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Maroc – Lettres : Oujda affiche son « ambition maghrébine et africaine »

. . EDUCATION POUR LA PAIX . .

Un article par Bios Diallo pour Le Point

C’est autour du thème « Réinventer l’universel » que la capitale régionale de l’Orient marocain a abrité du 18 au 21 octobre 2018 la 2e édition du salon maghrébin du livre. Une manifestation pleine de profondeur.


Frontalière avec l’Algérie et porte d’entrée au Maroc, Oujda est une ville aux multiples brassages. Ce qui fait dire au ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed Al Aaraj, que le salon Lettres du Maghreb ressemble à la ville qui l’accueille : un creuset de cultures spirituelles et intellectuelles. D’ailleurs, Oujda a été désignée, en 2018, « capitale de la culture arabe » !

Plus de 300 écrivains et éditeurs étaient présents. Et au-delà des auteurs venus du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie, de la Mauritanie, de la Libye, de l’Égypte, du Soudan, cette édition a accueilli également des écrivains et poètes du Liban, de la Palestine, de la Syrie, de l’Iran, de l’Amérique latine et d’Europe. L’Afrique subsaharienne aussi était présente à travers la Côte d’Ivoire, pays invité d’honneur. Le président du salon, Mohamed Mbarki, a parlé d’une « ambition maghrébine et africaine » à construire à travers les lettres.

Vers l’universalité


Reste à savoir comment promouvoir et conduire les littératures maghrébines vers l’universalité. L’écrivain Jalal El Hakmaoui, par ailleurs commissaire du salon, précise : « Il ne s’agit pas de créer l’universalité, mais de la remettre en perspective à partir des contributions de penseurs. » Transcender alors les déchirures du monde et les particularismes porteurs d’idéologies de haine, pour tendre vers un monde ouvert et respectueux de l’autre. Avec « Réinventer l’universel », les intervenants invitent à la prééminence des idées positives sur les discours qui instrumentalisent la peur.

Le public a eu l’embarras du choix sur les thématiques. Les salles étaient littéralement envahies par les assoiffés du savoir et des débats. Le sujet « Islam et modernité » catalyse bien des passions dans un Maghreb au cœur des mutations. En effet, entre les radicalisations et les violences, des éclairages s’imposent. Et si l’islam, en tant que foi personnelle, n’est pas réfractaire à la modernité, le regard extérieur porté sur lui est aujourd’hui biaisé. « Non, l’islam n’est pas violent, s’insurge l’éditeur et traducteur algérien Sakhr Benhassine. Et pour cause, si on enquête après un acte perpétré, on découvre les limites et religieuses et humaines des personnes à la source du répréhensible acte. C’est donc pour d’autres mobiles que l’ignoble est commis, et non l’islam. » À la table ronde « Soufisme et la culture de la paix », le rappeur, slameur et écrivain Abd al Malik abonde dans le même sens : « Il est de notre devoir d’éclairer les personnes qui n’ont pas vraiment accès au Livre, soutient-il. Depuis que je m’intéresse au soufisme, que je parcours le monde des textes d’origine, je découvre et la force et l’esprit de paix contenus dans les écritures sacrées. Il faut croire simplement que les gens sont mal informés. »

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Question pour cet article:

What is the relation between peace and education?

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Des thèmes qui interpellent l’actualité


« Le Maghreb vu d’ailleurs » et « Être migrant aujourd’hui » se recoupent par le fait du départ et du retour, du regard de l’autre et de soi-même. Le Maghreb, lui-même terre de confluences, connaît aujourd’hui de nombreuses traversées vers l’Europe. Tout comme il connaît une saignée de sa propre jeunesse en quête d’horizons meilleurs vers l’Europe, le Canada et les États-Unis. Mais à cause, entre autres, d’attentats et violences souvent commis par des individualités se réclamant de l’islam, migrants et non-migrants se retrouvent stigmatisés. « Pour autant, dit Fodé Sylla, grand activiste des années 2000 en France et modérateur de l’une des rencontres, il ne faudra pas céder à la peur de l’autre. Ni le musulman ni la migration ne portent des gènes de violence. La culture de la violence leur est imposée malhonnêtement. » « Nous devons éviter les jugements et identités figées », renchérit la romancière marocaine Naïma Lahbil Tagemouati.

