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Bulletin français 1 juin 2018

LA SOCIÉTÉ CIVILE PREND L’INITIATIVE

Deux grands événements internationaux pour la paix prévus pour mai et juin ont été annulés ou reportés ce mois-ci, ce qui a conduit la société civile à prendre le relais.

Nous faisons référance à la réunion de haut niveau entre les Présidents des États-Unis et de la Corée du Nord prévue pour le 12 juin et à la Conférence de haut niveau des Nations Unies sur le désarmement nucléaire qui devait s’ouvrir le 14 mai.

En Corée, l’Initiative des femmes Nobel s’est jointe à des milliers de femmes coréennes, du nord et du sud, pour réclamer la fin de la guerre de Corée, la réunification des familles et le leadership des femmes dans le processus de paix. Elles ont organisé des symposiums internationaux sur la paix à Pyongyang et à Séoul où elles ont écouté des femmes coréennes et partagé leurs expériences et leurs idées sur la mobilisation des femmes pour mettre fin à la guerre et aux conflits violents. Le 24 mai, Journée internationale de la femme pour la paix et le désarmement, ce sont avec 1200 femmes coréennes, qu’ils ont franchi avec succès la zone démilitarisée de environ 3,5 km (DMZ) qui sépare des millions de familles coréennes; c’est un acte symbolique fort de paix.

Comme les lecteurs de CPNN le savent d’après les bulletins de juillet, août et novembre 2017, la proposition d’une Conférence de haut niveau des Nations Unies sur le désarmement nucléaire faisait suite au traité historique des Nations Unies visant à interdire les armes nucléaires. La Conférence a été soutenue par les nations du Mouvement des pays non alignés. Cependant, il semble que la pression des États nucléaires les ait forcés à retirer leur parrainage et à reporter la conférence. Il semble maintenant que cela ne puisse jamais avoir lieu !

Bien que la conférence n’ait pas lieu, de nombreuses organisations prennent la défense du désarmement nucléaire. Dans CPNN ce mois-ci, nous publions des articles sur les initiatives de l’Association médicale mondiale, des femmes parliamentaires venant du monde entier, les activistes locaux opposant l’une des plus grandes installations nucléaires américaines et la Campagne américaine pour le respect du Traité d’interdiction nucléaire.

Le Conseil de l’Association médicale mondiale, réunissant les délégués de près de 40 associations médicales nationales réunies en Lettonie, a exprimé sa vive préoccupation face à la menace croissante de guerre nucléaire et a parlé des conséquences catastrophiques de ces armes sur la santé humaine et l’environnement. Ils ont exhorté tous les États à signer et à appliquer rapidement le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires.

49 femmes parlementaires du monde entier, sous les auspices de l’organisation, Parlementaires pour la non-prolifération nucléaire et le désarmement, ont lancé un appel, intitulé «Sécurité commune pour un monde durable et exempt d’armes nucléaires». Elles viennent des pays suivants: Kazakhstan, Îles Marshall, Autriche, Australie, Suisse, Finlande, Canada, Allemagne, Portugal, Nouvelle-Zélande, Suède, Bangladesh, Pays-Bas, Jordanie, Royaume-Uni, Norvège, États-Unis, Mexique, Chili et Costa Rica.

À Oak Ridge, au Tennessee, l’une des plus importantes installations de production nucléaire des États-Unis, des militants locaux ont recueilli suffisamment d’argent pour intenter une action en justice afin d’arrêter une nouvelle usine de traitement nucléaire. En même temps, ils ont transmis leur message contre les armes nucléaires à des réunions internationales et à l’Organisation des Nations Unies.

La Campagne américaine pour le respect du Traité d’interdiction nucléaire mobilise la société civile à tous les niveaux, individus, entreprises, communautés religieuses, écoles, organisations, villes et états pour se conformer au Traité d’interdiction des armes nucléaires. Leur objectif est de faire pression sur l’industrie des armes nucléaires et éventuellement forcer le gouvernement fédéral à mettre en œuvre le Traité d’interdiction des armes nucléaires.

Enfin, à un autre niveau, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a annoncé une nouvelle initiative pour le désarmement, axée sur trois priorités: les armes de destruction massive, les armes classiques et les nouvelles technologies sur le champ de bataille. Espérons que la pression en faveur du désarmement et de la paix venant du haut et du bas de l’État pourra faire avancer le progrès.

      

DISARMAMENT ET SECURITÉ



Women legislators release appeal for common security for a sustainable and nuclear-weapon-free world

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


Mapping Youth Involvement in Colombia’s Peace Process

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



Mexico: Congress Exhorts the City Councils to contribute to the culture of peace

DÉVELOPPEMENT DURABLE



Solar Leads Record Renewables Investment

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Women, Peace and Security Focal Points Network meets in Berlin to promote women’s role in peace processes

DROITS DE L’HOMME



The carnage against Gaza civilian protesters

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ



La prochaine vague de réfugiés des changements climatiques

ÉDUCATION POUR LA PAIX



Algérie: Société civile : Inculquer la culture de la paix aux enfants

Bulletin français 1 mai 2018

. Y A-T-IL DES PROGRÈS DE LA PAIX? .

Nous avons commencé les informations cette année avec les discussions de haut niveau entre la Corée du Sud et la Corée du Nord et leur participation conjointement aux Jeux olympiques d’hiver de PyeongChang. Cela s’est bien passé. “À PyeongChang, le monde est devenu un”, a déclaré Lee Hee-beom, chef du Comité d’organisation de PyeongChang. “Transcendant les différences de race, religion, nation et genre, nous avons souri ensemble, pleuré ensemble et partagé notre amitié.”

Les progrès en Corée se poursuivent ce mois-ci avec l’annonce que les dirigeants se sont serré la main dans la zone démilitarisée qui sépare les deux pays; ils se sont engagés à travailler pour dénucléariser la péninsule; et ils ont déclaré la fin officielle de la guerre de Corée. Selon les mots du président sud-coréen Moon Jae-In: “Kim Jong-un et moi avons déclaré ensemble qu’il n’y aurait plus de guerre dans la péninsule coréenne et un nouvel âge de paix a commencé”.

Le mois dernier, la lutte pour la justice pour le peuple palestinien a été concretisé par la courage de la jeune activiste Amed Tamimi. La lutte s’est amplifiée ce mois-ci alors que des milliers de Palestiniens participaient à un mois de marches non-violentes, la “Grande marche du retour.” Israël ne pouvait tolérer une telle manifestation massive et a utilisé des tireurs d’élite pour tuer les participants non armés. Le militant vétéran de la paix, Uri Avnery, compare cela aux atrocités britanniques contre Gandhi et ses partisans en Inde et aux attaques racistes contre Martin Lurther King et ses partisans en Alabama, et il nous rappelle que les Britanniques ont finalement dû quitter l’Inde.

