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Abiy Ahmed Ali, Premier ministre de la République fédérale démocratique d’Ethiopie lauréat de l’édition 2019 du Prix Félix Houphouët-Boigny – UNESCO pour la recherche de la Paix

LIBERTE DE L’INFORMATION

Un article de l’UNESCO

Abiy Ahmed Ali, Premier ministre de la république fédérale démocratique d’Ethiopie, est nommé lauréat de l’édition 2019 du Prix Félix Houphouët-Boigny – UNESCO pour la recherche de la Paix, en raison de ses actions dans la région et en particulier pour avoir été l’instigateur d’un accord de paix entre la République fédérale démocratique d’Éthiopie et l’Érythrée. 

Le jury reconnaît également les mérites du lauréat pour les réformes entreprises en vue de consolider la démocratie et la cohésion sociale. Enfin, le jury considère cette distinction comme un encouragement à poursuivre son engagement en faveur de la promotion d’une culture de la paix dans la région et sur le continent africain.

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Where in the world can we find good leadership today?

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Le Jury international s’est réuni le 29 avril 2019 au Siège de l’UNESCO à Paris pour désigner le lauréat de l’édition 2019 du prix qui marquera le 30e anniversaire de sa création.

Ce jury est composé de Ellen Johnson Sirleaf, ancienne Présidente du Liberia – Lauréate du Prix Nobel de la Paix (2011), François Hollande, ancien Président de la France,  Princesse Sumaya bint El Hassan de Jordanie – Envoyée spéciale de l’UNESCO pour les sciences de la paix, Michel Camdessus (France) –ancien Directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Professeur Yunus Mohama (Bangladesh) – fondateur de Grameen Bank – Lauréat du Prix Nobel de la Paix (2006) et Forest Whitaker (Etats-Unis d’Amérique), fondateur de l’initiative Paix et Développement.

Pour rendre hommage à l’action du Président Félix Houphouët-Boigny en faveur de la paix, dans le monde, 120 pays ont parrainé, en 1989, une résolution adoptée à l’unanimité des Etats membres de l’UNESCO en vue d’établir le Prix Félix Houphouët-Boigny – UNESCO pour la recherche de la Paix. Le Prix se propose d’honorer les personnes vivantes, institutions ou organismes publics ou privés en activité ayant contribué de manière significative à la promotion, à la recherche, à la sauvegarde ou au maintien de la paix dans le respect de la Charte des Nations Unies et de l’Acte constitutif de l’UNESCO.

Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, en visite officielle en Ethiopie les 2 et 3 mai à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, s’entretiendra avec le Premier ministre et lui fera part de ses chaleureuses félicitations.

Le réseau panafricain des jeunes pour la culture de la paix – Gabon : Le travail va commencer !

LIBERTE DE L’INFORMATION

Un article du Gabon Review

Des semaines après l’élection et la présentation officielle du nouveau bureau au Représentant résidant de l’Unesco, la Coordination nationale du réseau panafricain des jeunes pour la culture de la paix (PAYNCoP Gabon) a dévoilé sa feuille de route. Les différentes actions à mener au cours des deux prochaines années y sont énumérées.


Photo © PAYNCoP Gabon

Présidée par le Représentant résidant de l’Unesco, Vincenzo Fazzino, une rencontre a eu lieu, le 24 avril à Libreville, entre la nouvelle équipe du PAYNCoP Gabon et les responsables du système des Nations unies dans le pays. L’objectif de celle-ci était de présenter à ces derniers la feuille de route élaborée récemment par l’organisation panafricaine coordonnée par Jerry Bibang, en vue de «recueillir les avis et les orientations» des différents acteurs du domaine. Pour le PAYNCoP Gabon, il s’est également agi de renforcer le partenariat avec le système des Nations unies au Gabon et permettre une meilleure collaboration, notamment en matière de promotion de la culture de la paix et la non-violence.

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Will UNESCO once again play a role in the culture of peace?

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Selon la coordination nationale du PAYNCop Gabon, la feuille de route présentée aux responsables du système des Nations Unies est un «plan d’action [qui] prévoie quatre axes stratégiques, notamment la vulgarisation du PAYNCoP, la promotion de la culture de la paix, l’appropriation de la Résolution 2250 (jeunes, paix et sécurité) et la transformation du PAYNCoP en entreprise sociale».

«Conscients que la promotion de la culture de la paix passe aussi par la lutte contre le chômage et l’autonomisation économique des jeunes, notre quatrième axe a pour objectifs spécifiques de former les jeunes dans l’entrepreneuriat social et la mise en œuvre de projets de développement communautaire. Aussi, nous prévoyons la création des activités génératrices de revenus afin d’encourager effectivement l’indépendance financière des jeunes», explique l’organisation.

Pour la mise en œuvre de cette feuille de route, le Coordonnateur national du PAYNCoP Gabon a dit solliciter l’intervention des professionnels de divers secteurs d’activités, à l’instar de l’éducation, l’enseignement supérieur, la communication, la culture et la politique. «Chacun à son rôle à jouer dans ce challenge», estime Jerry Bibang, non sans rappeler que la feuille de route présentée par le bureau dont il a la charge «s’inscrit dans le cadre de la suite logique du travail entamé par [ses] prédécesseurs». Celle-ci, précise l’organisation, «porte sur une période de deux ans (2019-2021) et prend en compte les questions essentielles des jeunes en matière de paix et sécurité au niveau national».

Pour le PAYNCoP Gabon, «la paix ne se limite pas à l’absence de guerre [mais] implique plusieurs choses à la fois, dont la justice sociale, le respect des droits de l’homme, la démocratie, la pauvreté, etc.».

Classement mondial de la liberté de la presse 2019 : la mécanique de la peur

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

Un rapport de Reporters Sans Frontieres

L’édition 2019 du Classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF) montre que la haine des journalistes a dégénéré en violence, laquelle est facteur d’une montée de la peur. Le nombre de pays considérés comme sûrs, où les journalistes peuvent exercer leur métier en toute sécurité, continue de se réduire, tandis que les régimes autoritaires renforcent leur emprise sur les médias.

