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Delia Mamon, la paix par l’éducation (Suisse)

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Un article en Le Temps

Delia Mamon, 65 ans, a fondé l’ONG Graines de Paix en 2005 pour repenser les systèmes éducatifs qui n’intègrent pas assez de valeurs d’humanité et de paix. Une mission d’autant plus urgente que les violences sociétales se multiplient


L’agenda 2030 du développement des Nations unies comprend 17 Objectifs de développement durable (ODD), que «Le Temps» incarne cette semaine à travers cinq personnalités.

En mars 2003, à Verbier, près de 250 personnes sont réunies sur la place du village. Delia Mamon s’en souvient comme si c’était aujourd’hui: «L’invasion américaine de l’Irak m’a fait sortir de mes gonds. Les raisons qui ont mené à la guerre relevaient d’une falsification criante de la réalité.» Ce qui l’a particulièrement mise en colère, c’est le fait que l’opinion publique «a tout gobé». Française de 65 ans, Delia Mamon refuse la passivité. Etre citoyenne, semble-t-elle suggérer, c’est assumer une responsabilité sociale.

Elle crée en 2005, à Genève, l’organisation non gouvernementale Graines de Paix, récompensée en 2019 par le Prix Smart Peace de la fondation Leaders pour la paix, créée par l’ex-premier ministre français Jean-Pierre Raffarin. Objectif: repenser l’éducation pour pacifier les rapports sociaux et la planète et pour développer, chez les élèves, la faculté de discernement.

«J’ai appris le discernement avec mon père, un inventeur de solutions technologiques pour de grandes entreprises», relève Delia Mamon, qui a eu le goût d’apprendre très jeune. Elle prenait plaisir à apprendre à lire à son frère. Avec son ONG, dont elle est présidente, elle estime qu’à une époque où les violences de tous ordres se multiplient, notamment à l’école, il est temps de «former à la culture de la paix». Elle ne va pas jusqu’à affirmer que le faucon Dick Cheney, vice-président américain à l’époque de l’invasion de l’Irak, aurait été brutalisé dans le cadre scolaire, mais elle considère la qualité du parcours éducatif de chacun comme une contribution majeure à une société moins violente. Graines de Paix axe son action sur deux Objectifs de développement durable prônés dans l’agenda 2030 des Nations unies: une éducation de qualité (ODD 4) et la construction de la paix (ODD 16).

«La paix commence par apprendre à parler et à écouter»

Femme de conviction, ex-économiste à l’OCDE avant d’être responsable du marketing stratégique pour plusieurs sociétés dont Honeywell Europe qui lui vaudra le Prix du Président en 1984, Delia Mamon a les idées aussi claires qu’elle est indépendante. A 15 ans, elle partait seule en vacances. Aujourd’hui encore, elle voyage sans peur.

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Question pour cet article:

What is the relation between peace and education?

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Même si elle exerce sa fonction de présidente à titre bénévole, Delia Mamon est totalement investie dans sa mission. Elle qui estime n’avoir «jamais buté sur un plafond de verre» a beau avoir longtemps travaillé dans le marketing, son expérience personnelle dans les systèmes éducatifs américain et français, sa découverte d’autres systèmes en Afrique ou au Moyen-Orient ont charpenté sa réflexion. Née aux Etats-Unis d’un père russophone de Samarcande, dans l’actuel Ouzbékistan, et d’une mère de Kiev, elle a bâti son expérience un peu partout. En France, en Belgique, en Italie.

Aux Etats-Unis, avec lesquels elle n’a plus vraiment d’atomes crochus, elle a vécu avec bonheur son cursus scolaire dans un établissement public du New Jersey, notamment avec un professeur noir: «Il n’y avait pas de violence physique. Le directeur de l’établissement adorait son travail. On était dans les années 1960. On était valorisé à l’oral par des présentations (show and tell). En comparaison, le système français, manquant d’humanité, ne m’a pas permis de m’épanouir, il m’a presque détruite. Aujourd’hui, j’ai une vision très claire de ce qu’il convient de faire ou de ne pas faire.» Sa priorité désormais: insérer davantage de valeurs humaines, développer la cohésion sociétale et l’entente interculturelle, favoriser l’acquisition de compétences sociales et de réflexion critique dans les programmes scolaires. «La paix, martèle-t-elle, commence par apprendre à parler et à écouter.»

L’intelligence émotionnelle des enfants

Son envie de développer une méthodologie pédagogique a un but: accroître le niveau d’éducation au sens large dans le but de prévenir les violences et la radicalisation. Le tropisme de Delia Mamon en faveur de l’éducation et de la paix, elle le lie à l’influence orientale de son père, de la famille de Samarcande imprégnée des valeurs d’ouverture évoquées par la Route de la soie, de l’amour de l’autre et de l’hospitalité persane.