Pendant ce temps, les Palestiniens n’abandonnent pas l’espoir, malgré les difficultés et la guerre, comme l’illustre le “Cinéma pour les enfants de Gaza:” “né d’un désir de créer un refuge pour les enfants … preuve de la magie du cinéma, soulager la souffrance et fournir de la lumière à l’un des endroits les plus sombres du monde.”

Aux Nations Unies, cette année a célébré la 62ème session de la Commission de la condition de la femme. A titre de suivi, nous publions de brèves interviews avec 15 de ses participantes venues des quatre coins du monde. Selon les mots de Sohini Shoaib de l’Inde, «les femmes se lèvent, et non seulement les femmes, mais aussi toutes les personnes qui se sentent réduites au silence».

Et finalement, les écoliers des États-Unis, qui sont descendus dans la rue le 24 mars pour protester contre la violence armée à la suite de la fusillade à l’école de Parkland, en Floride, ont poursuivi leur mobilisation. Le 20 avril, à l’occasion du massacre de l’école de Columbine (Colorado), les élèves ont de nouveau fait grève dans plus de 2 500 écoles du pays. Les élèves prévoient de continuer à se mobiliser pendant les vacances d’été cette année. Comme explique l’un des organisateurs, en s’adressant à son groupe d’étudiants, “Le changement arrive à travers la patience, et ce combat ne s’arrête pas après le 20 avril.”

Comme le remarque un commentateur, les manifestations étudiantes font partie d’un programme plus vaste visant à «cesser de nourrir la culture de la violence et du militarisme», ce qui comprend des programmes de formation dans les écoles pour préparer les étudiants à devenir officiers militaires.

Avançons-nous vers une culture de la paix? Seul le temps nous le dira.

      

DISARMAMENT ET SECURITÉ


“Our Dreams Are Coming True”: Peace Activists Celebrate as Korean Leaders Vow to Officially End War

LIBERTÉ DE L’INFORMATION




Les jeunes : acteurs pour la paix et la réconciliation nationale au Mali

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



7e édition du Festival international de danse et de musique de Thionck-Essyl : La culture pour la paix en Casamance

DÉVELOPPEMENT DURABLE



Latin American mayors meet in Costa Rica for development goals

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Voices from 62nd session of the Commission on the Status of Women (CSW62)

DROITS DE L’HOMME



Amnesty International: Israeli forces must end the use of excessive force in response to “Great March of Return” protests

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ



Palestine’s Great March of Return: A New Defiance Campaign

ÉDUCATION POUR LA PAIX



Dominican Republic: Integrating art subjects in centers helps create a culture of peace

Bulletin français 1 avril 2018

. . . . LA NOUVELLE GÉNÉRATION . . . .

Les infos ce mois-ci sont dominées par les actions de la nouvelle génération.

Aux États-Unis, le 14 mars, plus d’un million d’élèves dans plus de 3000 écoles ont quitté les classes pour protester contre la violence armée. Ils ont été inspirés par les survivants du massacre de 17 étudiants et employés à Parkland, en Floride, le mois précédent.

Chelsea, un lycéen, a expliqué: “Nous sommes ici pour protester contre la violence armée partout aux USA: les armes à feu ne résolvent pas les problèmes, elles les créent et évidemment, comme vous pouvez le voir, nous sommes tous très sensibles à cela. C’est quelque chose qui dure depuis trop longtemps. Si les adultes n’agissent pas, nous devons agir.”

Comme le dit Jayleen Flores, une autre étudiante du secondaire: “Une grande partie de cette démande consiste à montrer que notre génération va faire le changement parce que nous sommes l’avenir et que nous allons bientôt devenir des adultes. Donc c’est comme si c’était notre moment de vraiment nous faire voir et d’être entendus !”

Dix jours plus tard, le 24 mars, des jeunes ont pris la tête de plus de 800 événements «March For Our Lives» à travers les États-Unis, dont près d’un million à Washington, DC seul. Le moment le plus remarquable du rassemblement de Washington a eu lieu lorsque Emma Gonzalez, âgée de 17 ans, une survivante de la fusillade de Parkland, s’est adressée à la foule et a fait une pause de 6 minutes et 20 secondes – le temps qu’il a fallu pour tuer 17 de ses camarades de classe de Marjory Stoneman Douglas High School.

Dans ces manifestations de la jeunesse, les plus grandes des États-Unis depuis des décennies, les participants ont appelé les législateurs et le président Donald Trump à se confronter à la question de la vente libre des armes à feu. Les activistes se sont déployés dans la foule pour enregistrer des électeurs, en inscrivant des milliers de nouveaux. À Washington, Cameron Kasky, un lycéen de 17 ans, a déclaré à la foule: «Les politiciens doivent représenter le peuple ou partir. Soyez avec nous ou méfiez-vous, les nouveaux électeurs arrivent.”

Les photos illustrent le caractère historique des manifestations.

Les jeunes trouvent un soutien important dans leurs efforts pour changer les lois sur les armes à feu aux États-Unis. Les deux syndicats d’enseignants du pays soutiennent la grève des étudiants et les manifestations. De nombreux politiciens et stars d’Hollywood se sont joints aux manifestations. Une contribution particulièrement symbolique a été celle de l’équipe de football des Patriots de la Nouvelle-Angleterre qui a offert son avion pour transporter les étudiants de Parkland en Floride, à la manifestation de Washington.

Et il y a déjà des effets économiques importants. Les grandes entreprises annulent les rabais qu’elles offraient auparavant aux membres de la National Rifle Association. Et le plus vieux fabricant d’armes du pays, Remington, s’est déclaré en banqueroute.

Pendant ce temps, de l’autre côté du globe, c’est une adolescente de 17 ans, Amed Tamimi, qui est devenue la représentation héroïque de la résistance des Palestiniens à l’occupation israélienne. Elle a été condamnée par un tribunal militaire secret à 8 mois de prison pour avoir giflé, poussé et donné des coups de pied à un soldat israélien qui occupait sa maison. Peu de temps avant, ce même soldat et un autre ont tiré une balle en caoutchouc sur son cousin le mettant dans le coma. Sa mère a filmé l’épisode et l’a téléchargé sur Facebook. En conséquence, Amed est devenue une héroïne tandis que sa mère a été condamnée à une peine d’emprisonnement pour «incitation». Entre temps, le film a déclenché des actions de solidarité autour du monde.

