Category Archives: TOLERANCE & SOLIDARITE

Haïti-Rép. Dom. : « Pour une culture de la paix au niveau binational », thème de la 8e édition (2019) de la semaine de la diaspora

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de Alterpresse

 La 8e édition de la semaine de la diaspora se déroulera, du lundi 22 au dimanche 28 avril 2019, en République Dominicaine, autour du thème « Pour une culture de la paix au niveau binational », indique à AlterRadio Edwin Paraison, directeur exécutif de la Fondation Zile.

Les activités débuteront, dans l’après-midi de ce lundi 22 avril 2019, en présence de représentantes et représentants des autorités haïtiennes et dominicaines, entre autres.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

Question related to this article:

 

Solidarity across national borders, What are some good examples?>

(. . . suite)

Il est prévu, le mardi 23 avril 2019, une exposition artisanale en plein cœur touristique de Santo Domingo.

La remise des prix ‘’diaspora’’, l’organisation d’un match de baseball à San Pedro de Macoris (Est de la République Dominicaine), entre une équipe haïtienne et une autre dominicaine, et la tenue d’une cérémonie œcuménique sont parmi les activités annoncées.

L’université « Acción pro educación y cultura » (Apec) accueillera les activités académiques, avec deux conférences sur le tourisme binational et les relations haitiano-dominicaines, ainsi qu’un atelier de coaching, de motivation personnelle et de leadership communautaire, rapporte le site Espacinsular.

La 8e édition de la semaine de la diaspora ambitionne de renforcer les liens entre les deux peuples et de promouvoir les échanges culturels, touristiques et commerciaux sur l’île d’Haïti.

Le 20 avril est la date, retenue en Haïti pour marquer la journée nationale de la diaspora.

Quatrième édition du vivre ensemble au Togo

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de Elite d’Afrique

L’association pour la Culture de la paix et le développement durable, «Le Pacific», a organisé le samedi 2 mars à Lomé, la 4è édition du «forum Pacific » dont l’objectif est de «conscientiser les communautés religieuses togolaises sur la notion du vivre-ensemble».

Cette édition a pour thème « Le vivre ensemble en communauté plurielle : complémentairités et responsabilités ». Elle a permis à l’association d’édifier les participants, notamment des ambassadeurs islamologues, universitaires, des fidèles musulmans et chrétiens sur les notions de solidarité, de cohésion, de fraternité qui sont des éléments importants dans la construction d’une nation.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

Question related to this article:

 

How can different faiths work together for understanding and harmony?

(. . . suite)

Les travaux se sont déroulés en deux panels a savoir « la contribution des communautés étrangères dans le développement du pays hôte » développé par les ambassadeurs du Niger et du sénégai au Togo, respectivement Mme Sidibé Fadjimata Maman et Mme Binéta Samba Ba et « Hôtes et étrangers: responsabilités en Islam » developpé par le vice president de l’Union Musulmane du Togo (UMT), El Hadj, Sanni Karimou, M. Tchagbélé Ahasse, maître assistant a l’Université de Kara et par M. Diouf Alioune, lslamologue, communicateur et historien.

« L’organisation des fora vise a instaurer un climat d’harmonie entre les communautés étrangères vivant au Togo et les Togolais. c‘est ce qui explique la tenue de cette rencontre de haut niveau qui regroupe des ambassadeurs, islamoiogues et universitaires autour des notions de vivre-ensemble et d’acceptation mutuelle entre les communautés, les coutumes et religions», a confié le président de l’association, EI Hadj Moitapari Kouko.

Le président de l’association « Le Pacific » a rappelé que l’année passée son association a organisé un forum a l’intérieur du pays (Tchamba) et qu’il pense rééditer cette expérience. Les fora sont organisés a l’intérieur du pays dans le souci d’amener les populations de ces villes à s’accepter, à s’aimer, a vivre ensemble dans la solidarité et la paix, a-t-il dit.

Créée en 2015, « Le Pacific » publie un magasine axé sur la compréhension des valeurs et des grands principes de la religion musulmane. II sensibilise sur la cohabitation des croyances et religions ainsi que sur des coutumes et des populations.

