal militaire secret à 8 mois de prison pour avoir giflé, poussé et donné des coups de pied à un soldat israélien qui occupait sa maison. Peu de temps avant, ce même soldat et un autre ont tiré une balle en caoutchouc sur son cousin le mettant dans le coma. Sa mère a filmé l’épisode et l’a téléchargé sur Facebook. En conséquence, Amed est devenue une héroïne tandis que sa mère a été condamnée à une peine d’emprisonnement pour «incitation». Entre temps, le film a déclenché des actions de solidarité autour du monde.

L’ampleur et l’importance historique de ces actions engagées par la nouvelle génération rappellent le leadership des jeunes dans le mouvement mondial contre la guerre au Vietnam dans les années 1960 et dans le mouvement contre l’apartheid en Afrique du Sud dans les années 1970. En conséquence, la guerre du Vietnam a dû être abandonnée et l’apartheid a été renversé. Les lois américaines sur les armes à feu seront-elles modifiées et l’occupation israélienne sera-t-elle surmontée? La réponse est entre les mains de la nouvelle génération.

      

DISARMAMENT ET SECURITÉ


USA: Enough! A Million Students Walk Out of Schools to Demand Action on Guns in Historic Day of Action

LIBERTÉ DE L’INFORMATION




En route vers le Forum social mondial de Bahia

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



World Peace Flame to be lit in Ashland, Oregon (USA)

DÉVELOPPEMENT DURABLE



France: Votation citoyenne pour une opération anti-nucléaire

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


What Is CSW and Why Are We in New York to Be Part of It?

DROITS DE L’HOMME



Cuba a ‘Champion’ of Children’s Rights: UNICEF

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ
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Ahed Tamimi and the Pathology of the Israeli Mind

ÉDUCATION POUR LA PAIX



‘Back to Learning’ education campaign to benefit half a million children in South Sudan

Bulletin français 1 mars 2018

LA SOLIDARITÉ PLUTÔT QUE L’INTIMIDATION MILITAIRE

Le thème de ce mois est la solidarité plutôt que l’intimidation militaire.

Commençons par les paroles de Antonio Guterres, Secrétaire général des Nations Unies..

Lors des Jeux Olympiques d’hiver de PyeongChang, en République de Corée, il a en effet déclaré: “Que la flamme olympique brille comme un phare de la solidarité humaine et que la trêve olympique contribue à répandre une culture de paix.”

Prenant la parole lors de la réunion sur la menace transnationale du terrorisme en Afrique, organisée par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, il a conclu que: “Nous sommes confrontés à un défi sérieux – mais je crois que c’est un défi que nous pouvons remporter grâce à la solidarité, l’action commune et à une résolution partagée.”

En Corée, les Jeux Olympiques ont inspiré le premier contact pacifique entre le Nord et le Sud depuis de nombreuses années. Cela marque l’opposition à la menace d’une action militaire en Corée de la part des États-Unis.

Alors que les athlètes de Corée du Nord et du Sud marchaient ensemble, le président du Comité d’organisation des Jeux Olympiques, Lee Hee-beom, a déclaré lors de la cérémonie de clôture que “la présence des deux Corées à ces Jeux Olympiques constitue une base solide pour leur avenir. La semence de paix que vous avez plantée ici à PyeongChang deviendra un grand arbre dans un futur proche. L’espoir et les aspirations des athlètes du sud et du nord de la Corée ainsi que des cheerleaders vont certainement servir de pierre angulaire à l’unification du Péninsule coréenne.”

En Afrique, l’appel de Guterres pour la solidarité fait écho aux actions de l’UNESCO pour une culture de la paix, conçues pour “s’appuyer sur les sources d’inspiration et sur le potentiel des ressources culturelles, naturelles et humaines du continent pour identifier des pistes d’action concrètes permettant de construire une paix durable, pierre angulaire du développement endogène et du panafricanisme.” Ceux-ci peuvent être considérés comme une alternative non seulement à la menace terroriste, mais aussi à la menace posée par l’expansion militaire américaine sur ce continent.