L’ampleur et l’importance historique de ces actions engagées par la nouvelle génération rappellent le leadership des jeunes dans le mouvement mondial contre la guerre au Vietnam dans les années 1960 et dans le mouvement contre l’apartheid en Afrique du Sud dans les années 1970. En conséquence, la guerre du Vietnam a dû être abandonnée et l’apartheid a été renversé. Les lois américaines sur les armes à feu seront-elles modifiées et l’occupation israélienne sera-t-elle surmontée? La réponse est entre les mains de la nouvelle génération.

      

DISARMAMENT ET SECURITÉ


USA: Enough! A Million Students Walk Out of Schools to Demand Action on Guns in Historic Day of Action

LIBERTÉ DE L’INFORMATION




En route vers le Forum social mondial de Bahia

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



World Peace Flame to be lit in Ashland, Oregon (USA)

DÉVELOPPEMENT DURABLE



France: Votation citoyenne pour une opération anti-nucléaire

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


What Is CSW and Why Are We in New York to Be Part of It?

DROITS DE L’HOMME



Cuba a ‘Champion’ of Children’s Rights: UNICEF

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ
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Ahed Tamimi and the Pathology of the Israeli Mind

ÉDUCATION POUR LA PAIX



‘Back to Learning’ education campaign to benefit half a million children in South Sudan

Bulletin français 1 mars 2018

LA SOLIDARITÉ PLUTÔT QUE L’INTIMIDATION MILITAIRE

Le thème de ce mois est la solidarité plutôt que l’intimidation militaire.

Commençons par les paroles de Antonio Guterres, Secrétaire général des Nations Unies..

Lors des Jeux Olympiques d’hiver de PyeongChang, en République de Corée, il a en effet déclaré: “Que la flamme olympique brille comme un phare de la solidarité humaine et que la trêve olympique contribue à répandre une culture de paix.”

Prenant la parole lors de la réunion sur la menace transnationale du terrorisme en Afrique, organisée par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, il a conclu que: “Nous sommes confrontés à un défi sérieux – mais je crois que c’est un défi que nous pouvons remporter grâce à la solidarité, l’action commune et à une résolution partagée.”

En Corée, les Jeux Olympiques ont inspiré le premier contact pacifique entre le Nord et le Sud depuis de nombreuses années. Cela marque l’opposition à la menace d’une action militaire en Corée de la part des États-Unis.

Alors que les athlètes de Corée du Nord et du Sud marchaient ensemble, le président du Comité d’organisation des Jeux Olympiques, Lee Hee-beom, a déclaré lors de la cérémonie de clôture que “la présence des deux Corées à ces Jeux Olympiques constitue une base solide pour leur avenir. La semence de paix que vous avez plantée ici à PyeongChang deviendra un grand arbre dans un futur proche. L’espoir et les aspirations des athlètes du sud et du nord de la Corée ainsi que des cheerleaders vont certainement servir de pierre angulaire à l’unification du Péninsule coréenne.”

En Afrique, l’appel de Guterres pour la solidarité fait écho aux actions de l’UNESCO pour une culture de la paix, conçues pour “s’appuyer sur les sources d’inspiration et sur le potentiel des ressources culturelles, naturelles et humaines du continent pour identifier des pistes d’action concrètes permettant de construire une paix durable, pierre angulaire du développement endogène et du panafricanisme.” Ceux-ci peuvent être considérés comme une alternative non seulement à la menace terroriste, mais aussi à la menace posée par l’expansion militaire américaine sur ce continent.

* L’Amérique latine, présente deux bons exemples de solidarité ce mois-ci. Ecrivant depuis la Mexique, Leonardo Boff, le théologien et écrivain brésilien, rappelle le remarquable esprit de solidarité et de coopération du peuple mexicain en réponse au tremblement de terre de l’an dernier. Et écrivant dans le site Web de l’organisation Tikkun aux États-Unis, David Sylvester, rappelle comment la présence d’une délégation d’une cinquantaine de militants interconfessionnels et pacifistes a empêché la violence contre les manifestations pacifiques du peuple du Honduras.

* En Europe, des militants d’Amnesty International et d’Anafé (Association nationale des étrangers pour l’assistance aux frontières) continuent d’aider les réfugiés à la frontière malgré les poursuites engagées par les autorités françaises.

* Au Moyen-Orient, en dépit de la pression du gouvernement israélien, le Mouvement international de “boycott, désinvestissement et sanctions” qui cherche à mettre fin à l’occupation de la Palestine et aux violations des droits de l’Homme par Israël continue ses activités, et il est nominé pour le prix Nobel de la paix.

* Aux États-Unis, le mouvement de solidarité et de résistance contre la menace d’expulsion des imigrés par le gouvernement de Donald Trump, continue de gagner du terrain, comme en témoigne l’allocution de Toni Harp, maire de New Haven.

Enfin, à l’échelle mondiale, nous publions les dernières nouvelles du Fonds de solidarité pour la jeunesse, mené par l’Alliance des civilisations des Nations Unies, que nous avons suivi depuis ses débuts il y a plus d’une décennie. Un ancien directeur de l’Alliance, Shamil Idriss, actuellement directeur de l’organisation “Search for Common Ground”, nous donne sa vision pour l’organisation en 2018, sur la base de leurs activités réalisées l’année dernière.

      

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ



France / Réfugiés. Reprise du Procès de Martine Landry, Une Membre d’Amnesty International France et de l’Anafé Injustement Poursuivie pour « Délit de Solidarité »

LIBERTÉ DE L’INFORMATION




UNESCO brochure: Afrique, Culture de la Paix, 2017

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



UN chief in Pyeongchang; Olympic message of peace is universal, beacon for human solidarity, culture of peace

DÉVELOPPEMENT DURABLE



China Reassigns 60,000 Soldiers to Plant Trees

DISARMAMENT ET SECURITÉ



RDC: Manifestation de la Journee Scolaire de la Non Violence et de la Paix

DROITS DE L’HOMME



Pakistan: Asma Jahangir, Champion Of Human Rights, Critic Of Pak Army, Dies At 66

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


India: ’Life: A Mystical Journey’- A Gathering of 500 Women Leaders To Explore Spirituality as Tool For Peace And Empowerment

ÉDUCATION POUR LA PAIX



Search for Common Ground: Vision for 2018

Bulletin français 1 fevrier 2018

. . . MASS MEDIA POUR LA PAIX . . .