Concrètement, avec ses spécialistes pédagogiques et un comité scientifique comprenant notamment le professeur Philippe Jaffé, membre du Comité des droits de l’enfant de l’ONU, Graines de Paix élabore du matériel pédagogique pour les écoles, dont une collection intitulée Grandir en paix. En Suisse, les cantons de Vaud, de Fribourg et du Valais ont validé des manuels scolaires de l’ONG genevoise. Delia Mamon apprécie beaucoup la culture du consensus suisse. Elle met néanmoins en garde: des signes d’érosion sont à ses yeux perceptibles. Le système éducatif doit en tenir compte. A cet égard, elle se félicite du Plan d’études romand qui intègre des notions de «pensée créative», de solidarité et d’estime de soi. A travers une exposition pédagogique itinérante, Léon et ses émotions, qui devrait bientôt paraître sous forme de livre, Graines de Paix juge essentiel de développer l’intelligence émotionnelle des enfants.

«Nous sommes très actifs en Côte d’Ivoire, où nous développons un projet sur plusieurs années», ajoute la présidente. La Côte d’Ivoire a été pendant quarante ans, à l’image de la Yougoslavie de Tito, un Etat bienveillant bien qu’autoritaire sous l’égide de Félix Houphouët-Boigny. Depuis la fin de la guerre civile en 2011, les autorités ivoiriennes ont pris conscience qu’il fallait restaurer la culture de la paix pour éviter une nouvelle guerre. «Cela commence par l’école, précise Delia Mamon. Bien que la pratique fût interdite en 2011, les enseignants continuaient de battre les élèves à coups de cravache. Pour y remédier, nous avons développé de nouveaux outils pédagogiques dont «Apprendre en paix, éduquer sans violence». A l’échelle mondiale, les violences physique, sexuelle et émotionnelle touchaient 50% des enfants en 2016, soit près d’un milliard d’individus. C’est pourquoi notre travail, conclut Delia Mamon, consiste aussi à aider les enseignants par des outils pour prévenir de telles violences.»

Le PAYNCoP Gabon Sensibilise les Jeunes Leaders Associatifs sur La Résolution 2250

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Envoyé à CPNN par Jerry Bibang, Coordinateur de PAYNCoP Gabon

Dans le cadre des manifestations relatives au 10ème anniversaire du décès du Président Omar Bongo Ondimba, la Coordination Nationale du Réseau Panafricain des Jeunes pour la Culture de la Paix (PAYNCoP Gabon) a organisé, le samedi 08 juin, à la Maison des Nations-Unies, une conférence sur le thème : “Les nouveaux défis de la construction de la paix en Afrique”

La rencontre qui a réuni essentiellement les leaders des organisations de jeunesse a été ponctuée par trois communications. La première, animée par Jerry Bibang, le Coordonateur National du PAYNCoP Gabon, a porté sur l’implication des jeunes dans les questions de paix et sécurité.

Pour l’intervenant, les jeunes constituent la tranche d’âge la plus importante en Afrique et au Gabon. De ce fait, ils sont les principaux artisans et victimes des conflits et guerres. Par conséquent, il est important que ces derniers s’impliquent à tous les niveaux dans les questions de paix et sécurité. Pour le Coordonateur du PAYNCoP Gabon, il s’agit simplement de mettre en œuvre la Résolution 2250, adoptée depuis 2015 par le Conseil de sécurité des Nations Unies.

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Question related to this article:


Mediation as a tool for nonviolence and culture of peace
 
  
Cette résolution recommande aux Etats d’associer les jeunes à tous les niveaux dans les questions de paix et sécurité notamment lors des activités de prévention, de médiation, résolution de conflits ou lors des activités post-conflit. L’implication des jeunes se présente alors comme l’un des défis à relever dans la construction de la paix, a conclu le Coordonateur National du PAYNCoP Gabon.

Pour le Docteur Jean Delors Biyoghe, les nouveaux défis de la construction de la paix sont multiples et variés. Ils peuvent se résumer à la crise des hommes de médiation, la fragilité des Etats, la mauvaise gouvernance, la sécurisation du cyber espace et bien d’autres.

En effet, les acteurs en charge des médiations trainent le plus souvent des casseroles, soutient le politologue. De ce fait, il se pose parfois un problème de notoriété de ces acteurs lors de la résolution des crises ou conflits. Comment convaincre un Chef d’Etat de quitter pacifiquement et démocratiquement le pouvoir si vous-mêmes vous posez des actes antidémocratiques, s’es interrogé l’intervenant. L’obsolescence des stratégies de résolution de conflit constitue également l’un des défis à relever. Au lieu de construire la paix, on assiste à une imposition de la paix, a fait remarquer le conférencier. Tel est par exemple le cas au Mali et en Centrafrique.