Le Classement RSF, qui évalue chaque année la situation du journalisme dans 180 pays et territoires, révèle le déclenchement d’une mécanique de la peur très préjudiciable à l’exercice serein du journalisme. L’hostilité à l’encontre des journalistes, voire la haine relayée dans nombre de pays par des dirigeants politiques, a fini par susciter des passages à l’acte plus graves et plus fréquents, qui provoquent un accroissement des dangers et, de ce fait, un niveau de peur inédit dans certains endroits.


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« Si le débat politique glisse subrepticement ou manifestement vers une ambiance de guerre civile, où les journalistes font figure de victimes expiatoires, les modèles démocratiques sont en grand danger, explique Christophe Deloire, secrétaire général de RSF. Enrayer cette mécanique de la peur est une urgence absolue pour les femmes et les hommes de bonne volonté, attachés aux libertés acquises au long de l’histoire. »

Au Classement 2019, la Norvège conserve pour la troisième année consécutive sa place de premier, tandis que la Finlande (+2) retrouve sa deuxième position, au détriment des Pays-Bas (4e, -1), où deux reporters spécialistes du crime organisé sont contraints de vivre sous protection policière permanente. La recrudescence du cyberharcèlement a fait perdre une place à la Suède (3e). Au titre des bonnes nouvelles sur le continent africain, l’Ethiopie (110e, +40) et la Gambie (92e, +30) progressent significativement.

Plusieurs régimes autoritaires perdent des places au Classement. C’est le cas du Venezuela (148e, -5), où les journalistes ont été confrontés aux arrestations et violences infligées par les forces de l’ordre. Et de la Russie (149e, -1), où le Kremlin a accentué la pression contre internet et les médias indépendants, à coup d’arrestations, de perquisitions arbitraires et de lois liberticides. Le Vietnam (176e), talonné par la Chine (177e, -1), perd également une place. Dans la Corne de l’Afrique, l’Erythrée atteint l’antépénultième place (178e, +1), malgré la pacification de ses relations avec l’Ethiopie, tandis que le Turkménistan (180e, – 2) est désormais dernier, à la place de la Corée du Nord (179e, +1).

Seulement 24% des 180 pays et territoires affichent une situation “bonne” (zone blanche) ou “plutôt bonne” (zone jaune) contre 26% l’année dernière. Les Etats-Unis (48e), où un climat toujours plus hostile s’est installé au-delà des propos de Donald Trump, perdent trois places en 2019 et basculent dans la zone orange, ce qui signale une situation problématique. Jamais les journalistes américains n’avaient fait l’objet d’autant de menaces de mort. Ils n’avaient jamais non plus autant sollicité d’entreprises privées pour assurer leur sécurité. La détestation des médias est telle que, dans le Maryland, un homme a délibérément ouvert le feu dans la rédaction du quotidien local d’Annapolis, The Capital Gazette, faisant cinq morts. Avant de passer à l’acte, le tueur avait abondamment partagé sa haine du journal sur les réseaux sociaux.

Menaces, insultes et agressions font désormais partie des “risques du métier” de journaliste dans de nombreux pays. En Inde (140e, -2), où ceux qui critiquent l’idéologie nationaliste hindoue sont qualifiés d’éléments ”anti-indiens” dans le cadre de campagnes de cyberharcèlement, six journalistes ont été assassinés en 2018. Au Brésil (105e, -3), depuis la campagne électorale, la presse est devenue une cible pour les partisans de Jair Bolsonaro, tant sur le terrain virtuel que physique.

Le courage des journalistes d’investigation traqués

Dans ce climat d’hostilité généralisée, il faut du courage pour continuer à enquêter sur la corruption, l’évasion fiscale ou le crime organisé. En Italie (43e, +3), le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, a envisagé de remettre en question la protection policière du journaliste Roberto Saviano à la suite de ses critiques contre le dirigeant de la Ligue, tandis qu’un peu partout dans le monde et notamment en Algérie (141e, -5) ou en Croatie (64e, +5), médias et journalistes sont confrontés à un harcèlement judiciaire croissant.

Les procédures bâillons engagées contre les journalistes d’investigation en France ou à Malte (77e, -12) visent à les épuiser financièrement, voire à les conduire en prison, comme en Pologne (59e, -1), où les journalistes du quotidien Gazeta Wyborcza sont menacés de peines d’emprisonnement pour avoir mis en cause le dirigeant au pouvoir dans une affaire de construction douteuse. C’est aussi le cas en Bulgarie (111e), où deux journalistes indépendants ont été placés en détention alors qu’ils enquêtaient depuis plusieurs mois sur des détournements de fonds européens. En plus des pressions judiciaires, les journalistes d’investigation sont la cible d’intimidations multiformes dès lors que leur travail lève le voile sur des pratiques ou des affaires véreuses. La maison de l’un d’entre eux a été incendiée en Serbie (90e, -14), et d’autres ont été froidement éliminés, comme cela a été le cas à Malte, en Slovaquie (35e, -8), au Mexique (144e, +3) ou encore au Ghana (27e, -4).

La traque des journalistes qui gênent les pouvoirs en place semble ne plus avoir de limite. Le meurtre sordide de l’éditorialiste saoudien Jamal Khashoggi, commis de sang-froid au sein du consulat en Turquie en octobre dernier, a envoyé un message glaçant aux journalistes bien au-delà des frontières du seul royaume d’Arabie saoudite (172e, -3). Par peur pour leur vie, nombre de journalistes de la région pratiquent l’autocensure ou ont tout simplement cessé d’écrire.

Les plus fortes dégradations affectent des régions en principe vertueuses

Cette année, c’est la zone Amérique du Nord et du Sud qui enregistre la plus grande dégradation de son score régional (+3,6%). Ce mauvais résultat n’est pas seulement dû aux piètres performances des Etats-Unis, du Brésil et du Venezuela. Le Nicaragua (114e), qui dévisse de 24 places, subit l’une des baisses les plus significatives en 2019. Les journalistes nicaraguayens qui couvrent les manifestations anti-gouvernement Ortega, considérés comme des opposants, sont fréquemment agressés. Nombre d’entre eux ont été contraints à l’exil pour éviter d’être accusés de terrorisme et jetés en prison. Le continent abrite aussi l’un des pays les plus meurtriers, le Mexique, où au moins dix journalistes ont été assassinés en 2018. Même si l’arrivée au pouvoir du président Andrés Manuel López Obrador a quelque peu apaisé les relations entre les pouvoirs publics et la presse mexicaine, X la permanence des violences et de l’impunité des assassinats perpétrés contre les journalistes a par ailleurs conduit RSF à saisir, en mars dernier, la Cour pénale internationale (CPI).