Depuis les débuts de CPNN nous avons rêvé que notre site Web et d’autres comme nous, attireraient tant de lecteurs que les mass médias auraient besoin de reprendre le thème de la culture de la paix afin de rivaliser avec nous.

Je ne sais pas si, finalement, nous avons joué un rôle, mais nous voyons en effet de plus en plus, du moins en Amérique latine et en Afrique, les médias reprendre le thème de la culture de la paix.

Le dernier exemple vient du Mexique (voir l’article du CPNN), “Le système de radio et de télévision de Zacatecas vont présenter la culture de la paix comme un thème transversal.

Les nombreuses décisions prises dans leur manifeste “La radio publique en tant que constructeur de la paix au Mexique” prévoient que :

* Chaque programme d’information doit débuter et se terminer avec des nouvelles positives et doit inclure au moins une histoire liée aux «initiatives de paix»

* Chaque station de radio doit animer trimestriellement une journée de conférences, de lectures, de chansons et de poèmes sur la paix avec également les profils de personnes connues pour leur contributions à la paix

* Un programme radio de 30 épisodes de15 minutes chacun, sera diffusé par tous les radiodiffuseurs publics du Mexique avec des contenus dérivés du manifeste.

Le manifeste a été élaboré avec l’aide de journalistes Colombiens qui ont expliqué comment les médias jouent un rôle positif dans la transition vers la paix dans leur pays.

Prenons, par exemple, l’initiative “Radios communautaires pour la paix et la coexistence ” (lancée à la mi-2016 avec le soutien de l’Union européenne) qui soutient 400 des 627 stations de radio communautaires du pays afin de créer une culture de la paix dans les zones rurales les plus reculées et les plus touchées par le conflit armé. L’initiative donne non seulement la parole à la population, mais elle comprend également des ateliers au cours desquels 200 journalistes de radios communautaires ont été formés à l’élaboration de contenus éducatifs sur la consolidation de la paix,

L’année dernière en Colombie, le Bureau du Haut Commissaire pour la Paix a commencé à former des journalistes et des annonceurs travaillant dans des centaines de petites stations de radio communautaires à travers le pays, y compris de nombreuses régions éloignées où la radio est le seul moyen d’accès.

Sur un autre continent, en Afrique, il y a maintenant tant d’initiatives médiatiques pour une culture de la paix que nous avons construit une section entière de CPNN consacrée à la question “Le journalisme africain et la culture de la paix, un modèle pour le reste de la monde?” Des liens sont fournis avec les articles de CPNN de l’Ouganda, de la Tanzanie, du Sénégal, de la République Démocratique du Congo, du Mali et de la Somalie.

En Ouganda, depuis la fin de la guerre civile avec la LRA, les stations de radio communautaires locales se sont adressées au public pour la paix axée sur le développement. Des agences internationales ont formé des centaines de journalistes locaux aux reportages sur la paix. Un certain nombre de radios communautaires ont été créées avec un engagement pour le journalisme de paix et sont toujours actives aujourd’hui.

Le projet «Empowering Local Radio with ICTs» de l’UNESCO aide les stations de radio et leurs communautés à dénoncer la tolérance à l’égard de la violence basée sur le genre et à en tenir les auteurs responsables en Tanzanie, en République démocratique du Congo, en Ouganda et au Burundi.

Au Sénégal, l’année dernière, des journalistes et des experts des pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel se sont réunis dans un séminaire sur «Le rôle des journalistes et des médias dans la prévention de la violence».

“La responsabilité de chacun est de diffuser un contenu positif, des expériences utiles, qui participeraient à la construction du monde, et donc à la culture de la paix. Il revient donc aussi à l’Homme de mettre l’outil médiatique au service de la construction de la société,” selon Patrick Busquet, le patron de la Fondation Hirondelle (République Démocratique du Congo). C’est à la poursuite de cet idéal que la Fondation Hirondelle a installé en 2014 plusieurs médias en Afrique: Radio Okapi à Kinshasa, Radio Ndeke Luka à Bangui, les studios Tamani au Mali, Mozaïk en Côte d’Ivoire et Radio Hirondelle en Guinée.

En 2011, le Réseau des journalistes pour la paix et la sécurité (NetPeace) a été officiellement lancé au siège de l’Union africaine sous le thème «Promouvoir la culture de la paix à travers les médias». Des coordonnateurs régionaux ont été reconnus en Mauritanie, au Mali, au Libéria, à Djibouti, au Kenya, au Burundi, en Guinée équatoriale, au Zimbabwe et en Afrique du Sud.

Aux Etats Unies l’année dernière, CPNN a participé à un panel intitulé «Cultiver une culture de paix à l’ère de Trump: quel rôle jouent les médias?». Parmi les panélistes figuraient Jeff Golden de Southern Oregon Public TV et Bert Etling, membre de Ashland Culture of Peace Commission et rédacteur en chef du journal Ashland Daily Tidings. Les articles sur la culture de la paix tirés de ce journal sont fréquemment réimprimés par CPNN.

Espérons que nous assisterons à la poursuite du développement des médias pour une culture de la paix dans le Nord, mais pour le moment, c’est l’Afrique et l’Amérique latine qui sont en tête.

      

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


Mexico: Zacatecan Radio and Television System to introduce “the culture of peace” as a transversal theme

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ



Dialogue inter-religieux pour la paix : « C’est la diversité des religions qui donne un sens à la religion »

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



Honduras: Culture of peace promoted in 200 young people from “hot” areas

DÉVELOPPEMENT DURABLE



‘World’s First Solar Highway’ Opens in China for Testing

DISARMAMENT ET SECURITÉ


Baltimore, USA: Conference on US foreign military bases

DROITS DE L’HOMME


Uruguay’s main trade union center plans massive mobilization to construct a culture of peace

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Women’s March protests across America against President Trump

ÉDUCATION POUR LA PAIX


El Salvador to prioritize culture of peace in its schools

Bulletin français 1 janvier 2018

. . . . . . REVUE DE 2017 . . . . . . .

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À la fin de l’année 2017, nous ne pouvons que constater les progrès constants dans les différents domaines et avec les différents acteurs de la culture de la paix.

