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L’agroécologie et l’agriculture paysanne pour préserver la biodiversité

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Un article de AVSF, Agronomes & Vétérinaires Sans Frontières

Le 6 mai 2019, dans son rapport sur la biodiversité, l’IPBES [La Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques] alertait sur la menace d’extinction de près de 1 million d’espèces animales et végétales à court terme. L’agriculture et l’élevage industriels sont en partie responsables de ce désastre. L’agroécologie et l’agriculture paysanne représentent une alternative urgente pour préserver la biodiversité.

En 2017, nous alertions lors de notre campagne de l’érosion inquiétante de la biodiversité agricole : 75% des variétés comestibles ont disparu en 100 ans (FAO). L’essentiel de l’alimentation humaine repose uniquement sur 12 espèces végétales et 14 espèces animales ! Au cours des 10 dernières années, au moins une race animale domestique a disparu chaque mois (et ses caractéristiques génétiques avec elle), et 20% des races bovines, caprines, porcines, équines et avicoles du monde risquent actuellement l’extinction. En cause: la promotion d’une agriculture productiviste à haut investissement de capital et d’intrants de synthèse, en recherche de très hauts rendements à court terme. Or l’agroécologie en conditions d’agricultures paysannes s’avère une solution : elle s’appuie sur la biodiversité agricole, la valorise tout en  la protégeant, et ce faisant contribue au maintien de de la biodiversité dans son ensemble.

La biodiversité agricole est une partie de la biodiversité qui, au travers de la production agricole, contribue à l’alimentation des populations de même qu’à la préservation des écosystèmes. Elle est particulièrement importante pour maintenir la productivité et la résilience des systèmes de culture et d’élevage dans des environnements précaires et vulnérables. C’est cette grande diversité d’espèces végétales et de races animales adaptées au milieu local qui garantit en effet la survie de nombre de paysans d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique Latine dans leurs fermes et sur leurs terroirs, même dans des conditions climatiques difficiles et sur des sols fragiles.

Dans les pays du Sud, les initiatives se multiplient depuis quelques années, pour revaloriser les espèces locales et préserver durablement la biodiversité agricole. Ces initiatives, souvent développées à l’échelle des exploitations familiales, ont mis en lumière la relation étroite qui existe entre sécurité alimentaire et biodiversité.
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What is the relation between movements for food sovereignty and the global movement for a culture of peace? 



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Deux projets qui préservent la biodiversité agricole

Au Nord d’Haïti, des petits producteurs transforment du cacao de qualité, issu de variétés anciennes, criollo et trinitario, typiques des Caraïbes. Réputées pour leur finesse et leurs arômes puissants, ces fèves sont principalement destinées à la chocolaterie haut de gamme, à l’instar du criollo qui ne représente que 5% de la production mondiale, et s’avère donc une variété recherchée. Bien que les chocolatiers soient fortement demandeurs, ces fèves étaient jusqu’à présent mal valorisées sur le marché mondial. Pourquoi ? Parce que ces fèves haïtiennes n’étaient pas fermentées, une étape primordiale qui libère les “précurseurs” d’arômes. AVSF a donc formé les producteurs des coopératives paysannes FECCANO aux techniques de fermentation de ces variétés anciennes. Plusieurs centres de fermentation, de collecte et de conditionnement ont été installés pour les producteurs des 8 coopératives. Un cacao aujourd’hui très fortement rémunéré sur les marchés bio, équitable et de qualité en Europe, au bénéfice tant des producteurs que de la biodiversité : cultivé au coeur de jardins boisés en association avec de nombreux bois d’ombrage et fruitiers et autres cultures, le cacao joue un rôle important non seulement dans la sécurité alimentaire, mais aussi pour le maintien de la fertilité et de la biodiversité en général.

Partout en Afrique de l’Ouest, l’élevage paysan est quant à lui caractérisé par la diversité de races de bétails qu’il valorise. Ces races ont su développer des capacités d’adaptation exceptionnelles qui ont valu leur durabilité, de même que des résistances à certaines maladies parasitaires, comme la trypanosomiase, transmise par la mouche tsé-tsé et endémique dans toute la région. Or de nos jours, cette durabilité est menacée par l’érosion inquiétante de la diversité des races locales, de plus en plus évincées par des races introduites pour leur plus forte productivité en lait et viande.

Au Sénégal, AVSF soutient des organisations d’éleveurs pour mieux valoriser le bétail ruminant endémique (la race Ndama par exemple) et démontrer sa compétitivité tant sur les marchés que pour la résilience des populations face à des chocs climatiques ou économiques. Race de petit format, possédant une bonne fécondité, sa vitesse de croissance et sa conformation satisfaisantes lui confèrent des qualités bouchères indéniables. Cette valorisation se fait à travers l’organisation de concours, d’expositions et de foires spécifiques à ces espèces et races.

À travers ses nombreux projets AVSF agit auprès des paysans du Sud depuis 40 ans pour préserver et reconquérir la biodiversité cultivée et animale et assurer ainsi leur sécurité alimentaire ainsi que celle des populations urbaines qu’ils nourrissent.

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(Merci a Kiki Chauvin, le reporter de CPNN pour cet article.)

Youth for climate : 130 scientifiques soutiennent la grève des jeunes pour le climat

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Un article de LCI

APPEL – 130 scientifiques travaillant dans le domaine du climat et de l’environement apportent leur soutien à la grève des jeunes pour le climat qui se tient vendredi 24 mai. Parmi eux Valérie Masson-Delmotte, Robert Vautard, ou encore Jean Jouzel.

Vendredi 24 mai, des jeunes du monde entier devraient de nouveau descendre dans les rues pour alerter sur le changement climatique, ils pourront compter sur le soutient de 130 scientifiques qui ont annoncé soutenir la grève des jeunes pour le climat. Le mouvement doit alerter sur “la fulgurance du changement climatique” et le non-respect des engagements pris, citant le cas de la France.

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Question for this article:

Despite the vested interests of companies and governments, Can we make progress toward sustainable development?

How can we ensure that science contributes to peace and sustainable development?

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“Nous, scientifiques dans le domaine du climat et de l’environnement, sommes solidaires des collégiens, lycéens et étudiants qui se mobilisent. Comment ne pas être inquiets du monde qui se prépare ?”, s’alarment les scientifiques, dont les climatologues Valérie Masson-Delmotte, Robert Vautard, Jean Jouzel, Gilles Ramstein, la paléoclimatologue Elsa Cortijo et d’autres chercheurs de l’Institut Pierre Simon Laplace (ISPL), de recherche en sciences de l’environnement.