France: L’Atelier des Artistes en Exil: Prix Culture pour la Paix

. . EDUCATION POUR LA PAIX . .

Extraits du site web de L’Atelier des Artistes en Exil:

L’Atelier des Artistes en Exil a remporté la Prix culture pour la Paix, décerné par la Fondation Chirac.

à propos

L’Europe assiste sur son territoire au plus grand mouvement de population de ses soixante-dix dernières années. Parmi ces personnes se trouvent des artistes contraints de fuir leur pays. Parce que réfugié n’est pas un métier, que le rôle de l’art est celui de dire et de montrer ce qui dérange et de faire entendre la voix des opprimés, que c’est à travers la voix de ses artistes que les cultures des pays en péril peuvent continuer à se perpétuer, il est important que les artistes puissent continuer à exercer leur art.

C’est pourquoi l’atelier des artistes en exil se propose d’identifier des artistes en exil de toutes origines, toutes disciplines confondues, de les accompagner en fonction de leur situation et de leurs besoins, de leur offrir des espaces de travail et de les mettre en relation avec des professionnels (réseau français et européen), afin de leur donner les moyens d’éprouver leur pratique et de se restructurer.

L’atelier des artistes en exil développe également son propre festival pluridisciplinaire, Visions d’exil, en co-construction avec des lieux partenaires.

notre mission

un lieu dédié pour l’aa-e au 102 rue des Poissonniers 75018 Paris

(cliquez ici pour une version anglaise de cet article)

Question pour cet article:

Do the arts create a basis for a culture of peace?, What is, or should be, their role in our movement?

The refugee crisis, Who is responsible?

L’atelier des artistes en exil propose :

* un espace d’accueil et de conseil où les artistes sont reçus
individuellement et où leurs besoins sont identifiés ;

* un espace de convivialité où les artistes peuvent transiter, disposer d’ordinateurs connectés à internet, se réunir en petit nombre, organiser des rendez-vous ;

* des espaces de pratique artistique où les artistes peuvent venir travailler

. . . ponctuellement ou sous forme de résidences, ponctuées de monstrations

. . . en direction des professionnels, d’ateliers de pratique artistique en direction

. . . d’un public amateur.

vous êtes un artiste en exil…

Vous étiez un artiste professionnel dans votre pays, vous aviez une activité artistique dans votre pays, vous souhaitez redémarrer ou développer votre pratique, l’aa-e peut :

* faire le point sur votre situation ;

* mettre à disposition des lieux de réunion et de travail ;

* trouver des espaces de travail équipés :

* aménager des rencontres avec des professionnels ;

* organiser des moments de visibilité avec du public ;

* faire le lien avec d’autres artistes pour échanger ou compléter un projet ;

* aider à rédiger un cv ou un dossier artistique ;

* relayer votre profil et vos projets sur son site web ;

* accompagner le montage de votre projet ;

* mettre en place des cours et des formations ;

* informer sur le système culturel français ;

* faciliter des démarches administratives ;

* dispenser des conseils et indiquer les bons interlocuteurs juridiques et sociaux ;

* proposer de conduire des workshops.

Ouverture, hier à Niamey, du 2ème forum de la CEDEAO sur l’éducation à la culture de la paix

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article par Souleymane Yahaya pour Le Sahel

Les travaux du 2ème forum de la CEDEAO sur l’éducation à la paix à travers le dialogue intra et inter religieux, ont commencé depuis hier matin [14 novembre] à Niamey. Pendant deux jours, les participants aux travaux tenteront de trouver des mécanismes de dialogue entre les communautés religieuses de la CEDEAO afin de cultiver l’esprit de tolérance et de coexistence pacifique.

Cette 2ème édition du forum co-organisé par la République du Niger et la CEDEAO est parrainée par l’Archevêque de Niamey, Mgr Djalwana Laurent Lompo, l’Émir de Kano, Son Altesse Lamido Sanusi II et le Mogho Naba Baongho, Roi des Mossis. C’est le Premier Ministre, Chef du Gouvernement M. Brigi Rafini qui a présidé l’ouverture officielle des travaux.