L’imaginaire des langues, la création, le rêve d’ailleurs, l’édition et la circulation du livre ne seront pas en reste. Et si la littérature maghrébine repose sur de brillantes plumes, force est de reconnaître que celles-ci évoluent ailleurs. Un ailleurs plus attractif, mais bien au détriment de terres déshéritées. C’est ce que veut corriger ce salon, disent les organisateurs. Le Wali de la région, féru de lectures, interroge : « Serons-nous toujours condamnés à voir célébrer ailleurs nos auteurs ? » Mouaad Jamai refuse d’abdiquer : « Que ne sommes-nous capables de valoriser ici au Maghreb ! Oujda est un cadre propice. Nous pouvons ici exprimer haut et fort une volonté commune de faire exister une édition maghrébine cohérente et solidaire à l’échelle de la sous-région autour de nos auteurs et éditeurs. »

La jonction de deux mondes


Maghreb et Afrique subsaharienne partagent le même dilemme. « Notre littérature reste toujours à la remorque, regrette le poète ivoirien Henry Nkoumo. Produite ailleurs, peu diffusée et encouragée chez nous, elle ne peut faire autrement. Mais il est temps que nous soyons capables de produire par nous-mêmes, et permettre à nos scolaires et lecteurs d’avoir accès comme il se doit à nos productions ! » C’est sans doute pour cela que le salon maghrébin du livre accorde la part belle à la jeunesse (ateliers d’écriture, de BD, de nouvelles et d’images avec des écrivains et illustrateurs) et aux éditions locales.

Et la construction nécessaire des ponts. « Désigner, à chaque édition un pays du Sud comme invité d’honneur, dit Abdelkader Retnani, président de l’Union professionnelle des éditeurs du Maroc et une des chevilles ouvrières de l’événement, participe de la volonté du royaume de marquer son ancrage africain. » Pour cette seconde édition, la Côte d’Ivoire succède au Sénégal. Maurice Kouakou Bandaman, ministre de la Culture et de la Francophonie de la Côte d’Ivoire, y voit un signe réconfortant : « En faisant du salon maghrébin du livre d’Oujda une porte fédératrice grandement ouverte sur le monde, les organisateurs donnent au Maroc de belles couleurs et témoignent des espoirs attendus de notre industrie du livre. »

Les visiteurs sont repartis les bras chargés de livres, avec des idées à mûrir avant avec 2019 !

Algérie: Ooredoo partenaire du 32e Camp des scouts arabes

. . TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ . .

Un article par Mouloud Ahmed dans Algerie Patriotique

Ooredoo est le partenaire de la 32e édition du Camp des scouts arabes, qui se tient à Alger du 25 août au 5 septembre 2018 sous le slogan «Le rêve arabe».

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Question for this article

Two movements: scouting and culture of peace, Are they related?

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Placée sous le haut patronage de Son Excellence le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, cette manifestation panarabe, organisée par les Scouts Musulmans Algériens (SMA), regroupe plus de 1200 participants représentant une vingtaine de pays arabes.
Cette édition, qu’accueille l’Algérie pour la troisième fois, vise à promouvoir le vivre ensemble, la culture de la paix ainsi que la solidarité et la fraternité entre les peuples. Un riche programme est concocté par le Comité d’organisation au profit des participants avec, notamment, des activités culturelles et éducatives, des visites touristiques, des animations aquatiques, des jeux de divertissement et des conférences thématiques.

Par sa participation à ce 32e Camp des scouts arabes, Ooredoo confirme son statut d’entreprise citoyenne résolument impliquée dans le soutien des évènements qui contribuent au rayonnement de l’Algérie.

Mauritanie: Création du Mouvement de la Jeunesse Consciente pour l’Emploi

LIBERTE DE L’INFORMATION

Un article de Maghreb Emergent

Le Mouvement de la jeunesse consciente pour l’emploi a tenu jeudi [26 juillet] en fin de journée une conférence de presse au cours de laquelle ce mouvement a annoncé sa création.