“Depuis près de 30 ans, le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ) et de très nombreuses études scientifiques alertent sur la fulgurance du changement climatique (…), mais rien ne change”, constatent-ils. “Dans notre pays où l’accord de Paris a été signé, ce qui est hautement symbolique, les engagements pris ne sont pas respectés“, poursuivent-ils.

“Nous soutenons la mobilisation des jeunes générations, qui vont être confrontées demain à un monde rendu plus difficile à cause de l’inertie d’aujourd’hui”, indiquent les scientifiques, qui se disent “disponibles pour apporter (leur) expertise et (leurs) connaissances à cette mobilisation”. Jeudi, le site youthforclimate.fr, en plein scrutin européen, des appels à la grève étaient répertoriés dans plus de  2.260 villes réparties dans 90 pays, dont une centaine de villes en France.

En France, plus de 85 associations et syndicats ont rejoint l’appel à se mobiliser ce vendredi. Pour les salariés ne pouvant pas se joindre aux marches, le collectif “Citoyens pour le climat” suggère d’aller travailler avec un brassard pour soutenir les grévistes ou d’interpeller son employeur sur le réchauffement climatique et le déclin de la biodiversité. Le lendemain, d’autres marches à pied ou à vélo sont prévues dans 80 villes, essentiellement en France, mais pas à Paris.

France: Gilets Jaunes. Soixante Jours Qui Ont Tout Bousculé

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Un article de Pierre Duquesne avec Cécile Rousseau dans L’Humanité

Depuis le 17 novembre, les gilets jaunes ont remis sur le devant de la scène le monde populaire, révélé l’ampleur de la crise démocratique. Une mobilisation inédite qui a donné un coup d’arrêt au quinquennat d’Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron aime, décidément, les petits villages normands. Avant de débattre sept heures durant dans un gymnase du Grand-Bourgtheroulde, mardi, il avait fait une halte au Berd’huis, petite bourgade de l’Orne, en avril 2018, pour un rendez-vous avec Jean-Pierre Pernaut. Cela semble d’un autre temps. Un an après son élection, le président se sentait puissant. Aux syndicats qui luttaient contre la transformation de la SNCF, il prévenait qu’il irait « jusqu’au bout ». Aux étudiants et lycéens qui ferraillaient contre la logique de sélection de Parcoursup, il balançait qu’ils feraient mieux d’aller réviser. « Il n’y aura pas d’examen en chocolat dans la République », ajoutait-il, depuis une classe de CE2. Sans vergogne, il disait « merci » aux retraités de perdre des revenus du fait de la hausse de la CSG.

« Beaucoup de chemin a été parcouru mais il y a encore immensément à faire », disait-il alors. Les capitalistes ne pouvaient lui donner tort. Pour eux, le bilan était déjà amplement positif. L’ISF portant sur les placements financiers a été rayée d’un trait de plume. La flat tax, anglicisme utile pour masquer la fin de la progressivité de la fiscalité sur le capital, venait de passer comme une lettre à la poste. En 2019, le Cice gravé dans le marbre va rendre 40 milliards d’euros aux entreprises. Les difficultés ? Elles « ne m’arrêtent pas et, je ne suis pas naïf, je les avais même préméditées », déclarait, gonflé à bloc, le président des ultrariches. Il n’avait pas prémédité, visiblement, que la colère sociale jaillirait sur les ronds-points, que le cri d’une plus grande justice fiscale retentirait sous les fenêtres de l’Élysée, entièrement barricadé. Ni que cette contestation ruissellerait partout, sortant du lit habituel des défilés République-Nation, pour inonder les rues huppées de la capitale.

« C’est un moment central du quinquennat »

L’histoire dira quand le quinquennat d’Emmanuel Macron aura basculé réellement. Le 17 novembre ? Le 1er décembre, quand les émeutes enflammèrent les quartiers chics de l’Ouest parisien ? Ou le 10 décembre, lorsque, pour la première fois, Emmanuel Macron a reculé, après un exercice de contrition télévisé. « Le monarque a perdu de sa superbe », confiait à l’Humanité, ce soir-là, un gilet jaune de Montabon. Pour le président de la République, tout a changé lorsqu’il fut contraint de fuir sous les lazzis la préfecture incendiée du Puy-en-Velay, encore fumante. « C’est un moment central du quinquennat », confiera-t-il ce soir-là à des députés LaREM.

Plus rien, en effet, ne sera comme avant. Parce que l’on a vu surgir des visages, des figures jusqu’ici restées invisibles. Il fallait voir, sur les barrages ou dans les manifs, les gilets jaunes connectés sur les lives de BFMTV – ses cartons d’audience expliquant peut-être la position conciliante de cette chaîne au début du mouvement – pour comprendre la satisfaction des couches populaires et moyennes de se voir enfin représentées sur le petit écran. A refait surface tout un peuple que certains croyaient englouti pour toujours dans le « cauchemar pavillonnaire » (1), où un « prolétariat pacifié » aurait succombé au culte de la marchandise et de la propriété des zones périurbaines. Un « huis clos de l’ego » où l’on vivrait « ensemble séparé » dans une routine bien balisée, loin des manifs et des luttes collectives.

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Question for this article:

What is the future of the Gilets Jaunes movement?

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Raté. Des milliers d’employés, d’ouvriers, de salariés ont fraternisé et manifesté pour la première fois. À l’image de Dimitri, menuisier de 31 ans, croisé samedi dernier sur les Champs-Élysées. « Je n’avais pas voté depuis Chirac et encore, parce que ma grand-mère m’y avait poussé ! Je ne m’intéressais pas à la politique mais j’ai participé dès le 1er acte des gilets jaunes parce que je ne peux plus continuer à vivre dans cette société inégalitaire. À Poissy, on s’est organisé en collectif, on fait des distributions de tracts dans la région pour éveiller les consciences. En manifestation, j’ai rencontré tous les métiers, des chômeurs, des brancardiers, des jeunes, des vieux… » Ce mouvement laissera des traces chez lui, et pas simplement parce qu’il a été violenté par la police, lors de l’acte IV. Cet habitant de Carrières-sous-Poissy (Yvelines), gagnant 1 700 euros par mois, en est sorti avec une blessure au genou, un téléphone cassé et la détermination qu’il ne lâcherait rien. « J’étais choqué, mais je suis passionné par ce mouvement, par cette volonté de trouver la bonne manière d’être juste. Comme Macron a déjà reculé sur la taxe carbone, il faut continuer. » Cette politisation expresse le pousse, aujourd’hui, à réclamer un changement de Constitution, estimant désormais que le référendum d’initiative citoyenne (RIC) ne « va pas assez loin ».