Dans son mot de bienvenue, le Gouverneur de Niamey, M.
Hassane Issaka Karanta a remercié la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour la confiance placée une fois de plus au Niger, et à la ville de Niamey en particulier, pour abriter les travaux du forum. Il a affirmé que, grâce au travail quotidien du comité régional de dialogue intra et inter religieux et aux efforts des autorités religieuses et administratives régionales, les différentes communautés religieuses de Niamey vivent en parfaite symbiose. Le Gouverneur de Niamey a ajouté que nos États africains doivent «concentrer leurs efforts sur cette frange importante de nos populations que constitue la jeunesse ». En effet, le Niger à l’instar des autres pays de la CEDEAO, a une population jeune exposée de plus en plus aux extrémismes de tout genre.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

Question related to this article:

 

How can different faiths work together for understanding and harmony?

(. . . suite)

Le Commissaire en charge de l’Éducation, de la Science et de la Culture de la CEDEAO, a lui démontré, chiffres à l’appui, l’évolution inquiétante de l’extrémisme violent dans quatre pays de la sous-région. Pour Monsieur Leopoldo Amado, la présence à ces travaux de l’Émir de Kano, ainsi que celle de l’Archevêque de Niamey et du Représentant du Mogho Naba, dénote de la volonté des peuples de la Communauté à cohabiter ensemble pour la paix, la tolérance et le développement de l’ensemble de la région. En effet, la contribution des leaders et des acteurs religieux pour la paix est déterminante pour l’Afrique de l’Ouest qui fait face à la monté du radicalisme et de l’intolérance religieuse qui sont, hélas, des menaces pour cette région et sa stabilité. « La CEDEAO s’est engagée à produire des solutions aux questions de terrorisme et de conflits dans la région à travers plusieurs engagements juridiques et pratiques », a dit le Commissaire en charge de l’Éducation, de la Science et de la Culture de la CEDEAO, M. Leopoldo Amado.

Dans leurs interventions, l’Archevêque de Niamey, Mgr Djalwana Laurent Lompo, l’Émir de Kano, Son Altesse Lamido Sanusi II et le Mogho Naba du Burkina Faso, Chef Baongho, Roi des Mossis, ont tous souligné l’importance de la jeunesse dans le dialogue intra et inter religieux dans nos États. Ces parrains du 2ème forum de la CEDEAO sur l’éducation à la paix à travers le dialogue intra et inter religieux, ont réaffirmé avec force leur volonté commune, au nom de leurs communautés respectives, de travailler davantage pour la promotion du vivre ensemble. Ils ont enfin appelé les jeunes à s’abstenir de toute sorte d’obscurantisme, religieux soit-il.

L’organisation de ce forum matérialise l’engagement de la CEDEAO qui s’inscrit dans des actions préventives du radicalisme et des conflits à travers une dynamique de recherche de la paix et de lutte contre les sources du terrorisme. La fin de la cérémonie officielle a été sanctionnée par une photo du Premier Ministre, Brigi Rafini avec les jeunes venus de l’ensemble des pays de la CEDEAO pour assister aux travaux du forum.

France: Appel à Manifester le 18 Décembre, Journée Internationale des Migrant·e·s

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de Mouvement de la Paix

Le Mouvement de la Paix est signataire de l’appel lancé par plusieurs dizaines d’associations à la manifestation du 18 décembre dans le cadre du 18 décembre, Journée Internationale des Migrant·e·s.


Texte d’appel : Liberté et Egalité des droits !

Nous, Collectifs de Sans-papiers et MigrantEs, Syndicats, Associations et Marche des Solidarités appelons à des manifestations et rassemblements dans tout le pays le 18 décembre à l’occasion de la Journée Internationale des MigrantEs.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

Question related to this article:

 

The refugee crisis, Who is responsible?