Photo de CRIDEM

Le président de ce mouvement, M. Balle Diagne a évoqué les causes à l’origine de la création du mouvement et passé en revue ses objectifs qui visent, entre autres, la récupération des jeunes exposés à une potentielle rupture avec la société et à lutter en leur sein contre les dérives drogue, stupéfiants, gangs de la criminalité mais aussi courants extrémistes etc.

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Question related to this article.

Youth initiatives for a culture of peace, How can we ensure they get the attention and funding they desereve?

Pour ce faire, le mouvement entend créer un espace d’échanges et d’apprentissage fonctionnel entre les institutions étatiques et non étatiques, vulgariser l’unité et la cohésion nationales et interpeller les décideurs et les opérateurs économiques pour investir en faveur de la promotion et du développement de la jeunesse et sensibiliser l’opinion sur les valeurs de la citoyenneté et la culture de la paix.

Dans ce cadre, le président du mouvement a souligné l’importance que revêt, pour les jeunes, la préservation des acquis nationaux et la promotion de projets de développement à l’intention des jeunes.

Quant à la secrétaire générale du mouvement, Mme Malika Mint Mohamed Saleck, elle a réaffirmé les mêmes principes et objectifs invitant tous les jeunes mauritaniens à adhérer au mouvement qui a pour objectif de développer la Mauritanie et de la protéger contre tous les dangers.

Répondant à une question de l’Agence Mauritanienne d’Information, sur la nature du mouvement, M. Balle Diagne a déclaré que le mouvement est apolitique, appelant toutefois la jeunesse mauritanienne à s’inscrire sur la liste électorale et à participer pleinement aux prochaines élections.

Il a ajouté que son mouvement n’opère pas dans le cadre des structures sectaires tribales et régionales mais, bien au contraire, s’y oppose énergiquement. Toutefois, il croit en les compétences et capacités des jeunes mauritaniens.

La culture de la non-violence bientôt au cœur des programmes scolaires libanais

. . EDUCATION POUR LA PAIX . .

Un article par Anne-Marie El-Hage pour L’Orient le Jour (reproduit par permission de l’auteur)

Un accord signé entre l’université Aunohr et le ministère de l’Éducation prévoit de développer une culture de paix dans les écoles du pays.

Pour la première fois au Liban, la culture de non-violence sera au cœur du système éducatif, public et privé, classique et technique. Non seulement elle figurera au menu des prochains programmes scolaires, dans le cadre du chantier de développement de ces programmes, depuis l’école maternelle jusqu’aux classes secondaires, mais l’ensemble du système éducatif devrait en être imprégné, l’enseignement, la direction des établissements, la vie scolaire, les cours de récréation, les transports scolaires, la relation entre les élèves, celle entre élèves et instituteurs…


Signature de l’accord sur le développement de la culture de la non-violence dans les écoles. Photo Aunohr
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C’est ce que promet le protocole d’accord entre le ministère de l’Éducation et l’Academic University For Non-Violence & Human Rights – Aunohr. Un accord qui a été signé le 15 mai courant entre les deux parties, représentées du côté étatique par le ministre Marwan Hamadé, parrain de l’événement, et par la présidente du Centre de recherche et de développement pédagogiques (CRDP), Nada Oweijane, et du côté académique, par la fondatrice d’Aunohr, Ogarit Younan, et par le président de l’université, Issam Mansour.

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Question pour cet article:

Peace Studies in School Curricula, What would it take to make it happen around the world?

Une telle initiative a pour objectif « d’institutionnaliser la culture non violente, explique Ogarit Younan, d’y faire participer l’État, dans toutes ses composantes, en partant du ministère de l’Éducation et du CRDP ». Car, note-t-elle, « les besoins sont pressants à ce niveau, vu la recrudescence de la violence parmi les jeunes et même chez les enfants ». Ce qui explique que l’université Aunohr est souvent sollicitée par les établissements scolaires à travers le pays, pour former leurs enseignants à la culture de la non-violence ou pour organiser des activités dans ce sens à l’intention des élèves. « À l’issue de l’application de nos méthodes, les résultats sont palpables », observe Mme Younan, précisant que les enfants sont plus calmes, que la vie éducative devient plus facile. Ce qui a poussé le ministre de l’Éducation, Marwan Hamadé, à dire, à l’issue de la signature de l’accord, qu’il s’agit de « l’un des plus beaux accords signés par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur ». Et ce dans une volonté de mettre en exergue le caractère crucial de la culture de non-violence pour le Liban.