Plus rien ne sera comme avant, car ce mouvement mêle les revendications sociales et démocratiques. Là encore, c’est du jamais-vu. Le mouvement n’est pas né dans une entreprise, soulignait, visiblement soulagé, le patron des patrons, Geoffroy Roux de Bézieux, le 12 décembre, lors d’une cérémonie à l’hôtel Georges V. « Et d’ailleurs, le siège du Medef, souvent la cible des manifestations de travailleurs, a été totalement épargné par les gilets jaunes », ajoutait-il, avant de remettre un prix à plusieurs PDG, dont ceux de la Française des Jeux, de Veolia, d’Atos (Thierry Breton) ainsi qu’à Frédéric Oudéa (Société générale) (2). Sauf que ce mouvement, s’il a effectivement débordé les grandes centrales syndicales, ne peut toutefois être détaché du monde du travail, confiait, au début du mouvement, Benoît Coquart, sociologue à l’Inra. « J’ai échangé avec une salariée d’Amazon, croisée sur un rond-point. Autour du brasero, elle racontait comment il est très difficile de se syndiquer, de porter des revendications, dans cette entreprise où il y a beaucoup d’intérimaires et de CDD. Ce qu’ils ne peuvent plus faire dans leur entreprise, ils peuvent le faire via ce type de mouvement qui, à première vue, se déroule hors du monde du travail », rapporte ce chercheur. « Macron on assurera l’intérim », pouvait-on lire sur un mur de Dijon, entre deux slogans demandant la démission du chef de l’État.

« Le premier mouvement social du nouvel âge global »

Quant aux concessions lâchées par Emmanuel Macron, le 10 décembre, elles n’ont pas ému le patron du Medef. « C’est vrai que 15 milliards d’euros, cela fait beaucoup. Mais si cela permet de retrouver la paix civile, cela vaut le coup », a-t-il déclaré, avant de citer Lénine : « Il faut toujours être un pas devant les masses. »

Plus rien ne sera comme avant, car, pour la première fois depuis longtemps, les classes dominantes ont eu peur devant ce « monstre qui a échappé à ses géniteurs », ces « factieux », « séditieux » (Christophe Castaner) ou face à cette « foule haineuse » (Emmanuel Macron). Mais la stratégie répressive (lire ci-contre) n’a pas suffi à éteindre les défilés qui ont continué entre Noël et le Nouvel An. « C’est peut-être le premier mouvement social du nouvel âge global, défini par Saskia Sassen. Cet âge où les États ont volontairement délégué certains de leurs pouvoirs à l’Union européenne ou à des agences administratives indépendantes, éloignant d’autant la décision du citoyen », analysait Danielle Tartakovsky, historienne et spécialiste des mouvements sociaux, aux Échos. Mais la grande force de ce mouvement, qui a fédéré sous l’accessoire protecteur du gilet jaune des individus aux visions politiques très larges, pourrait constituer sa faiblesse pour la suite. Et s’il porte pour l’instant des revendications égalitaires et plutôt progressistes, c’est encore loin des forces qui inscrivent leur pas dans la longue histoire du mouvement ouvrier. Reste à savoir aussi quels en seront les débouchés sur le terrain de la politique institutionnelle. Bref, tout reste à faire pour inscrire définitivement 2018 dans la lignée de 1995, 1968, 1936 et 1789, comme le clamait récemment une pancarte de gilets jaunes.

(1) Le Cauchemar pavillonnaire, Jean-Luc Debry, l’Échappée, 2014. (2) Challenges, 12 décembre 2018.

(Merci a Kiki Chauvin, le reporter de CPNN pour cet article.)

Gilets Jaunes: la « contagion » a atteint 22 pays dans le Monde!! Le silence médiatique est assourdissant…

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Un article de Reveillez-vous

Les Médias français se gardent bien d’aborder ce sujet: le mouvement des « Gilets Jaunes » s’exporte partout dans le monde: en Europe, en Afrique, en Amérique, en Asie… Pour contrer (à mon petit niveau) ce silence médiatique, je vous propose donc un « tour du monde des Gilets Jaunes »…


Pic19-009 LAHORE: Dec19 Engineers protesting for their demand at irrigation office. ONLINE PHOTO by Malik Sajjad

A Taïwan, la Ligue pour la réforme fiscale et juridique (qui milite depuis décembre 2016 pour obtenir une justice fiscale), a organisé une marche de Gilets Jaunes le 19 décembre. A Taipei (capitale de Taïwan), plus de 10 000 manifestants ont répondu à l’appel
(Source: Taïwan News)

En Bulgarie, les manifestants antigouvernementaux ont commencé à porter des gilets jaunes dès le 16 novembre (Source: LCI)

Au Canada, les Gilets Jaunes de l’ Alberta et des provinces de la Saskatchewan protestent contre la taxe gouvernementale sur le carbone et contre la signature récente d’un pacte sur la migration (Source: CTV News)

En Croatie, le 15 décembre 2018, des Gilets Jaunes ont manifesté à Zagreb , Pula et Rijeka (Source: Index.hr)

En Égypte, un avocat a été arrêté pendant 15 jours après avoir publié une photo de lui-même vêtu d’un Gilet Jaune pour soutenir les manifestations en France (Source: Jerusalem Post). La vente de Gilets Jaunes a même été interdite en Egypte!! ( Source: The Guardian)

En Allemagne, les Gilets Jaunes manifestent devant la porte de Brandebourg et à Munich (Source: Spiegel)

En Hongrie, des milliers de Gilets Jaunes protestent contre le gouvernement Orban dans les rues de Budapest ( Source: Le Monde)

En Irak, le 5 décembre, des Gilets Jaunes ont manifesté à Bassorah pour obtenir davantage de possibilités d’emploi et de meilleurs services publics. Le gouvernement a tiré sur les manifestants à balles réelles (Source: NBC News)

En Israël, les incertitudes économiques et la corruption ont conduit à un rassemblement de Gilets Jaunes à Tel Aviv le 14 décembre (Source: Jerusalem Post)

En Italie, la manifestation des Gilets Jaunes a inspiré un mouvement pro-gouvernemental mais anti-Européen: « Nous sommes inspirés par les Gilets Jaunes français , mais nous sommes motivés par d’autres questions. Contrairement aux Français, nous soutenons notre gouvernement. Nous protestons contre l’Europe. Nous voulons que l’Europe n’interfère plus avec la politique italienne. » (Source: The Guardian)

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What is the future of the Gilets Jaunes movement?