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L’Union européenne et les Balkans enregistrent la deuxième plus forte dégradation du Classement (+1,7%). Dans cette zone qui reste celle où la liberté de la presse est la mieux respectée et qui est en principe la plus sûre, les journalistes doivent aujourd’hui faire face aux pires menaces : le meurtre à Malte, en Slovaquie et en Bulgarie (111e), des attaques verbales et physiques notamment en Serbie ou au Monténégro (104e, -1), ou un niveau inédit de violences lors des manifestations de “gilets jaunes” en France (32e, +1) – au point que nombre d’équipes de télévision n’osent plus afficher leur logo ni couvrir les manifestations sans être accompagnées de gardes du corps. La stigmatisation des journalistes s’affiche aussi désormais de façon décomplexée : en Hongrie (87e, -14), les responsables du parti de Viktor Orban refusent de répondre aux questions des journalistes qui ne travailleraient pas pour des médias considérés comme des “amis du Fidesz”. En Pologne, ce sont les médias publics transformés en instruments de propagande qui permettent, de façon de plus en plus intensive, d’exercer des pressions sur les journalistes.

En dépit d’une dégradation moins importante cette année de son indice régional, la zone Moyen-Orient et Afrique du Nord reste celle où il est le plus difficile et le plus dangereux pour les journalistes d’exercer leur profession. Même si le nombre de journalistes tués en 2018 en Syrie (174e, +3) a légèrement diminué, le pays, tout comme le Yémen (168e, -1) reste extrêmement dangereux pour eux. Au-delà des guerres et des crises profondes comme en Libye (162e), un autre grand danger plane sur les journalistes de la région : l’arrestation arbitraire et l’emprisonnement. L’Iran (170e, -6) est l’une des plus grandes prisons de journalistes au monde. Des dizaines d’entre eux croupissent également derrière les barreaux en Arabie saoudite, en Egypte (163e, -2) et au Bahreïn (167e, -1) sans forcément avoir été jugés. Et quand ils le sont, comme au Maroc (135e), ils sont confrontés à des procédures interminables. Dans ce sombre tableau, seule la Tunisie fait figure d’exception (72e, +25) et enregistre une baisse notable du nombre d’exactions.

L’Afrique enregistre la plus faible dégradation régionale de l’édition 2019 du Classement mais aussi certaines des plus fortes évolutions de l’année écoulée. Un changement de régime a permis à l’Ethiopie (110e) de vider ses prisons des journalistes et de faire un bond spectaculaire de 40 places. C’est aussi une alternance politique qui a permis à la Gambie (92e, +30) d’afficher l’une des hausses les plus importantes du Classement. Les changements de pouvoir sur le continent ne profitent toutefois pas tous aux journalistes. En Tanzanie (118e, -25e), l’arrivée depuis 2015 du président John Magufuli, surnommé “le Bulldozer”, s’est accompagnée d’attaques sans précédent contre la presse. Autre baisse significative : la Mauritanie (94e, -22) où le blogueur Mohamed Cheikh Ould Mohamed Mkhaïtir, initialement condamné à mort pour apostasie avant d’être déclaré libérable, est maintenu en détention dans un lieu secret depuis plus d’un an et demi. Continent des contrastes, l’Afrique est aussi celui de la continuité du côté du pire : la République démocratique du Congo (RDC), qui se maintient à la 154e place, est le pays d’Afrique où RSF a enregistré le plus d’exactions en 2018, tandis que la Somalie (164e) reste le pays de la région le plus meurtrier pour les journalistes.

Malgré des évolutions nationales inhabituellement contrastées et une légère amélioration de son indice régional, la zone Europe de l’Est et Asie centrale conserve, année après année son avant-dernière place dans le Classement. C’est dans cette région que l’indicateur qui évalue la qualité du cadre légal est le plus dégradé. Plus de la moitié des pays de la zone pointent toujours autour ou derrière la 150e place. Les deux poids lourds de la région, la Russie et la Turquie (157e), persistent à réprimer la presse indépendante. Plus grande prison pour les professionnels des médias, la Turquie est le seul pays au monde à avoir poursuivi une journaliste pour ses enquêtes sur les “Paradise Papers”. Dans cette partie du monde où tout est largement figé, les hausses sont rares et méritent d’être signalées. L’Ouzbékistan (160e, + 5), qui a libéré les derniers journalistes emprisonnés sous la dictature de feu Islam Karimov, quitte la zone “noire”, qui indique les situations le plus critiques. L’Arménie (61e, +19) dont la “révolution de velours” a permis de desserrer l’emprise du pouvoir sur l’audiovisuel, fait de son côté un bond d’autant plus important qu’elle est située dans la zone volatile du Classement.

Propagande totalitaire, censure et intimidations, violences physiques et cyberharcèlement : l’Asie-Pacifique concentre tous les maux qui entravent l’exercice du journalisme et affiche cette année un indice régional stable qui la maintient dans les plus mauvaises places. Le nombre de journalistes assassinés a été particulièrement élevé en Afghanistan (121e), en Inde et au Pakistan (142e, -3). La désinformation devient aussi un véritable fléau régional. En Birmanie, l’instrumentalisation des réseaux sociaux a contribué à banaliser les messages de haine anti-rohingyas et à normaliser le fait que deux journalistes de Reuters se retrouvent condamnés à sept de prison pour avoir tenté d’enquêter sur le génocide dont est victime cette communauté. Sous l’influence croissante de la Chine, la censure se répand à Singapour (151e) ou au Cambodge (143e, -1). Dans cet environnement difficile, les 22 places gagnées par la Malaisie (123e) et les Maldives (98e) illustrent à quel point les alternances politiques peuvent radicalement changer l’environnement de travail des journalistes et de quelle façon l’écosystème politique d’un État influence directement la situation de la liberté de la presse.