(. . . suite)

Nous marcherons toutes et tous ensemble, contre la montée des nationalismes, des racismes et des fascismes qui s’étendent sur l’Europe et le monde.

Nous marcherons aux flambeaux en mémoire des dizaines de milliers de femmes, hommes et enfants mortEs sur les routes de la migration victimes des frontières et des politiques anti-migratoires des gouvernements des pays les plus riches de la planète et de leurs complices.

Nous marcherons pour en finir avec ces mortEs, pour la liberté de circulation et la fermeture des centres de rétention.

Nous marcherons contre l’idée que l’immigration crée du dumping social, pour la régularisation des sans-papiers et pour l’égalité des droits.

Nous marcherons pour la ratification par la France de la « convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille » adoptée par l’ONU le 18 décembre 1990 et qui vise à garantir l’égalité de traitement entre travailleurs français et immigrés.

C’est la précarisation générale, la remise en cause des acquis sociaux par les politiques d’austérité menées par nos gouvernants qui nourrissent les sentiments de mal-être et de repli sur soi dans la population. C’est en luttant ensemble que nous pourrons nous battre efficacement pour une société meilleure et égalitaire.

Algérie: Ooredoo partenaire du 32e Camp des scouts arabes

. . TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ . .

Un article par Mouloud Ahmed dans Algerie Patriotique

Ooredoo est le partenaire de la 32e édition du Camp des scouts arabes, qui se tient à Alger du 25 août au 5 septembre 2018 sous le slogan «Le rêve arabe».

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour une traduction anglaise.

Question for this article

Two movements: scouting and culture of peace, Are they related?

(. . . suite)

Placée sous le haut patronage de Son Excellence le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, cette manifestation panarabe, organisée par les Scouts Musulmans Algériens (SMA), regroupe plus de 1200 participants représentant une vingtaine de pays arabes.
Cette édition, qu’accueille l’Algérie pour la troisième fois, vise à promouvoir le vivre ensemble, la culture de la paix ainsi que la solidarité et la fraternité entre les peuples. Un riche programme est concocté par le Comité d’organisation au profit des participants avec, notamment, des activités culturelles et éducatives, des visites touristiques, des animations aquatiques, des jeux de divertissement et des conférences thématiques.

Par sa participation à ce 32e Camp des scouts arabes, Ooredoo confirme son statut d’entreprise citoyenne résolument impliquée dans le soutien des évènements qui contribuent au rayonnement de l’Algérie.

Voyage en Vélo: en Prise Directe avec les Gens

. . TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ . .

Un article de Stip & F

Après huit ans de vie professionnelle dans le domaine bancaire à Paris, nous avons décidé de voyager à vélo pour découvrir l’Europe en passant par le Maroc. Ce moyen de locomotion s’est imposé à nous comme une évidence. Economique et pratique, il nous a permis de rouler 17000 km pendant une année. Les rencontres en sont d’autant plus facilitées que nous sommes en prise directe avec les gens.


(Cliquez sur l’image pour la video.)

Les mêmes questions reviennent fréquemment dans toutes les langues : D’où êtes-vous ? Pourquoi faites-vous ça ? Où dormez-vous ? Elles permettent d’entrer en contact, d’exprimer qui nous sommes, sans forcement passer par les mots, mais surtout en montrant notre sourire, et ce que l’on espère dégager : la simplicité.

Nous sommes partis à la recherche de nous-mêmes, notamment grâce à la rencontre des autres êtres humains, au partage de leurs histoires et de leurs expériences. Le souvenir de ces échanges restera dans nos mémoires : une famille belge qui nous tire notre première larme au moment du départ en Espagne ; le couple de marocains dans les montagnes de l’Atlas qui a tout partagé ; la gentillesse et le grand cœur d’une famille italienne à Cremone ; l’accueil et la générosité d’un entrepreneur serbe ; le petit déjeuner mémorable avec deux retraités en plein milieu de la Finlande…

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour une traduction anglaise.