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En Jordanie, des manifestants jordaniens critiquant la situation économique dans le pays ont commencé à endosser des Gilets Jaunes alors que les manifestations se propageaient à l’extérieur de la capitale (Source: The National)

Aux Pays-Bas, le 1er décembre, des Gilets Jaunes ont manifesté dans des villes néerlandaises. De nouvelles manifestations ont eu lieu le 8 décembre, au cours desquelles des manifestants pacifiques ont traversé Rotterdam ( Source: NL Times)

Au Pakistan, des centaines d’ingénieurs ont organisé une journée de protestation à Lahore avec des Gilets Jaunes (Source: Pakistan Today)

En Pologne, le 12 décembre, un groupe d’agriculteurs a bloqué l’autoroute A2
à 30 kilomètres de Varsovie, réclamant une indemnisation pour les porcs qu’ils étaient obligés d’abattre (en raison de la peste porcins africaine) et protestant contre l’importation de produits agricoles ukrainiens non étiquetés par rapport à leur pays d’origine. Le ministre de l’Agriculture, Jan Krzysztof Ardanowski, a rencontré les manifestants pour leur expliquer que le gouvernement allait satisfaire toutes leurs revendications ( Source: New York Times)

Au Portugal, le 21 décembre 2018, un rassemblement de Gilets Jaunes a été organisé sous le slogan « Vamos Parar Portugal », ce qui se traduit approximativement par « Arrêtons le Portugal » (Source: Euronews)

En Russie, le 23 décembre 2018, des manifestants portaient des Gilets Jaunes lors d’un rassemblement contre l’augmentation des frais de stationnement à Moscou (Source: Kommersant)

En Serbie, une organisation de défense des droits civils « Združena akcija Krov nad glavom » (traduction: action combinée, un toit sur la tête) a commencé à utiliser des Gilets Jaunes dans le cadre de ses manifestations pour s’opposer à l’expulsion d’un habitant du district de Mirijevo à Belgrade et pour faire preuve de solidarité et d’une cause commune avec le mouvement des Gilets Jaunes français (Source: N1 Info)

En Tunisie, un groupe dérivé, les Gilets Rouges , est apparu sur Facebook, appelant à des manifestations contre la situation économique du pays (Source: Independent)

Le symbole a également été utilisé par des manifestants au Royaume-Uni, en Suède et en Grèce (Source: BBC)

En Belgique, le mouvement « Gilets Jaunes » est très actif depuis 1 mois.
La police anti-émeute à Bruxelles a été la cible de billes de billard et de pavés le 30 novembre. Elle a riposté avec des canons à eau. 60 arrestations ont été effectuées pour trouble à l’ordre public (Source: Mercury News)

Plusieurs dépôts de pétrole ont été bloqués en Wallonie le 16 novembre 2018 ( Source: Le Monde). Certains Gilets Jaunes belges ont commencé à former un parti pour les élections fédérales belges prévues en 2019 sous le nom de « Mouvement citoyen belge » (Source: Le Soir)

Le 8 décembre, des manifestants réclamant la démission du Premier ministre Charles Michel ont tenté de franchir un barrage antiémeute, la police a utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour disperser les manifestants. Les manifestants ont jeté des pierres, des fusées éclairantes et d’autres objets sur la police, une centaine de manifestants ont été arrêtés (Source: Belfast Telegraph)

Les médias se gardent bien de parler de cette contagion mondiale du phénomène « Gilets Jaunes ». Il ne faudrait pas que ça motive encore plus les Gilets Jaunes Français!! Charge à nous de faire circuler ces informations

(Merci a Kiki Chauvin, le reporter de CPNN pour cet article.)

France: Gilets Jaunes où la Démocratie est en Marche !

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Extraits de deux articles par Mauricio Alvarez dan Pressenza

Le mouvement des Gilets Jaunes prend de plus en plus d’ampleur. À quelques jours d’une quatrième grande journée de manifestation, prévue ce samedi 8 décembre 2018, les actions se multiplient partout sur le territoire français : des filtrages sur les routes, des blocages de stations-service, des opérations « péage gratuit », etc. Malgré les différentes tentatives du gouvernement pour criminaliser cette mobilisation citoyenne sans précédent, le mouvement est toujours approuvé par plus de 75% de la population française. Les lycéens et certains syndicats s’ajoutent peu à peu à la mobilisation, et l’éventualité d’une grève générale ou d’une possible révolution hante tous les esprits.


Texte panneau : “Baisse des taxes et impôts. On en peut plus ! L’État est un cancre pour la gestion de l’argent des français” (Image by Mauricio Alvarez)

Dans ce contexte particulier, nous souhaitons prendre un peu de recul pour tenter de comprendre l’impact de ce mouvement des Gilets Jaunes sur la Démocratie. La vraie. . . .

Dans la plupart des pays du monde, la forme de gouvernement la plus courante, c’est l’oligarchie, où le pouvoir est réservé à un petit groupe de personnes qui forment une classe dominante. En France, il existe un parcours académique tout tracé pour les futures élites. Celui-ci s’étend des lycées Henri IV et Louis Le Grand aux grandes écoles ENA et Sciences Po.

Le résultat de ce parcours en circuit fermé, c’est la profonde déconnexion entre les vies “dorées” des gouvernants et celles des citoyens qu’ils sont censés représenter.

L’influence du capitalisme sur la Démocratie

Depuis l’avènement du capitalisme au XVIIIème siècle, les gouvernements du monde entier ont étés confrontés à une forte influence des industriels et des détenteurs du capital dans leurs décisions politiques. À tel point qu’aujourd’hui, les pays sont gouvernés comme de véritables entreprises, où le volet social est de plus en plus considéré comme une « déformation » qu’il faut à tout prix éviter. La croissance, l’équilibre budgétaire, la dette, la fiscalité, etc. sont les points de référence pour concevoir des stratégies et des programmes politiques. L’humain et la nature sont donc relayés à une place secondaire. Ils sont devenus de simples variables d’ajustement.