LES ANALYSES RÉGIONALES

Publié chaque année depuis 2002 à l’initiative de RSF, le Classement mondial de la liberté de la presse permet d’établir la situation relative de 180 pays et territoires en matière de liberté d’information. La méthodologie du Classement s’appuie sur leurs performances en matière de pluralisme, d’indépendance des médias, d’environnement et d’autocensure, de cadre légal, de transparence et de qualité des infrastructures soutenant la production de l’information. Il ne s’agit pas ici d’évaluer les politiques gouvernementales des pays.

Les indices globaux et régionaux sont calculés à partir des scores obtenus par les différents pays et territoires. Ces scores sont eux-mêmes établis à partir d’un questionnaire proposé en vingt langues à des experts du monde entier, doublé d’une analyse qualitative. A noter que plus l’indice est élevé, pire est la situation. La notoriété du Classement mondial de la liberté de la presse en fait un outil de plaidoyer essentiel.

Venezuela : Lettre ouverte du Président Nicolás Maduro au peuple des Etats-Unis 

LIBERTE DE L’INFORMATION

Publiée par Bolivar Infos

8 Février 2019. Si je sais quelque chose, je l’ai appris des peuples parce que, comme vous, je suis un homme du peuple. Je suis né et j’ai grandi dans un quartier de Caracas, je me suis forgé à la chaleur des luttes du peuple et des luttes syndicales dans un Venezuela soumis à l’exclusion et aux inégalités, je ne suis pas un magnat, je suis un travailleur de raison et de cœur qui aujourd’hui a le privilège de présider le nouveau Venezuela enraciné dans un modèle de développement inclusif et d’égalité sociale qu’a forgé le Commandant Hugo Chávez à partir de 1998, inspiré de l’héritage de Bolivar.

Nous vivons aujourd’hui un moment historique, les jours qui passent détermineront l’avenir de nos pays entre la guerre et la paix.
 
Je le dis au peuple des Etats-Unis : Vos représentants de Washington veulent amener sur vos frontières la même haine qu’ils ont semée au Vietnam, ils veulent envahir le Venezuela et intervenir au Venezuela. Ils disent, comme ils l’ont dit alors, au nom de la démocratie et de la liberté mais ce n’est pas vrai. L’histoire de l’usurpation du pouvoir au Venezuela est aussi fausse que celle des armes de destruction massive en Irak. C’est une chose fausse mais qui peut avoir des conséquences dramatiques pour toute notre région.
 
Le Venezuela est un pays qui, grâce à sa Constitution de 1999, a largement étendu la démocratie participative et agissante du peuple et qui, de façon inédite, est l’un des pays du monde qui a eu le plus d’élections pendant ces 20 dernières années.
 
Notre idéologie, notre aspect, peuvent ne pas vous plaire mais nous existons et nous sommes des millions.
 
J’adresse ces mots au peuple des Etats-Unis avec la signature de millions de Vénézuéliens pour vous alerter sur la gravité et la dangerosité de la situation, sur le fait que des secteurs présents à la Maison Blanche cherchent à envahir le Venezuela avec des conséquences imprévisibles pour ma Patrie et pour toutes la région américaine.

Le président Donald Trump cherche, en outre, à perturber de nobles initiatives de dialogue mises en place par l’Uruguay et le Mexique avec le soutien de la CARICOM (communauté des Caraïbes) pour trouver une solution pacifique et dialoguée en faveur du Venezuela. Nous savons que pour le bien du Venezuela, nous devons nous asseoir et discuter parce que refuser de discuter, c’est choisir la voie de la force. Nous avons à l’esprit les paroles de John F. Kennedy : « Nous ne négocions jamais par peur mais nous n’avons jamais peur de négocier. »

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Ceux qui ne veulent pas discuter auraient-ils peur de la vérité ? Nous nous posons la question.

L’intolérance politique envers le modèle bolivarien, vénézuélien et les appétits envers nos immenses richesses pétrolières, minérales et d’autres grandes richesses ont créé une coalition internationale qui a à sa tête le Gouvernement impérialiste des Etats-Unis  pour commettre la grave folie d’attaquer militairement le Venezuela sous le faux prétexte d’une crise humanitaire qui n’existe pas.
 
Le peuple du Venezuela a subi de douloureuses blessures sociales causées par un blocus commercial et financier criminel aggravé par le dépouillement et le vol de nos ressources financières et de nos actifs dans des pays alignés sur ces attaques démentielles.
 
Mais grâce à un nouveau système de protection sociale, d’attention portée aux secteurs les plus vulnérables, nous continuons à être fiers d’un pays qui a un haut indice de développement humain et qui est le moins inégal d’Amérique Latine.
 
Le peuple étasunien doit savoir que cette agression complexe est exécutée en totale impunité et qu’elle viole franchement la Charte des Nations Unies qui proscrit expressément la menace ou l’utilisation de la force, parmi d’autres principes et d’autres propositions en faveur de la paix et des relations d’amitié entre les nations.
 
Nous voulons continuer à être des partenaires commerciaux du peuple des Etats-Unis comme nous l’avons été tout au long de notre histoire. Vos politiciens, par contre, sont prêts à envoyer vos fils mourir dans une guerre absurde au lieu de respecter le droit sacré du peuple vénézuélien à l’autodétermination et à la protection de sa souveraineté.
 
Comme vous, peuple étasunien, nous, les Vénézuéliens, sommes patriotes et défendrons ce qui nous appartient de toute notre âme.
 
Aujourd’hui, le Venezuela est uni dans un seul cri : nous exigeons l’arrêt de l’agression destinée à asphyxier notre économie et à étouffer socialement notre peuple ainsi que l’arrêt des graves et dangereuses menaces d’invasion militaire du Venezuela.
 
Nous faisons appel à la bonne âme de la société étasunienne, victime de ses propres gouvernants, pour qu’elle se joigne à notre appel pour la paix. Soyons un seul peuple contre le bellicisme et la guerre.
 
Vivent les peuples de l’Amérique !
 
Nicolás Maduro Moros
 
Président de la République Bolivarienne du Venezuela
 
traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

République Démocratique du Congo: Rapport des Activites de JFDHOP pendant les elections de 2018

. PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE .

par Médard du Rocher-BOPE, Président, JFDHOP (Jeunes et Femmes pour les droits de l’homme et la paix) 

L’année 2018 année des élections en République Démocratique du Congo (RDC). Elle fut marquée des vives tensions. Du cote de pouvoir (les gouvernants), il n’y avait aucune volonté d’organiser ces élections et cherché par tout le moyen comment les contourner.