Instaurer la paix commence dès l’enfance

Quant au point de départ de cette volonté mutuelle, il réside dans la Déclaration des droits de l’enfant et la Déclaration universelle des droits de l’homme. Signataire de ces deux déclarations, le Liban est face à un autre défi de taille fixé par les Nations unies, celui de répandre une culture de paix et de non-violence dans le monde, dans le cadre du programme onusien d’action pour la décennie 2001-2010. « Changer l’esprit des gens, instaurer la paix, doit commencer dans les écoles et dès l’enfance », martèle Mme Younan. Pour ce faire, l’université (qui a obtenu son permis en 2014) a déjà développé des curricula complets. Elle doit à présent élaborer le matériel pédagogique adéquat, mais aussi former les formateurs qui iront sur le terrain. Car la culture de la non-violence passe par différents apprentissages, à savoir la gestion de la colère, l’écoute, le développement de la mémoire pacifique, la construction du véritable moi, la compréhension des conflits dans la relation aux autres, le langage non violent, et bien d’autres choses encore.

Ce n’est certes pas la première fois que le concept de non-violence est privilégié au sein des institutions libanaises. En 1997, Ogarit Younan était déjà consultante de la société civile pour introduire ce principe dans les programmes scolaires. « Mais juste quelques chapitres ont été modifiés », note-t-elle, précisant qu’à l’époque, « c’était un premier pas ». Beaucoup plus tard, le 13 octobre 2016, le Conseil des ministres consacre le 2 octobre de chaque année, journée nationale pour la culture de la non-violence. Avec la signature du nouvel accord, l’espoir de grandir dans un environnement non violent est désormais à portée de main pour les enfants du Liban. À la condition, certes, que l’initiative soit mise à exécution.

(Merci à Phyllis Kotite, le reporter de CPNN pour cet article.)

Algérie: Société civile : Inculquer la culture de la paix aux enfants

. . EDUCATION POUR LA PAIX . .

Un article de El Moudjahid

Les participants à une rencontre sur l’importance de la paix dans la société, organisée à Tissemsilt, ont appelé la société civile à contribuer à inculquer la culture de la paix aux enfants. Dans ce cadre, le Dr Miloud Garden, du centre universitaire de Tipaza a mis l’accent sur le rôle des associations dans la sensibilisation de l’enfant quant à l’importance de la paix et d’accepter l’autre, appelant la société civile à contribuer, par des initiatives, à ancrer cette culture chez les enfants. «La société civile est un partenaire essentiel et efficace pour la réussite des initiatives et manifestations de sensibilisation visant à lutter contre le phénomène de la violence dans la société en propageant les valeurs de la paix et réconciliation chez les enfants», a-t-il soutenu.


Dr Lakhdar Saidani,

Pour sa part, le Dr Lakhdar Saidani, universitaire de Tiaret, a insisté sur les initiatives des associations pour concourir dans l’éducation des enfants, le rejet de la violence et l’instauration de la culture de la paix. L’intervenant a proposé des initiatives conjointes entre associations locales et instances publiques dont la direction de l’Action sociale et la Sûreté nationale pour sensibiliser les jeunes au phénomène de la violence et sur les moyens de s’en prévenir.

 

Question related to this article:

What is the best way to teach peace to children?

L’écrivain et chercheur en littérature pour enfants, Abdelkader Khaled, a estimé, lui, que la décision des Nations unies pour instaurer une journée mondiale du Vivre ensemble en paix, est une reconnaissance des efforts déployés par l’Algérie pour réaliser la paix et la réconciliation dans la société et dans le monde.

Cette rencontre, initiée par la bibliothèque principale de lecture publique dans le cadre de la célébration de la journée mondiale du Vivre ensemble en paix, a réuni des représentants d’associations à caractère culturel, des étudiants et autres chercheurs du Centre universitaire de Tissemsilt.

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Israël : « Je vais aller en prison car je refuse de servir dans l’armée israélienne »

.DESARMAMENT & SECURITE.