Reprenons les mots d’Étienne Chouard, « Depuis 200 ans, l’élection permet aux riches d’acheter le pouvoir, (et donc de ne plus payer d’impôts, de mener durablement une politique de chômage, de bas salaires et de gros profits) et ils appellent ça le ‘gouvernement représentatif’ ». . . .

En Marche Arrière

[En France], Emmanuel Macron a été élu en 2017 pour incarner un changement positif, et cela avec un parti qui se plaçait en dehors des clivages partisans de “droite” ou de “gauche”. Pourtant, sa politique n’a fait qu’empirer la situation économique et sociale. . . .

Au niveau des mesures, celles-ci ne peuvent pas être plus impopulaires :

– La baisse des APL (Aide personnalisée au logement)
– La suppression des contrats aidés
– La vitesse abaissée à 80 km/h sur les routes secondaires
– La réforme de la SNCF
– Transformation de l’ISF en «impôt sur la fortune immobilière»

Ces différentes mesures ont peu à peu entamé la confiance des citoyens envers le gouvernement, mais la goutte qui fait déborder le vase c’est sans aucun doute le projet du gouvernement d’augmenter une fois de plus les taxes sur les carburants à partir de Janvier 2019. Cette mesure de trop est à l’origine d’un mouvement sans précédent dans l’histoire récente de la France : Les Gilets Jaunes . . . .

LES 6 ENSEIGNEMENTS POUR ENRICHIR NOTRE DÉMOCRATIE

1. Un gouvernement démocratique devrait être horizontal, non hiérarchisé

L’organisation des Gilets Jaunes est horizontale. Dès l’origine, les membres du mouvement, répartis sur tout le territoire, ont évité d’établir des rapports hiérarchiques. Ils ne parlent pas de chefs ou de représentants, et privilégient les porte-parole. Toute personne qui a essayé de s’autoproclamer « représentant des gilets jaunes », cherchant des bénéfices personnels (parfois politiques), a été rapidement rappelé à l’ordre. Pour eux, chaque citoyen a son mot à dire. Cette organisation permet d’éviter la formation d’élites, qui risqueraient à terme de tomber dans un processus d’embourgeoisement.

Cette horizontalité a été copieusement critiquée par de nombreuses structures traditionnelles (syndicats, médias, membres du gouvernement, etc.) qui estiment qu’aucun dialogue n’est possible sans têtes visibles ou représentants. Il y a un vrai malaise à faire face à une masse d’anonymes (le peuple) souhaitant faire respecter leurs droits.

Questions :
Un vrai gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple aurait-t-il besoin de représentativité ? Si la réponse est positive, comment faudrait-il élire les éventuels représentants du peuple ?

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What is the future of the Gilets Jaunes movement?

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2. Une démocratie devrait fonctionner de façon décentralisée et s’articuler autour de centres de décision de petite taille

Depuis le début du mouvement, les Gilets Jaunes se sont manifestés dans l’ensemble du territoire français. Organisés dans de petits groupements, ils décident, au fur et à mesure, et de façon autonome, des opérations à mettre en place localement : filtrages sur les routes, blocages des stations-service, opérations « péage gratuit », etc.

Ce mode d’organisation et de gouvernance a permis rapidement de recréer des liens, de renforcer la solidarité locale, et de nourrir l’engagement politique des citoyens sur tout le territoire.

Questions :
Quelle est l’échelle de référence de la démocratie ? Celle qui permettrait aux citoyens de se sentir acteurs et responsables du système ?

3. Dans une démocratie on devrait avoir la possibilité de révoquer le mandat d’un élu, si sa gestion est jugée non satisfaisante

Dans la rue et dans les médias, les Gilets Jaunes ne cessent de demander la démission immédiate du président de la République Emmanuel Macron. Insatisfaits et affectés directement par les mesures engagées depuis le début du quinquennat, ils souhaiteraient avoir la possibilité de révoquer son mandat à tout moment.

Certains considèrent qu’aucun pouvoir ne devrait rester longtemps dans les mêmes mains : ni parlementaire, ni gouvernemental, ni judiciaire, ni médiatique.

Questions :
Est-il nécessaire dans une démocratie d’avoir un président de la République ? Ou le rôle du premier ministre suffirait-il pour faire exécuter les lois et les décisions prises par le parlement et les élus locaux ? Quelles seraient les conditions pour révoquer le mandat d’un élu avant son terme ?

4. L’Exécutif ne doit pas être en charge à la fois de l’élaboration, du vote et de l’exécution des lois

Depuis les élections présidentielles et législatives, le parti LREM du président de la République a toujours disposé à l’Assemblée nationale d’une majorité absolue ou relative. Cela veut dire que les rôles législatifs et exécutifs sont concentrés. Nous sommes donc face à un pouvoir « absolu ».

Le ras-le-bol des Gilets Jaunes est dû en partie à la violence des mesures prises par le gouvernement dans un temps record. À des lois impopulaires, rédigées, votées et exécutées sans contrainte majeure, car l’opposition est sous représentée.

Idéalement, les pouvoirs doivent être séparés pour être affaiblis. Le pouvoir devrait travailler sous le contrôle permanent des citoyens qui sont toujours l’arbitre ultime. La confusion des pouvoirs, comme le pouvoir sans contrôle citoyen, rendent légitime l’insurrection populaire (*).

Question :
Comment pourrions-nous garantir la totale séparation des pouvoirs dans notre démocratie ?

5. Dans une démocratie on devrait utiliser un langage simple, compréhensible par tous

Les Gilets Jaunes, tout comme la plupart des citoyens, s’expriment de façon simple. Leurs paroles se trouvent bien loin des discours technocratiques des élites politiques.

Ces derniers jours dans la presse, la France assiste à un dialogue de sourds. À des cris de désespoir des personnes n’arrivant plus à joindre les deux bouts, les responsables politiques répondent avec des termes techniques tels que l’équilibre budgétaire ou la dette de l’État.

Rappelons l’importance de l’empathie, de la capacité à se mettre à la place de l’autre afin de créer des rapports et des dialogues constructifs. Les parties, ne se sentant pas écoutées et comprises, finissent par développer un climat de méfiance et de haine, qui aboutit souvent à des manifestations violentes. C’est effectivement ce qui se passe en ce moment en France. Le gouvernement répond aux demandes des citoyens avec des mesures hautement sécuritaires. De leur côté, les citoyens n’ayant pas d’autres moyens de se faire entendre, recourent à la violence.

Question :
Comment éviter le recours à la violence pour se faire entendre ?