* L’Amérique latine, présente deux bons exemples de solidarité ce mois-ci. Ecrivant depuis la Mexique, Leonardo Boff, le théologien et écrivain brésilien, rappelle le remarquable esprit de solidarité et de coopération du peuple mexicain en réponse au tremblement de terre de l’an dernier. Et écrivant dans le site Web de l’organisation Tikkun aux États-Unis, David Sylvester, rappelle comment la présence d’une délégation d’une cinquantaine de militants interconfessionnels et pacifistes a empêché la violence contre les manifestations pacifiques du peuple du Honduras.

* En Europe, des militants d’Amnesty International et d’Anafé (Association nationale des étrangers pour l’assistance aux frontières) continuent d’aider les réfugiés à la frontière malgré les poursuites engagées par les autorités françaises.

* Au Moyen-Orient, en dépit de la pression du gouvernement israélien, le Mouvement international de “boycott, désinvestissement et sanctions” qui cherche à mettre fin à l’occupation de la Palestine et aux violations des droits de l’Homme par Israël continue ses activités, et il est nominé pour le prix Nobel de la paix.

* Aux États-Unis, le mouvement de solidarité et de résistance contre la menace d’expulsion des imigrés par le gouvernement de Donald Trump, continue de gagner du terrain, comme en témoigne l’allocution de Toni Harp, maire de New Haven.

Enfin, à l’échelle mondiale, nous publions les dernières nouvelles du Fonds de solidarité pour la jeunesse, mené par l’Alliance des civilisations des Nations Unies, que nous avons suivi depuis ses débuts il y a plus d’une décennie. Un ancien directeur de l’Alliance, Shamil Idriss, actuellement directeur de l’organisation “Search for Common Ground”, nous donne sa vision pour l’organisation en 2018, sur la base de leurs activités réalisées l’année dernière.

      

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ



France / Réfugiés. Reprise du Procès de Martine Landry, Une Membre d’Amnesty International France et de l’Anafé Injustement Poursuivie pour « Délit de Solidarité »

LIBERTÉ DE L’INFORMATION




UNESCO brochure: Afrique, Culture de la Paix, 2017

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



UN chief in Pyeongchang; Olympic message of peace is universal, beacon for human solidarity, culture of peace

DÉVELOPPEMENT DURABLE



China Reassigns 60,000 Soldiers to Plant Trees

DISARMAMENT ET SECURITÉ



RDC: Manifestation de la Journee Scolaire de la Non Violence et de la Paix

DROITS DE L’HOMME



Pakistan: Asma Jahangir, Champion Of Human Rights, Critic Of Pak Army, Dies At 66

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


India: ’Life: A Mystical Journey’- A Gathering of 500 Women Leaders To Explore Spirituality as Tool For Peace And Empowerment

ÉDUCATION POUR LA PAIX



Search for Common Ground: Vision for 2018

Bulletin français 1 fevrier 2018

. . . MASS MEDIA POUR LA PAIX . . .

Depuis les débuts de CPNN nous avons rêvé que notre site Web et d’autres comme nous, attireraient tant de lecteurs que les mass médias auraient besoin de reprendre le thème de la culture de la paix afin de rivaliser avec nous.

Je ne sais pas si, finalement, nous avons joué un rôle, mais nous voyons en effet de plus en plus, du moins en Amérique latine et en Afrique, les médias reprendre le thème de la culture de la paix.

Le dernier exemple vient du Mexique (voir l’article du CPNN), “Le système de radio et de télévision de Zacatecas vont présenter la culture de la paix comme un thème transversal.

Les nombreuses décisions prises dans leur manifeste “La radio publique en tant que constructeur de la paix au Mexique” prévoient que :

* Chaque programme d’information doit débuter et se terminer avec des nouvelles positives et doit inclure au moins une histoire liée aux «initiatives de paix»

* Chaque station de radio doit animer trimestriellement une journée de conférences, de lectures, de chansons et de poèmes sur la paix avec également les profils de personnes connues pour leur contributions à la paix

* Un programme radio de 30 épisodes de15 minutes chacun, sera diffusé par tous les radiodiffuseurs publics du Mexique avec des contenus dérivés du manifeste.