De plus, la montée en puissance des multinationales, associée à la multiplication des Etats fragiles s’avèrent comme un autre défi à la construction de la paix. Selon le conférencier, la construction de la paix passe aussi et surtout par la satisfaction des besoins sociaux et économiques des citoyens. On ne peut véritablement pas construire la paix si les besoins vitaux des populations restent insatisfaits.

La troisième communication, assurée par Théophane Nzame-Biyoghe, a porté sur l’action politique et diplomatique d’Omar Bongo Ondimba en tant que chantre de la paix. Le conférencier a passé en revue les différentes crises et conflits résolus par l’ancien Chef de l’Etat notamment en Angola, en Centrafrique, au Congo… un engagement pour la paix qui lui a valu plusieurs récompenses à l’internationale dont le prix « laurier d’or de la paix », attribué par le jury international des trophées de paix, le prix MANAHAE pour la paix, décerné par la Corée du sud en reconnaissance de ces efforts pour la restauration de la stabilité et le règlement des conflits armés dans la sous-région d’Afrique centrale. Pour Théophane Nzame, Omar Bongo Ondimba laisse un héritage que tous les gabonais devraient s’approprier, même si la paix reste un idéal en perpétuel construction.

Les jeunes de l’Afrique de l’Ouest outillés à Lomé sur la prévention des conflits

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Un article de Bernard Yao Adzorgenu dans L.frii

« Genre et citoyenneté responsable dans les cercles juvéniles pour la paix en Afrique de l’Ouest », tel est le thème qui réunit depuis le 22 janvier 2019 à Lomé, une centaine de jeunes venus de neuf (9) pays de la sous-région.

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Question pour cet article:

Where is peace education taking place?

Pendant quatre (4) jours, ces jeunes seront outillés afin de travailler de façon collective dans la région ouest africaine pour la réduction des conflits et apporter la paix.

Il sera question de discuter la prévention des conflits et la culture de la paix, la démocratie citoyenne, la notion de leadership féminin en contexte africain, etc.

« Il s’agit d’outiller ces leaders a travailler de façon collective dans la région pour la réduction des conflicts, dans la suite logique de la résolution 2250 et 1325 du conseil de sécurité de l”ONU. Ces conflicts affectent plus les jeunes et les femmes », a expliqué M. Edoward Pilewa Karoue, Président du Mouvement international des étudiants catholiques (MIEC).

Le pays représentés sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ioire, Le Ghana, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal et le Togo.

Avant-première du film “Forgiven” avec Forest Whitaker à l’UNESCO

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Un article de l’UNESCO

L’UNESCO a accueilli l’avant-première du film « Forgiven », en présence d’Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, de Forest Whitaker, Acteur et Envoyé spécial de l’UNESCO pour la paix et la réconciliation, et de Roland Joffé, Réalisateur, et Jean Lemierre, Président de BNP Paribas, au Siège de l’UNESCO à Paris, le 15 décembre 2018. L’événement, organisé en partenariat avec SAJE Distribution et BNP Paribas, avec le soutien d’Air France, a clôturé la célébration par l’UNESCO du 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme.


© UNESCO / Fabrice Gentile

Audrey Azoulay s’est réjouie que l’UNESCO, maison de l’éducation, des sciences et de la culture, ait été choisie pour projeter le film « Forgiven » à une occasion aussi spéciale. Rappelant le rôle du cinéma dans la promotion des échanges, de la compréhension et de l’empathie, la Directrice générale a félicité Forest Whitaker pour ses efforts inlassables en tant qu’Envoyé spécial de l’UNESCO pour « réparer les liens rompus, en particulier parmi les jeunes. » Jean Lemierre a ajouté qu’« il est essentiel que les entreprises s’engagent auprès des jeunes, et contribuent à leur donner les moyens de prendre en main leur destin.»

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Question related to this article:

What are some good films and videos that promote a culture of peace?
  
« Forgiven » est un film basé sur la pièce The Archbishop and the Antichrist de Michael Ashton qui raconte l’histoire de la recherche de réponses de l’archevêque Desmond Tutu pendant la Commission de vérité et de réconciliation, et ses rencontres avec le personnage fictif Piet Blomfeld. Après la fin de l’apartheid, l’archevêque Desmond Tutu (Forest Whitaker) dirige la Commission et se rend à la prison de sécurité maximale Pollsmoor du Cap pour rencontrer Piet Blomfeld (Eric Bana), un ancien officier des Forces de défense sud-africaines et Afrikaner Weerstandandsbeweging, pour évaluer sa candidature pour une amnistie. Blomfeld est un témoin potentiel des meurtres commis à l’époque de l’apartheid, en particulier celui de la fille adolescente de Mme Morobe, qui supplie l’archevêque de trouver des réponses sur sa fille disparue.