Un article de Finalscape

Mon nom est Nattan Helman. J’ai 20 ans, je viens du Kibboutz Haogen.

Le 20 novembre, je refuserai de servir dans l’armée israélienne pour des raisons de conscience. En troisième année de collège, je suis tombé sur des documents sur l’occupation et j’ai commencé à demander : Qu’est-ce qu’on fait là-bas ? Comment cela affecte-t-il notre société ? Comment est-ce que ça m’affecte moi ?


vidéo d’interview

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Question for this article

“Put down the gun and take up the pen”, What are some other examples?

(…suite)

Après avoir fait des recherches, après avoir lu des livres, des articles et des témoignages de soldats, après avoir vu les territoires, j’en ai conclu que les politiques israéliennes oppressaient Palestiniens et Israéliens.
Quand j’ai reçu mon premier appel de l’armée, j’ai su que je n’y irai pas. Je l’ai dit à mes parents. Ils l’ont d’abord très mal pris, puis ils ont compris et ils m’ont soutenu.

Au début, je me suis senti seul et je pensais être le seul à penser ainsi. Je savais que mon refus était une violation de la loi mais face à chaque loi il y a la moralité, une conscience, une limite.

Dans le passé, il y a eu beaucoup d’injustice sociale qui était légale. L’Holocauste en Europe, l’Apartheid en Afrique du Sud, l’esclavage aux États-Unis sont tous des exemples d’injustice légale. Une loi exigeant l’enrôlement dans une armée qui oppose toute une population n’est pas une loi éthique et je ne ressens pas l’obligation d’y obéir. J’ai parlé avec d’anciens objecteurs des conditions de vie en prison, et j’essaie de m’habituer à l’idée d’y vivre.

La situation est effrayante et stressante, mais je pense que si je continue à croire à mes valeurs, elles me renforceront et me protègeront là-bas.

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La Ligue des Ouléma, Prêcheurs et Imams des Pays du Sahel: La communication pour contrer l’extrémisme

. . TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ . .

Un article de L’Expression

Les ouléma, imams et prêcheurs des pays du Sahel doivent impérativement user des moyens de communication modernes afin de contrer la menace de l’extrémisme religieux et violent.
L’extrémisme est en mutation rapide. Pour le contrer, il faut une adaptation aussi rapide. Autrement dit, la lutte contre les idéologies extrémistes et les discours violents qui ont recours actuellement au Web et les réseaux sociaux, doit user des mêmes supports de communication.


C’est pour permettre à la Ligue des ouléma, prêcheurs et imams des pays du Sahel d’atteindre cet objectif que le ministre de la Communication, Djamel Kaouane, a reçu hier son secrétaire général, Youcef Belmehdi. Selon un communiqué du ministère de la Communication, Djamel Kaouane «a écouté, durant cet entretien, un exposé de Youcef Belmehdi sur les activités de la Ligue des ouléma du Sahel dont les principes sont la coexistence pacifique avec les autres religions et le rejet de toutes sortes d’extrémismes».

L’audience a également permis de «passer en revue les moyens susceptibles d’être mis en oeuvre par la communication pour vulgariser et promouvoir le message de tolérance et de modération prôné par cette association», précise la même source. Il faut dire que les ouléma, imams et prêcheurs des pays du Sahel ont une importante mission à accomplir, celle de lutter par l’information et la sensibilisation contre l’extrémisme religieux dans la région. Ces derniers doivent impérativement donc user des moyens de communication modernes afin de réussir leur campagne de sensibilisation.

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Islamic extremism, how should it be opposed?

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Afin de concrétiser cette mission préventive pour contrer la menace de l’extrémisme religieux et violent, et mener à bien cette lutte en amont, la Ligue a mis en place un programme prévoyant une intervention des imams et prêcheurs sur le Web et les réseaux sociaux. Cette «incursion» des membres de la Ligue dans le monde virtuel, va permettre de faire un travail de contre-propagande barrant la route aux cellules dormantes de groupes extrémistes qui endoctrinent et recrutent des victimes sur les réseaux sociaux.