Le manifeste a été élaboré avec l’aide de journalistes Colombiens qui ont expliqué comment les médias jouent un rôle positif dans la transition vers la paix dans leur pays.

Prenons, par exemple, l’initiative “Radios communautaires pour la paix et la coexistence ” (lancée à la mi-2016 avec le soutien de l’Union européenne) qui soutient 400 des 627 stations de radio communautaires du pays afin de créer une culture de la paix dans les zones rurales les plus reculées et les plus touchées par le conflit armé. L’initiative donne non seulement la parole à la population, mais elle comprend également des ateliers au cours desquels 200 journalistes de radios communautaires ont été formés à l’élaboration de contenus éducatifs sur la consolidation de la paix,

L’année dernière en Colombie, le Bureau du Haut Commissaire pour la Paix a commencé à former des journalistes et des annonceurs travaillant dans des centaines de petites stations de radio communautaires à travers le pays, y compris de nombreuses régions éloignées où la radio est le seul moyen d’accès.

Sur un autre continent, en Afrique, il y a maintenant tant d’initiatives médiatiques pour une culture de la paix que nous avons construit une section entière de CPNN consacrée à la question “Le journalisme africain et la culture de la paix, un modèle pour le reste de la monde?” Des liens sont fournis avec les articles de CPNN de l’Ouganda, de la Tanzanie, du Sénégal, de la République Démocratique du Congo, du Mali et de la Somalie.

En Ouganda, depuis la fin de la guerre civile avec la LRA, les stations de radio communautaires locales se sont adressées au public pour la paix axée sur le développement. Des agences internationales ont formé des centaines de journalistes locaux aux reportages sur la paix. Un certain nombre de radios communautaires ont été créées avec un engagement pour le journalisme de paix et sont toujours actives aujourd’hui.

Le projet «Empowering Local Radio with ICTs» de l’UNESCO aide les stations de radio et leurs communautés à dénoncer la tolérance à l’égard de la violence basée sur le genre et à en tenir les auteurs responsables en Tanzanie, en République démocratique du Congo, en Ouganda et au Burundi.

Au Sénégal, l’année dernière, des journalistes et des experts des pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel se sont réunis dans un séminaire sur «Le rôle des journalistes et des médias dans la prévention de la violence».

“La responsabilité de chacun est de diffuser un contenu positif, des expériences utiles, qui participeraient à la construction du monde, et donc à la culture de la paix. Il revient donc aussi à l’Homme de mettre l’outil médiatique au service de la construction de la société,” selon Patrick Busquet, le patron de la Fondation Hirondelle (République Démocratique du Congo). C’est à la poursuite de cet idéal que la Fondation Hirondelle a installé en 2014 plusieurs médias en Afrique: Radio Okapi à Kinshasa, Radio Ndeke Luka à Bangui, les studios Tamani au Mali, Mozaïk en Côte d’Ivoire et Radio Hirondelle en Guinée.

En 2011, le Réseau des journalistes pour la paix et la sécurité (NetPeace) a été officiellement lancé au siège de l’Union africaine sous le thème «Promouvoir la culture de la paix à travers les médias». Des coordonnateurs régionaux ont été reconnus en Mauritanie, au Mali, au Libéria, à Djibouti, au Kenya, au Burundi, en Guinée équatoriale, au Zimbabwe et en Afrique du Sud.

Aux Etats Unies l’année dernière, CPNN a participé à un panel intitulé «Cultiver une culture de paix à l’ère de Trump: quel rôle jouent les médias?». Parmi les panélistes figuraient Jeff Golden de Southern Oregon Public TV et Bert Etling, membre de Ashland Culture of Peace Commission et rédacteur en chef du journal Ashland Daily Tidings. Les articles sur la culture de la paix tirés de ce journal sont fréquemment réimprimés par CPNN.

Espérons que nous assisterons à la poursuite du développement des médias pour une culture de la paix dans le Nord, mais pour le moment, c’est l’Afrique et l’Amérique latine qui sont en tête.