Le message du film sur le pardon et la guérison comme conditions préalables à des sociétés justes et compatissantes résonne particulièrement cette année alors que nous célébrons le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme et le 100e anniversaire de la naissance de Nelson Mandela.

« C’est toujours inspirant de voir des gens se réunir pour regarder un film sur la justice, » a déclaré Forest Whitaker. « C’est vraiment un honneur de faire partie de la communauté de l’UNESCO – un si beau contexte pour la projection de ce film – un contexte d’éducation, de construction de la paix dans l’esprit des gens. J’espère que le film transmettra ce message de construction dont j’ai tant appris en Afrique du Sud. »

La projection du film a été suivie d’une discussion avec Roland Joffé et Forest Whitaker, animée par Nada Al-Nashif, Sous-Directrice générale de l’UNESCO pour les sciences sociales et humaines. Pour Joffé, ce film visait à mettre en évidence l’humanité qui est inhérente à chaque individu et qui nous relie. Whitaker a souligné à quel point il est important que chaque personne décide de prendre position en faveur des droits humains. « Nous devons regarder même les plus petites situations et voir comment nous pouvons les changer. Tu peux le faire… avec ton cœur ! Le changement se produira. »

« Forgiven » a été projeté au London International Film Festival en octobre 2017 et est sorti aux Etats-Unis le 9 mars 2018. Le film sortira en France le 9 janvier 2019.

France: L’Atelier des Artistes en Exil: Prix Culture pour la Paix

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Extraits du site web de L’Atelier des Artistes en Exil:

L’Atelier des Artistes en Exil a remporté la Prix culture pour la Paix, décerné par la Fondation Chirac.

à propos

L’Europe assiste sur son territoire au plus grand mouvement de population de ses soixante-dix dernières années. Parmi ces personnes se trouvent des artistes contraints de fuir leur pays. Parce que réfugié n’est pas un métier, que le rôle de l’art est celui de dire et de montrer ce qui dérange et de faire entendre la voix des opprimés, que c’est à travers la voix de ses artistes que les cultures des pays en péril peuvent continuer à se perpétuer, il est important que les artistes puissent continuer à exercer leur art.

C’est pourquoi l’atelier des artistes en exil se propose d’identifier des artistes en exil de toutes origines, toutes disciplines confondues, de les accompagner en fonction de leur situation et de leurs besoins, de leur offrir des espaces de travail et de les mettre en relation avec des professionnels (réseau français et européen), afin de leur donner les moyens d’éprouver leur pratique et de se restructurer.

L’atelier des artistes en exil développe également son propre festival pluridisciplinaire, Visions d’exil, en co-construction avec des lieux partenaires.

notre mission

un lieu dédié pour l’aa-e au 102 rue des Poissonniers 75018 Paris

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Question pour cet article:

Do the arts create a basis for a culture of peace?, What is, or should be, their role in our movement?

The refugee crisis, Who is responsible?

L’atelier des artistes en exil propose :

* un espace d’accueil et de conseil où les artistes sont reçus
individuellement et où leurs besoins sont identifiés ;

* un espace de convivialité où les artistes peuvent transiter, disposer d’ordinateurs connectés à internet, se réunir en petit nombre, organiser des rendez-vous ;

* des espaces de pratique artistique où les artistes peuvent venir travailler

. . . ponctuellement ou sous forme de résidences, ponctuées de monstrations

. . . en direction des professionnels, d’ateliers de pratique artistique en direction

. . . d’un public amateur.

vous êtes un artiste en exil…

Vous étiez un artiste professionnel dans votre pays, vous aviez une activité artistique dans votre pays, vous souhaitez redémarrer ou développer votre pratique, l’aa-e peut :

* faire le point sur votre situation ;

* mettre à disposition des lieux de réunion et de travail ;

* trouver des espaces de travail équipés :

* aménager des rencontres avec des professionnels ;

* organiser des moments de visibilité avec du public ;

* faire le lien avec d’autres artistes pour échanger ou compléter un projet ;

* aider à rédiger un cv ou un dossier artistique ;

* relayer votre profil et vos projets sur son site web ;

* accompagner le montage de votre projet ;

* mettre en place des cours et des formations ;

* informer sur le système culturel français ;

* faciliter des démarches administratives ;

* dispenser des conseils et indiquer les bons interlocuteurs juridiques et sociaux ;

* proposer de conduire des workshops.

Ouverture à Bangui de l’atelier de formation sur la médiation et résolution des conflits

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Un article de l’Agence Centafricaine de Presse

 La Vice-recteur de l’Université de Bangui, Olga Yongo, a ouvert, lundi 10 décembre 2018 à Bangui, un atelier de formation sur la médiation et la résolution des conflits à l’intention des étudiants de l’Université de Bangui.


Vue des participants à la formation

La Vice-recteur Olga Yongo a expliqué que ce séminaire qui va du 10 au 14 décembre prochain inaugure un vaste programme de formation sur le dialogue interculturel à l’Université de Bangui. 