L’autre terrain sur lequel la Ligue des ouléma, prêcheurs et imams des pays du Sahel, veut peser, est celui des universités. Il est à rappeler qu’en octobre dernier, la Ligue en collaboration avec le Centre africain d’études et de recherches sur le terrorisme (Caert) a convenu d’élaborer un programme de formation des imams et prêcheurs africains. Le programme prévoit de faire bénéficier les Africains de l’expérience algérienne en matière de prévention de l’extrémisme violent et du terrorisme.

La Ligue avait, auparavant, organisé, le premier cycle de formation des imams membres de la Ligue, lequel a porté sur des thématiques telles que «l’optimisation de l’utilisation des médias» par les imams et les prêcheurs, «la réforme en islam» et «le rôle de la zakat et du wakf dans la résorption des problèmes sociaux».

Créée en janvier 2013 à Alger, la Ligue des ouléma, prêcheurs et imams du Sahel s’emploie à diffuser la culture de la paix et à bannir la violence et l’extrémisme dans cette région. Elle regroupe des ouléma, prêcheurs et imams des pays de la région membres de la Ligue, à savoir l’Algérie, la Mauritanie, le Mali, le Nigeria, le Niger, le Burkina Faso et le Tchad, ainsi que trois pays observateurs au titre du Processus de Nouakchott, à savoir la Côte d’Ivoire, le Sénégal et la Guinée.

Tunis: Vers le renforcement du partenariat scientifique Iran-pays arabes

. . DEVELOPPEMENT DURABLE . .

Un article de Web Manager Center

Des universitaires arabes et iraniens ayant participé au troisième congrès scientifique international des universités d’Iran et du monde arabe, tenu à Tunis les 11 et 12 novembre, ont souligné l’importance de renforcer l’échange culturel et civilisationnel entre les pays du monde arabe pour briser les stéréotypes créés par les politiciens et les médias et qui ne s’adaptent plus à la réalité d’aujourd’hui.


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Le congrès a été couronné par la publication d’un communiqué comportant des recommandations scientifiques dont la valorisation du partenariat scientifique fructueux entre les universités arabes et iraniennes et la nécessité d’engager des dialogues approfondis pour élaborer des stratégies scientifiques capables de renforcer les relations académiques entre les deux parties pour un avenir meilleur et prometteur au partenariat universitaire arabo-persan.

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How can we ensure that science contributes to sustainable development?

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Les recommandations ont également mis l’accent sur l’importance de la science en tant que patrimoine humain qui dépasse les conflits ethniques, appelant à renforcer les échanges et à promouvoir l’information objective et la culture de la paix et de la tolérance.

Les participants ont, en outre, appelé à un véritable débat entre les musulmans pour mieux positionner l’Islam avec les autres religions et à promouvoir le patrimoine scientifique commun pour éduquer les jeunes aux fondements civilisationnels communs et diffuser les langues arabe et persan. Ils ont également souligné l’importance de promouvoir les efforts de la traduction en tant que moyen de diffuser la culture et la science des pays et l’intensification des rencontres académiques et des échanges entre les étudiants, les professeurs et les chercheurs arabes et iraniens.

A noter que ce congrès, organisé sous la tutelle de l’Université de la Manouba, a vu la participation de présidents d’universités arabes de Tunisie, du Liban, d’Algérie, de Libye, du Maroc, d’Irak et de la Syrie outre la participation de 11 universités iraniennes.

Les conférences organisées en marge de cette manifestation ont porté sur les moyens de renforcer le partenariat universitaire entre les pays du monde arabe et l’Iran.

Mauritanie: Festival Nouakchott Jazz Plus: du 18 au 23 septembre 2017

. . EDUCATION POUR LA PAIX . .

Un article par Le Reflet

Dans un souci de mieux faire connaître la musique jazz en Mauritanie, l’association « Les Echos du Sahel » organise cette année le festival de jazz en collaboration avec le Ministère de la Culture et de l’Artisanat, l’Institut Français (IfM), l’Ambassade de France, l’Ambassade d’Espagne et l’Ambassade des Etats-Unis, également avec le soutien aussi d’autres associations et opérateurs économiques.