      

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


Mexico: Zacatecan Radio and Television System to introduce “the culture of peace” as a transversal theme

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ



Dialogue inter-religieux pour la paix : « C’est la diversité des religions qui donne un sens à la religion »

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



Honduras: Culture of peace promoted in 200 young people from “hot” areas

DÉVELOPPEMENT DURABLE



‘World’s First Solar Highway’ Opens in China for Testing

DISARMAMENT ET SECURITÉ


Baltimore, USA: Conference on US foreign military bases

DROITS DE L’HOMME


Uruguay’s main trade union center plans massive mobilization to construct a culture of peace

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Women’s March protests across America against President Trump

ÉDUCATION POUR LA PAIX


El Salvador to prioritize culture of peace in its schools

Bulletin français 1 janvier 2018

. . . . . . REVUE DE 2017 . . . . . . .

.

À la fin de l’année 2017, nous ne pouvons que constater les progrès constants dans les différents domaines et avec les différents acteurs de la culture de la paix.

La lutte contre la violence faite aux femmes a été très forte cette année, comme le remarque notre bulletin de décembre consacré à la Journée internationale pour l’élimination de la violence faite aux femmes. Ce jour s’est poursuivi pendant les 16 jours d’activisme avec les exemples venant du Sénégal, de la Burundi, du Canada, de la Colombie, du Honduras, du Yémen et de l’Australie. Les syndicats de l’éducation ont également fourni un important effort.

Nous commençons à voir la possibilité d’un désarmement nucléaire avec des progrès réalisés aux Nations Unies en 2017 à la suite des mobilisations importantes de la société civile, comme décrits dans les bulletins de juin, juillet, août et novembre, et marqués par le prix Nobel de la paix.

La décision de la Banque Mondiale d’arrêter leurs investissements pour l’exploration des energies fossiles, est la plus recente dans ce type d’initiatives pour l’année 2017. Avec le progrès en energie renouvable, nous commencons à échapper au rechauffement de la planète, ainsi que l’ont demandé les grandes mobilisations autour de “Earthday” que nous avons décrit dans le bulletin de Mai.

Dans notre bulletin de mars, nous avons passé en revue les mobilisations de masse qui ont soutenu la participation démocratique. Une étude récente, revue dans un article que nous avons publié le mois dernier, montre que de telles mobilisations ont un effet mesurable à court et à long terme.

En ce qui concerne les acteurs, l’Organisation des Nations Unies a continue à jouer un rôle clé pour la culture de la paix, comme l’indiquait notre bulletin de février et comme cela s’est manifesté le mois dernier par leur résolution annuelle sur la culture de la paix.

Comme nous l’avons vu ces dernières années et dans nos bulletins de juillet et de septembre 2017, l’Amérique latine continue de jouer un rôle de premier plan dans la culture de la paix. En décembre, nous avons publié des articles en provenance de l’Équateur, du Mexique, du Brésil, de la Colombie et du Honduras.

Les célébrations de la Journée internationale de la paix continuent de se développer dans le monde entier. Cette année, nous avons trouvé 562 événements répertoriés sur internet, beaucoup plus que les 182 que nous avons pu trouver en 2016. Il est particulièrement remarquable que les événements de cette année aient été assez bien répartis dans toutes les régions:

– 128 en Amerique du Nord
– 104 dans l’ex-Union soviétique
– 96 en Europe
– 81 en Afrique subsaharienne
– 67 en Asie
– 58 en Amérique latine et aux Caraïbes
– 28 au Moyen-Orient et dans les pays Arabes

Ainsi que nous décrivons dans le bulletin d’octobre, les célébrations de la Journée internationale de la paix étaient souvent dirigées par des jeunes.

En conclusion, nous voyons un développement continu de la conscience anti-guerre et la reconnaissance du besoin d’une culture de paix à l’echelle mondiale. Cependant, d’un autre côté, nous n’avons pas encore vu ces progrès aboutir au développement d’un cadre institutionnel pour la culture de la paix.