Elle a souligné que cet atelier a pour objectif de renforcer le rôle des participants dans la promotion de la culture du dialogue et de la paix en s’appuyant sur les principes du travail en commun pour que le dialogue et la médiation deviennent les outils principaux de la résolution de conflit et de la diffusion d’une culture de la paix.

( Cliquez ici pour une version anglaise)

 

Question related to this article:


Mediation as a tool for nonviolence and culture of peace
 
  
Elle a invité les participants à tirer le plus grand avantage de la présence parmi eux des formateurs locaux de très haut niveau  et elle est persuadée, compte tenu de la pertinence des thèmes et de la qualité des communications programmées, que les résultats de ces travaux seront à la hauteur de leurs attentes. 
  
« Je ne saurais terminer mon propos sans exprimer ma reconnaissance à M. le directeur régional du bureau Afrique centrale et des Grands Lacs de l’Agence universitaire francophone (AUF) qui a mis à contribution les moyens techniques, financiers et intellectuels pour l’organisation de ce séminaire », a-t-elle poursuivi.  
  
La Vice-recteur a également adressé ses remerciements à tous ceux qui ont accepté de participer au séminaire et de faire une communication pour partager leur expérience dans la promotion de la paix. 
  
Le Responsable du Campus Numérique Francophone, Anicet Doumous, a, pour sa part, indiqué que l’AUF, au regard de l’axe 9 de son plan stratégique 2017-2021, a décidé d’organiser, en collaboration avec l’Université de Bangui, un atelier de formation sur la médiation et la résolution de conflits au profit des étudiants. 

Présentation à Abidjan d’un manuel de formation sur la culture de la paix et la cohésion sociale

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Un article du Journal de Cameroun

Un manuel de formation sur la culture de la paix, de la cohésion sociale, la prévention et la gestion pacifique des conflits a été présenté, jeudi [29 novembre], à Abidjan par la ministre ivoirienne de la solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté, Pr Mariatou Koné.L’offre de compétence proposée dans ce manuel de 235 pages est structurée autour de quatre modules que sont la culture et la consolidation de la paix, la cohésion sociale, la prévention des conflits et la gestion pacifique des conflits.


«Avec la remise officielle ce jour de ce Manuel, la Côte d’Ivoire vient de faire un pas de plus sur le chemin de la consolidation de la paix et du renforcement de la cohésion sociale. Ce manuel arrive au bon moment (…)», s’est félicitée la ministre Mariatou Koné après avoir remercié les partenaires techniques et financiers du pays, notamment le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA, en anglais), l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et le Fonds pour la consolidation de la paix (PBF) des Nations unies.

« Merci d’avoir consacré votre mandat, au lendemain de la crise post-électorale de 2011, avec le concours précieux de vos collaborateurs, à éloigner des Ivoiriens la peur de l’autre en investissant dans l’élaboration et la promotion d’outils pour le dialogue politique, interculturel, interreligieux et intercommunautaire », a-t-elle lancé à leur endroit.

Pour la ministre Koné, ce manuel « constitue un puissant vecteur pour renforcer le vivre ensemble et construire aussi l’Ivoirien nouveau », invitant « chacun et chacune à s’en approprier effectivement comme un instrument pour construire une culture de la paix, qui doit être traduite dans tous nos comportements quotidiens et visibles dans nos manières de vivre avec les autres ».

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Question pour cet article:

How do we promote a human rights, peace based education?

(. . suite)

« Être en paix avec les autres, être en paix avec soi-même, tel est le défi permanent pour créer les conditions d’un développement durable au service du bien-être individuel et collectif. Rien ne doit freiner notre ardeur pour l’atteinte d’un tel objectif », a-t-elle conclu.

Le module sur la culture de la paix et la consolidation de la paix a pour vocation de générer chez les participants aux sessions de formation une compréhension claire de la paix et de la culture de la paix, de même que les conditions de sa consolidation. Il vise aussi à leur permettre de connaître et de s’approprier les valeurs et attitudes que la paix et la culture de la paix induisent dans la vie quotidienne de tout citoyen.

Quant au module sur la cohésion sociale, en plus de fixer le champ lexical du concept, il traite de ses implications de la vie en société, notamment à travers le besoin réconciliation et les étapes clé qu’un tel processus requiert  dans une société en crise.

De son côté, le module sur la prévention des conflits promeut les pratiques traditionnelles et modernes communes de prévention de conflits et leur fonctionnement. Celles-ci sont déclinées de façon à permettre aux apprenants d’en faire une connaissance plus approfondie mais surtout qu’elles soient mobilisables par ceux-ci pour anticiper les conflits.