Ce festival se veut « un grand rendez-vous d’échanges interculturels entre les musiciens mauritaniens et ceux de la sous-région, d’Europe et des Etats-Unis. Il s’inscrit dans le cadre de la promotion de la musique jazz comme vecteur de paix, de liberté d’expression et d’unité : Il est porteur d’un message de tolérance et d’ouverture aux autres, pour une parfaite cohésion sociale. »

L’enjeu est aussi de : « créer et développer des temps et un espace d’échange entre les cultures à travers des ateliers de découverte, un partage d’expérience avec des musiciens professionnels mauritaniens et étrangers. Initier des musiciens et les jeunes mauritaniens à la pratique du jazz, promouvoir la culture de la Paix et de la Tolérance dans la sous-région, dans les pays du Sahel et dans le monde à travers le festival de jazz et pérenniser le festival de jazz en Mauritanie » rappelle Babi Sarr, secrétaire général des « Echos du Sahel » et initiateur du festival de jazz en Mauritanie.

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What place does music have in the peace movement?

Au programme de cette édition il est prévu : Concerts des artistes mauritaniens et étrangers, ateliers pédagogiques entre musiciens étrangers et mauritaniens, une exposition, des conférences et débats, des projections de films sur le jazz et un vibrant hommage à feu Saidou Bâ Banbaado, guitariste traditionnel, par son fils Cheikhou Bâ et le musicien Steve Shehan (France).

Sont invités à ce rendez-vous culture:

Kahil El’Zabar et David Murray (USA), Samy Thiébault (France), Steve Shehan (France), Jerez – Texas (Espagne), Friedrich Zur Heide (Allemagne), Noura Seymaly (Mauritanie), Walfadjiri (Mauritanie), le Dental Orchestra (Mauritanie).

Pour rappel, le lancement de cette édition est prévu ce 18 septembre à 20h aux Echos du Sahel .Une Conférence de presse du Nouakchott Jazz PLUS Festival 2017 aura lieu mardi 19 septembre à 10 heures à l’Hôtel Monotel.

L’évènement sera marqué notamment par un concert de Samy Thiebault, le 19 septembre à l’IfM (1.000um / 500 um pour les adhérents) à 20h, le 21 septembre un concert à l’IfM à 20h avec Noura Seymali, Dental Orchestra (Mauritanie), Jerez Texas, David Murray et Kahil El’Zabar (USA) (entrée libre). Un dîner concert est prévu le vendredi 22 septembre à l’hôtel Monotel à 20h entrée 10.000 um.

Une restitution des ateliers pédagogiques avec David Murray & Kahil El’Zabar et les musiciens stagiaires mauritaniens est proposé samedi 23 septembre à 20h aux Echos du Sahel (entrée libre), le public vibrera aussi durant cette soirée au rythme du duo Steve Shehan et Cheikhou Ba aux Echos du sahel.

Maroc: Le festival international de la culture Amazighe du 14 au 16 juillet à Fès

. . EDUCATION POUR LA PAIX . .

Un article de Atlas Info

La 13eme édition du festival international de la culture amazighe sera organisée du 14 au 16 juillet à Fès sous le signe “Amazighité et diversité culturelle face aux extrémismes”.

Initiée par l’Association Fès-Saiss et le Centre Sud Nord en partenariat avec la Fondation Esprit de Fès, la région Fès-Meknès, la Fondation BMCE et l’Office national Marocain du Tourisme (ONMT), cette manifestation tend à débattre, entre autres, des stratégies cohérentes de consolidation du dialogue interculturel, de la cohésion sociale et du renforcement de la culture démocratique.

Ce festival international, devenu un rendez-vous incontournable, s’inscrit dans le cadre des actions et efforts visant la promotion de la culture amazighe à travers la mise en valeur du patrimoine immatériel amazigh, la diversité culturelle et leurs apports à la culture de la paix.

Le festival porte sur une multitude d’activités dont des soirées artistiques avec la participation d’Abdelhafid Douzi, Aicha Tachinwite, Hadda Ouakki, Said Senhaji, Ibtissam Tisket et Hassan El Berkani, l’Italienne Laura Conti, outre la danse Ahidous de Tahla et flamenco, et bien d’autres stars de la chanson amazighe et méditerranéenne.

La 12ème édition du Festival international de la culture amazighe, a été initiée sous le thème “Amazighité et cultures méditerranéennes : Le vivre-ensemble”.

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