La lutte contre la violence faite aux femmes a été très forte cette année, comme le remarque notre bulletin de décembre consacré à la Journée internationale pour l’élimination de la violence faite aux femmes. Ce jour s’est poursuivi pendant les 16 jours d’activisme avec les exemples venant du Sénégal, de la Burundi, du Canada, de la Colombie, du Honduras, du Yémen et de l’Australie. Les syndicats de l’éducation ont également fourni un important effort.

Nous commençons à voir la possibilité d’un désarmement nucléaire avec des progrès réalisés aux Nations Unies en 2017 à la suite des mobilisations importantes de la société civile, comme décrits dans les bulletins de juin, juillet, août et novembre, et marqués par le prix Nobel de la paix.

La décision de la Banque Mondiale d’arrêter leurs investissements pour l’exploration des energies fossiles, est la plus recente dans ce type d’initiatives pour l’année 2017. Avec le progrès en energie renouvable, nous commencons à échapper au rechauffement de la planète, ainsi que l’ont demandé les grandes mobilisations autour de “Earthday” que nous avons décrit dans le bulletin de Mai.

Dans notre bulletin de mars, nous avons passé en revue les mobilisations de masse qui ont soutenu la participation démocratique. Une étude récente, revue dans un article que nous avons publié le mois dernier, montre que de telles mobilisations ont un effet mesurable à court et à long terme.

En ce qui concerne les acteurs, l’Organisation des Nations Unies a continue à jouer un rôle clé pour la culture de la paix, comme l’indiquait notre bulletin de février et comme cela s’est manifesté le mois dernier par leur résolution annuelle sur la culture de la paix.

Comme nous l’avons vu ces dernières années et dans nos bulletins de juillet et de septembre 2017, l’Amérique latine continue de jouer un rôle de premier plan dans la culture de la paix. En décembre, nous avons publié des articles en provenance de l’Équateur, du Mexique, du Brésil, de la Colombie et du Honduras.

Les célébrations de la Journée internationale de la paix continuent de se développer dans le monde entier. Cette année, nous avons trouvé 562 événements répertoriés sur internet, beaucoup plus que les 182 que nous avons pu trouver en 2016. Il est particulièrement remarquable que les événements de cette année aient été assez bien répartis dans toutes les régions:

– 128 en Amerique du Nord
– 104 dans l’ex-Union soviétique
– 96 en Europe
– 81 en Afrique subsaharienne
– 67 en Asie
– 58 en Amérique latine et aux Caraïbes
– 28 au Moyen-Orient et dans les pays Arabes

Ainsi que nous décrivons dans le bulletin d’octobre, les célébrations de la Journée internationale de la paix étaient souvent dirigées par des jeunes.

En conclusion, nous voyons un développement continu de la conscience anti-guerre et la reconnaissance du besoin d’une culture de paix à l’echelle mondiale. Cependant, d’un autre côté, nous n’avons pas encore vu ces progrès aboutir au développement d’un cadre institutionnel pour la culture de la paix.

      

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Les syndicats de l’éducation se joignent à l’appel mondial à l’action contre la violence basée sur le genre en milieu scolaire

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ



La Ligue des Ouléma, Prêcheurs et Imams des Pays du Sahel: La communication pour contrer l’extrémisme

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



Brazil: State Government of Acre establishes union with institutions for the culture of peace

DÉVELOPPEMENT DURABLE



L’UNESCO et l’OMT signent la Déclaration de Mascate sur le tourisme et la culture: « Favoriser le développement durable »

DISARMAMENT ET SECURITÉ


Nobel Peace Prize Lecture – 2017 – Beatrice Fihn

DROITS DE L’HOMME


How Nonviolent Resistance Helps to Consolidate Gains for Civil Society after Democratization

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


Gabon: La jeunesse panafricaine engagée à lutter contre la radicalisation et à promouvoir la culture de la paix

ÉDUCATION POUR LA PAIX


Mexico: Hip-hop: coexistence for peace

Bulletin français 1 décembre 2017

ÉLIMINER LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES

Le 25 novembre 1960, les sœurs Mirabal – trois des quatre sœurs dissidentes dominicaines – ont été assassinées par ordre du dictateur dominicain Leonidas Trujillo (1930-1962) . Depuis 1999, en leur honneur, l’Assemblée générale des Nations Unies a désigné cette date comme la Journée internationale pour l’élimination de la violence faite aux femmes. Est-ce notre imagination ou cette journée n’a-t-elle pas été davantage marquée cette année par des actions plus fortes et plus répandues que jamais?

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré que si la communauté internationale ne s’attaque pas au problème, le monde n’éliminera pas la pauvreté et n’atteindra aucun de ses autres objectifs.

Selon ONU Femmes, «Les 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre, une campagne mondiale qui se déroule du 25 novembre au 10 décembre, se déroule cette année dans le contexte d’un tollé mondial sans précédent. Des millions se sont ralliés derrière le hashtag #MeToo et d’autres campagnes,, exposant chaque jour l’ampleur du harcèlement sexuel et d’autres formes de violence que subissent les femmes partout dans le monde. Ils brisent le silence faisant le premier pas vers la transformation de la culture de la violence sexiste.

Notre enquête sur Internet a trouvé des manifestations en Turquie, en France, au Chili, en Italie, au Mozambique, en Suède, en Espagne, en République Dominicaine, en Colombie, au Costa Rica, au Paraguay, au Mexique et au Pérou, beaucoup d’entre eux sont illustrés par des photos en couleur.

Des chefs d’État et d’autres dirigeants politiques y ont pris part. En France, le président Emmanuel Macron a annoncé une initiative visant à faciliter le signalement des plaintes d’agression sexuelle à la police. En Turquie, le président Recep Tayyip Erdogan a annoncé un nouveau plan de réforme pour protéger les femmes contre les abus physiques et sexuels. Au Canada, le premier ministre Trudeau a encouragé tous les Canadiens à se joindre à la campagne #MYActionsMatter et à trouver un moyen de lutter contre la violence faite aux femmes.

La Commission européenne a déclaré: “Nous avons consacré l’année 2017 à l’action européenne pour l’élimination de toutes les formes de violence exercées contre les femmes et les jeunes filles.”

En Equateur, le maire d’Esmeraldas, Lenin Lara, a participé à la 2ème conférence internationale sur la violence de genre en Equateur et en Amérique latine parrainée par sa ville. Il a affirmé que “la vision fondamentale est celle d’une culture de paix, une culture sans violence de genre en général qui rejette la violence dans les relations interpersonnelles de nos vies quotidiennes. ”

En Afrique, les radios locales, soutenues par l’UNESCO, sensibilisent la population à la violence sexiste dans de nombreuses régions difficiles d’accès grâce à des programmes spécifiques sensibles au genre. Notre article comprend des exemples venant de la Tanzanie, de l’Ouganda, de la République démocratique du Congo et du Burundi.