Enfin, le module sur la gestion des conflits est construit de sorte à engager les participants aux sessions de formation dans une réflexion collective qui leur permette de relativiser et de dédramatiser le conflit, le définir correctement et en avoir une nette représentation par la détermination du rôle qu’il peut jouer dans une société, ses différents types, ses causes, les acteurs qui en sont parties prenantes ainsi que les attitudes qu’il convient d’adopter lorsqu’il survient.
 
En 2015, un état des lieux réalisé en matière de cohésion sociale et de paix en Côte d’Ivoire, avec l’appui technique et financier du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a mis en évidence la nécessité pour une meilleure construction de la paix de disposer de trois outils essentiels. Il s’agit d’une Stratégie nationale de réconciliation et de la cohésion sociale 2016-2020, d’un Programme national de cohésion sociale nouveau sur la période 2016-2020 et d’un manuel en vue de l’harmonisation des compétences en matière de culture de paix et de cohésion sociale. 

Maroc – Lettres : Oujda affiche son « ambition maghrébine et africaine »

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Un article par Bios Diallo pour Le Point

C’est autour du thème « Réinventer l’universel » que la capitale régionale de l’Orient marocain a abrité du 18 au 21 octobre 2018 la 2e édition du salon maghrébin du livre. Une manifestation pleine de profondeur.


Frontalière avec l’Algérie et porte d’entrée au Maroc, Oujda est une ville aux multiples brassages. Ce qui fait dire au ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed Al Aaraj, que le salon Lettres du Maghreb ressemble à la ville qui l’accueille : un creuset de cultures spirituelles et intellectuelles. D’ailleurs, Oujda a été désignée, en 2018, « capitale de la culture arabe » !

Plus de 300 écrivains et éditeurs étaient présents. Et au-delà des auteurs venus du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie, de la Mauritanie, de la Libye, de l’Égypte, du Soudan, cette édition a accueilli également des écrivains et poètes du Liban, de la Palestine, de la Syrie, de l’Iran, de l’Amérique latine et d’Europe. L’Afrique subsaharienne aussi était présente à travers la Côte d’Ivoire, pays invité d’honneur. Le président du salon, Mohamed Mbarki, a parlé d’une « ambition maghrébine et africaine » à construire à travers les lettres.

Vers l’universalité


Reste à savoir comment promouvoir et conduire les littératures maghrébines vers l’universalité. L’écrivain Jalal El Hakmaoui, par ailleurs commissaire du salon, précise : « Il ne s’agit pas de créer l’universalité, mais de la remettre en perspective à partir des contributions de penseurs. » Transcender alors les déchirures du monde et les particularismes porteurs d’idéologies de haine, pour tendre vers un monde ouvert et respectueux de l’autre. Avec « Réinventer l’universel », les intervenants invitent à la prééminence des idées positives sur les discours qui instrumentalisent la peur.

Le public a eu l’embarras du choix sur les thématiques. Les salles étaient littéralement envahies par les assoiffés du savoir et des débats. Le sujet « Islam et modernité » catalyse bien des passions dans un Maghreb au cœur des mutations. En effet, entre les radicalisations et les violences, des éclairages s’imposent. Et si l’islam, en tant que foi personnelle, n’est pas réfractaire à la modernité, le regard extérieur porté sur lui est aujourd’hui biaisé. « Non, l’islam n’est pas violent, s’insurge l’éditeur et traducteur algérien Sakhr Benhassine. Et pour cause, si on enquête après un acte perpétré, on découvre les limites et religieuses et humaines des personnes à la source du répréhensible acte. C’est donc pour d’autres mobiles que l’ignoble est commis, et non l’islam. » À la table ronde « Soufisme et la culture de la paix », le rappeur, slameur et écrivain Abd al Malik abonde dans le même sens : « Il est de notre devoir d’éclairer les personnes qui n’ont pas vraiment accès au Livre, soutient-il. Depuis que je m’intéresse au soufisme, que je parcours le monde des textes d’origine, je découvre et la force et l’esprit de paix contenus dans les écritures sacrées. Il faut croire simplement que les gens sont mal informés. »

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Question pour cet article:

What is the relation between peace and education?

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Des thèmes qui interpellent l’actualité


« Le Maghreb vu d’ailleurs » et « Être migrant aujourd’hui » se recoupent par le fait du départ et du retour, du regard de l’autre et de soi-même. Le Maghreb, lui-même terre de confluences, connaît aujourd’hui de nombreuses traversées vers l’Europe. Tout comme il connaît une saignée de sa propre jeunesse en quête d’horizons meilleurs vers l’Europe, le Canada et les États-Unis. Mais à cause, entre autres, d’attentats et violences souvent commis par des individualités se réclamant de l’islam, migrants et non-migrants se retrouvent stigmatisés. « Pour autant, dit Fodé Sylla, grand activiste des années 2000 en France et modérateur de l’une des rencontres, il ne faudra pas céder à la peur de l’autre. Ni le musulman ni la migration ne portent des gènes de violence. La culture de la violence leur est imposée malhonnêtement. » « Nous devons éviter les jugements et identités figées », renchérit la romancière marocaine Naïma Lahbil Tagemouati.