(. . . suite)

Nous avons découvert aussi un nouveau type de relation rapide et intense. En tant que voyageurs de passage, les personnes n’hésitent pas à nous raconter leur vie et leurs accidents de parcours. Cela nous pousse à la compassion et à l’humilité face à ces histoires bouleversantes. Nous écoutons avec attention, réconfortons et repartons, peut-être un peu vite… En espérant que la paix a repris sa place.

Ces échanges spontanés sont un moyen formidable d’apprendre sur soi. Ce qui nous faisait peur n’était en vérité que rarement justifié, ce sentiment reposait le plus souvent sur des croyances limitantes, encrées au plus profond de nous-mêmes de part notre éducation et les messages véhiculés par la société. Cette expérience nous a prouvée que la bienveillance était partout, il suffit de la voir. Finalement, on ne croit pas ce que l’on voit, mais on voit ce que l’on croit. Parfois dans les cafés, un client paie la note, le patron nous offre un repas, une personne nous propose une chambre… Arriver avec une intention positive peut faire une grande différence.

Inévitablement, certains événements arrivent à jouer avec nos nerfs, comme cette pluie diluvienne, près de Foggia en Italie, qui au final s’est ponctuée par une belle soirée autour d’un feu de cheminée. Nous apprenons que l’on doit accueillir chaque chose, l’accepter telle qu’elle est, même celle que l’on pourrait juger négative.

Le ressenti est devenu notre meilleur allié au fil des jours dans toutes les situations. Il s’agit de laisser tomber le mental et de donner plus de place à nos sensations, le meilleur indicateur qui soit. Plus proche des éléments, nous sommes en immersion dans l’environnement, comme si l’on captait plus d’informations. Nos sens s’aiguisent, nous savons instinctivement si l’on doit prolonger une rencontre, l’écourter ou changer de route. Il nous arrive de froisser des personnes lorsque nous refusons des invitations, surtout lorsqu’elles sont très insistantes. Nous préférons de très loin être en accord avec nous-même plutôt que de subir un compromis.

Les épreuves traversées, qu’elles soient liées au climat, aux relations avec les autres, ou à nos propres doutes… sont des moyens de grandir. Une fois l’inconfort passé, le champ des possibles s’agrandit. Un voyage pour se rappeler qui nous sommes, au-delà des façades construites autour de l’ego.

Nous poursuivons notre chemin en étant plus conscients et reconnaissants envers toutes les intentions de la vie. L’être humain est bienveillant par nature, il doit simplement s’en rappeler.

Côte d’Ivoire: la Fondation Mohammed VI prône le retour aux sources de l’Islam à travers la doctrine achâarite

. . TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ . .

Un article par George Moihet dans Afrique le 360

La Fondation Mohammed VI des Oulema africains a organisé ces 21 et 22 juin à Abidjan un colloque qui a rassemblé les guides, érudits et leaders de la communauté musulmane ivoirienne autour des enseignements de la doctrine achâarite. Prônée par l’Imam Al Achâari, cette doctrine est une invitation aux sources originelles de l’Islam, qui est attaché à la paix et à la tolérance et à la coexistence pacifique au sein de la société.


Video du colloque

L’enjeu de la rencontre est de faire la promotion de ces valeurs, elles-même promues par le Prophète de l’Islam, afin de contribuer à la consolidation du «vivre ensemble» dans la société ivoirienne. Mais également il s’agit de «réhabiliter et redorer l’image de l’Islam» dans un contexte de persistance des actes terroristes au niveau mondial.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour une traduction anglaise.

Question for this article

Islamic extremism, how should it be opposed?

(. . . suite)

«Ce colloque qui est le début d’un ensemble d’activités va permettre de mettre en place le musulman nouveau (…) par la réhabilitation de nos valeurs qui nous caractérisent en réalité et pour éviter de tomber dans l’extrémisme et le radicalisme qui ne sont pas islamiques», a expliqué le Cheickh Boikary Fofana, président du COSIM, le Conseil supérieur des Imams et guide suprême de la communauté musulmane dans le pays.