En Amérique latine, de nombreux pays ont récemment renforcé leurs codes juridiques pour lutter contre le féminicide. Il s’agit notamment du Chili, de l’Argentine, de l’Uruguay, du Paraguay, de la Bolivie, du Brésil, du Pérou, de la Colombie, du Venezuela, d’El Salvador et du Mexique. Ces derniers mois, CPNN a fourni des détails sur les mouvements impliqués, au Brésil, en Colombie et au Mexique.

Aux États-Unis, la campagne #MeToo contre le harcèlement sexuel a récemment pris le dessus sur les médias sociaux. Comme l’explique Tarana Burke, la créatrice originale de la campagne: «C’était un slogan à utiliser par les survivants pour faire savoir aux gens qu’ils n’étaient pas seuls et qu’un mouvement de guérison radicale était en cours et possible.”

Au Bangladesh, un projet mis en œuvre par l’Association nationale des femmes juristes du Bangladesh (BNWLA) et ONU Femmes dans quatre grandes universités, invite les étudiants et les étudiantes à lutter contre les stéréotypes sexistes, à s’exprimer et à prévenir le harcèlement sexuel.

Il est important que dans certains cas, la direction des activités ait été assumée par les hommes. Par exemple, en République dominicaine, l’équipe interinstitutionnelle pour une culture de la paix à San Francisco de Macoris, a organisé une marche pour les hommes contre la violence de genre intitulée «Tous unis pour le respect des femmes». Les devises qui accompagnent cette marche incluent: Je respecte les femmes, Je respecte les mères, Je respecte ma grand-mère, Je respecte ma fille, Je respecte ma sœur, Je respecte ma femme.

      

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ



Burkina : Un forum parle de paix

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



El Salvador: Project to promote a culture of peace

DÉVELOPPEMENT DURABLE



Tunis: Vers le renforcement du partenariat scientifique Iran-pays arabes

DISARMAMENT ET SECURITÉ


Fin du 4ème Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique

DROITS DE L’HOMME


Le lauréat du prix Nobel prend la tête d’une marche homérique à travers l’Inde en faveur de la sécurité des enfants

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


Gabon: Forum panafricain des jeunes pour la culture de la paix et la lutte contre la radicalisation

ÉDUCATION POUR LA PAIX


Mexico: Marcos Aguilar Inaugurates Forum “Towards a Culture of Peace”

Bulletin français 1 novembre 2017

. . ABOLITION DES ARMES NUCLÉAIRES . .

Le prix Nobel de la paix de cette année a été décerné à la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN), l’une des coalitions de la société civile qui a soutenu le développement du Traité des Nations Unies sur l’interdiction des armes nucléaires. Pour citer le Comité Nobel, “Les armes nucléaires représentent une menace constante pour l’humanité et toutes vies sur terre. Par le biais d’accords internationaux contraignants, la communauté internationale a précédemment adopté des arrêtés interdisant les mines terrestres, les armes à sous-munitions et les armes biologiques et chimiques. Les armes nucléaires sont pourtant plus destructrices, n’ont pas encore fait l’objet d’une interdiction juridique internationale similaire.”

Nous suivons depuis plusieurs mois les progrès vers l’abolition des armes nucléaires. Le bulletin de juillet de CPNN a suivi le développement en cours des négociations aux Nations Unies. Le bulletin d’août indiquait que le Traité avait été adopté par une majorité des Assermbly General de l’ONU (122 pays).

Plus récemment, lors du débat général de la 72e session de l’Assemblée générale des Nations Unies du 19 au 25 septembre à New York, de nombreux présidents, premiers ministres et ministres des Affaires étrangères venant de toutes les régions du monde, se sont prononcés en faveur du Traité. Le 26 septembre, les ministres et représentants de 46 États Membres, délégations, organismes des Nations Unies et société civile ont pris la parole lors d’une réunion de haut niveau de l’Assemblée générale, consacrée à la Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires.

Cependant, comme nous l’avons reconnu, alors que le Traité est une “victoire importante pour l’humanité entière,” son effet est limité, car les délégations de tous les pays dotés d’armes nucléaires ainsi que la plupart de leurs alliés ont boycotté la conférence et beaucoup d’entre eux ont annoncé leur opposition.”

Le Traité ne prendra effet qu’après avoir été formellement ratifié par 50 États membres de l’ONU. Bien qu’il ait été signé par de nombreux pays, jusqu’à maintenant il n’a été ratifié que par trois pays: le Guayana, la Thaïlande et le Saint-Siège. Des activistes s’accordent à dire qu’une priorité dans les mois à venir est de faire ratifier le traité par au moins 50 pays.

Là où les militants ne sont pas entièrement d’accord, c’est la question d’une Conférence de haut niveau sur le désarmement nucléaire (UNHLC) que les Nations Unies sont censées organiser en 2018. Les organisations suivants sont pour:

Abolition 2000 a établi un groupe de travail sur le UNHLC;

Les parlementaires pour la non-prolifération et le désarmement nucléaires (PNND) ont organisé un événement à l’Assemblée de l’Union interparlementaire à Saint-Pétersbourg pour promouvoir le traité d’interdiction, les mesures de réduction des risques nucléaires et le UNHLC 2018; Le PNND vient de produire un plan d’action parlementaire pour un monde sans armes nucléaires;

Le Réseau des jeunes d’Abolition 2000 et le PNND organisent une conférence internationale des jeunes sur l’UNHLC qui se tiendra à Prague, en République tchèque, les 28 et 29 novembre 2017;

UNFOLD ZERO tient à jour une page Web consacrée à la Conférence de haut niveau de l’ONU de 2018 qui comprend tous les documents, rapports et actions pertinents;

UNFOLD ZERO et PNND produiront un guide d’action de la société civile pour l’UNHLC 2018;

Arguant en faveur de l’UNHLC, un militant de premier plan, Alyn Ware, a déclaré au CPNN qu’il suivait le modèle des autres conférences de haut niveau de l’ONU telles que la Conférence sur le développement durable (2015) qui a adopté les objectifs de développement durable, la Conférence sur le changement climatique (2016) qui a adopté l’Accord de Paris, la Conférence sur les océans (2017) qui a adopté le plan d’action en 14 points intitulé «Nos océans, notre avenir» et la conférence sur les réfugiés (2016), qui a adopté la Déclaration de New York. Alyn souligne que l’un des aspects clés qui a assuré leur succès était une action coopérative forte de la part de la société civile.