Parmi les stratégies, déboucher un de l’opposition, lui proposer le poste de Premier Ministre, le chef du gouvernement aller encore en négociation et prolonger le mandat des tenants du pouvoir. Ainsi, on aurait contourné les accords de la saint sylvestre (du 31/12/2016).

La centrale électorale, complice, proposait les dates des échéances électorales prêtes à conduire au soulèvement populaire; une autre stratégie pour amener les tenant du pouvoir à déclarer un Etat de siège et annuler simplement les élections pour une date ultérieure.

 Toujours pour contourner les élections, un coup d’état fut préparé, l’armée et/ou la Police Nationale allait prendre le pouvoir par force pendant quelques jours et restituer  tel fut le cas de Kasa Vubu et Mobutu après l’indépendance et déclarer l’impossibilité d’organiser les élections a la suite de l’insécurité.

Plusieurs stratégies furent montées; la toute dernière fut le scénario du feu qui a embrasé les machines et bulletins de CENI sur l’avenue de haut commandement à Kinshasa/Gombe. Sous l’œil vigilant de la communauté internationale, avec une opposition divisée. Une partie de cette dernière soutenait les élections avec ou sans machine et une autre par contre fut catégorique: élections sans machine pour plusieurs raisons:

–        Le peuple congolais ne maîtrise pas la manipulation de la machine. Un des tenants a même déclaré qu’il maîtrise l’outil  informatique. Lors de l’essai, il a réalisé 6 minutes. Il a estimé que ceux qui ne maîtrisent pas l’informatique pourront mettre plus ou moins 20 minutes.
        
–       la programmation d’avance de la victoire d’un candidat président  il y a même un candidat à la présidence qui a démontré que lors de vote, une voix de candidat programmé note 3 voir 5 voix au serveur central.

Tout ceci pour décourager le peuple d’aller voter, saboter les élections et donner l’ouverture à la voie des négociations permettre les tenants du pouvoir de s’accrocher et proroger leur pouvoir. Pour preuve enfin, le taux de participation aux élections fut faible soit 37%sur le scrutin attendu. Voilà de manière succincte, le contexte dans lequel votre Association « J.F.D.HO.P » a travaillé. Quelque fois, les agents de sécurité nous traitaient des partisans de KAMWENA SAPU. ils finissaient par nous  libérer ne trouvant en nous aucun indice de partisans KAMWENA SAPU.

Plusieurs activités furent organisées pour offrir la population à se présenter et à voter avec les moyens de bord. Une caravane motorisée fut organisé au mois d’octobre lors des dépôts des candidatures, encourageant les femmes à se présenter, les faisant  voir quelles constituent la population majoritaire. Bref, cette caravane organisait  pendant 2 jours à Kimbaseke, Ndjili, Makala, Nsele, une partie de Maluku, Masina, Ngaba, Limete et Matete.

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How should elections be organized in a true democracy?

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Durant cette période, le doute planait sur la tête de congolais malgré tout le monde soutenait les élections mais la machine à voter qualifiée de « machine à voler »  n’inspirait pas confiance.  Tantôt, l’Ambassade de la République de Corée qui décline la responsabilité pour honorer la commande.

Devant cette situation, votre Association a organisé une matinée avec les Jeunes à l’Eglise des Elus de Dieu à limete résidentiel 13me Rue pour discuter sur le sujet des élections. Le thème fut « Démocratie et Elections ». L’Association les a exhortés de ne pas laisser la place au découragement. Il faut saisir l’opportunité  car leur avenir en dépend. A leur tour, les jeunes nous ont donné la mission de les amener les informations sur  soit disant « la machine à voler ».

Votre Association a assisté à la sensibilisation sur la machine à voter à (Ndjili) et a eu l’occasion à palper pour toute première fois la machine à voter et à profiter de l’occasion pour poser les questions nécessaires. Après cette séance, votre Association a une fois de plus convoqué une matinée. Cette fois-ci invitant aussi les vieux. Nous les avons expliqués, comment se passe le vote avec la machine. Les jeunes ainsi que les vieux qui ont des téléphones androïdes ont vite compris. Les autres, il fallait les exercer d’avantage. Et, nous avons demandé aux participants de réitérer aux autres, de véhiculer l’information  que la machine n’est pas compliquée, il suffit d’avoir au préalable les  numéros de vos candidats, tout est facile. Elle complique ou pose un retard quand il faut chercher les figures, de vos candidats. Mais la tension ne cessait de s’accentuer autour de la machine à voter. C’est ainsi un des leaders de l’opposition à déclarer ouvertement sur les antennes qu’ils vont saboter les machines.

Devant  cette situation votre Association avec l’appui de Bureau Conjoint des Nations Unies Aux Droits de l’Homme fut dotée de T-shirt et diffèrent messages de la paix entre autre(le vote est un droit et un devoir, la violence est une infraction, ton choix aux élections, c’est le Congo de demain, Election oui violence non etc.) ces armes de la paix en mains.

Votre Association va rencontrer les associations des jeunes Kasavubu,limete,makala,kalamu,kingasani,masina,Ndjili,Mont-ngafula,Nsele pour échanger et donner ces messages en papier en suite dans les églises et enfin avec les militants des partis politique. Elle est descendue d’abord au siège de l’UDPS /Tshisekedi à Limete 10 me Rue. Elle a échangé avec les militants de ce parti et les distribué les messages de la sensibilisation à la non-violence et la paix. Pour éviter d’être confondu aux candidats aux élections et pour éviter d’être lapidé par la population, les membres de l’Association ayant reçu le T-shirt sont descendus les quartiers périphériques de la ville de Kinshasa tels que malueka, kimbaseke, Ferbois, siwabanza, makala etc.)  Aux arrêts de bus, marchés, etc distribuer les messages et propager ce message de la non-violence et la paix. Une forte sensibilisation a été fait aussi à l’église des élus de Dieu à limete 13me Rue par le président de l’Association monsieur Médard du Rocher-BOPE. Votre Association a utilisé aussi pour une large diffusion de message les réseaux sociaux (facebook etc voir les photos).   