L’imaginaire des langues, la création, le rêve d’ailleurs, l’édition et la circulation du livre ne seront pas en reste. Et si la littérature maghrébine repose sur de brillantes plumes, force est de reconnaître que celles-ci évoluent ailleurs. Un ailleurs plus attractif, mais bien au détriment de terres déshéritées. C’est ce que veut corriger ce salon, disent les organisateurs. Le Wali de la région, féru de lectures, interroge : « Serons-nous toujours condamnés à voir célébrer ailleurs nos auteurs ? » Mouaad Jamai refuse d’abdiquer : « Que ne sommes-nous capables de valoriser ici au Maghreb ! Oujda est un cadre propice. Nous pouvons ici exprimer haut et fort une volonté commune de faire exister une édition maghrébine cohérente et solidaire à l’échelle de la sous-région autour de nos auteurs et éditeurs. »

La jonction de deux mondes


Maghreb et Afrique subsaharienne partagent le même dilemme. « Notre littérature reste toujours à la remorque, regrette le poète ivoirien Henry Nkoumo. Produite ailleurs, peu diffusée et encouragée chez nous, elle ne peut faire autrement. Mais il est temps que nous soyons capables de produire par nous-mêmes, et permettre à nos scolaires et lecteurs d’avoir accès comme il se doit à nos productions ! » C’est sans doute pour cela que le salon maghrébin du livre accorde la part belle à la jeunesse (ateliers d’écriture, de BD, de nouvelles et d’images avec des écrivains et illustrateurs) et aux éditions locales.

Et la construction nécessaire des ponts. « Désigner, à chaque édition un pays du Sud comme invité d’honneur, dit Abdelkader Retnani, président de l’Union professionnelle des éditeurs du Maroc et une des chevilles ouvrières de l’événement, participe de la volonté du royaume de marquer son ancrage africain. » Pour cette seconde édition, la Côte d’Ivoire succède au Sénégal. Maurice Kouakou Bandaman, ministre de la Culture et de la Francophonie de la Côte d’Ivoire, y voit un signe réconfortant : « En faisant du salon maghrébin du livre d’Oujda une porte fédératrice grandement ouverte sur le monde, les organisateurs donnent au Maroc de belles couleurs et témoignent des espoirs attendus de notre industrie du livre. »

Les visiteurs sont repartis les bras chargés de livres, avec des idées à mûrir avant avec 2019 !

Côte d’Ivoire: Un séminaire sur la culture de la paix organisé à la Fondation FHB de Yamoussoukro

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Un article de Abidjan.net

“Eduquer à la paix, c’est former un citoyen solidaire et responsable, respectueux de la dignité humaine et des différences, et capable de prévenir des conflits ou de les résoudre par des voies non-violentes”, a confié, mercredi [13 juin], la directrice du département de la recherche de la paix de la fondation Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, Dr Doumbia Diénéba.


Dr Doumbia Diénéba

La spécialiste en culture de la paix qui s’exprimait à l’occasion d’un séminaire de formation organisé à Yamoussoukro sur le thème « La citoyenneté, la culture de la paix et la compréhension mutuelle en milieu universitaire » a affirmé que la culture de la paix n’aboutira que s’il y a compréhension mutuelle et conception ouverte et active de la diversité.

Dr Doumbia a souligné que la paix est une réponse à un problème de l’action collective et non une donnée, elle n’est pas innée chez l’être humain, elle est le fruit d’un autre type de sagesse.

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Question pour cet article:

Where is peace education taking place?

Initiée par la fondation FHB pour la recherche de la paix en collaboration avec l’Université Alassane Ouattara (UAO), la session de formation concerne les membres de la Plateforme universitaire pour la promotion de la paix et de la démocratie (PUPPAD-UAO), et les responsables des clubs, associations et syndicats d’étudiants.

En dépit des efforts et de toutes les mesures prises par les autorités universitaires et le Gouvernement, la violence dans les Universités revient de façon épisodique. Ce fléau menace depuis quelques années, la sécurité des individus, des biens sur le campus et perturbe les années académiques.

Face à la complexité et à la multiplicité de ces violences dont les causes exigent des initiatives et actions coordonnées et complémentaires, la fondation FHB entend amener les participants à maîtriser les outils de la culture de la paix et les mécanismes de prévention et de gestion des conflits, dans la perspective d’un environnement universitaire où le comportement citoyen et la compréhension mutuelle sont possibles.

Pour l’experte en gestion pacifique de conflit, il s’agit de réussir le passage d’un monde marqué par une prédominance de violence sous toutes ses formes, qui ne laisse aucun répit aux citoyens, à un monde où les valeurs de la citoyenneté et de la culture de la paix constituent le fondement même du Vivre ensemble.