D’un autre côté, Alyn regrette que certaines organisations de désarmement considèrent le UNHLC comme une «distraction». Cela inclut ICAN qui a remporté le prix Nobel. Nous pouvons supposer qu’ils sont sceptiques sur les conférences de haut niveau de l’ONU de la même manière que les principaux militants écologistes étaient sceptiques sur les résultats de la Conférence sur le changement climatique qui a adopté l’Accord de Paris en 2016. A cette époque, CPNN a rapporté que James Hansen, un pionnier concernant le changement climatique, a déclaré le accord de Paris était une «fraude» et Naomi Klein, un autre activiste environnemental de premier plan a déclaré que «nous sommes à l’envers, la COP21 est le contraire du progrès.”

Pour que le traité sur l’interdiction des armes nucléaires soit efficace et que la conférence de haut niveau soit efficace, les mots des États membres non nucléaires ne suffiront pas. Nous devons avoir des actions en plus des mots. Il appartient aux villes, aux parlements et aux organisations non gouvernementales d’exercer une pression suffisante sur les États dotés d’armes nucléaires pour les amener au désarmement. Le traité et la conférence de haut niveau peuvent être des outils efficaces à utiliser dans ce processus.

      

DISARMAMENT ET SECURITÉ



The Nobel Peace Prize for 2017

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ



Spain: Melilla Unesco Center will host the presentation ‘Islam: Culture of peace and non-violence’

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



Madrid will again host the World Forum for Peace in 2018

DÉVELOPPEMENT DURABLE



Costa Rica A Role Model for Sustainable Tourism to the World

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Mexico: Expanding the Women’s Network against Gender Violence

DROITS DE L’HOMME


Indonesia’s Supreme Court Upholds Water Rights

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


L’Union Africaine et l’ONU signent un mémorandum d’accord pour la consolidation de la paix

ÉDUCATION POUR LA PAIX


Challenge in Colombia: Peace displacing violence as inspiration for the arts

Bulletin français 1 octobre 2017

. . LES JEUNES PRENNENT LA PAROLE . .

Les jeunes et les enfants ont pris l’initiative alors que des millions de personnes célébraient la Journée internationale de la paix dans le monde entier. On ne peut qu’être séduit par les photos montrant leurs activités pour une culture de la paix. 



Regardons en particulier comment, dans toutes les anciennes républiques de l’Union soviétique, les enfants de centaines d’écoles ont découpé des colombes en papier et écrit sur chacune le nom de quelqu’un qui est mort en défendant leur pays pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils les ont ensuite attachées à des ballons remplis d’hélium et lâchées dans le ciel . Cette manifestation symbolique a dépassé les limites des conflits politiques. Par exemple, les enseignants et les enfants des deux côtés de la guerre civile en Ukraine ont célébré le jour de la même façon, déplorant souvent que la guerre les avait séparés de leurs amis et de leurs voisins.

À Bichkek, au Kirghizstan, les jeunes “peer mentors,” participant à la formation du leadership dans le cadre du projet de dialogue constructif sur la religion et la démocratie d’International Alert, ont escaladé une montagne et transporté des centaines de roches pour créer un signe de paix impressionnant au dessus du village de Koh Tash, en soulignant importance de la consolidation de la paix (voir photo).



Les jeunes ont souvent joué un rôle central dans les célébrations locales. Par exemple, à Northfield, au Minnesota: « Les élèves ont dirigé le rassemblement en tant que locuteurs et interprètes, démontrant l’importance de la fête internationale. Sunny Leonard, une jeune collegienne et l’organisatrice du rassemblement, a fait le discours de clôture avant la marche vers le Centre du Collège Carleton. Elle a déclaré que les jeunes sont ceux qui peuvent façonner l’avenir. >>



À Pinto, en Espagne, le point culminant de la célébration a été la lecture d’un manifeste rédigé par le Conseil des Enfants de Pinto qui met en lumière la défense de la paix ainsi que diverses propositions pour la maintenir du point de vue des enfants de la commune.

L’Union africaine a célébré la Journée internationale de la paix sous le thème «Engager les jeunes dans la consolidation de la paix». “Ce slogan a été célébré pour souligner le rôle des jeunes dans la réalisation de la paix et du développement”, a déclaré Ismail Shragine, le commissaire de l’UA pour la paix et la sécurité.

En Colombie, les jeunes sont profondément impliqués dans le processus de réconciliation. Le réseau de jeunesse “C’est la paix aussi” à Tumaco, mène diverses activités dans le cadre de la semaine de la paix, les 19, 20, 21 et 21 septembre dans le cadre de la stratégie de réflexion sur la situation du pays et la transmission de messages sur la réconciliation. Ils effectuent des activités telles que la mise en scène et l’image de théâtre avec une galerie d’images corporelles. Les jeunes qui font partie du projet «Utilisez votre pouvoir pour construire la paix» participent également à la Rencontre des jeunes pour la paix à Tumaco. Là ils échangent des idées avec d’autres jeunes ayant des processus de paix différents et qui se déroulent dans des autres municipalités de la région. Parmi leurs activités, se trouvent des peintures murales, la récupération ancestrale à travers des chansons féminines et de jeunes auteurs-compositeurs, des actions qui favorisent l’intégration des communautés et la construction d’espaces sains et sans risques pour la population. 



Pour célébrer la Journée internationale de la paix, les jeunes du Sud Soudan, qui font leurs études dans les universités de l’Ouganda embrassent la diversité culturelle de leur pays pour favoriser la paix plutôt que de se concentrer sur les différences tribales qui les ont déchiré. Le syndicat des étudiants du Sud Soudanais en Ouganda a organisé un festival à Kampala dans le cadre d’une série d’événements marquant la Journée internationale de la paix, dont le thème cette année est: «Ensemble pour la paix: respect, sécurité et dignité pour tous.» Les organisateurs ont déclaré que l’événement avait rassemblé les communautés Sud Soudanaises et les étudiants d’Ouganda qui étaient divisés selon des lignes tribales et politiques.



Dans de nombreux cas, la musique est utilisée comme langue universelle de la paix. Le festival annuel de musique à Nouakchott, en Mauritanie, autour de la Journée internationale de la paix, est consacré à la «musique de jazz comme vecteur de paix, de liberté d’expression et d’unité». Un exemple particulièrement remarquable de musique pour la paix est la carte de centaines d’écoles Montessori du monde entier qui participent au 21 septembre dans le projet «Sing Peace around the World». 