6. L’information doit rester libre et indépendante

Le mouvement des Gilets Jaunes s’est créé et s’est développé grâce à Internet. Pour se faire entendre, s’organiser et se rassembler les citoyens se sont servis d’outils informatiques, qui leur permettent de garder la main sur l’information.

Face à une mobilisation d’une dimension sans précédent, les médias traditionnels se sont très rapidement emparés de ce sujet, devenant un relai clé pour informer l’ensemble de la population.

Les Gilets Jaunes, les citoyens non mobilisés, les forces économiques et politiques ont eu la possibilité de s’exprimer librement dans la radio, la télévision, la presse écrite, ou les médias sur Internet.

Dans une tendance mondiale vers la privatisation des médias où le contrôle de l’information est exercé par des forces économiques, l’État démocratique doit garantir l’existence de sources d’information à la fois indépendantes des pouvoirs politiques et indépendantes des forces économiques. Sont concernés par ce principe d’indépendance nécessaire, les journaux, la radio et la télévision, mais aussi les instituts de sondage et les instituts statistiques, ainsi que tout instrument existant ou à venir permettant la diffusion massive d’informations (*).

Question :
Comment l’État pourrait garantir des médias d’information libres, politiquement et économiquement ?

France: Marches pour le climat, on remet ça !

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Un article de La France Insoumise

Un mois après la première vague citoyenne pour le climat, ce sont à nouveau des dizaines de mobilisations qui ont été organisées ce samedi 13 octobre dans toute la France. Un nouvel acte réussi qui a réuni près de 100 000 personnes au total.

Dans de très nombreuses villes le nombre de participant·e·s était identique à celui de la dernière marche, preuve que ce mouvement citoyen ne faiblit pas, mais aussi que les revendications ont du mal à parvenir aux oreilles du président. En effet, le « Champion de la Terre » Emmanuel Macron semble déjà bien occupé à maintenir un gouvernement en pleine décomposition. Malheureusement, dans le même temps, il poursuit la mise en oeuvre de sa politique climaticide. A croire qu’il écoute bien plus les lobbies que le peuple ou même les expertes.

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Question for this article:

Despite the vested interests of companies and governments, Can we make progress toward sustainable development?

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Car c’est dans la foulée du rapport alarmant du GIEC sur le réchauffement climatique qu’avaient lieu ces nouvelles marches. De nouvelles conclusions sans appel : atteindre l’objectif de ne pas dépasser 1,5°C de réchauffement nécessite un changement complet de mode de production et de consommation. Poursuivre les politiques actuelles nous emmènerait tout droit vers une crise climatique d’ampleur. Le message est donc clair : stop aux mesurettes, il est temps de passer aux actes forts et aux manifestations concrètes d’une véritable politique écologique. Pas dans 10 ans, pas dans 3 ans, mais maintenant ! Les catastrophes climatiques récurrentes, en France et ailleurs, en sont la preuve. C’est pourquoi les insoumis·es étaient encore venu·e·s en nombre lors des rassemblements pour demander la mise en oeuvre de la règle verte et de la planification écologique. Car s’ « il est encore temps » comme le voulait l’un des mots d’ordre de ces initiatives, la question est bien : jusqu’à quand ?

Cliquez ici pour des images de différentes marches pour le climat à Paris, Lille, Grenoble, Marseille et Strasbourg.

(Merci à Kiki Chauvin, le reporter de CPNN pour cet article.)

France: Plusieurs milliers d’étudiants ont signé un manifeste dans lequel ils s’engagent à ne pas travailler pour des entreprises en désaccord avec leurs valeurs

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Un article par Clothilde Bru pour Konbini News

Face à la catastrophe environnementale et sociale vers laquelle nous courrons, nous, étudiants, sommes inquiets.

Nous pensons que dire collectivement les changements que nous voulons voir advenir est un premier pas. Il est grand temps de se réveiller ! Voici notre manifeste.

Pour un réveil écologique (@ReveilUn) 26 septembre 2018

“À quoi cela rime-t-il de se déplacer à vélo, quand on travaille pour une entreprise dont l’activité contribue à l’accélération du changement climatique ?” Au lendemain de la publication du rapport du GIEC, (le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) rappelant l’absolue nécessité de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, des milliers d’étudiants français ont décidé d’agir.

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Question for this article:

Despite the vested interests of companies and governments, Can we make progress toward sustainable development?

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Mis en ligne il y a moins d’un mois, leur Manifeste étudiant pour un réveil écologique a déjà récolté 11 800 signatures. Rejoints par des étudiants d’université, ce sont des élèves issus des meilleures écoles de France (HEC, écoles normales supérieures, Agro…) qui sont à l’origine de cette initiative, comme l’explique France inter.

Le texte part de cet implacable constat : “nos sociétés continuent leur trajectoire vers une catastrophe environnementale et humaine.” D’où la nécessité de changer de cap. Vite. Conscient de la force vive qu’ils représentent et de leur futur poids sur le marché du travail, ils ont donc décidé de s’engager :

“Au fur et à mesure que nous nous approchons de notre premier emploi, nous nous apercevons que le système dont nous faisons partie nous oriente vers des postes souvent incompatibles avec le fruit de nos réflexions et nous enferme dans des contradictions quotidiennes.”

Cela implique donc de choisir son employeur en fonction de son empreinte carbone : “Nous souhaitons profiter de la marge d’action dont nous bénéficions en tant qu’étudiants en nous tournant vers les employeurs que nous estimerons en accord avec nos revendications exprimées dans ce manifeste.”

Le succès de ce texte est un véritable gage d’espoir alors que la situation est plus critique que jamais.

(Merci à Kiki Chauvin, le reporter de CPNN pour cet article.)

En Amérique latine, l’agroécologie est une lutte profondément politique

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Un article par Florence Poznanski pour Articiulação Nacional de Agroecologia

L’agroécologie promeut un nouveau modèle de développement à partir des pratiques d’agricultures et d’utilisation du sol dans une perspective écologique et de bien commun centrée autour des savoirs et cultures traditionnelles et populaires. Au Brésil, l’articulation nationale d’agroecologie (l’ANA) réuni plusieurs centaines d’organisations d’agriculteurs, de femmes, d’artistes et de militants depuis plus de quinze ans. Tous les quatre ans elle organise la rencontre nationale d’agroecologie (la RNA) dans le but de renforcer ce réseau et partager les savoirs-faire. Sa quatrième édition s’est tenue entre les 31 mai et 3 juin dans la ville de Belo Horizonte (sud-est du pays) avec comme thème le lien entre la ville et la campagne pour la production d’une alimentation plus saine. Parmi les 2000 participants provenant des différentes régions du pays se trouvaient également une cinquantaine de personnes de 14 pays.