Le report des élections (au lieu du 23/12 au 30/12) a encore semé de doute sur s’organisation effective. Votre Association toujours proche des jeunes, les a exhortés en leur exprimant la volonté de la Communauté Internationale d’amener notre pays à l’organisation des élections.

Pour finir, les J.F.D.HO.P sont des volontaires. Chacun devrait voter après vote, circulait  dans les différents centres de vote pour réaliser ce qui se passe et évaluer le degré de la violence. Certains de nos membres furent au centre jusqu’à ce qu’on affiche les résultats.

[Note de la rédaction: à la date de publication de cet article, le candidat de l’opposition Felix Tshisekedi a été assermenté à la présidence dans le premier transfert de pouvoir du pays par une élection en 59 ans d’indépendance. Cependant, il y a des revendications que les élections ont été remportées par un autre candidat de l’opposition, Martin Fayulu, et que les tensions restent vives dans le pays.]

L’UNESCO et l’Angola s’engagent pour créer la Biennale de Luanda, Forum panafricain de la culture de la paix

LIBERTE DE L’INFORMATION

Un article de l’UNESCO

Carolina Cerqueira, ministre de la culture de l’Angola, et Firmin Edouard Matoko, Sous-directeur général pour la Priorité Afrique et les relations extérieures de l’UNESCO, ont signé aujourd’hui [18 décembre] un accord portant création de la Biennale de Luanda – Forum panafricain de la culture de la paix dont la première édition aura lieu en septembre 2019.


Carolina Cerqueira, centre, et Firmin Edouard Matoko, droite

Organisée en partenariat entre le gouvernement de l’Angola, l’UNESCO et l’Union africaine, la Biennale de Luanda a pour vocation de promouvoir la prévention des violences et de la résolution des conflits, en favorisant les échanges culturels en Afrique, le dialogue entre les générations et la promotion de l’égalité des genres. Espace de réflexion, de diffusion d’œuvres artistiques, d’idées et de savoirs ayant trait à la culture de la paix, elle réunira des représentants des gouvernements, de la société civile, de la communauté artistique et scientifique, des organisations internationales.

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Will UNESCO once again play a role in the culture of peace?

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« C’est une grande satisfaction pour l’Angola d’accueillir la Biennale car dans mon pays, nous connaissons le prix de la paix. Avec l’aide de l’Union africaine et des organisations de la société civile, nous serons en mesure de créer un lien fort, solidaire et fraternel entre les plus âgés et les plus jeunes, afin qu’ils puissent rêver d’une Afrique prospère et pacifique. Car celle-ci ne sera possible que si nous travaillons ensemble », a déclaré lors de la signature la ministre de la culture de l’Angola, après avoir remercié tous les acteurs qui ont œuvré à la réalisation de cet accord, notamment l’UNESCO.

« Cet accord, très important pour l’UNESCO, va nous permettre de réaliser un projet que nous avons engagé depuis déjà plusieurs années, celui d’organiser un festival de la culture de la paix avec le soutien notamment de l’Union africaine. Nous pensons que ce projet a de l’avenir et qu’il contribuera à la transformation du continent africain », a déclaré pour sa part le Sous-directeur général pour la Priorité Afrique et les relations extérieures de l’UNESCO, Firmin Edouard Matoko.

Cette biennale s’inscrit dans la stratégie opérationnelle de l’UNESCO pour la priorité Afrique (2014-2021) qui vise à « apporter des réponses africaines aux transformations qui affectent leurs économies et leurs sociétés ».

La première édition de septembre 2019, s’articulera autour de quatre axes : un pôle de réflexion ou forum intellectuel, orienté vers l’avenir de l’Afrique ; un Festival des cultures où des pays africains et de la Diaspora pourront montrer leur diversité culturelle et leur capacité de résilience aux conflits et aux violence ; des évènements culturels et sportifs de niveau international et une mobilisation de partenaires pour soutenir des projets partout sur le continent africain.

Paix durable en Afrique de l’ouest: La conférence internationale de la jeunesse s’ouvre le 15 novembre

LIBERTE DE L’INFORMATION

Un article par Dramous Yéti dans Fraternité Matin

La 3e Conférence internationale de la jeunesse pour la paix (Cijp) se déroulera du 15 au 16 novembre 2018, à la représentation permanente de la Cedeao à Abidjan.

L’évènement se tiendra en marge de la célébration de la Journée de la paix, et aura pour thème: « Quelles solutions de la jeunesse africaine pour endiguer la crise migratoire et l’extrémisme violent ? »

Deux cents cinquante jeunes leaders de la sous-région sont attendus à cette rencontre annuelle. Ce sera une lucarne pour réfléchir aux conditions d’une paix durable en Afrique de l’ouest. 

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Youth initiatives for a culture of peace, How can we ensure they get the attention and funding they desereve?

Le chômage, l’immigration clandestine, les défis de l’entrepreneuriat, les Tic constituent les principales thématiques qui seront abordées lors des six (6) ateliers prévus.

Au cours de ces assises, les jeunes porteurs de projets auront l’opportunité d’exposer leurs idées dans une perspective de mobilisation des ressources.



Au menu également, des activités sportives et socioculturelles qui auront pour cadre le stade de l’université Félix Houphouët-Boigny de Cocody.



Cette conférence est une initiative de Elite West Africa (Ewa). Une faitière d’organisations de jeunesses des quinze états membres de la Cedeao. Son champ d’action couvre plusieurs domaines dont la culture de la Paix et de l’excellence, l’intégration sous- régionale, le développement durable, etc.



Créée en 2015, Elite West Africa compte plus de 55 000 membres dont plus de 15 700 en Côte d’Ivoire.



Forum de Paris sur la Paix, 11-13 novembre 2018

LIBERTE DE L’INFORMATION

Dossier de Presse du Forum de Paris sur la Paix

1 – LE FORUM DE PARIS SUR LA PAIX : UN NOUVEAU RENDEZ-VOUS INTERNATIONAL

Les tensions internationales croissent et la réponse aux enjeux globaux n’a jamais été aussi urgente. Face à ces défis, le Forum de Paris sur la Paix entend réunir tous les acteurs de la gouvernance mondiale pour redonner corps au multilatéralisme et à l’action collective.