      

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Les syndicats de l’éducation se joignent à l’appel mondial à l’action contre la violence basée sur le genre en milieu scolaire

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ



La Ligue des Ouléma, Prêcheurs et Imams des Pays du Sahel: La communication pour contrer l’extrémisme

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



Brazil: State Government of Acre establishes union with institutions for the culture of peace

DÉVELOPPEMENT DURABLE



L’UNESCO et l’OMT signent la Déclaration de Mascate sur le tourisme et la culture: « Favoriser le développement durable »

DISARMAMENT ET SECURITÉ


Nobel Peace Prize Lecture – 2017 – Beatrice Fihn

DROITS DE L’HOMME


How Nonviolent Resistance Helps to Consolidate Gains for Civil Society after Democratization

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


Gabon: La jeunesse panafricaine engagée à lutter contre la radicalisation et à promouvoir la culture de la paix

ÉDUCATION POUR LA PAIX


Mexico: Hip-hop: coexistence for peace

Bulletin français 1 décembre 2017

ÉLIMINER LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES

Le 25 novembre 1960, les sœurs Mirabal – trois des quatre sœurs dissidentes dominicaines – ont été assassinées par ordre du dictateur dominicain Leonidas Trujillo (1930-1962) . Depuis 1999, en leur honneur, l’Assemblée générale des Nations Unies a désigné cette date comme la Journée internationale pour l’élimination de la violence faite aux femmes. Est-ce notre imagination ou cette journée n’a-t-elle pas été davantage marquée cette année par des actions plus fortes et plus répandues que jamais?

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré que si la communauté internationale ne s’attaque pas au problème, le monde n’éliminera pas la pauvreté et n’atteindra aucun de ses autres objectifs.

Selon ONU Femmes, «Les 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre, une campagne mondiale qui se déroule du 25 novembre au 10 décembre, se déroule cette année dans le contexte d’un tollé mondial sans précédent. Des millions se sont ralliés derrière le hashtag #MeToo et d’autres campagnes,, exposant chaque jour l’ampleur du harcèlement sexuel et d’autres formes de violence que subissent les femmes partout dans le monde. Ils brisent le silence faisant le premier pas vers la transformation de la culture de la violence sexiste.

Notre enquête sur Internet a trouvé des manifestations en Turquie, en France, au Chili, en Italie, au Mozambique, en Suède, en Espagne, en République Dominicaine, en Colombie, au Costa Rica, au Paraguay, au Mexique et au Pérou, beaucoup d’entre eux sont illustrés par des photos en couleur.

Des chefs d’État et d’autres dirigeants politiques y ont pris part. En France, le président Emmanuel Macron a annoncé une initiative visant à faciliter le signalement des plaintes d’agression sexuelle à la police. En Turquie, le président Recep Tayyip Erdogan a annoncé un nouveau plan de réforme pour protéger les femmes contre les abus physiques et sexuels. Au Canada, le premier ministre Trudeau a encouragé tous les Canadiens à se joindre à la campagne #MYActionsMatter et à trouver un moyen de lutter contre la violence faite aux femmes.

La Commission européenne a déclaré: “Nous avons consacré l’année 2017 à l’action européenne pour l’élimination de toutes les formes de violence exercées contre les femmes et les jeunes filles.”

En Equateur, le maire d’Esmeraldas, Lenin Lara, a participé à la 2ème conférence internationale sur la violence de genre en Equateur et en Amérique latine parrainée par sa ville. Il a affirmé que “la vision fondamentale est celle d’une culture de paix, une culture sans violence de genre en général qui rejette la violence dans les relations interpersonnelles de nos vies quotidiennes. ”

En Afrique, les radios locales, soutenues par l’UNESCO, sensibilisent la population à la violence sexiste dans de nombreuses régions difficiles d’accès grâce à des programmes spécifiques sensibles au genre. Notre article comprend des exemples venant de la Tanzanie, de l’Ouganda, de la République démocratique du Congo et du Burundi.

En Amérique latine, de nombreux pays ont récemment renforcé leurs codes juridiques pour lutter contre le féminicide. Il s’agit notamment du Chili, de l’Argentine, de l’Uruguay, du Paraguay, de la Bolivie, du Brésil, du Pérou, de la Colombie, du Venezuela, d’El Salvador et du Mexique. Ces derniers mois, CPNN a fourni des détails sur les mouvements impliqués, au Brésil, en Colombie et au Mexique.