Martin Willaume, Paulo Petersen et Patrícia Candela Orozco. Photos par Lucas Bois

Les réseaux internationaux de l’agroécologie 

Le Comité catholique contre la faim et le développement (CCFD) faisait partie des participants qui ont fait le voyage. L’organisation française défend le droit à la terre sur tous les continents depuis plus de 50 ans. Sa présence se doit au partenariat de soutien institutionnel qui a été signé avec l’ANA en 2016 dans le cadre d’un programme mondial sur la transition écologique et la valorisation des savoirs des communautés traditionnelles. En Amérique latine, outre le Brésil, le CCFD accompagne des organisations dans 10 pays comme le Mexique, le Pérou, l’Equateur, Haïti.



“L’expérience latino-américaine nous intéresse beaucoup parce qu’elle développe une approche politique de l’agroécologie qui va bien au-delà de la seule question de l’agriculture. En plus du débat sur la production d’aliments biologique et la protection du sol, le mouvement parvient à relier d’autres axes centraux tels que le travail décent, l’égalité de genre ou la lutte pour la démocratie », explique Martin Willaume en charge des projets dans la région andine du CCFD. “Cette approche n’existe pas dans d’autres régions du monde, par exemple en Afrique où le mouvement travaille selon une ligne principalement technique. Nous sommes intéressés à comprendre comment se construit cette articulation pour amener ensuite l’expérience là-bas », ajoute-t-il.

Il fait état de plusieurs expériences agroécologiques sur le continent qui s’entrecroisent avec d’autres agendas politiques. En Bolivie, par exemple, l’agroécologie est devenu un axe central dans le processus de construction de l’autonomie locale des peuples autochtones, conformément à la législation de l’État plurinational. Au Pérou, les mouvements construisent l’agroécologie comme un moyen de lute contre l’exploitation minière, et en Colombie, le mouvement agroécologique associe dans la lutte les enjeux du processus de paix.



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(Cliquez ici pour une version anglaise de cet article ou ici pour une version espagnole.)

Question for this article:

What is the relation between movements for food sovereignty and the global movement for a culture of peace? 



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Pour affronter les empires de l’agro-business,  il faut une union internationale

Paulo Petersen, membre du comité exécutif de l’ANA, explique en quoi ces alliances internationales sont importantes, surtout dans le contexte que connaît le Brésil actuellement.



“La nature même de l’agroécologie est transversale. Si l’on prend les 17 objectifs de développement durable [adoptés par les Nations Unies], on se rend compte que l’agroécologie en couvre la majorité: le climat, l’eau, la lutte pour l’égalité des genres, contre la pauvreté, contre la faim, le travail décent, etc.”, commente Peterson. En complétant la réflexion de Willaume sur la dimension politique de l’agroécologie, il souligne qu ‘«il n’est pas possible de penser l’agroécologie sans penser la défense de la démocratie. Nous parlons de processus qui ne correspondent pas à une logique de marché. L’agroécologie est liée au bien commun. C’est un défi global car les entreprises que nous combattons sont des empires mondiaux et la réponse consiste en plus d’autonomie, plus de souveraineté pour se rapprocher de la nature et créer de nouvelles relations sociales. “


Il explique que plusieurs organisations latino-américaines ont contacté l’ANA pour participer à la RNA et souligne également que ces échanges de connaissances sont importants pour permettre au mouvement de continuer à innover et s’enrichir de nouvelles idées.



Le Brésil a une force d’articulation pionnière sur le continent

Parmi les représentants latino-américains, se trouvait la Colombienne Patrícia Candela Orozco qui s’est rendue au Brésil pour connaître l’expérience de la RNA. Elle représente l’Instituto Mayor Campesino (IMCA), situé dans la région du Valle del Cauca, près de Cali. Une organisation qui  travaille depuis 57 ans avec les communautés paysannes et s’implique pour la promotion de la citoyenneté et de l’économie solidaire.



Pour elle, le Brésil est pionnier au niveau de l’agenda de l’agroécologie en Amérique latine. Elle remarque que les organisations du pays ont su construire une convergence des forces importante qui donne corps au mouvement et leur permet d’organiser un événement aussi important. Elle dit avoir aussi été très impressionnée par la méthodologie appelée «mystique», qui utilise les chants populaires, le théâtre et la poésie pour introduire ou contextualiser les échanges lors des réunions et permets aussi davantage d’interaction avec les participants. “Quand on arrive à atteindre le côté émotionnel des gens on donne un pouvoir beaucoup plus fort à nos messages, on ne reste pas que dans le rationnel. Si chacun ressent la nécessité de cette lutte depuis son fort l’intérieur, il peut transmettre ce message plus facilement au reste de la population », explique Candela Orozco.



La taille du réseau impliqué dans l’organisation de la RNA est un autre point qui a attiré son attention. En Colombie, l’IMCA a participé à la construction de la première rencontre nationale d’agriculteurs qui a eu lieu en 2017 à l’initiative de diverses organisations de la société civile. Patrícia décrit le défi qu’une telle initiative représente et affirme être très enthousiaste en découvrant de nouvelles perspectives d’action présentées par l’expérience brésilienne.

Après quatre jours d’ateliers, de séminaires et d’échanges, l’ANA a adopté une déclaration politique indiquant les principaux axes de lute du mouvement pour les prochaines années. La déclaration dénonce les violences du latifundium et du modèle de développement prédateur qui asservi les peuples à l’extraction des matières première la terre apauvrissant la terre et ceux qui en vivent. Elle réaffirme aussi sa conviction que l’agroécologie représente une alternative tangible et réelle à ce modèle capitaliste centré sur la vie, la nature et la dignité humaine.

(Merci a Kiki Chauvin, le reporter de CPNN pour cet article.)

France: Votation citoyenne pour une opération anti-nucléaire

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Un article de La Depeche

Du 11 au 18 mars 2018, les référents du groupe d’action castanéen de France Insoumise lance plusieurs manifestations contre le nucléaire.

Suite aux trois thématiques, définies lors de la convention menée par Jean-Luc Mélanchon à Clermont Ferrand, ce groupe de 22 membres emboîte le pas sur cette sensibilisation d’un niveau national. «Nous sommes un mouvement politique et non un parti. Nous sommes la première force d’opposition de Gauche», certifie Jean Bech, un des responsables de ce groupe d’action.