Grâce à la nouvelle génération, oui, il existe un mouvement mondial pour une culture de la paix. Pour citer Karen Stanley, un organisatrice des événements à Lexington, en Virginie, “il y a beaucoup d’endroits à travers le monde qui se connectent les uns avec les autres à travers la Journée internationale de la paix. Pour moi, il était donc passionnant d’ajouter notre petite ville à ce mélange et faire quelque chose pour la paix.”

      

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

Children and youth celebrating a culture of peace around the world

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ



De l’Europe aux Etats-Unis, ces villes qui s’opposent à leurs gouvernements pour mieux accueillir les migrants

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



Brazil: Community mediation centers begin to work in Recife and Olinda

DÉVELOPPEMENT DURABLE



La Chine éclipse l’UE en atteignant en avance son objectif solaire pour 2020

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Egypt: Women’s Conference in Gharbia organizes “Women’s Peacemaker” conference

DROITS DE L’HOMME


USA: Labor Unions Are Stepping Up To Fight Deportations

DISARMAMENT ET SECURITÉ


France: Quelles mobilisations pour la paix ?

ÉDUCATION POUR LA PAIX


Mauritanie: Festival Nouakchott Jazz Plus: du 18 au 23 septembre 2017

Bulletin français 1 septembre 2017

CULTURE DE LA PAIX EN AMÉRIQUE LATINE

En tant que coordonnateur de CPNN, j’ai récemment été invité à participer à des séminaires de paix au Mexique et au Brésil ; avec une conférence à laquelle j’ai assistée à la fin de 2015 en Colombie, j’ai pu apprécier les grands progrès réalisés en faveur d’une culture de la paix en Amérique latine.

J’ai été impressionné par les progrès latino-américains, en particulier dans la budgétisation participative en tant que forme de participation démocratique, dans la médiation et la justice restauratrice, dans la lutte contre la violence à l’égard des femmes et dans le tourisme pour la paix. De plus, c’est l’Amérique latine qui nous a donné le Forum social mondial. Le processus de paix en Colombie a été le premier processus de paix au monde au cours des dernières années. Et il y a maintenant, un mouvement pour le développement de réseaux de commissions de la paix de la ville, au Brésil et au Mexique.

La budgétisation participative permet aux citoyens de débattre et de définir des politiques, en décidant chaque année les priorités budgétaires de la ville pour les investissements et les services. Cela stimule l’implication des citoyens dans le bien public et la gestion de la ville. Le processus a débuté il y a dix ans dans la ville brésilienne de Porto Alegre et s’est depuis répandu dans de nombreuses villes du monde entier. Ma visite ce mois-ci comprenait les villes de Santos et Curuaru au Brésil ainsi que la ville de Mexico ; CPNN propose des articles sur la budgétisation participative dans chacune de ces villes.

Le Brésil est un leader mondial dans le développement de la justice restaurative, comme nous l’avons vu en octobre dernier dans CPNN. Ce mois-ci, nous proposons un article sur le progrès de la justice restaurative dans la région sud du Brésil. Des systèmes similaires de médiation en tant que justice alternative sont de plus en plus utilisés au Mexique ( CPNN juillet et novembre 2016) et nous publions un article ce mois-ci du Chiapas, dans la région sud du Mexique.

J’ai été impressionné lors de mes visites par le degré de violence à l’égard des femmes et la lutte croissante dans ces pays pour arrêter cette violence. Au Brésil, la lutte se déroule dans le cadre d’une loi qui porte le nom d’une des victimes : “Maria da Penha”. Au Mexique, la lutte se déroule dans le cadre de la loi générale sur l’accès des femmes à une vie sans violence. En Colombie, l’une des initiatives contre cette violence est menée en utilisant d’anciens rituelles indigènes. En même temps, nous publions un article de la Colombie sur la création d’un Conseil des femmes autochtones en tant que partie intégrante du processus de paix dans ce pays.

L’Amérique latine est également un chef de file pour le tourisme pour la paix. Cela sera à l’ordre du jour, en octobre, au Congrès latino-américain des villes touristiques, intitulé «Construire la paix par le tourisme». Sur ce sujet, nous éditons des articles ce mois-ci, sur Puebla au Mexique, et sur le développement du tourisme en tant que contribution au processus de paix dans les zones post-conflit de la Colombie.

Les forums sociaux, qui ont commencé au Brésil, peuvent être considérés comme les rassemblements mondiaux les plus importants pour une culture de la paix. CPNN a précédemment rapporté des articles sur les Forums social mondial qui ont eu lieu à Belem (2009) au Brésil, ainsi que les derniers Forums au Canada et en Tunisie. L’année prochaine, le forum revient au Brésil où des préparatifs ont déjà commencé à Salvador de Bahia.

Enfin, je tiens à mentionner que des progrès sont réalisés au Mexique et au Brésil à propos du réseau des commissions de la paix des villes. Un certain nombre de commissions ont été créées au Brésil au cours de la Décennie internationale pour une culture de la paix, et nous menons une mise à jour de leurs activités. La commission de la paix de la ville de Santos envisage maintenant d’inclure les activités de culture de paix réalisées par les jeunes comme le décrit cet article de CPNN. Au moment où j’écris ceci, une commission est en cours à Pernambuco au Brésil ; et l’Association mexicaine des maires va étudier une proposition pour la création de commissions lors de leur réunion annuelle.

Je remercie mes amis du Mexique, du Brésil et de Colombie de m’avoir invité à visiter et à participer à leur développement d’une culture de la paix, et je suis sûr que nous entendrons beaucoup parler d’eux à l’avenir.

      

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


Brésil: Convocation du Forum Social Mondial 2018

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ



10th Annual Japan-Korea “Peace & Green Boat” Joint Statement

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



Brazil: Restorative Justice: AJURIS and its Judiciary School sign agreement with Terre des Hommes and MPRS

DÉVELOPPEMENT DURABLE



Colombia: Tourism in post-conflict zones, another contribution to peace

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Women’s Council for Peace in Colombia created by indigenous women

DROITS DE L’HOMME


Cape Verde: Youth take human rights to the streets

DISARMAMENT ET SECURITÉ


Campaign for a UN Parliamentary Assembly now endorsed by over 1,500 current and former lawmakers from 120 countries

ÉDUCATION POUR LA PAIX


Iceland: Spirit of Humanity Forum promotes love, transformation and humanity