Aux États-Unis, la campagne #MeToo contre le harcèlement sexuel a récemment pris le dessus sur les médias sociaux. Comme l’explique Tarana Burke, la créatrice originale de la campagne: «C’était un slogan à utiliser par les survivants pour faire savoir aux gens qu’ils n’étaient pas seuls et qu’un mouvement de guérison radicale était en cours et possible.”

Au Bangladesh, un projet mis en œuvre par l’Association nationale des femmes juristes du Bangladesh (BNWLA) et ONU Femmes dans quatre grandes universités, invite les étudiants et les étudiantes à lutter contre les stéréotypes sexistes, à s’exprimer et à prévenir le harcèlement sexuel.

Il est important que dans certains cas, la direction des activités ait été assumée par les hommes. Par exemple, en République dominicaine, l’équipe interinstitutionnelle pour une culture de la paix à San Francisco de Macoris, a organisé une marche pour les hommes contre la violence de genre intitulée «Tous unis pour le respect des femmes». Les devises qui accompagnent cette marche incluent: Je respecte les femmes, Je respecte les mères, Je respecte ma grand-mère, Je respecte ma fille, Je respecte ma sœur, Je respecte ma femme.

      

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ



Burkina : Un forum parle de paix

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



El Salvador: Project to promote a culture of peace

DÉVELOPPEMENT DURABLE



Tunis: Vers le renforcement du partenariat scientifique Iran-pays arabes

DISARMAMENT ET SECURITÉ


Fin du 4ème Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique

DROITS DE L’HOMME


Le lauréat du prix Nobel prend la tête d’une marche homérique à travers l’Inde en faveur de la sécurité des enfants

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


Gabon: Forum panafricain des jeunes pour la culture de la paix et la lutte contre la radicalisation

ÉDUCATION POUR LA PAIX


Mexico: Marcos Aguilar Inaugurates Forum “Towards a Culture of Peace”

Bulletin français 1 novembre 2017

. . ABOLITION DES ARMES NUCLÉAIRES . .

Le prix Nobel de la paix de cette année a été décerné à la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN), l’une des coalitions de la société civile qui a soutenu le développement du Traité des Nations Unies sur l’interdiction des armes nucléaires. Pour citer le Comité Nobel, “Les armes nucléaires représentent une menace constante pour l’humanité et toutes vies sur terre. Par le biais d’accords internationaux contraignants, la communauté internationale a précédemment adopté des arrêtés interdisant les mines terrestres, les armes à sous-munitions et les armes biologiques et chimiques. Les armes nucléaires sont pourtant plus destructrices, n’ont pas encore fait l’objet d’une interdiction juridique internationale similaire.”

Nous suivons depuis plusieurs mois les progrès vers l’abolition des armes nucléaires. Le bulletin de juillet de CPNN a suivi le développement en cours des négociations aux Nations Unies. Le bulletin d’août indiquait que le Traité avait été adopté par une majorité des Assermbly General de l’ONU (122 pays).

Plus récemment, lors du débat général de la 72e session de l’Assemblée générale des Nations Unies du 19 au 25 septembre à New York, de nombreux présidents, premiers ministres et ministres des Affaires étrangères venant de toutes les régions du monde, se sont prononcés en faveur du Traité. Le 26 septembre, les ministres et représentants de 46 États Membres, délégations, organismes des Nations Unies et société civile ont pris la parole lors d’une réunion de haut niveau de l’Assemblée générale, consacrée à la Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires.

Cependant, comme nous l’avons reconnu, alors que le Traité est une “victoire importante pour l’humanité entière,” son effet est limité, car les délégations de tous les pays dotés d’armes nucléaires ainsi que la plupart de leurs alliés ont boycotté la conférence et beaucoup d’entre eux ont annoncé leur opposition.”