Ce tout premier colloque de la Fondation Mohammed VI en Afrique a été l’occasion du lancement de la section ivoirienne de l’organisation. Présent à la cérémonie, l’ambassadeur du Maroc, Abdelmalek Kettani, s’est réjoui de l’action de la Fondation qui participe à «une vision de partage de connaissances, de savoirs mais aussi d’enracinement de la paix, de la stabilité, de la cohésion entre les différentes parties de ce grand continent qui est le nôtre en vue de sa promotion et de son développement».

Une série de colloques est prévue cette année par la section locale de la Fondation autour de thèmes tels que le soufisme, l’école malikite, etc.

Séminaire post-forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique

. . TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ . .

Un article de 7sur7 Senegal

Le Sénégal a abrité, aujourd’hui, le séminaire post-forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique. Ce séminaire, organisé dans le cadre d’un partenariat entre le Ministère des affaires étrangères et des sénégalaises de l’extérieur et le Centre des Hautes Etudes de Défense et de Sécurité (CHEDS) du Sénégal, porte sur le thème : “Prévention et lutte contre l’extrémisme violent : quelles réponses des populations ?”.


Horchani Ferhat

Professeur à la Faculté de droit et des sciences politiques de Tunis, Horchani Ferhat a, dans son exposé introductif, expliqué les raisons de l’échec de la communauté internationale dans la lutte contre le terrorisme. Cet échec, selon lui, se traduit au moins sur trois plans.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour une traduction anglaise.

Question for this article

Islamic extremism, how should it be opposed?

(. . . suite)

Le premier, c’est l’augmentation spectaculaire des groupes terroristes. À l’en croire, le nombre des groupes de terroristes devient plus important avec des appellations locales.

Le deuxième plan de ce constat, c’est que, selon le professeur Ferhat, les groupes terroristes actuels (État islamique, Daesch) ont des ambitions plus larges que la simple terreur. Ils ont des ambitions territoriales, politiques.

S’agissant du troisième plan d’échec, le professeur renseigne que ces groupes peuvent avoir une force d’attraction à l’égard d’un nombre important de jeunes à travers les frontières nationales. Il s’agit, poursuit-il, d’une menace transnationale pour ne pas dire transcontinental. 

Pour le professeur, cet échec relatif de la communauté internationale, malgré tout l’argent qui a été dépensé, exige une autre lecture. “Nous ne pouvons plus continuer comme ça”, a déclaré le professeur Horchani Ferhat, pensant qu’il faut une lecture juste du phénomène terrorisme. L’objectif de cette lecture, poursuit-il, est d’éradiquer non pas seulement ce qui est visible mais il faut extirper le mal dans sa racine.

“Il faut une véritable stratégie. Et cette stratégie ne peut être qu’une stratégie mondiale et multiforme. Cela veut dire qu’elle implique non seulement l’État mais aussi les communautés nationales c’est-à-dire les populations mondiales”, a-t-il souligné. Il a rappelé par ailleurs que le phénomène du terrorisme est très complexe et peut avoir des motivations très diverses. Il peut, à son avis, avoir sa source dans la criminalité, le commerce des stupéfiants, la quête de l’argent facile, la radicalisation, l’exclusion sociale et économique, la pauvreté absolue entre autres.

La prochaine vague de réfugiés des changements climatiques

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de Kumi Naidoo dans Project Syndicate

Les instances internationales se sont engagées dans une série de discussions qui pourraient fondamentalement changer la gestion des mouvements migratoires à travers les frontières. Le dialogue porte principalement sur la protection des réfugiés ; l’autre volet sur la migration. .


Ces discussions, menées sous l’égide des Nations unies ne déboucheront pas sur des accords juridiquement contraignants. Mais les débats en eux-mêmes constituent une rare occasion d’établir un consensus sur les problèmes contemporains de migrations. Et de manière encore plus importante, la communauté internationale aura ainsi l’occasion de planifier les répercussions des changements climatiques, qui ne manqueront pas de devenir sous peu la principale cause du déracinement et de la migration des populations mondiales.