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Question for this article:

Is there a future for nuclear energy?

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La venue de l’ancien ministre Japonais, en poste lors de l’accident de Fukushima, a précipité le programme. «Notre objectif est de faire prendre conscience aux Français du danger du nucléaire. Il y a des solutions pour sortir et surtout devancer les prochaines échéances des centrales nucléaires. Il faut agir maintenant.»

Localement, Jean Bech et ses membres vont être présents sur les marchés du mardi et du samedi au travers d’un tractage et d’une votation citoyenne. Sans être d’un caractère officiel, elle permettra aux gens de s’exprimer. Une urne recevra les bulletins dont la principale indication sera «oui ou non pour la sortie du nucléaire.»

Un stand sera également édifié lors du printemps des Plantes du 18 mars. «Il y aura aussi une distribution dans les boîtes aux lettres. Les personnes peuvent également s’exprimer via le site internet. Une pièce d’identité sera juste demandée. Nous voulons que cette votation soit la plus large possible, tout en gardant un aspect authentique.» Toutes ces informations seront remontées au plan national, il y aura un suivi des résultats. Les interventions se poursuivront tous les trimestres avec une thématique différente, comme il en a été décidé. L’ordre se fera suivant l’actualité du moment mais il a été acté que la lutte contre la pauvreté sous toutes ses formes et celle contre l’invasion et la fraude fiscale seront les axes prioritaires en 2018. Site internet : https ://nucléaire.vote.

L’UNESCO et l’OMT signent la Déclaration de Mascate sur le tourisme et la culture: « Favoriser le développement durable »

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Un article de L’UNESCO

La culture, sous toutes ses formes, incite plus de 1,2 milliard de touristes à faire leurs valises et traverser les frontières internationales chaque année. C’est un moyen important de promouvoir le dialogue interculturel, de créer des opportunités d’emploi, de freiner la migration rurale et de nourrir un sentiment de fierté au sein des communautés d’accueil. Pourtant, non maitrisé, il peut également nuire à l’expérience même du tourisme culturel.


Photo copyright Ministry of Heritage and Culture of Oman

Reconnaissant qu’une approche durable ayant l’adhésion de tous les partenaires, est cruciale pour le tourisme culturel, la consolidation de la paix et la protection du patrimoine, les représentants de l’UNESCO, de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT),  des délégations,  des acteurs du secteur privé, des membres de communautés locales et des ONG ont signé, le 12 décembre dernier, la Déclaration de Mascate sur le tourisme et la culture « Favoriser le développement durable ».

Cette signature a conclu les deux jours consacrés à la Conférence mondiale sur le tourisme et la culture, co-organisée par l’UNESCO et l’OMT et accueillie par le Sultanat d’Oman. Grâce à cette déclaration, une trentaine de ministres et vice-ministres du tourisme et de la culture, ainsi que 800 participants de 70 pays, ont réaffirmé leur engagement à renforcer les synergies entre tourisme et culture et à promouvoir la contribution du tourisme culturel dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030.

« Le tourisme culturel est en plein essor, sa notoriété est croissante, il prend de l’ampleur incluant innovation et changement. Pourtant, cette croissance engendre une responsabilité accrue: la responsabilité de protéger nos biens culturels et naturels, le fondement même de nos sociétés et de nos civilisations » a déclaré Taleb Rifai, Secrétaire général de l’OMT.

Francesco Bandarin, Sous-directeur général de l’UNESCO pour la culture, a souligné que nous devons créer une dynamique positive entre la culture et le tourisme, « qui favorise la pérennité, tout en bénéficiant aux communautés locales. Cette dynamique doit contribuer davantage à la sécurité et à la stabilité des villes, au travail décent, à la réduction des inégalités, à l’environnement, à la promotion de l’égalité des sexes et à la création de sociétés pacifiques et inclusives. »

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Question for this article:

How can tourism promote a culture of peace?

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Les ministres du Cambodge, de Libye, de Somalie, de l’Irak et du Vietnam ont discuté du rôle du tourisme culturel en tant que facteur de paix et de prospérité et ont partagé leurs points de vue sur la capacité du tourisme à soutenir leur pays.

La Déclaration préconise des politiques de tourisme culturel qui, non seulement responsabilisent les communautés locales, mais également emploient de nouveaux modèles innovants de tourisme favorisant le développement durable, l’interaction hôte-invité et les échanges culturels. Cette Déclaration favorise l’intégration du tourisme culturel durable et la protection du patrimoine dans les cadres de sécurité nationaux, régionaux et internationaux. Par ailleurs, elle promeut la gestion responsable du tourisme, en particulier avec l’engagement des communautés locales, ainsi que l’utilisation des nouvelles technologies pour un développement urbain durable. La Déclaration fait également référence à la Convention de l’UNESCO de 1972 sur la protection du patrimoine mondial culturel et naturel et à la Convention de 2005 pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles en relation avec ces objectifs.

Ahmed Bin Nasser Al Mahrizi, Ministre du tourisme du Sultanat d’Oman, a souligné l’importance d’échanger des expériences et des idées pour parvenir à un développement touristique durable.

Les participants ont partagé les meilleures pratiques sur des sujets tels que l’engagement communautaire, la gestion des visiteurs et l’utilisation des ressources du tourisme dans des sites aussi diversifiés que la Zone de conservation de Ngorongoro en Tanzanie, Ras Al Khaimah aux Émirats arabes unis ou le Château de Versailles en France.

 L’entrepreneuriat, les PME et la protection des savoirs traditionnels ont été considérés comme compatibles avec le développement du tourisme durable, avec des exemples dans le secteur de l’hôtellerie en Inde et d’autres régions développant des initiatives alimentaires locales. D’autres exemples incluent des projets comme celui de la Banque mondiale revitalisant le patrimoine culturel pour le développement du tourisme durable, ou le partenariat de Seabourn Cruise Line avec l’UNESCO, pour sensibiliser les visiteurs au patrimoine mondial.

Après la première Conférence mondiale OMT / UNESCO sur le tourisme et la culture au Cambodge en 2015, cette deuxième conférence faisait partie des événements officiels de l’Année internationale du tourisme durable 2017, proclamée par les Nations Unies. Istanbul (Turquie) et Kyoto (Japon) recevront respectivement les éditions 2018 et 2019.