Le Forum de Paris sur la Paix permettra de rapprocher acteurs politiques et citoyens ainsi que tous les acteurs engagés dans la recherche et la mise en œuvre de solutions à ces défis globaux (conflits armés, réchauffement climatique, déstabilisation de l’Internet etc.).

Acteurs de la société civile, dirigeant d’organisations régionales et internationales, chefs d’État et de gouvernement pourront se rencontrer librement pour faire émerger les solutions de demain. Tout sera décloisonné, jusqu’à l’espace qui a été conçu sans murs, afin de favoriser les échanges entre les acteurs présents.

Sur le fond comme sur la forme, le Forum de Paris sur la Paix n’est pas conçu comme un sommet, un salon ou une conférence internationale classique.

Le Forum de Paris sur la Paix place en son cœur les solutions innovantes qui répondent aux défis d’aujourd’hui en matière de gouvernance et, autour desquelles, toutes les séquences sont organisées.

Cent ans après la fin de la première guerre mondiale, le Forum de Paris sur la Paix rappelle qu’il y a une urgence à agir, qui exige action concrète, liberté de ton, et dialogue ouvert entre tous les acteurs.

120 solutions concrètes aux problèmes d’aujourd’hui

Le Forum de Paris sur la Paix met l’accent sur ceux qui aujourd’hui se battent pour mettre en œuvre des actions concrètes. 850 initiatives ont été auditées par un Comité de sélection, 120 ont été retenues et seront présentées au Forum.

La presence de tous les acteurs traditionanels de la gouvernance

105 pays y ont été invités. Plus de 60 chefs d’État et de gouvernement ont confirmé leur participation. Les États font évidemment partie de la solution et leur présence est nécessaire dans une telle instance. Les formats auxquels ils vont être associés sont très novateurs, en ce qu’ils permettront des rencontres directes entre chefs d’État et porteurs de solution.

Comme pour les États, les grandes instances multilatérales du monde sont présentes au Forum sur Paris sur la Paix : secrétaire général de l’ONU, directrice du FMI, directeur de l’OMC, président de la Banque Mondiale etc… Les dirigeants de nombreuses organisations multilatérales seront également présents, et notamment celles qui ont leur siège à Paris (OCDE, UNESCO, OIF, AIE etc.) Leur présence montre que cette initiative vient en complément des acteurs et initiatives existants.

Des Thématiques transversales

Le Forum s’articule autour de 5 thématiques : paix et sécurité, environnement, développement, économie inclusive, nouvelles technologies. Les défis auxquels nous faisons face ne s’embarrassent pas des contraintes sectorielles : le Forum de Paris sur la Paix en prend acte.

Une programmation originale

Les Chefs d’Etat et de gouvernement prendront la parole simultanément lors de la première journée dans des espaces multiples et des configurations variées : soit seul pour un plaidoyer ou une masterclass ou bien à plusieurs autour de tables rondes et de discussions aux formats innovants pour une rencontre internationale de ce niveau.

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Global meetings, conferences, assemblies, What is the best way for delegates to interact afterwards?

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Les débats du Forum de Paris sur la Paix seront tous contradictoires et le public pourra y prendre part. Les formats imaginés (fishbowl, brainstorm, conversation, vote) correspondent à un besoin de franchise et de simplicité dans la façon d’apporter des réponses aux problèmes rencontrés.

Enfin, un hackathon sur la transparence des données financières se déroulera durant les trois jours au sein de la Grande Halle de La Villette.

II- UNE MISSION : CREER LE PREMIER INCUBATEUR DE SOLUTIONS AUX ENJEUX INTERNATIONAUX

Après un appel à projets ayant réuni près de 900 candidatures cet été, 120 projets ont été sélectionnés pour être présents à Paris cet automne. Les porteurs des solutions de gouvernance sélectionnées ne vont pas simplement présenter leurs actions comme cela se fait souvent dans des salons ou des conférences. Rassemblés à l’occasion du premier Forum de Paris sur la Paix, ils seront au centre de l’événement conçu comme un village mondial de l’action. Les porteurs de projets constituent une communauté d’acteurs engagés dans la recherche et l’application de solutions concrètes.

Créer des synergies internationales et inter-projets

L’espace des solutions du Forum de Paris sur la Paix réunira tous les porteurs de projets sélectionnés venus de 42 pays et 10 organisations internationales. Ils pourront non seulement présenter leur solution aux participants mais également les confronter entre elles.

Une application pour susciter le dialogue entre tous les participants

L’application de l’événement permettra aux acteurs présents d’échanger entre eux afin d’agir ensemble ou d’apprendre les uns des autres, que ce soit en amont ou pendant le Forum.

10 projets accompagnes sur le long terme

Le Forum s’inscrit sur la durée. L’idée n’est pas simplement de mettre un coup de projecteur sur des initiatives, aussi importantes soientelles, mais de les renforcer, de les accompagner dans leur croissance et leur mise en œuvre. Un comité de suivi composé d’experts accompagnera pendant un an 10 des 120 projets présents à Paris du 11 au 13 novembre

Ecouter les besoins des acteurs de terrain

Préalablement au Forum, une étude est menée sur les attentes des responsables des initiatives présentées afin de pouvoir leur proposer la meilleur expérience possible.

Exemples de solutions de gouvernance présentes au premier Forum de Paris sur la Paix

Tax Inspectors Without Borders by OECD – Ecoomie inclusive . . .

Climate Resilient Zero-Budget Natural Farming in Adhra Pradesh by Rythu Sadhikara Samstha – Environnement / Inde . . .

Antarctica 2020 by Ocean Unite – Environnement / Costa Rica . . .

Paris Call for Digital Peace Principles by Microsoft – Nouvelles technologies / USA . . .

Partnership for Regional Ocean Governance by IDDRI – Environnement / France . . .

The World Benchmarking Alliance by Index Initiative – Economie inclusive / The Netherlands . . .

III – UNE ORGANISATION INDEPENDENTE FINANCE PAR DES DOATEURS NON-GOVERNMENTAUX ET INTERNATIONAUX . . .

Composition du Conseil Exécutif. . .

Composition du Conseil d’orientation. . .

Le Cercle des partenaires . . .