Le compte récent recense près de 258 millions de migrants dans le monde entier, dont 22,5 millions de réfugiés enregistrés par l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés. Ces chiffres ne sont rien si les plus modestes prédictions relatives au climat se réalisent. Selon l’Organisation internationale pour les migrations, les changements climatiques pourraient déplacer près d’un milliard de personnes d’ici 2050. Et pourtant aucun traité international ne couvre les migrations provoquées par le climat — une lacune qui doit être comblée dès maintenant.

Les normes internationales de protection des réfugiés n’ont jamais reçu autant d’attention depuis 1951. Cette année-là, devant le déplacement de 80 millions de personnes après la Deuxième Guerre mondiale, les pays membres de l’ONU ont ratifié un cadre intégral pour normaliser comment sont traités les réfugiés. Le Pacte mondial sur les réfugiés débattu en ce moment s’appuie sur ce cadre pour élaborer des stratégies donnant des outils aux réfugiés et assister les États les accueillant. Fait encore plus important, le document engagerait les signataires à la protection de « ceux qui ont été forcés de migrer en raison de catastrophes naturelles et de changements climatiques ».

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(cliquez ici pour une version anglaise ou ici pour une version espagnole de cet article.)

Question related to this article:

 

The refugee crisis, Who is responsible?

(. . . suite)

Le deuxième accord porte encore plus à conséquence pour la gestion des populations déplacées par les événements climatiques. Il n’y a jamais eu de traité mondial en vigueur concernant les migrations ; et les initiatives bilatérales antérieures se sont attardées presque exclusivement sur la violence et les conflits comme principales causes des exodes. La proposition du Pacte mondial sur les migrations étudie aussi d’autres facteurs et est d’avis que les changements climatiques sont parmi les « facteurs défavorables structurels qui obligent les gens à quitter leur patrie ».

Ce type de vocabulaire réglementaire confirme ce que les populations à risque du monde entier savent déjà : les sécheresses, les catastrophes naturelles, la désertification, les mauvaises récoltes et bien d’autres bouleversements environnementaux détruisent le gagne-pain de communautés entières et rendent inhabitables des régions entières. Dans mon pays, l’Afrique du Sud, une sécheresse record oblige les grandes villes à envisager un rationnement de l’eau. Si les pénuries d’eau persistent, les migrations ne tarderont pas.

La rareté des ressources est particulièrement inquiétante dans des États politiquement instables où les changements climatiques sont déjà liés à des conflits violents et à des bouleversements sociaux. Les conflits pour la mainmise de terres fertiles et de réserves d’eau potable ont ainsi nourri la guerre au Darfour et même la crise actuelle en Syrie — l’une des plus grandes sources de migrants aujourd’hui — qui s’est déclarée après des sécheresses successives ayant chassé les Syriens ruraux vers les villes. Il n’est pas irréaliste de penser qu’encore plus de sang sera versé dans les années à venir en raison de changements climatiques.

Les deux cadres de l’ONU pourraient servir de base pour la planification de la gestion des migrations futures découlant des changements climatiques. Les prises de décision guidées par les modèles scientifiques permettent aux États d’élaborer des stratégies de réinstallation des populations se déroulant en bon ordre, dans la dignité et l’équité. C’est assurément une démarche plus avisée que les interventions effectuées jusqu’ici à l’improviste.

Mais l’Histoire nous apprend que les États sont plutôt hostiles aux solutions collectives pour gérer les migrations forcées. L’étendue des dégâts est aujourd’hui bien visible dans le sort troublant et inacceptable des réfugiés venant de toutes les régions du monde.

À l’approche du dernier mois des discussions relatives au pacte, à quoi devons-nous nous attendre de ceux qui négocient le plan mondial de gestion des migrations sans précédent des populations ? Les causes et les conséquences des changements climatiques exigent qu’on y porte une attention plus étroite. Les déracinés doivent pouvoir refaire leur vie dans la dignité. Les dirigeants mondiaux seront jugés selon l’atteinte de cet objectif grâce aux pactes mondiaux pour les réfugiés et les migrants.

(Merci à Paul Kimmel, le reporter de CPNN pour cet article.)