Le Traité ne prendra effet qu’après avoir été formellement ratifié par 50 États membres de l’ONU. Bien qu’il ait été signé par de nombreux pays, jusqu’à maintenant il n’a été ratifié que par trois pays: le Guayana, la Thaïlande et le Saint-Siège. Des activistes s’accordent à dire qu’une priorité dans les mois à venir est de faire ratifier le traité par au moins 50 pays.

Là où les militants ne sont pas entièrement d’accord, c’est la question d’une Conférence de haut niveau sur le désarmement nucléaire (UNHLC) que les Nations Unies sont censées organiser en 2018. Les organisations suivants sont pour:

Abolition 2000 a établi un groupe de travail sur le UNHLC;

Les parlementaires pour la non-prolifération et le désarmement nucléaires (PNND) ont organisé un événement à l’Assemblée de l’Union interparlementaire à Saint-Pétersbourg pour promouvoir le traité d’interdiction, les mesures de réduction des risques nucléaires et le UNHLC 2018; Le PNND vient de produire un plan d’action parlementaire pour un monde sans armes nucléaires;

Le Réseau des jeunes d’Abolition 2000 et le PNND organisent une conférence internationale des jeunes sur l’UNHLC qui se tiendra à Prague, en République tchèque, les 28 et 29 novembre 2017;

UNFOLD ZERO tient à jour une page Web consacrée à la Conférence de haut niveau de l’ONU de 2018 qui comprend tous les documents, rapports et actions pertinents;

UNFOLD ZERO et PNND produiront un guide d’action de la société civile pour l’UNHLC 2018;

Arguant en faveur de l’UNHLC, un militant de premier plan, Alyn Ware, a déclaré au CPNN qu’il suivait le modèle des autres conférences de haut niveau de l’ONU telles que la Conférence sur le développement durable (2015) qui a adopté les objectifs de développement durable, la Conférence sur le changement climatique (2016) qui a adopté l’Accord de Paris, la Conférence sur les océans (2017) qui a adopté le plan d’action en 14 points intitulé «Nos océans, notre avenir» et la conférence sur les réfugiés (2016), qui a adopté la Déclaration de New York. Alyn souligne que l’un des aspects clés qui a assuré leur succès était une action coopérative forte de la part de la société civile.

D’un autre côté, Alyn regrette que certaines organisations de désarmement considèrent le UNHLC comme une «distraction». Cela inclut ICAN qui a remporté le prix Nobel. Nous pouvons supposer qu’ils sont sceptiques sur les conférences de haut niveau de l’ONU de la même manière que les principaux militants écologistes étaient sceptiques sur les résultats de la Conférence sur le changement climatique qui a adopté l’Accord de Paris en 2016. A cette époque, CPNN a rapporté que James Hansen, un pionnier concernant le changement climatique, a déclaré le accord de Paris était une «fraude» et Naomi Klein, un autre activiste environnemental de premier plan a déclaré que «nous sommes à l’envers, la COP21 est le contraire du progrès.”

Pour que le traité sur l’interdiction des armes nucléaires soit efficace et que la conférence de haut niveau soit efficace, les mots des États membres non nucléaires ne suffiront pas. Nous devons avoir des actions en plus des mots. Il appartient aux villes, aux parlements et aux organisations non gouvernementales d’exercer une pression suffisante sur les États dotés d’armes nucléaires pour les amener au désarmement. Le traité et la conférence de haut niveau peuvent être des outils efficaces à utiliser dans ce processus.

      

DISARMAMENT ET SECURITÉ



The Nobel Peace Prize for 2017

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ



Spain: Melilla Unesco Center will host the presentation ‘Islam: Culture of peace and non-violence’

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



Madrid will again host the World Forum for Peace in 2018

DÉVELOPPEMENT DURABLE



Costa Rica A Role Model for Sustainable Tourism to the World

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Mexico: Expanding the Women’s Network against Gender Violence

DROITS DE L’HOMME


Indonesia’s Supreme Court Upholds Water Rights

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


L’Union Africaine et l’ONU signent un mémorandum d’accord pour la consolidation de la paix

ÉDUCATION POUR LA PAIX


Challenge in Colombia: Peace displacing violence as inspiration for the arts