IV – LES TEMPS FORT DU FORUM . . .

Togo: L’église catholique exhorte les médias à se mettre au service du dialogue, de la paix et de la réconciliation

LIBERTE DE L’INFORMATION

Un article de Togo Presse

Une cinquantaine de journalistes issus des médias catholiques et des médias séculiers des sept diocèses du Togo ont pris part, mardi et mercredi, au CESAL, à Lomé-Tokoin, à un atelier de formation sur le thème : « Les médias au service du dialogue, de la réconciliation et de la paix ». Le projet est à l’actif du Conseil Episcopal Catholique pour les Communications Sociales (CENCCS), en partenariat avec l’Association catholique mondiale pour la communication (SIGNIS), la Propaganda Fide, avec le parrainage de la Conférence des Evêques du Togo (CET). Il vise à renforcer la capacité des professionnels des médias sur leurs contributions à la réussite du dialogue inter togolais, à la réconciliation nationale et à la consolidation de la paix sociale.


Le RP Emmanuel Mawusi, précise les objectifs de l’atelier

Les fonctions essentielles d’un média, c’est d’informer, d’éduquer et de divertir. Entant que tel, dans un processus de dialogue et de réconciliation, comme c’est le cas au Togo qui traverse un moment capital de son histoire, les médias se doivent d’être des médiateurs entre les protagonistes de la crise. Mais force est de constater que la presse togolaise, dans sa grande partie, fait fi de ce rôle, préférant jouer le jeu des politiques. C’est donc pour leur rappeler ce rôle d’éveilleurs de conscience que le Conseil Episcopal Catholique pour les Communications Sociales (CENCCS) a initié, à l’intention des agents pastoraux du secteur des médias catholiques et des médias séculiers des sept diocèses du Togo, un atelier sur le thème : « Les médias au service du dialogue, de la réconciliation et de la paix

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African journalism and the Culture of Peace, A model for the rest of the world?

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Durant deux jours, des conférenciers chevronnés les ont entretenus sur plusieurs sous-thèmes à savoir « Le dialogue dans la gestion d’une crise politique : cas du Togo », « La réconciliation dans les sociétés traditionnelles et contemporaines », « Promotion de la culture de la paix : la part des professionnels des médias », « Le rôle des médias dans un processus de dialogue et de réconciliation » et « Echanges sur l’utilisation des techniques traditionnelles et contemporaines de production de contenus médiatiques en faveur d’un journalisme de paix ».

« Nous voulons qu’en partant d’ici, nous puisons agir comme il se doit avec beaucoup de circonspection en utilisant les mots et en posant des actes qu’il faut pour aider réellement les Togolais à se réconcilier, à savoir gérer les moments de crise. La parole a sa force. Dans un discours, dans un propos tenu quelque part, les gens peuvent être omnibulés et être captés sur ce qui est dit. Alors, si nous tenons les professionnels des médias, nous tenons le nœud même de la crise dans ce pays. Lorsqu’il y a une crise sans dialogue, nous allons à l’impasse. Nous sommes là pour apprendre aux Togolais à rester ensemble tout en étant de divers bords», a souligné le RP Emmanuel Mawusi, secrétaire général du CENCCS.

Pour Daniel Lawson Drakey, un des communicateurs, le journaliste, en tant qu’éducateur et éveilleur de conscience, doit faire la part des choses et faire la part des choses, c’est mettre à la disposition de la population ce qu’il y a comme enjeu sans prendre position. «Il s’agit de ne pas jeter de l’huile sur le feu. Aujourd’hui on a comme l’impression que les journalistes sont devenus des acteurs politiques. Ils parlent à la place de l’homme politique. Ce qui fait que l’on ne comprend plus le rôle des médias au sein des populations. Le journalisme de combat a fait son temps. Aujourd’hui, tout le monde parle du développement de nos Etats. Lorsqu’un journaliste s’engage politiquement, il perd sa crédibilité. Mais s’il se fait indépendant, les populations trouvent en lui une crédibilité et elles l’écoutent », a fait savoir M. Lawson Drakey.

Mauritanie: Création du Mouvement de la Jeunesse Consciente pour l’Emploi

LIBERTE DE L’INFORMATION

Un article de Maghreb Emergent

Le Mouvement de la jeunesse consciente pour l’emploi a tenu jeudi [26 juillet] en fin de journée une conférence de presse au cours de laquelle ce mouvement a annoncé sa création.


Photo de CRIDEM

Le président de ce mouvement, M. Balle Diagne a évoqué les causes à l’origine de la création du mouvement et passé en revue ses objectifs qui visent, entre autres, la récupération des jeunes exposés à une potentielle rupture avec la société et à lutter en leur sein contre les dérives drogue, stupéfiants, gangs de la criminalité mais aussi courants extrémistes etc.

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Youth initiatives for a culture of peace, How can we ensure they get the attention and funding they desereve?

Pour ce faire, le mouvement entend créer un espace d’échanges et d’apprentissage fonctionnel entre les institutions étatiques et non étatiques, vulgariser l’unité et la cohésion nationales et interpeller les décideurs et les opérateurs économiques pour investir en faveur de la promotion et du développement de la jeunesse et sensibiliser l’opinion sur les valeurs de la citoyenneté et la culture de la paix.

Dans ce cadre, le président du mouvement a souligné l’importance que revêt, pour les jeunes, la préservation des acquis nationaux et la promotion de projets de développement à l’intention des jeunes.

Quant à la secrétaire générale du mouvement, Mme Malika Mint Mohamed Saleck, elle a réaffirmé les mêmes principes et objectifs invitant tous les jeunes mauritaniens à adhérer au mouvement qui a pour objectif de développer la Mauritanie et de la protéger contre tous les dangers.

Répondant à une question de l’Agence Mauritanienne d’Information, sur la nature du mouvement, M. Balle Diagne a déclaré que le mouvement est apolitique, appelant toutefois la jeunesse mauritanienne à s’inscrire sur la liste électorale et à participer pleinement aux prochaines élections.

Il a ajouté que son mouvement n’opère pas dans le cadre des structures sectaires tribales et régionales mais, bien au contraire, s’y oppose énergiquement. Toutefois, il croit en les compétences et capacités des jeunes mauritaniens.