La directrice du département de la recherche de la paix de la fondation FHB a dit espérer que la formation renforcera les compétences des participants et créera au sein de leur Université, une masse critique d’expertise et d’expériences avérées dans le domaine du civisme de la citoyenneté, de la culture de la paix et de la non-violence.

La culture de la non-violence bientôt au cœur des programmes scolaires libanais

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Un article par Anne-Marie El-Hage pour L’Orient le Jour (reproduit par permission de l’auteur)

Un accord signé entre l’université Aunohr et le ministère de l’Éducation prévoit de développer une culture de paix dans les écoles du pays.

Pour la première fois au Liban, la culture de non-violence sera au cœur du système éducatif, public et privé, classique et technique. Non seulement elle figurera au menu des prochains programmes scolaires, dans le cadre du chantier de développement de ces programmes, depuis l’école maternelle jusqu’aux classes secondaires, mais l’ensemble du système éducatif devrait en être imprégné, l’enseignement, la direction des établissements, la vie scolaire, les cours de récréation, les transports scolaires, la relation entre les élèves, celle entre élèves et instituteurs…


Signature de l’accord sur le développement de la culture de la non-violence dans les écoles. Photo Aunohr
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C’est ce que promet le protocole d’accord entre le ministère de l’Éducation et l’Academic University For Non-Violence & Human Rights – Aunohr. Un accord qui a été signé le 15 mai courant entre les deux parties, représentées du côté étatique par le ministre Marwan Hamadé, parrain de l’événement, et par la présidente du Centre de recherche et de développement pédagogiques (CRDP), Nada Oweijane, et du côté académique, par la fondatrice d’Aunohr, Ogarit Younan, et par le président de l’université, Issam Mansour.

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Question pour cet article:

Peace Studies in School Curricula, What would it take to make it happen around the world?

Une telle initiative a pour objectif « d’institutionnaliser la culture non violente, explique Ogarit Younan, d’y faire participer l’État, dans toutes ses composantes, en partant du ministère de l’Éducation et du CRDP ». Car, note-t-elle, « les besoins sont pressants à ce niveau, vu la recrudescence de la violence parmi les jeunes et même chez les enfants ». Ce qui explique que l’université Aunohr est souvent sollicitée par les établissements scolaires à travers le pays, pour former leurs enseignants à la culture de la non-violence ou pour organiser des activités dans ce sens à l’intention des élèves. « À l’issue de l’application de nos méthodes, les résultats sont palpables », observe Mme Younan, précisant que les enfants sont plus calmes, que la vie éducative devient plus facile. Ce qui a poussé le ministre de l’Éducation, Marwan Hamadé, à dire, à l’issue de la signature de l’accord, qu’il s’agit de « l’un des plus beaux accords signés par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur ». Et ce dans une volonté de mettre en exergue le caractère crucial de la culture de non-violence pour le Liban.

Instaurer la paix commence dès l’enfance

Quant au point de départ de cette volonté mutuelle, il réside dans la Déclaration des droits de l’enfant et la Déclaration universelle des droits de l’homme. Signataire de ces deux déclarations, le Liban est face à un autre défi de taille fixé par les Nations unies, celui de répandre une culture de paix et de non-violence dans le monde, dans le cadre du programme onusien d’action pour la décennie 2001-2010. « Changer l’esprit des gens, instaurer la paix, doit commencer dans les écoles et dès l’enfance », martèle Mme Younan. Pour ce faire, l’université (qui a obtenu son permis en 2014) a déjà développé des curricula complets. Elle doit à présent élaborer le matériel pédagogique adéquat, mais aussi former les formateurs qui iront sur le terrain. Car la culture de la non-violence passe par différents apprentissages, à savoir la gestion de la colère, l’écoute, le développement de la mémoire pacifique, la construction du véritable moi, la compréhension des conflits dans la relation aux autres, le langage non violent, et bien d’autres choses encore.

Ce n’est certes pas la première fois que le concept de non-violence est privilégié au sein des institutions libanaises. En 1997, Ogarit Younan était déjà consultante de la société civile pour introduire ce principe dans les programmes scolaires. « Mais juste quelques chapitres ont été modifiés », note-t-elle, précisant qu’à l’époque, « c’était un premier pas ». Beaucoup plus tard, le 13 octobre 2016, le Conseil des ministres consacre le 2 octobre de chaque année, journée nationale pour la culture de la non-violence. Avec la signature du nouvel accord, l’espoir de grandir dans un environnement non violent est désormais à portée de main pour les enfants du Liban. À la condition, certes, que l’initiative soit mise à exécution.

(Merci à Phyllis Kotite, le reporter de CPNN pour cet article.)